Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 04 April. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Konsultiert 16 Januar 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/4t6f18tq83/
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JOURNALDEGAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 15 francs par an ; 7-50 francs pour six mois ; 4 francs pour trois mois Pour l'étranger, le port en sut RÉDACTION & ADMINISTRATION : 8, RUE DE FLANDRE. 3. GAND TÉLÉPHONE 666 ANNONCES- Yolr le tarif au bas do la dernière page du journal. Le Gouffre des Emprunts Depuis q-tieile a arrêté un pilan do travail réduisant à deux ou tr< .'s heures les discussions les plus importantes qui, eu temps ordinaire, auraient pris des semaines la Chambre, paJ' contradiction sin-m'ière semble vouloir aborder, dans ces conditions où tout débat approfondi est impossible, les discussions devant lesqucl-L eue a reculé pendant des années. Dernièrement, c'était le budget du Congo, ou'on n'avait pas discuté depuis l'annexion 1 uni devait être expédié en trois séances, ! .Mjijg a propos duquel on nous a révélé la ! situation presque désespérée de la Colonie : ! Aucune ressource, même prochaine ; un déficit de 40 millions par an et un milliard ! i emprunter tout de suite pour commencer j', Liiillage d'une colonie qu'on nous pren-! cm les coloniaux eux-mêmes en sont presque 1 l'avouer, dès que nous nous serons épuisés à l'outiller. 0 a d'ailleurs, ne les empêche pas de continuer à nous chanter des Brabançon-,irs coloniales ! La semaine dernière, c était le budget extraordinaire, qui, d'aventure, ne venait ras le dernier jour de la session et pouyait ainsi t ire discuté dans les mêmes conditions que les autres budgets. ! il était joint au budget de la delte publique, ce qui est fort logique, puisque le budget extraordinaire est celui des dépenses qui se snldent sur l'emprunt et qui, depuis M. de Smet de Naeyer, creuse le gouffre de la délie, au taux'de 100 millions de nouveaux emprunts tous les ans. Le budget extraordinaire, l'accroissement elfravant de la dette et toutq notre situa-lion financière ont été à. peu près discutés, eelte fois, la discussion, du moins, en a été sérieusement amorcée, dans cette extraordinaire séance de vendredi, où n'assistaient, d'ailleurs, qu'une douzaine de députés (il ne s'agissait que de la situation financière de la Belgique, et cela n'intéresse pas, pn-ralt-il, les élus des contribuables) et qui n'a fini qu'à 10 heures et demie du soir. Urflce à l'énergie de MM. Mechelynck, Franck et Buyl, la situation a élé a peu près mise en 'lumière et la question, du moins, est posée. • lis v on; eu i-n viVl'ihie niéril". far le sujet est ardu et le public incroyablement inaltentif et indifférent. r Le Belge, que l'on disait jadis pratique et prévoyant, semble avoir, sous le règne corrupteur de Léopold II, perdu ses vieilles qualités bourgeoises et être devenu exclusivement raffleur et jouisseur. Pourvu que les particuliers, les riches gagnent de l'argent et ne soient pas troublés dans leur digestion, peu importe que l'Etat s'endette : personne ne s'inquiète de la collectivité, de l'avenir, de la banqueroute collective à laquelle, avec l'appoint du Congo, pourrait nous conduire le joyeuse sarabande des millions si allègre ment commencée par Léopold II et M. de Smet de Vaeyer. Us députés, naturellement, ne s'inquiè lent pas de ce qui n'inquiète pas leurs électeurs.Aussi longtemps qu'on n'augmente pas les contributions directes, plus on dépense en travaux, en prébendes, en augmentation de frais, plus ils ont de chances d'en attraper une partie pour leur arrondissement et leur clientèle électorale. Et, avec l'emprunt à jet continu, rien n'est plus facile que de dépenser sans compter. On se diit que «cela durera toujours bien autant que nous» et «après nous la fin du monde », comme disait Ca-lonne, le prototype de M. de Smet de Naeyer, à la veille de la Révolution fnantaise. > Il y a vingt ans que nous profitons de chaque occasion pour dire tout cela. Il y a plus de vingt ans que M. Th. Finet a écrit sur le danger de la politique dos emprunts un livre magistral (que personne dans notre monde politique ne semble avoir lu) où il opposait la politique saine 'le Gladstone payant toules les dépenses le l'Aiïglefenre sur l'impôt et réduisant la tlette n,nci"iine de 250 millions par an .