Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1918, 03 November. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Konsultiert 11 August 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/2n4zg6hp69/
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ii.mV»nn«T"nr;yi ywewtiwwi;t&i C*»^- Après la guerre mondiale Lorsque après trente-cinq déclarations de guerre et après «les batai'es sang'antes à côté desquelles les luttes de 1870 n'apparaissent que comme un épisode, la paix aéra enfin revenue dans Je monde, les pays qui sont aujourd'hui le théâtre des hostilités devront songor immédiatement à restaurer toutes les ruines et à remettre en état les immenses champs dévastés. La chose ne sera certes, pas aisée. Considérons ei. effet d'abord les t.-avaux effeetu s par le- arnws e . préseuc-* pour pare/ à leur défense. D'après d-- ! -ports officiels, le front de combat de 1 guerr»* de { citions avait une longueur de 2660 km. au 1 octobre 1916; dans ca chiffre n'étaient pas compris les fronts turc, roumain et macédonien, de sorte qu'on peut admettre Iau total une longueur d'environ 3000 km. Or on sait qu'une position se compose de plusieurs lignes de tran-. chées, trois en g . éral, disposées en zig-zag, interrompues tous les 20 ou 30 mètres par des é>; ulements; ajoutez à cela un nombre incalculable d'abris souterrains, de tranei éçs de raccordeme? . de postes ,d e-couve, de postas d'observatiun d'abris pour l'artillerie, etc. On peut doue estimer à p u près comme .suit la longueur totale <'<--s positions : Triple ligne do front 9000 km. Oourb s et détours,.environ . . 90'X) kkn. rran-liées de raccordement. . . . 5000 km. t\bris, posées, etc. .... 60i)0 km. *29000 km. De même pour les positions de l'adver- aire. 29000 km. Total : 5800O km. Oe cette façon, on onstruit-encore une. deux, et, même trois positions de réserve qui viennent au moins doubler .?e chiffre, ce qui nous amène à environ 120.000 1cm. Si l'on compte en moyenne, pour les t'-auchéeB, '>ne profondr-ur de 2 m. et une largeur de 1 m., on trouve que 240 ml liions de mètres cubes de. terre environ -nt été retourné . Ce chiffre est encore bien en-dessous de la réalité, at endu qu'il ne comprend pas les positions abandonnées pour l'une ou l'autre raison,.d'autant plias que depuis plusieurs mois le théâtre des opérations «se déplace sans cesse. Les dégâts causes parles bombardements sont encore beaucoup p us importants que ceux occasionnés par le travail de défense des armées. Uue estimation qui ne peut évidemment être que théorique à cause de l irre-gular'té du tir, arrive à un total de plus de 800 millions de m3 de terr : ce c. liff. e n'est certes pas exagéré si l'on considère la large zone prise sous le feu de l'artillerie. . Jjk Lorsque dr.nc on commencera la reconstruction, il faudra ni/el.-r environ*600 millions de m3 de terre; dans de- circonstances i, v râb- s, ce travail pourrait être effectué en six mois par un million d'ouvriers. Or ici les circoLi:iaî.'C3s sont loin d'être favorables : avant'de commencer le travail, il faudra enlever tout ce qui en-•ombro-le ter. ■ r 'ors encere on se heurtera constamment à de nouvea ux obstacles. Prenons, par exemple, les abris- souterrains. l<a plus grande partie d'entre eux sont minés et,si l'on ne compte que cinq abris minés tous les cent mè^ es, on aur an total de 90 000 abri* rien que p.>ur a prewiere ligne des deux adversaires. Àjouiez-y environ 60.000 abris pour les positions deré erve, j our l'artil u rie. p ur les dépôts de munitions, etc. et vous iriiverez à un total do 150 u00 abris. Admettez pour chaque abri une cinquantaine d châssis co'mpo es eircun de quatre planches, vous obtiendrez :ej<>li tor-11 de 300 millions d- pièces. Quanta la démolition des ;bri>- e:: béton armé, impossible d'y songer; il faut ! s taire saut t traîn- r alors hors des ehamps les immenses blocs de béton qui < ntraveraie.