L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 06 September. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 27 September 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/cr5n874089/
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jere Année N®. 31© S cents"(IO Centimes) tunai e> sepïeïîij»2»e ests L'ECHO BELGE L'Union tait ta Force Journal QiaosiaJien du n-ju^iai paral^^^nf à Aa-rastercHam Beige est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. „ , . . ( Charles Bernard, Charles Herbie», Comité de Rédaction: . ^ René Chambry, Emile Painpare. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du Journal: N.Z. VOORBURGWAL 334-240. Téléphone: 1775. Abonnement / En Hollande il. 1.50 par mois, payable par anticipation \ Etranger fl. £.00 „ ,, M sens. d'ui Imnil iNos lecteurs se souviendront, que nous avons annoncé naguère l'interdiction de paraître appliquée par la censure allemande ,,pour des raisons politiques" à une étude sur ,,la Belgique et la grande politi-i que de l'époque moderne" par Veit Valen-i tin. Les négociations qui ont suivi cette défense ont abouti à faire rapporter la mesure [ et ]a brochure a paru avec quelques semaines de retard. 11 est possible que la censure allemande ' se soit rendue compte qu'à tout prendre ce qu'on écrit en Allemagne au sujet de notre pays et de 6es destinées n'a guère d'importance, puisqu'on ne'demandera pas l'avis de l'Allemagne au moment de la victoire de ses ennemis, dont nous sommes, par sa faute. Il n'èn est pas moins intéressant de rechercher les ,,raisons politiques" qui ont motivé l'interdiction. Des raisons politiques n'existent pa6. Le motif réel est • d'un autre ordre; au contraire de ses compatriotes, qui ont fait de la fourberie et de l'hypocrisie des vertus nationales allemandes, Veat Valentin se montre honnête et cynique. Honnête, parce qu'il s'inscrit en faux contre l'opinion commune en Allemagne, depuis le grand crime contre la Belgique, que notre patrie n'est qu'une malfaçon des diplomates, un. Etat sans forces propres, une création artificielle pourvue d'un nom artificiel; cynique, parce qu'il y confessé sans détours, que l'Allemagne n a | assailli la Belgique que pour s'en faire un inappréciable otage lors de la conclusion de la paix. „Nous verrons, dit-il, que l'independance des Pays-Bas méridionaux, qui eut sa confirmation européenne en 1830 par la création de l'Etat belge, est la cristallisation défini-s tive de formes actives, vieilles de "plusieurs I siècles, et le résultat d'aspirations et de J combats intérieurs, vieux aussi de plusieurs siècles." Plus loin, il dit encore: ,,11 y a une ! histoire de Belgique depuis le 16e siècle et là où il y a histoire, il y a aussi un sentiment national.'' Les valets du gouvernement allemand ont répondu à Veit Valentin que l'histoire, de la Belgique est une succession de mises sous tutelle et qu'uni indépendance effective qui ne date que de quatre-vingts ans ne permet point qu'on parle de fondation ni de : droits historiques. Eh ! que répondront ces , doctes 'phraseurs le jour où, leur appliquant 'la logique dont ils se servent, on leur dira: ,,L'empire d'Allemagne n'a pas un demi-siècle d'ex'stence. Il est né de la volonté de domination d'une peuplade sans passé de ! civilisation et de la servilité de celles qu'elle a asservies. Ni géographiquement, ni politiquement, ni historiquement, cet empire n'a de droits à l'existence. Détruisons donc l'oeuvre de l'ambition conquérante et de l'esclavage consenti !" Cette sentence, nous l'entendrons prononcer, dans un avenir plus ou moins rapproché 'r elle sera la juste revanche de la civilisation. En attendant, nul ne peut empêcher nos ennemis de déraisonner, de construire l'histoire du monde en général et de la Belgique I en particulier selon des formules nées de , leur fantaisie. Veit Valentin, que sa qualité [ (si l'on peut ainsi s'exprimer) d'Allemand ne rend pas insensible à l'autorité des données historiques que nul ne contestait avant | U guerre, a puisé les éléments de son étude [ à des sources sûres :' deux Allemands,, Rach-f fahl et Block, et Pirenne, notre grand Pi-' renne. Les Allemands n'aiment guère parler de Pirenne. Son nom seul suffit à ébranler l'échafaudage de