L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 23 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 20 Oktober 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/5q4rj49r16/
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eiSil» tl« fcrainincDt ^ fîsamëdl 2s ôefobrîe t9i5 L'Union fait Sa Force, •Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. ■ M Toutes les lettres doivent être adressées hisreau de rédaction: M ZI00RBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herblet, Comité de Rédaction: | René Chambrjr, Emile Painparé. Pour les/annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VoorburgwaI 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements: Hollandefl. I.SÛ par mois. Et rangerfi. 2.00 par mois Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Un an... Ti Y a, U11 an, le 23 octobre 1914, ncrap fondions r„Echo Belge". Par exemple, nous 116 Pensi°ns P°ink cIue nous aurions g0n anniversaire. Que de journaux qu on {onde pour toujours et qui ne vivent pas trois mois. Nous avions créé le nôtre pour \in-e trois mois, et moins si possible. Il an. Fasse Dieu qu'il ne termine ss la seconde année ! Habent sua fata ftelli. fces journaux également ont leur **t»23 octobre 1914. En ce moment nos ïéros, refoulés d'Anvers, disputaient aux Allemands le passage de l'Yser. Douze mois lévolus, bien que chaque jour eût apporté m événement plus considérable en soi que t'importe quoi dont "une année banale est j'jjte, ont jeté sur-cette formidable bataille de l'Yser des clartés qui nous permettent je comprendre sa signification. Elle sauva Londres comme la .Marne avait sauvé Paris. Pendant quinze jours, cinq cent mille Français, Anglais et Belges, et encore ne furent-ils amenés que progressivement sur le champ de bataille, continrent et puis finalement brisèrent l'élan de douze cent mille Allemands..C'est nous qui avons subi le premier et le plus formidable clioc de cette masse. On vit des régiments entiers de jeunes gens, la fleur des universités de Bonn, d'Iéna, de Leipzig, d'Heidelberg, qui avaient juré de prendre Calais ou de mourir, se précipiter sur nos lignes ou les iébris de notre armée, épuisée par trois mois le batailles et de retraite, abattirent leur présomption à coups de mitrailleuses, de fusil, de baïonnette. Enfin les flots de l'Yser, l'Yser, dieu tutélaire dont un sculp-mr, plus tard, fera la statue plus belle que ie n'importe quel fleuve puissant, vinrent m secours de nos braves. Ils marquèrent a limite d'une Belgique nouvelle, d'un 'oyaume d'Yvetot ridiculement petit, mais nui jamais n'avait été si grande. Déjà cette Belgique libre, ce coin de terre ijasse entre un ruban de dunes et un canal, lonfc plus tard nous foulerons pieusement ,6 sol sacré, demeuré vierge du contact de [a botte allemande, cette Belgique faite de ruines et de sa.ng qui sert de lien sublime entre la Belgique d'hier vers où vont nos tegrets et la Belgique de demain où volent nos espoirs, a vécu une année mais où s'ac-wmulèrent les deuils d'un siècle. Et voyez le miracle ! Au fur et à mesure que s'écoulaient ces heures terribles, dont il semble qu'une seule eût dû graver au coeur de quiconque les a vécues la sentence affreuse que le Dante écrivit sur la çorte de son Enfer, ,,ici, laissez toute espérance", cette espérance au contraire grandissait chaque jour un peu plus comme un beau rameau vert qui ne doît se faner jamais. Nous avons espéré et c'est pour cela que nous avons vécu. Et cependant quelles^ alternatives! Si accablés que nous fussions par la prise d'Anvers et par la perte de nos foyers, nous nous rendions compte que cela n'était qu'un incident dans la grande lutte. La victoire de la _ Marne, encore toute proche, qui avait brisé la puissance des meilleures troupes de Guillaume et jeté bas le dogme de l'intangibilité militaire de l'Allemagne, enflammait nos esprits. Sans doute Joffre allait d'un nouvel élan rejeter l'envahisseur sur la Meuse en attendant qu'il le jetât dans le Rhin. Mais si nous connaissions l'effet des 42 qui avaient démoli nos