L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 06 Juli. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 11 Juli 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/jh3cz3391c/
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4ème Année »J« 135I1 S cestts Samedi 6 juillet 1918 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal quotidien «Ssa mealir» paraissant en Htollatmcle Be/ffe est notre nom de Famille, .„A au Rédacteur esi Cîteg: Gustave Jaspaers. Abonnements: Hollande II. 1.50 par mois. Etranger II. 2.00 par mois. Pour les Toutes «es lettres JJO'venl Être aoresw » 11 ^ a , ..h. iî™a PhHmbrï militaires au Iront et les militaires internés en Hollande II. 0.75 par mois payable ^OTSXEESDAlw^^flîéSïîSnfâs 3797 et * ^omii& <ie R^-d^ctio^ = j ré. ' ' ' Par anticipation? Annonces = 15 cents la ligne. Réclames: 30 oents la ligne. l'attitBdedei.SclieiiiBiinni M. Sciheidemann a fait entendre ai Rcichstag un langage auquel on n etaat plui habitué. Son parti, qu'on dénommait a juste titre celui des socialistes de gouvernement, se sépare du. gouvernement. il refuse de yoter le budget- . , , r»._f ^ Qu'est-ce donc qui s est passe? G est. ra même question que nous posions après îedis-cours de M. de Kuhlmann. Que s est-il ' -passé pour que dans un langage dont la prudence n'a trompé personne *le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères laissât clairement entendre que le glaive etincelant d'Hindenburg, avec lequel, tant do fois, on avait ébloui l'opinion en Allemagne, était imipuissant à terminer la guerre? Trois gran-des offensives en Franc» dont le succès apparent ne fait que mieux ressortir l'insuccès réel,'la crise d'Etat en Autriche et la rivalité 'grandissante entre la Bulgarie et la Turquie qui laissent l'Allemagne sans alliés, ex-pesée'toute éeule aux coups de ses adversaires, parmi lesquels l'Amérique, le pays neuf aux ressources inépuisables en hommes, en matières premières et en argent, est en train de conquérir la première place. •Les niâmes motifs qui ont incliné M. de Kuhlmann à une réserve et à une modestie qui ont soulevé la fureur des pan germanistes et lui ont attiré les foudres du grand quartier général «ont également déterminé l'orientation nouvelle de M. Scheidemann et de son parti. Car ce n'est pas au nom des principes mais par simple calcul opportuniste que M._ Scheidemann et. ses amis en sont arrivés au point où ils on sont aujourd'hui. Après quatre années de guerre, ils s'aperçoivent enfin que l'Allemagne lui^ a yîonné le caractère d'une guerre de conquête comme'6i l'ultimatum à la Belgique du 2 août. 1914 et la déclaration subséquente de M. de Bethmann-Hcllweg n'avaient pas affirmé d'une façon éclatante la volonté de l'Allemagne de dominer le monde et de fouler aux pieds les droits les plus sacrés. Et cependant, dans le même temps que M. de Bethmann-Hollweg déclarait: ,,Nous commettons une violation du droit des^gens", les socialistes, M. Scheidemann en tête, votaient les crédits de guerre d enthousiasme, revendiquant ainsi leur part de responsabilité dans le crime de l'Allemagne. Aujourd'hui M. Scheidemann se déclare contre toute annexion. Il ne voit pas d'inconvénient à ce que ses Compatriotes décampent de notre pays avec armes et bagages et laissent lés patriotes et les activistes se débrouiller entre eux. C'est une vue juste des choses, eoit, mais il n'a pas fallu moins que l'admirable résistance à l'oppresseur de3 Belges'du pays occupé pour faire comprendre ail chef du parti ouvrier allemand que jamais l'Allemagne esclave ne régnerait sur la Belgique libre. Et puisqu'il apparaît désormais qu'il n'y a plus d'espoir pour la sozial démocratie d'étendre les bienfaits de son organisation sur le prolétariat belge, il n'en coûte plus rien à M. Scheideanann de sa réclamer des purs principes démocratiques.D'autre part, l'opportunisme des socialistes majoritaires allemands ne trouve pas seulement sa raison d'être dans la situation militaire et int ornati cfral e. En Allemagne même, au fur et