Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 03 Januar. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Konsultiert 02 Dezember 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/zg6g15vk1q/
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Samedi 3 et dimanche 4 janvier 1914 No 2 Vingt-sixième année feSONNÉ-MENTS : m bi ««m*. no trim*. traie* il *jk* traces ANVtKÏ . . 16.00 8.00 4.60 INTÉRIFUR • 18-00 9.60 6.26 tXTÉKIBUR . 30.00 16.60 8.00 Oa * aboiuxto £ devers au b^reaj du joui et dans fou:. ie» bureaux de poste de Belgique et de l'étrangei. —Les abonnements partenl le 1" de chaque mois et ne puutent dépasser le 31 décembre. BURLAUX. f.*arché-aux-Œufs, 9" - ANVERS Téléphonai 23352 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN OU SOIR ! .-U:f communication relative à TednsisistratioE on » I» rédaction, doit être a cires*!*» à M J. BACOT, directeur-rédacteur eia chef du journal !NS ; .TIONS: La grande ligne : Annonces ordinaires ... 90 cme» Demandes et offres d'emplois .40 » Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 75 deuxième insertion * 26 > Annonces financières • 1 franc Pour une série d'annonces et pour Us annonces d'émission, on traite à for'au. ssr- Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'après l'espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction décline11 toute responsabilité quant à leur teneur. I p> mtmPrn - Fi nAnfimpfi Ce numéro est accompagné d'un supplément. ACTUALITÉS LE PERE DU FROID Les Français ouvrent l'année par 1111 acte de justice et de réparation : ils viennent de former à Paris un comité chargé d'élever, sur les fonds d'une souscription publique nationale, un monument à i.i mémoire de Charles Tellier, dit « le père du froid ». Tellier est mort il y a quelques mois, âgé de quatre-vingt-cinq ans, après une longue et vaillante carrière ennoblie par l'amour du bien, ravagée par la passion du mieux. Sur l'invention de ses appareils frigorifiques, des industries nouvelles se sont fondées qui représentent un mouvement annuel de di\ milliards de francs ; et Tellier est mort presque misérable. Quelques mois avant sa fin. il avait dû se résigner à solliciter un secours du ministre du commerce qui lui avait généreusement alloué cent francs. On réunira facilement quarante ou cinquante mille francs pour lui élever une statue de bronze ou de marbre, et on a bien failli, le laisser mourir de faim. Sa tardive célébrité est due surtout à l'extension prodigieuse de ses procédés frigorifiques, mais son génie s'était appliqué à nombre d'objets. Tout au début de sa vie, en gagnant son pain quotidien comme commis-voyageur, il créait d'ingénieuses machines qu'il ne se donnait même pas la peine de faire breveter ou dont il n'avait pas les moyens de s'assurer la propriété par un brevet. En 1851, il offre à la compagnie des petites voi tures de Paris un compteur automatique pour les fiacres, mais la compagnie rejette son invention par crainte d'une grève parmi le personnel de ses cochers. Plus tard, tin accord est intervenu entre patrons et cochers, et le taximètre s'est établi partout ; seulement ce ne fut point celui de Charles Tellier. Un autre inventeur fit fortune là où il avait échoué. Loin de s'en enrichir, Tellier avait sacrifié toutes ses économies, — près de trois mille franc , à la construction de son appareil. En pure perte. En 1852, s'arrêtant dans un port de mer, il observe que les filets des pêcheurs sont mal construits, et il en invente de plifë efficaces. Personne n'en veut. Trois ans plus tard, un négociant de Boulogne-sur-mer rencontre cette invention, la modifie quelque peu sans aucunement la perfectionner, prend un brevet et en tire cinq millions dont le véritable inventeur n'a jamais encaissé seulement un sou. Aujourd'hui encore, on ne se sert pour le chalut que des filets Tellier. En 1854, il construit un moteur à ammoniaque pour les bateaux. Cette fois, il a trouvé des capitaux. Huit jours avant des expériences qu'il espère décisives, un orage coule dans la Marne son canot et ses appareils ; — et ses commanditaires, loin de lui consentir des subsides nou veaux, lui réclament devant les tribunaux le remboursement de leurs avances. L'année suivante, il invente un procédé merveilleux pour le dessèchement arti ficiel des vidanges, et il court l'offrir au préfet de la Seine. 11 est trop tard : on vient justement d'adopter le « tout à l'égotlt ». Il invente ensuite successivement : un frein à air comprimé pour arrêter subitement des trains de chemins de fer, un appareil pour traiter les eaux mères des marais salants, un mélange d'asphalte et de bitume pour recouvrir les trottoirs et les chaussées ; il invente même un projet de retraite pour la vieillesse et un projet d'impôt progressif sur les factures! Ses premières études sur la production du froid et son emploi à la conservation d8.s aliments remontent à 1857. Ses pre miers essaie sont de 1867. A ce moment, ii est parvenu a conserver de la viande pendant quatre mois. Des capitalistes se présentent et Napoléon III montre un vif intérêt à l'entreprise ; mais on procède avec lenteur, et la guerre franco-allemande survient qui arrête tout. Vainement, il offre ses procédés au gouvernement pour conserver artificiellement des vivres frais dans Paris assiégé. 