forts, nous ne savions rien encore de l'organisation formidable de la machine de guerre allemande et qu'il ne faudrait pas moins de la mobilisation des industries du monde entier pour élever en face une puissance qui fut capable de lui résister. Plus un pouce de terrain ne fut cédé à l'ennemi. En vain essaya-t-il de moyens que condamnent les lois de l'humanité. Saouls d'avoir respiré les gaz asphyxiants, les poumons brûlés, nos vaillants tinrent quand même. Cependant nous donnions de furieux coups de dent6 dans la ligne allemande. En Champagne, en Woë-vre, en Artois, en Alsace nous pénétrions dans leurs tranchées, nous les chassions de Perthee, des Eparges, de Neuville, de !'ïïartmannsweilerkopf. C'est donc que nous étions les plus forts ! Et les Russes prenaient Przemysl et franchissaient les Carpathes. La victoire était là, nous n'avions plus qu'à tendre la main. Elle se. déroba. La bête fit un nouvel et prodigieux effort. Elle tourna sa formidable machine de guerre vers F Est et accabla de ses ooups les Russes surpris et que le succès avait rendus imprévoyants. La série des désastres commença. Lemberg, Varsovie, Brest-Litovsk. Les Russes se faisaient battre et cependant nous continuions d'avoir confiance dans les Russes parce que les Allemands ne parvenaient pas à les vaincre. Et là aussi, pour avoir espéré malgré tout et contre tout, notre espoir, qui est une chose Que nous voulons bien fermement au fond <^e nous-mêmes, s'est une fois de plus réalisé. Ce sont les Russes, aujourd'hui, qui battent les Boches. Enfin la griserie de la récente victoire de Champagne, l'angoisse où nous sommes de voir l'héroïque Serbie étranglée comme nous l'avons été nous-mêmes... Ceci c'est le présent immédiat, c'est ce qui nous tient avec toutes nos fibres, c'est à quoi nous n<3 pouvons pas encore penser de sang-ftoid. C'est, pour tout dire, le journal qui se fait, par opposition au journal d hier que noug venons de feuilleter rapidement. La belle leçon, n'est-ce pas? Et comme elle nous enseigne la patience, cette grande vertu que rend 6i facile cette autre grande vertu qu'est l'espérance. Chaque succès, même le plus mince, la nourrit abondamment. Aucun désastre ne parvient à tarir sa sève. Que nous aidions, chez ceux qui nous entourent et qui veulent bien rous faire l'honneur de nous lire, à entrer tenir cette volonté du triomphe qui est la condition indispensable du triomphe lui-même, et notre tâche n'aura pas été vaine. Charles Bernard. y a un m! %.i octoore iviJj. : ujjensive au émana e toujours violente, mais impuissante sur le front belge et en France; destruction du beffroi d'Arras par Vartillerie lourde ennemie. La Belgique publie un Livre gris faisant justice des calomnies allemandes à propos de la neutralité violée. ■■ n i ■ l'avancement des officiers k UIUIIUUIIIUIII MWW vy Itwivi w Le „XXme Siècle" vient de publier le nouveau règlement sur l'avancement des officiers qui vient d'être élaboré par les autorités militaires belges. Il a paru, il y a quelques jours, aux ordres de l'armée, et a causé, parmi les officiers, la plus vive satisfaction. Des règles simples, fixes, invariables, voilà ce que le corps d'officiers souhaitait depuis longtemps. Une observation d'ordre secondaire d'ailleurs: on verra qu'il est question, dans urj des paragraphes de l'arrêté, d'officiers qui ne désirent pas aller au front. Cette phrase concerne exclusivement — cela va de soi — les officiers pensionnés que personne ne peut obliger à aller au feu. L'arrêté-loi qui contient ce règlement déroge à certaines dispositions de la loi du 16 juin 1836, sur le mode d'avancement dans l'armée et appelé à être mis en vigueur pendant la durée de la guerre. En vertu du nouvel arrêté-loi, l'avancement dans l'infanterie, l'artillerie, la cavalerie, le génie et l'état-major, est régi par les règles suivantes : lo. En principe nul officier proposé ne peut être promu, ni être désigné pour un commandement important, supérieur à celui de soi: grade si, au moment de la promotion ou d* la désignation, il n'est considéré comme