mensonges qu'ils ont élevé autour de la Belgique. Son histoire de Belgique, où les plus sceptiques vont puiser des convictions bienfaisantes, n'a-t-elle pas fait partie, initialement, d'une classique histoire ies Etats européens, publiée en Allemagne Jar Friedrich Andréas Perthes, sous la direction de Heeren, d'Ukert, de von Giese-| brecht et de Karl Lamprecht? Quel moyen pour eux de contester le témoignage d'un historien dont se sont portés garants des dieux de leur Walhalla scientifique? Il n'est pas nécessaire de retracer ici, en détail, la somme 'des volontés d'indépendance de nos ancêtres, de leurs refus de se soumettre à une domination étrangère, quelle qu'elle ait été. Des maîtres, ils en eurent. Mais c'étaient ;des maîtres fort satisfaits de pouvoir traiter avec ceux qu'ils faisaient semblant de gouverner. Des princes insolents conçurent le projet de les opprimer. Mal leur en prit. On a, chez nous, l'art do so venger et la dent longue ,,Les cendres battent sur mon coeur," dit Ulenspiegel aux heures de3 résolutions1. Au cours des siècles, dans les pires détresses, notre peuple, toujours, a renversé les tyçans. Vague irrésistible,■ typhon destructeur 1 A ces instants sublimes, ce qui semblait divisé se ressoudait Magiquement, ce qui semblait opposé, n était que te produit d'une diversité mer-V^«t"^5e' génératrice de puissance. Ce n était pas^ encore la Belgique, mais c'était e,ia lajiation belge, une et indivisible. Veit alcntîn le constate, un peu pédantesque-raÇnt, ainsi qu'il convient à un disciple de la science allemande: ,,Cette coopération des f'o i^ res est un phénomène caractéristique affaires intéressant la Belgique et qui «™*<rtuit constamment. C'est qu'il' exis-^t quelque chose qui réunissait la vivacité *aloi\ne et la lourdeur flamande... C'est le sentiment de communauté, le patriotisme que nous avons vu vivace depuis longtempj et qui est en train de se transformer er sentiment national..." C'est pour avoir méprisé ce sentimenl national que les Allemands ont subi un€ défaite morale auprès de toutes les nations civilisées, en attendant leur défaite sur les champs de bataille. ,,Heure viendra qu: tout paiera!" N© sommes-nous pas déj; pa^és un peu par le spectacle comique d< l'Allemagne se débattant contre l'opprobre qu'elle sent grandir autour d'elle, se faisant petite, toute petite, innocente, oh ! si innocente, pour qu'on ne lui fasse pas trop de mal et que la galerie des neutres ait pitié d'elle? Le livre de Valentin contient un enseignement supplémentaire pour se6 compatriotes. En effet, ne confirme-t-il pas que l'Angleterre n'a jamais participé à une guerre sans que ses adversaires ne soient écrasés ou ne demandent aman ? Il rap-. pelle que c'est la question belge qui fut la cause principale de la guerre entre Napoléon I et la Grande-Bretagne. Napoléon I succomba et Napoléon III, lequel par trois fois conçut le projet d'accaparer la Belgique, dut chaque fois reculer devant la volonté inflexible de notre alliée naturelle à l'heure du péril. ' Aujourd?hui, contre l'Allemagne trop ambitieuse, nous avons pour nous défendre la majeure partie de l'Europe. Libre aux Allemands de croire qu'ils auront en la Belgique un otage de valeur à la conclusion de la paix. Nos certitudes sont autres et combien plus fondées et combien plus magnifiques,Charles Herbïet, S! y a an m! 6 septembre 191J/.: Occupation de Provins par les Allemands. # Sur l'Ourcq et le Grand-Morin, les troupes du camp retranché de Paris tiennent Vennemi en échec. Ordre du jour du généralissime Joffre: „Au moment où s'engage une bataille d'où dépend le salut du pays, touç les efforts doivent être employés à attaquer et à refouler V ennemi. Une troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, gdtâer le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer:" Occupation de Revigny par l'armée du hronprlnz. Bataille de Beauzée, au sud-Ouest de Verdun. A Jezainville, près de Pont-à-Mousson, les Allemands essuient un échec. —ar ■■ Chez les P. T. T. L'association générale du personnel ouvrier des télégraphes, et téléphones de l'Etat belge a fait parvenir, dernièrement, la lettre suivante au ministre de's chemins do fer, marine, postes et télégraphes — au Havre. Monsieur le