Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1914, 11 Juli. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Konsultiert 16 Oktober 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/4746q1tc0h/
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Samedi 11 Juillet 1914 UN NUMERO CINQ CENTIMES Samedi 11 Juillet 1914 Franco en Belgique Un an ; 1& * * >6 mois : 8 fr. » » 3 mois : 4 fr. Franco en Hollande Un an ; 22 fr. » Union postale » 32 fr. Vn s'abonne au bureau du Journal et dans ious les bureaux de poste, ÂJDMINISTRATION TÉLÉPHONE 56? JOURNAL DE LIÉGE Annonces. ï à la Signe ; 20 cent. Réclames. , 40 cent Faits divers . 1 franc Réparations judiciaires » 3 francs informations financières ® 3 francs Avis de sociétés u petite Km» 30 cent Émissions, 1 frane RÉDACTION TÉLÉPHONE 917 FEUfLLE POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET COMMERCIALE. - FONDÉE, ES !?64 rédaction et administration s boulevard de la sai vewêre. 28 ÉTRANGER FRANCE A la. Chambre Paris, 10. — La Chambre a disciùé cc matin et cet après-midi la loi de finance M. ClémenteJ, rapporteur, répondant à différentes observations notamment des so> «cialistes, sur la nécessité d'équilibrer la •budget, a déclaré .que la commission du ibudget propose 2C0 millions d'obligations -ï ■court terme. Il demande i la Chambre dt voter l'incorporation dar,$ ]a loi de finance fie 1 impôt sur le reven/i ainsi que l'a voté le Sénat. M. Noulens, ministre des finances, constate 1 augmentation des dépenses causées notamment par 'l€s nécessités nouvelles de la deiense nationale. 11 so félicite du suc-j.s. "u [ierîîJPrr emprunt. U reconnaît «tu'au cienut de lJ'o-, il y aura un^ Insuffisance de crédit d Environ 600 millions, mais il compte arr'^er ô. 100 millions d'impôts nouveaux. 1> autre part, l'Impôt sur le revenu adopte pur le Sénat sera une intervention as'3CL souple pour donner une partie des •millions qui manqueront. île ministre promet, en terminant» de dé-^©ser le projet de budget de 1§Ï5 avant ira «paration des Chambres et ajoute que lie gouvernement sS'-efforcera. d'assurer J'équilibre du budget par dos ressources permanentes. (Applaudissements) Après une iftvc-rruption de M. Bedouci, socialiste, qwi. déclare notamment que tas moyens financiers proposés par Je ministre sont insuffisants pour payer les trois milliards de dépenses militaires, navales et coloniales, ia clôture de la discussion est votée et la Chambre passe à la discussion des articles. La C.nanUire décide de siéger dimanche matin, ei *oir. Séaio^ç» levée. La. Commission de© finances ot les P. T. T. Paris, 10. — La commission sénatoriale des finances vient de prendre une décision très importante. Par 13 voix contre 1, elle vient de refuser à nouveau, malgré l'intervention de M. Thomsoii, les crédits nécessaires aux indemnités de séjour pour les sous-agents d'es postes. On sait qu'un premier refus de la commission et du Sénat avait entraîné des incidents très graves à la recette principale de Paris. JLe projet d'amnistie Paris, 10. r— La commission de réforme judiciaire a entendu cet après-midi, MM. Viviani et Bienvenu-Martin, au sujet du projet d'amnistie présenté par le groupe socialiste unifié. •M. Viviani a déclaré qu'il accepte l'amnistie mais en écartant notamment les condamnés pour propagande antimilitariste et anarchiste et pour sabotage des voies ferrée et die la molxilisation. ïïn ce qui concerne les déserteurs, il n'accepte d'aveorder l'amnistie qu'à ceux qui, dans les six mois à partir du jour où ils ont été portés déserteurs, sont rentrés dans leurs corps respectifs. Relativement aux soldats condamnés pour mutinerie au moment du vote de la loi de trois ans, M. Viviani a fait connaître qu'il ne reste que 9 sol/dats dans ce cas. Trois /ont être complètement libérés sous peu. Hinq verront leur peine commuée ; un seul, lui s'ost mal conduit depuis sa condamna-ion, ne bénéficie d'aucune clémence. Le procès Caniaux Paris, 10. — Mme Caillaux n'ayant pas signé son pourvoi, son procès est définitivement inscrit peur la seconde quinzaine le juillet. Le rôlo porte l'indication : 20 juillet et jours suivants : Assassinat. — Geneviève Caillaux née Rainouard. Jn garde champêtre tue par un malfaiteur Cognac, 9. — Mercredi soir, vers cinq îeures, un cambrioleur inconnu pénétrait >ar eftl'action dans la maison de M. Bou-:on, propriétaire à Dompierre. Le malfai-eur, après avoir dérobé une somme de 106 rancs et divers objets de valeur, poursuivit ses exploits en cambriolant, dans un ïamcau voisin, l'appartement de M. Naud, lubergiste. Peu après, M. Bouron s'apercevait du vol lont il avait été victime. 11 courut prévenir le garde champêtre Rondeau, et tous leux, à bicyclette, donnèrent la chasse au nalfaiteur qui s'était enfui dans la direc-ion de Cognac. Six kilomètres avaient été franchis à une vitesse folle, lorsqu'un éclatement de pneu obligea M. Bouron à s'arrêter. Le garde champêtre continua seul sa poursuite et au x>ut de quelques instants ,il aperçut sur e pont Antenne, près de Cognac, un individu qu'il interpella. Celui-ci, qui n'était lutre, .sans doute, que le voleur, (sortit pour outé réponse un browning de sa poche, et l'une balle dans la tête, étendit à ses pieds e malheureux Rondeau. Cette scène tragique et rapide avait eu in témoin, M. Hiter, verrier à Cognac, qui ie trouvait à quelques mètres du pont, et îcccurut au secours de la victime. Tous es soins furent inutiles, Rondeau avait été oudroyé. Le verrier se mit alors à la re-îherche de