-t l'agriculture. Mais on rencontrera encore de grandes difficultés dans la destruction des ob; :.cs qui, sur les principaux fronts de combat, sont f. au moyen de fil de fe;- barbelé, de pointes d'acier ofc d p ?ots en bo La quantité de fil de fer barbelé peut rt'ai uvs êtr vaiuee assez facilement : on peut en effet com ;r qu'en moyenne, le long de tous le frouts qui avec les zig-zags eut une longueur de 9000 km., on a élevé so >;acles de 10 m. de profondeur; ils se comu cinq haies en fil de fer, chacune de cinq rangées de fils superposées, •e qui donne 225.000 km. de fil de fer. Les raccordements transversaux, les entortillements t tous : *s autres travaux de défense décupient u moii ce nombre, on peut donc admettre que devant la première ligne de défense, il y a environ 2 250.000 ; m. de fil de fei barbelé. La deuxième et la troisième ligne en ont également; si pour celles-ci réunies on compte seulement la même quantité que pour la première ei si l'on ad' et autant pour l'adversaire, on arrive à 9 millions de km. Comptez-en seulement autant pour les seconde, troisième et quatrième positions réunies et vous aurez 18 millions de km. Mais nous n'avons pas encore envisage les ouvrages de défense à l'arrière du front, les parcs d'artillerie, les positions abandonnées pour lesquels on a certes employé plus de 10 millions de km. Dans 1' -■^mble on ;>eut dire que la quantité de li. de f-r utilisée dépasse 600 fois la longueur de l'Equateur. D* plus les principaux fronts de combat ont été arrosés de millier* et de milliers de tonnes d'acier. Que l'on songe que seulement pendant une journée de violents combats, l'assaillant a déjà tire un million de c ups d*- canon?- de tous calibres et lance un million de grenades alors que pendant toute la guerre de sept ans on n'a <ir« que 655.571 coups de canons ! La revue suédoise « Industritidning Norden » estime que devant Verdun, pendant 30 semaines de combats, on a lance 1.3 )0.000 tonnes d'acier, soit le chargement de 135 00i: wagons ! C*mme cette zone de combat a une étendue d'environ 260 km2, on peut compter que cfiaque hectare a ét* gratifié de 50 tonaes d'acier. Il va de soi q*'av;-nt d'employer cd terrain à quoi que ce soit, il faut enlever tout l'aeier ^u'il port. Il semble probable que la démolition des fronts ne se fera ;ias directement par les Etats intéressés; les terrains seront vraisemblablement loues à dits entrepreneurs qui s'efforceront de tirer parti d* matériel qu'ils | n;a h - 3 novembre 1918 t® f-ime:-'. -"-liaftéro iiWif.fgggag «air ► -:cxa£&Litmi mm "M i.-efflcatMsaK «2- a rt née — N*s 302-308 Journal de Gand X' ' v ES ŒffX- AIV13 F* M» S Rédaction et Administration : 3, RUE DE FLANDRE, 3, GAND .bon ements : CK F AEC VINGT Ci; Q PAK "BI2SESTRE j trouveront sur les champs de bataille. De cette façon ! 1 ; travail se fera peut-être aussi plus rapidement et . ! plus complètement. ^ i Apre ; cela il faudra songer au 'part -ge du terrain, 1"S ; i limites des pr priétés et même des villages ayant égale- . ; taent disparu. I3t rétrouvera t-on tous les éléments I nécessaires à cette fin ? i Ce n'est pas la besogne qui manquera après la guerre ! | ■ * • *■ s- •* -!MUtîMl4UkML-* •$. •* . Nécroiogis M. Emile Peelman, conseiller communal gantois ! appartenant au groupe socialiste, membre de la « !om- : ! mission des Hospices civil3 et secrétaire du Bond .