Ministre, Lors de l'invasion allemande en Belgique,' des instructions assez contradictoires, suivant les régions, furent données au personnel ouvrier de l'administration des Télégraphes et Téléphones Aux uns, il fut enjoint de se retirer au fur et à mesure des régions envahies afin d'être en situation do répondre immédiatement aux réquisitions de -l'autorité militaire. D'autres, habitant des endroits tout particulièrement éprouvés, ne reçurent pas d'instructions formelles, mais néanmoins partirent pour so -mettre à la disposition des autorités administratives belges." La plupart de ceux qui abandonnèrent ainsi leur foyer pour accomplir leur devoir de travailleurs et de patriotes ont laissé au pays leur femme et leurs enfants. C'est la situation de ces pauvres gens que nous nous permettons d'exposer à Monsieur le Ministre. Depuis plusieurs mois, ces malheureux sont dénués de toutes ressources, le chef de famille étant dans l'impossibilité matérielle de leur faire parvenir une partie de ses salaires. Sous prétexte que le mari travaille à l'étranger, ces mères de famille ne peuvent obtenir les secours alloués aux chômeurs par les organisations charitables créées à cet effet. Les administrations communales refusent aussi d'intervenir, d'autant plus qu'il s'agit de secourir Indirectement des agents de l'Etat belge, ce que l'autorité allemande défend formellement. La situation est donc atroce pour ces misérables qui n'ont d'autres ressources que la charité privée. Les fonctionnaires de l'administration des Télégraphes restés au pays et à qui nous ne saurions trop rendre hommage, ont aidé, il est vrai, dans la mesure des moyens, en allouant à quelques-unes de ces mères de famille un secours unique de 50 francs. Monsieur le Ministre, Les chefs de ces' familles ont fait leur devoir avec la plus grande abnégation. Nous ne demandons pas pour les leurs une faveur spéciale, mais nous supplions Monsieur le Ministre de vouloir bien faire l'impossible pour qu'une partie du salaire, attribué en France et ailleurs à nos camarades éloignés du pays, puisse être remise à leur famille en proie ici à toutes les affres de la plus profonde misère. Pour des raisons qui sont comprises de tous, nous ne voulons pas, Monsieur le Ministre, nous-permettre d'indiquer les voies et moyens à employer pour résoudre la difficulté, mais nous avoi^ la conviction absolue que nous n'aurons pas fait, en vain, appel à la bienveil-. lance de Monsieur le Ministre. En attendant, nous le prions d'agréer l'ex-! pression de nos sentiments patriotiques, que ! nulle circonstance ne fera fléchir, et l'hommage de notre profond respect. Au nom de l'Association : Le Secrétaire général, I>e Président, Chi Parenté. $ Oeschryver. En Belgique. A Bruxelles. s Le vieux général gouverneur veut bien •■respecter un arrêté du Roi des Belges, - ùiais il lui donne de l'extension. Il nous annonce cela en ces termes,: ,,L'arrêté du Roi des Belges, du 3 août 1914, concernant le retrait clés fonds déposés en banque reste en vigueur jusqu'au 31 août 1915, avec la restriction prescrite par. 1 arrêté du Roi des Belges du 6 août 1914 et l'extension ordonnée par l'arrêté du 23 septembre 1914 (n. 4 du Bulletin officiel ; des lois et arrêtés pour le territoire belge occupé)." Der General Gouverneur in Belgien, Freiheir von Bissdng, Generaloberst. * * * Trois lignes du bourgmestre Max, — les trois ptys récentes. Elles calmeront définitivement toutes les inquiétudes: ,,Merci, écrit M. Max à son correspondants, pour l'intérêt que tu me témoignes. Ma santé n'a pas cessé un seul jour d'être excellente." Tant mieux ! M. Ambrosiny, maître de ballet du Theatre Royal de la Monnaie, actuellement réfugié à Marseille, a reçu une carte du vaillant bourgmestre conçue à peu près dans les mêmes termes. * * * On annonce le décès de M. Lucien Van Gelder, administrateur délégué de la succursale do Bruxelles du Crédit Général Liégéois. Le défunt, qui était malade depuis longtemps, a succombé à une congestion pulmonaire.A ses funérailles, qui avaient réuni une foule nombreuse, M. l'administrateur Moris-seaux a retracé en termes émus la brillante carrière du défunt qui, après avoir débuté comme petit employé à la Banque Nationale, a su par son travail