l'assassin, mais celui-ci avait lisparu dans un bois voisin. La gendarmerie aussitôt prévenue fit ransporter à L'hôpital de Cognac le corps le la victime, puis se mit en campagne. Le landit resta introuvable. Pourtant, après avoir commis son crime, e c.'imbriolcur assassin no se dissimula pas Dutrc mesure. Il fut aperçu dans différents «ldroits. Par un chemin détourné, il était -evenu le soir même à Dompierre. Hier matin, on le vit à la gare do Rouffiac, monter lans un train se dirigeant sur Beillant. On suppose qu'il s'est rendu b Bordeaux. La brigade mot-ile, avisée, a lancé des inspecteurs à sa poursuite. On espère que ;cux-ci ne tarderont pas à l'arrêter. D'après le signalement qu'on a de lui, le cri-ninel parait être âgé de vingt-cinq! ans mviron. Il était vêtu très correctement. Rondeau, la victime ,était âgé do qua-•ante-huit ans. lie sous-préfet de Saintes s'est rendu auprès de la famille du défunt, pour lui présenter ses condoléances. ALLEMAGNE La condamnation d'Hansi Strasbourg, 10. — Commentant la nouvelle de la condamnation de Hansi, le Nouvelliste de Colmar écrit : On disait que la ^our de Leipzig avait écarté le crime de haute trahison et n'avait retenu que le9 griefs d'excitation et d'offenses. Comment ïst-il possible qu'elle ait néanmoins con-lamné le dessinateur alsacien à un an de orison. C'est presque incroyable. De fait, la peine paraît énorme. En cette pénible circonstance, notre sympathie émue et celle de la population du pays vont à Han-ji et, par titilit sa personne, à, son vénéré père. <<igne vieillard de 75 ans auquel la wlufesse de sa vie et son labeur dMstOï'ien ont valu le respect unanime et ta réconnaissance de tout Alsacien ayant le cœur a la bonne place. NbUs, nous leur souhaitons bon courage dans l'épreuve et nous leur offrons l'assurance de notre fidèle attachement dans les jours sombres qu'ils vont avoir à traverser. D'autre /part, le Journal d'Alsace-Lorraine écrit : Hansi a été condamné et condamné durement par la Cour de Leipzig. i>emain ou après-demain il ira en prison pour un an. Il n'est pas nécessaire qu'on soit en tous points d'accord avec Hansi, il n'est pas nécessaire que l'on approuve absolument chacun de ses gestes et chacun do Ses desseins pour trouver trop sévère la peine qui lui a été infligée. Devant le malheur qui frappe notre compatriote, il nou.» reste une dh'ose à faire, c'est de l'assurer que notre sympathie lui est acquise parco qu'il souffre après tlVoir lutté et pour avoir lutté» ANGLETERRE Le Home Rule La Chambre des lords a continué de Corriger le bill d'amendement e»u Home Rule. La Chambre a décidé, sur la proposition de lord HalsbUfg, qu'en régime de Home Rule, 1rs juges seraient nommés par le gouvernement de Londres, et que comme aujourd'hui, les justiciables pourraient toujours en appeler à la Chambre des lords des décisions des cours irlandaises. Cet amendement, on le voit, ne concerne pas seulement l'Ulster, mais l'Irlande nationaliste elle aussi. Lord Lansdowne, lorsqu'il a défini l'attitude du parti conservateur, a pourtant dit que, ne cherchant pas à faire du bill de Home Rule un bill satisfaisant — ce serait impossible, — mais voulant simplement parer au danger de guerre civile, il ne présenterait que des amendements ayant pour objet l'exclusion de l'Ulster. Profitant de ce pas à côté, lord Macdonel a développé un texte conservant au gouvernement de Londres l'administration des j lois agraires : fixation des fermages par les juges de la Land- Court tous les 15 ans, I transfert des terres aux paysans, etc... Lord Macdonel demandait encore que la représentation personnelle, qui servira & l'élection du Sénat irlandais, fût aussi employée pour l'élection des Communes irlandaises.Si l'opposition conservatrice s'était lancée dans ces deux directions, elle eût modifié si profondément le bill de Home Rule que, moralement, elle l'eût pris à son compte. Lord Lansdowne et lord Selborne l'ont prudemment arrêtée. Pendant oue la Chambre des lords travaille ainsi à apaiser les gens de l'Ulster, ces derniers se conduisent comme si le rejet de ces textes pacificateurs par le gouvernement et ppr les Communes était cer* tain. D'ici un mois, la session du Parlement sera probablement terminée, et automatiquement, quel que soit le sort du bill d'amen aement, le Home Rule deviendra loi. 11 faut que, pour résister à l'application de cette loi, à l'intérieur de l'Ulster, tous les moyens de résistance soient prêts. En d'autres mots, il faut que le gouvernement provisoire qui s'est constitué à Belfast, le "Z'k septembre dernier, soit en mesure d'usurper l'autorité publique dans la mesure nécessaire.Le principal est fait : 100,000 hommes ont été groupés, disciplinés, transformés en véritables soldats. Ils ont été pourvus de tous les services indispensables à une armée en campagne. Hier encore, 200 mitrailleuses ont été débarquées nuitamment. Soutenu par toutes ces forces, le gouvernement provisoire de Belfast ne va pas hésiter à affirmer son action au cours des prochains jours. Agissant en son nom, le capitaine Creig, membre du Parlement, a lancé le manifeste suivant, qui est une véritable prise de pouvoir : « Nous, les peuples des comtés de l'Ulster représentés au conseil de l'Ulster, fidèles sujets de Sa Majesté, à l'abri de la ■Constitution qui a jusqu'ici régné dans le Royaume-Uni — de Sa Mapestê à laquelle seule nous devons obéir — étant assurés en notre conscience q*ue, dépouillés de nos privilèges de citoyens justiciables du Parlement et