L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

416 0
close

Warum möchten Sie diesen Inhalt melden?

Bemerkungen

senden
s.n. 1918, 27 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 04 August 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/9p2w37mt7k/
Text zeigen

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

■ A«ïfBeT\°7I#&4 etl^OS is» cersï "omaaaiçgit<a &'2 ©t atm&i 2S ocîobfe H®?S L'ECHO BELGE I L'Union fait la Fores. «fotarraai QisofïcJIes-î eîu malirs tmrfiïssarat ems HoSïaracSe.. Belge est notre nom de Famille. " 'routes les lettres doivent êis-e adresséesRédacteur en CBieS : Gustave Jaspaers. Abonnements: Hollande II. 1.50 par mois. Eiranger fl. 2.00 par mois. Pour Ica «.- -eau rédaction : W- X- VOORBÏJRGWAL 234-240, I i Charles JBec*tf>£&fi*c8- Refilé CHamlbry, militaires au front et les militaires internés en Hollanda fl. 0.75 par mois navale JJjjlSSTEîStD AiVl. Téléphones: 3797 et 177S. | l'Omite de Etf*»cl«ciïori : j |0mjje £»;ai5iratjzi**é. par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. lifdii, Mandrin, Boche l Ois. jl no faut laisser à l'ennemi que ses yeux pour pleurer, a dit un jour Bismarck. Par apophtegme sauvage, le chancelier de fer n'a fait que traduire tout haut ce que - usait» tout Das l'Allemagne entière. Au cours de cette guerre affreuse la moindre je nos stupéfactions n'a pas été celle provoquée par la manière dont elle fut conduite. J'eus y avons pu voir, dan6 toute son iiideur, l'âme du Teuton: cruel comme N'éron, voleur comme Mandrin, Boche, en un mot ! pès l'invasion de 1914, les Allemands ont pratiqué chez nous puis, plus tard, dans le §0rd français, le principe prôné comme essentiel par vou Bernkardi; la terreur. Et ce principe, qui est. à la base de toute leur v::;;quo tant morale au© militaire^ c'est dès ^premier jour, dès Visé, dès le premier pas {$ par eux sur le sol beige, qu'ils l'ont trayon action. Pour co faire, tous les moyens liront été bons. Froidement, méthodique-jKûfc, avec une férccité implacable, ils les est mis en oeuvre. Inutile de rappeler ici les faits: ils sont connus du monde entier, et ce sent eux qui l'ont fait se dresser comme un gui homme contre leurs auteurs abomina-bîes. Dans les chancelleries des Allies, sur ja Grand-Livre de la Dette allemande, le compte de leurs monstruosités est minutieu-fssont tenu à jour et, lors du règlement final, le passif sera formidable. C'est €£n Allemagne que s'en fera la liquidation, ^'oublions pas, vient de déclarer le secré-fy're d'Etat Lansing, dans son discours du 12 octobre prononcé à Auburn, Etat ,de fow-'York, n'oublions pas que, si la justice suis pitié n'est pas chrétienne, la pitié qui détruit la justice ne l'est pas davantage." On ne saurait mieux dire. Mais, si l'Allemand est brutal et cruel, i'il a l'instinct du meurtre dans le sang, un autre instinct encore le caractérise : l'instinct du vol. Par la force ou par la ruse, brutalement ou sous le oouvert hypocrite de la légalité, peu lui importe: do l'argent, encore de l'argent, le plus d'argent possible, telle a été, pendant cette guerre, ea devise constants qui mettait d'accord son insatia-b!e cupidité avec sa cruauté native. Par-! tout où le Teuton a passé il a laissé la trace ! de ses incendies, et, il faut bien le recon-; naître, ses pastilles au fulminate ont fait ; merveille. Mai-, en brute pratique qu'il ; est, avant que d'y mettre le feu, il faisait t Jes maisons nettes, les dévalisant à fond. La bibliothèque de L ou va in est peut-être la mue/îàcse,qu'il ait brûlée sans l'avoir pillée au préalable. Néron par la cruauté, il a, pour la rapine, dépassé tous les Mandrin, Cartouche et autres Bonnot de l'histoire du crime. Ou connaît déjà quelques oemtaines (ta ses exploits, et l'on en demeure stuoé-[ fait. Mais que sera-ce quand, peu à peu, tous ses méfaits seront venus au jour? P'us tard^ nos arrière neveux se demanderont, incrédules, de quelle caverne d'enfer ont ou être vomies sur le monde de pareilles lésions de brigands ! Des en 1915, le pillage du château de la baronne de Baye, en Champagne, est devenu légendaire: les journaux, à cette époque, en