L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 26 April. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 21 September 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/n872v2dj2v/
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^eme j^jiraée N°. SSi S cents Clo centimes) Mercredi 2& avril 1916 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force, Journal quotidien du î-patin paraissant en Hollande Belge est notre nom de Famille. p>s « «-* #-n sr\ nf»f»œ flhnnti^monta __ ^ Toutes lies lettres doivent être adressées «u Iburesu «fie rédactiçn : N. z- VOORBUROWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone : 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. , , . I Charles Bernard, Charles Herblet, omi e Rédaction. ^ René Chambrr> Emile Painparé. four les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal : N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements: HolIandefl.I.SO par mois. Etranger H. 2.00 par mois Annonces! 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Un Réquisitoire président Wilson, après avoir usé d'une patience qui confinait à la faiblesse, i enfin tenu le langage qu'attendaient de lui les Américains conscients de la dignité l'une grande république, en même temps lue toui) les hommes, à quelque nation -iu'ils appartiennent, qui ont l'esprit droit 3t le coeur à la bonne place, j Dans un langage qui ne s'écarto en rien Jes règles et des traditions de la diplomatie a plus raffinée, mais combien précis dans ;on contour et frémissant, malgré tout, l'indi»nation contenue, le président Wilson IU nom des nations neutres comme au nom [o l'humanité a dressé contre l'Allemagne >t ses funestes pratiques de guerre le plus errible réquisitoire. Reprenons quelques-ms de ces termes flétrissants. Il importe, en .ffet, de les avoir constamment à la mémoire >arcà qu'ils nous font toucher du doigt 'opinion américaine et qu ils formulait ussi. de la façon la plus .heureuse, l'opinion lu inonde civilisé. Ecoutez ceci: ..Bien que 1 attentat sur e Sussex" fût indéfendable en soi et qu il Ifovoqua la perte de vies humaines dans des ^constances tellement tragiques qu'il peut tre nommé l'un des exemples les plus tern-iants de l'inhumanité de la guerre de sous-jarins telle que l'entendent les comman-ants des navires allemands... Que noiis ous trouvons en présence d'un cas où s ave-ent la méthode mûrement réfléchie et 1 es-rit dans lequel sont torpillés des navires larchands..." Sans ménagements, toute la uerre de sous-marins est mise en. cause et Dndamnôo dans les termes les plus durs, lette protestation repose ..sur des principes le'mentaires d'humanité ^ auxquels se illient et adhèrent expressément toutes les afcions civilisées." Remarquez 1 exclusion uplicite de l'Allemagne de cette comrnu-auté des nations civilisées à qui en appelle i président'des Etats-Unis. Immédiatement Drès, il rappelle que les promesses les plus ilennelles faites par l'Allemagne à la suite >s protestations de l'Amérique ont ete -stématiquement violées, ce qui implique ! reproche de mauvaise foi. Et, après avoir îcapitulé brièvement les tragédies ou des Mitaines de citoyens américains perdirent , vie, le président rappelle sa longanimité êg de ce qu'il avait toujours considéré les ; cl a ration s de l'Allemagne comme-donnees 1 toute sincérité et qu'il avait par conscient acceptées comme telles. Ainsi se pre-se le double reproche: inhumanité et per-iie. La conclusion, on la connaît: les Etats-nis, se posant en champion de l'humanité des droits des nations neutres, menacent A-llemagne d'une rupture des relations plomatiiques. Comment l'opinion