à celle de M. Beernaerl qui empruntait 40 1 millions par an pour faire apparaître des bonis fictifs, et qui avait supprimé l'amortissement.Mais M. lieernaert était encore presque Wicimonieux en soniporaison de ,M... de Smèt de Na*.er, qui organisa le gaspillage actuel et à qui je dis un jour à la Chambre que s'il était dix ans ministre des finances notre budget dépasserait rapidement le demi-milliard et notre dette atteindrait quatre miliards. j C'est fait I C'est en vain que M. Hanrez a conti- ] nué au Sénat, comme je l'ai continué h la j Chambre et ici, au milieu de l'inattention et des railleries, à chaque budget extraordinaire. la. campa,ane de M. Finet pour les budgets en équilibre, les finances saines, la renonciation h l'extraordinaire et A l'emprunt continu dont il est le prétexte. MM. Franck et Mechelinck l'ont reprise avec une louable énergie et il faut espérer que l'aggravation de la situation leur vaudra plus de succès. A vrai dire, jusqu'ici ils ont, comme nous, parlé devant des banquettes. Mais la situation est telle qu'il faudra bien qu'on finisse par nous écouter, si l'on veut éviter qu'elle ne tourne au dé^ sastre. Le budget ordinaire dépasse 700 mil^ lions ; les impôts de M. Levie ne sont qu'une amorce, et il va falloir créer au, moins 100 millions d'impôts nouveaux. La detle est de quatre milliards ; M. de-Smet de Naeyer et Léopold II nous ont coûté presque aussi cher que la bataille de' Sedan à la France. La rente belge est ii 75 et le dernier emprunt à Londres s'est fait en réalité plus de 5 1/2 %. Et va falloir emprunter... devinez combien ? DEUX NOUVEAUX MILLIARDS ! Un pour la Belgique et un pour le Congo ! Et, après cela, le déficit restera de plus de 100 millions en Belgique et de plus de 40 millions au Congo, par an bien entendu. Aussi bien le Congrès Progressiste a-t-il bien fait de mettre à sa platform — et il n'est peut-être aucun point de cette platform sur lequel il soit- plus nécessaire d'insister aux élections prochaines : Assainissement de la situation financière — Lutte contre les gaspillages — Plus de budget équilibré par l'emprunt — Impôt proportionné aux ressources des contribuables. M. Mechelynck a fait, remarquer que te nouveau budget extraordinaire, discuté et voté dans les deux dernières séances, ajoute 200 millions, un chiffre qui n'avait ja-, mais été atteint et qu'il faudra emprunter,' aux G2S millions de bons de trésor qu'il y avait en circulation le 1er janvier de celle, année. Et on n'essaie môme plus de soutenir qu'il s'agit lîi de dépenses productives; il s'agit, pour plus d'un quart, de dépenses militaires, les plus improductives à coup sur de toutes les dépenses. Il s'agit de lu réfection du chemin de fer, dont l'expioi; ;i est devenue, à un moment donné, presque impossible, parce qu'on avait négligé celte réfection pour avoir l'air d'équilibrer le budget. M. Franck a poussé à fond la critique sur ce point : au moment où il semblerait qu'on doive s'arrèlcr dans la voie des gaspillages ot des emprunts, le gouvernement présente un budget exlraordinaire double de celui de l'année dernière. On essaie de taire croire que c'est à cause du vole de kl loi militaire. Or, celle-ci n'y figure que pour 2G millions 700,000 francs. Par contre, il y a 23 millions de dépenses qualifiées d'exceptionnelles, qui figuraient auparavant à l'ordinaire et pour lesquelles on va, cette année, recourir à l'emprunt.. Il y a plus de 50 millions pour le chemin de 1er, dont 1-i [>our les voies et travaux, qui sont évidemment des dépenses d'entre lien, et 23 pour le renouvellement du matériel, parce qu_ le renouvellement normal a été négligé, parce que nous avons mille locomotives Agées de [renie ans, douze fois plus que n'en possède l'Etat prussien, dont la régie des chemins de fer, qui paie tout sur le budget ordinaire, a donné l'an dernier un bénéfice net de plus de 300 millions. L'un des points les plus il.' -ils de l'intéressant discours de M. Franck a été la question, déjà soulevée l'an dernier, des mécomptes dans les travaux d'Anvers. Uuand on nous a forcés à construire à Anvers (pour permettre à Léopold II de faire peur à l'Angleterre, qui exigeait la fin des abus, du Congo) la plus grande forteresse du monde,*»sans que nous eussions une armée capable de l'occuper, même en abandonnant tout le reste du pays à l'invasion, on nous avait promis, juré, qu'elle coûterait exactement 112 millions, plutôt piQiàis, - - - - Tout étail pfcîvu, calculé, il n'y avait pas de mécompte il craindre, foi de de Smet de Naeyer 1 Le mécompte n'est que de 93 millions et demi. j On ne s'est trompé qu'à concurrence de 45 p. t. Il est