du gouvernement impérial, nous ne pouvons malgré tout être mis de force sous la juridiction du gouvernement nationaliste irlandais, préférant recourir aux moyens les plu!s extrêmes plutôt que de nous soumettre au dit gouvernement à notre avis désastreux et intolérable, espérant que nous serons soutenus par la puissance qui a secouru nos pères à l'heure du danger, nous nous engageons à résister jusqu'au bout à la prétention dudit -gouvernement. irlandais d'exercer des pouvoirs affectant nos libertés et nos droits inséparables pour nous du gouvernement du roi et du Parlement impérial. » En conséquence, nous avons résolu ce qui suit : Nous n'admettrons, ni nous ne reconnaîtrons l'autorité du parti irlandais dans les limites de l'Ulster. Nous ne déléguerons aucun député au Parlement irlandais pour y représenter l'Ulster ; nous exercerons tous les pouvoirs utiles pour maintenir l'ordre, la paix et le bon gouver-nament dans l'Ulster à la place du gouvernement impérial, pour protéger les droits et les libertés de t.ous les sujets de Sa Majesté dans l'Ulster. Ces pouvoirs, nous les exercerons en toute fidélité au roi ; nous les garderons en dépôt pour la Constitution du Royaume-Uni et dans le seul dessein de maintenir l'Ulster danfs le Royaume-Uni.» Lorsque l'autorité du gouvernement impérial sera restaurée, le gouvernement provisoire cessera d'exister. Nous nous engageons à maintenir toutes les lois en vigueur en Irlande, à l'exception de la loi du Home Rule, à protéger les autorités dans l'exercice de leurs fonctions, tous les juges, cours, magistrats, personnes agissant avec l'autorité du roi et conformément à la Constitution. , Ce manifeste sera complété demain pa,r un second manifeste qu'approuveront "les délégués de l'Ulster. Tous ces appels mettent une fois de plus le gouvernement au pied du mur, en affirmant la grande crise militaire du mois de mars où, devant l'Ulster armé, le gouvernement a paru si totalement désarmé. Toutefois, Sir Edward Grey a. déclaré qu'à la première usurpation 'de l'autorité puiblfctfue, les troupes anglaise*» seraient dirigées vers le nord de l'Irlande, dussent périr la Constitution et l'armée de l'Angleterre.A Belfast Belfast, 10. — L'arrivée 0c sir Edward Carson à Belfast a été considérée comme un jour de congé et ce matin de bonne heure une foule énorme remplissait les rueR formant la haio, Sir Edward GarSOn à été l'objet d'une récea)tioii ëiitihbusiaste. Il s'est dirigé au milieu de volontaires bayonnette au canon, de cyclistes et de cavaliers vers l'endroit où doit se tenir la conférence entre les principaux chefs unionistes do l'Ulster.RUSSIE La sécheresse Saint-Pétersbourg, 10. — Les journaux rapportent l'inquiétude générale provoquée par la sécheresse persistante qui cause un véritable désastre agricole. La Uetrli demande la réunion des assemblées locales afin d'étudier immédiatement les mesures à prendre pour aider les paysans. Selon le Courrier de la Bourse, plus de 3G0.(XX) hectares do céréales ont été détruits par les insectes dans le sud de la Russie. On ne fonde plus d'espoir maintenant que sur la Sibérie occidentale. AUTRICHE La démarche projetée à Belgrade Vi&îinê, 0. — L'audience du comte Berch-told auprès de l'empereur François-Joseph à Ischl a duré une heure et demie. Le A'eues Wiener Tagblatt publie dans son édition du soir une note officieuse où il est. parlé des mesures arrêtées par le conseil des ministres communs. En ce qui concerne la situation intérieure de la Bosnie, il v aurait une série de changements dans le système administratif de la province, dans le dorti4ihe db la police> de l'écOlê ét déis droits de réunion.Quant à la démarche du gouvernement austro-hongrois auprès du cabinet serbe, elle aura lieu très prochainement. Cette démarche ne portera nullement atteinte aux droits souverains du royaume voisin. Il ne sera demandé au gouvernement serbe lier; qui puisse être regardé comme un affront» C'est pourquoi il faut s'attendre à ce que le gouvernement serbe tienne compte de? démarches austro-hongroises qui vi&Ght, principalement le châtiment dé ceux qui ont participé à ^organisation de l'attentat contre François-Ferdinand et les mesures & adopter pour modifier une situation qui en se prolongeant rendrait impossibles les relations de parfait voisinage. BTJLGAHIE Manifesta contre l'emprunt Sofia. 'J. — Lgs chefs des partis d'opposition sont tombés d'accord sur la nécessité d'adresser au peuple bulgare un manifeste de protestation contre l'emprunt de cinq cents millions de francs conclu par le gouvernement avec la Disconto Gesellschaft do Berlin, dans des conditions telles que ' < î'"i-garie n'en a jamais subi, dp piuà ôh'éreufees. ALBANIE La situation diplomatique Rome, 9. — D'après une dépêche d'Athènes, les insurgés épirotes et non les insurgés albanais auraient repris, il y a trois jours, la ville de Koritza. C'est une complication de plus qui vient se greffer sur celles dé'jïi si nombreuses de la situation en Albanie. Le (lioriiale d'Jtalia publie à ce sujet un article dans lequel la feuille romaine soutient que tout espoir de sauver la position du prince de Wiod en Albanie doit être considéré comme définitivement perdu. D'après le même journal, les puissances seraient en train de se consulter en vue d'une démarche à faire auprès du gouvernement roumain.. Cette démarche aurait pour but de faire revenir le gouvernement de Bucharest sur la décision qu'il a prise de refuser l'envoi de troupes roumaines en Albanie. Le (jiornale d'italia ajoute que les puissances feraient aussi une démarche collective là Constantinople, pour solliciter rte la Porte son intervention auprès des chefs musulmans de l'agitation albanaise, afin qu'ils cessent de demander l'éloignement du prince de Wied. Dans les milieux politiques et diplomatiques romains, on demeure très sceptique quant au résultat probable de ces deux démarches des puissances. 