allemande reagit-ellef 'est tout d'abord l'étonnement et la peur, étennement-est au moins naïf. Nous^ n y sisterons pas. La naïveté, une naïveté qui b une des formes de l'orgueil, est une des ractéristiques de la nation allemande, nant à la peur qu'on sent dans le trouble, désarroi, les bravades surtout de la presse che, elle s'explique assez par le sentiment i l'assassin qui avait perpétré jusqu'ici ses [mes en toute impunité et qui, brusquent, sent sur la nuque le froid du fer de guillotine. ,,Evidemment, c'est grave, lis, après tout, l'Amérique ne^peut rien us faire." Cette antinomie fait à peu près fond de tous les rabachages des journaux Berlin, de Cologne ou de Francfort. Ié, quoi, s'écrie la ,,Gazette Populaire de ilogne", l'armée américaine sert de jouet deux chefs de brigands mexicains. Nous la craignons pas." Le centre, dont cet *ane est l'expression, s'est tout particuliè-nent distingué au cours de cette guerre r son extraordinaire bêtise. Pour le reste ,,Kolnische Volkszeitung" avoue ne pas mprendre comment les Etats-Unis osent rler comme ils le font à une puissance vicieuse. Tout est là. La victoire est une ■te de fin apothéotique qui excuse les >yens même les plus bas et les plus infâ-i5. Et ainsi, dans ce débat que l'Atteigne abaisse et que l'Amérique élève, us trouvons en présence un Etat qui met -dessus de l'humanité son intérêt et sa ivenance et une nation qui sacrifie à l'hu-mité ses convenances et ses intérêts. Ainsi, dans le grand conflit qui menace jourd'hui d'englober l'Amériques'accuse 5c un relief toujours croissant ce carac-e qu'il a pris tout au début par l'invasion la Belgique. Plus que des peuples dressés uns contre lés autres, ce sont deux prin-»es que se trouvent en présence, le3 deux xnels principes dont la lutte fait le fond toutes les religions et de toutes les rvhilo-)liies. Nous savons que le bon finira par ompher du mauvais. La soumission de Jlemagne aux exigences cle l'Amérique a déjà une 'grande victoire. Mais que dlemagne, comme il est probable, ne ee miette pas et la participation des Etats-iis à la guerre doit hâter la victoire que us attendons et la rendre plus complète. Charles Bernard. P. S. Dans le no. 5 de Ja ,,Belgique Irïdé-udante", qui.vient de paraître, Jean ry, le protégé de "Wertheimer, m'adresse à 900 kilomètres et non à 600 comme il se <it à dire — quelques traits qu'il s'irua- . le avoir plongés dans le venin et qui sont J >eine enduits de narcotique. Je n'ai pas l'intention d'endormir mes . teurs ci» m'occupant ici de semblables ûseriçs. Mais le devoir sacré de l'amitié | m'oblige de dénoncer la campagne de basses calomnies et de viles insinuations avec quoi tel misérable s'efforce d'atteindre des cou-frères- dont le talent et la probité sont l'honneur de ce journal. Dédaignant pour moi-même les injures de ce sous-Renaudin de faubourg, qui s'est fait traître par vanité blessée, il me trouvera sur son chemin : dans sa campagne de diffamation contre ; mes amis comme dans son exéorable entre- ^ prise de chantage contre les hommes qui as- -u sument dans ces terribles moments le dé- c; voir de sauver le pays. ^ C. B. L — p Pour la fêite du Roi i Nous avons encore reçu la lettre ci-dcs- ^ sous de M. 1 e. baron F allô n, ministre de Belgique à La Haye. La Haye, le 2J. avril 1916. Monsieur le Directeur, é( le J'ai l}honneur de vous accuser la réccp- tion de votre lettre du 22 de ce mois, ainsi ss que du mandat-poste de 8 flor,. somme u destinée à être jointe au montant de la souscription ouverte dans les colonnes de et l')}Echo Belge", à l'occasion de la fête de le S. Mi le Roi. ' Veuillez agréer, Monsieur, les assurances ]e de