11 est évincé, sa découverte n'ayant pas obtenu l'approbation et l'estampille des académies. D'Amérique lui arrivent des propositions avantageuses, qu'il décline. C'est à Paris qu'il veut triompher, et il a l'Académie des sciences contre lui. C'est Boulev, d'abord, qu'il lui faut convaincre, et, ensuite, Pasteur qui l'a accusé grossièrement d'imposture. Il persévère, et voici bientôt son invention parfaitement au point : création d'une machine frigorifique à fonctionnement continu où le froid résulte de l'évaporation d'un liquide volatil, l'éther méthylique ; emploi de bains de saumure à chlorure de calcium qu'on utilise encore au jour-d'hui ; — circualtion continue de l'air, ramené par des ventilateurs de la chambre frigorifique aux parois du réfrigérateur à saumure, d'où il repart pour .\c complir indéfiniment le même circuit : — nécessité de conserver la viande, non par la congélation qui brise les tissus, mais par la réfrigération qui immobilise la vie : détermination des limites con venables à la réfrigération : — obligation démontrée d'opérer en atmosphère sèche et mesure de la perte de poids que lu viande subit dans ces conditions. Et c'es'. en 1876, le premier voyage du navire lo Ewgorifjque qui transporta de la viande congelée entre la France et la République argentine ! Aujourd'hui, le réseau du froid s'étend partout avec ses paquebots, ses wagons, ses entrepôts, ses abattoirs. Le trafic de i l'industrie frigorifique se monte à dix milliards, et il y a, par surcroît, pour dix milliards de produits en réserve sous la sauvegarde du froid. Des milliers d'éleveurs et d'intermédiaires ont réalisé par l'industrie frigorifique des fortunes fabuleuses : tandis que Charles Tellier, seul, ne daignait pas s'en enrichir. Cela vaut bien un monument. Firmin Charlerie. DANS LES BALKANS Sur la frontière gréco-albanaisc Valena, -2 janvier. — Trois cents gémi: r mes, sous le cpfyniandemem de" leurs < i'iirieis respectifs, et trois mitrailleuses, sont partis pour la frontière gréco-albanaise Bruit démenti Romk, 2 janvier. Dans les milieux officiels argentins, 011 met en doute les informations publiées par les journaux ei suivant les quelles la tiré ce serait sur le poiu: d'acheter à l'Angleterre un dreadnouglit construit p air le compte de la République argentine, l e gouvernement argentin, loin d'avoir l'intention de faire aucune cession de ce genre, est, au contraire, en pourparlers pour la c instruction d'une nouvelle unité pour la marine argen tine. Les Pomaks bulgares son a, 2 janvier. — f.e gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires1 pour g' rantir la liberté religieuse aux Pomaks, qui sont d'anciens Bulgares convertis à l'islamisme. Les Pomaks, qui après avoir embrassé la religion chrétienne au cours de la première guerre, voudraient redevenir musulmans, pourront le faire en toute liberté et sans aucune entrave. La délimitation de la frontière gréco-bulgare Sofia, 2 janvier. — Lue note officieuse di t: « L'information publiée a Paris et selon laquelle la Grèce aurait accepté l'arbitrage du gouvernement français sollicite par la Bulgarie, relativement à la délimitation de la frontière gréco-bulgare, est inexacte. Le gou-ver.nem.edt bulgare a sollicité l'arbitrage de la France seulement dans la question des prisonniers de guerre bulgares, que le gouvernement grec continue à retenir malgré ses promesses réitérées de les faire relâcher Le ca-1 inet bulgare s'efforce d'amener le cabinet i d'Athènes à une juste solution de cette question. afin de rie pas être obligé de recourir à des mesures de représailles. L'inspecteur du corps de Constantinople Constant)nople, 3 janvier. — L'ancien titu la ire de la quatrième inspection militaire, le maréchal Tatar Osman Pacha, est nommé inspecteur du corps de Constantinople. L'achat du Rio-de-Janeiro » par la Turquie Constantinople, 2 janvier. — Le gouvernement par une chcul-tire a;;.