Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 07 Oktober. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Konsultiert 06 Dezember 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/wp9t14w85j/
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fifpreredi 7 octobre 1914 5 centimes le numéro 58me année — N0 280 mr ^wr ^ir bbê m$m w iss^sr maorirnseat ssbsbmm v I ^ abonnemsnts : RÉDACTION & ADMINISTRATION : ANNONCES» BKWHQOl: 15 frwo. par an ; 7-50 fran»ïei!rrfx moi. ; 4fraaea»c«rtn* «aie a RUK DE FLANDRE, 8. GAND Pour f étranger, le port en sut ntr.ftpwnwTi œg *°ir le tarif au bai àe la dernière page du journal. I """ I ' ! I i i I Européenne En France ■La grande bataille Communiqué officiel de l'état-major français Bordeaux, 5 octobre, 15 h. 35. I A NOTRE AILE GAUCHE ■Au Nord de l'Oise, la bataille continue très violente et son résultat reste in-■UcK Nous avons dû, sur certains points, céder du terrain. ■Sur le reste du front, rien de changé. Deuxième communiqué ■Lundi, 23 heures : La situation géné-Rle est stationnaire. A notre aile gau-». l'action dure toujours. Dans l'Ar-jgoime et sur les Hauts de Meuse, nous ■ons repoussé des attaques de nuit et de jour. La situation VUE A LONDRES ■Londres, G octobre. — La reprise de ■Bensive par les Alliés a causé ici une Bande satisfaction, car elle indique que l'immense mouvement débordant s'étend de plus en plus vers le Nord. ■La longueur du front de bataille-serait maintenant de près 300 milles. Un sentiment très optimiste caractérise les rapports de tous les correspondants particulière.HtVu.v-ci sont persuadés que la bataille peut encore continuer sur quelques points pce quelques légers échecs, mais que ennemi sera forcé bientôt à se retirer Bits son propre territoire. (Havas). A Mouscron ■Une colonne allemande forte de 4 à SOnO hommes, composée d'infanterie, ■artillerie, et surtout de cavalerie, sui-tie d'un convoi de 220 voitures, a été ■nalée venant de Leers, par Estaim-pan, dans la mâtinés de lundi. ÏA E.stampuis, elle se divisa en deux, lie grande partie de la cavalerie se d,ri-la par Luigne sur Mouscron, oii elle ■rrêta à la gare. ■La gare fut complètement saccagée. ■ Allemands firent sauter les voies, ■ipèrent les fils télégraphiques et télé-phpniques.Beur besogne accomplie ils dînèrent ant environs de la gare, puis, la colonne ■ remit en marche et se dirigea vers ■uville-en-Ferrain. oii on la signala ■sant halte entre le village et le Mont Blalluin, situé au Nord de Neuville. ■Pendant que la cavalerie allait ainsi ■niolir la gare de Mouscron, le reste de ■colonne avec le convoi prenait la route le Wattrelos. Elle passa sur la Place, 6ÏÏe fut signalée à 2 heures, au Créti-fcr, se dirigeant vers le Sapin-Vert, ■à, elle prit la direction de Tourcoing Riassa par le Tilleul, pour prendre ensuite la route de Neuville, oii avait ttà passé la première partie de la co- ■h croit que ces troupes se dirigent vep Armentières. Les artilleurs français ■ sont les premiers ■ tireurs du monde Daily Express publie une dépêche [S son correspondant à la Haye, don-JN des extraits d'une lettre arlressée Pai U|i officier allemand à un Hollandais k ses amis. ■et officier, qui fut légèrement blessé Bb de Châlons, écrit : journée devant Châlons a été la B8 chaude que j'aie vue dans cette ■'ft', bien que je me sois trouvé à Beëe, à Namur et à Longwy; je me ■Bande vraiment comment il est pos-B™ que je sois encore en vie. B^ous bombardâmes pendant des heu-P avec notre artillerie lourde, la posi-PÇ" des alliés près de Châlons, et les Pflçais ripostèrent avec une précision traordinaire. Je ne crois pas que trois ojectiles sur cent aient manqué leur '■ i^eur feu fit un véritable carnage