ma considération très distinguée. ce (s.) Baron A. FALLON. vi la de Pour le Comité National 2e: d'Alimentation £ G. C. — E. G. — A. J fl. S.00 fr Croix Rouge de Belgique Z Le personnel réfugié des che- ca mins d-e fer, postes et télégraphes re de l'Etat belge inscrit au Comité de Middelbourg-Flessingue fl. 5.68. J° 1 la Pour le Foyer des Orphelins. n; Bon de Madame G. G. pour le f0 Foyer des Orphelins 20.00 frs. p, -<3*— Le foyer belge, I — tii P1 L'homme est faible et se laisse facilement q1 aller au découragement, la longueur de co (ï'exil l'a déprimé, et c'est ainsi que le ro mal l'a trouvé tout préparé à le recevoir. Ve Il y a quelques mois on préconisait, ici lit même, la création d'une ligue de jeunes lié filles ce refusant d'épouser des réfractaires. Si leur patriotisme leur défend de s'unir m< à un jeune homme qui a refusé à servir son fa pays, l'amour de la patrie leur dit, aussi, pe qu'elles ne peuvent marier un étranger. Il du est douloureux de dire la chose, mais mal- un heureusement il en est ainsi: beaucoup de tic nos petites Belges ne se gênent pas pour se tir laisser faire la cour par des étrangers. Méfiez-vous,-mesdemoiselles, de ces étrau- ju; gers qui vous font la cour. Je connais le cas de d'un de ces ,,beaux' parleurs" qui, en pos- res session de la liste de toutes les Belges de re/ l'endroit, se faisait présenter à l'une puis à ce] l'autre, jusqu'au jour où il eut la chance no d'en trouver une assez peu patriote pour le l'accepter. C'est qu'ils savent que nçs me soeurs ont des connaissances très étendues. Par votre mariage avec une personne d'une autre nationalité vous perdez votre qualité de Belge. Marier un étranger, mes- co demoiselles, c'est un crime de lèse-patrie, he car vous ne reniez non seulement votre tic Patrie — qui à l'heure présente doit vous ur être doublement chère .— mais vous insul- ad tez tant de nos braves qui ont versé leur sang pour le pays et se sont montrés dignes de Bi vous. Il est de votre devoir de femme et de nu Belge, quand le jour cîu triomphe sera là, de at1 ne point les refusar pour époux mais d'em- x,a bellir par votre amour et votre dévouement qu la vie de ces malheureux mutilés. Si nos petites Belges ont pour devoir de de. marier un compatriote, il* va.sans dire que nos jeunes gens ont également pour ot>liga- tion d'épouser les filles de leur pays plutôt vo, que d'autres. La mort qui là-bas au champ d'honneur ne cesse de faucher tant de jeu- j- lies existences aura pour conséquence que ^ bien de jeunes filles ne pourront se placer. Faut-il que ce nombre augmente encore par la désertion de ceux qui ni arien t des étran- , . §ère5? . . de A l'occasion de la fête de notre bien-aimé Roi des manifestations patriotiques, aux- » quelles tout vrai Belge s'est empressé d'as- ^ sister, ont eu lieu. Les âmes découragées y j.-q ont puisé de nouvelles forces afin d'attendre 6tit avec résignation et courage le jour de la éra< victoire. Entre Belges on s'est trouvé en fesî famille, on s'est senti plus uni, le contact me: nous a réconfortés et il semblait que nous An' avions laissé là toutes nos peines et toutes ^ nos souffrances. .