Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1918, 10 Dezember. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Konsultiert 03 August 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/3j3902122k/
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Mardi 10 décembre 1918 txrnmmse».r- mHSMMSS ■ ll'IH» ■' ■■ Il 11 ■; iO centimes le numéro r>'2mft nr»r*ép - . n > :Î4:Î JOURNAL DE GAND TIVÏIK ttlamiiress ABONNEMENTS DEUX FRANCS PAR MOIS RÉDACTION k ADMINISTRATION : GANB — 3, RUE DE FLANDRE, 3 — GAND TELEPHONE 065 Ann»nces fr. 0,SP la ligne. Réclames (avant, les annonces) 1 IV. la ligne. Réclames en Chronique gantoise ou dans le corps du journal 2 tl'. la ligne. Informations financières et Réparations judiciaires 2 fr. la ligne. — On traite à forfait pour les annonces souvent répétées. Autorisé par la Censure La question des langues Question brûlante,, s'il en fut, et toute d'actualité. On aurait pu croire que les menées allemandes avaiepi-suffisamment éclairé nos compa-Iriotes sur'le danger qu'offrent les conflits linguistiques pour l'unité nationale, on aurait pu espérer que tout bon patriote allait s'employer à les apaiser. Il n'en est rien : les menées flamingantes ont rouvert les débats et remis en question l'existence même de la nation, au lendemain de sa délivrance. Saurons-nous enfin quel but lointain et mystérieux poursuivent ceux qui réclament la flaman-disatlon de notre université ? Us nous disent : « Il faut que le peuple puisse être instruit dans sa langue. » Fort bien. Mais quelle est la langue du peuple ? Est-ce le Néerlandais '? Entend-on les voituriers, les tisserands, les maraîchers s'apostropher dans l'idiome de Busken Huet ou même de Prudens Van Duyse ? Les flamingants qui se prétendent les amis du peuple, ne voient-ils pas que puisqu'il faut que le paysan et l'ouvrier apprennent de toutes pièces une langue littéraire, ceux-ci auront bénéfice à choisir l'idiome qui leur offre la plus large orientation ? Ne voient-ils pas qu'imposer l'Université flamande, c'est décréter la flamandisation de tout l'enseignement puisqu'il faut, de longue main, préparer le terrain des études supérieures? Ne voient-ils pas que c'est isoler et emprisonner ceux qu'ils veulent émanciper, ou plutôt, que c'est les jeter dans les bras de l'Allemagne ? Que les Belges, tous les Belges réclament et proclament la liberté des langues, rien de mieux. Mais que l'on veuille, par des arrêtés, des prohibitions et des menaces décréter l'égalité du français et du néerlandais, rien de plus absurde. Aucune puissance au monde ne peut faire que la langue du nord devienne, comme l'est celle du sud, une langue mondiale, un merveilleux outil, de civilisation. Ce n'est la faute de personne si la connaissance du français est, pour tous les Belges, une nécessité absolue, tandis que celle du flamand est à peine une nécessité locale. Les fondateurs de notre indépendance avaient compris que dans l'intérêt vital de la nation la prédominance devait appartenir au français : Ch. Rogier, Nothomb et la grande majorité des parlementaires de 1830 étaient d'accord sur ce point. Nothomb écrivait : « Faut-il à la Belgique une langue qui lui soit propre ? Nous ne le pensons pas. Qu'elle adopte ouvertement la langue française, l'instrument le plus universel de la pensée humaine. » Et de même le comte de Robiano Borsbeek disait en 1840 : « Il sera facile de prouver que notre nationalité et même la religion, sont fortement intéressées aux progrès du français. » Certes, le flamand doit avoir sa place en Flandre, il faut que le magistrat, le fonctionnaire puissent se faire entendre de l'homme du peuple ; mais vouloir à jamais écarter celui-ci de la culture français ou latine, c'est commettre un crime de lèse-patrie et de lèse-humanité. fc..