L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 03 Mai. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 26 Februar 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/2b8v980k73/
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gème Annee N®., 55» 8 cents (ÎO Centimes) Mercredi 3 mal J9!6 L'ECHO BELGE L'Union fait ta Forcer •Journal Quotidien du iratin paraissant en Hollande £e/#e es/ notre nom de Famiiie. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N. Z. VOOHBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. _ ... ( Charles Bernard, Charles HerbieC, Comité de Rédaction : < _ , , | René Chambry, Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et" venti au numéro, s'adresser à l'Administration d» Journal: N.25. Voorburgwal 234-240, Amsterdan Téléphone: 1775. Abonnements: HolBandefl. I.SOpar mois. Etranger fl. 2.00 par moi] Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents !a ligne. Situations d'Orient Depuis trois mois les victoires ininterrompues des Russes nous font regarder par dessus les Balkans en Asie Mineure. Ainsi notre attention demeure fixée vers l'Orient, terre d'attraction où s'entremêlent à lin degré si intense le rêve et la réalité.et où •je ne sais quoi nous dit que se produira l'événement qui résoudra le grand conflit. Cette victoire d'Erzeroum et de Trébi-zonde, nous attendons incessamment celle de Baïhourt et d'Erdzignan, qui a retenti si profondément dans tout l'occident, quel effet a-t-elle produit sur cet orient européen, sur les peuples de la péninsule.balkanique, amis ou ennemis, et qui sentent bien que leur sort sera réglé pour un temps très long à l'issue de cette guerre? Les renseignements précis manquent et nous devons nous méfier des effets de mirage dont souffrent un peu tous nos informateurs. Il n'est sans doute pas vrai que les Turcs tombent morts de faim sur la place comme des mouches et qu'une vaste conspiration bulgare va bientôt renverser Ferdinand et chasser les Boches. Mais il est certainement moins vrai que Turcs et Bulgares se portent au mieux dans la meilleure Turquie et la meilleure Bulgarie du monde, et qu'ils soient toujours aussi con- • vaincus de la puissance allemande comme au jour où une conception réaliste mais un peu courte des choses leur fiÇ choisir le parti du plus fort. La Turquie bénéficie d'une certaine indulgence de l'opinion. On sait le Turc probe et honnête; on sait, au surplus, qu'on aurait tort d'identifier la nation turque avec la bande d'a'grefins a la solclo de l'Allemagne et qui ont poussé leur malheureux pays dans les pires aventures. Seulement le succès pouvait leur donner raison. Pendant la retraite, des Russes, Jors de la jonction Berlin—Constantinople et lors de /'abandon de l'expédition aux Dardanelles, si grande que fut la répulsion des Turcs pour la clique Enver et Talaat, on conçoit qu'ils aient fait crédit à la conjuration. Mais aujourd'hui? Les Allemands sont venus à Constantinople non pour y apporter l'abondance mais pour rafler tout ce qu'ils pouvaient y trouver de vivres et de matières premières. Au moins ont-ils payé les Turcs on accroissant leur force militaire ?. Les quelques canons expédiés par Essen, les quelques officiers fournis par le grand état-major de Berlin n'ont pu sauver les armées turques de la défaite. La Turquie a perdu une magnifique province et, bien que mille kilomètres séparent encore les avant-gardes di) grand duc Nicolas du Bosphore, Constantinople sent leur approche que plus rien ne peut arrêter. La vieille haine du giaour, que les Env.?r et les Talaat avaient cru habile de réveiller contre les Anglais, les Français et les