'De Durazzo, on continue à annoncer l'arrivée de nombreux volontaires autrichiens qui se rendent en Albanie par petits groupes. Le Giornalc d'ilulia, enregistrant cette nouvelle, écrit : « Il ne s'agit pas là, évidemment, de l'enrôlement _de volontaires oui avait été ouvert à Vienne et que le gouvernement de Vienne a défendu. Nous comprenons, d'aO-leurs, que les moyens manquent au gouvernement austro-hongrois pour empêcher le départ vers l'Albanie, de petits groupes de citoyens privés, mais si le nombre des volontaires autrichiens à Durazzo augmentait encore considérablement, une situation viendrait là se produire oui serait contraire aux accords réciproques de l'Italie et da l'Autriche en Albanie. L'opinion italienne pourrait alors se demander pourquoi quelques centaines de volontaires Italiens ne se rendraient pas eux aussi à Valona. » Comme on le voit par cet article du Gior-nale dltalia, l'opinion italienne, tout en considérant avec une indifférence presque absolue la situation du prince de Wied et de son règne languissant, est toujours prête à s'intéresser et même à s'émouvoir à toua les moindres actes de l'Autriche qui peuvent avoir l'air de viser & l'établissement de l'hégémonie autrichienne sur les côtes albanaises. Prise de Berat par les insurgrôs Dura'.zo, 10. — On dit, ce soir que Berat a été prise par les insurgés. Les Epîrotcs ont recouvré la possession de tous les territoires abandonnés conformément aux dispositions du traité de Londres à l'exception de quatre villages que les troupes albanaises sont, dans l'impossibilité de défendre. Un groupe de notables aurait l'intention de faire une nouvelle démarche auprès des insurgés à l'effet d'entrer en négociations pour conclure la paix. Coritza. est également tombée Durazzo/9. — Soir. — D'après d-es informations sûres arrivées ici par radiotélé-groimmo, Coritza _cst tombée aux mains des insurgés qui avaient opéré une marche de Klavora pour attaquer cette ville. Une partie de la .garnison s'est rendue auxi rebelles. L'autre partie, avec les officiers hollandais et dieux mitrailleuses d'infanterie, s'est retirée l.\ Skrap. l.;>iv,ffiré plus tard les Epirotes marchèrent sur Coritza; les insurgés quittèrent la vil-lie et la laissèrent on possession des Epirotes. Ceux-ci s'avancent sur toute la li-gne Coritza-Telepeni. Cette dernière localité ost également entre les mains des Epirotes.La. situation est sans changement à Durazzo. On observe la nuit de forts mou vements et une vive agitation dons les pi sitidtts ënheitiiës: Le conseil de guerre oui devait se réun aujourd'hui n'a pas eu lieu. Il a été rom à un autre jour. Le gouvernement albana a prolongé son traité avec la compagnie d navigation à laquelle appartient le vapei Herzégovina. Le sort des Français disparus Durazzo, 10. — Le Comité central des ir surgés de Chiak a fait savoir que M. Vaissc et les autres Français qui avaient dispar so trouvent à Souks '-liez eux. S'ils veulen continuer leur exploitation forestière, un complète sécurité leur est garantie. le Conflit Mexiee-Amérieaii M. Saint-Clair Doublas expulse du Môxiqu< El-Paso, 8. — L'ordre a été donné d'ex puiser M. George Saint-Clair Douglas, su jet anglais; qpi avait té récemment arrêt par les constitutionnalistcs, à Z'acatecas sous l'inculpation d'avoir aidé les fédérau: dans la défense de la ville. Il-est attend! ici sous peu. La prise do Guadalajara Saltillo. 10. — Le général Carranza i reçu officiellement avis du général Obre gon de la prise de Guadalajara. Le géné ral Obregon a télégraphié que les fédérau: ont été complètement mis en déroute et qai'i est absolument maître de la ville. Il a fui 5C00 prisonniers et s'eci emparé d'une gran dé q.iântité dVtniles, île rilu.riitjiins et (il vivre-:-. Le coiîibàt décisif à eu lieu uiardi Les fédéraux ont perdu GQO hommes et K trains militaires. Conférence ajournée Torreon, 30. — La conférence entre les généraux Villa et Carranza a été ajourné( après accord sur tous les points qui doiveir être discutés. Le général Angeles continuera à assurei le commandement de la division d'artillerie le Crime de Serâjevo L'enquête Vienne, 10. — Les journaux annoncenl que les résultats de l'enquête relative 'à l'attentat seront publiés aussitôt que celle-ci seiu tei'inihé€. Uhe partie des pièces -constituant des preuves sera portée à la connaissance du gouvernement yerbe et celui ci sera prié, sous la forme diplomatique ici plus correcte, de favoriser l'enquête dans l'intérêt de la vérité et. polir pouvoir atteindre les coupables et dé veiller ù cç, qu'à l'avenir lé toohyetttëni pàn'seiinki la BBsiiit ne soit pas partagé par des menées ayanl leur source en Serbie. La démarche du ministre d'Autriche à Bel-grade aura lieu cet' - semaine. Il faut s'attendre Ci ce que la Serbie décline officiellement tout lien avec la campagne offrant un caractère de haute trahison qui a lieu en Bosnie ; même les yeuri des Serbes qui se sont laissés égarer par la duplicité de la politique serbe devront alors s'ouvrir. La question de savoir si îâ monarchie peut se contenter de l'exécution des décisions du conseil des