\loy- , i son, a succombé à la maladie qui le minait depuis ! plusieurs années. Doué d'aptitudes administratives ; • remarquables.il a rendu de grands services aux institu- ; : tions auxquelles il a consacré son temps et ses peines. • : Serviable et obligeant pour tous, il ne comptait que des . I amis daus tous les rangs de la société. L'utilisation des orties dans l'indastrle textiie ! Dons tous les pays belligérants et même dans de nom-! breux pays neutres, les manières'premières font souvent : défaut. Chaque région ne peut en effet produire tout ce qui lui est nécessaire pour parer à ses besoins, lors "I qu'elle exporte différents produits vers l'étr nger, elle i osii obligée d'y aller chercher ce que son sol ne lui pro-■ cure nas. Mais la guerre, avec la fermeture des frontières et principalement avec l'i. te éruption de la navi-! gation commerciale, a mis une entrave sérieuse à ces transactions II en résulta bien vite une augmentation { de prix sans cesse croissante, laquelle mena finalement à l la p > urie com p ète. - C'est le cas e.otnmment pour l'industrie textiie qui, ( dans plusieurs oays européens, est comp ètemént arrê-; toe. principale ent par suite du manque du coton brut. C'e'. i-ci provenait eneffet en grande partie de l'Amérique, du Japon, de la Chine, des Indes néerlandaises, etc. (. grave p; >blème p'éoccupa bien vite les gouverneur' - de o ys i•.t •• -s s,où l'on songea à remplacer le col par des oitits ! Si étrange que puisse sembler cette idée, elle ne date e.pp ii';;-.nt pas ( aujourd'hiii : en 1723, il existait, en effe . déjà, à LeipZ'g, une graude Ui-iné'bù l'on travaillait les o?. ies. Cette fabrication prit rapidement une xiension assez rapide, mais le coton emportait toujours ia faveur du public et quelque temps après les orties tombèrent dans l'oubli, iiiies furent cependant remises en honneur chaque fois que le coton faisait défaut, note! m: et pendant 1k crise actuelle. On se hâta d'adapter les métiers à la nouvelle fabri-c;. . ion; car ta construction de machina aurait entraîné, ou e des dépenses s'élevant à plusieurs milliards, une énorme perte de temps. En même temps, le problème ; ait, mis à l'étude par les botanistes, les techniciens et les chimiste*des tissages et des teintureries, etc. On ten a des experiences avec les différentes espèces d'or-tie.- et, i-out en faisant des constatations utiles pour l'avenir. ■. arrêta le choix sur un des plus grandsspéci-ni-n ; d famille des urticées, Yurtic.a divica. es li s, qui at feignent parfois une hauteur de 80 cm . v ( t réec é-'S avec grand soin; aprè> quoi on en tire les fin» q ::. sont , luîtes en menus morceaux; ceux-ci p it . nsuite dan-une autre machine qui preduit des flo oi re.ss; nbl-.e.t, tellement' au coton que le profane n'y v ait aucune d i if rence. La fabrication continue alors tout comme pour le coton. L s résultats sont très satisfaisants; on obtient, en effet, du fil à coudre, de l'étoffe pour literiés, linge de corps et de table, pour vêtements militaires, vêtements de travail, etc l'în outre, si les fibres des orties soit tissée-, non pas comme du ceton, mait comme de la laine, on parvient, paraît-il. à fabriquer des tissus d'une finisse et d'une beauté extraordinaires. îlÉPHîispi lianteise MUSIQUES. — P. et A. Beyer, éditeurs de musique, P. Struyf, successeur. Grand choix de musiques belges et étrangères. Lutherie artistique. Cordes garanties justes sonores. Accessoires divers. BUREAU de change Jules Dossche, 27, tiig. de Bradant. JEAN JOSK1, rue du Poivre, 14-lé, Fournitures générales pour Eati, Gaz, Electricité. VIVRES. — Rationnement provisoire de la quinzaine du 4 au 16 novembre : Saindoux, 300 gr. par personne, l,5i fr. la ration ; Lard, 200 gr., 1,00 fr. ; Riz, 200 gr., 0,3# fr. ; Fèves, 281 gr., i,30 fr. ; Sucre scié, 360 gr., 1,44 fr.; Savon meu, t# gr., 1,25 fr.; Sel, 499 gr., 1,12 fr. peur les non assistés et 299 gr., 9,96 fr. pour les assistés. MAISON B. Van Hyfte, rue basse des Champs, 32.Vente et location ci? pianos par mois, pou* soirées et concerts. SEMELLES et TALONS de CHAUSSURES en «OMEGA ». Plus solides et meilleurs marché que le cuir. Maison Dutry-Colson, rue des Champs, 12, GAND SONGERIES ÉLECTRIQUES. Geniels, 14, r. Brabant. DISTRIBUTION GRATUITE. — La 22» distribution gratuite du Comité National comprendra le lard du rationnement.G. WTTERWULGHE. Ag. de change, agréé, 59, Cou-pur:-, r. g. Nég. fonds publics, coup.