Russes, se tourne aujourd'hui contre ces Allemands qui sont les vrais auteurs de la ruine de la Turquie. Et voilà qui, tout de suite, nous aide à éclairer la mort mystérieuse de ce fameux von der Golz qui, plus que quiconque, avait subi l'attrait du mystérieux et voluptueux Orient. Est-il le premier qui tombe victime du fanatique dont Allah guide le bras, et son trépas sera-t-il le signal d'un graçd massacre? En Turquie, où l'assassinat est un moyen de gouvernement (nous avons eu tout récemment la suppression du prince héritier), on doit s'étonner moins qu'ailleurs de voir dans l'assassinat une forme d'opposition au gouvernement. Et Enver, qui est monté au pouvoir à coups de browning, peut en être précipité de la même façon. Le Bulgare, auquel par exemple nous n'accordons point les qualités morales que possède le Turc, pris en soi, nourrit contre l'Allemand, qui l'a trompé et sur le compte duquel il s'est trompé, la haine du complice qui a été roulé. Il est en Macédoine, oui, mais les Français sont à Salonique et voici que les Serbes, que le Bulgare avait chassés par la fenêtre de l'Albanie, reviennent par cette porte qu'il n'a pas su verrouiller à temps. Il se sent dans la situation d'un possesseur doleux qui voit revenir le propriétaire véritable accompagné de la police. Il reste d'ailleurs tout seul pour lui tc-nir tête et, quand il voit une à une partir ces divisions allemandes qui l'avaient aidé à faire son mauvais coup* il est partagé entre la fureur de se trouver ainsi abandonné et la joie d'être débarrassé d'une compagnie qui l'offusque. Aucune aide à attendre de ces Turcs qu'il a commencé par dépouiller avant d'entrer en campagne, de ces Turcs que battent les Russes, ses anciens libérateurs, qu'il a trahis. Quant aux Grecs... Trop prudents pour demeurer fidèles à une alliance qui les obligeait à courir sus au Bulgare félon, ils eurent aussi la prudence de ne pas s'allier à lui. Mais ce qu'un engagement d'honneur et une signature au bas d'un traité ne forcent pas à faire quand il y a un risque à courir, l'intérêt y oblige quand le risque a disparu. Déjà la chute d'Erzeroum et de Trébizonde a diminué le risque au point que M. Veni-zelos peut poser sa candidature devant les électeurs d'Athènes.-Et nous pouvons être assuré que ces électeurs, rendant justice à un homme qui avait compris que l'honnêteté était aussi la suprême habileté, à un Moment où il s'agissait d'être honnête et non pas habile, renverront ce grand.patriote, à la Chambre à une écrasante majorité. La Grèce, désorientée par un parti dont la pusillanimité l'a trop longtemps humiliée, retrouvera un guide. Le jour où Sarraii enfoncera la barrière du Vardar, Venizelos poussera toute l'armée grecque à tcivers la brèche. Et ce jour-là, aussi, la Roumanie, satisfaite d'avoir vendu son blé à l'Allemagne et à l'Autriche, se trouvera assez riche pour leur faire la guerre. Charles Bernard. ■p,#. «i».. Gretchen s'en va-î-en guerre! La gent femimne boche a ouvert les hostilités contre les nouvelles, modes. Trente-cinq associations de femmes de Cologne viennent, en effet, d'envoyer une pétition ' au gouverneur militaire de la forteresse demandant que l'on considère désormais comme un délit le port des jupes larges et des hautes bottines. Ce n^est pas seulement, disent ces dames, un gaspillage criminel d'un matériel de guerre, dont on a grand besoin, mais c'est également contraire au plus haut degré à la dignité des femmes allemandes d'adopter des modes originaires des pays ennemis, et qui sont passées en contrebande en Allemagne par le canal des pays neutres. Des habitantes de Bromberg, une triste ville