«. — - o- »•—'• ^ Echos du palais 9 décembre. Edouard Anseele L'homme du jour ne fut certes un habitué du palais, mais un client de la Justice, et par deux fois encore ! . Mais, ainsi que le rapportait hier avec à propos l'un des orateurs à la fête triomphale, Anseelt n'a pas à .rougir, ni de ses démêlés avec dame Justice — dont la balance fut peut-être faussée par l'esprit du temps,quand elle eût à peser ses actes —, ni des condamnations qu'il encourut et subit ! N'est-ce pas d'ailleurs le propre de tous les grands hommes politiques, d'avoir eu un jour à rendre quelque compte' au Pouvoir judiciaire, et même à goûter du « carcere duro » ? * * * — La première fois, c'était il y a quelque quarante ans! Dans un article — tîff un discours — vibrant de foi et d'enthousiasme — de cette belle foi d'apôtre et de ce vibrant enthousiasme de la jeunesse qui caractérisaient l'homme — Anseele n'avait-il pas eu l'audace d'engager les soldats appelés sous les drapeaux par la conscription — alors l'infâme loterie militaire — à ne jamais oublier leurs origines prolétaires quand on leur ordonnait de se servir de leurs armes contre leurs frères ? Ce langage, qualifié dans le jargon judiciaire : « provocation directe et méchante à la désobéissance à la force obligatoire des lois », fit scandale pour l'époque... autant il parait aujourd'hui vrai, naturel, humain. Le "parquet fie un procès politique au futur chef socialiste. Anseele écopa de six mois de prison, qu'il employa à se perfectionner dans l'étude des langues étrangères, elle"!? devaient si bien lui venir à point plus tard dans l'Internationale ! _ * * * — La seconde fois, c'était il y a une quinzaine d'années ! Un groupe avait cru trou1 ver* dans l'application de certaines retenues sur les salaires à la Coopérative Vooruit, une contravention à la loi sur le payement des salaires.Excellent prétexte à poursuites. Le parquet fit un procès de tendance, et mit en cause tous les administrateurs de la Coopérative-, qui furent condamnas, malgré nue défense énergique et brillante, leur évidente bonne foi et l'absence de tout esprit de luere ou d'intérêt personnel ! L'on iifligea, pour le principe, quelques amendes minimes — 15 fr. si nous ne nous trompons —, avec hien des circenstances atténuantes, mais cela suffit aux adversaires du Vooruit. — Anseele est aujourd'hui ministre! Soyons bien convaincus qu'il n'en veut pas à ceux qui jadis lui ent causé du mal ou cherché à lai faire tort; il a pour cela des idées trop larges, trop généreuses, trop belles. Peut-être même eût-il oublié si on ne lui avait rappelé ! X.X. —...— Au Moniteur ""*■ Les conseils provinciaux sont convoqués en session extraordinaire pour le mardi 17 décembre à 10 heures. * * * Afin de récompenser les gens de mer des services rendus à la Patrie en navigant malgré les nombreux dangers auxquels ils étaient exposés, il est créé une nouvelle décoration : « Décoration maritime de guerre ». * * * Les décorations suivantes viennent d'être décernées dans la marine : Les Commandants de Ie classe De Houst H., Servais C., De Grave E., Rohaert, J. sont nommés chevaliers de l'Ordre de Léopold. Les capitaines au long cours Nyland (t. et Godderis A. sont nommés chevaliers de l'Ordre de la Couronne. Les capitaines au long cours (décédés) De Brock J., Mectdenlmrg H. Vernieuwe J, Baele A., Dubois J.. Pecker G. sont nommés chevaliers de l'Ordre de la Couronne- Les mécaniciens-chefs de 