Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 21 März. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Konsultiert 24 Januar 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/z892806p6x/
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Samedi 21 mars Î91'i 5 centimes îe numéro 58me année — N° 80 ABONNEMENTS : RÉDACTION & ADMINISTRATION : I ANNONCES» BELGIQUE: 15 Iranos par an ; 7-50 francs pour six mois ; 4 francs pour trois mois RUE DE FLANDRE. 3. GAND Pour l'étranger, le port en sus ' TÉLÉPHONE 665 ^°'r le tarif au bas de la dernière page du journal. I La Cruauté Théologique Les grands augures de l'orthodoxie, qui 90 demandèrent autrefois, sans galanterie, si la femme possède une âme — question sur laquelle ils ont apparemment reçu depuis tous leurs apaisements — vont-ils se préoccuper aujourd'hui de savoir si les bêlera en ont une ? ^ Un intéressant et piquant débat w -est, en tout cas, amorcé entre deux prélais d-ont la querelle fait grand tapage. C'est un chanoine de Mali nés qui a commencé, M. Appelmans, professeur die morale au séminaire. La morale de ce saint homme ne va pas sans rudesse. Il est, à l'endroit des animaux, totalement dépourvu de mansuétude. Sa doctrine, qui semble inspirée des Aptretés de l'ancien Testament, est résumée ainsi par un confrère : - L'animal n'est en rien notre prochain, no-Ire semblable... Nous pouvons le tuer et. h plus forie raison, le faire souffrir par pur délassement... Et s'il y a lieu de s'opposer h certains ! aies de cruauté, ce n'est pas parce qu'ils renferment Quelque* malice, niais <\ cause du danger do devenir cruel pour les hommes... Le ! Savsan flamand donne la note juste : il ne s'expliquerait pas l'émoi de la Société protec-Iricp qui nous signale cette « abomination » : ! le chien de son voisin n'est nourri que tous les 1 n\ jours, o\ encore an pain et à l'eau, pour traîner régulièrement des charges de 150 kilo-! grammes au minimum. « Chien de. race ! s'écrie-I rail le paysan. C'est ù. primer, à-propager. L'a-| dresse ? » Mesdames, on peut faire souffrir vos toutous par délassement, ça n'a aucune espèce d'importance, Charmante nature, n'est-ce pas, que celle de ce chanoine ! Peut-être a-t-il trop oublié le précepte : Ne faites jamais aux autres... Sa boutade a suscité une indignation profonde chez tous ceux qui nourrissent quelque sympathie à l'égard de «nos frères inférieurs ». Et certain archevêque, dit le Malin en félicitant le contradicteur de M. Appelmans. suggérait discrètement que celui-ci connût pendant quelques jours le sort, le triste sort de ce chien flamand, vaillant et si peu exigeant, dont il parle avec un détachement aussi exquisement évangé-lique.Celui qui a donné la réplique à ce théoricien de la torture licite es! un prédicateur • parisien très connu, M. Bolo. Et sa riposte conïblera d'aise tous ceux qui aiment les j animaux. - Les animaux sont notre prochain, affirme , le prélat. Ils ne sont pas exclus du bénéfice du i généreux mystère de la Rédemption. » Je possède un cheval anglo-normand qui boite a ses heures, des chèvres nubio-alpines qui sont des outres à lait, un chien briard j broussailleux et vigilant» un»? .smala tou- • jours grandissante de chats siamois : tout ce monde me regarde avec des yeux que je îi' retrouve pas ailleurs. Mes meilleurs amis, qui sont du reste exquis et que j'aime à tort- et à travers, auraient fort à faire pour me rendre autant d'affection que mes bêtes, grosses ou petites. i « comment voulez-vous que je ne les aime i pas ? • » Ceux qui élèvent des enfants ne leur fonl pas assez remarquer la bonne volonté et l'ar- 1 deur que l'animal met à nous servir aussitôt ( qu'il nous a compris, et son attachement pour i nous aussitôt que nous lui faisons du bien. Les enfants seraient plus humains pour les bêtes, s'ils connaissaient mieux leurs qualités ; ils ne les feraient jamais souffrir s'ils se rendaient compte de leur sensibilité. « Oet Age est sans pitié ». parce qu'il n'est pas averti. Et combien ils eu deviendraient meilleurs ! Je ue dis pas, comme d'autres, qine plus je connais les hommes, plus j'aime les bêtes : c'est lfc une parole égoïste et impie. Mais, tout de même, lorsque j'entends quelqu'un s'écrier avec dégoût ou colère : «Quelle sale brute!» je suis bien sflr qu'il ne s'agit pas d'un simple animal. » I.u douceur envers les animaux