ont donné les détails. Un brillant état-major 7 avait séjourné pondant deux semaines, de tel;* ports nue ces meneurs décorés et médaillés sur toutes les coutures avaient eu le loisir d'y inventorier, évaluer et choisir tout à leur ais9 les objets le mieux à leur convenance. Tout oe qui avait quelque valeur: tapisseries, tableaux, objets d'art, meubles ! précieux, bijoux et argenteries, sans oublier ■ffi traditionnelles pendules, tout a été, en de l'hospitalité reçue, enlevé, pballé avec des 6oins do déménageurs pro-fcs'onnels et expédié à Berlin. On cor te j^nre que la femme d'un officier tout à lut supérieure, une grande, une très-gran-ce d?.me, en ouvrant certaines de ces caisses ^ lui avait adressées son pillard de mari, ta. ^ eut _ h ente et ne put s'en cacher ; ^t et si bie-n qu'il en résulta des mots ?ss-doux entre elle et sa princière belle- ^Inutile de dire que le cambriolage du fflafcîau de Baye n'est pas un fait exception-• ost seulement typique de cent et cent autres méfaits analogues en France, en Rus-■%et même dans notre pauvre et neutre fr-iats Belgique. Déjà l'on sait qu'à St. •.'îsntin, Péronne, Cambrai, Douai et Rou-!'rs;_ tout a été enlevé avant l'évacuation j|'11 inoendie. Et les villages, les hameaux, ja lonnes ne trouvent pas plus grâce que j® châteaux et les villes. Au début, les Allemands payaient, mais en ,,bons". Ah! les . s billots à La Châtre ! Toujours en grimoire tudesque, invariablement illisibles, souvent ironiques et grossiers. Dans nos cam-P^nes, il en a été délivré qui portaient: >>oon pour un lapin à deux têtes", ,,bon P°"r une chique de tabac", ,,bon pour un ^up de pied... quelque part' ' ! Et nos bons V;- ageois, qui n'y voyaient que du feu, Voyaient tenir un reçu eu due forme ! Ad-"l'f.?7' 0&tt? délicatesse. Quel esprit fin et P^' -ant! L'er-prit teuton, quoi! Ah! ce ! ®^t pas seulement à la chancellerie prus-tosnne qu'on cultive l'inoubliable ,,chiffon , Tapier" cher à von Bethmann-Hollweg: °€st encore dans son armée que le Germain pratiaue l'u6age, dans oette armée qui Pwfe,,l'habit du Roi" et que l'on aurait ** e"-re le dernier refuge de l'honneur! 'leur donc et-, par-dessus le marché, lâche, ^ompeur ! Mais ce chiffon de papier-là, nous •e lui qollerons dans le dos: le Hun aura Sau 50 gratter, rien n'y fera. Telle une Jouvelle tunioue de Déianire, le ,,chiffon" |u restera plaqué entre les deux épaules * ' pemdant un sièole, il demeurera l'étiquet-£ de honte à laquelle cvn reconnaîtra le ■Boche. Aujourd'hui, les Allemands ont simplifié choses: ils ne ,,réquisitionnent" plus, ils ®p event^tout uniment. C'est plus expédi-i > et puis, cela ne laisse pas de traces. Pas longtemps qu'il y a quelques jours, j [ nous lisions oe qui suit, dans la correspondance d'un témoin oculaire. Je ne fais que copier, en abrégeant: ,,...C'est le cheptel bei$) qu'emmènent avec eux les Allemands. On peut affirmer qu'entre le Littoral et l'Escaut-, il ne reste plus une seule tête de bétail... Il est passé, à Alost, en cinq jours, plus de trois cents wagons de bestiaux... Au dire d'un feldwebel qui accompagnait un de ces trains, il ne reste à Thielt, Ardoye, Meulebeke, Ruysselede, etc. pas une soûle maison dont on n'ait déménagé, de la cave au grenier, tous les meubles, quelle qu'en soit la valeur... Ils ont soigné l'emballage jusqu'à ,,capitonner" les fourgons contenant les objets les plus précieux... Le même soldat a conté, à Anvers, qu'il a vu mettre dans des caisses cadenassées pour plus d'un demi-million de bijoux de toutes espèces, etc. etc." (1) Et l'on voudrait que, après les fusillades de femmes et d'enfants, les incendies systématiques et les déportations en masse, de 1 pareilles rapines, rappelant les pires méfaits des Vandales, restassent impunies? Et de bons apôtres viendront encore nous prêcher : le pardon du pécheur repentant 1 Si cola de- j yait être, les pavés de nos rues se soulèveraient tout seuls ! Ah ! désormais ils peuvent revenir dans nos villes, les banquiers et les lanceurs d'affaires boches, je les y engage! j Ils peuvent revenir chez nous, obséquieux et i mielleux, les bons placiers allemands, pour nous