1e classe Jacque-tnin C/., Huyghe P., Baeys G., Bouyer <*., De Vuyst. A., Somers H . Kopp U., sont nommés chevaliers de l'Ordre de la Couronne. Les premiers mécaniciens (décédés) Ras-mussen C., Bràive J., Pire C. sont nommés chevaliers de l'Ordre de Léopold 1.1. Les premiers mécaniciens Salon J., Bagein P., Legon ,1.. Speleets L.. Swevers, G., Duydt A , Smets L . sont nommés chevaliers de l'Ordre de Léopold II. —*•--—»• — A l'Armée La levée des classes de milice se fera le plu» tôt possible, dès que les opérations de recrutement s- : ont terminées. Un projet de loi sera soumis à cet effet aux Chambres II est à prévoir que les classes de 1914etde 1 v i S seront appelées vers le lojan-vier, celle de 1910 vers le 1er mars, celle .de 1917 vers le 15 avril, celle de 19 l-s vers le 1er juin. La classe de 1919 ne sera appelée que vers l'époque normale, soit vers le 1er octobre. Par voie de conséquence, aussitôt que la chose sera possible, une grande partie des militaires actuellement sous les armes, pourront être pour lors renvoyés dans leurs loyers. La question des jeunes gens arrêtés pendant l'occupation, au moment de passer la frontière, fait l'objet, au point de vue de la supputation du temps de service, d'un examen delà part du gouvernement. La question des engagements volontaires se résume comme suit : I. —Il n'est plus reçu d'engagements volontaires pour la durée de la guerre. II. - Les hommes âgés de 16 à 35 ans. qui désirent entrer dans l'armée en qualité de volontaires, doivent souscrire un engagement de volontaire de carrière qui les lie à l'armée pour un teime de milice de 13 ans, avec durée de service actif minimum de Bans, s'ils ont plus de 18 ans; de 5 ans s'ils n'ont atteint l'âge de 18 ans. Us ont le choix du corps- III. — Par application de la loi de 1913 les ! jeunes gens, nés en i899 (classe 1919) peuvent signer un engagement de volontaire de milice qui les astreint à une durée de service actif de milice. Ces volontaires de milice n'ont pas le choix de l'arme. IV. — Les candidats volontaires se présentent aux chefs de corps ou aux commandants 1 de place. Chronique Gantoise LES TRAITRES. — Nous exposons en ce moment à netre vitrine, rue de Flandre 3, une photographie des jardins de la maison des étudiants de l'Université Flamande. On y voit ceux-ci fraterniser avec l'ennemi le jour de l'Inauguration de leur Local. LA FÊTE ARTISTIQUE annoncée pour le 28 octobre au Pathé,remise provisoirement au 9 décembre, est définitivement fixée au samedi, 21 courant, à 3 1/2 heures, au même local. Les cartes vendues restent valables. FAITES TEINDRE et laver vos vêlements et étoffes chez J. HALLER. Spécialité de teinture noire. A L'UNIVERSITE. — La reprise des cours est fixée au 14 janvier prochain. Le corps professoral fait des démarche* auprès du gouvernement pour que les étudiants qui sont à l'armée (missent suivre les cours. LES M \RCS. - Un arrêté ds gouverneur militaire porte à la connaissance de la population que tonte saisie d'argent allemand introduit en Belgique, égale ou supérieure à ?ent marcs, donnera lieu pour ceux qui l'ont pratiquée à l'octroi d'une, prime en rapport iivec les circonstances de la saisie et 1 importance de la somme. LE TRAMWAY vicinal de Gand à Ursel sircule depuis hier sur tente la longueur de la ligne, ayant son point de départ, à la station de Uand-Rabot. Ainsi sont îétablies les communications par vicinal entre Gand et Bruges. OUD GEND Du 6 au 12 décembre : L'EPOPÉE SERBE Drame de guerre en 4 parties (1914-1918). ARMES ET AMOUR Grand drame colorié. Grand succès L'ENTERREMENT d'un brave. — Dimanche ont