et son énergie s'élever jusqu'au poste d'agent de l'agence de Grain-mont pour finir aux hautes fonctions q-u'il occupa jusqu'à sa mort. * * * Arrête concernant l'obligation de déclarer les pneumatiques, le caoutchouc usagé, les déchets de caoutchouc et le caoutchouc brut. Abrogeant mon arrêté du 11 décembre 1914 en ce qui concerne les pneumatiques d'automobile, le caoutchouc brut' et les déchets de caoutchouc, j'arrête ce qui suit: s Art. 1er. Quels qu'en soient la quantité et le nombre,* ont est obligé de déclarer: a) les pneumatiques neufs et usagés (enveloppes et chambres à air) sans faire de distinction entre les pneus en fabrication et ceux qu1' sont ou non placés aux roues des autos. Sont considérés également comme pneumatiques d automobile, les pneus de toutes les- motocyclettes ou voituretteà à trois et quatre roues ; b) le caoutchouc usagé de tout genre, entre autres tous les objets usagés en caoutchouc qui ne sont plus utilisés dans le but en vue duquel ils ont été fabriqués. A moins qu'il ne s'agisse de pnes d'automobile (voir a), l'obligation de déclarer ces objets n'existe que si leur poids est supérieur à 50 kg. L'obligation de déclarer existe aussi pour les quantités de moins de 50 kg. qui 6ont réunies par la suite de façon à former des stocks de plus dè 50 kg. ou pour tout stock d'un ou de plusieurs propriétaires qui viendrait à dépasser "50 kg. ; les déchets de caoutchouc résultant de la fabrication d'articles en caoutchouc; d) le caoutchouc brut, peu importe qu'il ait ou non subi déjà une préparation quelconque ou qu'il soit mélangé de factis ou d'autres produits. Art. 2. Les produits désignés à l'article 1er doivent aussi être déclarés lorsqu'ils sont importés dans le Gouvernement général, peu importe qu'ils Viennent' d'Allemagne, des territoires occupés par les troupes allemandes ou do l'étranger et que l'importation en soit autorisée ou non. Les produits qui ont déjà été déclarés ou saisis antérieurement doivent être déclarés de nouveau. Seuls font exception les pneus importés de l'étranger et appartenant aux autos des ministres plénipotentiaires ou des consuls généraux qui possèdent le permis de circulation requis. Art. 3. Les produits désignés aux art. 1er et 2 qui se trouvent déjà dans le territoire du Gouvernement général au moment de la publication du présent arrêté doivent être décfîrés par écrit avant le 31 août au ,,Bureau d inscription des automobiles" compétent (Kraftfahrstelle). La déclaration devra indiquer : a. le genre de marchandise (s'il s'agit de pneus oui sont encore utilisables, il faudra en donner la dimension, la marque, le numéro et lo temps écoulé depuis la sortie de- fabrication) ; b. le poids (sauf lorsqu'il s'agit de pneus pouvant encore servir); c. le lieu de conservation ; d. le nom du détenteur (possesseur ou dépositaire) j .e. le nom du propriétaire. Il est permis d'indiquer le prix auquel on est disposé à vendre la marchandise. Les produits désignés aux art. 1er et 2 qui sont importés dans le territoire du Gouvernement général après la publication du présent arrêté doivent être déclarés, dans un délai d'une semaine, au ,,bureau d'inscription des automobiles" (Kraftfahrstelle). On peut obtenir gratuitement les bulletins servant à la déclaration en s'adressant aux ' chefs d'arrondissement ou aux bureaux d'inscription des automobiles. La ,,Kraftfahrstelle" compétente délivrera un certificat constatant que la déclaration d été faite. Art. 4. Tous les produits désignés aux articles 1er et 2 sont saisis par le fait du présent arrêté. 11 est défendu d'en disposer, de les vendre ou acheto'*. de les travailler de le* utiliser ou de les détruirej peu importe qu'une l déclaration ait eu lieu ou non. ! Quand l'intérêt public réclame d'urgence la levée de la saisie, on peut adresser une demande à cette fin au ,,bureau d'inscription des automobiles" de la province. En outre, sur demande, il peut.