faisant du service au front, depuis trois mois au moins. Le commandement en chef de l'armée décidera des exceptions à cette règle, notamment à l'égard des officiers ayant été blessés ou ayant contracté une maladie résultant de leui service au front, ainsi que quelques officiers-maintenus exceptionnellement d'office dans des service au front, ainsi que quelques officiers 2o. En dehors des blessés ou des "malades par le fait du service au front, dont chaque cas sera périodiquement examiné, tout officiel qui déclare ou est déclaré ne pas pouvoir servir activement au front et en est éloigné, depuis quatre mois au plus, est proposé pour Ie mise en non-activité pour motifs de santé. De ce chef, il perd, en matière d'ancienneté, le temps passé dans cette position, et, en tou< cas, un minimum de trois mois. Au bout de neuf mois d'absence au maximum, il est examiné en vue de sa mise à la pension.L'officier en non-activité ou pensionné peu-être employé dans un service à l'arrière, mai; il ne participe plus à la pension; 3o. L'avancement a lieu par arme ou pai service. Toutefois, l'officier d'infanterie au front, dont la candidature est admise, ne peui être dépassé par des officiers moins anciens, appartenant aux autres armes et au cadr< d'état-major : 4o. Les règles admises pour l'avancemeni des officiers de l'armée active sont applicables aux officiers de réserve; 5o. Sont considérés comme faisant du service au front; a. Les officiers exerçant le oommandemeni d'une unité ou d'une partie d'unité au fi o.it ainsi que les aviateurs. b. Les officiers appartenant aux états-major! de ces unités. c. Les officiers attachés au G. Q. G. et ai commandement en chef de l'armée. d. Les officiers attachés militaires ou xé tachés aux armées alliées et maintenus dan; leurs fonctions. e. Les officiers en service à la Colonie. 6o. Ne peuvent plus être classés dans lf précédente catégorie : a. Les officiers qui, pour insuffisance oi pour autre motif, ont été mis d'office à h disposition du ministre do la guerre, quell< que çoit la position qu'ils occupent par après b. Les officiers retraités en service à l'arriéré ; 7o. Pour obtenir de l'avancement, les offi ciers très méritants non visés aux articles < et 6 doivent, sur leur demande écrite, êtr< proposés par leur chef au ministre de la guerr< pour servir au front. La suite réservée à cette proposition leu: est communiquée. 8o. Pour ce qui concerne l'avancement de; officiers du corps des transports, des service: administratifs de santé, pharmaceutique e vétérinaire, du corps de gendarmerie et de: secrétaires d'état-major, il est pourvu au: vacances en tenant compte de ce que les offi ciers d'infanterie ne peuvent être dépassés 9o. Il sera pris des mesures, pendant oi après la guerre: a. pour régler la situation et sauvegarde: éventuellement les droits des officiers absent' du front et de l'armée pour motifs de fore» majeure. b. pour solutionner tout cas non prévu pa les présentes prescriptions: blessé, prisonnier interné, etc. Ajoutons que toutes ces mesures seront d'ap jjlication immédiate. En Belgique. A Bruxelles. L'assassinat ,,officiel" de Miss Cavell a ' révolutionné les honnêtes gens du monde entier. Comme l'écrit ,,l'Indépendance" les assassins de la ,,Lusitania", les tueurs de femmes et d'enfants d -i raids de Zeppelins ont sur la conscience un crime de plus. Miss Edith Cavell, leur dernière victime à Bruxelles, n'avait qu'un tort: être Anglaise et c'est parce qu'elle appartenait à la nation qui les vaincra que les Allemands l'ont lâchement assassinée. C'était une femme de coeur, généreuse, admirée de ses nurses. Deux de ses élèves, émues par sa fin tragique, ont tenu à saluer sa mémoire et à lui rendre justice en écrivant la lettre suivante: ,,Beux élèves de ,,l'Ecole Belge des Infirmières diplômées", réfugiées en Angleterre par la force des circonstances, seraient heureuses de pouvoir rendre un gommage public à la mémoire de leur matrone vénérée, Miss Edith Cavell. Elles vous prient donc de bien vouloir donner à ces quelques lignes l'hospitalité