ministres communs, s) l'accord survenu à ce conseil des ministres épuise aussi toutes les mesures provoquées par le crime de Serâjevo dépend en grande partie die la réponse que la monarehie recevra de Belgrade Lô pcîri-serbïsme Vienne, 10. — La Neue Freie Presse fait ressortir que le meurtre du prince, commis sous l'instigation pan-serbe, a réveillé la conscience européenne non seulement des peuples mais aussi dos gouvernements. Lo journal signale l'Isolement moral du pa"m serbisme. U insiste sur ce fait que tout le peuple allemand ést aux côtés dd la monarchie austro-hongroise, que l'Italie, son alliée, partage le sentiment de l'empire allemand Aussi, dit-il, l'Italie, d'accord avec l'Empire Allemand, essapera-t-elle do tous les moyens pour déterminer la Serbie à 'se détacher du pan-serLisme et à so montrer enfin loyale envers le voisin qui a épargné son territoire pendant la guerre balkanique. L'Angleterre ne manquera pas non plus de se servir de sa grande influence pour amener la Serbie à réfléchir et pour obtenir que lo pan-serbisme soit mis au ban de l'Europe. Jamais la Grande-Bretagne ne se dérobe quand elle entend la voix de la justice. On a lieu de penser que dans cïtle manière de voir la France et. la Russie ne voudront guère 6e séparer de l'Angleterre. Le journal conclut en disant : Dans sa démarche à Belgrade, la monarchie prendra la parole non seulement pour elle, non seulement pour la paix, r.iais aussi pour l'humanité et ses paroles trouveront sans doute Un écho. —«a» O» PX- -MM Paris, 10. — Le Sénat a adopté, à l'unanimité des 288 votants, le projet de loi relatif à l'ouverture de crédits pour ic voyage du Président de la République en Russie, en Suède, en Norwège et au Danemark.Le Sénat s'ajourne ensuite à dimanche. Séance levée. •* Paris, 10. — La Cour d'assises de la Seine a acquitté l'inspecteur de police Delacroix qui, le 7 avril dernier, a tué à la Préfecture de police un do ses collègues qu'il soupçonnait d'être l'amant de sa 'femme.-X- Belfast, 10. — La première assemblée di: gouvernement provisoire de l'Ulster, convo qué par Sir Edward Carson, a eu lieu aujourd'hui.Les délibérations sont secrètes. La salle est gardée par des soldats er armes. Lo duc d'Abereorn, le marquis de T-on-tlo.nde.rry et des députés unionistes y mm sortaient. L'enthousiasme n'a cessé de régner d'il rant les débats de l'assemblée. L'assemblée a adopté une résolution lais saint là Sir [Edward Carson le soin de dire quand une action décisive sera reconnut nécessaire. Siir Edward Carson a prononcé enisuit( des paroles très graves. Il a dit que l'attitude du gouvernemen-étaift moins rassurante. Il déclare, en ou tre, que l'heure a sonné pour que l'Ulstei passe des paroles aux acte?. L'Ulster, dit en terminant l'orateur, désin h justement la paix, mais il ne l'acceptera certainement pas au prix d'une capitula-f tiortj s s Rome, 10. — Le Giomala iïllalia soutient e cette thèse que l'Albanie devrait être gou-r vernée, au moins durant deux ans, par la Commission de contrôle avant la désignation d'un nouveau souverain. Certains autres journaux expriment l'ayis - qu'en réclamant la remise du gouvernement l albanais entre les mains de la Commis-1 sion de contrôle, on favorise les desseins t des Grecs et des Serbes. 3 "X" Saint-Pétersbourg, 10. — La Votchcmc Vremia dit que suivant des nouvelles reçues à Saint-Pétersbourg, le ministre de [ la guerre d'Autriche déploie actuellement uni» gronde activité. Une concentration de troupes s'opérerait le long de la frontière de Serbie. 5 La ligne stratégique de Panchevo serait militarisée. Dans un article relatif à une entente aus-trO-ailéinaiide Contre la France et la Russie, la Voicherne VrcviiU ânilohce qu'au [ cours de l'entrevue de Carlsbad, le 18 mai, [ les états-majors et les généraux allemands et autriclviens ont élaboré les bases d'une entente militaire qui fut approuvée ensuite à Konopitsch par l'empeveur d'Allemagne 1 et l'archiduc François-Ferdinand. D'après cette entente, l'Allemagne s'en-; gagerait à augmenter de deux corps d'ar-i mée l'effectif dies troupes de la frontière ! orientale ; d'augmenter le cadre des sous-' offi'ciers rengages ; à faire adopter par les [» Chaimbres une loi. maintenant sous les drapeaux lès soldats lrljérés ; à mettre sur . pied do iguerré peniiafient iiri corps d'armée dit d'observation à la frontière orientale ; -à développer la flotte sur la basé de quatre-nouveaux dreadnoughts et d'uni-i tés navailes secondaires correspondantes. — mmÊm ' New-York pourra-t-il parler à San-Francisco ? Les ÀniéritHins ékjpfêfêfiî battre tous les records téléphoniques en élablissd.itt mi« ligne téléphonique entre JS'ew-York et Saii-Francisco. Cette ligne doit entrer en exploitation au moment de l'ouverture de l'exposition Panama-Pacifique, à San-Francisco, en 1915. Les ingénieurs des lEtats-Unis comptent pouvoir téléphoner directement entre lès deux grands portfl de J'Atlanti<ïuo ét du Pacifique: Lrt dîstance qui sépare ces deux viiiee est, on le sait/ de 6.000 kilomètres environ. Mais l'établissement de Cetto ligne rencontrera de très grandes difficultés. La limite d'audition téléphonique àvec le3 appareils les p.