Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1918, 11 Dezember. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Konsultiert 03 Juli 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/zs2k64cr3m/
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Mercredi II décembre 1018 Besaaî5e?siï3ESBra*aej6aa»sçCTn-3»-yyeoertitic • - .■ :* :3LO centimes ie numéro 6'2rae année — N" 344 • JOURNAL DE GAND ÉiCHO 23 ium FJU,A.'ISi DRES ABONN'W \TS S DEUX FRANCS PAR M§IS RÉDACTION k ADMINISTRATION : GA B — 3, RUI DE FLANDRE, 3 6AND Tt^-B^HONE §65 Annonces fr. 0.80 la ligne. Réclames (avant les annonces) 1 fr. la ligne. Réclames en Chronique gantoise ou dans le corps du journal 2 fr. la ligne. Inform "ions financières et Réparations judiciaires 2 fr. la ligne. — On traite à forfait pour les .-.nnonces souvent répétées - iL» ■■■■in hmhr< i Autorisé par la Censure Nos Musées d' Théologie et "es Al5~r*>»nds En sept mbre IV14 lorsque les 'Allemands opéraient'dans les envi o Tenu bourgmestre Braun pria le couse. r Ct Musées d'Archéologie ct desMonumci s his.o-riques de mettre en lieu sûr les ob: Is es p; : précieux de nos deaôts publics. Ceîon> -eu h re plaça dans une caisse maçonnée, dont lui seul connaissait l'e.wSv- ice', le;, six célèlr es a.'f;i■ I■■ de Corneille ck Sont ie 1483 av c leur: belles custodes dt U même époqu^, le s perbe p trait en céroplastie de Laurent du Bois de 1581, les colliers d'or émaillés et les mé;iailles d'or des confréries Saint-Georges et Saint-Antoine. Jamais la plus fine des Suchkommandos n'aurait soupçonné l'existence de la cachette, qui resta ignorée du personnel du monument où-fille sp trouve et du Musée d'où les trésors avtiit été retirés. D'aulr s obj: ts, tèl que la superbe cotte d'armes, la plus belle ri monde entier, furent placés dans une vitrine à double fond. Que.ce fois dès Allemands, connaisseurs et conservateurs de musées, sont venus s'inform r du lieu où les objets e roi .aient? La réponse fut toujours la mê e : « parts une expos . on à Londre-, .qui allait s'ouvrir au m a. t -e déclaration de 'a re. » e pci oimel ' musée l'affirmait avec d'auia' i plus n'aplomb, qu'il croyait dir - 1 < vériié. La réponse les Al'e-m nds fut. foujo: la-même a avec ; s marques de dé : « Si ces objet? on' en Angleterre.vous e 1' s a- i jamais de e'o Ce ne sont pas seulement les obi s d'art de nos mirées "qui ou- été caché* ''eus l'un ou l'autre de no:, inonu nents. Lo.--.que les . ''erriiers brujts circulaient au sujet de la confis tion du cuivre, du laiton, de l'étain,du plomb, il s'agit de sauver des objets, qui ne Bourraient pas passer comme oeuvres d'art, mais qui ont cependant uns grande valeur au point de vue archéologie. I II .'y . >!u F'hn ' ,ate)ief d'étainiers, un seul représeu ant de cette belle industrie ancienne dont les œuvres, par suite des réquisîiions, ont cons'dérablemenl diminué/ C'est la maison Dd Keghel, rue courte de la Monnaie, qu: :sède encor une g ••ude quantité de moules ancie ns, u moyen "desquels e des siècle pa , . s l.,„r f :ti- ■ the pi . 11 fallait abst eut sauver ces m< es de cuivre, que j _ : ; allemands r'; 1 nt pas manqué d'empo lofs de e d:: mage Ils y .ont pri tout l'ét 1 mai l'ont pv. troie-les moule qui on lé déposés dai • le ma., du Musé l'Aral: . . .; -connu, si c'àia::n; la propriété de la ville Dès qu'il y aura de l'étain, la maison De Ke nel pourra reprendre ainsi son |ttic'ienn< indu: rie . ,"aj ■.:io.;s-le, desr aussi ses en le .- dan in ereeii. a 1 e l'e. Avant l'occupation, l'autorité militaire belge neltre lotîtes les armes appartenant salles du château de dès leur eia ée, se .sont empâtés de c dépô o sont restés les maures absolus pendant plus de trois nuée» ont edicl ■ des peir.