-chèq., menn. étrang. ACHATS de Tapis de Soiyrne et Carpettes persanes au plus haut prix. Ecrire, 84, quai du Nord. HORLO îERIE suisse Behaegel-Mees,chaussée deCour-tr; i. 128 (coin av. Elsabeth), et ch. d'Anvers, 54, Gand. CARTES MEELSPIJZEN. — Durant la même quinzaine i! sera délivré aux cartes «meelspijzen » 500 gram-! de c éa)!.': de maïs par enfant. Prix 0,50 fr. la ration. FONDS publics. - Gillet, rue iongue des Violettes, 37. CAISSi: DES PROPRIÉTAIRES. - Agent à Gand, Maurice Waterloos, rue du Limbourg, 16. — En vue des : commun! aiions qu'elle aura à leur faire et des règlements à opérer après la guerre, l'Administration de la Caisse des : Propriétaires invite les porteurs d'obligations à lui faire j connaître, dès à présent, par écrit, leurs noms et adresse, l ainsi que les numéros des titres qu'ils possèdent et la série - à laquelle chacun de ceux-ci appartient. CONFISERIE chocol. Ed. De Vynck, r. St-Georges,22. LAIT. — P. B. C. - Vu les circonstances actuelles et i \ conséquences qu'elles entraînent la P. B. C. est dans l'impossibilité de continuer le rationnement du lait pour la population du Grand-Gand. On recommencera le ra-' io!i'um;nt aussitôt que des quantités disponibles le permettront. L ; public sera prévenu en temps utile. ASSORTIMENT COMPLET d'OUTILS pour SABQ. 5 TIERS. Qualité supérieure. Maison Dutry-Colson, rue l des Champs, 12, GAND. FOUR A PAIN « LE MERVEILLEUX ». Cuit le pain, la viande, la pâtisserie. Sèche les légumes, les fruits, sur îeu à gaz î ordinaire. Maison Dutry-Colson, rue des Champs, 12, GAND. PAIN. — ^e Comité National de Secours et d'Alimentation, Région Gand-Urbain, porte à la connaissance du public qu'il doit disposer d'une réserve de pain de deux jours. Cette réserve ne constitue pas une majoration de la ration de pain. Elle sera toutefois maintenue jusqu'à nouvel ordre. Le Comité estime qu'il sera inutile de dire qu'il appartient aux intéressés de prendre les mesures nécessaires pour que cette réserve ne soit pas entamée; ceci pour que le public ne soit pas privé de pain, en cas d'interruption dans le service de la distribution. Cette disposition «st en rigueur depuis la semaine dernière. Le public peut faire connaître au Comité le nom des boulangers qui ne se conformeraient pas aux instructions données. L. BALLIU, rue de la Bienfaisance, 48. Gazogènes. ALPH. DE TAEYE, r. de Courtrai, 6, Meubles. Literies. BCONOMISEZ vos CHAUSSURES par l'emploi des Protecteurs « DUC » pour chaussures d'hommes, dames et enfants. Légers - Solides - Pratiques - Elégants. Maison Putry-Colson, rue des Champs, 12, GAND. LES REPAS SCOLAIRES. — Actuellement les menus des repas scolaires diffèrent de région à région, voire même de commune à commune. A partir du 1 novembre il sera mis un terme à cette situation anormale et tous les enfants du pays qui fréquentent les écoles recevront le même repas, notamment une couque avec une tasse de cacao au lait les quatre premiers jours de la semaine et une tasse de torréaline au lait les trois autres jours. Le cacao sera sucré et le liquide lié par des produits spéciaux. La torréaline est un mélange torréfié composé de seigle, d'orge, de maïs et de café. Les quantités à employer pour chaque ration sont les suivantes : Couque : 50 grammes de farine, 5 grammes de saindoux; en outre 2 k. de levure et 6 boîtes de lait pour 100 kg. do farine. Cacao au lait : 8 grammes de casao, 25 grammes de lait condensé, 250 grammes d'eau. Torréaline au lait : 10 grammes de torréaline, 16 grammes de lait condensé, 250 grammes d'eau. A partir du 1 novembre, le Eomité national interviendra dans les dépenses des repas scolaires ponr les deux tiers avec un maximum de 0 fr. 15 par repas. PRÏÙTS.Achat,vente propriétés. Minnacrt,r.Haut-Port,23 LA CROIX VERTS. — Remercie les généreux dena-; tcurs, qui se souviennent des vieux évacués recueillis au : Septentrion. Sens reçus : M. Bistoen, Matériel; Anonyme, >; Pain é'épicc; M. Welters, Sonnets de nuit et bas neufs; ■ Anonyme, Bonnets de nuit; M. A. de Hemptinne, Bas ' neufs; Anonyim, Tabac à priser; Mlle Rotsaert de Her-laine:, Linge; Mlle de Guy, Matériel; M. tfuysse, Copeaux; l Mlles Heynssens, Tabac à priser; Mil% Clayes, 50 fr.; ; M. D ; Kîyser-Buysse, 50 fr.; Mad. Léon Hallet, 80 gau.f-i fres; Mad. Mart.