1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles

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s.n. 1915, 01 Januar. 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles. Konsultiert 02 Dezember 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/ns0ks6k19z/
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Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

UN TÊTE-A-TÊTE Par Jane CHALENÇON. Je traversais un dimanche matin la place de la Concorde, lorsqu'un taxi-auto, lancé à une allure désordonnée, nie frôla au passage et nie projeta contre le trottoir. Avant que je n'aie eu le temps de me ressaisir et de me tâter, je nie trouvais dans les bras robustes de mon ami Wilson qui, bondissant hors de la voiture, m'avait déjà soulevé pour me déposer dans le véhicule assassin. — Allons, rassure-toi, je crois que j'en serai quitte pour quelques petites contusions et je préfère marcher, répondis-je aux questions anxieuses de mon camarade. Surtout filons vite, pour échapper aux badauds et à la - police. Il est près d'une heure, j'ai une faim canine; viens donc déjeuner avec moi chez Durand. C'est à deux pas. Wilson accepta sans hésiter, mais il nous fallut un bon moment pour nous débarrasser des sergents de ville et nous frayer un passage à travers l'attroupement qui s'était formé sur la place. Après quoi, nous partîmes, bras dessus bras dessous, dans la direction de la Madeleine. Deux « copains » qui se rencontrent d'une manière si inattendue ont toujours mille choses à se conter. -— Ce n'est pas tout ça, mon bon vieux, me dit Wilson, tu es sain et sauf et tu m'offres à déjeuner, mais moi je t'emmène chasser le « grouse » en Ecosse. J'arrive des Indes avec mon congé, j'ai loué un « moor » à Anchoyle près de Delny et convié des amis ; nous allons nous amuser comme des fous ; il faut absolument que tu sois de la partie. Je vais à Londres ce soir et je t'enlève. AlLons, ça va? ajouta-t-il en me tapant sur l'épaule. Je ne réfléchis pas plus d'un quart de seconde. J'avais quitté l'Allemagne pour venir à Paris conférer avec mon chef au ministère des affaires étrangères et m'informer de mon poste futur, mais tout le monde était en congé pour quinze jours encore, et comme la chasse ne devait ouvrir chez moi, en Normandie, qu'après le 15 septembre, je pouvais, sans arrière-pensée, répondre à l'invitation de mon vieux camarade. Nous nous étions connus à Oxford où, pendant deux années consécutives nous passions pour de véritables « chums » (1). Malheureusement, ce même dimanche, une tante, aussi bonne qu'exigeante, m'attendait^, dîner, et sa tendresse se fût émue de- mon manque de parole. — Non, je ne suis pas libre aujourd'hui, répliquai-je, seulement je te promets de te rejoindre dans deux jours, à Anchoyle. Fidèle à ma parole, je prenais, le lendemain, une place pour Londres où je parvenais dans la soirée, juste à temps pour me munir de cartouches, entrevoir quelques • amis et courir à Euston Station. Je m'aperçus, en pénétrant dans la gare, qu'il n'y avait plus que trois minutes avant le départ et je rencontrai à la porte mon valet de chambre qui, affolé, me guettait pour me remettre mon (1) Camarades. billet. M'étant muni en hâte de journaux et de revues, je me précipitai vers le train. Le quai était si encombré qu'en m'avançant vers un des wagons, je heurtai la roue d'un fauteuil de malade ; et, pour ouvrir la portière, je dus écarter un groupe de gens en deuil, qui obstruaient le passage et dont je feignis de ne pas remarquer les gestes de désespoir. D'un bond, je fus dans le compartiment et le convoi s'ébranla aussitôt. Nous roulions déjà depuis un instant lorsque, en me retournant pour m'asseoir, j'aperçus, à la lueur de la lampe, et installée dans le coin opposé, une femme vêtue de iïoir de la tête aux pieds. Je fus d'abord contrarié de ne pas me trouver dans une voiture de fumeurs ; mais comme il me fallait en prendre mon parti et patienter jusqu'à la prochaine station, je m'étalai de manière à faire un somme en attendant. Je dus m'endormir profondément — hélas ! peut-être même ronfler — car, au bout d'une heure environ, un choc me réveilla en sursaut ; et conscient d'avoir été rien moins que silencieux, je jetai un coup d'œil effaré sur nia compagne de route. Sans doute elle ne s'était aperçue de rien, car elle n'avait pas bougé. Elle portait sur ses cheveux gris une petite capote à brides, en reps noir défraichi, avec un grand voile de crêpe rabattu sur " son visage; elle était vêtue d'une jupe unie surmontée d'un long collet râpé qui dissimulait son maigre corps et chaussée de souliers découverts ; de son bras pendait un petit sac de soie rendu luisant par l'usage. Elle avait les yeux fermés, les mains gantées de noir, étendues de chaque côté du corps, les genoux réunis, les pieds mystérieusement placés à côté l'un de l'autre. Son voile noir ne me permettait de distinguer qu'imparfaitement son visage émacié. Je ne sais pourquoi, cette femme m'intriguait ; j'aurais voulu qu'elle remuât, qu'elle fit un geste,- et son attitude toujours impassible ne tarda pas à m'exaspérer. Je nie sentais tenté de lui parler, j'avais besoin d'entendre le son de sa voix, de constater le mouvement de ses lèvres. En dépit de mes raisonnements, je devenais nerveux et il me fallut un réel effort de volonté pour allonger le bras et prendre dans le filet les journaux que j'y avais négligemment jetés en entrant. Mais pour lire, je dus m'avancer un peu vers le milieu du wagon, afin de me placer sous la lampe et je jetai de nouveau un regard involontaire sur la dame en deuil. Cette fois, j'aurais juré qu'elle me regardait avec une singulière fixité. Une ombre, toutefois, m'empêcha de bien voir ses traits et de me rendre réellement compte si elle avait les yeux ouverts ou fermés. Et toujours pas le moindre mouvement !... Je cherchai alors à m'intéresser aux nouvelles : ce fut peine inutile. Malgré moi, cette femme m'intriguait. Non, je m'étais décidément trompé, elle avait les paupières baissées, elle dormait, — un instant même je crus entendre son souffle. Mais elle me semblait d'une pâleur extrême; allait-elle se trouver mal? Ne devrais-je pas lui offrir un flacon de sels? J'avais hâte d'arriver à la prochaine station. Je me voyais déjà empêtré de cette malheureuse pour le reste de la nuit, obligé de la soigner. Que sais-je? Peut-être expirerait-elle entre mes bras et alors, les ennuis, la famille et Dieu sait quoi encore ! -m 1914 ILLUSTRÉ — N° 49 an-

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Bruxelles von 1914 bis 1918.

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