és sévères co îtrt ee : qa: léli< e :s mes et ie dépôt da' , le château s'est encore ce dérablement accru. Les officiers allemands venaient y cho r les plu beaux fusils, de chasse et les emportaient Ce qui re La Kommandan'ur. n'exigeait pas seulement les armes modei -s, mai au n les léèce anciennes ab ! 1 sives. Me ■ Musée d'Archéologie devait livrer entre autres 21 arbalètes. A la §pite d'une démarche | faite par le Conservateur chez le baron vor ; Wick; à qui il démontra que là plupart de ces armi ; étaient Vermoulues, 6 arbalè es, dont la plus intéressante, purent rester dans le Musée. Les 15 autres, avec 3 épées du 1 i S • ëcle, s'o'ni actuellement à Spaiidau, près Po.tsdam. Un fanion de cavalerie prussien pris par les Autri-ch ens à la bataille de Maxen en 1758 et offert par lé . -ailéra! comte de Saint-lgnonà la Confrérie Saint Georges, d'où il passa de. -s les collections du Musée, a été également pris et emporté par les Allemands comme Un trophée I 11 va sans dire'que les Allemands ont aussi usé et abusé de leur droit, du plus fort pour documenter leurs professeurs et leurs amateurs i'art. A tout bout de champ le Conservateur reçut la visite de professeurs d'universilé, de conservateurs de musées, de photographes, d'architectes,de dessinateurs munis de lettres de recommandation ou plutôt d'ordres du Gouverneur .général, du Président de la Zivilver-waltung ou de la Kommandanlur, pour leur permettre de photographier, de dessiner, de - m surer. Non pas des centaines, mais des milliers de copies ont ainsi été faites pendant ces quatre années d'occupation. Des centimes d'objets ont.été reproduits, qui ne l'avaient mi: : laSi ai os.-s es aï ordin .a;, ■ qu'un photographe, travaillant pour compte d'un ministère, dit un jour, en regardant l'objet à reproduire: «C'est bien dommage... pour la plaque. » il faut noter encore ici" la façon dont les visiteurs ailemandsse conduisaient dans lesmusées. S'ii t iaisaii à de ai-an s pers limage.-. uni exemple; de visitef avant- l'heure réglementaire le Musée lapidaire dans tes ruines de l'abbaye Saint-Bavon ils se faisaient ouvrir la grille et les portes des salles par un serrurier requis, à la hâte par la police, ou bien ils e caladaient la grille et enfonçaient les portes. C'est ainsi que le Conservateur trouva un jour, avant .l'heure d'ouverture, toute une série d'automobiles devant le Musée; des soldats étaient occupés à placer d s couve taies sur les pointes des barreaux de la grille . pour permettre à Son excellence le Président de la Zivilverwaltung, Ecker, à Son Excellence le premier ministre' de Bavière, comte de"Hertling, plus tard chancetier de" l'Empire, et à leur suite de franchir l'obstacle sans crainte de se blesser le... dos ! C'était grotesque ! Les Allemands croyaient que les fonctionnaires belges étaient vénaux comme eux. Sans le meu air. scrupule, ils offraient de l'argeu aux. employés des musées pour les objets qu'ils convoitaient.Le Château des Comtes et les Ruines de ' é i cautions Jgs plus ridicules furent prises pour la. » protection de ce demi-dieu. Deux heures avant ! son arrivée, des officiers, des gendarmes, des ■ policiers secrets en habits civils chassaient les ! visiteurs, brutalisaient les employés, se faisaient ' ouvrir toutes les armoires, toutes les porîês pour voir si personne ne s'y était caché. Il y avait des agents dans tous les edins. Le personnel ne pouvait. se montrer ni voir les grands ; erson-1 nages.. La visite finie S. M. daigna se laisser photographier,- un officier eut le grand honneur de lui offrir une cigarette, un autre de l'allumer. Le- objets du Musée qui ont été cachés pen-dant la au erre sont exposés de nouveau rue longue des Pierres, ainsi qu'un facsimiie du drapeau pris par les Allemands, exécuté par M. François Coppejans, artiste-peintre, deux heures avant,son enlèvement. Echos .'u pa'.ais 10 décembre. U - question intéressante Nous avons , du que la Chambre. ctu Conseil dy tribunal ava't été -saisie" d'âne demande de. mise en liberté formée par un individu, condamné. :>ar le tribunal correc-tioime! allemand, et qui se- j>r't-osait de . 