rnu nos hommes. Les, Français ont Montré qu'ils étaient les meilleurs eurs du monde. Quand nous en arrivâmes à cette "clusion que nous ne pouvions pas réduire au silence les batteries françaises par le feu de notre artillerie, nous décidâmes de les attaquer à la baïonnette, car on croit couramment dans l'armée allemande que ni les Français, ni les Anglais, ne sont de taille à résister à une charge n la baïonnette des Allemands. L'événement a prouvé que c'était là une illusion complète. Deux de nos régiments, le 54me et le 76me, reçurent l'ordre d'enlever la position des alliés en en faisant l'assaut. Nos soldats se ruèrent en avant en chantant l'hymne national allemand et en agitant leur coiffure, et quelques-uns en criant adieu, comme s'ils pensaient qu'ils ne reviendraient pas. Grâce à leur excellent service d'éclai-reurs aériens, les Français furent informés de notre mouvement : ils nous attendirent, dissimulés derrière des sapins, et bondirent sur nous tout à coup avec un élan terrible et une bravoure extraordinaire. Il y avait des zouaves et des turcos parmi eux. Ces démons noirs sont de terribles combattants, et un zouave, avec la baïonnette au canon de son fusil, est un être trop formidanle pour qu'on puisse le dépeindre. Après avoir décrit le combat dans le bois de sapins, l'officier allemand dit que l'artillerie française acheva ce que n avait pas achevé la baïonnette et que las Allemands se retirèrent en désordre. De mon régiment, dit-il, soixante hommes seulement battirent en retraite avec moi, et del'autre régiment, il ne resta que onze hommes. La plupart d'entre eux étaient blessés et tous les autres avaient été tués. Dans une autre partie de sa lettre l'officier dit : Dans cette guerre, les pertes de tous les côtés sont effroyables. La guerre de Mandehourie, elle-même, à li quelle j'ai assisté, était douce en comparaison. Je crois qu'il y a eu dix fois plus de morts, les cinq premières journées de la bataille de la Marne, que dans les batailles de Moukden et de Liao-Yaug. En Allemagne Le nouveau chef de l'état-major allemand L'agence Wolff annonce que la direction du grand état-major allemand a été confiée au major-général von Voigts-Rhetz.L'Offensive Russe BATAILLE D'AUGUSTOW (Un communiqué officiel) Pétrograd, 5 octobre. — La bataille d'Augustow s'est développée avec un acharnement extrême. L'ennemi occupait une position défensive au Nord du lac VVigry et attaquait avec vigueur de Rachki et de Borjimen, sur la chaussée de Lozhzee-Schiplichki, la première division de cavalerie. Le combat eut lieu à la nuit tombante, les escadrons allemands refusant d'accepter le combat, des charges le cavalerie russe furent ordonnées. Les Allemands se jetèrent en arrière et se iébandèrent avec de fortes pertes, entraînant avec eux leur .infanterie de soutien. Raigsod, Kalvaria et Mariampol furent Dccupés par nos troupes. Sur la rive gauche de la Vistule, des :ombat:s de peu d'importance ont eu lieu dans la région de Kielce. Dans les Karpathes, nos troupes sont lescendues dans la vallée de la rivière STagyap. Un détachement autrichien à Hikulines a été repoussé et a perdu des :anons et des mitrailleuses. (Havas.) Le combat d'Ossowetz Pétrograd, 5 octobre. — On donne les létails suivants sur le combat d'Osso-,vetz . Les Allemands n'ayant aucune autre /oie pour s'approcher des forteresses, l'engagèrent sur la route de Grajévo. Juand ils furent à une distance de 14 kilo-nètres, leur artillerie 11e put s'aveuturei plus avant, le terrain devenant marécageux. Ayant ouvert de là un bombarde-nent acharné, l'ennemi lança en avant 'infanterie, avec de nombreuses mitrail-euses, qui s'approchèrent de la place ïorte à six kilomètres. Les