° Puissiez-vous, âmes tendres et sensibles, y avoir fait une ample moisson de' pâtrio- tisme, et, si votre désir est de former un foyer, qu'au moins vous' ayez la fermé ré- j. solution ne créer qu'un j,5oy^v 'b^sre." ten F. Mar, | Bri En Belgique. A Bruxelles Une centaine d'Allemands, écrit-on au Tij(d", ont fait irruption au collège Saint fiehel à Bruxelles. Do nombreux élèves iternes furent soumis à une visite. D'après > qu'on dit on trouva dans leurs effets ot ins leurs livres des caricatures du kaiser, e recteur, Père Devroye, fut rendu res-Dnsabîe et arrêté séance tenante... professeurs et instituteurs belges vont >nc avoir fort à faire désormais. Qu'un ève dessine une tête coiffée d'un casque il* la couverture d'un livre et son proie-sur se;ra envoyé en prison. Il est décidé- ent charnua nt le régime boche !... * * * C'était, il y a dix ans, a pareille époque :rit un journal publié à Bruxelles. Bruxel-s vivait dans la prospérité dont l'Exposi-on de Liège, à l'occasion du 75e auniver-ire de l'Indépendance, venait de fournir ié preuve éclatante. Un joyeux soleil princier égayait les boulevards quand, vers les heures de l'après-midi, la. capitale fut mise i émoi par un bruit sinistre répandu par s cent bouches de la Presse, inondant les tes d'éditions spéciales: le premier navire-oie venait de sombrer, ensevelissant dans s flots un grand nombre de jeunes existen-s. La consternation se peignait sur tous les sages; on voulait douter encore; on croyait chose impossible. Le beau navire ,,Comte Smet-de Naeyer", amarré à Anvers, avait vé l'ancre le 11 avril, vers midi; le mardi : avril, l'Association maritime d'Anvers cevait une dépêche envoyée de Douvres >.r M. V an den Plas disant que le navire -ait sombré le 19 avril, à 7 h. A du matin, ins le golfe de Gascogne, .près des côtes ançaises de la Cornouaille, à la pointe :trême ouest de la Bretagne, passé Oues-nt. Les escapés, deux professeurs, treize dets, une dizaine d'hommes de l'équipage, cueillis par le navire français ,,Duuker-le", furent débarqués en France et deux urs plus tard revinrent au-pays. Le récit des escapés remua profondément population belge; les circonstances du mfrage furent d'ailleurs des plus dramati-les et, chose plus grave, des légendes se rmjrent. La conduite du commandant Durcault fut jugée diversement et donna îu à des commentaires sans fin. On apprit ié le navire faisait eau et que, sur le point s sombrer, les canots avaient été mis à la er. Ce fut une lutte effroyable contre )céan déchaîné. Des scènes dignes de l'annuité se déroulèrent dans les moments su-êmes, et ceux qui réussirent à s'embar-ler assistèrent à des scènes horribles. La nduite du capitaine Van Zuylen fi^t hé-ïque; les survivants, impuissants à le sau-r, le virent disparaître sous leurs yeux, téralement écrasé par les flots; non moins roïque fut la fin de l'aumônier Cuypers, nt la commune d'Etterbeek honora la mé-)ire en donnant son nom à une rue de ce nbourg. La Belgique entière prit le deuil, ut-on dire. Des années entières on parla naufrage, qui fut au vrai sens du mot événement historique, et une souscrip-n publique érigea un monument aux vicies.La catastrophe eut son écho au Palais de ;tice. Mes Franck, d'Anvers, et Picard, Bruxelles, plaidèrent pour et contre la ponsabilité des armateurs et des paroles mettables même furent prononcées. Tout a date de quelques années seulement et urtant comme cela semble déjà loin dans passe. Donnons un dernier salut à la^mé- iire de ces braves. * * * L'entretien des monuments punies était nfié jadis à des eutrepencurs particu-rs qui exécutaient les travaux de réfec-n, de nettoyage et d'entretien d'après ; cahier de charges et à la suite d'une ! judication restreinte. Le service des travaux de la Ville de 1 uxelles a renonce provisoirement à cette ! Liiiëré de faire, et ce sont les ouvriers | -achés régulièrement aux travaux commu- j ux, auxquels on a adjoint de9 chômeurs, ' i procèdent en ce moment à la toilette 1 » monuments publics. Dans la plupart 5 communes-faubourgs, on a, décidé étaient de procéder à une réfection comité des oeuvres d'art qui ornent/ len es^ publiques- L'été dernier, en raison > événements, on avait quelque peu né-?