être accorde des dispenses à-la saisie et à la défense de disposer des produits lorsqu'il s'agit de produits importés de l'étranger. Les demandes de dispense doivent s'adresser à la direction du ,,Service administratif de l'automobilisme" du Gouvernement général on Belgique (Leitung des Kraftfàhrweséns), à Bruxelles. Il faudra joindre à la demande la déclaration prescrite à l'article 3 et la lettre de voiture, le connaissement ou les acquits ou autres papiers de douane prouvant que ces produits ont été importés de l'étranger. Par étranger, il ne faut entendre dans ce cas que les territoires étrangers non occupés par les troupes allemandes. * Art. 5. Les possesseurs et propriétaires des produits précités (à l'exception des produite venant de l'étranger [voir art. 4, 3e alinéa]) sont obligés, sur réquisition, de les vendre à l'administration militaire. Si l'acheteur et le vendeur ne parviennent pa6 à s'entendre sur le prix à payer, les produits deviendront quand même'la propriété de l'administration militaire et le prix en sera déterminé dans la suite par une commission impartiale nommée pour chaque cas et comprenait entre autres des experts. Art. 6. L'obligation de faire la déclaration prescrite incombe, dans une même mesure : • lo au propriétaire; 2o au détenteur (possesseur ou dépositaire) ; 3o$a celui qui a le droit de disposer des produits dans son propre intérêt ou dans l'intérêt d'autrui. La déclaration opérée par une de ces personnes décharge les autres de l'obligation imposée par le présent article. Art. "7. Les contrevenants qui enfreignent intentionnellement les dispositions du présent arrêté sont passibles soit d'une amende pouvant aller jusqu'à 10,000 marcs et d'une peine d'emprisonnement d'un an au plus, soit d'une de ces deux peines à l'exclusion de l'autre ; s'il y a simple Négligence do la part des contrevenants, ceux-ci ne sont passibles que de l'amende prémentionnée. En outre, les produits cir; ont donné lieu à la contravention seront confisqués. Si la confiscation n'est plus possible, elle sera remplacée par le versement de la contre-valeur des objets confisqués. Art. 8. Les peines, y compris la confiscation, seront prononcées par les tribunaux militaires.Art. 9. Le présent arrêté entre immédiatement; en vigueur. Der Generalgouverneur in Belgien, Freiherr ven Bissing, Generaloberst. Bruxelles, le 10 août 1915. A Nam-ur. A l'occasion dd l'anniversaire de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la Belgique, une messe solennelle do Requiem, avec assistance pontificale, a été célébrée en la cathédrale pour tous nos compatriotes morts pendant l'année. A m Pavs Wallon. Arrêté concernant la récolte du blé en 1915 dans le district de Maubcugc. En complément à mes arrêtés des 30 juin et 23 juillet 1915, j'ordonne que ce§ deuç arrêtés soient appliqués au district dè Maubeuge comme faisant paitie du territoire du gouvernement général. Modifiant les articles 4 et 6 de mon arrêté du 23 juillet dernier, j'ordonne que le district de Maubeuge soit placé sous la dépendance do la Commission provinciale de la récolte à Mons. Lo président de l'administration divile à Maubeuge ou son délégué représentera les intérêts du district de Maubeuge au sein de la Commission provinciale .de la récolte à Mons et il sera membre de cette commission. La Commission provinciale de la récolte à Mons aura pour mission do lever la saisie du blé dans lo district de Maubeuge et, à cet$e fin, dresserait tiendra au courant les statistiques prescrites. Le président de l'administration civile à Maubeuge est chargé du relevé des quantités de blé du district de Maubeuge et du contrôle de6 stocks saisis existant chez les agriculteurs et autres détenteurs. Bruxelles, le 10 août 1915. Der Généra1 gouverneur in Belgien Freiliqrr von Bissing, Generaloberst. * * * Lès doyens du diocèse de Namur ont reçu une' circulaire leur annonçant deux séries' de retraites en août et en septembre. Celles d'août se sont données le 16 à Namur et à Arlon et le 23 à Beauplateau. Au Luxembourg, Liste des maisons brûlées dans la commune de Ethe en août 19X4: 1. Allard-Capon ; 2. Allard-Flamion ; 3. Al-lard-Gravroy ; 4. Allard-Habaru ; 5. Allard-Hustin; 6. Allard-Jacquet ; 7. Allard-Laurent; 8. Aliard-Peignois; 9. Aubert—Roche; 10. Bail-leux-Thérose'; 11. Bâlon-Bin-neau ; 12. Bâlon-Laurent; 13. Bâlon-Liégeois; 14. Bamain-Lé-ger; 15. Barthélémy Joseph; 16. Bastin-Ser-vais; 17. Baulard-Claude ; 18. Boulard-Denjs; 19. Bou 1 ard-Laurent-Emi 1 e ; 20. Boulard-Lau-ront-Hub. ; 21. Boulard-Tillière ; 22. Bonneau-Jadbt; 