-ns, Tabac à priser; M. Léon Cruyplants, Tabac et douceurs; M. L. de Buysscher, Tabac. PAPIERS et sachets. Van den Breen. bdde l'Abattoir, 17. PASTILLES PECTORALES KERCOPIX. 1,50 fr. la boîte. En toute bonne pharmacie. MODERNE PALACE. Jusqu'au 7 novembre 1918. « L'affaire Green », grand drame, en 6 parties. « Le tuteur de Gaby », comédie en 3 parties. a Etc., etc., etc. Bulletin Financier Bourses A Gand. Les rares nouvelles qui nous arrivent encore des bourses de Bruxelles et d'Anvers, nous dépeignent ces dernières en couleurs nullement riantes. On com-j mence seulement à s'apercevoir qu'on y est allé trop vite en besogne; la hausse est arrêtée; on hésite; les hauts prix auxquels on a acquis les titres ne savent décider le vendeurs a céder aux prix qui leur sont offerts; nous avons l'assurance que les acheteurs ne hausseront pas leurs limites, au contraire, et les vendeurs seront forcés à céder à des prix, plus raisonnables et en rapport avec les •situations politiques et industrielles. Les deux réunions de Qand de cette semaine ont été empreintes des mêmes dispositions; les regards des vendeurs «tant avant tout fixés sur les cours de Bruxelles,leur appétit est trop grand et les transactions deviennent rares. Les rentes belges ont ea un osurant assez régulier d'affaires, ainsi que les divers « bons » et obligations de villes. Nos lecteurs qui n'ont pas la prétention de connaître les raisons de ces placements temporaires, les devinent sans qu'en le leur dise. Banques offertes : Banque de Flandre après avoir fait 1440 reste largement offerte à ce prix, sans acheteur au-dessus de 1440. La Banque de Gand a également dû abandonner son cours de 900 qu'elle avait défendu si longtemps. Banque Belge du Travail côte encore 396-390, avec quelques transactions. On a traité des Parts de réserve. Afin de tranquilliser les porteurs de ces titres, qui se trouveront dans l'impossibilité d'user de leurs droits de préférence aux souscriptions de l'augmentation du capital, nous leur répétons que leurs intérêts seront sauvegardés. Banque Nationale a fait un cours de 5000, reste 4975. Banque de Bruxelles fait 1260; suivant l'exemple de la Société Générale, la Banque de Bruxelles convoque une assemblée générale extraordinaire, pour soumettre à ses actionnaires une nouvelle augmentation de eapital. On parle de doubler celui-ci en le portant à 103 millions, de 51.500.000 fr. qu'il est actuellement. Nous rappelons que l'augmentation précédente ne date que du 20 décembre 1916, quand il a été porté de 40 millions à 21 1/2 millions par la création de.23000 actions nouvelles. Comme il y avait encore 4500 titres de l'émission de 1914, à la souche, la Banque de Bruxelles.a repris tout l'actif de la Banque Internationale de Bruxelles, contre remise de ces 27.508 titrss. Le bilan, clôturé au 31 décembre 1917, portant comme réserve une somme de 25 millions; le dividende n'a été que de 4 1/2 o/o soit fr. 22,59 aux actions libérées. Nos linières sent offertes, mais comme nous le disons ci-dessus, ell<*s sont trop chères, et beaucoup trop chères, à notre avis. Nous voyons, en effet, un cours de 2109 fr. pour la Lys soit 420 o/o de la valeur nominale alors que en juillet 1914, quand nos linières gagnaient beaucoup d'argent, le cours n'était que 2065 fr. La Gantoise éont la valeur de fr. 1000, cote maintenant vers 1800 fr., valait à la même époque 2250. Pour nos grandes usines, croit-on que dès la première année après la guerre on aura déjà gagné de quoi répartir des bénéfices en proportion de ces capitaux qui restent disponibles; il y aura manque de matières premières, et, ce que nous craignons le plus, manque de