ïus sensibles ést actuellement) pour lés lignes aériennes, de 1,600 à 1.800 kilomètres. C'est âiiifri <jue la plus grande distance franchie par la Voitf i -marne en Europe est celle de Paris-Ro-me, séparés par 11.000 kilomètres environ. Le:( communications téléphoniques entre Paris et Vienne ne peuvent être entendues que très difficilement. Par contre d'excellentes Communications sont échangées entre Pa.ris et Madrid, distants, il est vrai de 1.400 kilomètres seulement. Les techniciens les plus réputés des téléphonée •n'espèrent point pouvoir vaincre de plus grandes distances avec, les lignes et les appareils actuels. -Depuis une dizaine d'années on n'a guère fait de progrès en téléphonie et le seul moyeil dont on dispose pour a y dm eàlter là portée .dés Com-mUblfcdubh's téléphoniques c'est (ld f'ëcoiiri r à des fils de cuivre de plus en plus gros Or, le diamètre des fils ne peut pas dépasser 5 millimètres de section. C'est là, en effet, l'extrême limite que peut supporter un poteau. Le poids de ces fils de gros diamètre ost conv-ddérable. De plus leur prix j est très élevé; Pour se mettre à l'abri dés phénomènes ! d'induction et dés .troubles atmosphériques, : les ingénieurs américains établissent la ligne Ncw-York-San-Francisco par câblés souterrains pupinisés tous les mille mètres. Ils ont réussi ainsi à franchir la distance qui sépare New-York de Denver au Colorado, distance de plus de 4,000 kilomètres. La transmission de la parole a été /parfaite. Ces expériences concluantes les ont encouragés à continuer. Et il est fort probable que dans un an lCs habitants de New-York et de San-Francisco pourront se parler. La. véritable solution du problème téléphonique restera cependant, à trouver: ,De l'avis dos savants lés plus compétents là solution complète réside dans la découverte d'un relais téléphonique. Un savant ingénieur français, à qui l'on doit déjlà de très belles découvertes dans le domaine de l'électricité, est sur le point, semble-t-il, de trouver ce merveilleux relais qui permettra à la voix humaine d'aller d'un bout à l'autre du monde en reprenant des forcés nouvelles d'étape en étape. Ce jour-là, Paris pourra se faire entendre par le Cap ià l'extrême pointe de l'Afrique du sud. Et la science inscrira à son actif une nouvelle et merveilleuse victoire... ï w a» Lettre d'Italie flv-q. as».— Correspondance particulière du Journal de Liège. Sienne, 2 juillet 1914. Deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août, Sienne voit sa population, en temps ordinaire de 25.000 âmes, se doubler à l'occasion des fêtes du « Palio ». La « piazza dol Campo », tracée en forme d amphithéâtre antique, dans le creux où se joignent les trois collines de la ville, regorge alors d'une foule compacte. Une piste est ménagée tout autour de la place : au centre la foule ; la foule encore sur les quatre rangées de gradins appuyés aux façades des palais du pourtour ; encore la foule aux cinq ou six étages de balcons tendus d'étoffes rouges. A l'heure où le soleil couchant dore les belles briques claires du « palazzo pubbli-co » ot où 1:. place est envahie d'ombre bleue, un coup de canon donne le signal du cortège et les dix-sept «contrado» entrent sur la place et défilent lentement aux sons d'une fanfare ancienne. La division de la ville en «contiade» ou quartiers répond' à l'organisation moypn-âgeuse des milices communales. Chaque «< contrada » est représentée dans le cortège par son capitaine, en armure, entouré de quatre hallebardicrs. Derrière lui, son cheval d'armes, monté par un écuyer, qui .est en même temps le « fanti'no » ou jockey' de la contrat!e. En avant, un tambour rythme d'un roulement monotone les « bandierate », jeux de bannières exécutés par deux « alfieri ». Ceci est la. partie vraiment savoureuse et ' colorée de la fête. Les deux porte-étendards déploient leurs drapeaux à la hampe courte, et, en mouvements simultanés, font châ-toyer les couleurs vives de la soie qu'ils maintiennent constamment déployée. Ce sont des cercles, des tournoiements, dés évolutions autour du cou, des jambes et des roins. Pour terminer la bandiérade, l'alfier roule l'étendard autour de la hampe, le balance, et, de la main droite, le jette à cinq ou six mètres de haut. Le drapeau tournoie sur lui-même, retombe, se déploie et est reçu au vol dans la main gauche de l'alfier. La richesse de ton des étendards et des costumes du XVIe siècle, le bariolement de la foule, les toilettes claires et vives des femmes, les uniformes des carabiniers aux épaulettes et cocardes d'argent, aux bicornes surmontés d'immenses plumets bleus et rouges, l'ambiance d'atmosphère où même les noirs se colorent et reflètent le bleu du ciel ou le rouge doré du soleil, tout cela fait du cortège une joie d'harmonies violentes.Parmi les contrades, dix, désignées par le sort, sont suivies chacune d'un petit cheval de la Maremme, qu'on tient à la bride, et qui défendra les couleurs de la contrade dans la coiirsé qiti va avoir lieu pour l'obtention du « Palio ». Celui-ci (une grande bannière pCÎhté) est porté sur le carroccio », souvenir de l'aîl* tique char de guerre des Siennois. Lorsque le Palio, qui clôt le cortège, a fait lo tour de la place, une nouvelle détonation annonce l'entrée en lice des concurrents.Les dix chevaux sont montés à poil par les « fantini » en casaques aux couleurs vives des contrades. Comme coiffure, un casque de tôle épaisse, comme cravache, un nerf de t.œuf. Le câble, qui maintenait les chevaux, toinbe brusquement et la course commence, course qui paraîtrait un peu sauvage aux habitués de nos hippodromes. Le parcours est dangereux : les deux tournants brusques, aux deux cornes du demi-cercle figuré par la place, sont garnis de matelas pour éviter que bêtes et cavaliers s'y fracassent la tête. Les règles diffèrent de celles usitées gé-néialement. Le jockey qui tient la tête peut couper le chemin aux concurrente qui' tâcheraient de le devancer. 