1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles

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s.n. 1915, 01 Januar. 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles. Konsultiert 02 Dezember 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/f47gq6rw2b/
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Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Une terrible nuit Ivan Pétrovitch Panikhidine, tout pâle, commença, d'une voix émue, le récit suivant : Une brume sombre, opaque, couvrait la terre, alors que, dans la nuit d'avant la Noël 1883, je m'en revenais de chez un ami où nous avions eu une séance de spiritisme. Je demeurais alors dans un des quartiers les plus éloignés de Moscou et les ruelles par lesquelles je devais passer n'étaient pas éclairées, je ne sais pourquoi, en sorte que je cheminais presque à tâtons. Et tandis que je m'avançais, je me sentais oppressé par des idées noires. " Ta vie e«t à son déclin... Repens-toi... " Telle était la phrase q<ii m'avait été dite par l'esprit de Spinosa, qui avait répondu à notre appel. Et la table, à la suite d'une nouvelle consultation par moi sollicitée, non seulement rapporta la même réponse, mais encore y ajouta ces mots: "Cette nuit même..." Je ne crois pas au spiritisme, mais la pensée de la mort, même une simple allusion à celle-ci, me plonge dans l'abattement. La mort, Messieurs, est inévitable, elle est de tous les jours, néanmoins la pensée en répugne à la nature humaine. Or, à ce moment, alors que j'étais enveloppé d'un brouillard glacé et impénétrable, que des gouttes de pluie tourbillonnaient sans cesse devant mes yeux et que sur ma tête hurlait plaintivement le vent, alors que pas une âme vivante ne se montrait sur mon chemin, que pas un son humain ne résonnait à mon oreille, je fus saisi d'une vague et inexplicable terreur. Moi, l'homme libre de préjugés, je me hâtais, craignant de me retourner, de jeter un regard de côté. Il me semblait que si je le faisais, je verrais absolument la mort en figure de spectre. Cette vague frayeur, bien compréhensible d'ailleurs, ne me quitta pas, même lorsque, arrivé à la maison que j'habite, et ayant monté jusqu'au troisième étage, j'ouvris la porte de ma chambre et j'y entrai. L'obscurité y était profonde, et le vent gémissait dans le poêle, comme cherchant une issue. " Si j! en crois Spinosa, me dis-je en souriant, c'est au son de cette musique qu'il me faudra mourir cette nuit. C'est pourtant angoissant ! " J'allumai une allumette. Un violent coup de vent ébranla le toit de la maison : le gémissement s'était transformé en hurlement. n Malheur à ceux qui, par une telle nuit, sont sans abri ", pensais-je. Mais je n'eus pas le loisir de m'abandonner à de longues réflexions sur ce sujet : lorsque, le soufre s'étant enflammé, je jetai un coup d'oeil sur ma chambre, un spectacle aussi inattendu qu'effrayant s'offrit à mes yeux et me fit regretter que le vent n'eût pas empêché mon allumette de flamber : je n'eusse rien vu alors et mes cheveux ne se fussent pas dressés sur ma tête. Je poussai un cri, fis un pas vers la porte, et saisi à la fois de stupéfaction, d'effroi et de désespoir, je fermai les yeux... Au milieu de ma chambre était étendu... un cercueil ! La petite flamme bleue n'avait pas duré longtemps, mais j'avais pu distinguer les contours du cercueil, j'avais vu le brocart rose qui lançait des reflets, la croix dorée qui ornait le couvercle. Il est des choses, Messieurs, qui s'incrustent dans votre mémoire, bien que vous se lea oyez vues qu'un instant : ainsi de ce cercueil Je se l'ai entrevu qu'une seconde et cependant je m'en rappelle les moindres détails. C'était un cercueil pour mie da taill® moyenne et vraisemblablement, tu sa couleur rose, destiné à une jeune fille. Le brocart,les pieds et poignées d« bronze —■ tout indiquait que le défunt ou la défunte était rich«. Je m'élançai précipitamment hors de ma chambre et sans prendre le temps de réfléchir, sous l'empire d'une peur inexprimable, je descendis en hâte l'escalier non éclairé ; mes jambes s'embarassaient dans les pans de ma pelisse ; je m'étonne comment je ne me suis pas cassé le cou. Arrivé dans la rue, je m'appuyai au réverbère pour reprendre haleine : mon cœur battait violemment et je respirais péniblement. J'aurais trouvé ma chambre en feu, j'y aurais rencontré un voleur, un chien enragé, cela ne m'eût pas étonné, pas plus que si le plafond, ou le plancher, ou les murs s'étaient écroulés: cela est naturel et compréhensible. Mais comment un cercueil avait-il pu s'introduire dans ma chambre ? D'où venait-il ? Ua cercueil cher, féminin, destiné sans doute à une jeune aristocrate, comment se trouvait-il dans l'humble demeure d'un petit employé ? Et sans doute, le cadavre y était? Quelle était donc cette jeune personne fauchée avant l'âge, qui me faisait cette étrange et effrayante visite ? Cruelle énigme ! Et celte idée traversa mon cerveau : " Si ce n'est pas un miracle, il y a ici un crime." Je me perdais en suppositions. Ma porte était fermée durant mon absence et l'endroit où je déposais la clé n'était connu que de mes amis intimes. Ce ne pouvait certes être eux qui avaient introduit, chez moi, ce cercueil. On aurait pu supposer que l'objet en question avait été apporté chez moi par erreur, que les ouvriers en cercueils s'étaient trompés d'étage ou de porte, mais qui ne sait qu'ils n'ont pas l'habitude de s'en aller ainsi, sans avoir reçu au moins un pourboire ? " Les esprits m'ont prédit ma mort, pensai-je. Ne sont-ce pas eux précisément qui ont voulu me fournir le cercueil ?" Je vous l'ai déjà dit, Messieurs, je ne crois pas, je n'ai jamais cru au spiritisme, mais une telle concordance suffi- □ 1914 ILLUSTRÉ — N" 61 □

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Bruxelles von 1914 bis 1918.

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