personnel ouvrier capable, une partie de ce dernier s'étant expatriée, une autre partie ne revenant pas I à l'usine. Cette erainte a été suffisamment exprimée par les divers rapports de conseils d'administration. La Liève a été offerte à 1550 demandée à 1400; là on invoque les départs de l'administrateur délégué ainsi que du directeur gérant. LaAlouvelle Linière du Canal oscille de 145 à 150. Ce que nous disons plus haut concernant le nombre d'ouvriers, sera un avantage pour cette société-ci, n'ayant pas besoin de gros chiffres pour être mise en marche, et ayant plus de facilité pour se les procurer. Maintenant que nous remarquons une diminution de trafic de nos tramways nous étions curieux d'en connaître l'appréciation en Bourse; les actions de capital font derechef 215 à 220; les dividendes de 130 et 132 1/2; les jouissances ne sont pas offertes en dessous de 127 1/2. Quoique nous estimons que les augmentations de recettes pour les deux derniers mois de l'exercice qui restent à courir, pourraient être moins importantes, nous n'enlevons rien des vues optimistes que nous avons toujours émises sur la valeur, nos calculs étant basés sur des chiffres positifs. Cle générale des chemins de fer secondaires capital 620 dividende 375. Ce tiust de tramways et chemins de for, qui date depuis 1880. vient de décider de porter son capital de 15 millions à 25 miÙions, par démission de 40.000 actions nouvelles de 250 fr. L'émission sera réservée de préférence aux 60.000 actions et aux 20.000 dividendes dans la proportion de une nouvello pour deux anciennes. On a traité quelques mines de Bacarès-Almena de 130 à 140 fr.Du rapport de l'exercice 1917, il résulte que la société a été aux prises avec de nombreuses difficultés, résultant de la pénurie et des exigences de la main-d'œuvre, de la rareté et de la cherté des- matières premières, etc. Le bénéfice net à la tonne s'est, néanmoins, élevé àfr. 2,43 contre fr. 2,35 en 1916. La situation de la trésorerie, au 31 décembre 1917 était satisfaisante, l'actif disponible et réalisable dépassant de plus d'un million les exigibilités à court terme. D'autre part, la dette obligatoire n'est plus que de 912.000 fr. Le solde bénéficiaire de l'exercice s'élève à 582.000 fr. Il est réservé à l'assemblée des actionnaires, dès qu'elle pourra être tenue, de délibérer sur la répartition de ce solde, ainsi que du solde bénéficiaire des trois exercices précédents, se montant au total à un million 188.053,39 fr. Canadien Pacific. La troisième semaine d'octobre a donné comme recettes 3.509.000 doll., ce qui constitue une augmentation de'80.000 doll. Norfolk et Western annonce son dividende trimestriel invariable de 1 3/4 p. c. R. D. J. RODOLPHE DE JONGHE, Agent de change. Recherches et mise en règle de titres détériorés et à renouveler, 11, Quai aux Oignons. La nouvelle fabrication de la graisse Peu à peu nous nous sommes habitués à la nourriture le guerro et plus facilement que nous n'aurions osé l'espérer. Un aliment seulement, la graisse, est devenu ■•are dans de nombreuses contrées et ne peut guère être remplacé par d'autres produits; si le manque de matières grasses est salutaire, à certains tempéraments, il n'en <ist pas de même en général, principalement pour lf?s vieillards, les malades et convalescents. C'est donc dans uu but d'utilité publique que, dans plusieurs pays, on s'est efforcé de fabriquer de la 1 graisse par des procédé-: autres que ceux qui étaient employés jusqu'à présent. On a notamment augmenté la culture des fruits oléagineux indigènes, tels le colza, la navette, le lin. etc. Ensuite, avec le concours de savants, on a cherché à trouver do nouvelles sources de graisse alimentaire «t de graisse industrielle. A cette fin on utilise les noyaux des fruits après en avoir enlevé l'écorce dure; les noix procurent une excellente huile de table. Dans les derniers temps, on est parvenu, par une préparation spéciale, à enlever