à mesure que s'exalt» la folie pan-gormanists et conquérante-, les masses populaires ccunmjenceŒit à s'insurger de plus en plus contre la guerre criminelle. Le3 ouvriers veulent, du pain et la paix. Nous savons par ce qui a été dit au Reichsiag même que ce n'est que devant la crainte de troubles intérieurs quo cette assemblée, l'an dernier, vota sa fàmeuse résolution où elle répudiait en principe toute annexion ou indemnité. Or, ce ne sont assurément pas les prétendues victoires de Ludondcrfi sur le front de l^Ouest qui ont changé la mentalité du prolétariat allemand, 'trien au contraire. Le spocfcre cîo la révolution qu'agite Ledebour, ce qui lui .valut un rappel à l'ordre à la dernière séance du Reichstag, commence à inquiéter les dirigeants. Il inquièto aussi Scheidemann eu son groupe, moins à l'idée que cette révolution pourrait se faire contre eux qu'à celle qu'elle pourrait 6e faire sans eux. Et lo moment paraît venu où il paraît Habile aux leadozs de la sozial démocratie de donner un coup de barre à gauche, de lâcher un gouvernement qui ne les a déjà que trop compromis et de s'appuyer sur le peuple qui menace de les lâcher. Au demeurant, le dernier congrès socialiste ne leur laisse pas le choix. Reste 1a- supposition quo M. Scheidemann aurait agi d'accord avec le gouvernement. Remarquons, en effet, que M. von Payer, le vice-chancelier, a dit en certain endroit de son discours en réponse à M. Scheidemann: ,,11 y a un pointeur lequel je puis me montrer d'accord avec la formule de Scheidemann sur les buts de guerre : une paix honorablo. et ne portant point de préjudice à l'Allemagne". Voilà une formule j assez vague mais à la rapprocher de c#que ' Scheidemann a dit, de ce que Kuhlmann a dit, on saurait difficilement y voir une consécration prudente du. programme des par-germanistos et du parti ,,Vaterland." Est-ce que M. von Payer va s'attirer, lui aussi, la colcre du grand quartier général et va-ton le voir, demain, remonter à la tribune du Reichstag pour se rétracter? Ce serait excessif et c'est pourquoi il n'y aurait rien d'étonnant à ce que ce pouvoir civil, mis en ridicule posture par le pouvoir militaire, n'eût cherché à se venger en mach-inant, de connivence avec les socialistes, la petite comédie à laquelle nous venons d'assister. En oe cas le pouvoir civil ne 6e serait servi du chantage •ocialiste que pour faire pièce au pouvoir militaire. Mais Hindenburg et Ludendorff ne sont pas gens à baisser pavillon devant M. Scheidemann. Ils relèveront le gant. Et Hindenburg et Ludendorff seront toujours les plus forts — jusqu'à la prochaine Kfetcif» de F©ch. £haiies Bernard. t I Le Démembrement É l'Autriofie-Hongrte J Une importante cérémoi&e a eu lieu Ljubljana les 23 et 24 mars à l'occasion d la remise au dr. Korcseo, "président du Clu parlementaire yougoslave, de la pétitio: des femmes slcjvènes en faveur de la libéra tion et de l'union des Yougoslaves. Le député Koroeec a été, à la gare, reç en triomphateur par une foule énthousiast qui chantait l'hymne national: Lepa nas domovina. Une dame a, en quelques mots souhaité la bienvenue au président d" ^Club yougoslave qui lui a répondu: ,,Je sais que cet enthousiasme va à l'idé que le Club yougoslave défend pour brise les chaînes séculaires de notre peuple et ren dre à celui-ci la liberté et l'indépendanc à laquelle il aspire." La foule, ayant dételé les chevaux, a elle même conduit à l'hôtel de ville, en chantan Ej Sloveni, la voiture où se trouvait Mgr Koroseo. Devant le palais municipal, le ovations ne cessèrent que lorsque le député apparaissant au balcon, eût encore haran jgué les assistants. ,,Hommes et femmes siovènes, dit-il votre enthousiasme d'aujourd-'hui e^b un preuve que 1e Club yougoslave est sur L bonne voie et que notre oause sacrée doi triompihe/r. (Cris: Oui, clje doit triompher) Pendant de longs siècles, notre pçupL yougoslave a été opprime et foulé au? pieds- aujourd'hui il se lève et reven clique l'union et la liberté. (Cris: Viv< la Yougoslavie) Le dernier village