'contester 1 .lé - s. .é et la -alidité de sa con-' damnation, et partant de son incarcération. Ce j qui me taft en- que tira ia régularité de l'exéctr tion de tous as jugements rendus pal l'occupànl en matière pénale. La Chambre du Conseil s'est déclarée incompétente, et i: a don'c pas tranché ie rond, c.-à-d. le point du droit soulevé. Appel a été in arjeté de cette décision par le prévenu. A propos de loyers L'on nous écrit : « Mous avons pris connais-« sance du projef de loi déposé par le ministre « delà Justice pïmr régler laquestion des loyers. « Si nous l'avons bien compris, l'on exonére-« rait dans les petites communes les locataires ' « de malsons d'ut loyer i né-rieur à'a'O francs. « némentale que rentrent dans cette catégorie « un tas (la petit: termieis, locataires d'un lopin « de te.- e — dont la valeur lôcati- aro' iPenrs « considérablement augmenté qui ne -.e sont <■ pas préci■ ment appauvris, pour l'exceaen e « raison que lés produits du sol avaient consi-« dérablee sut renchéri, et qui nous a valu d'être ' a air. . a . ! aie la « manière'que l'on sait ! « ©r ne va pa- tout de même, taire des « cadeau-: i ces gens-là, âii grand dani de leurs « proariéi.-.iie , qui eux nlen ont pas mené large « durant t'occi1 nation V » Tolérance !... Le «pendant» de cette interdiction, sous la domination boche ■— signalée dans nos « Echos d'art» d'avant-hier -âiJ'éil-iteyâ Gand des chansons on rômaiicea. . en langue française. Depuis quelques vingt.ans paraissait à Gand un recueil judiciaire la Jurisprudence Commerciale des Fla idres. Durant ia guerre. son utilité se faisait plus que jamais sentir. "Un jour les abonnés ne reçurent plus rien ! C'étai- la cén- . qui l'on.devine,jntër.iisàil désormais la publication, en Rlandrej du recueil en français. Il pouvait encore paraître à Bruxelles en cette langue, mais ici, bernique!... Il eût fallu une édition flamande à l'usage de quatre pelés et de deux ! tondus. ■ Toujours la même démence imbécile !... M-ais nous sommes aujourd'hui splendidement I vengés. X. X. Bibliographie Enfin ! les voilà revenus, les chers livres de ; confortants! pour nos âmes et précieux à nos in-j telligences ! t En 1913, M. Maurice Wilmotte, professeur à ; l'Université de Liège, écrivait, dans un ouvrage j intitulé « La culture française en Belgique », ces j paroles-prophétiques : « S'ils (les Belges) étaient tout à coup privés de l'adjuvant intellectuel que leur octroie'généreusement la France, qu'adviendrait-il d'eitx?» Le 6 octobre l'hypothèse de M. Wamotte devenait, pour nous Qflàtois, une stupéfiante réalité ; nous, étions séparés de la France et du moi.de, brusquement,privés de tout apport intellectuel, plongés dans des ténèbres qui allé rent chaque jour s'ép'aississant. Et pendant quatre ans, les Barbares mirent tout en oeuvre pour corrompre nos cœurs, aveulir nos esprits, anéantir nos énergies. Nous se"-■plomb e. 'e V. serrer nrour de nous 'es mailles de nos entraves. 