\ i .ovi .ces confirme l'achat du dreadnouglit Rio-de-Janeiro. Le comité de la flotte lance à la population de l'empire la circulaire suivante : « Le dreadnouglit acheté portera le nom du Sultan Osman. Nous sommes heureux de faire connaître cette nouvelle concernant la sauvegarde de notre existence, mains nous devons prouver-notre esprit de sacrifice. L'honneur et le patriotisme nous invitent tous au devoir de contribuer au payement du d'rendhought. » Démission du ministre de la guerre turc Constantinople, 2 janvier. — Le général Izzet pacha, ministre de la guerre est démissionnaire. Les milieux officiels démentent cependant qu'il y ait une crise ministérielle. Le nom de Enver-bey est prononcé comme ministre de la guerre, mais le grand-vizir dément ce bruit. Le nouveau ministre de la guerre turc Constantinople, 2 janvier. — La nomination d'Enver-bey comme ministre rie la guerre semble probable. Dépêches télégraphiques (Service de VAgence HAVAS) L'état de santé de la reine de Monténégro Cettigné, 2 janvier. — Contrairement à certaines informations, la reine est presque coin plètement rétablie. Au sobranié bulgare Sofia, 2 janvier. — M. Yv^intcheff et M. Matakieff du parti gouvernemental ont été élus vice-président du sobranié. Recettes du trésor espagnol Madrid, 2 janvier. — Les recettes du trésor au mois de décembre 1913 ont été de 181,005,461 pesetas en augmentation de 332,712 pesetas sur le mois correspondant de l'exercice de 1912. Le successeur du cardinal Rampolla Le Popoi.o Romano annonce la nomination du cardinal Ferrata comme secrétaire de la congrégation du Saint Office en remplace ment du cardinal Ranipolla. Le cardinal Bis leti est nommé Grand Prieur de l'Ordre de Malte en remplacement du cardinal Ranipolla. Les cardinaux Billot et Lugari sont nommé» membres du Saint-Office. L'annexion de l'Abyssinie par l'Angleterre Cologne, 2 janvier. — line allusion faite p-'i un certain orgàire à l'intention qu'aurait l'Angleterre de s'annexer l'Abyssinie s'est, répandue dans la presse. Un télégramme de Berlin à la Gazette de Cologne fait remarquer qu'on ne sait pas encore jusqu'à présent si l'Angleterre a réellement cette intention. Quant à l'assertion suivant laquelle l'Angleterre aurait déjà entamé d'activés négociations avec les autres gouvernements à ce sujet, il est en tout cas inexact de comprendre le gouvernement allemand dans l'expression « les autres gouvernements >•. D'autre part, on ignore si l'Angleterre poursuit des négociations avec les autres gouvernements eu- : ropéens au sujet de l'annexion de l'Abyssinie à l'empire britannique. Les bombes dans l'Inde anglaise Calcutta, 2 janvier. — Ce soir, une bombe semblable à celle qui blessa le vice-roi l'année passée a été jetée dans un commissariat de po lice. Elle n'a pas éclaté. LA REVOLUTION MEXICAINE Mexico, 2 janvier. — Les six anciens députés prisonniers depuis le 10 octobre dernier par ordre d:1. général Hu.erta ont été relâchés aujourd'hui, l'inculpation de rebellion dont ils étaient l'objet n'étant pas fondée. Parmi eux se trouvent M. Reyes, ancien ministre de la justice, et un ancien ministre de l'instruction publique. New-York, 2 janvier. — Suivant un télégramme de Presidio, le combat autour d'Oyi-naga s'est prolongé jusqu'à une heure tardive cet après-midi. Les rebelles bombardent la ville sans grand succès, d'ailleurs ; mais il paraît que leurs pertes dépassent de beaucoup celles i (les fédéraux. Teoipêtes de neige Madrid, 2 janvier. — Des tempêtes de neige se sont abattues sur les provinces du nord et du nord-ouest et même sur plusieurs du midi. Des dépêches de Carthagène, d'Alrriéria et de Mur: cie disent que la neige tombe depuis hier. Il y avait trente ans que pareil fait ne s'était pas produit. Une dépêche de Jaca dans la province de H: es; a. annonce que le froid est de quinze degrés sous zéro. La population des villages de la montagne.sont bloquées par les neiges et demandent des secours d'urgence. La température à Madrid était hier de douze degrés sous zéro et on constaté aujourd'hui un froid très pénible en raison du vent violent et glacé qui souffle. Le mouvement commercial et monétaire aux Etats-Unis Xesv-York, 2 janvier. — Pendant la semaine écoulée les importations se sont élevées à H,620,000 dollars; les importations d'argent, ..à 123.000 dollars ; celles d'or, à 159,200 dollars, et les exportations d'argent, à 971,000 dollars. LA NATIONALITÉ ARGENTINE Nous faisions ressortir dans un récent article l'évolution caractéristique qu'a subie sous les récentes'présidences américaines la conception de la fameuse loi de Monroe. Les idées vont vite, par le temps qui court, et il est piquant de constater que t'o. Cûi-a uns f r»i c Ho rdnc l'PY-nr^QlHpnt. Roosevelt qui aura amené une nouvelle interprétation de cette loi... et amené l'organisation d'une résistance à ses dogmes plus efficace peut-être que toutes celles que l'on eût pu attendre d'une Europe évincée de son ancien champ de labeur colonial. Nous disons que c'est le président Roosevelt qui a « amené » cette interprétation nouvelle ; mais c'est le président Wilson qui l'aura implicitement promulguée par ses actes et ses paroles. Elle consiste dans l'établissement d'un protectorat économique et politique sut-Cuba, Porto-Rico et Saint-Domingue, et d'une protectorat économique sur les Etats de l'Amérique du sud qui viendraient *à s'affaiblir de façon à subir l'emprise financière de quelque Etat européen.Une réaction n'est plus guère possible pour le premier lot cité. Les imprudences' de langage