Russes firent alors une sortie et, profitant des voies que l'ennemi ignorait complètement, ils enveloppèrent les deux ailes qui étaient persuadées qu'elles occupaient toutes les routes praticables et ne s'intéressèrent |u'à la forteresse. Lorsque le mouvement débordant fut révélé, une combat furieus îclata, dans des conditions très défavo rables pour les Allemands. L'artillerie de forteresse les décimait sur la route ouverte tandis que l'infanterie russe, par une iusillaae infernale, dévastait leurs ailes Le combat dura 36 heures et se termina par une débâcle allemande, qui dégénéra bientôt en déroute dcsorelonnée sur la route de Grajévo. Les Russes s'emparèrent de toute l'artillerie embourbée. (Havas.) ~ En Russie f' Pourquoi les alliés ont-ils annoncé ee qu'ils ne feraient pas de paix 68 séparée ? ,l O11 écrit de New-York au Daily Tele-e" grapli : lle II vient d'arriver ici, un Américain ^ établi en Russie, propriétaire d'une fa-j brique d'armes importantes, M. Victor Lossen. Il est chargé d'une mission commerciale par le gouvernement russe. Il a déclaré à eles journalistes, qu'un e ministre russe lui avait raconté, que le 118 Tsar avait reçu un télégramme de l'em-pereur d'Allemagne, lui demandant de retirer ses troupes et de faire des propo-sitions de paix. Le Tsar communiqua le ir~ télégramme à Londres et à Paris, le len-"s demain, les Alliés signaient leur déclara-<v tion, et dans un discours public le Tsar annonçait, qu'il ne signerait la paix qu'à re Berlin. es D'après M. Lassen, l'armée russe est 118 parfaitement équipée, il y a 2 millions d'hommes massés elerrière Pétrograel m et 6 millions marchent sur l'Allemagne l'e et l'Autriche. Le Tsar est devenu très populaire. "s Pour la première fois depuis des siècles il peut se mouvoir librement, sans au ue cune crainte d'attentat. Il se montre en ue public sans garde.du corps. 2 En Belgique ^ Autour d'Anvers les Anvers, 5 octobre, 23,26 h. — Officiel : « Une lutte très violente a eu lieu sur re, toute la ligne. La situation est inchangée. » us % de Ce sont surtout les forts de Lierre, de 'ai Waelhem et de Wavre-Sainte-Catherine Je qui ont été, tous ces jours-ci, attaqués bs, par l'ennemi. Ils défendent la Néthe, qui [le est elle-même, par sa largeur et grâce le aux inondations, une excellente ligne de défense, depuis Rumpst jusqu'au delà de Kessel. Les forts de la ligne avancée à l'Est, au Nord et à l'Ouest, n'ont pas encore été attaqués. Malgré les trois ou 3r quatre corps d'année, dont les Allemands disposent en Belgique, il ne sau-c_ rait être question pour eux d'investir le camp retranché. Ils portent tout l;ef-fort de leur artillerie contre d'un des secteurs, en vue de faire une trouée qui leur permette d'approcher des forts de la seconde ligne, et de la ville. La résistance, préparée d'ailleurs de-I puis longtemps, se poursuit avec une énergie extraordinaire. [le Un appel aux hommes valides -in L'agence Havas communique la dépê-llt che suivante : " Anvers, 6 octobre. — Le commande-£e ment militaire d'Anvers fait appel aux ri- jeunes gens pour qu'ils se rendent dans la la position fortifiée d'Anvers. L'intérêt de la défense nationale exige impérieu-sement que notre armée régulière soit se renforcée, je fais, dans ces circonstances, iî- dit le commandant militaire, appel au 11. patriotisme des hommes valides de 18 à n* 30 ans, pour qu'ils prennent service élans nos troupes régulières et s'engagent ell comme volontaires pour la durée de la guerre. :re Slir fe font el La Nèthe n'est pas franchie s.) Du Matin » d'Anvers : Lundi soir, à cinq heures et demie, es nos troupes tenaient la rivé nord de la io- Nèthe sur tous les points, en dépit des attaques réitérées que l'ennemi avait ^re dirigées sur celles de nos positions qui ~Q' longent cette rivière. 