est un symptôme d'affinement moral et la marque d'une âme supérieure. Plus un être est pauvre et humble, plus il apparaît de générosité et de grandeur dans la bonté qui s'incline vers lui. Par contre, l'homme capable de faire souffrir sans nécessité une pauvre bête qui ne peut .se défendre est un homme vil,- dépravé et dangereux. ; l.o morceau est, cette fois, d'un civilisé, il vaut par son accent d'humanité. Mais , i en proclamant que les animaux «sont no-i ic prochain et ne sont pus exclus du béné-,n de la rédemption », M. Bolo a évidemment jeté un pavé de fort calibre dans la « ; mare aux grenouilles théologiques. Voilà du pain sur la planche pour les casuisles, | qui vont pouvoir ergoter h perte de vue. | Accordera-t on, n'accorde ra-t-on pas une ame aux bêtes ? L'accordera-t-on h toutes, I quelques-unes seulement, sg^on le de- Pou in.,,». !.. ; . ri -1 r» lîré tic conscience appàréntè qu'on p€u( discerner dans leurs actes ? Admettra-t-on | ce qu'il y a de méritoire dans le destin r I douloureux et la résignation philosophique <i du cheval de fiacre ? S'il y a une Provi- < dence, en effet, peut-on imaginer qu'elle r l fasse souffrir les bêtes sans les dédomma- , ger, alors qu'elle promet aux hommes tant |. J de compensations ? • L| Supposer cette iniquité est d*éj<\ impie-.• e Et si le chien possède une âme, la vipère, la belette et le puceron en ont-ils une ? r Graves problèmes, qui peuvent aboutir h une façon de 1789 orthodoxe, ni plus ni . moins, au profit des animaux qui ne seront p d'ailleurs pas plus fiers pour cela. Quoi qu'il en soit, et tandis que les au- n ~ g lires vont passer leurs veilles à élucider 11 ' ces problèmes ardus, retenons les paroles 11 du prédicateur français, qui s'inspirent de j, * ce sentiment de solidarité humaine dans lequel doivent communier tous les hommes i: 3 de bonne volonté, croyants et incrédules ' « La douceur envers les animaux est un symptôme d'affinement moral et la marque -d'une âme supérieure..;*L'homme capable 11 de faire souffrir sans nécessité une pau- (1| vre bête qui ne peut se défendre est un homme vil, dépravé et dangereux. » C'esl (, au chanoine professeur de moralie de Ma-lines que ce discours s'adresse, et. c'est ur '< coreligionnaire écouté, un saint prédicateur ij qui parle. Efce qu'il dit, nous ne le lui ll avons pas fait dire... . — <». * V ECHOS i^es deux justices. On a vu, dit le Peuple, que le banquier De Coene, qui tua, rue Royale, deux hommes inoffensifs a été autorise à quitter la prison pour quelques heures le temps nécessaire pour se rendre à Alost où sa femme, très malade, réclamait comme une dernière faveur, sa présence... * « Voilà de la part du juge d'instruction, un beau geste d'humanité, bien fait pour relever un peu le prestige de Dame Justice... laquelle en a tant besoin. Il y a quelques semaines, une pauvre mère se mourait dans un faubourg de l'agglomération, à 15 minutes du temple de •Thémis, tandis que son fils, un jeune ouvrier, était détenu sous l'inculpation d'avoir volé une garniture de cheminée. Or, c'est en vain que le malheureux prisonnier, le cœur affreusement déchiré, i mendia quelques minutes de liberté, j Et la vieille maman mourut, sans que le baiser d'adieu du («voleur» qui était son , fils n'adoucît son agonie! | Jésus avait dit: «Tous les hommes sont frères... » WVV Bourgmestres belges è Paris. Nos bourgmestres de Bruxelles, Anvers, Gand et Liège se rendront à Paris, à la fin de mai ou au début de juin prochain. Ils. sont invités par l'édilite parisienne à de grandes fêtes où ils rencontreront les représentants des municipalités de St-Pétersbourg, Moscou, Londres, Madrid, Séville,. Cordoue, Tolède, Amsterdam et La Haye. ~LA CHAMBRE Fin de la séance de frudi M. BERTRAND ajoute: Une exploitation normale des chemins de fer ne peut s'envisager que sous ce double aspect : être avantageux pour le public, et ne rien coûter au contribuable. C'est dans ce sens qu'il faut s'altacher à résoudre la question. (Très bien ! à gauche.) M. BOLOGNE se plaint de l'insuffisance des voitures aux trains de Liège vers Bruxelles. M. PEPIN signale l'insuffisance du service des vicinaux dans le Borinage. LE BUDGET DES FINANCES La Chambre rejette, par 74 voix contre 56 et 3 abstentions, l'amendement de MM. De Schutter et Lemonnier, au budget des finances. L'ensemble du budget est adopté