de la montagne demande la liberté df notre patrie yougoslave commune. Nouj ne céderons pas tant que nous ne seronf pas arrivés à notre but. (Approbations fré né tiques). Je vous jure que nous ne cède-rons pas... Nous tous eusemblo, nous promettons aujourd'hui tolennelleanent à notre patrie que, 6ans fléchir, nous défendrons les droits du peuplé et qu'aucune lutte ne nous effrayera peur arriver au triompha définitif de notre grande idée yougoslave. (Cris: Nous aussi nous le jurons. Vive la Yougoslavie!)" Le 24 mars, devant une nombreuse assistance comprenant de nombreuses fenumee de toutes les régions slovènes, dans une salle décorée do drapeaux serbes, croates et slovènes, eut lieu la remise de la pétition. Elle perte plus de 200,000 signatures et forme sept volumes. Tous les partis étaient également représentés. Mme Tavcar, femme du maire, remettant la pétition au Dr. Koroseo, lui parla en ces termes: ,.Au nom do notre peuple à trois noms — dit-elle — je vous apporte, Monsieur le Président, à vous qui représentez le Club yougoslave, les sal.utations cordiales de notre peuple tout entier, et plus particulièrement des femmes slovènes... Les souffrances de la guerre ont réveillé également la femme yougoslave. Elle a repris conscience do sen devoir lorsqu'elle a vu et lorsqu'elle a îessonti comme mère, comme femme ou comme fille, les souffrances que, par suite do son manque de liberté, notre peuple a dû subir. La femme slovène, de même que | toute femme yougoslave, a senti le poing dur qui étouffe son peuple. C'est ainsi que dans son coeur s'est formé le voeu irrésistible d'une liberté nationale et d'una. unité yougoslave. ' ' Après plusieurs allocutions, notamment ► celle d'une jeune fille tchèque, Melle Cer-min, un •enthousiasme indescriptible s'est emparé de toute l'assistance. Korcsec a été porté en triomphe. En sortant de la salle., les assistants, auxquels s'étaient joints un très grand nombre de manifestants, 6e sont rendus devant le palais du prinoe-évêque Jeglic pour le saluer. Des manifestations imposantes ont eu lieu dans toutes les rue3 de Ljubljana et devant le monument du poète Presern. Jamais Ljubljana n'avait manifesté d'une manière ei éclatante et si admirable la volonté du peuple de voir se réaliser une nation yoygcslave. ■ ' JÇ>-»-gh^^r-rr. I propos k Palais k justice de Bruxelles., ^ïïn ce moment où, y contraints par l'ingérence des Allemands, les représentants belges do la justice ont abandonné les palais, l'incident ci-après, rapporté par M. Litres, sénateur espagnol, au cours de la séance de l'assemblée espagnole, le 13 avril '1918, offre un vif intérêt : ,,11 me souvient, à ce propos, d'un incident qui m'arriva à Bruxelles. ,,M. Thcnissen, qui était alors ministre de/ l'intérieur en Belgique, m'accompagnait pendant Une visite au Palais de justice de la capitale de cet admirable et infortuné paya que je plains tant. Tout le monde sait que le palais de Bruxelles est, de tous les pays, le plus grand monument dédié à. la justice; il n'y en a point d'autres qui l'égalent en somptuosité, richesse et grandeur; et comme jo m'étonnais qu'un pays aussi petit que la Belgique eût gaspillé tous ces millions quo représente l'édifice, M. Thonisssn, sur la terrasse, d'où nous contemplions la ville étendue à nos pieds, me dit : ,,Croyez, ami Lastres, que l'emplacement répond autant au sentiment moral qu'au sentiment artistique et au sentiment architectural. Nous avons désiré placer ici lo palais, ot nous l'avons bâti aussi vaet-e pour enseigner au peuple belge que rien n'est plus élevé que la justice. — la première et la plus urgente nécessité à laquelle doivent satisfaire les gouvernements bien constitués. Ainsi le lui démontre-t-on, en lui fais/nt- entrer l'argument par les yeux, au moyen de la vue de cet. édifice surprenant, dédié à l'administration de la justice..'