23. Bonneau^Peignois ; 24. Bosseler-Vé-riher (St. Léger) ; 25. Brissart ; 26. Janssens-Curge; 27. Bruon-Dechambre ; 28. Capon-Al-lard (Latour) ; 29.''Capon-Beuvière; 30. Ca-•pon-Huguet; 31. Capon-Liégeois Henri; 32. Capon-Liégeois Ji'-Franç. ; 33. Capon-Paillot Jos. ; 34. Capon-Pcignois Jos. ; 35. Capon-Wa-rin ; 36. Claude-Dargenton ; 37. Clesse-Simon^ 38. Collignon-Laurent ; 39. Collignon-Pétre-mont; 40. Dargenton-Mangin ; 41. Dargenton-Saintuard ; 42. Debaiffe-Kangis Léon ; 43. Dcc-ker-Claude ; 44. Denover-Bastin ; 45. Depièsse-Clausse ; 46. Depièsse-Ferry ; 47. Depiè-sse-Lié-geois Franç. ; 48. Depièsse-Marchal ; 49. Du-"^«ne Emile (Sens-Laroche); 50. Duhameau-Fery.-51, Duhameau-Guillaurne ; 52. Duhameau J.- B. ; 53. Dujardin Célina (Saint- Léger) ; 54 Dulière-Laure ; 55. Dulière-Servais ; 56. Du-mont-Balt; 57. Dumont-Liégeois; 58. Dumoni Thérèse; 59. Echement, F.; 60. Echement-Gé-rard ; 61. Euloyé, religieuse de la Doctr. clirét. ; 62. Fe/y-Capin ; 63. Féry Clém. ; 64. Fery F. ; 65. Fiolas-Thoma^.; 66. Fizaine Claude, Fizai-ne-Léger ; 67. Foulon Pierre; 68. Gaude-Bas-tin ; 69. Gavroy-Braune (Habay-la-Neuve) : 70. Gavroy-Capon ; 71. Gavroy-Gavroy ; 72. Ga-vroy Hyacinthe; 73. Gavroy-Léger; 74. Gavroy-Lejeune; 75. Gérard-Bastin ; 76. Gérard-Eclie-ment (Saint-Léger); 77. Gérard-Gérard ; 78. Gérard-Hustin ; 79. Gérard-Servais ; 80. Gillet J.-B. ; 81. Gillet-Laurent ; 82. Gillet-Paulm (Halanzy) ; 83. Goffinet-Gobert ; 84. Grange-Bailleux ; 85. Grégoire Aug. ; 86. Grégoire-Ser-vais; 87. Guillaume Denayer (Bruxelles) ; 88. Habaz-Capon; 89. Habran-Allard ; 90. Hanjen-Hunibert; 91. Haumont-Allard ; 92. Henry Arsène ; 93. Henry-Boulard ; 94. Henry-Gérard ; 95. Henry-Gillet ; 96. Henry-Louppe ; 97. Hen-rv-Mélot;, 98. Henry-Pétremont ; 99. Henry-Servais (Saint-Rémy^; 100. Henry Thomas. 101. Hilbert-Servai ; 102. Huguet-Kalem ; 103. Huguet-Peignois ; 104. Hustin-Capon Alph. ; 105. Hustin-Capon Joseph; 106. Hustin Elisabeth; 107. Hustin-Gérard ; 108. Hustin-Lacave (Suisse) ; 109. Hustin-Paillot ; 110. Hustin-Protin; 111. Jacquemain Adelaïde; 112. Jacquemin-Duchêne (Sens-Laroche) ; 113. Jacquemin Graisse (Saint-Léger-; 114. Jacquemin-Laurent ; 115. Jacquemin-Leveck ; 116. Jacquemin-Hary (Saint-Léger); 117. Jacquemin Sindré (Arlon) ; 118. Jacques Claisse; 119. Piérard (Latour) ; 120. Jacquet Guillaume; 121. Kariger-Laurent; 122. Ka-riger-Lefèvre ; 12-3. Kot Claude ; 124. Kuborn Pierre; 125. Lacave-Capon (Bruxelles); 126. Lacave-Henriette ; 127. Lacave-Laurent ; 128. Lacave-rServais ; 129. Lallemant-Pétremont ; 130. Lambert-Dargenton ; 131. Lamene-Arba-lestrier ; l'32. Latran-Paillot ; 133. Laurent-Baudin ; 134. Laurent-Boulard ; 135. Laurent-Besseling ; 136. Laurent-Dulieu ; 137. Laurent-Foulon;" 138. Laurent-Habran ; 139. Laurent-Henry,** 140. Laurent-Larurent (veuve1); 141. Laurent-Laurent (veuve) ; 142. Laurent (soeurs); 143. Laurent-Mary; 144. Laurent-Servais François; 145. Laurent-Servais Nico-la-s ; 146. Laurent-Simon François ; 147. Laurent-Simon Louis ; 148. Lebrun-Gérard (Saint-Léger) ; ' 149. Lefovre-Olausse ; 150. Lefèvre-Gillet.151. Lefèvre-Goffinet ; 152. Lefèvre-Peignois ; 153. Lefèvr^-Simon ; 154. Léger-Bastin ; 155. Léger-Capon ; 156. Léger-Latran ; ^57. Léger-Soson ; 158. Léger-Stiernon ; 159. Lejeiine-Beuvière; 160. Lepage-Kariger ; 161. Leveck-Claisse; 162. Lichtfus-Defresse ; 163. Liégeois-Ail ard ; 264. Liégeois-Anne Marie; 165. Liégeois-Grange; 166. Liégeois-Liégeois Edouard; 167. Liégeois Louis; 168. Liégeois Louise; 169. Liégeois Martin; 170. Liégeois-Pétre-mont; 171 Liégeois Thérèse ; 172. Liégeois Véronique ; 173. MaqUils-Servais ; 174. Mar-cnal-Henry ; 175. Marchal-Schumaker ; 176. Marohal-Servais; 177. Martin Roche; 178. Mary-Claisse; 179. Mary-Laurent; 180. Ma-tagne-Pierre ; 181. Mousty-Rézer ; 182. Nico-. las-Magerus ; 183. Paillot^Capon ; 184. Paillot-Gobert; 185. Paillot-Latran • 186. Pailïot-Liégeois ; 187. Paillot-Peignois] 188. Peignois-ALlard Désiré; 189. Peignois-All^rd Edouard; 190. Peignois-Capon ; 191. Peignois-Grange (Lamorteau) ; 192. Peignois-Humb'ert ; 193. Peignois-Jacquet; 194. Peignois-Lacave; 195. Peignois-Licgeois ; 196. Peignois-Niclot ; 197. Pétremont Nicolas; 198. Pétremont>Peignois; 199. Philippe-Niclot Pierre Jh. ; 