par 77 voix contre 40 et 3 abstentions. BUDGET DE LA MARINE M. C. ilIUYSMANS insiste pour que le ministre de la marine libelle ses propositions à la loi sur la caisse maritime des pêcheurs, et les envoie à la Commission des assurances sociales. M LE PRESIDENT. C'est au bureau que ces amendements doivent être envoyés. Si la Chambre nous y autorise, nous les renverrons aussitôt à la Commission spéciale. Adhésion. J————wb—■aa———e——■ L'ORDRE DU JOUR Le ministre de l'industrie et du travail étant retenu au S nat, la Chambre décide de discuter demain le projet sur le repos dominical des clercs de notaire; sur la naturalisation, sur les baux ruraux et sur la succession royale. M ROYEIR. Nous sommes d'accord pour autant. qu'il soil entendu toutefois que la discussion sur la succession <ie Léopold II interviendra lors du débat sur l'afiectalion à lui donner. M. LE PRESIDENT C'est entendu. M. CARTON DE WIART. Nous sommes tout ù fait d'accord. LE BUDGET DES CHEMINS DE FER (suite) M. PEPIN réclame la mise à la pension du personnel ouvrier à G0 ans. M. BUYL s'attache à démontrer que nos chemins de fer sont mal administrés, et qu'on opère une confusion voulue entre les dépenses ordinaires et extraordinaires. M. VAN MERRIS signale le mauvais étal de la ligne Wervicq-Mènin. M. MEGHELYNCK émet l'avis qu'il y aurait lieu de voir avancer l'âge de la mise à la pension pour le personnel des chemins de fer. M. LEMONNIER s'attache à montrer la nécessité de réduire le temps des prestations imposées ii diverses catégories d'agents. L'orateur se fait l'écho des plaintes des agréés ■I des brigadiers, hommes de métier. Après de nombreux discours, M. SEGERS prend la parole. Il déclare (pie toutes les observations présentées au sujet de La crise qui. aujourd'hui, est à peu près terminée, démontrent la nécessité d'une transtormalion. Le ministre ajoute qu'il est impossible de songer à une nouvelle diminution des prix des abonnements; ceux-ci constituent sur le tarif u-dinairo une perte de 36 millions par an à l'heure actuelle. A 8 1/4 h., eevant deux membres encore présents, b président commence la lecture des articles.La séance est levée à 8 h. 40. w -~ - Séance du 20 mars "!~T La séance est ouverte à 2 heures. M. SCHOLLAERT préside. LE REPOS DOMINICAL La Chambre aborde la discussion du pro-2t de modification de la loi sur le repos ominical. M. WOESTE. Cette modification est décime indispensable. Trop de grands magasins ont réussi h junior la loi en engageant un personnel pécial pour le dimanche. M. DE PONTHIERE demande l'applica-on intégrale de la loi actuelle aux demoi-elles de magasin. M. BUISSET estime que le projet n'au-a aucun résultat. 11 va porter (tes entraves u commerce. M. A. DELPORTE souhaite 1'a.pplication 0 la semaine anglaise. \I. FRANCK regrette que le projet crée es exceptions. Après une courte intervention de MM. AN CAUWElNQERGH et HUBERT, le rojef est adopté par 115 voix contre une et abstentions. L'ETAT ET LA FAMILLE R-OYALE La Chambre aborde la discussion du rojet relatif aux conventions entre l'Etat 1 les princesses Louise, Clémentine et Charlotte. M. FIvRON demande si on s'est bien as-uué de la nationalité de la princesse Char-)tle. Comment celle-ci est-elle intervenue la succession ? M. CARTON DE WIART. Tout en deve-anf empereur du Mexique, Maximilien a aidé le statut autrichien. L » princesse Charlotte a suivi naturelle-rent le stalut de son mari. Le prince de Ligne a été désigné en qua-lé de tuteur de la princesse Charlotte en ertu d'un décret impérial autrichien. M. ROYER déchire, au nom du parti so-aliste, qu'il s'abstiendra au vote parce ue l'origine des richesses. dont il s'agit =t entachée de tromperies et de crimes bominables. Elles sont, le produit de la spoliation et e l'extermination partielle des peuplades ii centre de l'Afrique et de l'exploitation un nationalisme de mercantis au pré-idice des contribuables belges. AU SÉNAT Fin de la séance <le jeudi M. ilELLEPUTTE dit ensuite : Des projets sont à l'étude. Le ministre les ^posera lors de la discussion du budget extra-'dinaire. Il s'est rendu sur les lieux, et s'il pu constater que les dégâts ont été moins jnsâdérâbles qu'en 1900.il v.slime néanmoins que ;s mesures doivent être prises pour empêcher retour de semblables inondations. Une première adjudication a eu lieu pour les avaux de la Meuse. On nous