prussienne de province, ont suivi l'exemple des Colonaises, et ont déclaré une guerre sans mer-ci aux modes ,,parasites" d'origine ennemie, et cela d'autant plus qu'elles sont dispendieuses et que ,,nous pouvons employer en ce moment plus utilement notre argent". A la. pétition dés associations féminines de Cologne, le commandant de cette ville, le général von Zastrow, a répondu comme suit : ,,J'admets que les nouvelles modes sont irritantes, spécialement en ce qu'-elles exigent beaucoup d'étoffes, aussi suis-je décidé à les supprimer par tous les moyens. J'ai ordonné à la police.de fermer tous les magasins où l'on voit ce genre de costumes. Si c'est nécessaire je renforcerai mes instructions grâce aux pouvoirs que la loi militaire me confère. Nous devons mettre un terme ' à cette folie de la mode." Cette décision n'a pas satisfait tout le , monde et en tout premier lieu les couturiers . boches qui grognent et font entendre de virulentes protestations. Les organes de l'industrie du vêtement remarquent que, si i la guerre aux jupes larges se poursuit, des pertes colossales s'ensuivront pour les mar- 1 chands et les couturières qui ont déjà con- ( fectionné les robes de printemps et d'été. Les femmes allemandes sont priées de ne pas j boycotter la mode actuelle jusqu'au moment do choisir leurs costumes pour l'automne et l'hiver. On rappelle au public que des mil- < liers de besogneux vivent de la confection : des robes qui viennent d'encourir les foudres ! des autorités. ! Les couturiers allemands peuvent en faire j leur deuil car ils perdront certainement leur ; procès devant l'opinion féminine, et cela pour l'excellente raison que oe n'est pas le patriotisme mais bien le ridicule qui a incité i les femmes boches à agir comme elles le f font. Ces bonnes Gretchen ont mis le temps J mais se sont enfin rendu compte que. leur ' architecture ne correspondait en aucune ; façon à la mode nouvelle. Gratifiées comme ] elles le sont pour la plupart d'un embon- ( point respectable, il n'est vraiment pas < séant pour les dondons d'outre-Rhin de se donner des airs de petite fille qui veut sau- : ter à la corde... * L'exhibition dans les rues des villes aile- j mandes des Gretchen habillées à la mode de Paris est d'un comique irrésistible. , Un neutre de nos amis, revenu récemment de Berlin, nous en a fait la description dans les ] termes suivants: i ,,J'ai encore la vision d'une catapultueuse i dame, juchée sur des bottes à la polonaise 1 d'un vert pomme propre à faire grincer des ( dents; elle tanguait dans une jupe courte ^ à godets se soulevant sur des poteaux lourds ^ et bêtes appuyés sur des pieds gros, gras, ( larges et courts; la taille sans forme était barrée d'unë extraordinaire ceinture haute, colorée, perlée, matelassée; un col Médicis de dentelle, raidi par le baleinage, entourait un visage ruisselant et sangnin, affligé a d'un triple jnenten, et, comme bouquet, 1 planté sur des cheveux d'un blond f inquiétant, un tout petit chapeau retroussé en hauteur de la façon la plus s inattendue par une plume de pintade dar- 1 dant le ciel... La dame, enchantée de sa e personne, tendait le cou en avant pour rat- € traper un équilibre constamment mis en j danger par des talons trop hauts tandis que i chacun de~"ses mouvements précautionneux t rejetait, à droite et à gauche, les • godets c crénelés de sa jupe gondolant autour i d'elle... y i ,, Ce spectacle grotesque, ajoutait notre e ami, peut se voir à tout moment dans les j villes allemandes; aussi comprend-on aisé- e ment pourquoi Gretchen est partie en guerre contre les modes originaires des pays enne- I mis!" Mais, malgré