?' ' En Belgique. \ Les BeSges en esclavage J Malgré les dénégations, d'aileurs em-bar* 1 rassées, de autorités allemandes, malgré les démentis de l'agence Wolff, il n'est, hélas ! quo trop certain que les boches per-1 sévèrent dans leur abominable attitude à 9 l'égard dès jaopulaticns beiges et qu'ils 1 continuent à déporter nombre de nos mal-' heureux compatriotes et à les obliger do 1 travailler au profit de leur armée. Aujourd'hui, comme auparavant, des 3 villages entiers sont transportés d'une ré-r gion à l'autre pour effectuer de3 travaux de terrassement, construire des tranchées, 5 réparer des routes, charger ou décharger des pièces do bois ou de fer. La seule différence qu'il y ait, c'est qu'actuellement les ^ rafles de travailleurs se font sur une plus ' vaste échelle encore et que ce qui était il 3 y a quelques mois une exception devient ' maintenant une mesure générale, qui tend à atteindre et à frapper la Belgique toute entière. ' Des nouvelles qiîéi nous recevons de diffé-3 rentes sources il ressort qu'à l'heure qu'il 1 est c'est par dizaines de mille qu'il faut compter les Belges forcés à travailler pour " le compte des Allemands, non seulement en ? Belgique ûiême, mais aussi dans la région , ' du front, aux endroits les plus exposés au feu des canons alliés. Les barbares comp-' I tent-ils, en agissant ainsi, non seulement se procurer une main-d'oeuvre qui leur fe- , ' rait défaut, s'ils n'employaient que des 1 manoeuvres d'outre-Rhin, mais aussi de se servir de nos malheureux compatriotes ; comme d'un bouclier protecteur contre le •feu meurtrier de l'artillerie alliée? C'est très probable. 1 Quoi qu'il en soit, nous pouvons certifier ' la présence de plusieurs milliers de civils ■ ' belges travaillant immédiatement derrière , le front entre Laon, Soissons et Reims. Ils < viennent en) grande partie des environs de Tournai et do Mous, et parmi eux il y a beaucoup des jeunes gens de 17 à 20 ans. : L'un d'eux a pu faire donner de ees nouvel- < les à ses vieux parents par un militaire aile- « mand qui, avant la guerre, avait de cordia- ] les relations commerciales avec cette famille. 1 Avec eux travaillent également des civils ] <fe3 départements envahis, de l'Aisne et du i Nord. H en est ainsi tout le long du front, der- < rière lequel peinent, dans un enfer épouvan- ; . table, des milliers et des milliers de nos pau- ( \res compatriotes. Ils ont, dans leur mal- < heur, l'unique consolation de se trouver entre gens de la même région, du même vil- i lage. C'est ainsi que les gens des environs de ] Selzaôte sont groupés et travaillent ensemble i du côté d'Arras; un homme d'Erfceveilde, c revenu chez lui récemment, malade d'épui- i sèment d'ailleurs, a pu donner de leurs nou- i velles aux famille3 de ses concitoyens. Derrière le front, côte à côte avec les f civils belges, peinent et souffrent des pri- ] sonniers anglais et français. Il paraît que i ■ les boohes, par un raffinement de cruauté t habituel chez ces barbares, ont amené des , c prisonniara italiens pour travailler derrière j la partie du front, qui fait face au secteur 1 défendu par le corps d'armée ifcâlien, de f sorte que les malheureux ont la douleur F d'avoir eu un certain nombre dfes leurs tués j par les canons de leurs compatriotes. r Il y aurait, paraît-il, dans les environs de Péronne des travailleurs civils prove- t fiant de la région Malines; TermOnde et c Al os t. f D'autre part, un grand nombre de nos compatriotes de Menin, Comines, Hooglede. Grhelu'we, Wervick, Rousseilaere, Moorslede; et autres localités du pays d'Ypres, qui s'étaient réfugiés dans le Lim-bourg et dans la province d'Anvers, avec leurs familles et les quelques meubles qu'ils avaient pu sauver, sent obligés par l'autorité allemande de regagner leur pays natal, pour y travailler sous le feu des canons belges et anglais. De s villages entiers, bourgmestre en tête, avaient gaginé le nord de la Belgique, croyant y pouvoir attendre, dans une sécurité relative, la fin de cette horrible guerre: les boches ont décidé autrement. Des listes ont été établies, comprenant tous ceux et même tontes celles qui sont en état de fournir un Certain tra, y ail ; hc-mmes et