é ces travaux, qui vont, cette année, e poussés avec activité. Un grand nom- > d'ouvriers y seront employés. A Brûles, ce travail a débuté aux deux fon-nes monumentale? de la cour de l'Hôtel Ville. * *• * ious apprenons la mort, à Genève, à l'âge 81 ans, de M. Prosper De "Wilde, officier de -dre de Lcopold, ancien professeur à Pin-ut agricole do l'Etat belge, professeur irite à l'Ecole militaire de-Belgique, pro-;eur honoraire de l'Université de Bruxelles, nbre de plusieurs sociétés savantes, etc. ïien professeur de chimie, auteur d'un traité ! i. portée de tous, très répandu, M. Prosper Wilde était une figure bien connue en Belle, et h Bruxelles spécialement. Brillant seur, aimable homme, il ne comptait que ' amis. # s ^ à (Jonférenco des bourgmestres qui s'est ue .cotte semaine a l'Hôtel de Ville de , ixellesa sous la. présidence de M» Maurice i . Lemonnier, s'est occupée tout spécialement de la réglementation des oeuvres de bienfaisance. L'unification des prescriptions réglementaires concernant l'organisation des fêtes et le contrôle a été reconnue d'une absolue nécessité. Jjos décisions qui seront prises au cours de la séance seront immédiatement, appliquées dans toutes les communes qui font partie du Grand Bruxelles. A Anvers Le manque de farine en Belgique — dont on s'est tant plaint à Anvers — est en grande partie dû aux Allemands. En effet, C3 ne sont ni le3 grains qui font défaut, ni l'argent qui manque pour en acheter'de considérable» quantités. Mais les moyens de transport sont limités. Et les pirates continuent à torpiller aveuglément tous les bateaux qu'ils découvrent. Or, déjà l'on manque de navires. La situation actuelle est donc en grande partie le fait des manoeuvres allemandes. Le gouvernement belger : et c'est ce qu'a expliqué M. Louis Franck au cours d'une :éance du Comité de.secours et d'ialimentation, a imité, depuis quelques ' semaines, l'exemple donné par les nations alliées. Il a réquisitionné les navires belges, soit 21 bâtiments, pour le transport des vivres qui nous sont destinés. Car, à la dif-. ficulté de trouver le nombre de navires nécessaires, s'ajoute encore des pertes de temps considérables, provoquées par le manque d'ouvriers. A tout moment, Anvers se trouve menacé de n'avoir plus de farine, en dépit des commandes nombreuses en voie d'exécution. Récemment, dans toute la province, il n'y avait plus ds> froment que pour cinq jours! Le pain a été plus jioir et nécessaire-, ment moins bon pendant ce laps, de temps, Mais M. Louis Frauck assura qu'il avait été tout aussi hygiénique. Tant mieux! Le comiti anversois a réussi à se faire octroyer 2500 tonnes de seigle supplémentaires et l'on croit que les arrivages deviendront tout à fait réguliers. La crise du pain semble donc moment tanément conjurés. ■îr * Hr Un déplorable individu, nommé Verd..., I était appelé à comparaître devant le tribunal. Il était accusé d'avoir extorqué de l'argent à de pauvres gens sous prétexte de les | faire passer en Hollande sans passeport. Avant d'arriver aux frontières, il se faisait grassement payer, puis disparaissait. Et les malhaureux restaient eu plan! Ce sinistre voyou a été condamné à trois mois de prison, par défaut. * -s- * , Le vélodrome de Boom a fait sa réouverture. Un public nombreux a applaudi Van Bever, Spâesiens, Van Ingel^hem, Van Daele, etc. * * * Le tribunal correctionnel de Termonde a tenu une audience à Beveren. Les prévenus qui désiraient se faire défendre ont été obligés de s'adresser à des avocats d'Anvers, ceux de l'arrondissement de Termonde n'ayant pas la permission de se rendre à : Beveren. Les Allemand cultivent la chinoiserie. Ils essaient de tout brouiller et de mettre des entraves partout. C'est ce qu'ils appellent: veiller au réveil du pays ! Aaa IPêusts Wallon L'instruction à laquelle il a été procédé ' par les soins de M. le juge Genart a jeté un jour nouveau sur l'affaire du meurtre de François Pochet à Fosses. Dès que se répandit la nouvelle de l'assassinat du vieillard, l'opinion publique désigna nettement, comme devant .