tous ses efforts, la c femme boche ne parviendra jamais à ses 1 débarrasser du ridicule qui, tel une tunique s de Nessus, ne la quitte pas un instant. —mrmmtm.ii .minium————i c AVIS. Nous serions reconnaissants à nos abonnés f qui reçoivent leur journal par la poste et dont c I abonnement expire le 30 avril de bien c vouloir nous envoyer un mandat poste de « fl. 1 50 en mentionnant sur le mandat poste: c Renouvellement d'abonnement. j En Belgique. A Bruxelles Il n'y a pas encore entente entre tous les cabaretiers en ce qui conserae la hausse de» prix de la bière. Ciependant, le ,,Clercle des Intérêts matériels de la rue liaute" informe que ses membres se sont.ralliés aux prix suivants: faro, brune: le verre, 15 cent.; le ballon, 12 cent.; le ,,striep", 8 cent.; lambic, gueuze et panaché: le verre, 20 cent, le ,,striep", 10 cent.; blonde: le verre, 15 cent., le ballon, 12 cent., ta .,str.:ep", 1U cent.; la gueuze: bouteille, 70 cent., demi-bouteille, 35 cent. Sirop et sucre (supplément), la bouteille, 10 cent., le verre, 5 cent. On pourra donc se désaltérer pour un sou. O félicité! Mais les marchands de ,,coco", n'tfnt-ils pas, eux aussi, fait la hausse? * * * La commune de Molenbeek-Saint-Jean a décidé de faire procéder à la restauration de ses édifices, de ses squares, de ses jardinets. Depuis quelques jours, des ouvriers se sont mis à la tâche, et c'est tant mieux, ?ar ce faubourg industriel n'est pas précisément riche en décorations naturelles. * * * La taxe sur les inhumations au cimetière le Koekelberg vient d'être modifiée. Désormais l'autorisation d'inhumer, dans le cimetière communal, des personnes décédées sur le territoire d'une autre commune et qui n'ont ni domicile, ni sésidenoe à Koekelberg 3st assujettie à une taxe de 50 fr. par corps. Dette taxe devra être acquittée préalablement à la délivrance du permis d'inhumation; elle ne sera pas-exigée pour les inhumations faites dans des terrains régulièrement concédés. Les familles des militaires tombés en activité de service sont exemptées de la 'taxe, si même le décès se produit sur le territoire l'une autre commune. * * * Les Allemands réquisitionnent 64.000 hêtres >t quelques centaines do chênes dans la forêt le Soignes. * * * Les théâtres commencent l'un après l'autre i annoncer leur relâche de fin d'année» Le Palais de Glace a commencé. D'autres vont mivre. En attendant, on joue „Petite Peste" le Romain Coolus à l'Olympia, ,,Le Marchand le Bonheur" au Molière, ,,La Darne de chez Vlaxim" à la Gaîté avec Léon Berryer dans le ôle de la môme Crevette, „La Chaste Suzan-îe" aux Folies Bprgères, musique de Gilberts, in Allemand, donc une pièce qui payera' des lroits a un musicien ennemi. Même situation m Vieux-Bruxelles où l'on affiche ,,La Divorce" do Léo Fall, autre Boche. Il est vrai que o Belge qui dirige l'Opéra français de La ïaye a monté ,,La Veuve Joyeuse", dont le )esoin no se faisait nullement sentir, payant tinsi des droits d'auteur à l'Autrichien Franz -/ehar. Ces trois exemples pour qu'on en prenne xmne note après la guerre. Il est tout à fait nadmissible quevdes commerçants soient poursuivis (exemple en Franco et en Angleterre) )our avoir fait des affairés avec des ennemis, dors que certains de nos directeurs de théâtre — en Belgique ou à l'étranger — contribuent k augmenter les revenus de compositeurs aliénants ou autrichiens. N'oublions pas cette lategorie de commerçants que sont les mar-hands de spectacles. Enfin, ajoutons — pour en revenir aux scènes do la capitale —- qu'on joue à l'Al-lambra Roger do Geschandvlelrte", un nom )rédestiné pour le directeur de théâtre pa-ronné par les Allemands — nous avons cité ^dolf Clauwaert. • • • Il y a quelques jours est mort, à Uccle, îenri-Josoph Colard, comptable à l'Institut oyal météorologique. .Le défunt était cn-ré à l'Observatoire en 1879. C'était un des 'lus anciens fonctionnaires de l'établissement ù il comptait trente-sept ans de bons et loyaux ervices et où il avait vu passer successivefhent ant d'illustrations scientifiques: Houzeau, i'olie, Lagrange, Niesten, Spée, Lancaster, ïoedseeli, Lecointe, etc, etc. A Anvers Les affaires de Ma Tante subissent, elles ussi, le contre-coup fâcheux des événe-iients que nous traversons. Voici des chif-res intéressants : Chaque année, le Mont-de-Piété clôturait es comptes avec un Dénéfice très apprécia->le résultant des gros intérêts que Ma Tante xige de ses neveux qui sont dans la dècBe t obligés de recourir à ses bons offices. Unsi, pour les bijoux, elle ne réclame pas noms de 8 p; c. — fi! ma tante, c'est un aux presque usuraire — et si elle fait une oncession, c'est sur les hardes de ménages ndigents pour lesquelles elle condescend à Le percevoir que 2 p. c.; dans des cas très xceptionnels, elle fait des prêts gratuits >our lesquels une dotation de 100,000 fr. st d'ailleurs prévue. Or donc, les comptes de 1915 que le (Iont-de-Piété vient de publier accusent un iéficit de fr. 49,980.49. C'est probablement a première fois que les affaires ont marché i mal. Mais en somme cela n'a rien de raiment fâcheux pour cet établissement, ont les bénéfices antérieurs atteignent le hiffre fort respectable de fr. 671,258.41. Parmi les recettes nous trouvons 96,366 r. 85 c. provenant des intérêts de prêts de [égagements volontaires; fr. 13,229.29 onstituant le boni échu au Mont-de-Piété n 1915 sur gages vendus; 3,500 francs proluit de la location d'immeubles, etc. Dans les dépenses figurent fr. 58,328.15 pour les traitements du personnel; 16,000 fr pour le loyer de l'établissement principal fr. 25,188.49 pour intérêts payés à la Ban que Nationale, au Bureau de bienfaisance et aux Hospices civils-pour capitaux em pruntés; fr. 4,446.24 pour impositions ei assurances, etc. Complétons ces renseignements en disarn qu'au 1er janvier 1915 il existait en maga sin 86,046 gages, sur lesquels 9n a prêt( 2,259,339 francs; 75,228 gages sont entrés en 1915 pour la somme de 1,372,779 francs soit un total de 161,274 gages sur lesquels ou a prêté 3,632,118 francs. Au cours d( la même année, il a été retiré 69,455 gages pour une valeur de 1,480,467 francs, de sorte qu'au 31 décembre 1915 il restait er magasin 91,819 gages pour un capital de 2,151,651 francs. Au 1er janvier 1915, la dotation propre au Mont-de-Piété se chiffrait par 1 millior 571,258 fr. 41 c., constituée par les 800,00C francs fixés par l'article 76 du règlement du 6 mars 1856, par la dotation de 100,00C francs pour prêts gratuits et par les bénéfices antérieurs: fr. 671,258.41. Sur cette somme ont été imputés les frais d'installation de la nouvelle salle de vente, soit fr. 14,181.82; ensemble, avec le déficit de fr. 69,980.49, la dotation s'élevait donc au 31 décembre 1915 à fr. 1.547,096.10. Cette somme ne constitue d'ailleurs pas la seule réserve du Mont-de-Piété. Il faut y ajouter 570,000 francs représentant les sommes empruntées à la Banque, aux Hospices, au Bureau de bienfaisance et à la commune, ce qui forme un total de 2 millions 231,876 fr. 02 c. Le solde en caisse au 31 décembre dernier s'élevait à fr. 80,20v0.02. Si, comme on vient de,le voir, le résultat de 1915 a été défavorable, les prévisions pour le budget de 1916 sont plus optimistes. Tout d'abord, les dépenses prévues en moins s'élèvent à fr. 14,802.91, soit 148,878 