femmes, pourvu qu'ils puissent tenir une pelle ou une pioche ou qu'ils aient la force de porter un fardeau, vont j'acheminer de nouveau vers le pays où règne la mort ! Aux chantiers de' constructions navales i'Hcibcken, près d'Anvers, travaillent quatre oents civils belges. Au port de Bruges, de même que dans toutes les installa-dons créées par les boches le long, du canal le Bruges à la côte, plusieurs centaines'de los compatriotes sont occupés. Quelle existence que ceile de ces pauvres gen's, peinant it souffrant sous la menace continuelle des tombes que, quotidiennement, viennent semer les avions alliés ! Sur les jetées et les quais de Zeebrugge et i'Ostende ce sont aussi des équipes de mal-leureux Belges, astreints à cet esclavage oar l'envahisseur, qui sent occupés à réparer es dégâts causés par les iiieunsions de l'avia->ion alliée et les raids hardis de la miarino Dritannique. Le personnel des ateliers de3 chemins de 'er de Saint-Nicolas, qui avait refusé . de :ravailler pour 1e compte des Allemands, a ;té embarqué sous la menace des fusils bo->hes etl déporté vers une destination incon-iuo.Deux ou trois mille personnes des envi-•ons de G and sont au ,, travail forcé" dans les usines de Lille, Tourcoing et Roubaix, mis la direction d'ingénieurs et de contre-naîtres allemands. A Busigny, gare imper-îante de la ligne de Saint-Quentin à Cambrai et à Charleroi, il y a des femmes belges istreintes à des travaux de manutention. Ailleurs, nos malheureux déportés sont occupés à la réfection des ponts et des routes, l l'établissement de voies de chemin de fer, (uand os n'est pas aux travaux de tranchées.Pour échapper à cet enfer, certains ont enté de s'enfuir: leurs bourreaux les -ont poursuivis avec des chiens de police, de ter-ibles molo'sses dressés à ce petit jeu-là et fui ont vite fait de retrouver les traces du ugitif et de le ternir en respect jusqu'à l'ar-ivée des gardiens en lui enfonçant souvent eurs crocs dans la jambe. Sitôt arrêté, le uyard est-envoyé, menotss aux mains et les >ieds entravés,' à Sedan, où les boches ent installé un ,,camp de punition" pour les ravailleurs belges qui ont commis un acte uelconque d'indiscipline. De ce camp, de Sedan, où les geôliers ►cches se livrent à un luxe cîo supplices raf-inc3, peu d'entre ncs malheureux frères ont revenus. Leurs ossements anonymes re-)osent maintenant sous la terre des Ardentes françaises. \ On'comprend f acilement que nombre d'en-re ceux que les barbares réduisent à un tel sclavage soient devenus fous ou aient pré-éré se suicider ! Les. opérations militaire®. Les Anglais remportent de nouveaux succès. Los troupes du maréchal Haig s'emparent des buis de Vasre et ds Siamel.'— Elles font plus de 1SQ9 prisonniers et capturent ua grand nombre ds mitrailleuses. Sur le front CGCiderita!. A Remise de décorations à nos bravos. LE HAYRE, 4 juillet. En présence du Roi Albert, le duc de Connaught a procédé à la remise de décorations aux officiers et soldats belges s'étant distingués ou ayant rendu des services à l'armée anglaise lors des recents combats. Aux eons de l'hymne anglais le duc passe en revue le détachement britannique et le régiment de chasseurs à pied belge formant carré, puis procède à la remise de décorations.Le général van Acker reçoit la cravate de compagnon de l'ordre du Bain. Le major Hayn la cravate de compagnon de l'Ordre de St. Michel et St. George. Le major Vin-çotte et le capitaine commandant Morin la Distinguiehed" Service Order. Plusieurs officiers la Military Crées et de nombreux interprètes et 6oldats la Distinguislied Con-duct Medal et Military'Medal. Après la cérémonie les troupee ont dénié devant* Sa Majesté et le duc de Connaught. Actions d artillerie. (Communiqué, officiel) PARIS, 5 juillet. (Havas.) Outre, une œr-taino activité de l'artillerie entre l'Oise et l'Aisne et dans la contrée de Saint Pierr^ Aigle, il n'y a rien à signaler. Les Anglais réalisent dp nouveaux progrès et font plus de 1000 prisonniers. fCoymmuniquc officiel.) LONDRES, 4 juillet (Reuter.) Les opérations au sud de la Somme eurent nn "succès complet ce matin. Nous atteignîmes notre but et nous nou3 emparâmes des bois de Yaire et d'Hamel, ainsi que du village d'Hamel. Suito à cette opération nous exécutâmes une attaque à l'est de Ville-sur-Ancre qui réussit complètement. Sur un front do 1500 mètres notre ligne ifut avancée de 500 mètres. Nous fîmes plus de 1000 prisonniers et nous nous emparâmes de nombreuses mitrailleuses, et d'une grande quantité d'autre matériel. L'activité dans les airs. LONDRES, 4 juillet. (Iteuter.) Dix avions ennemis furent abattus. Sur Lille, Court rai et sur d'autres localités 'nos avions iancèrent 16 tonnes do .bombes. Sur !e innî italien. Raitfs réussis des Anglais. f Communiqué officiel.) LONDRES, 4 juillet. (Router.) Au cours de trois raids réussis des troupes de Yorkshiro et de Manchester, appuyées par un détachement d'artillerie, firent 53 prisonniers, dont 1 officier. Elles s'emparèrent également d'une mitrailleuse. Nous perdîmes 11 hommes en môrts et blessés. La coopération do l'artillerie fut excellante. Ncs avions attaquèrent avec succès des colonnes d'infanterie qui se dirigeaient vers la Piavo inférieure. Trois avions ennemis furent abattus. Les opérations en Afrique. Succès français au Maroc. PARIS, 4 juillet. (Havas). Les opéra-tiens militaires dirigées par le général Au-bert contre Abd-el-Malek,. qui cherchait à menacer les voies de communications entre la région de Fez et l'Algérie par Taza, ont abouti à un succès complet. Dans le combat du 26 juin, dirigé par Abd-el-Malek en personne, assisté de l'agent allemand Her-mann, les dissidents ont eu 33 tués et 70 blessés et ont été rejetés dans les montagnes.H j/ a mm m 6 juillet 1017: Les Français s'emparent de deux positions, ennemies, en, Champagne. La file de l'indépendance américaine. - Un discours Important de M. Wllson i . — ^ Pourquoi les alliés se battent. Manifestations enthousiastes. Un discours de M. Wilson. NEW-YORK, 4 juillet (Reuter.) Le président Wilson prononça le discours suivant devant la tombe de Washington à Mount Vemon. Messieurs du corps diplomatique et compatriotes ! Je me réjouis de m'être rendu én votre*' compagnie vers ce lieu paisible de notre vieux pays pour vous exposer la portée de cet anniversaife de l'indépendance de la nation. L'endroit semble très tranquille et isolé. Il se trouve aussi éloigné des rumeurs du monde qu'à l'époque où lo général Washington y conférait commodément avec les hommes qui allaient créer avec lui une nation. Sur ces pentes douces ils eurent la vision d'un monde futur, avec des âmes modernes qui se détournaient d'un passé qu'ils no pouvaient supporter plus longtemps. Nous no pouvons nous figurer que la mort séjourne dans cette tombe sacrée, car co fut la demeure de l'action, car on y formula " et réalisa une grande promesse adressée à l'humanité tout entière. Car les pensées qui flottent autour de cet endroit 6ont les pen- [ sées vivifiantes d'un noble trépas. Grands exemples. Sur cette pente verte nous devons pouvoir jeter également un regard sur le monde qui nous entoure et envisager à nouveau l'idéal qui pourra libérer lo monde. Lo fait que Washington et ses adeptes, notamment les barons du Rumymede, parlèrent non pour une classe, mais qu'ils agirent pour un peuple, caractérise autant •leurs âmes quo les mouvements qu'ils provoquèrent. Ils ne pensaient nullement à eux-mêmes pas plus qu'aux intérêts maté-'riels d'un petit groupe de propriétaires fonciers et d'hemmes d'affaires en Virginie et dans les. colonies au nord et au sud do cette région, avec lesquels ils entretenaient des relations. Ils pensaient à un peuple qui élirait ses propres dirigeants. Ils n'avaient aucune intention personnelle, ils 110 désiraient aucun avantage spécial, ils voulaient que tous les hommes, toutes le3 classes de la société fussent libres et que l'Amérique devint un lieu de refugo pour les hommes de toute nationalité qui désireraient partager les droits et les privilèges des hommes