0_ La vaillance de nos soldats 11e se er dément pas et le tir de notre artillerie :a_ est toujours merveilleusement précis. Pour n'en citer qu'un exemple, nous jl rappellerons le cas que voici : Les Aile-ce mands venaient de mettre en batterie nt une mitrailleuse dans chacune des mai-ue sons dominant un point qu'il ne nous 'e~ est pas permis de désigner. Aussitôt i"es l'infanterie fait prévenir le commandant nt de la batterie la plus proche. En deux nt coups exactement, les mitrailleuses fu-ux rent réduites au silence et les bâtisses '°e qui abritaient les Allemands défoncées. rte Ce tir précis n'a pas manqué de stimuler ne le zèle de nos troupiers. es. Sur l'ensemble du front, le eluel el'ar-na tillerie s'est poursuivi pendant toute la journée avec une violence extrême. L'ennemi cependant 11'a pu conquérir il_ aucune de nos positions. Tout espoir nous est permis tant que la situation I actuelle pourra être maintenue. La victoire est pour nous une question d'en-, dùrance. : Sur les rives de l'Escaut. Dans le paj-s de Termonde. Lundi la bataille a recommencé sur , les deux rives de l'Escaut. Dès le matin ltj canon se faisait entendre dans les r eji virons ele Berlare. L'artillerie ennemie semblait avoir pris position sur le territoire de Schoonaarde. Ce qui restait . debout de la fabrique Vertongen, à Termonele, a été consumé par l'incendie. Suivant le conseil donné par les autorités militaires, les habitants de Berlare et environs ont évacué leurs maisons. A Appels. • Un combat d'artillerie acharné s'est livré luneli à Appels; les slirapnels et r itbus tombaient jusqu'à proximité de 1 Donck. Les Allemands semblaient avoir pour but, uniquement, de causer autant ' de elégâts ({ne possible sur la rive gauche 5 de 1 Escaut. Ils ont éprouvé des pertes l sérieuses. Dans le camp belge il y eut quelques blessés qui ont été transportés à Gand. A Wetteren Les malheureux blessés et malades 1 que nos ambulanciers ont été prendre à Alost, il y a quelques jours, ont été transportés, comme on a pu, vers d'autres localités. Et ce fut 1111 spectacle lamentable : des gens opérés depuis à peine quelques jours et qu'on a dû pour ainsi dire : arracher de leurs lit, geignant, hurlant r de douleur. Blessés civils, tous victimes des balles et des obus allemands. Lundi matin la canonnade faisait rage du côté de Wichelen. Vers midi 3 le silence s'est rétabli. ^ * La santé du g'énéral Léman. i Mlle Marguerite Léman, actuellement 3 à Coxyde, a reçu, il y a quelques jours, 3 des nouvelles de son père et ce d'une i façon étrange. 3 La carte qui lui a été remise a été 3 troiivée, avec d'autres lettres adressées 1 à des femmes d'officiers, sur un officier prussien, tué à Hofstade. Le général Léman, actuellement à r Magdebourg, est guéri de ses. blessures de shrapnell, mais continue à cracher 3 du sang, ce qui provient de ce qu'il i a respiré des gaz nitreux développés par 3 la picrite des obus. Depuis 15 jours Mlle Léman n'a plus - de nouvelles do son père. Lettre ouverte à M. le lieutegant=général Clooten. Gand, 6 octobre 1^4. Mon Général, Les bureaux de la « Censure » ont fait s « sauter » deux articulets, qui eussent dû t paraître dans les numéros du Journal de Gand, én date^respectivement des 4 et 5 octobre. Nous en « appelons » devant vous de ces : décisions, qui nous ont surpris et que nous 1 ne voulons laisser passer sans protester. 