an marron d'Inde son goût amer et à en tirer une huile comestible très agréable. La préparation de graisse au rneyeu des os a pris une grande importance. Autrefois on ne fabriquait cette graisse qu'au moyen d'os frais et par la vapeur vive; los recherches des chimistes ont prouvé que les os desséchés eontiennent également des matières grasses; l'extraction se fait au moyen de benzine et le produit doit être raffiiaé. De même les grais3es qui autrefois étaient réservées à des emplois secondaires sont ac-uellement destinées à des buts plus utiles grâce à une préparation spéciale. Les céréales contiennent également une quantité appréciable de graisse, principalement le maïs : celui-ei renferme en effet 'l p. c- d'huile, de sorte qu'un wagon de maïs produit 4 à 5 quintaux de graisse, en dehers de la farine, de la semoule et du son. Souvent ces nouveaux produits sont analysés dans des laboratoires spéciaux de façon à ne livrer à la population que des aliments conformes aux prescriptions de la loi. Pour guérir les aveugles On mande de Nice : Des expériences d'un intérêt considérable au point, de vue scientifique et humanitaire sont actuellement en cours à Nice. Un savant polonais, M. K"ann, soldat à la légion étrangère, aurait découvert un appareil qui permettrait aux personnes rendues aveug! s par accident et particulièrement par des blessures de guerre de percevoir certaines notations visuelles. L'invention repose les vincipes suivants : 1* îl n'y a pas, sei ; |u ment, de corps opaques. Certaines radiât m?. '-uses peuvent rendre visibles tous les objets, mèm à i -avers un écran opaque. 2° La eécité, même dans le cas le plus grave d'énu-cléation de l'œil, ne provo e; pas d'insensibilité du nerf optique qui, tant qu'il n'est pas altéré, demeure susceptible d'être influencé par une impression lumineuse. Autorisé spécialement à venir à Nice, afin de réaliser certaines expériences, M. Kann construisit un dispositif peu volumineux en forme du masque de carnaval appelé « loup », que l'on applique sur la face de l'aveugle et qui est connecté à un appareil portatif d'induction électrique. \ L'appareil comprend encore des lentilles à prismes et une chambre filtrant les radiations lumineuses et les plaques phosphorescentes. Successivement, selon les prévisions exactes de l'inventeur, les aveugles sur lesquels portèrent les expériences aperçurent, au lieu du gris jaunâtre habituel : 1° toutes les couleurs du spectre, à partir du rouge ; 2® la lumière blanche naturelle, 3° des ombres et des objets dans cette lumière blanche. Un d'entre eux distingue même des meubles divers, aperçut et différencia des groupes de deux ou trois doigis, et indiqua la limite d'un jardin vivement éclairé. Les expériences, momentanément interrompues, vont être bientôt reprises. 4u ]»urnel de Gand. 327 Le Oomte DE Monte-Cristc PAU ALEXANDRE DUMAS — Oui, un peu, c'est vrai, répondit V lentine ; aussi bon papa s'est constitué in< médecin, et comme bon papa sait tout, j5 la plus grande confiance en lui. - Mais enfin il est donc vrai que vo io«ffrez, Valentina ? demandai fiierne Morrel. Oli! mon Dieu! cela ne s'appelle p souffrir : je ressens un malaise génért yoilà tout ; j'ai perdu l'appétit, et il £ semble que mon estomac soutient un©-lui pour s'habituer à quelque chose. Nortier ne perdait pas une des paroles 1 Yalentine. —Et quel est le traitement que vous si vez pour cette maladie inconnue? — Oh! bien simple, dit Yalentine; j'ava tous les matins une cuillerée de la potii qu'on apporte pour mon grand-père ; quai — je dis une cuillerée, j'ai commencé par une, et maintenant j'en suis à quatre. Mon grand-père prétend que c'est une panacée. Yalentine souriait; mais il j avait quelque chese de triste et de ioiffrant dans ion *\ sourire. Maximilien, ivre d'amour, la regardait en silence; elle était bien belle, mais sa pâleur avait un ton plus mat, ses yeux brillaient d'un feu plus ardent