'Mais la race et l'éducation avaient déposé er nôtis d'inépuisables forces decésistancé, et nous ! continuions à trouver des encouragements ei des consolations dans les trésors intellectuels que la France nous avait jadis « octroyés généreusement ». et que nous cachions jalousement, à pré t. au fond de nos bibliothèques; Avec quelle avidité, pourtant, no-s aspirions boa ' à nouveau àmêm las sources de la vie intellectuelle françaisè ! Que n'aurions-nous pas donné pour un journal de Paris, ou pour un de ces volâmes à couverture jaune, frais sortis des ; pressas de Lemerre ! La joie de revoir, de manier, de découper et i de savourer un nouveau livre de France, est . parmi les plus profondes que nous ait procurée la libération ! ; Il est à peine besoin de dire que a guei re et ; ses multiples conséquences ont aniiré e: gal-yanisé le génie des écrivajps. "... .-e , ro na -: cie"rs,.dramatisies et philosophes de la,grande nàticn amie, nous apportent sur. ce sujet des : .pages. immoriëUes. Va-,-, poi-r ■ e citer que qucannes ouvrages : les • a - vi fiiiiqvcs, par un aioup de poilus », cinq 'volumes, de récits émouvants, tout , vibnr.t d'héro.-me;- « les As peints j r eux-c.s'», feuillets détachés du journal de quelques. a-dateurs, qui nous font revivre d'inoubliables hea- (j'a goisse et d'etrthousiasme; « les Hiures de auerre de la Famille Valàdier » et le j « Caravûi., /'rail », deux romons d'Abel Her-"j mant, pétillants de verve et d'esprit;.l'« Adju-! dont Benoit'», une poignante histoire d'amour . et d'espionnage contée par Marcel Prévost avec | une maîtrise d'observation, une .puissance de : "style que l'illustre académicien n'avait point en-| core atteintes; voici « le Feu » de Barbus, cette j auto-biographie que le monde entier, — sauf nous, les martyrs bèlgés — a lu avec un "intérêt passionné; yoici Guillaume en vers et contre tous », de Georges Docquois, voici « Flammes de guerre » par Emmanuel Ducros, et « Cris de guerre» par Emile Blémont; voici... Mais ils sont trop, les chérs et généreux livres de France, pour les énumérer tous, et ils trop merVe lleux pour ne leur accorder qu'une rapide mention : ce sera une volupté de revenir longuement à chacun d'eux. & ^ - V- • •• i1 proj;-! d'adresse tii réponse su discours du Irône Le texte du projet d'adresse qui va être soumis aUx délibérations et à la ratification des niemb'res de la Chambre, vient d'être publié." L'adresse débute en exprimant la gratitude du " Elle rappelle ensuite les glorieux exploits de nos armées et de leurs chefs, qui nous ont valu une victoire écrasante. Viennent ensuite des remerciements à nos Alliés,,au pays occupé efà l'attitude de leurs compatriotes, ainsi qu'au Comité nalional. L'adresse aborde ensuite les grandes questions ' qui sont à l'ordre du jour. Elle approuve l'instauration du suffrage universel poa.r les' hommes âgés de 21 ans, même sans passer par la procédure légale «parce que,dit-elle,l'état de guerre a créé,depuis le 4 août 1914, un état de choses exceptionnel auquel- on ne saurait trouver un précédent et . dont'il est imposs.ble d imaginer le retour. » L'administration devra êire réorganisée avec le concours des conseillers du gouvem men , La guerre a arrêté "action néfaste de l'alcool ; il faut profiter des circonstances pour opposer an liéau une barrière infrailchissable. Un grand esprit de tolérance-doit régner dans . le pays pour éviter les querelles religieuses. Il est heuivuxqu ; las organismes actuels con-ti ::nt à subsi r pour assurer le ravitaillement ju p rétablissement d'une vie économique normale. L'c ;alité la plus absolue doit régner au sujet de la question des langues, tous les fonction-naaasdoiven connaître la langue de leur ad-m nisirés. L'adresse approuve pleinement le dis-cours du Trône sur cette question : « s : nands o t le droit d'obtenir qu'il s • ,. is -s m . sures nécessaires pour que cette égalité des langu-s soit une réalité. é a i.i qué les dispositions à pr. ir mmédiatement pour assurer la réalisation de ce programme de justice et de saine union nationale. » i i des crimes abom'nables com-: . doit être poursuivie sans rémission, oduire des réformes pour rapide et peu coûteuse des affaires tiia'ieuses. l'o-ii - . i li.a ice .