1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles

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s.n. 1915, 01 Januar. 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles. Konsultiert 19 November 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/3t9d50gm4s/
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Coutumes et Croyances NAPOLITAINES Un jour, un industriel napolitain eut une idée. Sachant que la pizza est une des adorations culinaires de Naples, sachant que la colonie napolitaine à Rome est nombreuse, il voulut ouvrir une pizzeria dans la Ville Eternelle. Le cuivre des casseroles et des moules y luisait, le four y chauffait sans cesse, tous les genres de pizze s'y trouvaient : pizza aux tomates, pizza au fromage, pizza aux anchois et à l'huile, pizza à l'ail et à l'origan. D'abord la foule y accourut, puis se fit plus rare. La pizza, enlevée à son milieu napolitain, détonnait et représentait une indigestion : son astre pâlit, se coucha et disparut. Cette plante exotique ne pouvait vivre dans la solennité romaine. La pizza rentre dans la large catégorie des comestibles qui coûtent un sou et composent le déjeuner ou le dîner de la plus grande partie de la population napolitaine.Le pizzaiuele, qui a une boutique, fait pendant la nuit un grand nombre de ces galettes rondes et plates, d'une pâte épaisse, qui se brûle mais ne se cuit pas, et sont couvertes d'une couche de tomates crues, d'ail, de poivre et d'origan : ces pizze, coupées en autant de tranches à un sou, sont confiées à un garçon qui va les vendre à l'angle de quelque rue, sur un banc de bois et qui reste là, presque toute la journée, avec les tranches de pizza qui se durcissent au froid, qui se jaunissent au soleil, qui sont mangées par les mouches. Il y a aussi des morceaux de deux centimes pour les enfants qui vont à l'école; quand la provision est finie, le pizzaiuele la renouvelle sans cesse, jusqu'à la nuit. Il y a aussi, le soir, des garçons qui portent sur la tête un grand plateau d'étain sur lequel sont disposés les morceaux de pizza, et ils vont dans les ruelles, poussant un cri spécial, annonçant qu'ils ont de la pizza aux tomates ou à l'ail, au fromage ou aux anchois salés. Les pauvres femmes assises devant la porte de leur basso, en achètent et soupent — ou dînent — avec cette pizza d'un sou. Avec un sou, le choix est assez varié pour le dîner du peuple napolitain. Chez le marchand de friture, on a un cornet de papier de petits poissons qui s'appellent fragaglia et qui sont le fond du panier des vendeurs de marée ; chez le même marchand de friture on a pour un sou, quatre ou cinq panzaa-etti, c'est-à-dire des beignets dans lesquels se trouve un morceau d'artichaut et quand on est las des artichauts, il y en a avec un trognon de chou-fleur ou un anchois. Pour un sou, une vieille femme donne neuf châtaignes bouillies, dont l'écorce est enlevée et nagent dans une sauce rougeâtre : dans ce bouillon, lé peuple napolitain trempe du pain et mange ensuite les châtaignes, comme second plat ; pour un sou, une autre vieille, qui traîne derrière elle un chaudron sur un petit charriot, donne deux épis de maïs bouilli. On peut aussi, pour un sou, acheter une portion de scapece — la sca-pece est faite d'aubergines frites dans l'huile et puis assaisonnées avec du vinaigre, du poivre, de l'origan, du fromage et des tomates ; elle est exposée à la porte des gargotes dans un seau profond, comme une conserve et on la prend avec une large cuiller. Le peuple napolitain apporte son morceau de pain, le coupe en deux et le marchand verse dessus la scapece. Là, encore, on trouve à acheter, pour un sou, la. spiri-tosa ; la spiritosa est faite de tranches de panais jaunes, cuites dans de l'eau et puis mises dans une sauce vinaigrée, avec du poivre, de l'origan, de l'ail et des piments. Le marchand est sur sa porte et crie : Addorosa, addo-rosa, à spiritosa ! (Savoureuse, savoureuse, la spiritosa). Naturellement, toutes ces mangeailles ont un assaisonnement très violent, fait pour contenter le palais méridional le plus émoussé. Lès qu'il a deux sous, le peuple napolitain achète un plat de macaroni cuit et assaisonné ; toutes les rues des quartiers populaires ont une de ces gargotes qui installent en plein air des chaudrons où le macaroni bout toujours; des poêles où chauffe la sauce de tomates et, à côté, des montagnes de fromage râpé ; un fromage aigre qui vient de Cotrone. Avant tout, cet appareil est très pittoresque, et beaucoup de peintres l'ont reproduit ; dans la collection de photographies napolitaines qu'achètent les Anglais, à côté du voleur de mouchoirs ou de la famille de pouil-. leux, il y a aussi le marchand de macaroni. Ce macaroni se vend par portion de deux ou trois sous ; et le peuple napolitain les appelle brièvement, par leur prix : Un doie e un tre ! (un trois et un deux). La part est petite et l'acheteur se dispute avec le marchand, car il veut un peu plus de sauce, un peu plus de fromage, un peu plus de macaroni. Avec deux sous, on peut avoir un morceau de poulpe bouilli dans l'eau de mer, assaisonné avec des piments : ce commerce est fait par les femmes, dans les rues, avec un petit fourneau portatif et une marmite ; avec deux sous on a encore une soupe de maruzze, dans laquelle nage un gros morceau de pain ; pour deux sous, le marchand trempe une grande cuiller dans une énorme poêle où rissolent, confusément mêlés, des morceaux de graisse de porc et de fressure des oignons et des fragments de sèche ; il retire une portion de ce mélange et le verse sur le pain du client, faisant bien attention à ce que la graisse chaude et brune ne coule pas par terre et imbibe la mie de pain ; détail auquel l'acheteur tient beaucoup. Dès qu'il possède trois sous pour dîner, le bon peuple napolitain est pris de la nostalgie du foyer et ne va plus chez le traiteur acheter des comestibles cuits : il mange chez lui, par terre, sur le seuil de son basso ou sur une chaise boiteuse. Avec quatre sous, on se fait une grande salade de tomates vertes crues et d'oignons; ou bien, une belle salade de pommes de terre cuites et de betteraves ; ou encore une salade de broccoli ; ou enfin une salade de concombres frais. -hk 1914 ILLUSTRÉ - N° 54 m-

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Bruxelles von 1914 bis 1918.

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