de M. Roosevelt, véritable Barnum de l'annexionisme yankee, écartent le danger pour le reste de l'Amérique. La Colombie aura eu la gloire d'être la première à signifier aux Etats-Unis sa volonté de ne pas subir leur joug. Le Brésil a suivi, à l'occasion des articles publiés par le député Pedro Moacyr contre le président brésilien de demain, M. Lauro Muller. La lutte des deux groupes, l'américain et l'anglais, intéressés dans les gisements de pétrole d'Equateur, de Colombie, du Pérou, etc., n'est qu'une phase non officielle de la résistance latine à l'impérialisme des Etats-Unis. La simple proposition du président Roosevelt de donner au Brésil l'hégémonie dans une fédération latine protégée par les Etats-Unis a suffi pour indisposer les Argentins contre les Etats-Unis... et contre le Brésil par ricochet. Et les polémiques de journaux en Argentine ont pu révéler à suffisance, en cette occasion, qu'il existe bien sur les bords de la Plata une nationalité argentine, l'âme d'un peuple uni et fier de cette unité en dépit de l'extrême diversité des races qui l'ont composé. Si déjà certains auteurs ne s'étaient donné cette tâche de démontrer l'existence de l'« âme argentine » — pour employer le jargon usité chez nous à propos des deux races qui se compénètrent intimement en Belgique, — le sursaut nationaliste auquel on vient d'assister à Buenos-Ayres suffirait à la prouver. On a affirmé que l'Argentine n'est qu'un assemblage d'éléments hétérogènes, sans cohésion, sans idéal commun, sans histoire où puiser des enseignements, des enthousiasmes ou des haines: à part les Indiens presque inexistants, les Gauchos arriérés des lointaines provinces et une aristocratie jouisseuse, ce ne pouvait être que la ruée incohérente des aventuriers de tous les pays, attirés par la richesse du sol et retenus par l'intérêt. Koebel appelle l'Argentine une « véritable « olla podrida » de toutes les nationalités ». M. Lewandowski, dans son livre pourtant si juste et si sage, parle des Argentins comme d'une « juxtaposition d'individus apportés par les différentes immigrations et n'ayant entre eux d'autre lien que le commun désir de s'enrichir ». Il est certain que l'afflux des éléments hétérogènes, la majorité d'origine latine d'ailleurs, qui arrivont en rangs toujours plus pressés en Argentine, ressemble à une invasion. La présence de ces éléments si nombreux et si puissants en face du substratum assez fragile constitué par les anciennes familles espagnoles, — plus ou moins pures ou métissées, mais en tous cas argentinisées de longue date par un séjour de plusieurs siècles à la Plata, — est inquiétante pour l'avenir de la race. L'invasion, a écrit Max Nordau, ne possède aucune cohésion, ni aucune affinité ; elle est trop forte pour être contenue dans les cadres historiques des la nation. 11 est donc nécessaire de la discipliner, d'adapter le plus promp-tement possible et le plus intimement les nouveaux venus à la société actuelle. Aussi, à côté du « peuplement » le gouvernement argentin poursuit avec ardeur et ténacité la « nationalisation » des habitants de l'Argentine. Sont citoyens par naturalisation, a décidé la loi du 8 octobre 1869, les étrangers majeurs de dix-huit ans, résidant depuis deux ans et qui déclarent aux juges fédéraux leur désir de devenir Argentins ; les étrangers qui, quelle que soit la durée de leur séjour, ont rendu quelques services dans les emplois administratifs, dans l'armée, la marine les travaux publics, l'industrie, les chemins de fer, l'agriculture ; ceux qui ont épousé une Argentine. Ces naturalisés jouissent de tous les droits civils et politiques des Argentins et tous les emplois, sauf les postes de président de la république et d'archevêque de Buenos-Ayres, leur sont accessibles. L'« âme argentine », c'est l'école d'abord, l'armée ensuite qui la forment et M. E. Coutaud-Delpech a consacré naguère à ces deux forces essentielles une pénétrante étude que nous analyserons prochainement. — A. d'Hove. ^ *! -'" Vf ' Êj î '' ij ^ ^ LE GALA DE LA PRESSE Rappelons aux abonnés généraux du Théâtre-Royal que c'est lundi 5 janvier au soir qu'expire pour eux le délai fixé pour retenir pour le gala de la presse les places qu'us occupent habituellement. Les inscriptions se faisant de plus en plus nombreuses, nous leur conseillons de s'adresser sans retard au bureau de location du théâtre ou aux bureaux de différents journaux. Rarement spectacle aura à un tel degré l'intérêt du public curieux de I voir la belle œuvre de Puccini dotée d'une interprétation tout ii fait exceptionnelle. Si la voix du ténor Mario sonne à merveille dans le rOle du chevalier Cavaradossi, Mlle Chenal justifie pleinement sa réputation d'être une fosca idéale. Quant au baryton Albers, voici ce que nous lisons à propos des représentations de la 'Fosca que le grand tragédien lyrique vient de donner à Tunis : « Le succès obtenu par l'excellent artiste