débiter leurs vins frelatés et leurs camelotes de bazar; ils peuvent revenir dans nos campagnes, pour ne os espionner, comme autrefois, tout en faisant, sur notre dos, ,,tes ponnes bedides avvaires." Pour toute réponse, on y lâchera les chiens à leurs trousses 1 Ah ! quelles montagnes de haines les Allemands auront accumulées derrière eux, pour des générations et des générations ! A nul autre mieux qu'au Boche ne peut s'appliquer, aujourd'hui, l'apostrophe célèbre d'Agrippino à Néron: Et ton nom paraîtra, dans la raco future, Aux plus cruels tyrans, une cruelle injure ! On peut dire, dès à présent, que l'antique monarchie austro-hongroise a virtuellement cessé d'exister. Qu'en sera-1-il, domain, de l'Allemagne? Quoiqu'il advienne, il est d'ores et déjà certain que des modifications profondes vont s'y produire, à bref délai. Quand le Boche commencera de tout chambarder chez lui, probable qu'il tiendra, par la même occasion, à mettre au rancart l'aigle déplumée de son ccusson impérial. Dans ce cas, je prendrai la liberté grande de lui suggérer le blason suivant, ,,armes parlantes s'il en fj.it: : Ecu: de contre-hermine, aux ' larmes d'argent. Pièces honorables: en chef, gantelet de fer brandissant torche ardente, d'or; en pointe, glaive de bourreau, dégouttant de sang; au franc-quartier de gueules, chargé d'une pince- , monseigneur, d'or. L'écu englêlé de besants au fulminate de mercure, sur poudre sèche. i Tenants: sur terroir de rui- | nés et de feu, à dextre, un squelette grimaçant, aecoudé sur sa faulx; à senestre, un sauvage chevelu et barbu, ' coiffé du casque \ pointe, au naturel. Cri 4e guerre: Tue! tue! I)evise: ,,Tout vient à point à qui sait le prendre!" Belga. (1) „Echo Belge" du 21 octobre 1918. .«ag» » C » «X.— : Un démenti Le grand-quartier général belge nous prie de démentir d'urgence l'article ridicule et tendan- ] cieux du „Maasbode" du 25 octobre, édition du matin, bous le titre : ,,Aan en over onze Belgi- j sche grens", reproduit par plusieurs journaux i et erlatif à prétendue révolution prochaine en Belgique et un prétendu refus de combattre de 3 deux divisions belges. Cités belges. Dans ses ,,Mémoires" (,,Daily Telegraph" 18 f ept. 1918), M. Brand Whitlock, ministre des 1 Stats-Unis d'Amérique près le Gouvernement j )elge, fait, des villes belges, le croquis suivant. délicieux et nostalgique : ,,Chacune des villes de Belgique a sa person- 1 lalito marquée, son individualité distincte; ( ihacune a 6es charmes particuliers, presque ses ! ioutumes particulières. Bruges. Grand, Anvers, 1 3ruxelles, Lié^e toutes aimatles, pleines de ^ >oé-sies et romantiques, pourtant toutes diver-es, comme diffèrent des soeurs dans une même amille. , ,Les vieilles cités sont tros fières ; elles sont ières de leur histoire, fîères de leurs beaux f îôbels de ville, et de leurs monuments publics; G iores de leur bourgmestre s'il a noble allure r tvec son éoharpe rouge; et el'.es sont fières de ^ eur liberté et fongueuses dans leur indépen- £ lance. Attaquées du dehors, elles s'unissent: atholiqties, libérales, socialistes, flamandes et £ callonnes. Les villes sont méticuleusement pro- j." très — la propreté est une caractéristique ielge...,> wm #->..«»■— Pour nos œuvres ' Les maudits '<sacripants, auteurs q 'e ^ stujnde formule ,,hi guerre ratche et joyeuse", n'auraient-ils 1 )as encore changé d'avis? th. V. 1.00 fl. t —«jjaafr-» ri if ¥ a un an ' 27 octobre 1017: Le* Français enlèvent i] lerckem-, Aschhoop et Kippen (Belgique). 28 octobre 1917 : Les Franco-Belges occu- £ >ent Luighem et toute la presqu'île de j p lerckem. ^ v En Belgique. Préparatifs Mes (D'un correspondant particulier.) Il faut croire que les Allemands s'attendent à être obligés d'évacuer Mons, car ils ont déménagé les bureaux de la Kornman-dantur; les femmes boches qui y étaient employées comme scribes sont parties le 20 octobre pour Bruxelles. Les lazarets, qui étaient installés dans plusieurs immeubles, sont actuellement vides, tous les blessés qu'ils contenaient ayant été évacués. Tous ces jours derniers il est arrivé, venant de la direction de Valenciennes, plusieurs trains de