libres. * Nous poursuivons les mêmes plans qu'eux. Tous les Américains sont convaincus quo leur participation à la guerre ne^ constitue que le fruit de co qu'ils ont semé. Notre cause ne diffère de la leur que par le fait que nous jouissons de la faveur inappréciable do coopérer avec des hommes do toute nationalité et que l'action assurera non seulement ks libertés des Etats-Unis mais encore celles do tous les autres peuples. Et c'est, avec joio que nous constatons que nous avons agi comme ils l'eussent fait, s'ils eussent été à notre place. I II s'agit aujourd'hui do régler pour de bon co que nous avons réglé pour les Etats-Unis dans cette grando époque, dont le feu nous animo encore toujours. Vraiment l'endroit est tout indiqué pour examiner calmement notre tâche et pour exprimer aux amis présents la confiance et la fermeté avec laquelle nous l'aocomplis-sons.C'est de la sorto que nous envisageons la grande lutte dans laquelle nous sommes engagés. Chaque 6cène, chaque acte de la grande tragédie a été minutieusement préparé.D'un côté se trouve un groupe do peuples, non seulement les belligérants mais encore "beaucoup d'autres gémissant sous l'oppression et impuissants devant l'action des peuples do toutes races et habitant toutes les parties du mendo et le peuple russe, également, bien qu'il soit pour lo moment complètement désorganisé. Do l'autre côté se trouvo un groupe isole, antipathique de gouvernements, disposant do nombreuses armées qui ne poursuivent aucun but commun, qui ne cherchent qu'à satisfaire d'égoïstes ambitions dont eux seuls retireront des avantages efc que qui nous est complètement ét-rangèro et des ,,combustibles ' '. Des gouvernements qui craignent leurs peuples et qui néanmoins jonissent actuelle-mont do l'omnipotence, qui disposent complètement de la vie et du sort de tout peu-plo qui tombo entre leurs mains. Des gouvernements revêtus do l'apparat suranné et du pouvoir primitif d'une époque qui nous est complètement étragère et antipathique. La grande lutte. Le passé et le présent sont engagés dans une lutte décisive pour laquelle les peuples de la terre sacrifient leur vie. On n'y peut mettre fin que d'une façon. Le résultat doit être définitif. Pas de compromis. Pas d'issue indécise. C'est impossible. Les peuples alliés de la terre luttèrent jusqu'à ce que le but suivant aura été atteint:lo. Abolissement de tout pouvoir arbitraire qui pourrait troubler séparément ou secrètement la paix universelle. Si un tel pouvoir 11e peut être détruit, il faut au moins lo réduire^à l'impuissance. 2o. Règlement ds toute question territoriale, souveraine, économique oiï politique, sur la basé d'un Arrangement libre do la question par le peuple directement intéressé et non sur la base de l'avantage matériel de quelque autre peuple, qui pourrait dénier lui autre arrangement au profit do sa propre influence ou puissance étrangère. 3o. La résolution de tous les peuplce d'à v dopter dans leur politique international? , les mêmes principes d'honneur et de respect aux lois sociales qu'obnervent individuellement tous les peuples modernes. Touto promesse, tout traité, doit être scrupuleusement observé, aucun complot ne pourra être ourdi, aucune injustice ne pourra demeurer impunie, une confiance réciproque, basée sur le respect mutuel des droits do chaque nation, devra régner dans le monde. 4o. La création d'un organisme de paix, qui, disposant de la force collective des nations libres, empêchera touto atteinte au droit et qui assurera la paix et la justice par l'institution d'une cour investie du pouvoir suprême, aux sentences de laquelle tout le monde devra se soumettre et à laquelle les peuples intéressés soumettront tous les conflits internationaux qui ne pourront être tranchés à l'amiable. Ces grands objectifs peuvent être résumés de la sorte. Nous voulons un régime de justice, base sur l'approbation des administrés et appuyé par l'opinion organisée de l'humanité.Ces^ grands principes ne peuvent être réalisés ni par des discours, ni par