fr. 74 c. contre fr. 164,771.65 pour l'année précédente. ( Les recettes prévues se chiffrent par 177,700 francs, dont 145,000 fr. pour intérêts de prêts de dégagements volontaires; 10,500 fr. d'intérêts de prêts sur gages vendus; 9,000 fr. taxe de 5 p. c. sur le prix de vente, etc. Le bénéfice présumé pour l'année 1916 est donc de fr. 27,821.26. A Iwfé^ie Naguère s'est fondée à Liège une association ayant pour objet de favoriser la reprise du travail ©n avançant les capitaux nécessaires et en concourant dans la mesure du possible aux moyens de propagande propres à faire affluer les commandes. Cette institution vient de s'installer sous forme de société coopérative, rue des Dominicains, 2 (ancien Hôtel d'Angleterre). Les bureaux sont accessibles au public tous les jours de 10 à midi et les lundis et jeudis de 15 à 17 heures. La Société attire l'attention des particuliers sur le fait qu'elle intervient, à titre purement humanitaire, en mettant ses ressources financières à la disposition des fournisseurs, des entrepreneurs et de leurs clients. Les principales banques de Liège, en vue de prêter plus efficacement leur concours à l'oeuvre, ont constitué une association des banquiers liégeois pour favoriser le travail pendant la guerre. Cette association étudiera au point de vue financier les affaires qui lui seront présentées par la coopérative. Le^ prêts se * consentent par traites créées par les entrepreneurs et fournisseurs à l'ordre de la Société.' Ils feront ensuite l'objet de demandes spéciales et de sérieuses garanties. Au besoin, les prêts seront répartis en plusieurs traites qui seront successivement escomptées au fur et à mesure des travaux, entrepris. Enfin le client donnera lui-même à la Société les ordres de paiement; de cette manière les travaux ne seront continués que s'ils donnent satisfaction au client. En vue de s'assurer que les prêts consentis servent bien en réalité à encourager le travail et dans l'intention de donner aux particuliers une sécurité plus grande, la Société se réserve le droit de faire étudier les devis par ses comité techniques et de surveiller les travaux. Elle fait, en outre, un pressant appel au public en le persuadant qu'en réalisant les travaux en suspens il contribuera non seulement à une bonne oeuvre, mais qu'il réalisera en outre de sérieuses économies sur les prix de façon de l'avenir, grâce au renchérissement de la main-d'oeuvre. Aux frontières La nervosité qui s'était emparée des paysans il y a deux semaines a fait place au calme le plus absolu, par suite des énergiques mesures militaires prises par les autorités. Le long de la frontière belge, on ne constate que peu de mouvement. Les soldats boches se promènent le long du fil barbelé avec leur habituelle mélancolie. Le ballon d'observation est suspendu sur Ivnocke et, près du Zwijn, les projecteurs allemands font le guet. La contrebande diminue do jour en jour; elle est devenue quasi impossible. Seuls 1« tabac et les cigares peuvent passer la frontière avec l'assentiment des autorités néerlandaises. Les Flamands Zélandais vivent isolés ''totale ment de leurs amis des Fiandries orientale et occidentale. Entre les frontières belge et néerlandaise le fil électrique a laissé un grand espace.Ce fil ne fait plus tant de victimes qu'au début. Le paysan a appris à le craindre. Do temps à autre on y voit quelque malheureux lièvre suspendu. Le colza est en pleine floraison. Et lorsque le soleil luit sur les jeunes plants, ils forment comme de merveilleux champs d'or. Cette année toutefois lo paysan flamand se consacre ' surtout à la culture des betteraves, spéculant ainsi sur la