-créée par l'Allemagne la neutralité de la Belgique ne peut être maintenue. re 1 de la prospé té morale et n e d • e . lie.du Congo doit être une d -a a ai dominantes du gou er- t d. ambres, lue pays est impatient pe iu nt la g ,'rre le -développement de la colonie. • L'adresse rend hommage à l'altitude fière et digne que le peuple a it i furbablement g rdée "pendant "ces années terribles. Il est à espérer qu'il continuera à en être ainsi dans l'avenir. L'a! sse traite é ■ ! ment la quest m de la restauration du pays, celle du commerce et de l'industrie, celle de l'union du capital et du travail et celle du uort d'An ers, Nous en parlons sous rubrique Commerce et Industrie. Pet tes n uvs!!es Des lancii rs a ig'ais accompagnés d'autos blindés sont entrés à Cologne. 300 cavalier - belgt ; sont entrés à Dussel-d.rt, dans la. p a i.i s née sur la rive' gauc -"du K in et se di; i ; a nt-vers Clèves. Ils furent remplacés par de l'infanterie. - A Berlin,' plusieurs colonnes de marins et de soldats armés se portèrent devant-la chancellerie. Un agitateur condamna l'action du£.o-n té exée Hit el réel ma la convocation d'une assemblée nationale. - Ebert a été proclamé président de la répu-blique a'lemande. Il montra les difficultés ^éprouve s pat le gonvi rnement et déclara ne pouvoir, ace :: . r la présidence sans consulter ses collègues.- D'importantes conférences pour le ravitail-■ement o lieu- actu ilement à Londres entre Boret, Clémente) et Hoover. 11 se eu : fii me eue le Président Wilsou visitera les régions dévastées. -- M. Derchamps, secrétaire d'Etat à la mobi-li niiort en . uuice annonce le renvoi à bref s dei, ci es classes. On s'efforcera de démobiliser les autres classes le plus tôt possible de façon à favoriser la reprise de l'activité économique., 1 ie >kn chf e| Spart*:eus ont tenté un véritable coup de_ force contre le gouvernement Eb-rl" Las deux parties disposaient de troupes armées de mitrailleuses, de fusils et de grenades. Feuilleton du o 19 Lia jVIèrtQ air e ROMAN PAR MAURICE MOiNTÉGUT Pendant le repas, comme chez les Français, à la a ê.m nu sa . ■ ..<>- nonces On: vait bien qu'en ma' te cime l-i querelle reprend i i aussi viole.. les uns étaient las, Ifs au l'es a. liant des lisems pour dissimuler leurs secrètes pensées. ( 'atz était l'homme de la forêt, à manier la ha lie, ses bn- éi .t dei nu- ux c.r me des brandi •<; à se ployer sur la sci genoux tors comme des racines. Il promenait dans son é, i; lie fama d«s c pe. envoles et des si i e 's anciennes. Il avait- emprunté au désert l'âme froide ment féroce des Peaux-Rouges ; puis soi ent ice n l'avait s prédestiné à l'e.v i des vertus clmri blés. A douze ans, il roulait les ports canadiens vivait de rapine ou de nieiitra s, ,,s nom ramassant plus de coups que de cioùtes d# I pain, subsis tant dans l'unique espoir de se venger quand il serait homme Son nom était peut-être un sobriquet mérité par ses instincts chapardeurs. Il ne savait, pas au juste. Pourtant, il racontait volontiers que ses parents, qu'il n'avait guère connns et qui l'avaient égaré quelque soit de ribote, . un but mal défini. II ne leur.conservait aucune i reconnaissance, mai-. ,-uivant tes besôina" se j réclamait pourtant de la patrie allemande. . En réalité, ce n'était qu'un de ces. mille : aventuriers abattus sur la Nouvelle-France ' comme des mouches d'été sur les étals de viande ; bons à tout," bons à rien, souvent j braves, toujours da ngereux. Un'renaous de ia deitinée l'avait poussé en Acadie ; il s'était fait embaucher par Griifeld su arguant de son titre de eompratiote. Depuis deux ans, peut-être las d'errance et calmé