reproche de op travailler en amont et d'oublier l'aval. Le iulvernemeiLt lait cependant Dour le mieu*. i M. COPPIËTEITS. Ya-t-on relever' les digues ,1 de l'Escaut ? A chaque forte marée, des catas-■r irophes se produisent. s J'évalue* les travaux à exécuter a une somme x de 25 millions. On ne propose que 3 millions. Cest insuffisant. Liège, qui est un centre industriel d'une si n grande importance, est séparée du monde com-g nicrcial parce que le lit de la Meuse n'est pas approfondi ni endigué suffisamment. La discussion de cette question .fera conti-ù huée lorsque le budget extraordinaire viendra devant le Sénat. LA PENSION DES VIEUX MINEURS j 11 Le Sénat reprend ensuite l'examen du projet de loi s occupant de la pension des ouvriers mineurs. M. HUBERT" poursuit son discours. <- Il soutient encore que le travail dans les mines n'est pas aussi malsain qu'on a. voulu e Je faire croire. Il admet que le projet do pension n'entraînera pas une charge de 3 mil-I lions, mais, dit-il, la dépense sera néanmoins - considérable. Gfc serait, ajoute-t-il, une chose répugnante s de laisser à des tiers le soin de faire la preuve nue les mineurs n'ont pas travaillé trente ans s dans les charbonnages ou qu'ils les ont quittés pour d'autres raisons que des raisons de santé - M Hubert croit que le texte détendu par l'opposition aurait pour conséquence de faire abandonner la mine par les ouvriers qui sont encore i valides à 55 ans. UN INCIDENT * M. HUBERT. J'ai le devoir de signaler au s Sénat les inconséquences et les contradictions f du projet de loi qui a été volé par la Cham-i brc. J'ai le courage de défendre nies idées. .! < < prends toute la responsabilité. Je ne suis pas de ceux qui défendent les ouvriers jusque dans leurs défauts I (Protestations a gauche.) Fréquemment, interrompu par MM. Rolland Ilaik'l <'I Coppieters, M. Hubert ajoute : J'avais le devoir do venir exposer mes idées au Sénat. M. HALLET, s'adressant au ministre dés 1 sciences et des arls : Répondez, monsieur Poul-let, vous qui avez voté, la loi h la Chambre. M. l'UULLET prononce quelques paroles inintelligibles dans le brouhaha des colloques. REPRISE DE I.A DISCUSSION i M. HUBERT reprend l'argument de M. Dufrane disant que t'anifiidement était anticonstitutionnel. le Sénat n'ayant pas à r rendre d'initiative en matière de dépenses. La loi est imparfait;. Nous <'n'ons la modifier. On m'a traité de saboteur. Je préfère passer pour un saboteur que pour un être ridicule. M. Max IIALLET. On peut être les deux ! (Rires à gauche.) M. HUBERT termine en émettant le vœu que le Sénat v te l'amendement qui doit donner satisfaction aiux ouvrière mineurs. (Très bien 1 à c droite.) MOTIONS D'ORuuE Différentes motions c 7re sont successive- ' ment présentées piar M. Hanrez au sujet de , l'annexion au territoire de Bruxelles de ter- . rains longeant les installations maritimes. M. HANlvEZ, appuyé par M. IIALLET. demande que satisfaction soit donnée t la Ville de Bruxelles. M. I.II3IOI l.LE demande quand sera déposé le budget de ka justice. M LE PRESIDENT. Quand il sera prêt. M. IIAI .r. 1.0 Sénat exanincra-t-il bientôt le projet de réglementation du travail des femmes cl. <îios enfants? M. HUBERT. Quand on aura pris des décisions au sujet de l'âge de la scolarité. O projet est'lié aux dispositions de la loi scolaire. LA PENSION DES MINEURS (suite) M. LIBIOULLE cite différents exemples de l'inexactitude des chiffres de M. Delmer et. montre les résultats de l'enquête qu'il a faite avec ses collègues au sujet du nombre des pensdon-nables. A Giliy notamment, les sénateurs socialistes niont trouvé que 64 au lieu de 292 pen- < sionnables. « Le ministère de l'industrie et du travail avait inscrit un agent et un commissaire de police parmi les pensionnâmes. La séance est levée. Séa-nce de vendredi La séance est ouverle à 2 heures sous la présidence de M. DE FAVERËAÙ. LA PENSION DES MINEURS • M. LIBIOULLE prétend que les caisses de prévoyance ®ont à même de supporter les charges financières du projet, sauf celles de Mons. ; Il est inexact qu'on ait jamais exercé au- 1 cune pression sur les délégués de l'Etat et des provinces au sein des délégués des caisses de Drévoyancev. Autour du Parlement CONTRE LA DISCOUROMANIE • On s'est toujours plaint. — en vain — du nombre invraisemblable d'orateurs ou de députés qui! e réputenl tels, ayant