Informations belges

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s.n. 1918, 30 Oktober. Informations belges. Konsultiert 13 Juli 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/5d8nc5wj8j/
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N° 856 bis 30 Octobre 1918 INFORMATIONS BELGES (xx) — La reine Elisabeth sur le champ de bata'lle. — De M. Alberic Cahuct, dans l'Illustration, les émouvantes lignes ci après : « La Reine ! Nous voici sur la chaussée, la main au casque. Une limousine légère, très simple et engluée de boue jusqu'aux glaces, glisse devant nous. Une blancheur descend, une silhouette d'une extrême jeunesse, très droite, très svelte et si claire sous ce ciel gris, sur ce sol gris, dans tout ce paysage bistré, que nous sommes éblouis par une lueur trop vive. « La reine Elisabeth, infirmière du front, accompagnée d'un seul officier qui la guide dans cette cohue des trois nations, répond à notre salut par un sourire. Oh ! ce sourire si grave, mais d'une grâce infinie, sourire de guerre d'une infirmière royale à des soldats qui passent, comme il doit s'attendrir et se diviniser lorsqu'il so penche sur les souffrances auxquelles — nous en avons la certitude à cette minnte — il apporte souvent la gué-rison ! Il y a des éclatements autour de nous et la même pensée nous vient en regardant la fine blancheur immobile, presque immatérielle, et qui semble, dans l'horreur boueuse de ce sol dévasté, une princesse de rêve et de neige, dessinée par Rackham. « — Pourquoi la laisse-t-on venir jusqu'ici ? — Oh ! si elle allait être hlessée ! »... Nous restons là une minute. Des voitures d'ambulance amènent des mutilés évanouis et qui semblent morts. Les civières se dirigent vers la tente dont la reine, tout instinctive et simple; d'un geste blanc, soulève et retient la portière... « — Une seule femme a le droit d'être ici en ce moment, me dit mon camarade ». « — Oui, cette reine ! Celle que nous voyons, n'est-elle pas, en effet, la reine d'Ypres assassinée; de Poperinghe décapitée et dévastée, de Poelcapelle qui n'est plus qu'une mare, de Roulers en llammes, de toutes les ruines de la Belgique martyre, de ce « no man's land » où nous sommes...» (xx)—Suprêmes efforts de la presse stipendiée en Belgique occupée. — « Ce n'est pas l'Allemagne, c'est l'Entente qui a voulu la guerre », écrit un journaliste aux gages de l'Allemagne. — Un journaliste bruxellois sans notoriété, qui, ait lendemain de l'entrée de l'ennemi dans la capitale, mit ses services rétribués à la disposition de l'envahisseur de son pays, un certain Marc de Salm, poursuit dans Le Bruxellois, même à l'heure où la défaite de ses patrons apparait inévitable, une campagne violente, mais vaine, en faveur d'une paix allemande. Dans le chimérique espoir de jeter le trouble dans la conscience des Belges, il falsifie l'histoire d'hier et d'aujourd'hui avec une effronterie qui tient du burlesque. Les quelques passages ci-dessous reproduits suffiront à faire apprecier sa manière. Parlant de l'empereur d'Allemagne, il écrit dans Le Bruxellois du 19 octobre 1918 : « Pacifiste à outrance, il s'était révélé pendant tout son règne glorieux et pacifiste il entendait rester ; car le Kaiser est avant tout un idéaliste et un chrétien zélé et fervent et déclencher sur l'Europe et le monde l'épouvantable boucherie à laquelle nous assistons avec horreur depuis quatre ans, lui semblait un crime sans nom. Voità des faits qu'il faut rappeler encore parce que c'est la vérité historique contre laquelle rien ne prévaudra à la barre de la postérité qui juge sans appel. » Le monde entier est, aujourd'hui, convaincu que l'auteur responsable de la terrible guerre universelle est l'Empereur Guillaume 11 et sa Camarilla pangermaniste. C'est une erreur, paraît-il ; Marc do Salm va le démon trer : « Nous l'avons prouvé ici vingt lois depuis quatre ans, » écrit-il. « Seuls complotêrentla guerre ceux qui y avaient intérêt. Les Anglais pour annihiler la concurrence de plus en plus désastreuse pour eux de l'Allemagne, les Français pour reconquérir l'Alsace-Lorraine enlevée à l'Allemagne par Louis XIV en 1048 (traité de Westphalie et Guerre de Trente ans), les Italiens pour prendre à l'Autriche des provinces où on parle l'itrlien, les Roumains pour s'annexer la Transylvanie, la Bukovine et le Bant de Croatie, les Serbes pour s'agrandir de tous les territoires serbo-croates de l'Autriche-Hongrie, la Russie afin de mettre la main sur Constantinople et les Dardanelles, et les Yankees pour s'adjuger définitivement l'hégémonie commerciale en Amérique et, si possible, en Asie orientale tout en faisant rentrer leurs créances, vu les nombreux milliards prêtés à l'Entente, à qui ils n'ont pas depuis le début cessé un seul jour de vendre au prix fort force munitions avant d'arriver à la rescousse pour lui éviter la défaite inévitable sans leur appui final ». Après cela, si les Belges ne sont pas éclairés, s'ils persistent à montrer envers l'Allemagne une rancune tenace c'est qu'ils n'entendent rien aux plus beaux raisonnements.Marc de Salm, pourtant, pêche volontiers par omission. Son article, on effet, ne contient pas un mot de l'invasion de la Belgique. Ce détail l'embarrasse, aussi le passe-t-il sous silence. On se demande, peut-être, comment, à la veille du désastre final, une feuille soi-disant belge ose imprimer de pareilles sornettes outrageantes pour ceux devant qui l'Allemagne s'humilie. C'est que les auteurs de ces élu-cubrations savent qu'ils s'en iront avec les fourgons de l'ennemi. L'air de Belgique sera, demain, irrespirable pour eux. (xx). — Les joiynalistes teutonisés tentent d'échapper au châtiment. — La marée monte toujours, et la presse teutonisée de Belgique voudrait quitter !e bateau. La tentative, cette fois, est plus directe. Sous le titre : « La Presse belge pendant la guerre», dans Le Bruxellois du 23 octobre d918, Marc de Salm donne une longue «justification» de sa conduite et il termine ainsi : « Puisse ce petit plaidoyer « pro domo » faire réfléchir et amener à résipiscence le public, les confrères grévistes, i'«Association de la Presse» et même notre gouvernement. L'heure qui s'annonce doit nous trouver libérés et plus uuis que jamais pour coopérer tous au relèvement de notre patrie. Les violences de langage et de plume, inévitables au milieu de la bataille qui a fait rage partout, à l'arrière du front comme au feu, doivent être oubliées et fraternellement pardonnnées. Tous, nous n'avons jamais eu qu'un seul désir, celui de reprendre modestement notre place dans les rangs où la Providence nous a placés et de continuer à y servir loyalement notre pays bien-aimé. » Journalistes, public et gouvernement ont rendu leur verdict...

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Informations belges gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Le Havre von 1916 bis 1919.

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