soldats blessés dans les tout récents combats; un certain nombre d'entre eux, sans doute les plus gravement atteints, ont bien été débarqués à Mons, mais, dès le lendemain, ils repartaient vers le nord de la Belgique. Samedi dernier il est également arrivé de nombreux officiers; c'est, parait-il, l'état-major d'un groupe d'armées. On les a logés dans les plus belles maisons de la place Léopold, dont, dans la matinée de ce jour, des soldats avaient fait sortir le3 habitants, en prévision de l'arrivée de ces messieurs. D'après les dires de plusieurs soldats cantonnés depuis un certain temps à Mons, la population s'attend à être obligée de livrer aux Allemands tout ce qui avait pu jusqu'à présent échapper à la rapacité de ce peuple de pillards. Déjà les habitants ont été prévenus d'avoir à se rendre à l'hôtel de ville pour y faire la déclaration des quelques dernières bouteilles de vin que, dans les rafles auxquelles il a procédé, l'envahisseur leur avait laissées. A Namur et à Charloroi quelques négociants allemands étaient venus s'établir il y a une paire d'années. Ils n'avaient d'ailleurs que la clientèle de leurs compatriotes, militaires et fonctionnaires. L'autorité allemande vient de les inviter à plier bagages et à déguerpir. L'un de ces boches, qui était marchand do comestibles, a immédiatement liquidé son fonds de commerce à bas prix. Un autre tenait un petit bazar, dont il a purement et si^>lement mis la clef sous la porte dans sjr hâte à filer vers son pays natal: il croyait voir déjà arriver les alliés ! À Namur les vastes bâtiments de l'ancienne Ecole des pupilles militaires, situés près de l'abattoir et qui servaient de casernes aux Allemands, ont été récemment organisés en hôpital militaire, où sont arrivés tous ces jours derniers d'énormes quantités de blessés, venant do la région du Câteau. Plusieurs pièoes de gros calibre sont arri- : vées à Namur. On doit, paraît-il, les installer sur les hauteurs qui avoisinent la Citadelle. Oe qu'oïl vo'î en Belgique Il a été annoncé que la position fortifiée d'Anvers faisait partie désormais du territoire d'étapes. Complétons cette information en disant qu'une autre partie du territoire belge vient d'étrfe détachée par les Allemands du Gouvernement général et soumise à l'autorité militaire. La limite qui sépare le Gouvernement Général du territoire d'étapes part de_ Vracene, suit le bord est de la position fortifiée d'Anvers, vient rejoindre l'Escaut au-dessus de Niel et passe ensuite per Oodorp, Ca.pol.'e-au-Biois, Nieuwenrodo, Wolverthem, Zellik, Itterbeek, Ruysbroek (à l'ouest de Bruxelles), Boersel, Drvorp (à l'est de Hal), Braine-1' Alleud, Lillois-Witterzée, Nivelles, Feluy (a l'est d'Enghien), Familleu-reux, Houdeng (à l'ouest de La Louvière), Pé-ronnes, Binche, Landelies, et de là suit la limite est de l'arrondissement de Thuin, pour renir rejoindre la frontière franco-belge. Telles sont les dispositions portées à la connaissance du public par une ordonnance signée du chef d'état-major, général von Winterfeldt. Elles sont heureusement toutes provisoires et destinées à disparaître très prochainement dans la grande débâcle allemande. i * * * » Les boches profitent de leur reste! Une de leur dernière nomination sera celle in sieur Léo Verbraek^n, qui s'intitule ,,ingé-aieur commercial", aux fonctions de sous-directeur an ministère des finances, Direction du Trésor et de la Dette publique. Quelle 'trahison a bien pu commettre cet akti-viste pour que le boche Porfiliammer, chef du ■ iépartement financier du Gouvernement Géné-ral, le bombarde à une fonction pour laquelle 1 n'a aucune compétence? Il n'y moisira d'ailleurs pas. A Bruxelles Pour essayer d'intéresser les femmes à leur triste ^ cause, les aktivistes avaient organisé, ismedi dernier 19 octobre, une réunion féministe dans une salle de la rue du Vautour. Oc ut un «four noir. Et les orateurs inscrits, le locteurV Borms et Madame Suzanne Verliulst, îérerèrent devant un maigre auditoire, com-josé d'une demi-douzaine de curieuses du juartier, venues en voisines. * * * Bruxelles dans "l'obscurité. Tous les magasins doivent être désormais 'ennés