été célébrées, à 10 1/2 h. en l'église St-Martin (Akkergem), au milieu d'une grande alHuence les funérailles du soldat volontaire Jacques Ilanga décédé à Gand le 11 juin 1916. Cette cérémonie importante avait été précédée de Pexhumation du corps qui,connne nous l'avons rapporté, avait été enterré dans le jardin de M. Spilliaert, 1« rue d'Akkergem, Grâce aux précautions prises le corps était resté intact. Un magnifique cercueil otïeit gracieusement par M. TolLnaere a reçu jla dépouille mot telle. La société royale « Harmonie Nijverheid en Wetenschappen ,, ouvrait le cortège qui se mit en marche aux accords de la marche funèbre de Chopin : puis venait le corps recouvert du drapeau tricolore suivi d'une délégation du 2e régiment de ligne et de soldats réformés qui portaient les couronnes. Remarqués dans le cortège Monsieur le président du Comité des prisanniets de guerre A. de Hemptinne, M. E. de Laeter, M. Van der Straeten, procureur général, M. Vander Moen, substitut du procureur général, M. Spilliaert, M. d'Ancoine, et nombre de personnes qui pendant la guerre ont rendu de signalés services à tout ce qui touchait l'armée. 11 était midi lorsque le corps fut descendu dans la tombe pendant que l'harmonie jouait une vibrante brabançonne. HONNEUR AUX MORTS pour la patrie. — L'appel tait aux Sociétés de la Ville pour honorer les soldats alliés enterrés à Gand et les civils fusillés ici, a obtenu l'adhésion de tous les cercles patriotiques. Toutes les sociétés sont invitées par la voie de la presse â participer à la manifestation et à envoyer leurs drapeaux ou cartels avec une délégation. Il ne sera pas envoyé d'invitation spéciale. Le comité organisateur les prie d'envoyer leur adhésion par lettre. Puisque l'occupation allemande a interdit toute vie des sociétés dans la région des étapes, il est décidé que celles qui ont obtenu de déroger à ce principe ne sont pas admises. Le premier pélérinage aux tombes de nos soldats aura lieu le jeudi 26 décembre à dix heures.du matin. Une grande couronne sera déposée au centre des tombes au nom de la population gantoise, les sociétés participantes verseront à cet effet une cotisation de cinq francs. BOURSE DU TRAVAIL communale. — La Bourse du travail communale a repris ses travaux dans des conditions normales le 14 nevembre dernier ; jusqu'à la fin du mois — donc en quinze jours — elle a réalisé 1718 171S placements En ce moment il est recherché de la besogne par des manœuvres, par tontes catégories de métallurgistes, des maçons, peintres et autres ouvriers du bâtimeat, menuisiers, ébénistes et branches connexes, des hommes de tous les métiers en somme, par des employés, surveillants, tailleuses, demoi-selles-de maga in, recureuses, etc.. etc. Quiconque peut donc mettre à la besojne des ouvriers ou des employés — tant des femmes que des hommes — est engagé vivement à adresser sa demande à la Bourse du travail communale. » .~.»4 Petites nouvelles — On annonce de Prague que les villes de Teplitz et de Schœnati ont été occupées par les troupes tchécoslovaques. — Le eonseil des ouvriers et des soldats à Mulheim sur Ruhr a arrêté plusieurs industriels accusés d'avoir engagés les alliés à occuper le bassin industriel. — Vendredi des soldats ont tiré avec des mitrailleuses sur des manifestants à Berlin. — L'ambassadeur d'Espagne à Berlin a démissionné ; il sera remplacé par le conseiller d'ambassade, le gouvernement espagnol ne pouvant pas.nommer un successeur tant que la situation politique en Allemagne n'est pas normale.