des tentatives d'application aux désirs des hommes d'Etat en ce qui concerne les plans d'équilibre politique ou d'opportunisme national.Ils ne peuvent être réalisés que par l'exposition des aspirations de justice et de liberté sociale des peuples du monde doués de pensée. A l'endroit eù nous nous trouvons l'air est tout imprégné de ces principes. C'est ^ci que se mirent en mouvement les forces qui furent considérées par la grande nation contre laquelle elles se diri» geaient alors comme une atteinte à son légitime pouvoir. Mais cette nation reconnut dopuis longtemps que l'action do ces forces avait fait faire un grand pas vers la libération de son propre peuple et de oelle du peuple américain. Et c'est avec un certain orgueil que j'exprime ma conviction absolue que cotte force Progressiste et- libératrice aura sa répercussion sur le monde tout entier. Les. dirigeants de l'Allemagne ont aveuglément déchaîné des forces, 4 dont ils supposaient a peine l'existence, des forces qui, dès leur déchaînement, £e sont manifestées comme indestructibles, parce qu'elles sont en effet impérissables et qu'elles portent la victoiro en elles ! La participation des étrangers. NEW-YORK, 4 juillet. (Reuter). Dans tous les Etats-Unis la fête nationale a été célébrée d'une façon extraordinaire. La participation des étrangres surtout attira l'attention. Tous firent comprendre nette-mont qu'ils considéraient l'Amérique comme leur patrie unique. Télégramme de M. Pomcaré à M. Wilson. PARTS, 4 juillet. (Havas). A l'occasion de la fête nationale des Etat9-Unis M-Poincaré a adressé mercredi lo t-élégram-, me suivant au président Wilson: ,,Le gouvernement de la république, d'accord avec l'unanimité de la représentation nationale et du pays, a voulu quo demain la fête de l'iiidépendanoe des Etats-Unis devint également une fêle française. Paris va donner votre nom glorieux à une do £cs plus belles avenues et couvrir d'acclamations le défilé dos vaillants soldats américains. Dans tous les départements, petites et grandes villes feront" écho à ces manifestations de fraternité. Deux peuples cm ers cômm-unieront dans * lo souvenir des anciennes luttes qui oni valu a l'Amérique sa liberté et dans l'^pérance des victoires prochaines qui récompenseront enfin les longs et rudes efforts des armées alliées et qui assureront au mondo une paix juste ët féconde, appuyée sur le droit des nations et fortifiée par l'appro-bation de la conscience humaine. Laissez-moi, Monsieur le Président, vous adresser cordialement, à la veille de ci grand jour d'union et de confiance, les voeux ot les félicitations de la Franco pour les Etats-Unis et pour vous-même". Un message du général Pershînè. PARIS, 4 juillet. (Havas). Le message suivant du général Pershing a été câblé aux Etats-Unis pour paraître dans les journaux le matin du 14 juillet : ,,A l'occasion do cet anniversaire de notre indépendance, les officiers et soldats du ccrp3 expéditionnaire américain sur ks champs" do bataille de France renouvellent leur serment de fidélité et de dévouement à notre cause et à notre pays. La détermination arrêtée do nos ancêtres que tous les hommes et les peuples soient libros est aussi leur détermination arrêtée, détermination stimulée par leur sympathie pour un peuple envahi d'idéals communs et par la provocation à la guerre d'un ennemi arrogant." / Les fêles en Angleterre. LONDRES, 4 juillet. (Reuter). Dans toute l'Angleterre on a pavoisé et carillonné à l'occasion de l',,In"dependence Day". Sur le palais de Buckingham ot sur tous les édifices publics le drapeau américain flottait à côté du drapeau anglais. Los soldats américains, arrivant des camps et affluant H Londres, furent salués avec enthousiasme. Dans chaque église des eervi-ces spéciaux furent célébrés. Un des événements les plus important de la. journée fut lok concours de baseball, entre soldats et marins américains, et auquel le roi et la

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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