vrai que M. de Broqueville a ex-! pliefué que dos canons qui devaient coûter 1,800,000 fr. seraient payés à Krupp 1 4,700,000 francs et. que des coups de en non qui devaient coûter chacun mille francs (ça cuûle cher aujourd'hui de faire parler la poudre, la cherté de la mort est en proportion de ta cherté de la vie) en coûteront 2,400 et 2,700 francs. Or, la position fortifiée d'Anvers comportera trois à quatre mille bouches à feu et l'on voit que ces bouches coûtent cher à nourrir. Mais il est vrai aussi que M. Franck nous apprend que pour ces canons payés i millions 700 mille francs à Krupp, il y avait une soumission du Ci'eusot de un million 382 mille francs I Et les victoires bulgares et serbes ont montré que les canons du Creusot valent au moins ceux de Krupp. Il est vrai qu'après, malgré ces victoires, le général Savof a été mis en accusation pour avoir préféré les canons du Creusot à ceux de Krupp qui, paralt-il, offrait ses produits à la Bulgarie meilleur marché que le Creusot. Cela rend d'autant plus extraordinaire la différence des prix faits à la Belgique et ciela vaudrait quelques explications. Serait-il vrai que nous serions liés à Krupp par un engagement personnel du roi Léopold ? Mais M. Franck nous a appris que les incroyables erreurs et mécomptes, qu'on nie peut expliquer que par une incapacité sans nom ou une mauvaise foi insigne, ne représentent qu'une partie de ces 9il millions, qu'en réalité il s'agit d'ajouter des ouvrages nouveaux, des batteries modèles 'pour 30 millions) de majorer formidablement la dotation de l'artillerie en munitions sans avertir la Chambre. Il était môme question de construire des forts et redoutes auxquels il avait fallu1 renoncer pour oblenir le vote des députés cléricaux du pays de Waes — et auxquels-M. die Broqueville a d'ailleurs renoncé de nouveau après l'intervention de M. Franck. » Quand les autorites militaires se permettent de tromper ainsi la Chambre, rien d'étonnant h ce que les fortifications d'Anve.ns nous reviennent h plus de 200 millions au lieu de 112. Mais n'est-il pas temps de s'arrêter dans cetle voie de gaspillage et le moment n'est-il pas singulièrement choisi par M. Renkin ei les coloniaux de droite et de gauche pour venir nous demander d'emprunter. en même temps que le milliard qu'il faudra d'ici l'an prochain, pour payer nos dettes flottantes, un autre milliard pour construire des chemins de fer au Congo ■? N'est-ce pas là vraiment le vertige du gaspillage, et les électeurs de tous les partis ne vuit-ils pas profiter die ce qu'ils ont la pa.iole en mai prochain pour exiger des candidats qu'ils s'engagent à mettre fin à pareille folie ? G. L. ECHOS fTri wagon baladeur. Voici un «écrit qui paraîtra fantastique, mais qui nous est certifié véridique par des personnes dignes de foi, écrit le Patriote: <( Un entrepreneur do Laeken avait commandé à une usine des environs de Vil-vorde un wagon de carreaux en ciment. L'usinier l'informa de la mise sur wagon du chargement à destination de la gare de Schaerbeek. Plusieurs jours s'écoulant sans que l'avis du chemin de fer lui parvienne, -l'entrepreneur fait prendre des nouvelles à la gare : pas de wagon. Des semaines s'écoulent. Aux réclamations on répond toujours la môme formule : (t Le wagon est égaré, 01? le recherche ». ' Après truv* mois d'attente et de courses vaines, un avis du chemin de fer an-honce au destinataire que le wagon est en gare. Cet avis est accompagné d'une dépêche de service annonçant que le dé- i changement ne pourra se faire que moyennant paiement d'une somme de 100 fr. Pourquoi? - — - - — "Le wagon au lieu d'être expédié vers ' Schaerbeek., avait été envoyé en Allemagne, dans une localité dont le nom res- ( semble plus ou moins à Schaerbeek ; là r on s'était aperçu de l'erreur et le wagon avait été réexpédié en Belgique, grevé de 109 francs de droits de douane ! On les ré-( clamait au destinataire belge des produits belges, lui faisant grâce, ajouta-t-on, des frais de chômage ! Il fallait bien passer par là et payer pour prendre livraison de la marchandise ; le destinataire était uncoKJ très heureux de n'avoir p;».s à payer de domniages-inté-réts au client pour retard dans l'exécution des travaux. Une réclamation introduite au ministère pour remboursement de la somme est restée sans réponse. Comment, des erreurs pareilles sont-elles possibles ? » ' N'importe. Le Patriote et les autres i journaux ciérioaux continueront à préten ■ dre que Je désarroi du railway est terminé, puisque