à 7 heures du soir, et aucun éclairage l'est plus permis pour les étalages ft vitrines. Cel est l'ordre de l'autorité allemande. Seuls les pharmaciens, les salons de coiffure, es kiosques à journaux et les magasins de abac peuvent raster ouverts jusqu'à 9 heures, i nais sans aucun éclairage qui puisse être vu de 'extérieur. , Le nombre de>3 becô de gaz est, d'autre part, «nsidérablemcnt réduit. Les boches auraient- ls peur des avions alliés? ■» * * < TVos de cent-^irr;^?.nte personnes, qui avaient j ' ;té mises en état d'arrestation par les boches I < >our les motifs les plue, futiles et les plus in- ! i Taioemblablea et qui étaient enfermées à la j < prison de Saint-Gilles, ont été remises en liberté lundi, dans la soirée. Elles n'ont connu qu'au dernier moment la mesure d'amnistie que le gouverneur général von Falkcnhausën, qui joue à la clémence à la veille do la reddition des comptes, a prise à l'égard des malheureux Belges injustement arrêtés et condamnés par les boches. Seulement, tx.ouae ceux-ci considèrent qu'il n'y a pas do petit profit, ils ont refusé de rendre aux pri-sonzrcrs ainsi libérés l'argent, les bijoux et les montres qu'ils avaient saisis sur eux au moment de leur arrestation. Les policiers du kaiser ont déclaré que cela servait à payer les frais d'entretien de nos compatriotes pendant leur emprisonnement. C'est d'un cynisme révoltant ! A Anvers Depuis que la position fortifiée d'Anvers est devenue 'territoire d'étapes, tous les bureaux de ! pos^a do l'agglomération sont fermés l'après-midi. Il en est do même de tous ceux de la j , partie des arrondissements d'Anvers et de Ma- j lines compris depuis le 19 octobre dans la région d'étapes. * * * Les époux Lamare, habitant ruo Van der Keylen, à Borgerhout, se sont asphyxiés en laissant ouverts leurs robinets & gao pendant la nuit. Les cadavres des deux désespérés ont été trouvés, étendus sur leur lit. * * * Oi. signale dans la même journée du 21, deux accidents de tramway, qui ont eu pour les victimes des suites mortelles. A la porte du Schijn, une dame Pauline Claeasens, âgée de 47 ans, qui revenait du centre de la ville, saute du tram en marche, pour rentrer chez elie rue de l'Union, et se blesse si grièvemont que, transportée à l'hôpital de Stuyvenberg, elle y meurt dans la nuit. Avonuo de l'Industrie, à la hauteur de la rue Willems, une vieille dame de 70 aus, Mme vecuvo Rc.th, née Mervelet, est renversée par un tram et tuée sur le coup. Coïnci-dance étrango : il y a quinze iours, un accident, ! également mortel et dû aux mêmes causes, s'est produit au même endroit, et c'est la 1 même voiture de tram qui l'avait occasionné! * * * * La série des morts continue. ^ Une dame Barbara Hermans, 57 ans, rue d'Autriche, 6'est affaissée subitement ^ sur la " voie publique. Quand on l'a relevée, elle était | morte. , * * * Un vieillard de 70 ans, Charles Ooinen, est tombé dans les escaliers de sa maison, rue des ^ Ecoliers, et s'est fracturé la colonne vertébrale. f On n'a relevé qu'un Cadavre. ( * * * Dans sa séance du 7 octobre le Conseil ; communal a, sur la proposition du collège J échevinal, décidé, en raison de la vie-chère, 1 d'augmenter les traitements et salaires des J employés et des travailleurs de la Ville dans ' une proportion de cinquante pour cent de ç leurs traitements et salaires actuels. ^ f Dans la mémo séance il a été décidé d'ac- c corder des récompenses aux différents em- { ployés communaux qui sont restés à leur c poste pendant le bombardement de 1914. 1 A partir du présent mois la salle de lec- I turo de la Bibliothèque communale de la ï plaça Conscience sera ouverte au public ^ tous los jours de 10 à 5 heures et de 9 à 11 T heures du soir, et les dimanches de 10 heu- i res du matin à une heure de l'après-midi. * * * f Depuis le 7 octobre les magasins du Co- c mité National ont fermé leurs portes, et J l'on annonce qu'ils ne les rouvriront que le . 