la manie de s'inscrire en ue de la discussion du moindre projet législatif. Il en résulte que lorsque trois ou quatre parle-' .eu4aires dê.maraue,.l'oreille de la i >s .hanîbre. ont pu se la're entenare, les autres s- arlent généralement pour les banquettes. Mais .;ci ne décourage pas ces bavards impénitents. [e ;ii ne songent qu'aux lecteurs des Annales et i Compte vendu analytique. A diverses reprises, les leaders des diverses ii actions ont essayé de réagir contre cet abus, i- ais ils ont été d'autant plus rabroués qu'on les s vusaij. de vouloir tirer ii eux toute la couverte. / i- Mais nécessité commence à faire loi. a Ce?! ainvi que le groupe socialiste, réuni pen-ant la séance de jeudi, considérant le nombre astreint de séances parlementaires réservées à | i discussion des assurances sociales, a décid< ;t e restreindre ù trois le nombre de se s membres s ; ii prendront part au débat. Ce sont MM. An-'ele, Mansart et Camille Huysmans. Puissent les autres groupes s'inspirer de cet 5 xemple. » 1 LES PARLEMENTAIRES DE LA PAIX I.a Commission belge des parlementaires paci-s jques s'est réunie hier dan, un des salons du 3 ^énat, a l'effet fie discute: l'ordre du jour de la „ prochaine C nférence internaiionale de la Paix, |iù se tiendra, cette année, à Stockholm. e Les délégués beiges demanderont que l'on dis-ig cute les règles de la guerre aérienne, s MM- Ilouzeuù d<- Lehaie et de Saedeleer ont été 2 respectivement réélus en qualité de président et de vice-président. Il a aussi été annoncé que la Conférence de e 1915 aura lieu à San Francisco ou au Canada. NOUVEAUX BELGES Plusieurs feuilletons de naturalisations sont, u en ce moment, soumis à l'approbation îles s Chambres. Sait-on combien il y a religieux et reii* g.euscs dans la fournée des 4U étrangers pour J esquds on sollicite la qualité de Belge Y « 1 rente-six », cesl-à-dirc les trois quarts des naturalisés ! Par un iws'e de pudeur, un certain nombre le ces religieux sont, qualifiés instituteurs ou professeurs. •s L'invasion noire continue. LE POIDS DU PAIN i- Le projet de loi de M. de Ponlhière tondant i reprouver la fraude sur le poids du pain, part I une bonne inspiration. 11 tend, en effet à obliger les débitants de c aain a peser leur marchandise, sur réquisition - Ju client. H Le prix du kilogramme doit être indiqué, '• d une façon apparente, sur un écriteau placé é dans la \ Urine ou ai;-x flancs de la voilure. De r plus les pains ne pourront être livrés que s'ils pèsent, à 5 p. c. près, une livre ou le multiple - u une livre. M. de Ponlhière proposait une tolérance plus ? éduite-, savoir 3 p. c., niais la Section co'n-rale de la Chambre a admis le taux supérie"Ur i de \) p. c. Mais... car il y a un mais, la proposition du .eputé lirgeois n'a pas une portée générale. Elle ne s'appliquera qu'aux communes qui ont \ deia réglementé le commerce du pain. Dans les ' autres, les débitants de pain auront toute liberté de vendre le pain au poids qui leur convient. C'est, ou jamais, le cas de dire qu'il y aura ^ deux mesures et... deux poids. . Le Drame du Figaro L'Affaire Rochette AU CONSEIL DES MIXISIflES Paris, l'.i. — Au Conseil des minis'.rei? qui a eu lieu à l'Elysée, le président du Conseil a in-î formé ses coLègues que M. Monis avait donné sa déanission afin d'avoir toute sa liberté d'ac-: lion pour se rendre devant la Commission parlementaire d'enquête. M. Lebrun, ministre des colonies, a élé chargé de l'intérim du ministère de la marine. La lettre de démission de M. Monis Paris, 19. — M. Moni6 a adressé, hier soir, la lettre suivante à M. Gaston Doumorgue, président du Conseil : s « Paris, 18 mars 1914, » Monsieur lo Président du Conseil et cher ami, » Nos adversaires me poursuivent de leurs intrigues dans le but d'atteindre le Cabinet. Je ne veux pas me prêter à ces manœuvres qui gênent 1 votre marche el l'embarrasse d'attaques dont s je relève seul. D'autre part, j'ai besoin de mon entière liberté pour nie défendre. Permettez-moi donc do vous remettre ma démission en vous l priant d'agréer et de Iransmelfre à tous nos . collègues l'affectueuse expression de a gratitude pour la cordialité qui n'a cessé de présider à notre collaboration fidèle. » (Signé) MONIS.» Ce matin, M. Monis a confirmé cette lettre I" dans les termes suivants : «Paris, 19 mars 1913 «Mon cher Président, » Comme je l'avais