200. Pierre-Peignois.201. Poncelet-Jadot; 202. Ramlot-Clesse ; 203. Rochc-Allard ; 204. Roche-Hustin ; 205. Roger-Servais : 206. Roland-Baudin ; 207. RolancJ-Sosson : 208. Rossignol-Baudin; 209. Saintuard-Léger ; 210. Schadeck-Laurent (St. Léger;" 211. Schéden-Echement; 212. Servais-Bastin; 213. Servais-Dulieu ; 214. Servais-Lcfèvre ; 215. Servais-Rossignol ; 216. Servais-Scléden; 217. Servais Victor; 218. Simon-Ronveau Edouard; 219. Simon-Collignon; 220. Simon-Dabe; 221. Simon-Faber; 222. Sosson Julien; 223. Thiry-Servais; -224. Thomas-rnbaru; ï?25. Tliomas-Tillière; 226. Tillière Albert ; 227. Tillière-Claisse ; 228. Tillière-Nuguet; 229. Tillibre-Ledènt ; 230. Tillière CSoeurs) ; 231. Tillièrcr,-$hames ; 232. Tourneur-jRésibois (Virton) ; 233. Toulmonde-Duhameau ; 234. Toulmonde J. B. ; - 235. Toulmonde-Lau-rent; 236. Toulmonde-Paillot ; 237. Walder-Léçer ; 238. Warin-Gillçt; 239. Woignet Jacques; 240. Simon-Jamin (Gorey) ; 241. Kariger Franc. ; 242. Bournonville-Gavroy (Neufchâteau) ; 243. Capon-Buclic; 244. Capon-'•-Tasoin-; 245. Léger (André; 248. Pétremont-Servais ; 247. Laurent-Habran ; 248. Baudry-Henri (Mont-St-Martin) ; 249. Pierre Baltus (Mont-St-Martin) ; 250. Collignon Franc., (Mont-St-Martin); 251. Baltus Emile; 252. Heurion Camille; 253. Hustin-Chenu (Bruxelles) ; 254. Bastin frères (morts) ; 255. Gentger Emile ; 256. Boulard-Bàudry (morts) ; 257. Higuet-Allard (Liège) ; 258. Pei^non-Collin (Hollande); 259. Capon-Fedry; 260. Capon Lucien; 261. Hustin-Huguet ; 262. Hustin Eugène; 263. Leclerc Emile; 264. Habay-Pei-gnois ; 265. Jacquemin Ernest (St-Hubert) ; 266. Dordu (Bruxelles) ; 267. Vivinus (Bleid) ; 268. Peignois-Fouquet; 269. Rossignol Pierre; 270. Allard-Justin ; 271. Arbalestrier Félicien (mort); 272. Léger J.-B.; 273. Claisse J.-B.; 274. Schoeffer-Niclot; 275. Mangin-Dairemont. A. Al os t. Le train de vie est toujours calme et mono-tonç. L'industrie est presque entièrement paralysée, faute de matières premières, et les affaires sont" - peu importantes à en juger d'après le trafic. Il en résulte naturellement que le nombre des chômeurs est considérable, et le total des secours ne suffit malheureusement pas toujours. Dans la classe moyenne la détresse est d'autant plus pénible qu'elle est mqins connue, et partant pas allégée. Les ressources sont épuisées, on mange les derniers francs du j livret de la Caisse d'épargne, et après? Ce ; n'est qu'avec des idées noires que nombre dé 1 petits bourgeois voient les jours so suivre en so ressemblant sans distinguer une lueur , d'espérance à l'horizon; et pourtant la plu-1 part mourraient do faim plutôt que do s'adres-' ser au Bureau de bienfaisance ou aux institutions officielles de secours. * * * Le Conseil communal a voie l'émission d'un nouvel emprunt de 582,000 francs à 4% %, en , 1,164 obligations de 500 francs, Sous la présidence de M. Van den Bergh, bourgmestre, un comité de secours a été formé pour venir en aide aux invalides de la guerre. Les invalides qui sont déjàr rentrés dans leurs foyers peuvent dès maintenant s'adresser aux membres da ce comité. Pour l'Œuvre des orphelins de la guerre, M. Cercelet, de la rue Léopold, a été désigné comme délégué cantonal pour le doyenné d'Alost. Le^ service du ravitaillement ne donne pas lieu à de sérieuses critiques, quoiqu'il soit impossible de les éviter tout à fait, chacun qui s'en occupe en fait l'expérience peu gaie: les bons do pain sont toujours portés à domicile, ce qui est très facile pour le consommateur, et on peut aoheter de la farine au magasin communal. Ce magasin est maintenant installé depuis peu de jours au Beffroi et fait do très bonnes affaires. La clientèle sera toujours heureuse d'avoir les produits au meilleur marché possible: le bénéfice à prélever^ne peut être élevé, car ces magasins n'ont pas été ouverts pour gagner de l'argent, mais pour combler une nécessité. * * * La viande est très chère, quoiqu'une affiche stipule la proportion d'os que le boucher peut faire intervenir dans le poids. Mais les bêtes soêt aussi à un prix élevé. Le pétrole est à 2 fr. 25,- le savon à 1 fr. 30, les autres denrées à l'avenant. Et il paraît'que ■ la marche ascendante n'a pas encore atteint j son4point culminant. Chez fes Ja o Le „Nieuwe Rotterdamsche Courant^ résume ainsi une information du ,,Residen-tiebode":La ,,Vlaam£che Stem" est interdite à l'armée belge et dans la Belgique inoccupée ainsi que dans les pays alliés. Des mesures ont été prises pour empêcher la lecture de cette feuille dans les camps d'internés ep de fugitifs. Les deux rédacteurs, qui sont fonctionnaires belges, recevront bientôt leur juste châtiment. Le gouvernement belge estime en effet qu'ils ont en cette qualité violé leur serment et leurs engagements. Déjà le gouvernement avait incité l'un d'eux à rentrer en Belgique pour y reprendre l'exercice de ses fonctions. Il avait refusé Sous le prétexte que les Allemands l'auraient flanqué en prison. Aujourd'hui rien ne lui serait plus facile que d'obtenir un.sauf-conduit. * * * Le Dr. Aug. Borms — ils sont tous ,,docteurs" ces cocos-là ! — envoie ses félicitations à la ,,Vlaamsche Stem". C'est le même Borms qui eut l'audace, naguère, de nous demander par l'intermédiaire d'un avocat d'Amsterdam de lui faire des excuses ! Nous l'avons alors proprement envoyé coucher. Aujourd'hui il envoie publiquement son adhésion aux fourriers du roi dà Prusse. Donc...» ■ i ■ 0 - i h Eeiae ElisM Dans la conquête de sa popularité, qui fut rapide d'abord et ferme ensuite et ' définitive plus tard, lo Roi fut aidé par sa compagne, la Reine. Elle eut pour armes sa timidité, sa force douce, son tact. Les artistes l'aimèrent en même temps que le peuple l'aima. Elle était musicienne. Son intérêt et son amour pour l'art débordèrent sur la littérature. Elle s'entoura d'oeuvres de choix et les peintres et les sculpteurs vinrent à elle. Dans le palais do Bruxelles, olle s'était aménagé trois ou quatre salons d'après ses goûts. Les dorures, les colonnes, les lustres, les candélabres officiels >n' avaient été supprimés. De simples tëntr.rcn unies pendaient le long des murs. Et, sur elle3, avec un goût simple et juste, elle avait disposé quelques toiles de jeunes peintres belges qu'elle défendait à l'occasion. Ceux qui avaient l'honneur de la connaître et de pouvoir lui parler en toute franchise savaient que tout mouvement artistique sincère et nouveau l'intéressait. Elle no demandait pas mieux que de se laisser conquérir par ÎVii. Cette guerre a montré à tous combien elle, la première, servit son Roi. Elle fut à ses côtés pendant les jours tragiques du siège d'Anvers et, plus tard, sur la côte, quand les plus rudes batailles so donnèrent en Flandre. Elle demeura fidèle à son posto d'épouso, et d'amio. Elle apparaît frêle et menue; mais quelle âme ardente, silencieuse et intrépide anime ce corps délicat ! Une heure avant son départ de Bruxelles pour Anvers, ,}'eus l'honneur de lui faire visite. Son palais, dans lequel trois jours après l'ennemi allait entrer en vainqueur, était en partie transformé en hôpital. Elle voulait rendre une dçrnière fois visite- à ses soldats blessés. Elle était calme imperturbablement. Aucune plainte qui ' l'eût diminuée no sortait de sa bouche. Après cette suprêVne visite, elle partit pour l'inconnu avec toute sa foi. L'avenir sera accueillant à une telle Reine et à ur^tel Roi. Les sombres historiens teutons auront beau nier la beauté de leurs gestes et de leurs actes, l'unanime.admiration et l'unanime respect de leur peuple leur feront cortège à travers les siècles. Ils ont pour eux la jeunesse, la clarté, la souffrance, le courage et l'invincibilité do leurs âmes. Ils ont surtout pour eux la loyauté. L'homme qui, au milieu des compromis, des marchandages, des tlemi-traîtrises et des demi-fidélités qUe les partis politiques, les diplomaties et les cours européennes admettent et encouragent, eut la force de demeurer clair, intact, honnête, alors que tout le sollicitait so départir du simple et fondamental devoir, s'est acquis pour jamais j une place non seulement dans l'histoire mais dans la légende. Il y entraîne à sa suite la compagne de sa vie qui, elle aussi, fut heureuse d'être loyale. Si bien qu'elle, la Reine, et lui, le Roi, sont désormais destinés, soit aux poèmes, soit aux couronnes que l'art seul chante, compose, tressé et départit. £mïla yorhaeren^

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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