a été prodigieux. M. Albers fut bissé au milieu d'un enthousiasme débordant. Je ne retrouvais plus mon public tunisois coutumier, éclairé certes et sensible aux beaux effets, mais moins expressif tout de même et moins prompt à l'acclamation. D'un autre: Des rappels interminables, des ovations enthousiastes ont marqué cette soirée inoubliable. Que dire de NI Albers? C'est là du très grand art, qu'il ne semble pas qu'on puisse dépasser. Et encore : Dans le rôle de Scarpia, M. Albers, remarquable tragédien lyrique, compose un person nage d'uue réalité saisissante. Et il y en a trois colonnes comme cela, consacrant la parfaite réussite d'Henri Albers, chanteur admirable et artiste consommé. » Voilà qui nous promet une soirée inoubliable ! UN INCIDENT Ou a cherché à créer un malentendu à propos d'un incident sans importance qui s'est produit jeudi matin à l'hôtel de ville. Voici les faits. Tandis que M. De Vos rece- • vait conformément à l'horaire établi et publié par les journaux, les employés des différents services communaux, M. le général Mois accompagné d'un certain nombre d'officiers de la -garde civique désireux de présenter leurs devoirs au bourgmestre, se présenta dans le vestibule. L'huissier de service s'en fut aussitôt informer M. De Vos de cette visite prématurée et ce dernier se vit bien contraint de répondre qu'il ne pourrait recevoir les délégués de la garde qu'après le départ des personnes qui, à ce moment, remplissaient la salle Leys. Le général Mois se formalisa-t-il de n'être point introduit sur l'heure, ou d'autres obligations le réclamaient-elles ailleurs, nous l'ignorons. Quoi qu'il en soit, il ne put se décider à attendre son tour, et s'en fut après avoir posé sa carte. Voici comment à l'hôtel de ville on explique cet incident, puis qu'incident il y a. L'horaire des réceptions était connu et devait forcément être observé. Il était en outre impossible au bourgmestre de prier ses hôtes, de sortir pour céder la place aux délégués de la garde civique. Quant au point de savoir si la garde passe avant les employés communaux, il n'est même pas en discussion. C'est un usage constant dans les réceptions officielles, — et on cite le protocole de la cour en exemple, — que le personnel de la maison (du roi ou de la ville, peu importe) soit reçu en premier lieu. Il ne viendra à l'idée de personne de prétendre que ce personnel ait le pas sur le sénat ou sur la chambre, encore qu'il soit reçu avant eux. Ajoutons enfin que lorsque le collège, M De Vos en tête, s'est présenté jeudi midi chez le gouverneur, ces messieurs ont été obligés d'y attendre près de dix minutes eu raison des retards inévitables que l'horaire officiel avait subi. Ils l'ont fait de fort bonne grâce, sachant bien que des cérémonies de ce genre ne s'improvisent pas, mais doivent se dérouler au contraire, suivant un ordre bien établi. LES POMPIERS AU BASSIN Nous avons décrit par le menu, au moment • où ils furent approuvés, les plans, de la nouvelle caserne des pompiers qui s'élèvera dans deux ou trois an au n° 63, du deuxième bassin de jonction. Ce travail très important pour la sécurité de toute la région nord de la ville et de nos installations maritimes, sera mis en adjudication le 10 février prochain. Il est estimé à 1,009,700 francs et les soumissionnaires seront astreints au dépôt d'une caution de soixante mille francs. NOS MARINS La prochaine assemblée générale de la Ligue maritime belge — qui doit avoir lieu au cours de ce mois — verra se dérouler une cérémonie touchante et qui démontrera une fois de plus quelles sont les qualités d'héroïsme, d'endurance et de cœur de nos excellents marins belges, trop souvent décriés. Le Comité Ger-lache, pour le mérite naval conjointement avec la Ligue maritime belge, remettront des récompenses aux officiers et équipage du vapeur begle Wolhandel (Anvers) qui effectua récemment, dans des circonstances particulièrement périlleuses, le sauvetage du navire suédois Stall. Voici d'ailleurs les faits : Après avoir chargé partiellement à Stug-sund, et complété ses 1,050 stds de bois sciés à Sundsvall, le Wolhandel quitta ce dernier port le 15 novembre 1913, à neuf heures du soir, en destination d'Ostende. Le temps s'est maintenu beau jusqu'.au large de l'île Born-holm. Le vent alors commençait à souffler de 1a. partie sud-ouest franchissant en tempête, quelques instants après accru de violentes rafales de pluie qui rendait l'horizon embrumé. Dans la matinée du 19 novembre, le temps étant devenu mauvais, le capitaine Delplace prit la résolution de prendre la voie du canal de Kiel, lorsque, après avoir passé le bateau-feu Gjedser Reef, la violence de la tempête était extrême. Le Wolhandel n'avançait que péniblement dans une mer furieuse et démontée, d'énormes vagues s'abattaient lourdement sur la pontée qui fut en partie enlevée. Vers midi, la vigie signala sur tribord ayant un navire dont la position