— L'exprès d'Orléans est entré en collision près de la gare de Meunge-sur-Loire avec un train de vivres américain. On annonce 68 tués et 151 blessés. — L'amirauté anglaise annonce que le navire de guerre anglais Cassandra toucha une mine dans la Baltique le 4 décembre à minuit et coula une heure plus tard. Onze hommes de l'équipage manquent. — Tous les journaux anglais publient journellement des déclarations de prisonniers anglais rentrés en Angleterre rendant hommage au peuple belge pour l'aide qu'ils leur accordèrent durant leur captivité aux risques des peines les plus sévères de l'ennemi. Des prisonniers firent de nouveau éloge du peuple belge en présence de la Reine qui répondit que les Belges étalent un peuple magnifique à qui l'Angleterre doit beaucoup. — Le ministre des chemins de fer en Belgique vient d'accorder des indemnités de vie chère dans les conditions suivantes : Célibataires, 3,50 fr. par jour; mariés 4,50 fr. ;'enfante, 0,50. — Le gouvernement serbe et les ministres alliés sont rentrés à Belgrade. — L'ancien secrétaire du Trésor en Amérique évalue les frais actuels de la guerre pour l'Amérique pour la période de 15 mois se terminant le 30 juin à 13.222 millions de dollars. — Un individu tira sans l'atteindre un coup de pistolet contre le Président de la république portugaise. L'agresseur a été arrêté. — La Grande Bretagne et les Dominions demanderont à l'Allemagne une somme en argent de 8000 millions de livres sterling à titre de réparation. — On déclare officiellement que l'entrée des j troupes alliées à Batoum, à Bakou et autres localités de la Transcaucasie a pour but d'appuyer les termes de l'armistice et de maintenir l'ordre dans ces régions. La solution définitive sera laissée à la décision de la conférence de la paix. Feuilleton du Journal de Gand. 18 ce • br; Lia jWère Patrie ™ ROMAN PAR MAURICE MONTÉGUT ' les mo Redevenu paternel et bonhomme, Hermann bû< encourageait ses fils et ses ouvriers. 1 Ces derniers cependant témoignaient quelque inquiétude. C'étaient pour la plupart des sal hommes de race allemande : Saxons, Hano- J vriens, Autrichiens ou Badois. Les bruits de sa la maison, des propos apportés par des gens ral du dehors, les avaient renseignés. Puis le ét.J patron, à tout hasard encore, les avait fait Çtu :armer. Pourquoi cela ? Dans les haltes, les M( repis, ils causaient entre eux, à voix basse, n'osant interroger directement les maîtres, le, L'un d'eux, du Wurtemberg, celui-là, un ra' nommé Catz, d'assez mauvaise figure, allait 1 de groupe en groupe, amplifiant les nouvelles. C'f Il glorifiait à mots crus l'Allemagne écrasant va: la France; et son patiotisme, endormi jusque- tre là. s'éveillait brusquement dans un transport S01 sauyage 1 Il pérorait avec des gestes courts de mena- ici insolente. Tantôt ses mains semblaient tndir line arme imaginaire, tantôt elles ublaient serrer un adversaire à la gorge et :ouffer lentement. Il murmurait ; — Les Français, ici ou là, partout, il faut saigner tous ; les étrangler, les mettre en rceaux, en faire de la chair à pâtée. — Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? demanda un iheron resté sage. }atz hésita, balbutia : — Ce qu'ils m'ont fait ? Rien, c'est dans le 'S '■ 1 ne pouvait pas avouer la vraie couleur de pensée ; avouer qu'avec la guerre il espé-t le pillage ; que l'habitation des Bricogne ,it pleine, des caves au grenier, d'un bien il enviait ; qu'il convoitait leur »r, leur ;enterie, leurs chevaux et leurs bœufs ; et il se promettait des profits, des aubaines, iour où, au nom du roi de Prusse, il y pour-t entrer. iottlob, intéressé, le suivait des yeux, tait l'homme qu'il lui fallait ; il l'approu-t d'un signe, en