21 de ce meis. La raison de cette mesure- -J Le3 approvisionnements du Comité sont c pour le moment complètement épuisés et les j, magasins sont vides. Grâce à des arrivages j n que l'on attend en ce moment, la vente I a pourra certainement être reprise à la date p fixée. ^ 1< A Gand ^ Un incident très significatif, et qui mon- J tre à quel point la disciplne a dsparu de Ç l'armée allemande, s'est déroulé cette der-N nière semaine sur la place du Comte de r Flandre. _ ^ Un officier boche, que n'avaient pas sa- p lue deux soldats, revint sur ses pas, leur fit p des observations sur le ton d'insolence ha- g bituel à ces messieurs et voulut les forcer à v lui faire le salut militaire. Les deux soldats e — deux anciens ouvriers de chez Krupp, ^ paraît-il, — s'y refusèrent obstinément et répondirent en ricanant. L'officier s'em- porta. c Cotte scène avait attiré d'autre® soldats, ç au nombre d'une dizaine, qui prirent parti n pour leurs camarades. L'officier fut ba- a foué, insulté, et il aurait même sans doute a été frappé s'il n'avait pris le parti très sage P d'aller se réfugier à la gare du Sud, sous la protection du poste de garde. Tous ces jours-cd on a vu passer à Gand k nombreux trains transportant du matériel que le3 Allemands évaouent du littoral. P Rien quo dans une matinée, il n'est pas passé moins d'une vingtaine de pièces de ! ^ros calibre, montées sur trucs, et qu'on em- £ mène, paraît-il, à Anvers. ç Une animation inusitée règne également ç au Grand-Bassin et au port du Canal de é Bruges; des bateaux venant de la direction q de Zeebrugge les Allemands débarquent d quantité de matériel de tous genres, dont me grande partie est transbordé sur des ^ vagons et le reste est garé dans les vastes a' ualb situés entre la gare d'Eecloo et le ^ Uanal. r Toutes les installations de Mariakerke a! ;on déménagées. d • * * > m Un certain nombre d'industriels et de t< commerçants d'Anvers et de Gand ont tenu, 1 n lars une salle de l'un des principaux cafés C le Gand, une réunion où ils se sont occupés i le l'anrès-çuerre et de ses conséquences feonomiques pour le pays;. Les opérations militaires. Nouveaux succès pour nos poilus. tes Français enlèvent plusieurs villages et font 3155 prisonniers.— Les Britanniques poursuivent leur offensive au sua de l Escaut et se rapprochent ae la frontière du Hsinaut. — 9,000 prisonniers ez 150 canons— En Flandre les Français s'emparent du château de Zuite et les Britanniques occupent Ingeygham et Ooteghem. La situation sur les autres fronts. Sur le front belge. 'rogres dûs Français entre la Lys et l'Escaut. (Communiqué officiel.) LONDRES, 26 octobre. (Reuter). Les opé-ations des armées en Flandre se développent l'une façon favorable. Sur le front belge l'ar-iilerie et les mitrailleuses déployèrent quelque tctivité. Ce matin l'aile droite française et Italie ;auche anglaise© firent une attaque partielle ntre la Lys et l'Escaut à l'est de Courrai. Malgré la résistance désespérée de 'ennemi les Français s'emparèrent du bateau de Zulte et atteignirent la lisière ou est lu village. Après avoir occupé la ferme Mau/wpoort, ils avancèrent jusqu'à la route 10 \\ aereghem—Anseghem. Les Anglais s'em-•arèrent d'Ingoyghem et d'Ooteghom et commuèrent leur marche vers l'Escaut. A Bruges et à Zeebrugge. Front Belge, 23 oct. (d'un témoin oculaire). ieebrugge offre un spectacle impressionnant . voir. .La base des sous-marms allemands dans a Pas-cie-Oalais et la Mer du Nord fut forte-nent attaquée et virtuellement embouteillée mi23 !avnl par la iiar4ie tentative do la flot-îlie de Douvres. Le sémaphore et les bureaux e la Compagnie du Canal ainsi que les usines <olvay jje sont plus quo des ruines. Le grand atiment des Douanes, do la Poste et du Télé-,rapho a beaucoup souffert. Dans les autres atiments les Allemands enlevèrent les toits e zino; sur le môle les constructions détrui- j os, au-deesus desvueiles les grues désemparées ressent leurs bras de fer en signe de détresse. , /a claire-voie entre le littoral et le môle est i artiellement détruite par le sous-marin le 23 vril ; depuis cette date les Allemands établi-ent doux gros canons pour battre le débouté du môle vers la côte. Ils démolirent les arapets du môlo pour assurer un champ de ij\ Los passes du port de Zeebrugge sont con-Ldorablement ensablées entre Ta claire-voie fc le débouché du