être l'assassin, le gendre de la victime. Alexandre Capelle, âgé d'une trentaine d'années. La famille Pochet était très désunie; la femme de la victime avait quitté le domicile conjugal pour aller vivre en compagnie de son fila, de sa fille et du mari de celle-ci dans une maison sise non loin de celle d<z Pochet. Do là. à chaque rencontre, de*, scèuea de dispute, d'injures et parfois de coups. / Un des premiers, soins de M. le juge d'instruction Genart fut de . faire mander par de vaut lui celui qu'accusait "là rumeur publique pour entendre ses explications. Aux premières questions qui lui furent pos-sées, Capelle se troubla et, après, quelques réticences, avoua être l'auteur du meurtre de son beau-père. Voici comment l'assassin explique son forfait : ,, Passant, dit-il j vers 6 h. ^ du son-devant la maison de mon beau-pere avec lequel nous vivions en mésintelligence, j'entendis une vive dispute; je m'approchai et vis que François Pochet était aux prises a.vec sou fils. Voulant porter secours à ce dernier, je m'emparai d'une, pierre qui se trouvait là et la lançai à la tete de mon beau-père qui s'affaissa." Capelle ne se rappelle plus s'il a frappé une seule ou plusieurs fois. Après avoir pris acte des j aveux de l'assassin. M. le juge Geuard l'a | mis en état d'arrestation et l'a fait écrouer j a la prison de Namur. Alexandre Capelle ue mauifeste aucun iegret de l'acte qu'il a posé; il ne - semble pas se rendre compte de la gravité de son forfait. ,,Croyez-vous que je pourrai retourner ce soir .à Fosses.?" j demandait-il a ses gardiens qui le condui- ■* saient au Palais de justice. A Fosses, l'impression causée par ce I drame n'est pas très vive. La victime était n considérée par la plupart comme une per- I sonne peu intéressante. Alexandre Capelle | sera vraisemblablement renvoyé devant notre Cour d'assises lors de la troisième session. o D'autre part, le fils Pochet donne un démenti formel aux assertions de Capelle. Il prétend qu'il n'était pas sur les lieux du ' crime au moment où fut perpétré celui-ci et déclare qu'il n'a par conséquent pas pu se trouver aux prises aveç son père. * * * On annonce de Genappe la mort de M. Alfred Cogniaux, botaniste distingué. * * * « Le Comité des Jardins ouvriers de Tournai, vu l'avancement de la saison, vient -gr de décider qu'il ne sera plus accordé de nouveaux jardins. A l'heure actuelle, 325 a(l jardinets ont été créés dans la ville des ço Choncq Clotiers. C'est un résultat inespéré -pour une première année. Chez ces jardiniers improvisés, l'appari- ^ tion des beaux jours a communiqué une ar- y deur extrême; il semble qu'un certain ^ esprit de rivalité l«s anime et que c'est à cjp qui aura le lopin^de terre le mieux soigné. Actuellement ils procèdent à la plantation fje de pommes do terre, opération importante (ja et qui fait l'objet de soins méticuleux. Une nn conférence à ce sujet leur a été donnée il ^ y a quelques jours. H est rc*>mma.iKlé aussi aux ouvriers qui désirent compléter leurs connaissances r 5 horticoles de suivre les cours gratuits don- {[, nés tous les dimanches à l'Ecole d'arboriculture. Ces cours leur seront d'une grande utilité. La distribution des plants de