semblait anormale; s'étant approché, en reconnut que c'était un vapeur portant en berne le pavillon suédois et les lettres N. C. du code international des. signaux, signifiant : « En détresse, demandons assistance immédiatement.» Par relèvement, le capitaine Delplace jugea, en raison de la proximité de récifs, la position du vapeur suédois très critique ; la tempête malmenait le bateau, son roulis était désordonné et dangereux, de violents coups de mer submergeaient entièrement le navire. Le péril étant imminent, le capitaine Delplace était parvenu, vers une heure à se trouver à proximité du vapeur Stall, qui signala que sa machine était désemparée et qui demandait à être remorqué. Le Wolhandel ayant été amené à une vingtaine de mètres de l'étrave du Stall, on essaya vainement, à cause de la violence du vent, à lancer les porte-amarres. Le Wolhandel fut alors placé au vent du Stall pour lui offrir l'abri de la pontée et calmer la mer sous le vent du Wolhandel. A une centaine de mètres du Stall, le capitaine Delplace ordonna la mise à l'eau d'une embarcation. Le lieutenant Delmée, second du bord, en réclama aussitôt le commandement ; deux hommes, le maître d'équipage Rasmussen et le matelot Behling y prirent volontairement place et tentèrent de porter au Stall les lignes porte-amarres. Malheureusement, une violente rafale survint et projeta l'embarcation sur l'arrière du Stall qu'ils ne purent atteindre et furent forcés de rallier le bord. Cette déception ne fit que stimuler le courage de l'équipage du canot. Pendant ce temps, le Stall dérivait rapidement, on voyait au loin les brisants de la mer sur les rochers submergés ; il n'y avait pas de temps à perdre. Par contre, le Wolhandel ne manœuvrait que difficilement, par suite de la violence de la •tempête. Sa pontée de bois de seize pieds le faisait dériver fortement. Après une demi-heure de manœuvres, le capitaine Delplace put de nouveau amener son navire à une cinquantaine de mètres au vent du Stall et cette fois, grâce à des jets d'huile, l'opération put être menée à bonne fin. Le canot, habilement manœuvré par le lieutenant Delmée, put recevoir du capitaine du Stall la demande écrite qui suit : « Please take my steamer to Gjedser Road, there is a tug boat, in the harbour to take lier in.» Conformément aux désirs du capitaine du Stall, le Wolhandel mit cape sur rade Gjedser où il parvint à remettre le vapeur sauvé au remorqueur sorti du port. Après être resté quelque temps en vue et avoir constaté qu'il n'y avait plus de danger pour le Stall, le Wolhandel reprit sa route vers Ostende. De ce qui précède, il ressort à nouveau, que l'on ne fait jamais vainement appel au courage et au dévouement de nos marins. Ils valent donc, comme abnégation et savoir professionnel, au moins ceux des autres nations, et peuvent en toute justice porter haut et ferme nos couleurs nationales. INTÉRIEUR Le repos dominical Mercredi a été déposé le rapport, signé par M. Van Cauweubergh, de la commission chargée d'examiner les propositions de loi modifiant l'article 2 de la loi du 17 juillet 1905 sur- le repos du dimanche dans les entreprises industrielle.^ et commerciales. La proposition est la reproduction d'un projet de loi déposé le 12 mars 1907 par M. Francotte. Elle tend à prohiber la combinaison « des extra », c'est-à-dire le recours, le dimanche, à un personnel spécial que le chef d'entreprise n'occuperait en semaine d'aucune façon. La loi du 17 juillet 1905 interdit « d'employer au travail plus de six jours par semaine, ries personnes autres que les membres de la famille du chef d'entreprise, habitant avec lui, et les domestique ou gens de la maison.. Cette disposition vise le travail effectué sous l'autorité, la direction et la surveillance du chef d'entreprise. Le jour du repos hebdomadaire est le dimanche. » En fixant le jour du repos au dimanche, le législateur a voulu consacrer un usage généralement admis ; pour que la surveillance soit efficace, il a jugé, que le joui- du repos devait être le même pour tous ; toutes les propositions teridant à laisser le choix de ce jour aux patrons et aux ouvriers ont été rejetés, en grande partie, pour le motif, que l'exécution de la loi ne pourrait être efficacement assurée dans de telles conditions. Le législateur, fait remarquer le rapporteur, en interdisant d'employer les ouvriers au travail plus de six jours par semaine, a voulu leur garantir le repos du septième. Il n'a jamais entendu autoriser les patrons à s'arranger de façon à amener les ouvriers à devoir travailler sept jours par semaine, cinq ou six jours pour un patron, un ou deux jours pour un autre patron, de manière à priver les ouvriers de tout repos. Il y aurait là une fraude, et l'action bienfaisante de la loi serait annihilée. La fraude se pratique. Dans certains grands magasins les patrons engagent pour le dimanche, sous le nom d'« extra », un personnel spécial. Les