M. Segers l'a déclaré à la Chambre.w\\ | Au restaurant. [ — Gomment monsieur a-t-il trouvé le saucisson ? \ — Parfait... Je sens en moi une ; . force de plusieurs chevaux... I c • - lQt " " ~~~ i UN DÉSASTRE DANS L'ILE DE TERRE-NEUVE ; < UNE TEMPÊTE EMPORTE CENT SOIXANTE-DIX MARINS àl-Jcan-de-Terre-Ncuvc, 2. — On signale u . grand désastre aux pêcheries de phoques. Ce! soixante-dix hommes de l'équipage du vapei I ' A'ew Foundland ont été emmenés à la déri\ sur un glacier durant une furieuse tempête < neige qui souffle depuis 48 heures. On a d< retrouvé cinquante morts ou mourants. Pi i sieurs navires sont à la recherche des ma quants. j EMBARCATIONS A LA DERIVE , Saint-Jean-de-Terre-Neuve, 2. — L'embarc tion Belle Aventure, employée à la pêche c phoque, annonce, à 5 h. 30, qu'elle a à boi trente marins du vapeur New Founland qu , tous ont des membres gelés et' sont dans ui triste état. Trente marins sont manquants. Quft rante sont morts. , Un autre navire de pêche de Southern Cross et qui rapporte 20,0000 phoques, venant du Saint-j Laurent, a été aperçu pour la dernière fois mardi dans te voisinage du cap Ray. A ce moment, l'ouragan survint et on est sans ' nouvelle de ce navire, qui avait 183 hommes à ! bc~d. On éprouve à son sujet des inquiétudes. L'ENQUÊTE de l'affaire liochelte ; LA DEPOSITION DE M. ESCARGUEL s Paris, 2. — La sous-commission chargée par ? la Commission d'enquête Roohette d'entendre M. Escarguel, rédacteur en chef ne 1 Indépen- dance des Pyrénées Orientales, s'est réunie ce P matin. M. Escarguel s'étonne qu'on l'ait convoqué n après le vote des conclusions. Il se demande r à quoi pourra servir sa déposition. M. de Follcville, président, lui fait remarquer fi que le» conclusions n'ont été arrêtées que sous réserve de son audition. £ Questionné au sujet de l'article dans lequel j il raconte que M. du Mesnil aurait fait une dé- ^ marche pour obtenir la remise de l'affaire Rochette près d'une personne qui en aurait informé le Président de la République, M. Escarguel ^ affirme l'exactitude des faits qu'il a révélés. Il j 'les tient dit-il, d'une source certaine, mais il i. refuse de désigner la personne qui l'a rensei- „ g"é. « La sous-Commission d'enquête a décidé que , M. Escarguel sera de nouveau entendu demain JJ matin contradictoirement avec M. Emile Cons ,, •tani. I( Au Palais-Bourbon c La discussion des conclusions d Paris, 2. — Lo public est venu extraordinaire- V, ment nombreux pour assister aux débats sur les conclusions de la Commission d'enquête sur l'affaire Rochelle. Dès 2 heures, les tribunes publiques étaient fondées. s La Chambre vote un certain nombre de pro- g jets de loi. puis M. Bracke, socialiste, pose une question au gouvernement au sujet de la grève d de Neuville (Nord). Ce n'est qu'à 5 heures que y la Chambro commence la discussion des conclusions de la Commission d'enquête sur l'affaire Rocijette. ———— i ■■ i i, i ■wfœgMeaaaaws—a i M. Jaurès s'élève contre ce retard. ,\\ Puis Delahaye, membre démissionnaire do la Commission, monte à la tribune. Il dé-clare' qu .. vient accomplir une œuvre de ma-gistrat et: non d'homme politique. Il donne lec- j , turè de ce qu'il appelle un contre-exposé qu'il oppose aux ordres du jour plus ou moins poli- ' tiques de la Commission. M. Delahaye étudie d'abord le rôle des magis-trats. Il estime que M. Fabre, procureur géné- jt val, n'a pas commis une forfaiture, mais qu'il m l'a permise. M. Bidault de l'Isle, suivant lui, J est plus coupable à cause de son indépendance. Il propose à la Chambre de livrer le président , de la Chambre des appels à la mésestime publi- c que. Etudiant ensuite le rôle de MM. Monis et in Caillaux, il rend un chaleureux hommage à M. IT1 Calmette. mais flétrit MM. Mobrand et Escar- ... guel qui n'eurent pas le courage de confirmer ,T-les articles de leur journal. Il déclare ensuite ne il. pas vouloir revenir sur le passé de M. Caillaux. .. Toutefois il lui reproche d'avoir offert au Congo . plus qu'on ne lui demandait et poussé l'inconscience jusqu'à avouer qu'il dissimulait le pilla- »i( ge de l'épargne française que Rochelle allait m dénoncer. Le passé de M. Caillaux, dit-il, est j-synthétisé par ses mots d'un sénateur : «Cela ir relève de la haute cour ». ,7'. M. Delahaye donne lecture d'une consulta- o lion juridique émanant, dit-il, d'une haute au- „. torite. Cette consultation tend à établir contre r. MM. Monis et Caillaux l'accusation d'avoir usé p de menaces pour forcer M. Fabre à obéir, crime puni par