1 Nous ne saurions, vous ne l'ignorez pas, 5 admettre la censure en principe. Elle est contraire à nos habitudes, à notre tempérament, à nos mœurs et même — affirment 1 les jurisconsultes les plus distingués — à notre loi fondamentale, la Constitution Belge. Il vous a plu l'imposer aux journaux s gantois; nous nous soumettons avec cette ' résignation, mêlée de philosophie et de bonne grâce, (jui est le propre de gens qui ne sont pas libres... Et nous faisons de ' notre mieux! 1 Mais nous croyons être fondés à faire 3 appel à notre bienveillance, à votre esprit t de justice et à votre clairvoyance, à éclairer ; votre religion, quand une décision prise à l'ég:ird de la presse ne nous semble pas justifiée, comme c'est le cas en l'espèce. Eu agissant ainsi,nous venons « plaider » 3 devant vous non seulement un peu notre procès, mais celui de tous nos confrères... s parfois opprimés ou vinculés I Et nous vous faisons aujourd'hui l'arbitre de la justice et du bon droit de notre 3 cause commune et particulière! Nous avons toujours cru que la censure s avait, pour but d'empêcher les indiscré-t tions ou la propagation de nouvelles I fausses; de mettre des entraves au zèle parfois immodéré que nous pouvons appor-s ter à instruire nos lecteurs, dans l'exercice de notre sacerdoce; de faire en sorte que s l'ennemi extérieur ne puisse,grâce àquelque , maladresse de notre part, profiter de ren-r seignements que nous aurions publiés à la légère; peut-être même d'empêcher les paniques. Ainsi comprise, la Censure a eu un but il militaire — et par conséquent patriotique ; — devant lequel nous nous inclinons; c'est le « salus reipublicoe suprema lea esto » des Romains. Mais en dehors de cela, et moyennant a ces réserves.uous nous considérons com me libres de penser ce que nous voulons, de publier ce que nous pensons, libres — comme au bon temps de la paix! — de vivre comme des citoyens belges, libres d'exprimer nos opinions en toutes matières dans la forme et de la manière que nous jugeons convenables sans avoir à tenir compte, dans la manifestation de ce qui constitue notre individualité, d'autre chose que d'être sincère et loyal, ce qui est notre préoccupation de tous les jours, nous vous prions respectueusement de le croire. Et s'il nous plaît parfois de nous en ; prendre aux opinions purement philosophiques, politiques, morales ou même religieuses de nos concitoyens, nous estimons pouvoir le faire avec cette même i liberté qui est garantie, pour nous répondre, à ceux qui ne partageraient pas notre manière de voir, ou que nous taquinons. Il semble que nous nous soyons trompés! Je passe rapidement sur l'entrefilet concernant les « mines anglaises », supprimé dans le numéro de lundi, bien qu'il eût paru, sous des formes diverses, dans maints autres journaux. En ce qui concerne cet article, il doit exister un malentendu ou une méprise; et nous passons volontiers condamnation! Mais il en va tout autrement de notre note de dimanche. Nous nous y sommes permis de critiquer l'attitude peu courageuse de certains bourgmestres, qui abandonnaient leurs administrés à l'heure du péril. Nous avons ajouté — ce qui était strictement vrai — . que nous avions relevé dans certaine commune — que nous ne citons pas, mais dont nous tenons le nom à votre disposi-' tion — un avis manuscrit inséré au bas d'une affiche témoignant que les dits administrés avaient assez mal pris la . « fugue » de leur maïeur, et qu'ils le lui feraient voir! Jusqu'ici, tout sera bien, je pense, et ' nous serons tout à fait d'accord, n'est-ce ; pas, mon général?. i Nous avons même pris la liberté de dire que le fait s'était passé dans une commune « très catholique des Flandres ». C'était, croyons-nous, notre droit strict-, 1 et ce n'est pas parce que « plus ou moins catholique » que le bourgmestre dont s'agit ne mériterait pas d'être blâmé pour sa peu courageuse conduite doublée d'au ; manquement grave à ses devoirs! Cette