de vos colonnes. Au moment où la guerre éclata, ,,l'Ecole Belges des Infirmières diplômées" comptait environ quatre-vingts élèves, réparties en plusieurs services extérieurs: nurses scolaires, nurses de l'hôpital communal, nurses d'une clinique particulière, nurses de l'école, qui avait ses propres malades. Toutes se réunissaient à la maison centrale pour y suivre les cours excellents donnés par les premiers médecins de la capitale. La tâche de Miss Cavell était donc complexe, et son oeuvre en pleine prospérité. Elle y avait d'autant plus de mérite qu'elle se hourtait sans cesse, dans le recrutement de ses élèves, au préjugé qui redoute pour les jeunes filles une trop grande indépendance et borne leurs projets d'avenir à la sûre protection d'un mari. Son indulgence n'avait guère plus de limites que sa bonté et sa bienfaisance, et cependant tel était l'ascendant de sa valeur | moral© que les caractères ■ les plus rebelles prenaient plaisir à se soumettre à sa discipline et que toutes les rivalités s'inclinaient devant son mérite supérieur. Elle était la nurse exquise qui se penchait avec compassion sur toutes les souffrances physiques et qui n'en recherchait les causes morales que pour les mieux soigner et en éviter la récidive. Elle a donné sa vie si précieuse pour la grande cause de l'Humanité et de la Civilisation. Qu'il nous soit permis de demander à tous l'hommage de leur admiration." Le nom de Miss Cavell, en effet, ne peut pas périr. 5,J© n'ai fait que mon .devoir de patriote, a-t-elle dit. Si je n'avais pas réussi à faire évader quelques soldats aîlliés, ceux-el auraient été fusillés. J'ai donc sauvé des vies humaines." Et c'est pour cette raison qu'a été froidement assassinée cette brave et digne femme ! La victime de ce nouveau crime allemand était âgée de 48 ans. Répétons-le : C'était une femme d'une grande intelligence et ' d'un dévouement absolu. Elle dirigeait. . depuis longtemps déjà, l'école des nurses, i rue de Berkendael, à Bruxelles, où elle a formé un nombre considérable d'infirmières. Sa fin tragique frappera de stupeur tous ceux qui l'ont connue; elle soulèvera la colère de nos amis britanniques, car l'assas sinat de cette noble femme constitue un crime inqualifiable de plus à l'actif du trop , fameux général von Bissing. En admettant même que Miss Cavell eût donné asile à des soldats anglais et français, son ,,crime" n'était pas de ceux qui entraînent la peine capitale et c'est en violation de tout droit que cette exécution a ou lieu. ; La presse boche et embochée nous dira sans doute, comme elle l'a fait pour un autre martyr, le chef de division Lenoir, que la grâce de Miss Cavell est arrivée deux heures après l'exécution ! Sans doute, l'autorité allemande essaie-t-elle d'esquiver ainsi la responsabilité de ne.-i assassinats. Peine perdue : tout ce sang innocent retombera sur ceux qui l'ont 1 répandu. } En outre, — l'information du Pressbureau que nous avons publiée hier nous en apporte . la preuve — les Allemands étaient si pénétrés de l'infamie qu'ils allaient com-■ mettre qu'ils avancèrent l'heure de l'exé-' cution pour éviter une intervention formelle * des ambassadeurs américains et espagnols. M- von Bissing et sa suite peuvent se . réjouir : c'est une grande victoire poui l'Allemagne que le meurtre de cette femme ; héroïque. Mais les Belges se demandent ; avec angoisse si le régime de la terreur va ' continuer sans qu'aucune puissance au mon-! de tente une démarche pour faire revenii 1 les Allemands au sentiment de la Justice, du ; Droit et de la Loyauté. 