11 peut frapper à coups de nerf de lxeuf le cheval de l'adversaire ou l'adversaire lui-même, et tâcher de les aâsommer... La foule, chez qui se sont réveillées les rivalités séculaires des contrades, suit avec un intérêt passionné les trois tours de piste qui constituent le parcours. Une troisième détonation : la course eJst gagnée... Le « fantino » vainqueur, aussitôt descendu de dieval, est empoigné par vingt carabiniers qui l'entourent et le protègent contre les fureurs des contrades ennemies.Aujourd'hui, c'est la contrade que nous bal:itons, celle de 1' « Istrice » (porc-épique) qui est victorieuse. Dans l'élégant campant!-; de travertin ajouré qui surmonte la chapelle fié la rontrade, les deux clodh)es de bronze verdi sonneront toute la nuit sous nos fenêtres. Les tambours battront et des groupes enthousiastes parcourront les rues en chantant. On distribuera gratuitement du vin aux carrefours. Il y aura probablement des batailles ; demain, peut-être, nous apprendrons qu'un certain nombre d'habitants du quartier et de quartiers rivaux sont admi's à l'hôpital... ou en prisonNous dormirons très peu, cette nuit, et, pendant notre veille, nous réfléchirons qu'il est bon malgré tout qu'il existe dos traditions trfrs anciennes. Car ces mêmes traditions ^jUi, deux jour9 par an, font revivre au peuple sienfidiS des époques un peu rude- et bruyantes, mais combien colorées, ces mêmes traditions font de lui, en teînps oïdinaire, un des peuples les plus doux!, les plus affinés ét les plus courtoîs du monde. H. A. Revue de la Presse LES FLAMINGANTS El' LA BATAILLE DES OPERONS D'OR C'est aujourd'hui que les troupes jlamin-gantes fêtent le sept cent et douzième anniversaire de la bataille des Eperons d'Or. L'Etoile Belge écrit à cc propos : Seront-elles nombreuses 7 11 n'est pas désagréable pour les LadaiiiPs do s'en aller, la garnie au port d'armes, derrière «no fanfare, que dis-je, derrière une douzamo de fanfares même si elles jouent toutes à la fois un air différent, par une belle soirée de juillet. Mais qu'il pleuve et 16 nombre des héros qui affrontent ainsi les lanCêâ de l'averse nous édifiera sur le chiffre réel dos convaincus qui, maintenant encore rêvent dThiumiUer les lys et do les noyer dans un bain de sdiig. Chaque année ramène ainsi ail début de juillet une manifestation que l'on peut (11= versement apprécier et' qui donne aux u purs » l'occasion de se compter. Le programme ne varie guère : cortège, meeting, partie de concert. On déploie beaucoup de drapeaux jaunes écartelés d'un grand lion noir, on chante une chanson d'un rythme alerte et rude : De LécUiuen dansen... (Les lions dansent) où il est beaucoup question de « rosser » les Français — afranselen, dit le texte — et l'on crie Al wat Waalsch is, valsch is ! la vieille devise qui ne manque pas d'être assez froissante pour les Wallons. D'ailleurs ce qui naguère, il y a une quinzaine d'années, n'était qu'une promenade en musique assez anodine, organisée par une société do i\Vcst-Flomands, a pris peu à peu de l'ampleur. Les cléricaux ayant accaparé la fête du 11 juillet-, il s'en est mêlé de la surenchère politique. Pourquoi les libéraux et les socialistes seraient-ils moins flamingants que les catholiques ? Et la. ville qui avait conunencé par donner sur les doigts à feu M. le bibliothécaire Gittens pour avoir donné asile à la Bibliothèque aux organisateurs de la manifestation qui s'achevait alors par un concert e i plein air, place -Conscience, a fini par leur accorder la libre disposition des galeries de la Bourse outre un subside. Les choses faillirent so gâter après les élections du 2 juin, en 1912. Les libéraux et les socialistes se demandèrent s'il était convenable qu'ils marchassent, ainsi la main dans la main avec des gens qui les avaient traités de Bonnot et. de Gai nier... Depuis ces frères ennemis se sont réconciliés sur le dos de l'ennemi commun : le franrquillon ! Et, en avant la musique ! Depuis, cependant, i.l v a eu quelque chose de changé. Certaine séance houleuse a.u conseil -communal, l'an dernier, vint montrer à point que celui-ci n'est pas unanime à approuver les manifestants. M. l é-chevin Strauss protesta au nom de l'histoire, Ml l'échevin Van Kuyck, point suspect aux yeux des Flamands, cependant, s'insurgea au nom du bon sens, et M. le sénateur-conseiller Van Péborgh, l'élu du Vlaafnsrhe Bond et grand protecteur des animaux, parla d'humanité tout en songeant aux malheureux chevaux, les naseaux fracassés à coups -do pique, empêtrés dans les marais de Groningue. Aussi les organisateurs, se doutant du ridicule qu'il y avait fà molester encore maintenant, après sept siècles, les mânes du comte (Robert d'Artois ot des chevaliers qui avaient péri avec lui, voulurent changer le sens de la manifestation. Celle-ci, dorénavant, aurait un caractère purement artistique. Evidemment il n'y a pas moyen d'empêcher les lions de danser dans la rue, mais Là ne serait plus l'essentiel. Aussi l'on convint pour cette fois d'une manière do concert monstre, l'exécution de la Rutocvs-rantale de Benoit, qui aura lieu dimanche prochain, à la Place Verte, et pour laquelle se sont fait inscrire 1,400 exécutants. Une occasion, aussi, de demander un subside à M. Poullet... Mais voilà, M. Poullet n'a. rien voulu savoir. Il a répondu qu'il n'avait pas de crédits. Les socialistes eux non plus ne veulent plus rien savoir et plusieurs