pommes de terre a été faite par les soins du Comité. Chaque ouvrier occupant un jardin de ar 4 ares a reçu environ 40 kilos de tuber- lég cules ; les autres une quantité proportion- lec nelle au terrain eccupé. jj®. Br < A Toureai 1,° Un avis fait connaître à la population que au. le prix des pommes de terre, enfin parve- to, nues, est fixé à 25 centimes le kilo ! Ce prix énorme provient, paraît-il, de bes l'augmentation extraordinaire des frais de ] transport. Décidément, la petite bourgeoisie s'e et la clause ouvrière n'ont pas de chance: Prf des réclamations s'étaient déjà élevées quand cn on avait parlé de 20 centimes le kilo, et le ^ nouveau tarif n'est pas de nature à les apaiser. L'ouvrier a faim; voilà pourquoi les méfaits nocturnes, vols de lapins, maraudages, — etc., deviennent si nombreux et font tristement augurer des prochaines récoltes: au g cours d'une de ces dernières nuits on a volé une centaine de kilos de pommes de terre récemment plantées, et cela aux portes de la ville, dans un champ en bordure de la route de Bruxelles ! Gouverner, c'est prévoir, dit le proverbe; aussi la ville de Tournai, s'inspirant de ce sage précepte, s'occupe-t-elle dès mainte- ( nant à s'assurer par contrat auprès des pro- ^ ducteurs de la quantité de pommes de terre ^ qu'il sera nécessaire à la consommation de ses habitants en 1916-1917. ^c Dans ces contrats, il est stipulé que ces légumes devront être de l'espèce dite Kriiger, &31 Industrie et Magnum Bonurn. L'arrachage et la livraison se feront à parti du 20 se.o-tembre prochain. Les prix sont fixés à 12 31T francs, par *100 kilos net jusqu'au 1er octo- ^°] bré, 10 francs du 1er octobre au 31 décem- Pa" bre, 12 francs du 1er janvier au 28 février S°L et 13 francs en mars. 1.e^ La Ville s'engage à prendre livraison ^vc avant le 1er avril. Ëh cas de demande des . cultivateurs, la Ville leur procurera les plan- m\ tes à raison de 1,600 kilos par hectare maximum au prix de 15 francs les 100 kilos. lia Reste à savoir si les fermiers consentiront à J?ai s'engager de cette façon et si leurs senti- ^ mente patriotique et cluaiditables .seront as-sez forts pour leur indiquer la bonne route 1 à suivre. v [p.11 * * * l ir L'oeuvre des Cantines Scolaires est créée. S1°J Le premier réfectoire a été établi au ré- ^ Jj? duit des Dominicains, aifx anciens Ateliers Delcourt-Vasseur. * * * tôt L'oeuvre de seoours et d'alimentation à *!ori l'enfance débile ..procure chaque jour un P01 goûter substantiel aux enfants dès 22 asiles î113 de la ville. De février à juillet, 71.674 m goiiters ont été servis ! 6 ma •. ■ ' fig- Au Brabanl i'e2 J>e.s Allemands ♦recommandent un peu par- tout, eu Belgique, de semer du tournesol. Ils Jou promettent d'en acheter les'graines à un prix 23. très élevé, et l'on croit que c'est pour en del extraire de l'huile. sat: Ils ont semé de cette plante dans tous les let terrains vagues le long des voies ferrées. un( 62. por H y b un an Piu . i '■ d« 20 avril 1915. — J'ryifjrc* des alliés sur doi: Jr. front belgOj au nord d'Y près, mculgrc per l'emploi continu dr gaz asphyxiants-par le s éco Allemands: un appareil de protection a été cen distribué aux trou peu anglaises, belges et dai françaises, qui arrêtent d,eux violentes atta- fiée ques débouchées de Fasschendatlc et de tail j mmnim u Hofweg 11 w Costume j» sur mesure *|^f depuis f27a50 odsetnde. L'ennemi, par représailles mbarde Tpres. A Notre-Dame-de-Lorettc, aqtie allemande repousséc. Près de Fay nbat d'infanterie autour d'un entonnoir renient disputé. D'autres attaqu-es enne-es, très violentes, sont refoulées à Seau-our et sur la ligne que jalonnent les vircjes, Samt-Bemy