1 * * * Le gouverneur temporaire a pris — une ; fois n'est pas coutume — une excellente me' > sure, qu'il traduit en ces termes sévères,... mais justes: J'ai appris que, dans le territoire di ' gouvernement général, il existe de nombreux oiseaux, surtout des pinsons, rendus aveu gles et tenus en cage. Le fait d'aveugler les oiseaux est une cruauté que je ne tolérerai pas. J'invite les gouvernements et ,,Komman-danturen" à éclairer la population dans ce sens et à sévir avec rigueur contre ceux qui enfreindront cette défense. Les peines applicables dans ce cas sont celles indiquées dans le règlement du 11 août 1915 concernant la chasse (le no. 11 111), aux chiffres 2 E et 10. * * # Le Conseil communal d'Anderlecht a décidé de contracter un emprunt en vue d'exécuter quelques importants travaux d'utilité publique et dans le but d'occuper le plus possible de chômeurs. Voici les travaux que l'on se propose d'exécuter: Construction d'une école rue de la Procession. Gros-oeuvre (adjugé à M. Mattelaer), 213,000 francs; plafonnage, fr. 12,129.71 ; pavements fr. 17,007.87 ; parquets, fr. 28,009.96 ; menuiseries, fr. 46,442.45 ; charpentes (adjugé à M. Minique), 15,800 fr. ; ferronnerie fr. 10,308.75 ; couvertures, fr. 19,542.21 ; plomberie, fr. 7,469.60 ; gaz et eau, fr. 4,114.63 ; marbrerie, fr. 4,622.01 ; paratonnerre (adjugé à M. M. Minsier), fr. 2,059.25; soit un total général de fr. 381,105.45. A raison delà hausse des matières premières, cette évaluation devrait être majorée de fr. 95,276.56. , Ameublement de cette école, chauffage, peinture, 120,000 francs. Construction de deux classes au groupe scolaire de Neerpede, 25,000 francs. Ameublement de ces classes, 7,000 francs. • Aménagement et achat de l'outillage pour les , nouveaux ateliers de mécaniques et d'électricité de l'Ecole de dessin et d'industrie, 12,000 frs. j Construction d'un nouveau pavement à l'Ecole de la rue Odon, 3,000 francs. Transformation de l'ancien pensionnat Del-lere en vue d'y établir un* second quatrième degré primaire, 15,600 francs. Travaux d'achèvement de l'église Saint-François-Xavier (part de la commune), 22,000 fr. Redressement de la rue de Scheutveld, 2,000 francs. Mise à largeur de la tue Verheyden, 4,950 fr. Construction de différents égouts, 29,000 fr. Construction d'un chemin de grande communication vers Lennick-Sàint-Martin (part de la commune), 22,000 francs. Elargissement d'un chemin raccordant la rue Bollinckx à la rue du Cerf, 1,000 francs. Aménagement de différentes rues, 14,000 fr-. Construction d'égouts de la rue du Meir, 10,000 francs. Pavage de l'avenue Paul Janson et du rond-point du Meir, 50,200 francs. Pavage de la rue Auber, 11,800 francs. Pavage de la rue des Tournesols, '2,300 frs. Pavage d'un nouveau chemin entre la chaussée de Mons et la rue des Fraises 5,000 francs. Soit un total de fr, 875,241.81. A OsterasSe On affirme aujourd'hui à ,,La Belgique Nouvelle" que, contrairement à ce qui avait été annoncé il y a quelques semaines, M. le député Hamman n'aurait jamais été pris comme otage, ni déporté, ni molesté en aucune façon par les Boches. Cependant la nouvelle de oette arrestation était venue d'Ostende même. Il doit y avoir eu confusion et, si M. Hamman est demeuré indemne, c'est que la rage des occupants doit s'être portée sur un autre député habitant Ostende. Les vivres sont suffisants, mais cliers. La maison de M. Désiré Serruys est transformée en école, les Allemands ayant transformé en casernes et en écuries les diverses écoles d'Ostende. . Les commerçants demeurés à Ostende font de bonnes affaires, les soldats étant maintenant tenus à payer au comptant tout ce qu'ils achètent. La population est calme et confiante, mais souffre beaucoup de la contrainte exercée sur elle. Elle espère la délivrance prochaine et reste inébranlablement attachée aux institutions belges, à l'exception de quelques rares dévoyés dont la foule se détourne avec dégoût. Les oeuvres de bienfaisance et d'assistance aident puissamment la classe ouvrière' et les nécessiteux. Récemment de nombreux blessés allemands ont passé par Ostende. A IBâ'Bssâes. Nous avons annoncé qu'un accident de chemin de fer, qui coûta la vie à plusieurs officiers allemands, a eu lieu récemment à Bruges. On donne à ce sujet les détails suivants. Des officiers et des sous-officiers allemands 1 avaient bu copieusement. Un train vicinal , électrique devait les ramener vers leurs casernement respectifs. Pour passer le temps, les mécaniciens du tramway, des soldats allemands, avaient également vidé quelques