groupements libéraux, là leur tour, ont décidé de s'abstenir. Bon signe. Mais n'allez pas conclure de cette revanche du bon sens que le mouvement flamingant aurait perdu de sa puissance. Bien au contraire. Si ces mes* sietifs dédaignent désormais les manifes--tations ridicules c'est peut-être pour mieux s'occuper des choses sérieuses. Attendons-nous, d'ici peu, à tlr»o recrudescence de la. propagande pour la fiainan&tisation de l'UnL versité de Gand. Le discours de M. de Bro-queville, à Turnhout, a ranimé- les espérances des flamingants cléricaux. Les autres ne resteront certainement pas en arrière.LE FLAMINGANTISME CLERICAL L'Indépendance Belge const-ate que la question flamingante tend à prendre totalement le dessus à droite : La note donnée par M. de Broqueville à Turnhout est soutenue par toute la presse catholique. Pour retrouver les éléments qui lui firent défection le 24 mai dernier, le gouvernement n'a rien trouvé de mieux que de se poser en champion de la cause flamande. Cela peut bien présenter certain» inconvénients au point do vue général comme, par exemple, celui d'aggraver la querelle des races et des langues dans le pays ; niais quand il s'agit de maintenir son parti, la droite n'y regarde pas de si près. Lu poussée flamingante, avec à l'avant-plan la-solution du problème de l'Université flamande là créer & Gand, c'est la diversion que M. de Broqueville a trouvée aux grades préoccupations du moment. Pour co*v-solcr les flamingants cléricaux de l'introduction du service militaire personnel généralisé et du principe de l'obligation en matière scolaire, on va satisfaire tous tes appétits flamingants en matière linguistique. Par là non seulement on espère ramener au drapeau clérical les ruraux flamands qui l'abandonnèrent par dépit le 24 mai dernier, mais on compte bien diviser les oppositions, dont certains éléments sont favorables au fiamingantisme. Reste fà savoir si la diversion réussira et si, malgré toute la complaisance du gouvernement et de la majorité, les flamingant» cléricaux se tiendront pour satisfaits. If est vrai que le fiamingantisme -clérical est d'un caractère particulier : les flamingants de cette nuance sont cléricaux, d'abord, flamingants, ensuite, et ils combinent si bien ces deux qualités — qualités est ici une façon de parler — qu'à les entendre on no peut être clérical sans être flamingant, ït$ flamingant sans être clérical. Il y a beam temps que nous avons soutenu que le fiamingantisme est une machine de guerre purement cléricale et que les libéraux et lea socialistes qui! donnent dans ce panneau sont de pauvres dupes. Ce qui est bien fait pour nous confirmer dans cette opinion, c'est l'article publié par le Volk et dont le Bien Public publie une traduction. On y lit des choses dans le genre de celles-ci : « La reconnaissance des droits des Flamands au point de vue de la langue doit être un levier du développement de notre peuple. Mais ce développement doit viser plus haut et plus loin, notamment à inculquer au peuple ,par le moyen de sa langue, une notion religieuse de plus en plus complète de cc qu'est, le droit, et des devoirs qu'il faut remplir pour pouvoir réclamer des droits. » Aussi le Vol/c recom-mande-t-il au peuple flamand de se défier d3s flamingants libéraux et socialistes... C'est bien cela ; les cléricaux ont toujours considéré le fiamingantisme comme un puissant instrument d'isolement, du peuple flamand, afin qu'il échappe à toute autre influence que l'influence religieuse. Il est affligeant de devoir constater qu'ils ont trouvé chez des libéraux et des socialistes une aide puissante pour préparer l'isolement de ce peuple, qui, par sa langue de petite circulation, demeure sans contact intellectuel avec les autres peuples... En Belqique Triste besogne « C'est faire une triste 'besogne, une œuvre antinationale au premier chef, que d'essayer d'aggraver les malentendus qui peuvent exister entre les deux parties du pays. Aucun mobile politique ne peut excuser cette faute. » Ainsi s'exprime le XXe Siècle à l'adresse des Wallons qui n'admirent pas la politique flamingante de M. de Broqueville. Les hommes qui font de la triste besogne comptent parmi ceux qui attaquent, non parmi ceux, qui se défendent. C'est se livrer à une œuvre antinationale que de vouloir «désorganiser l'Université do Gand, que de tenter d'éteindre ce foyer de culture française. 11 y avait trèv'e entre Flamands et Wallons ; on oubliait la. question des langues quand est venu le discours de Turnhout. M. de Broqueville l'a-t-il prononcé pour obéir i.'i M. Helleputte ? On reconnaît chez les cléricaux wallons qu'il ét.ait inopportun. Le guide bilif&rue n'a jamais eu qu'un but, vexer les Wallons et rendre la con-sultiition do cet indicateur particulièrement pénible. Pourquoi n'avoir pas maintenu les deux guides ? Parce que le guide flamand ne se vendait pas. U fallait, dès lors, le supprimer et se contenter du guide français. C'était logique, rationnel... La mesure prise ne l'a -pas été ; et elle a fait comprendre aux Wallons qu'ils étaient à la merci d'un gouvernement flamand. 'Ce fut. de la mauvaise besogne ; M. de Bnuqueville a eu tort de s'en vanter. En ['honneur de la loi scolaire La manifestation organisée par l'Association cléricale de Louvain en l'honneur de MM. Schollaert et Poullet, les auteurs de la loi scolaire a été fixée au dimanche 4 octobre.

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1832 bis 1940.

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