prévu, ma situation de ministre est une gêne pour ma défense. Je l'ai éprouvée à la séance d'avant-hier. Je viens « donc confirmer ma lettre du 1S mars en vous priant d'accepler ma démission. » Cordialement, » (Signé) MONIS. » REPONSE AFFECTUEUSE DE M. DOUMERGUE Paris, 19. — M. Gaston Doumergue a répondu VM. Monis; ^ « Paris, le 19 mars 1914. » Mwi cher ami, » Vous m'aviez déjà fait part de votre décision de quitter le ministère de la marine pour répondre librement aux, attaques dont, vous êtes l'objet. Vous me demandez aujourd'hui d'accepter définitivement votre démission; votre situation de ministre étant à vos yeux une gêne pour votre défense. Je m'incline devant votre décision et i'eti conxurends les motifs ; mais je ne' veux pas vous "laisser nous quitter sans vous dire, en mon nom cl en celui de mes collègues, tous nos regrets et sans vous donner l'assurance de ma très vive et sincère amitié. » (signé) Gaston Doumergue.^ AU SENAT Pans, 19. — l.o Sénat, réuni avant, la séance dans ses bureaux, a désigné une Commission de neuf membres chargée d'examiner la proposition de loi votée par la Chambre et tendant à accorder des pouvoirs judiciaires à la Commission d'enquête Rochette. LES SANCTIONS PROPOSEES Paris, 19. — La Commission sénatoriale chargée de l'examen de la question des pouvoirs judiciaires de la Commission Rochelle/proposera au Sénat des peines d'amende pour les témoins défaillants qui pourront, on outre, être contraints par corps. Les faux témoins seraient punis comme en matière de îaux civil. Mais toutes ces sanctions n'interviendraient que par l'intermédiaire do l'autorité judiciaire. POUVOIRS LIMITES? Paris, 19. — Les groupes de l'Union républicaine, do la Gauche républicaine et de la Gauche démocratique sont d'avis de ne pas donner à la Commission d'enquête tous les pouvoirs des juges d'instruction. Ils seraient d'avis de limiter ces pouvoirs judiciaires au droit de punir les faux témoins. *, -^A LA COMMISSION D'ENQUETE Paris, 19. — La Commission d'enquête sur l'affaire Rochette a décidé de siéger tous Tes jouirs, matin et soir, à l'exception du dimanche. La Commission a décidé de commencer, dès demain, les auditions, sauf à revenir avec les pouvoirs accrus qu'elle espère du Sénat, sur les points où elle n'aurait pu obtenir d'abord les précisions et les certitudes nécessaires. La Commission a décidé de conviquer demain matin .V i. Monis et Caillaux, Le procureur Fa-bre et M. Bidault de l'Isle, président de la Chambre des appels correctionnels. _ A la Commission d'Enquête de l'Affaire Rochette Déposition de M. Monis Paris, 20. — La Commission d'enquête fiud* l'affaire Rochette a entendu ce matin M. Mou/is, qui a déclaré qu'au début de mars 1911 M. Caillaux lui déclora qu'il lui serait agréable de prouver la gratitude- qu'il avait à l'égard d'un avocat en lui faisant obtenir le renvoi qu'il sollicitait pour l'affaire Rochette. M. Caillaux ajouta que si le renvoi était refusé, l'avocat ferait allusion dans sa plaidoirie à des émissions ayant entraîné des pertes pour l'épargne française qui n'avaient jamais éfé poursuivies, et qu'il y avait là. un intérêt politique. M. Monis exposa la question au procureur général qui, sur sa demande, lui déclara que la remise ne pourrait avoir aucune influence sur les poursuites, mais pourrait être mal interprétée par l'opinion. M.Monis a dit alors au procureur de s'en référer ù l'avis du président de la chambre des appels correctionnels. Donc, pas de pression, conclut M. Monis. Le procureur revint peu après m'annoncer que le président de la. chambre des appels correctionnels était d'avis d'accorder le renvoi. .Te fis remarquer que la date de renvoi était éloigné. Le procureur me répondit que cela résultait du rô!o de la Cour. Devant la. première Commission Rochette, il se retrancha derrière le secret professionnel. afin de ne pas laisser exploiter l'affaire. Renconlran't ensuite M. Briand, il lui parla de 1 annote du procureur et ne reçut eju'unenole évasive. M. Monis affirme que le procureur général n'a pas élevé la moindre protestation relativement au renvoi. Il n'y a pas eu d'ordre donné, mais une demande de renseignement. Il n'y a pas eu davantage d'humiliation pour Je procureur. > M. Monfs dit que le rapport du procureur note des impressions, qui ne se manifestèrent jamais extérieurement. 