opinion, mon général, n'est pas [ seulement la nôtre, mais celle de fort bons catholiques que j'ai eu l'honneur de voir et d'entendre; pas de circonstances atté- : i nuantes dans l'espèce! l Soyez convaincu du reste que même s'il , s'agissait d'apprécier la conduite d'un bourgmestre « anticlérical » — fût-il de nos amis — gui ne serait pas resté à son poste, notre appréciation à son égard ne 1 changerait pas d'un iota. Le code militaire comme le code... civil doivent apprécier de manière identique un « abandon de poste ». Ce n'est donc pas pour cette raison encore je veux l'espérer, qu'Anastasie a 1 promené ses ciseaux fureteurs dans mes notes de la journée. Nous n'oublions pas du reste que la Censure est « militaire », c'est-à-dire neutre pas essence; et que ceux qui l'exercent, n'ayant pas dépouillé leur qualité de . soldats, ne sauraient à aucun titre « se jeter dans la mêlée des partis »1— pour nous servir de l'expression fameuse et consacrée d'une circulaire ministérielle sur la matière. [ Dès lors, comme ce n'est pas tout ça , qui a entravé la publication de l'article, ' nous en sommes venus à nous demander si la phrase suivante ne nous avait pas valu la sévérité de nos censeurs : « la malice | populaire a dès ores qualifié ces bourgmestres (que nous blâmions) de l'à-peu-près « froussards de la mort! » C'était un « mot », Général, et rien de [ plus! Nous ne pouvions supposer un seul J instant que la susceptibilité de quiconque t eût pu en prendre ombrage—si ce n'est de ceux qui ont réellement mérité cette appellation. „ Sur mon honneur, mon Général, c'est ^ ceux-là seuls que nous avions visés, et [ nous n'avions pensé à aucun autre! Et je ne sache pas que la malignité publique eût pu voir dans notre modeste a prose autre chose que ce qui y était réelle-~t meut exprimé. La lecture de l'articulet ; entier — qui vous parviendra en tiré à 2 part en même temps que la présente — j vous en convaincra aisément! Dès lors, et sans entrer dans de plus ' longues explications — car nous n'enten-a dons donner de leçons, fût-ce de droit constitutionnel, à personne et à vous moins qu'à tout autre, nous nous permettons de croire que, dans votre haute .. impartialité et même par pur esprit de justice, vous autoriserez l'insertion, en g entier — et eu post-scriptum — de l'articulet incriminé. s J'ai l'honneur d'être, mon Général, votre respectueux Roger Th. e collaborateur au Journal de Gand e Ci la note en cause : e Dans une petite commune très c^tho-a lique des Flandres — que nous ne cite-s rons pas — était apposée une affiche do l'autorité communale, signée du 110111 du t bourgmestre. Une main facétieuse avait ® ajouté au crayon au bas de la signature : 's tôt de aanstaande kiezingen ! , Le maïeur en question, donnant en t cela un déplorable exemple, avait en 1- effet pris la pouelre d'escampette, et ne >, faisait plus dans « son » village que de :s courtes et timides apparitions. ^ Ses concitoyens électeurs sauront s'en ;s souvenir', à ce qu'il paraît. Que cela serve is d'exemple à maints autres de ses pair reils, que le malice populaire à dès ores 11 qualifiés de l'à-peu-près «froussards de la mort ». ts * ■ Notes de la journée ie 1_ Mardi, 6 octobre. n ie Nous nous entretenions ce matin avec 1_ un magistrat faisant partie du ministère e public. Il se plaisait à constater — ce que nous avions déjà fait personnellement — s- combien la population se conduisait bien depuis le commencement de la guerre. C'est un fait qu'il importe de signaler et II dont il convient de féliciter nos conci-ls toyens. Sans doute, le nombre des procès-ver-1_ baux a diminué dans une certaine mesure ls par suite de l'absence de la gendarmerie en de