passant près de lui. L'au-s'en enhardit d'autant, éleva la voix dans t mauvais discours. )r, Hermann l'entendit cette fois, et, d'un ;ent brutal, coupa sa chanson. — La paix, Catz ! la paix ! Je le veu La paix de toutes manières. L'ouvrier reçu l'ordre en grognant. I tut ; mais le sourire de Gottlob lui dom confiance. Ils se comprenaient. ' Vers le soir l'effort se ralentit. Les voit! approchèrent pour relever l'abatis. Et to» qui s'était accompli chez Jérôme Brico s'accomplissait pareillement dans cette ai exploitation copiée sur la première. Lentement, les chariots chargés s'ébra rent et reprirent le ehemin des chantiers, tête du convoi marchaient le père et le aîné ; en arrière, à cent pas, les trois j jeunes suivaient, soucieux' et muets. Soudain, Gottlob arrêta Otlion et G lanme, chacun par la manche, en murmura — Laissons-les aller... Puis, quand les veit»res furent suffisamn distantes, il parla très bas encore, avec reste de précaution. Il disait : — Ecoutez. J'ai mon plan... un moyi infaillible de toat gâter, Il ne faut pas avertir le père, cela va de soi, ni Herb quoi qu'il en dise, il est acquis aux Fran par sa Clorinde. Elle le tient, le ramèi toujours. Mais noiis trois, nous ailons agir, plus tard qu'après le souper. On s'amus x... Il s'arrêta et se prit à rire silencieuse — Qu'est-ce que c'est ? interrogea l se laume. lait . Dans un souffle, il leur murmurait une se confuse qu'eux seuls purent perc ires Mais elle devait révéler «ne machii t ce supérieure, quelque projet vraiment g gne car les deux jeunes gens à la fois ne p itre réprimer un cri d'admiration. — Bravo ! alè- — Siperbe ! En —A près cela?. . fils — C'est la guette. )Ius — Hein, petits ? — Oui, tu es un merveilleux garçon, uil- Modestement, il accueillait les éloge nt : des gloussements satisfaits et de légers ; de tête. Mais la voix de Griffeld résonnf lent la nuit tombante : un — Hé, là-bas! arrivez-vous? Tls hâtèrent le pas, sortirent du tunn ■n. . ! bois, et parurent à la lisière. Le père, en ! çonrieux, les regardait, venir ; il se d srt ; I bien qu'entre ces trois têtes sans scrttp çais cembinait quelque méchante histoire. M tera passèrent devant lui avec de beaux airs t pas cence et, tout haut, iis divisaient paisiùl era. : de la fraîcheur des soirs qui annonçait 1' l ment. Pourtant, Hermann ne s'y méprit point. Guil- — Il faudra veiller, songea-t-il. Mes pires ennemis sont encore chez moi pltra- De plus en plus, dans son cœur d'honnête îvoir. homme, il penchait lui aussi pour la conci-tation liation. énial, Dans un coin de la cour, Gottlob, encore tirent une (ois attardé, appela Catz. — Viens toi ! tu es un patriote ; je le sais, je t'ai entendu. Eh bien, obéis-moi, tu seras content. — Tout psur vous et l'Allemagne, répliqua le bûcheron attentif. Que faut-il faire pour votre serviee ? — Voilà, reprit Gottlob ; pendant que nous s par serons à table, tu chargeras une voiture de tignes fagots secs et tu la conduiras sur la grève, à . dans l'endroit eu l'on dansait hier. Je te rejoindrai plus tard. C'est pour un feu de joie. Catz ricana charmé,en se frottant les mains, el des — J'y suis... c'est clair... Ce sera fait ! Soup- — Bon, je compte sur toi; je file, on me autait surveille. — Et il rejoignit la famille assem-sle se blée dans la salle. Eneere une fois, Hermann ais ils scruta ses yeux d'un regard de défiance, puis, l'inno- | haussant les épaules, il s'assit devant la table entent . et chacun l'imita. hiver. ( .1 svirre.)

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Gand von 1856 bis 1923.

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