bouteilles, et, ayant reçu l'ordre de se dépêcher, le conducteur démarra et lança son train à toute vitesse. Il arriva ainsi, en peu de minutes, à travers les rues désertes et sans éclairage, jusqu'au canal de Bruges et ne ralentit pas i sa vitesse pour franchir le pont tournant. Le pont était ouvert et le train entier, lancé à toute allure, s'engouffra dans le canal. Jusqu'à cçtte heure on a retiré 114 officiers tués. Plusieurs" autres, plus ou moins grièvement blessés, ont été transportés dans divers hôpitaux. Tout trafic, tant par le canal que par la route et.le vicinal, est interrompu. Dans les FlaraîSres. La commune d'Harlebeke, .près de Cour-trai, a été punie pour la raison suivante: Les Allemands avaient réclamé des ouvriers pour 1 la réfection des routes. Vingt-neuf habitants s'étaient présentés. On leur avait ' promis un écrit établissant qu'ils avaient i été réquisitionnés et ne s'étaient pas pré-• sentés volontairement. Il n'en fut évidem-: j ment rien. Ce que voyant, les ouvriers res-' ; tèrent chez eux. Fureur des Boches qui agi-ixent .ainsi: déportation en AUsmacnâ des terdiction au Comité de secours et d'alimentation de Courtrai de pourvoir de vivres la commune d'Harlebeke. Fermeture de tous les estaminets, à l'exception d'un seul qui restera ouvert pour les soldats allemands.De 4 heures du soir à 7 heures du matin, nul ne pourra sortir, à l'exception des docteurs, ecclésiastiques, vétérinaires et sages-femmes.Tous les passeports sont suspendus. Le trafic des lettres n'existe plus. Enfin, la commune sera condamnée à une forte'amende. Tous les contrevenants seront punis par les lois militaires. Voilà comment on traite 1-es nôtres, au mépris des Conventions de La Haye et des Droits de l'Homme. Et personne ne proteste ! « * * Alexandre Pir, employé de commerce à Bruxelles ,s'était rendu dans les environs de Sottegem, fin juin et commencement juillet 1914, pour rendre visite aux conseillers communaux de Godverdegem, Leeuwergem, Groo-tenberghe, Lettérhautem, Ophasselt et Steen-huyse, se disant employé au ministère de l'intérieur, s'appeler A. De Clercq et envoyé spécialement par le ministre pour remettre aux conseillers communaux un diplôme commémo-ratif. Ce diplôme, aux armes de la Belgique et des neuf provinces, portait en gros caractères: ,,Royaume de Belgique", ,,diplôme commémo-ratif de conseiller communal" et les noms des conseillers, la date de leur entrée en fonctions et revêtu d'un grand cachet avec inscription: tous les pouvoirs émanent de la nation. Avant la remise des dits diplômes, il les faisait revêtir de la signature du bourgmestre et du sceau communal. Chaque diplôme ne coûtait que 3 francs. Pout les placer plus facilement, il faisait croire à ses bons clients que, porteurs de ce diplôme, ils auraient pu participer gratuitement à un grand banquet qu'offrait le Roi au mois de septembre et que même ils auraient eu le libre parcours en chemin de fer. Nombre de braves conseillers communaux allongèrent leurs trois francs et s'empressèrent d'encadrer leur diplôme. Apprenant qu'ils avaient été joués, trente-cinq portèrent plainte au parquet d'Audenarde. Mais Pir avait disparu. Il -vient d'être condamné par défaut à 35 mois de prison et à 35 amendes de 25 francs! Ans Limfoowri, A Nederbrakel, îa semaine dernière, huit bandits masqués ont pénétré dans la maison habitée par les trois vieillards Mooreels. Les malandrins les attachèrent sur leur chaise et les maltraitèrent odieusement. Une somme de 16.000 francs leur fut dérobée. Peu après, la maison du pharmacien De Beer fut attaquée à coups de revolver. Toutes les vitres ont été transpercées. Un des enfants de M. De Beer a été atteint par une balle. C'est la seconde fois oue le pharmacien est ainsi attaqué. A Maeseyck. Un jeune homme de 15 ans, de nationalité hollandaise, élève au collège de Maeseyck, a été brutalement frappé au visage par un officier allemand. Le père protesta immédiatement contre les brutalités inqualifiables et injustifiées dont son fils avait été la victime. Les Allemands se moquèrent de sa