le code pénal qui prévoit la dégradation civique et une amende qui ne peut M être inférieure à 200 francs. La consultation indique que Rochette devait retirer un grand bé-néfice de la remise h huit mois que MM. Cail-laux et Monis lui feront obtenir. ^ M. Delahaye dit que le délit est juridiquement établi contre les deux ministres qui ne peuvent a invoquer aucune excuse de droit. I! invite en i conséquence le gouvernement à exercer contre [i eux des poursuites en vertu des articles 177 et s .173 du Code pénal. (Appl. à droite et sur divers bancs.) M. Dekihave dit que le pays est las de l'intervention de la finance dans la politique. N ous dépassez, dit-il, la limite de l'inconscience. Puis, s'adressant à M. Doumergue, il s'écrie : ,| Vous avez trompé l'opinion publique et le sentiment de l'honneur. (Excl. ironiques à gauche. Appl. à droite et au centre.) Vous avez trompé le sentiment de l'honneur en traitant d'infamies les accusations de M. Calmette et mes propres i accusations en les traitant de calomnies. Vous avez violé toutes les lois en dissimulant les crimes portés à votre connaissance, en solidarisant la cause de l'escroc avec la cause de la République. (Vives protestations.) M. Delahaye se montre aussi sévère contre M. Jaurès qu'il accuse d'avoir empêché la lumière et d'avoir voulu couvrir MM. Monis et Caillaux. Il reproche aussi à M. Bienvenu-Mar-lin, ministre de la justice, d'avoir commis la même faute en prétendant ignorer la vérité que voulait faire connaître M. Calmette, tué au service de la vérité. (Murmures à gauche. Appl. à droite et au centre.) M. Delahaye rend ensuite un hommage sincère à M. Barthou qui a accompli un acte des plus honorables. (Bruit à l'extrême-gauche. Appl. à droite et au centre.) L'orateur conclut en demandant à la majorité de se désc danser . do MM. Caillaux et Monis et de laisser frapper . les coupables Ne tentez pas, dit-il, un sauve- n lago impossible. Il y va du bon renom et peut- fj être de la puissance financière de la France. Ci Cinquante députés seulement sont en séance. s< M. Paul Meunier dit qu'il votera l'ensemble des conclusions tout en faisant des réserves sur jc les termes dont les conclusions parlent de M. n Bidault de l'Isle. qui ne reçut pas d'ordre, mais dl céda aux nécessités d'une situation douloureu- u se. L'orateur estime que ; conclusions dépassent la mesure en exprimant des regrets au su- u jet de l'attitude de M. Bienvenu-Martin. Il 1er- d mine en exprimant le vœu d'un' r' >rme des polices administratives et judiciaires. ^ M. Fraissinet constate que le Parquet et les ^ membres du gouvernement ne pouvaient igno- d rer les risques considérables que la remise fai- |f sait courir à l'épargne française. Il fait un tableau de toutes les entreprises ^ financières véreuses qui menacent l'épargne et a contre lesquelles la justice lutte difficilement. M. d Fraissinet estime que les mots « abus d'éplorable n d'influences» sont insuffisants et devraient être remplacés par « pratiques crminelles ». j[ Ce sont des délits de collusion de la politique v et de la finance qui ont une répercussion dé- c sastreuse. C'est ce qui justifie le projet de réso-lu tion qu'il a déposé il y a quelques jours sur ! v" l'incompatibilité des situations financières et gouvernementales. Dans les pourparlers franco- • (i allemands, dit l'orateur, ces immixtions auront 1 n des résultats déplorables que l'histoire devra , j, connaître un jour L'orateur termine en invitant I e' la Chambre à voter demain sa motion, sans J p quoi, dit-il, vous porterez à la République un ! coup terrible. a La Chambre décide ensuite de discuter les g douzièmes provisoires demain matin, après l'Im- g pôt sur la rente. Demain après-midi, suite de t l'affaire Rochette. _ \ Séance levée. L'OPINION DE M. BARTHOU a Paris, 3. — Devant un auditoire de 2,000 per- ^ sonnes, M. Barlhou a exposé, hier soir, le pro- d gramme du parti républicain démocratique. M. Barthou parla d'abord des derniers inci- 1' dents. Il n'apportera pas l'écho des discussions ® passionnées et tragiques, mais il tient à s'expli- n v juer, parce qu'il veut conserver la confiance le ses amis. M. Barlhou dit qu'il versa le document qu'il possédait sans haine pour faire la lumière. L'orateur salue la mémoire de l'homnfe qui fut lué parce qu il accomplissait oe qu'il considérait comme un devoir. Le Parlement paraissait» vouloir faire la lumière, dit M. Barthou. J'ai /oulu l'aider. J'affirme ma responsabilité et j'ai a certitude d'avoir fait mon