canal de Bruges à Zeebrugge. Devant l'entrée du canal est l'épa.ve du bateau nglais coulé. Deux autres bateaux sont cou-?s dans 1 entrée du port. Les Allemands couvrent la drague ,,la Brugeoise" et établirent n champ de minés que les marins anglais sont rituellement occupés à faire sauter; on entend Dudain de violentes détonations projetant ani-essus de la mer de puissantes gerbes d'eau b de la fumée noire, seuls indices do vie dans > lieu desolé. Toute la côte n'est qu'une 6eule yrtification hérissée encore de canons dont les .liasses sont explosées, et comprenant des case, lates, des fortins et dos dépôts de toutes es-èces desservis par railway et la grande route, arallèles à la ligne ininterrompue ; même sur la romenado de la digue des cités balnéaires, où > trou-vent aussi des tranchées au ras du sol et as réduits bétonnés pour mitrailleuses et ca-ons de petits calibres défendus par des réseaux 3 fils do fer barbelés. Sur la place et sur les routes des chevaux de 'ise sont préparés pour barrer la route en cas 3 nécessité. Les routes et lés chemins sont en Dn état, mais tous les ponts, les ponceaux et s écluses sont détruits par les Allemands le •ur même de leur retraite. L'impre«?sion géné-ile est que la côte belge est fortement défendue ; inabordable de front. Les Allemands semaient décidés de tenir obstinément cette me-ice perpétuelle contre Douvres et la côte îglaise. Cependant ils furent obligés do lâcher •ise devant le mouvement rapide et énergique ïs armées du Roi Albert. Blankenbergho, renduyne et Le Coq ont peu souffert. Seules s villas du front de digue, occupées par les llemands, sont en mauvais état et toutes dées de leurs meubles par les pillards boches, ai revisité Bruges avec un commandant fran-is.Toujours la foule endimanchée parcourt les les et acclamo à chaque pas mon compagnon ix cris de: ,,Vive la France", auxquels répondent ceux do ,,Vive la Belgique". Mon com-ijrnon était très ému de ces manifestations îbliques et spontanées. La Chapelle du Saint- ; mg a relativement peu souffert, quelques traux seulement sont à réparer ; la crypte t intacte, et la fameuse relique du Sang do ■sus-Christ rapportée de Terre-Sainte par le )mte do Flandre participant aux croisades et •jet de la vénération séculaire fut soigneusc-ent cachée et sera ramenée bientôt. La prin-palo rue do Bruges, allant de la garo à la rand' Place, sera rebaptisé en rue du bourg-estro Visait. De grandes affiches blanches ec cadre tricolore annoncent l'hommage fait i bourgmestre, révoqué par les Allemands ►ur son attitude fière et digne, et que le gou-irnemerit réintégra dans ses fonctions dans ville délivrée. Un démenti. Sans vouloir infirmer ou confirmer l'inter-•étation qui est donné© par certains organes : la presse aux déclarations qu'ils ont pu ire relativement aux dévastations commises tgne lo nord de la France, les Ministres d'Es-igno et des Pays-Bas, les directeurs du unité hispano-néerlandais et les dirigeants du >mité national font savoir qu'ils, n'ont jamais é chargés de former une Commission spéciale 11 aurait pour objet de faire enquête sur ces vastations. Léurs Excellences MM. le marquis de Villa-bar et van Vollenhoven ainsi que M. Van rée, membre du Comité National, sans être compagnés d'aucun membre du Comité spano-néerlandais ou do la Commission for ïlief in Belgium, ont sollicité des autorités lemandes l'autorisation d'aller à Tournai et ns le Nord de la France pour y examiner les îsures qu'il y aurait lieu de prendre dans l'in-rêt des populations, dont toutes ces person-ilités s'occupent, soit comme membres du imité National, soit camiiic ministres protec- urs du Ravitaillement. ( L'offensive des ailiés. Les Français enlèvent la ferme Ferrure, Cau-mont, Pierrepont, Le Petit Saint Quentin, Kectuvranco eî ls mcuim û'Herpy, 3155 prisonniers. (CGïnmuniquê officiel. ) PARIS, 25 octobre. Entre l'Oise et la Serre les attaques françaises continuent avec succès. Lea Français étendirent leurs progrès au nord de Villers-le-Sec et se rendirent maî-t-rea do la merme Ferrière. Entre Villers-le-Sec et la ferme Ferrière ils enlevèrent un point d'appui solidement