que d;liabi-a- tude, et ses mains, ordinairement d'un >n blanc de nacre, semblaient des mains de ai cire qu'une nuance jaunâtre envahit avec le temps. us De Yalentine, le jeune homme porta les ût yeux sur Noirtier; celui-ci considérait avec cette étrange et profonde intelligence la jeunélfille absorbée de son amour; mais lui d, aussi," comme Morrel, suivait ces traces ae d'une sourde souffrance, ai peu visible te d'ailleurs qu'elle avait échappé à l'œil de tous, excepté à celui du père et de l'amant. — Mais, dit Morrel, cette potion dont vous êtes arrivée jusqu'à quatre cuillerées, 1_ je la croyais médicameutée pour M. Noirtier?le — Je sais que c'est fort amer, dit Valen-)n tine, si amer que tout ce que je bois après id eela me semble avoir le même goût. Noirtier regarda sa fille d'un ton inter rogateur. — Oii, boii papa, dit Yalentine, c'es comme cela. Tout à l'heure, avant de des cendre chez vous, j'ai bu un verre d'eai sucrée; eh! bien! j'en ai laissé la moitié tant cette eau m'a paru amère. Noirtier pâlit, et fit signe qu'il voulai parler. Yalentine se leva pour aller chercher 1( dictionnaire. Noirtier la suivait des yeux avec une an goisse visible. En effet, le sang montait à la tête de h jeune fille, ses joues se colorèrent. — Tiens! s'écria-t-elle sans rien perdre de sa gaieté, c'est singulier : un éblouisse ■.t! Est-ce donc le soleil qui m'a frapp< dans les yeux?... Et elle 3'appuya à l'espagnolette de h fenêtre. — Il n'y a pas de soleil, dit Morre. encore plus inquiet de l'expression du vi sage de Noirtier que de l'indisposition d< Yalentine. Et il courut à Yalentine. La jeune fille sourit. — Jiassure-toi, bon père,dit-elle à Noir j tier; rassurez-vous, Maximilien, ce n'esl rien, et la chose est déjà passée : mais, écoutez donc! n'est-ce pas le bruit ù uw ; voiture que j'entends dans la cour? U)lle ouvrit la porte de Noirtier, courut à 1 une fenêtre du corridor, et revint précipi-• tamment. Oui, dit-elle, c'est madame Danglars et sa fille qui viennent nous faire une visite. Adieu, je me sauve, car on me viendrait chercher ici; ou plutôt, au revoir, restez près de bon papa, monsieur Maximilien, je vous promets de ne pas ies retenir. Morrel la suivit des yeux, la vit refermer la porte, et l'entendit monter le petit escalier qui conduisait à la fois chez madame de Yillefort et chez elle. ; Dès qu'elle eut disparu, Noirtier fit signe à Morrel de prendre le dictionnaire. 1 Morrel obéit; il s'était, guidé par Yalentine, promptement habitué à comprendre le vieillard. Cependant, quelque habitude qu'il eût, ; ' comme il fallait passer en revue une partie des vingt-quatre lettres de l'alphabet, et trouver chaque mot dans. dic-? tionnaire, ce ne fut qu'au bout de dix mi-- 5 nuf es -% la pensée du vieillard fut tra- Idaite par ces paroles : > « Chercher le verre d'eau et la carafe qui sont dans la chambre de Yalentine. o AhJnel sonna aussitôt le domestique qui avait remplacé Barrois, et au nom de Noirtier lui donne cet ordre. Le domestique revint un instant après. La carafe et le verre étaient entièrement vides. Noirtier fit signe qu'il voulait parler. — Pourquoi le verre et la carafe sont-ils vidés ? demanda-t-il. Yalentine a dit qu'elle n'avait bu que la moitié du verre. La traduction de cette nouvelle demande prit encore cinq minutes. — Je ne sais, dit le domestique; mais la femme de chambre est dans l'appartement de mademoiselle Yalentine ; c'est peut-être elle qui l'a vidé. — Demandez-le lui, dit Morrel, traduisant cette fois la pensée de Noirtier par le regard. Le domestique sortit, et presque aussitôt rentra. — Mademoiselle Yalentine a pa,ssé par sa chambre pour se rendre dans celle de madame de Villefort, dit-il ; et, en passant, comme elle avait soif, elle a bu ce qui restait dans le verre; quant à la earafe,

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Gand von 1856 bis 1923.

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