devoir, tout mon devoir, rien que m a devoir. Les événements présents comportent deux leçons : la première est que la finance se mêle a la politique, l'envahit et finirait par la corrompre si on n'y prenait pas garde. Il faut écarter de la politique la finance et son influence néfaste La seconde leçon est qu'il faut mettre fin à l'immixtion de la politique dans l'organisation judiciaire. Il faut donner à la magistrature l'indépendance qui lui fait défaut. Les magistrats sont trop nombreux et mal rétribués. Il faut augmenter leur responsabilité, les entourer de considération et jes mieux rétribuer. M. Barthou exposa ensuite le programme politique du parti républicain démocratique. Il se prononce pour une politique démocratique et d'union nationale. Sans abandonner aucune victoire républicaine, nous ne séparons pas la France de la République, dit en terminant M. Barthou, et nous avons une foi ardente que le moyen le plus sOr de défendre la République c'est de confondre ses destinées avec.celles d'une France plus unie, plus grande et plus glorieuse. M. ESCARGUEL REFUSE DE PARLER Paris, 3. — La Commission d'enquête de l'affaire Rochette a entendu à nouveau, matin, M Escarguel, directeur de l'Zn-■iépendanl des Pjréndcs-Orientales, qui, malgré les adjura Lions de M. Jaurès et d'autres membres de la Commission, a refusé d'ajouter quoi que ce soit à sa déposition d'hier. AU PALAIS BOURBON Paris, 3. — La Chambre reprend la dis-cussiom des conclusions de la Commission •l'enquête sur l'affaire Rochette. M. de Follcville, rapporteur d»e la Com-nission. critique la conduite du procureur •labre et diu président Bidault de l'Isle. Il •onstate que si M. Fabre devait obéir il vait le droit, après l'avoir appuyée, de >mbattre la remise à l'audience. Quam à M. Bidault de l'Isle, il a eu, par imaraderie pour M Fabre, une complai-ince sanc laquelle de déplorables scanda-is ne se seraient pas produits. La République pourrait affirmer haate-nent l'indépendance de ses fonctionnaires. La mort de M. Calmette M. Caillaux chez le juge d'instruction Paris, 2. — M ~Boucard, juge d'instruction a reçu ce matin M. Caillaux, ancien ministre des finances, qui s'est présenté a 10 h. 30 à son cabinet, accompagné de M. Chr.- onet, un des secrétaires du bâtonnier Fernand Labori. M. Caillaux a demandé à M. Boucard do vouloir bien le convoquer pour la semaine prochaine, car il désire lui apporter une longue liste de témoins dont les dépositions peuvent être utiles à la défense d^- 1 inculpée. M. Caillaux a fourni au magistrat instructeur un certain nombre de'renseignements sur les dépositions de ces personnalités. A 1 h. 30; M. Boucard a entendu M. Simon Dubois, rédacteur en chef du liadical. M. Del-bos a déclaré que. se trouvant dans le cabinet de M. Caillaux. le 16 mais, à midi. Mme Caillaux vint chercher son mari pour déjeuner. La conversation roula sur la campagne du Figaro. Mme Caillaux lui fit part a mots couverts et> avec force réticences, des craintes qu'elle avait de nouvelles divulgations probables ou immi* nentes. M. Delbos ajouta que dvu\ jours auparavant, il avait rencontré Mme Cai. aux et que la conversation avait roulé déjà celte fois, sur la campagne du Figaro. Mme Caillaux lui avait fait part de ses craintes, relativement à la divulgation probable du document i- bre. M. Boucard a ir<; : M. Du M snil. d lecteur du Rappel, qui lui a uéclaré q e des le . amedi 14 mars, il avait eu l'occasion d'informer M Caillaux que deux de ses confrères parisiens avaient eu connaissance du rapport Fabre, qu'ils se proposaient de publier. Da plus, à cette date, Mme Caillaux savait que d'autres journaux que le Figaro devaient publier des documents sensationnels mais, selon lui, o ne peut pas être la publication de ces documents qui motiva la démarche de Mme Caillaux auprès de M. Calmette. M. Boucard a ensuite reçu Mme Gueydan, qui a protesté avec énergie contre la déposition faite hier par M. André Vervoort, <H qu'elle traite de mensongère. Jamais, dit-elle, à aucun moment, je n'ai offert n: communiqué à aucun journaliste ni à aucun journal les documents dont a parlé M. Vervoort. LE ROLE DE Mme GUEYDAN Paris, 2. — Au cours de la déposition faite ce matin à M. Boucard, M. Caillaux a déclaré qu'il voulait-réduire à néant les allégations des amis I feuilleton du Journal de Gand 81 HAUTE PÈGRE « Paul MA.HA.Ij1N LA BÔYARDE i — i QUATRIEME PARTIE £Blanchard, receveur de rentes i -Cher Monsieur Carpcnlier, pours'ui- 1 w-il douccment, a Dieu ne ploi.se que je Posante. Las