11 alfirine n'a- I Feuilleton du Journal de Gand 51 HAUTE PEGRE • par Paul MA.HA.JL1N LA. BÔYARDE TROISIEME PARTIE l'Aventure de Mlle Alîiette — Au-dessus de la salle à mapger.., ~ Kt mademoiselle ta sœur ? — En face.. Sur le même palier... Au-mUs.('u salon... « l iant d'un rire hébété : ~ farceur, ajouta fe gamin, est-cc !ffi lu me prends po-ur un bureau de run-i JM'nents . Pourquoi me demandes-tu vi«isa?- ^'as <^<>nc cnvie <ie lcur rendre 8"c, aux personnes de ma famille ? rw h ^on.f^re et à ta mère, non : mais (W re k'tn ' 'a Alîiette. niJ r- ■ l,roipncé d'un ton si singulier, • -iir • .l'i'ien en fut frappé, en dépit de 6011 ivresse. J'lev» son interlocuteur un regard Waeàt surl?rise combattait l'abrutis ■> Ccmutta iu dis cela, i n'exolaïaa-Ul. On 3 ! _ jurerait qu« tu as de mauvaises intentions...— Moi ?... — Oui, tes façons de parler me donnent I froid dans le dos... Méfiance !... Tu lui Iveux du mal, ù la minette... — Du mal ? Jamais- Au contraire. Le galopin parut se ranimer : — C'est que je l'idolùlre ,ma sœurette, vois-tu, et que, si quelqu'un s'avisait de lui manquer, quand ce serait un tambour-major, je le saignerais comme un poulet !... 11 avait saisi lin couteau sur la table. Les convives se levèrent pour s'inter \ poser. Mais l'amphitryon les arrêta du geste, et d'un ton paisible : < — Tu bals la campagne, mon gars. Qui est-ce qui parle de lui manquer, à ta princesse V Je n'ai pas tant seulement l'honneur de la connaître... Le frère de Martial eut l'air de réfléchir. Ensuite, avec un effort pour rattraper h la fois le fil de ses idées el son centre } de gravité : — C'est égal... Ma place n'est plus ici. Je file... — Tu nous quittes î — Et je m'en vas, comme chante la chanson... Ça sent le tour de coquin dans la société... Je m'esbigne dans ma boîte à puces, histoire d'avertir mon frangin du tas de questions insidieuses dont tu m'as c bassiné tout à l'heure... Un éclair de colère chauffa la prunelle n cauteleuse de Buridan. l Mais le gavroche, qui s'était mis sur ses pied6 en se cramponnant h ln table, s n'uvait pu ébaucher un pas : il était retombé pesamment sur sa chaise en articulant : v — J'ai soit. » Son interlocuteur haussa les épaules j avec insouciance : — Décanille si c'est ton plaisir. Tu es libre. Ou ue retieut personne. n U ajouta,. un» w,u»« — Nous-mêmes, nous allons retourner à 'ans... Seulement, pour te prouver que : ne suis pas l'ennemi de ta demoiselle lliette, nous boirons le coup de l'étrier ù a beauté, à ses amours, h son prochain îâriage... Tu ne l'y refuseras pas, j'es-ère, et ces dames nous feront raison. Notre ivrogne précoce « n'y était plus », jmme l'on dit. Sa tentative infructueuse our se mouvoir l'avait achevé. La tête îi tournait ; ses yeux papillotaient ; une arte de buée aveuglait son cerveau... Il se ressa à demi, essuyant son front moite à i joue de Tape-à-l'CEil et se raccrochant u chignon de Léocaclie Barbançon... Il iva son bras qui tremblait, et au bout du-uel vacillait et bavait le verre — plein îsqu'aux bords — que les deux nymphes îi avaient poussé dans la main... Son re-nrd roula sur l'assistance, — lourd;, trou-le, idiot... Puis, il bégaya entre deux lio-uets : — C'est cela ! .. A la noce de ma sœur !... t aux peintres sur porcelaine ! El il vida son verre bravement. L'effet de ce mélange de spiritueux, in-jn'gité ii haute dose, fut foudroyant et dé-sif.Cyprien Rilolet s'abattit sur la table. Il demeura, la poitrine pliée, la face col-e contre la nappe, a.u milieu des assiet-s, des plats et des bouteilles. II donnait, es ronflements sonores ne tardèrent pas s'échapper de cet écrasement léthargi-ié.— Complet ! déclara Mort-dans-Ie-Dos, Mairqtie-M.il ,Ma sa casquette : — Honneur au courage malheureux î Ventre-de-l'er opina avec, admiration : — Tout fit même il n tenu Ir crachoir squ'au bout !... A la fleur de l'âge !... Ca omet! » e Et Pas-cit-Chance insinua avec un mau-ns sourire — Si oi, l'envoyait se coucher daus les 'SUS & la t.