réclamation. L'affaire n'en restera pas là, paraît-il, car le Hollandais compte protester auprès de son gouvernement.Au* Pays Wallon. Trente-huit prisonniers civils de "Visé détenus en Allemagne depuis la mi-août 1914 sont rentrés dans leur commune. * * * M. C. Guillaume, bibliothécaire de l'Ecole Agricole de Gembloux, est décédé. Aux frosstières. Les Allemands font croire que le fil» électrique lance deux mille volts? C'est faux. La tension est beaucoup moins forte. Les pancartes ,,danger de mort" sont surtout faites pour effrayer les soldats qui auraient l'intention de déserter. La haute tension, c'est comme la haute kultur : du tape à l'oeil. Un lapin et une poule heurtèrent un jour ce fameux fil électrique, une fois, deux fois, trois fois de suite, sans qu'ils soient électrocutés. Or, ce même lapin et cette même poule, au cours d'expériences, succombèrent, le premier au contact d'un courant de 150 volts, la seconde d'un courant de 120 volts ! * * * Les Allemands n'e vb pas mis à exécution leur menace de fermer la frontière aux quatre cents pères de famille belges qui travaillent aux Glaceries Néerlandaises. Ceci jusqu'à nouvel ordre. Le Société continue à refuser de verser la caution de 50.000 marks que réclament les Allemands. «saO—Q i f3.li- La Réouverture des Universités. La presse, a publié ces derniers temps divers avis annonçant l'ouverture de sessions d'examens et une éventuelle reprise de cours soit au Jury Central, aux Ecoles Normales et Universités. A Gand, nous disait un. communiqué, il était question de combler les vides du corps professoral par un accompagnement de sommités boches à la Ostwald (le chimiste pétroleur) et à la von Bissing (le petit). Cette rumeur j provenait sans doute de l'admirablement gaf-, feuse et impuissante administration allemande | en vue de tâter le terrain. ' Djeyani. l'j^aubijsement jjue causa. çette_ jou taient de réaliser nos étudiants lorsqu'ils accorderaient aux Doktors poussifs l'honneur d'un auditoire et la digne protestation des professeurs restés à Gand, von Bissing (l'ance-tre guilleret) et ses porte-flambeaux mal avisés comprirent qu'encore une fois ils se fourvoyaient et dévalaient un peu plus bas la pente du ridicule. Pour se remettre d'aplomb, ils rengainèrent leur projet de germanisation pacifique et déclarèrent ces bruits non fondés. Les Belges se montreraient donc toujours ingrats aux condescendances de la bienfaisante Germanie, stupidement revêches à ses tentatives pour les tirer de leur marasme et frotter de l'incomparable Kultur leur ignorance crasse. Voilà, on leur offrait de sustenter leur frivolité de la compacte science allemande, on privait les Fritz bruyants et buveurs, les Hugo paternes et pleurnichards de leurs maîtres bouffis d'infatuation, pétris de systèmes aussi innombrables qu'erronés et les Belges se carraient dans leur mépris... L'inféodé Léo Picard et sa meute glapissante se taisaient, n'étant' pas encore assez bannis des milieux belges pour ne pas se rendre compte de l'accueil réservé aux professeurs boches en mal d'élèves. Dieu sait pourtant si leur fla-mingantisme de mauvais aloi apurait été célébré, adulé, câliné... et roulé. Le gouverneur général ajouta la défaite à ses autres exploits dont l'énumération ornée de commentaires (côté belge) épanouirait d'aise le plus ravalé des Potiorek. L'Aima Mater ne se trouva pas en état de rouvrir ses portes et Mgr Mercier assurait que, si la situation actuelle perdurait, l'Université resterait fermée. Bruxelles nous annonçait dernièrement l'ouverture des examens d'admission ? Quant à Liège, ses collections ont été saccagées, le' contingent des étudiants exotiques dispersé et, tant que l'ennemi foulera son sol, le patriotisme exclusif et vivace de la cité ardente souffrira mal les essais de reprise de la vie normale qui flatterait la vanité des organisateurs allemands. Devons-nous souhaiter que les auditoires de nos écoles supérieures recouvrent leur animation bruyante et que, dans les laboratoires, la poussière s'efface des récipients à nouveau manipulés