et la, tranchée de Ca-me; après des alternatives d'avance et recid, les Français ejardent leurs posi-nf, L'e'memi reprend pied au sommet I H art mannsimllerkopf. Dans les Dar-nelles, débarquement du corps expédition-■re f ranco-anglais sur les devx rivet, euro-ïnne et asiatique, des Détroits. ~ . -*rr„ avance de l'heure légale L11 lecteur de Middelbourg nous écrit : Mon-sieur le rédacteur en chef fous consacres dans l'Echo Belge" un acle et un articulet à ,,l'avance de l'heure -aie . Il sera peut-être intéressant pour vos tours d apprendre que cette question fut |a traitee, il y a quelques années, par Mr. t'ocat Eugène Standaert, le député de uges. ' 3elui-ci, dans un discours qu'il prononça à ^cas]on du rote d'un budget _ était-ce celui i sciences ot des arts ? _ suggéra cette idée mitaistro compétent. Celui-ci trouva l'idée gmale et le discours remarquable. Et ce fut '3 Chambre belge, encombrée d'autre ogno, ne s occupa jamais de la question, .a chambre française a trouvé le temps de 11 occuper, à co moment-ci, et a aocepté le jet. u est uno prouve de sens pratique, de uio et de... -sérénité d'esprit. Vgréez, Monsieur le Rédacteur en chef, mes utations distinguées. Un lecteur. 3. ûra^ele-Bretagne interventionniste L'industrie charbonnière. -eux qui durant l'année 1915 connurent heures angoissantes du conflit survenu ■re les patrons et les ouvriers des régions rbonnièrés de l'Angleterre ont compris caractère inquiétant de toute crise de ce ire. Les réserves de la marine de guerre avaient être épuisées eu peu de semaines le,travail cies usines besognant pour les lées était en péril. La diplomatie et la Hilarité de M. Lloyd George, aidé par le riotisme. des mineurs gallois, eurent rai-du danger. Le gouvernement sut ensuite ulariser le marché du charbon, empê-nt une hausse.de prix capable de trou-r les conditions de l'existence. Ce fut le listre Runciman qui arbitra le différend. iroici quelques chiffres officiels concer-ît l'extraction des puits en 1915 oom-ativement aux années précédentes. Pen-it les six mois qui prirent fin le 30 juin 4, la sortie des puits monta à 140.274.000 nés, dont plus de 36.000.000 tonnes fu-t exportées. Le solde fut consommé à térieur du pays et comprit les approvi-înements de l'amirauté et ceux de la na-àtion marchande: ce dernier poste porte 182.000 tonnes. Une chute signala la mde moitié de 1915, avec une production île de 125.369.000 tonnes; l'exportation îba à 10.000.000 tonnes, laissant une dis-li-bilité" d'environ 100.000.000 t.: les de-tides de la marine de commerce furent. Prieures à 10.000.000, mais il est à re-L*quer que le ravitaillement des bateaux rchands réquisitionnés pour la guerre ne ire pas sous cette rubrique. L'année pas-fut marquée par une recrudèscenoe de :traction et par un recul de l'exportation, premier semestre de 1915 «/it la mise au r de 12-7.826.000 tonnes, et comme 500.000 t. seulement furent dirigées au ors, il resta plus de 104.000.000 t. pour sfaire aux besoins nationaux. Du 1 juil-au 30 septembre 1915, soit en trois mois, i insignifiante diminution fut notée par 117.000 t. extraites et 11.825.000 t. entées.ies dernières statistiques sont d'autant s satisfaisantes qu'elles dénotent un gain la valeur manoeuvrière ; d'après leurs niées, le nombre des mineurs employés dant les neufs premiers mois de l'année niée subit une réduction de 14.2 nour t, en comparaison des mois corresponds de 1914, tandis que la production ne hit que de 6.2 p.c. Si ce progès persis-; et s'il s'étendait aus autres branches de

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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