membres de la commission visent, dans leur proposition de loi, un nouvel abus auquel il convient de parer. La loi interdit d'employer au travail plus de six jours par semaine, « des personnes autres que les membres de la famille du chef d'entreprise habitant avec lui ». Les termes « membres de la famille », remarque M. Van Çauwenbergh, peuvent s'entendre dans un sens très large; certains commentateurs rangent sous cette appellation tous les parents légaux définis par l'article 755 du code civil, c'est-à-dire les parents jusqu'au douzième degré. Cette interprétation n'est pas à l'abri dé la critique. Le service de l'inspection du travail a constaté que la Vérification des parentés éloignées, fréquemment alléguées par les chefs d'entreprise pour justifier le bénéfice de l'exemption, est pratiquement impossible. Dans ces conditions, conclut le rapporteur, il est nécessaire de déterminer par un texte précis de la loi jusqu'à quel degré de parenté s'étend l'exemption. Ce degré doit être proche, sinon toute vérification est entourée de telles difficultés et de preuves à fournir à ce point compliquées, que la coin station de la contravention doit être tenue pour pratiquement impossible. La proposition des honorables membres limite à bon droit, l'exemption au troisime degré, c'est-à-dire d'oncle ou tante à neveu ou nièce. Ce texte nouveau répondra au vœu de ceux qui veulent que le repos du septième jour soit vraiment respecté. La natalité en Europe Quels sont les pays qui meurent, et ceux qui prospèrent, au point de vue de la natalité ? La réponse à cette question se trouve dans les statistiques suivantes pour la dernière période quinquennale. La base est établie sur 1,000 habitants : Russie d'Europe, 49.3 : Bulgarie 40.4 : Roumanie, 43 ; Serbie, 36.2 ; Hongrie, 35 ; Autriche, 38.5 ; Espagne, 31.2 ; Empire aile mande, 28.6; Italie, 31.5; Hollande, 27.8; Danemark, 26.8 : Ecosse, 25.6 ; Norvège, 25.9 ; Angleterre et Galles, 24.4 ; Suisse, 27.1 : Belgique, 24.9 ; Suède, 23.8 ; Irlande, 23.2 ; France, 18.7 Les tarifs des chemins de fer Le département des chemins de fer mettra incessamment à l'étude la question de la création de nouveaux tarifs spéciaux, qui seront appliqués aux transports de minerais de fer. minerais de fer grillés, minerais de fer îuanginésifères. minerais de manganèse, py rites de fer pouvant renfermer jusqu'à 3 pour cent de cuivre, pyrites grillées, -scories de forge, de laminoir, de puddlage, de réchauffage et d'aciérie 'crasses de fer et d'acier . A cet effet, les stations des chemins de fer auront à fournir ('es relevés indiquant, par mois, pour l'année 1913, Te poids de ces différentes catégories de marchandises transportées. On pré voit que certains prix de transport seront majorés. Une convention russo-belge Le ministre des affaires étrangères e! le ministre de Belgique ont signé une convention littéraire russo-belge qui entrera en vigueur six mois après sa ratification. Le « plus grand Bruxelles ». Dans le discours qu'il a prononcé au palais le 1er janvier, en présentant au roi les vœux du conseil communal, M. Max, bourgmestre de Bruxelles, a parlé de l'annexion des fan bourgs : « Il est inadmissible, a-t-il déclaré, que la capitale du pays demeure enfermée dans l'exi guité de ses limites actuelles. Sa population décroît d'année en année. Le dépeuplement d'une ville entrave le progrès et menace son avenir. L'heure est donc venue d'envisager l'idée d'un « plus grand Bruxelles « et d'en faire une réalité. Ce n'est pas en mutilant des communes voisines et en leur arrachant des lambeaux de leur sol que l'on doit songer à résoudre le problème. • On ne pourrait procéder ainsi sans blesser la justice. Les précédents démontrent d'ailleurs avec quelle vigilance les autorités communales des faubourgs résistent à tout démembrement de leurs territoires. Mais rien ne s'opposerait à ce que. moyennant des conditions sauvegardant les amours-propres, les intérêts légitimes et les traditions locales, certaines communes fussent intégralement appelées à partager l'existence de Bruxelles et à former avec elle une seule ville, constituant une capitale plus vaste, rationnellement organisée et vraiment digne d'un pays dont on vante sans cesse l'esprit de progrès, la richesse et l'admirable essor. » Mort du lieutenant général de t'Serclaes Le lieutenant général de t'Serclaes — une physionomie très connue à Bruxelles — est décédé inopinément dans la nuit de mercredi à jeudi. Il était âgé de 63 ans. Le lieutenant général t'Serclaes venait de prendre le commandement de la 3e division d'armée à Liège. Il avait été chef d'état-major de la 4e division à Bruxelles et avait été aussi pendant de nombreuses années professeur à l'école militaire. Pendant cinq ans, il avait commandé l'école de guère. C'était un de nos. officiers généraux les plus distingués. Il laisse de nombreux ouvrages d'histoires militaire très appréciés