rareté du sucre. i Uu de ces jours, un navire chargé do pommes de terre quittera L'Ecluse pour Bruges. C'est ; ainsi que des centaines de sacs parviendront en , Belgique, où la disette do pommes de «terre est très grande. C'est la première fois qu'on permet une telle exportation. Lo navire sera pris à la remorque jusqu'à la frontière belge, où les 1 Allemands prendront possession des pommes de • .terre, moyennant monnaie sonnante. Nous ! ignorons toutefois si ces produits sont destinés aux Belges ou aux Allemands. * * * Les arrestations en masse exécutées par les boches ces dernières semaines causent une grande inquiétude. Les domiciles do beaucoup de bourgmestres, d'instituteurs, d'ecclésiastiques, de bourgeois de la classe moyenne et les couvents ont été l'objet de perquisitions. Tous ces civils sont accusés* d'entretenir des relations avec l'ennemi, en favorisant l'échange des lettres. Outre le bourgmestre d'Hamont et son fils, un grand nombre d'habitants d'Acliel, Bree, Exel, Wijghmael, Turnhout, etc. ont été condamnés à des peines d'emprisonnement et à de fortes amendes. Les autorités militaires allemandes an-non- ' cent de nouvelles réquisitions. La plupart des communes, qui ne livrèrent jusqu'ici que dix chevaux, devront en fournir une grande quantité pendant le mois de mai. * * * (De notre correspondant des Flandi-es.) Un incident tragique de frontière s'est passe près de Sas-de-Gand dimanche, à 3?. heures. Sous une. violente fusiltlade, 3 sof-dats allemands ont été tués paç les sentinelles. Ils voulaient passer la frontière entre Selzaeie et Zandorpe.- Leurs corps furent' laisses sur place toute la nuit afin, évidemment, de laisser ignorer àl la population ce qui s'était passé. Lundi, à 9 heures, une ' quarantaine de leurs ,,frères" d'armes, munis de 3 civières, vinrent les enlever et les enterrèrent sans autre forme dans la j digue 1© long du canal, entre la frontière et le bâtiment des douanes belges. Aux questions posées aux soldats do garde, leur demandant Co qui se passait à cet endroit, ils répondaient sans sourciller que c'étaient- -des exercices pour apprendre à inhumer des morts au front. Cette espèce d'exercice .n'est certainement plus nécessaire pourtant: ils le connaissent suffisamment depuis le commencement de fa guerre! — N 1 // v Si un stRi i — S mai 1915. Nouvelle tentative de o Vennemi avec gaz asphyxiants autour de c Saint-Julien et d'Y près, près de la cote 60; } ses contre-attaques sont repoussées avec per- ^ tes. Echec sanglant d'une autre offensive a allemande dans le bois Le-Prêtre. , ;; Les horreurs d'août 1914. ^ à f L'invasion allemande dans le sud ; du taisos|. < Le ,,XXo Siècle" vient de publier sous co titre une série d'articles que nous reproduisons d'autant. volontiers que non seul em eut ils constituent des documents historiques niais encore fournissent des renseignements précieux sur ce coin de la Belgique d'où on ne reçoit que c très rarement de« nouvelles. c Voici lo premier do ces articles qui est con- r sacré à : • g La guerre et les atrocités du vilfage f d'Herbeumont. sî Dès le 28 juillet 1914, des rumeurs de guerre ^ commencèrent à circuler dans lo pays, mais la * population n'y croyait guère; ce n'était d'ail- j( leurs pas la première fois que lo cas se présen- c tait en ces dernières années ; aussi ne s'alar- ^ ma-t-on pas lorsque le passage au ,,pied de paix renforcé" fut décrété et le 30 juillet, à ^ 22 h. 1/2, l'ordre arrivait d'envoyer à Bouil- 7 Ion les maréchaux des logis de gendarmerie s Dehives et Nockel, désignés pour participer au j service de surveillance de la frontière fran- j. çaise. En effet, dès