circonstances -sont trop gru-;^ et j'ai trop d'estime pour vous. Plu-s dH et avant qu'ii'l soit peu, vous appiren 1 p, vous comprendrez tout ce qiue je su.i: | de vous cacher encore aujourd'hui. < ^t'io mes explications, vous tirerez gfloi.r• c; profil» aussi vrai que je vous considèr 1 ynmie le premier policier du monde : supé- 1 |^lr à tous ces charlatans anglaiis ou amé--a;ns qui essayent d'idéaliser la détection remplacer le témoignage dos sens par < Probabilités algébriques. _ ' n peut découvrir des gens qui ne boi- < m. ta&is entre leurs repas ; ii y en a eue encore quelques-uns pour résister à ! -onUi^jon du cigare ; mais je n'ai jamais celui qui refuse un petit verre de M. Isoard, radouci pair le compliment, reprit sa place et sa pipe : — Voyons vos conditions, fit-il. — Attendez, je n'ai pas fini, repartit l'Autre placidement. Il faut que vous sachiez bien tout ce que que je puis vous donner en échange de oe que j'ai à réclamer de vous. Parlons de cet incendie de Sures-nes... • — Il n'y aurait pas eu accident?... — Il y a eu crime. Deux personnes ont été égorgées dans leur lit avant que le feu fût mis à la Y^a des Roses. Ce sont celles dont on a retrouvé les restes dans les décombres de la maison. Quant à la jeune fille qui habitait avec elles... — Le rapport du commissaire n'a donc pas fait erreur, quand il a prétendu que cette filJe avait dû disparaître avant le commencement du sinistre ?... — Cetle enfant est vivante... — Tant mieux : elle nous aidera à retrouver les coupables... — Hé ! le principal de ceux-ci a déjà reçu son châtiment, — et Dieu a permis que ce fût de la main même de ses complices... Ce Buridan, dont le cadavre a été ramassé au Trocadéro... — L'homme de la rue Ménars ? Après ? — C'est l'assassin, c'est l'incendiaire de la Villa des Roses. Carpentier eut un vif mouvement de désappointement. : — Ah ! vraiment ? fit-il. C'est dommage. J'aurais aimé à lui graisser ses bottes pour le grand voyage de l'Abbaye de Monte-à-Regret.— Tranquillisez-vous, reprit son interlocuteur qui souriait toujours. Vous vous rattraperez amplement D'abord sur les deux chenapans subalternes qui, après avoir été ses collaborateurs, sont devenus ses meurtriers. Sur les autres ensuite... — Il y en a d'autres ? Il y a ceux tjuà ont rêvé* commandé cl payé le crime t.» — Payé le crime?... Eh! mais, j'y songe... Attendez, attendez donc! Et, se frappant le front : • — Oui, continua le détective, ce reçu de dix mille francs... Est-oe que le baron en serait?... Pourtant, on lo cite en Bourse comme un homme bien pensant et qui a l'oreille du syndic des agents de change. — U ne m'est pas permis de vous en dire plus long pour le quart d'heure. Des confidences <» anticipées corn promettraient la réussite de mes plans. Qu'il vous suffise de savoir que ces misérables-son.t ceux qui ont jeté à l'eau le prince de Kermor, après l'avoir déva isé sur le pont de Suresnes... — Sacrebleu 1 quoi roman I quel mélodrame ! quel coup de théâtre et de fi'et!... Quoi ! grâce à vous, je ràfleaai tout ce joli monde dans mon mouchoir?... Y compris le chef des Dix Mille ? — Je vous l'offre, je vous le promets, et je n'ai jamais manqué à ma parole. — Alors, revenons à nos moutons. Vos conditions ? Vite, vite, vite 1 — Il y en n deux. — Lesquelles ? — Je veux voir le nouveau procureur général.— M. Le Prévost de Bcaugé ? — Oui. C'est une ancienne connaissance à moi. Nous avons à causer de choses <lu temps passé. — C'est bien : vous le verrez. — Quand ? — Demain, si vous voulez. — Demain, soit. — Convenu. Vous n'aurez qu'à vous présenter à son parquet. Je l'aurai prévenu et U vous recevra... — La seconde condition, maintenant ? — J'exige que, pendant quatre jours, vous abdiquiez votre pouvoir entre mes mains. J'entends que, pour tes affaires multiples, et cependant connexes, dont il vient iTfclm question entre nousx vous n'agissiez que d'après nies inspirations et mes instructions personnelles. Cette substitution momentanée de mon autorité à la vôtre demeurant, d'ailleurs, lettre close tant pour : vos supérieurs que pour vos inférieurs, et votre serviteur se tenant toujours prêt à répondre par devant vous des ordres donnés et des mesures prises. Le chef de la Sûreté réfléchit un moment. ' iEnsuite, avec résolution : — Tope là ! Marché conclu 1 Me voilà re-: 'devenu simple inspecteur, comme au début de ma carrière, au temps où le papa Can-;ler, qui était alors ce que je suis actuellement, me disait on me morigénant : « Sans l'autre