par les mains curieuses La majorité des étudiants se trouve au front et les balles meurtrières ont fauché en pleine jeunesse la vie de nombre d'entre, eux. Les autres sacrifient un avenir de promesses à la défense de la dernière enclave préservée de l'envahisseur et leur verve et leur entrain de joy-eux drilles prompts à la guindaille réjouissent les tranchées. Ne serait-ce pas leur causer un regret, un secret dépit que de recommencer les cours? Pendant qu'eux, les soldats,, endurent toutes les privations d'une campagne et souffrent toutes les affres des combats, les autres, calés dans l'atmosphère réconfortante du foyer familial, suivant en simple spectateur le déroulement des événements, seraient èncore privilégiés ; il leur serait loisible de parachever leurs études interrompues, leur carrière ne subirait pas de retard. Le pioupiou sublime retrouverait ses compagnons installés dans des cours supérieure; leur intelligence surpasserait son esprit rouillé par l'éloignement des travaux intellectuels. Une amertume ne sourdrait-elle pas dans 6on coeur déçu ? Prenons garde de créer la moindre contrariété dans l'âme de nos braves, ils ont besoin de toutes leurs forces pour combattre. Afin de repousser victorieusement l'adversaire il leur faut . l'esprit libre ; que les tracas leur soient évités, que leur pensée soit absorbée par l'idée de vaincre et non pas tiraillée par des préoccupations et la désillusion que d'aucuns se battent et meurent alors que d'autres ne fichent rien et en profitent. La Belgique pour le moment ne réside plus que dans son armée et le pioupiou, symbole de la lutte pour la sauvegarde de notre nationalité, concrétise toute la patrie. Au point de vue des études, les élèves des Ecoles supérieures sont tous en âge de servir e& de répondre à l'appel que le Roi leur adressa . Ils devaient tenter le passage de la frontière. A l'égal de beaucoup ils auraient réussi à se tirer des griffes boches. Ils n'ont osé l'aventure et leur pusillanimité s'est effrayée du risque. Du risque en lequel réside toute la grandeur d'un acte! Proclàmons-le, leur nombre est minime, ils sont l'exception. La plupart des jeunes gens qui n'ont pas fuis' excusent d'ijn motif plausible. Leur patriotisme, qui n'a pu s'affirmer dans les combats, oeuvre en Belgique par des exhortations aux défaillants et; par des incitations à la froideur et au mépris envers les entreprises boches. J'ai la conviction que lo groupe d'étudiants de l'Université libre, qui il y a quelque temps déjà rédigea bravement un ordre du jour patriotique, se composait de tels jeunes gens. Et ceux-là, l'idée de rouvrir les cours, de prendre de l'avance sur le copain qui manie le flingot, non seulement les étonnerait mais les indignerait. Je me rappelle avoir lu dans un journal paraissant en Belgique la belle lettre d'une étudiante déclarant que jamais elle ne remettrait les pieds aux cours tant que tous ses condisciples ne pourraient en faire de même. Rien n'empêchait que cliacuu, pour combattre l'oisiveté, ne se perfectionnât lui-même dans sa branche. Les séides de l'homme au chiffon de papier qui ne perdent aucune occasion d'instiller leur venin — semez, semez,... il en restera — trouveraient encore là lo moyen do machiner quelque malodorante affaire. Dès l'abord, ces Messieurs enverraient en. tournée leurs inspecteurs taper du doigt sur les professeurs zélés, tenter de soudoyer une âme vile et proclamer la grandeur do l'Allemagne. Nos potaches se réjouissent de la visite promise des délégués pansus et les gaudrioles de nos Forain et Ramaekers en herbe s'exerceront aux dépens de l'inspecteur. Sur les écoliers espiègles la vindicte ne pourra s'abattre trop lourdement, mais chez des étudiants le» affaires risqueraient de se gâter. René Van der Efèt, ««=asS>-*-© 11 CM ii" Pour nos prisonniers de guerre Don de la part des visiteurs de dÀmanche dernier du Café Albert, Vunne Bierlcade | La Haye y bij denLierschen Baas) é>

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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