et, notamment, une série d'études approfondies sur la tactique napoléonienne. Il avait été nommé lieutenant-général l'an dernier et c'est en cette qualité qu'il avait commandé aux dernières grandes manœuvres une des divisions en présence. Aux Tramways bruxellois Les tramways mettront prochainement en exploitation une nouvelle ligne qui doit relier la place Sainte-Croix à la Porte de Tervueren et au cimetière d'Ettérbeék. Ce nouveau tronçon constituera un prolongement de la ligne de Laeken à Ixelles, et l'on pourra ainsi se rendre, sans changement de voiture, de Laeken a Woluwe. Les Bruxellois qui adorent faire de longues promenades en tramways pour trois sous auront ainsi un nouvel itinéraire à leur disposition. CONGO Le grave problème Le discours adressé avant-hier par le roi à. la délégation de la chambre des représentants attirera vivement l'attention. Evidemment, telle a été l'intention du souverain. Il saisit le pays d'un problème à résoudre. Problème grave. Il s'agit du Congo. Et voici ce qu'a dit le roi, après avoir rappelé dans quelles conditions se fit l'annexion, il y a cinq ans : « Par un nouvel acte de souveraineté, la Belgique donna une charte à sa colonie. Cette charte fut ce qu'elle pouvait être, les lois portant toujours l'empreinte des événements qui les fond naître. A la base de notre politique en Afrique, le législateur avait inscrit trois grands principes : non-intervention de la métropole dans les charges financières de la colonie, — séparation entre la fonction administrative et la fonction judiciaire, et indépendance absolue de la magistrature organisée comme en Belgique , — centralisation de l'action administrative entre les mains du ministre parlementaiéement responsable. » Pendant cinq ans, le département des colonies et les autorités locales ont appliqué loyalement, conformément à ses prescriptions, et dans l'esprit où elle fut conçue, la loi du 18 octobre 1908. Aujourd'hui, d'accord avec mon gouvernement, j'ai pour devoir de dire à la chambre, à la lumière de l'expérience faite, que des modifications à la charte s'imposent dans l'intérêt supérieur de la colonie. Mon ministre aura l'honneur de soumettre, en temps utile, à vos délibérations un projet de loi qui s'inspirera de la pratique des réalités. Comme je l'a i déclaré à différentes reprises, il est indispensable de constituer sur place, à l'exemple de tous les pays colonisateurs, un gouvernement qui reçoive formellement du législateur métropolitain un pouvoir vraiment effectif. La tutelle intensive que la. métropole fait actuellement peser sur l'administration locale ne peut perdurer. » Partout sur la terre d'Afrique une autorité autonome et responsable doit être à même de s'affirmer sous la direction et le contrôle de la souveraineté métropolitaine En reprenant le Congo, nous avons assumé des obligations auxquelles nous ne pouvons faillir. Le nays jugera s'il ne doit pas à la colonie, en toute équité, certaines compensations en matière de finances, si, d'autre part, il n'agirait pas sagement dans l'intérêt, même de sa souveraineté, en accordant tout an moins l'appui de son crédit à une œuvre grandiose que ses enfants ont fondée dans le sacrifice. Œuvre grandiose, oui, messieurs. Moi qui ai parcouru notre colonie, j'atteste, non sans fierté, qu'elle est digne de notre sollicitude et de notre orgueil ; et je m'incline, pénétré de respect, devant la.mémoire de tous ceux qui, avec une héroïque vaillance, avec une foi ardente, une foi qui ennoblit, ont fait d'une contrée barbare et impénétrable un pays tout large ouvert au progrès, qu'administre une nation éclairée, où la charité humaine et l'apostolat religieux ont fait rayonner l'aurore de la civilisation. C'est ainsi, messieurs, que la Belgique, paisible et laborieuse, jalouse autant de son honneur que de sa prospérité, a montré et montrera de plus en plus qu'elle mérite bien de l'humanité et qu'elle est digne du respect des puissants du monde. Notre devoir, à nous est d'élever notre idéal à la hauteur des tâches qui restent à accomplir au Congo. La chambre, qui a déjà donné tant de témoignages de confiance à la couronne, ne manquera pas, j'en ai la conviction, de porter toute notre attention sur le grave problème que je crois devoir signaler à son examen. Je l'en remercie dès aujourd'hui » Quant à. moi, messieurs, j'ai, je le répète, une confiance ferme dans l'avenir de l'Afrique équatoriale. 11 y a là un pays doté de ressources naturelles inépuisables!" un territoire immense admirablement arrosé par de nombreux ci importants cours d'eau, ouveri à toutes les initiatives ei à tontes les énergies. Notre industrie et notre commerce qui se sont si brillamment affirmés à Gand, sont capa-

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle gehört zu der Kategorie Financieel-economische pers, veröffentlicht in Anvers von 1889 bis 1919.

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