fortifié, en dépit de la résistance des Allemands qui entreprirent en vain de fréquentes contre-attaques. On signale jusqu'ici 800 prisonniers allemands.Sur le front de la Serre les Français réussirent à passer la rivière entre Crécy et Mortiers et à se nicher sur la rive septentrionale sur une distance de plus d'un kilomètre.A l'est de la Souche de violents combats fournirent aux Français d'importants avantages.Les Français avancèrent leur ligne jusqu'à la lisière de la ferme Caumont, à l'est de Vesle et de Caumont et de Pierrepont. Ces deux villages sont au pouvoir des Français. Le nombre des prisonniers dépasse 250. La bataille fut extrêmement violente, toute la journée, entre Sissonnne et Château Porcien. Ce matin les Français, appuyés par des chars d'assaut, passèrent à l'autaque dés solides travaux de défense de3 Allemands dans ce secteur, après une violente préparation à l'artillerie. Sur l'aile gauche ils réussirent à avancer dans les bois qui bordent la route do Sissou-ne» à La Selve. Vers l'est ils conquirent à l'issue d'une âpre lutte Lo Petit Saint-Quentin et atteignirent la route qui relie ce village à Bannognes—Reeouvrance. La lisière de ce dernier village et le hameau de Recouvrance sont en leur pouvoir. Sur l'aile droite les Français pénétrèrent dan3 les positions allemandes qui longent la route de Condé-lez-Herpy et sur la cote 145. Les Français prirent pied dans le.moulin d'Herpy. Dans toute cette région la résistance allemande fut extrêmement acharnée. Les Français firent plus de 2000 prisonniers, capturèrent des canons et de nombreuses mitrailleuses. A l'est de Retliel les Français complétèrent leur succès dé co matin, dans la région d'Ambly-Fleury, et firent 105 prisonniers, dont 6 officiers, parmi lesquels un colonel. Les Britanniques enlèvent Sepmeries, Qucreniaing, Bruiiie, Buritfon et atteignent la vola ferrée Lo Quesnoy—Vaicnoiecmcs 90CQ pisonriers — 150 canons, (Communiq ::é officiel.) LONDRES, 25 octobre. Co matin les Britanniques poursuivirent leur avance sur le front de combat au sud cle l'Escaut. Nous avona pris Sepmeriss, Queronaing et atteint la voie ferrée Le Quesnoy—Valenciennes depuis-un point au nord-ouest du Quesnoy à un autre à l'est de Maing . Dans l'après-dînée nous repoussâmes plusieurs con.tr,' f-ttaques sur ce front. Lo 23 et lo 24 nous finie:; 900 prisonniers et capturâmes 150 cancns. Au nord de Valevciennès nous délogeâmes les arrière-gardes ennemies des villages de Bruille et de Buridon. Dr.ns la contrée de Verdun fes Américains réalisent des progrès et repoussent g'g violentes contre-attaques ennemies. ( G cm m unique officiel.) LONDRES, 26 octobre. (Reuter.) Sur le front de Verdun la bataille continua avec violence.A l'est de la Meuse nous occupâmes le Bois de Bormont. Hier soir les Allemands firent do n ombreuses contre-attaques entre los bois do Bormont et Etraye. Ils furent Èepouseéi avec d"> très grosses pertes. Seul dans lo Bois de Bellu la cinquième Attaque ennemie nous obi'^oa de nous retirer de la partie est. Malgré la violente résistance nous réalisâmes des progrès à l'ouest do la Meuse et au nord-ouest de Grand-pré'. Nous nous introduisîmes dans le Bois de Bourgoyne. Un fronf ci'attaque de 60 kilomètres. LONDRES, 26 octobre. Le correspon-L'attaqua entreprise hier par l'armée française annonce en date du 25 octobre: L'attaque entreprix hier par l'année du général Debenev entre l'Oise et la Serre s'étendit aujourd'hui jusqu'au secteur de Château Porcien, tandis que la lOme armée, sous les ordres du général Mangin, et la 5me, sous le commandement du général Guillaumat, prirent une part énergique à la bataille. Ce soir la bataille fit rage sur un front de 40 milles. Entre Nizy-le-Comte et Château-Por-cien la 5me armée réussit à se frayer un chemin à travers la ligne Hunding et à faire plus de 2000 prisonniers. Plus à l'ouest cette ligne forme la seconde ligne de défense de l'armée d'Hutier qui sa trouve en face de elle de Debeney. Flanquée par la 5me et la 1ère armées, la J.0me armée, sous les ordres du général

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Zufügen an Sammlung

Zeiträume