% .Mais Absinthine vivement.: — Ah! mais non! Je m'y oppose! Un garnement qui donne de si belles espérances !... Tape-à-l'CEiJ. ajouta : — On a bien assez d'occasions de figurer en cours d'assises !... — Alors, enjoignit Buridan, fouillez-le avec précaution et remettez-moi le passe-partout qui est dans l'un de ses poches. Les deux femmes se penchèrent sur le dormeur. Puis, après un instant de recherches : — Voici l'objet demandé, firent-elles. B-uridan pivt la clef, et, la montrant à ses compagnon.. . — Voilà qui va nous épargner les cireons-iances aggravantes d'escalade et d'effraction.Ensuite, du ton du commandement: — Les femelles vont remonter jusqu'à la gare de Sèvres et s'expédier par le premier train qui retournera ù Paris... Il se tourna vers les hommes : — Nous, en barque ! 11 est temps ! A l'œuvre ! IX LE CRIME Onze heurt s sonnaient au olociher de Su-resnes, lorsque la barque qui portait nos cinq rôdeurs aborda en contre-bas de la Villa tirs Roses. Une seule lumière brillait sur ta façade de celle-ci Buridan s'orienta : — Si j'en crois, rumina-t-il, les indications que m'a fournies ce jeune pochard, celte fenêtre éclairée doit être celle de La belle Alîiette. Les autres roupillent. Tout va bien. » ^ >— Il interpella ses compagnons ; — Les bidons sont-ils prêts î — Oui, capitaine, — Le bâiUçvn. ^ teMsàt, — Et les cordes, les jolies petites cordes, fia >our ligoter la demoiselle ? — PnreilJemerit. 3(J; — Alors, ouvrez l'oeil et l'oreille, el tenez- nu uus prêts a me rejoindre lorsque je vous iù erui le signal. Un coup de sifflet en dou- ' ' ■eur. Vous comprenez ? — C'est entendu — Ayez soin surtout que le l>achot soit i marré de façon à pouvoir déraper quand tous serons dedans. — As pas peur. Ces instructions données, le bandit esca-ada la berge, traversa le quai el piqua et Iroit sur l i srille de la villa, dans la serra- re v de laquelle i! introduisit avec précaution m' e passe-partout de Cyprien. C- La nuit '.(ait épaisse. Il commençait 6 so i euvoM-, Le pays, selon son habitude, =em-■lait noir comme un four, des becs de gaz lu pont de Saint-CJoud à ceux du pont de clli vourbevoie. I.n clef joua dnns la serrure, la grille ourna sans bruit sur ses gonds, Buridan lénéira dans ln cour, ni. Là, i! s'arrêta un instant, ôia ses sou- C'< iers qu'il fourra dans les poches de son wr ialeli.it et lira de celui-ci un de ces longs l» ■outeaux dits à virole, qu'il ouvrit el qu'il Oi i.'iss-a dans la ceinture de son pantalon. An Puis, il gravit ;'i pas de loup les quelques ni legrés du perron, e-nlre-bâilla. — après t'a- m ■ftr ouverte par le niênie procédé que la têt !r:Me, — la porte du vestibule, avança le s'< u'ed en dedans, et avec satisfaction : fa. — Ije moucheron ne m'avait pas trompé. I v a un tapis. Riche affaire. J so Il se g'issa à l'intérieur de la maison et bo non la. en retenant son souffle, les marches qu le l'escalier qui se trouvait devant lui. ve Sur le palier du premier étage, il fit halte le nouveau. Il y avait une porle h sa droile pe I une autre à sa gauche. Il allongea aller-iativemenl*la main vers chacune d'elle însuite, entre ses dents ; *? U QlïJ ^ CCA- i, nance. Ces gens-là ne me refusent rien. Un mince filet de clarté sortait de dea-*wis tune des portes. Le bandit eut nn mouvement comme pour s'attaquer à celle-'a. Puis, se ravisant : — Minulel murmura-l-ij. La prudence °r , ! C^G ln Ai'riingcons-nous el abord pour qu on ne nous d• •i-.in.r0 1)as Il se tourna vers l'autre porte " Celle-ci était, celle de la cliaitibre de Jeanne Rifolet. Buridan pressa doucement sur le bouton et entra à tûtons. Deux m,imutcs se passé-rent. Il y eut dans le silence, un gémisse-Î221... . le col1ime lc soupir d'un enfant. Cotait le son que i-end la gorge d'une personne endormie qu'on 'poiiuai tle Le bandit ressoi-lit el se dit : — C'est un plaisir de travailler sur des clients aussi commodes. La fenêtre éclairée avait des rideaux dé mousseline brodée derrière ses carreaux. Cétail la le nid de mademoiselle.Alîiette • un pol i -, sanctuaire, élégant el niigiion oit la coquetterie avait un parfum de pudeur. Ou y sentait, en quelque sorte, la belie à'iie dto l'enfant vêtue d'innocence et d'a-niour. Celtc-fi .'lait assise sur je pied de son lit. tille avait les mains jointes et la léte inclinée. Sus pieds, minuscules et rosép, s'enfonçaient nus dans les poils i • :v ,,) tapis. Elle rêvait à l'absent. Parfois sourire illuminait son front i >'> bouche s'entr'ouvrait, murmurai qui émit une prière. Son esprit „ ,ivo!b/it vers Paris sur l'aile capricieuse de l csnoii 1/9 sommeil ne vient point avec <l« tel]< pensées, • ^

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Gand von 1856 bis 1923.

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