nombreuses circonscriptions, ou de re la circonstance qu'elle est absorbée par l'accomplissement de tâches multiples — :r notamment la défense du territoire.D'autre ls part la police a été réduite dans les villes rs à sa plus simple expression. ls Mais il est incontestable cependant que l'on rencontre peu de pochards, et qu'une Ie fois que le fléau de l'alcoolisme est enrayé, !s aussitôt la criminalité est réduite dans une notable proportion. Ce n'est pas nous qui ls nous en plaindrons. Js C'est ainsi qu'il y aura cette année ™ | beaucoup moins d'affaires correctionnelles III j et que le tribunal de simple police a pu ne i siéger qu'une fois en septembre, et ne | tiendra également qu'une fois audience :e i en octobre. I- * re ! * * j. | Une circulaire de M. le ministre de la ; Justice, adressée aux magistrats, les convie l- i les vacances judiciaires étant terminées, jg ; à rejoindre le siège de leurs fonctions. lt ; Et la circulaire ajoute ce qui suit : « Je ]r me plais à croire que, dans les circons-d tances présentes, les membres de l'ordre ■ judiciaire auront à cœur de donner tous, ls 1 comme ils le doivent à l'honneur de cet ls ordre, l'exemple de la fidélité à leurs jr * devoirs ». I Seule une « véritable impossibilité matérielle » de rejoindre leur poste pourait ;j justifier leur absence; ce que la circulaire n laisse à chacun le soin d'apprécier en [e conscience, « sous sa responsabilité per-n i sonnelle ». le Semblable circulaire aurait sa raison d'être... ailleurs plutôt I il * * * ,e Un huissier a été ces jours derniers le héros d'une aventure peu banale. Il était 11 appelé à signifier un exploit dans la com-a mune de M..., occupée par les troupes :s belges, une société ayant son siège dans la dite commune. 'a On sait que la loi exige que la notifica-:e tion de l'exploit se fasse, pour être valable, ^ au dit siège social. Or il se faisait que 'e l'immeuble où était situé la société non 'e seulement était vide de ses occupants, lr mais était gardé par nos soldats. ^ Arriver à destination fut tout d'abord 'e toute une affaire. Mais il fallut en outre ramener dans l'immeuble le concierge, ra qui était détenu au village. Après bien de e> pourparlers, le concierge fut mené par er ses gardiens jusqu'au siège social, où îs l'huissier lui remit son exploit avec les -e formalités d'usage. »" Puis un chacun retourna vers les es avant-postes, où le prisonnier, porteur de le pièce, réintégra son domicile forcé, ^ tandis que l'huissier regagnait ses-pénates. I * ui i * * Je Un soldat français, qui avait été sur le -je front et qui avait étéjblessé, nous narrait \ la manière pittoresque dont les braves « Turcos » s'y prenaient pour prendre leurs sj. prisonniers et les empêcher de s'évader. e): Ils commencent par mettre sur le dos de leurs prisonniers tout leur fourniment, (-£ y compris leurs « godillots » — car les £e ; Turcos se déchaussent toujours pour com-e_ ! battre. Ils gardentévi demment par-devers \ eux leurs armes. à I Puis ils coupent... tous les boutons de la culotte de leur prisonnier, et le forcent | à marcher devant eux. « Ne pas courir »! lls : s'exclament-ils en montrant, dans un n_ large sourire, une double rangée de dents splendides. us Le procédé est ingénieux, et l'emporte de loin sur certaine « manière forte » de (.g leurs adversaires! (je Roger Th. I ABONNEMENTS lld Le prix d'abonnement au Journal de Gand, pour le ;e~. dernier trimestre de l'année ^ courante, est RÉDUIT A m" DEUX FRANCS. Les abonnements doivent eu | être pris dans nos bureaux, en 1 7 ne | rue de Flandre, 3.

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Gand von 1856 bis 1923.

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