par l'approche d» la quarantaine il . travaillait sur la domaine avec assez de courage et se confondait dans la masse des autre j ouvriers. Hermann ne se montrait un dur j maître ; la vie était facile, avec lui. Catz sem-j blait le comprendre et s'attacher au sol. Pourtant, il iemu. ;i toujours dans sa tète-. l'idée Aie a'uu coup de fortune qui l'enrichi-I rait subitement. En attendant i t réalisation de çe rêve, chaque dimanche, il s'enfermait pour se saouler éperd.umenf." Mais, le lundi matin.'il était le premier debout, le premier prêt à-rei rendre la-besogne. Il avait du tempéramentAussitôt qu'il vit les patrons assis autour de la table, il fila sournoisement du côté des écuries, sortit un cheval, l'attelai'vivement à. une charette basse qu'il remplit de fagots pris au bûcher. Personne né. l'observait ; les domestiques de tous g. mes, cocbets, bouviers, cuisiniers, mangeaient au-.,si, dans leur cantine pêle-mêle avec les ouvriers. Il ouvrit 1 barrière, fit passer son attelage; la ri ferma, puis sVn fut par une allée couverte. Alors.il respira; tien n'était plus à craindre ; il fila sur les mousses au trot silencieux du cheval, poussé du fouet. A l'odeur des pommiers succédaient peu à ■ peu la senteur résineuse des pins et-de* mélèzes, puis les pat tums salés de la grève sonore. Il arrivait son cheval hennit vers la mer dans un app 1 joyeux. | Catz sautai à terre devant la maison I ne.tr.e,.dokt.la i ::te, b- trande av ... empor-I té la clef. Rapidement, il déchargea ses fagots sur le sol, puis les rangeait symétriquement, tout autour de l'habitation vierge7 Le vent soufflait dur, du plein ; de ce.côté, 11 fit la part plus la rge, entassa les bourrées. l'ais il -iia-èta. comtemala San ouvrage avec satisfaction, les m, ins dans les poches. Alors, comme sa tâche était accomplie, comme il ne lui restait rien à taire, il s'assit sur une match» du perron de uois, alluma sa pipe et réfléchît, Tout allait à souhait, l'avenir s'annonçait, plein de bonnes promesses. Il avait eu raison \ de venir eu ce pays, rie s'yjmn u ter à la façon des cancre- dans- le sable; d'y patienter. - Bieniot l'occasion allait se présenter de venger dans ie sang son enfance soulf. ante, sa . jeunesse humiliée; mieux encore: avec un peu . d'adressé et.de touv de main, l'heine sonnait pour lui des g uns inespérés ; il n'aurait qu'à se. bais.-.er pour i amasser. Entre les ijii .ogneet les Qriffeid, c'était en dépit de t ut, une guerre passionnelle qui s'allait déclarer. Allemands ou Français, eertains obéissaient à de nobles sentiments peut-être déformés, estimables pourtant; à la voix de l'honneur, à l'amour de la patrie cunes. Mais, d'un côté comme de l'aune, a rsonne ne songeait à tirer un profit de l'imminente bâgarre (Jette part lui revenait de droit pour ce simple moi if qu'il se l'a t tibuait et qu'il était le "seul qui pensât à La convoiter. II fallait simplement agii vite, choisir avec soin, et disparaître aussitôt aînés Dn coup de flibuste, quni ! Cela le connaissait. Enfin, à "quarant ans, ce n'était pas trop tôt : il allait pouvoir promener des allures de roiitie: dans les'bars de Québec ou même de New-York, à Son oùt. Car on méditait., sur les Bricogne, des choses fabulcu-cs. Tout n'était pas légende, il uevait y avoir du vrai ; la moitié suffisait à de plus ambitieux que lui. On div.î ; - . dans 1-s raves de l'habitation française, se cat liaient des barils pi- ins d'or, des .monnaies auxeffi ies des rois trépassés depuis deux cent, ans: réserve familiale jamais diminuée, toujours accrue par l'épargne des générations successives. 1 suivre.j

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Gand von 1856 bis 1923.

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