sexe, Carpentier, vous auriez un bien bel avenir ». Ah ! dame ! c'est que j'étais un rude galantin dans ma jeunesse 1 Mais, bah ! les femmes ne m'ont pas empêché de faire mon chemin î Et puis, j'ai tant changé avec'le ventre, l'âge et la position !... Puis, ébauchant le sallut militaire : ■- — Mon général me permet'tra-t-il de lui -adresser une question ? M. Blanchard se mit au diapason de sa gaieté : — Faites, inspecteur, répondit-il avec une majesté d'emprunt. — Quand fïrera-t-on le feu d'artifice? — Vous connaissez Rose Grimont ? — Une farceuse de la haute!... Parbleu 1 "La maîtresse de M. de Kermor!... Qui, lors- 1 -qu'on l'interroge, vous arbore des airs ; comme les tours de Notre-Dame!... Il cligna de l'œil et poursuivit : — J'ai toujours eu l'idée qu'eille avait ' travaillé dans la brocante du pont de Su-i resnes. et j'avais rédigé là-dessus un rap-■ porc... L'affaire n été glissée au panier... ,: \h ! si on les suivait toutes, les affaires glissées r.u panier!... Enfin, pour en reve-im'r à la Boyarde... — Elle dGnne un grand bal masqué dans quelques jours... — Oui, tous les Journaux s'en occupent,, 11 y aura là tout le panier des pêches à quinze sous, oomme écrit le petit Dumas. Et sans feuilles de vigne alentour ! Nom d'un bedon ! c'est moi qui ne serais pas fâché d'assister à cette fête de famille I — Vous y assisterez. — Bah !' $ Le receveur de rentes appuya : — Vous y assisterez, vous et les vôtres. — Compris!... Et où aura lieu ce tralala ?... A l'hôtel de la rue Payquet? — Non : a Saint-James, dans la propriété que la dame tient des libéralités de son ancien amant. — Bile n'est donc plus avec le prince ? — Le prirce se marie prochainement. M. Isoard se frotta les mains : — Ça me va de visiter Saint-James. Om conte monts et merveilles de son aménagement. 11 y a smrtout, au bout d'une senre, h ce qu'on prétend, un salon de repos pour odalisques que l'on appelle la Turquerie, et qui est copié, d'auprès nature, sur l'une des pièces du harem de Top Hané... M. Blanchard, qui n'avait pais cessé de sourire, se leva . — Mon cher Carporvtior, conolutiil. vous serez servi à souhait .. Dans votre langage imagé, ne m'avez-vous pas parlé d'un feu (d'ârtifice tout à l'heure?... Eh bien, c'est justement dans cette Turquerie qu'en sera tiré le bouquet. XI AU PARQUET La scène suivante se passait le lendemain, vers les quatre heures de l'après-midi, dians le cabinet du procureur général, en son parquet, au Palais. M. le Prévost de Beaugé était là seul avec M. Blanchard, dont la visite lui avait été annoncée, le matin même, par le chef de la Sûreté. L'-ancion substitut au tribunal de Rem4« remont avait beaucoup travaillé depuis dix-'buit ans ; partant, il avait beaucoup vieilli. Mais il était toujours resté une honnête nature et un pa.isi'ble caractère. L'avancement, qui change tant de choses, n'avait rien altéré en lui -de ces deux qualités primordiales Ajoutons que c'était à celles-ci, ainsi qu'à sa réputation de «piocheur» à outrance, bien pl'us qu'à l'éclat de son mérite ou oe su parole, qu'il devait le poste important auquel il venait d être élevé. Le rece\ear de rentes était entré chez lui sur les deux heures approchant... Nous avons dit qu'il en était tout près de quatre... Pendant tout ce temps, le visiteur avait parlé... Et pendant tout ce temps, le magistrat avait écouté... Il avait écouté, non moins stupéfait de oe qiu'il entendait que de cette phrase tombée jadis de& îevies du notaire de Remiremont, — de cette plirase die venue plus terrible encore par la tranquillité d'accent, de geste et de physionomie de celui qui la prononçait : Moiis.eur le substitut, faites-moi arrêter (parce yue fai tue ma /emme. Puis, lorsqu'au cours de celte longue et émouvante communication, M. Blanchard vinl à parler de ia fille du condamné, le procureur général tressaillit : — Andrée, murmura-t-il, la douce et chère enfant!... Nous l'aimions comme si elle" était, la nôtre!... Nous avons bien souffert, quand on nous l'a enlevée, madame Le Prévost et moi ! — C'est el e, repariit le visiteur, c'est elle qui vienl vous supplier par ma voix d'aider à la réhabilitai ion de son père... — Pourquoi, demanda le magistrat, celui-ci n'est-il pas venu à moi, au lieu de vous dépêcher à sa place ? — Parce ju'il a quelque raison de se défier de la justice. (4 svtvrtj Samedi \ avril Î914 5 centimes le numéro 5Kme année N°

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Gand von 1856 bis 1923.

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