le temps de paix, la Bel- c gique, décidée à conserver une stricto ncutra- ( lité, avait prévu, pour le cas do conflit entre a ses voisins, un service de patrouille très mi nu- | tieux aux frontières afin de déceler toute ton- c tative de violation. ~ Lo 31 juillet, à 2 h. 30 du matin, les gen- ^ darmes envoyés d'Herbeumont parvenaient à Bouillon, ville vers laquelle convergeaient déjà j des détachements tant à pied qu'à cheval vo- g nus de Saint-Hubert, etc. Le service prévu en cas de mobilisation imminente était aussi- * tôt organisé. ^ La mobilisation. — Le départ des hommes a ' deux heures du matin. — Les ( réquisitions. a Le même jour, à 10 heures du soir, un coup T de téléphone bien inattendu annonçait à la x gendarmerie d'Herbeumont l'ordre de mobilisa- -j tion, qui est aussitôt transmis au bourgmestre < et, dès 10 h. 30, le tambour communal proclamait la nouvelle à tous les carrefours du village « MEDDENS S ZOON Hofweg 11 tpfgip LA HAYE. wm Costume i®k sur mesure mlMlW ff- depuis/27.50 indormi qui se réveille en un clin d'oeil; par-eut les fenêtres s'illuminent, bientôt dos <*rou->es se forment dans les rues; on oommeirte, on uscute. A 2 heures du matin le contingent des hom-nés rappelés était déjà parti remontant la ou te du Therme en chantant des chants pa-riotiques, quelques femmes pleuraient sur les >ortes ; -mais ceux qui se souvenaient de 1870 •assuraient les .inquiets; au fond bien pou royaient à la guerre et personne à l'invasion e la Belgique^ A 5 heures du matin, les premiers chevaux ecensés dès le temps de paix "se présentaient ur la place, mais la commission de remonte ne >ut avoir lieu, en l'absence de l'officier prési-lent qu'on attendit en vain jusqu'au soir de ce >ur, et, le 2 août, le commandant do la brigade !e _ gendarmerie, suppléant à cette al>senoe, lirigea les opérations assisté du vétérinaire klagnette, d© Bertrix, au milieu de la curiosité ;énéràle. Vers 4 heures de l'après-midi, 47 hevaux, reconnus aptes, étaient acheminés par * gare de Saint-Médard à destination do la ommission de répartition du 3e d'artillerie au amp d^ Brasschaet. Ce dimanche 2 août se passa dans une cer-aine anxiété, car l'on sentait que l'heure était jrave et que de grands événements se prépa-aient.Le bruit courut dans la soirée quelle grand-uché de Luxembourg avait été envahit âcheux symptôme pour l'avenir de notre pays! Le général Mascart, gouverneur militaire e la province de Luxembourg, avait, <la-ns la îatinée de ce jour, transféré son état-major ['Arlon à Bouillon; la situation était dono rave. iraves nouvelles. — L'ultimatum allemand. —< C'est la guerre!^ Le 3 août, à 5 heures dn matin, l'auto dé I. Pierlot et son chauffeur sont réquisitionnés t dirigés sur Namur, tandis que le gendarme Japs est envoyé à Athus, près du Grand-)uché, dont l'envahissement par les Allemands tait à ce moment lo sujet de toutes les con-ersations. Les nouvelles étaient alarmantes, .'étranges rumeurs circulaient; bientôt on aria d'urf ultimatum de l'Allemagno exigeant > libre passage pour sos troupes à travers totre territoire neutre! Lo bruit court que le génie militaîro obstrue ?s voies d'accès vers l'Est, que les ponts vien-icnt d'être détruits sur la ligno Arlon-Namur fc Libramont-Gouvv. Des volontaires partaient le partout, se dirigeant vers Bouillon où ce fut m défile ininterrompu de vieillards, hommes et 'Unes gens, venant nuit et jour offrir leur viq la Patrie menacée. Lo gendarme Dahon est parti lo 4 août au latin, appelé à Bouillon, et le 1er maréchal es logis chef Hiernaux, commandant la rigade, resté seul désormais au téléphone 'Herbeumont, reçoit dans l'après-midi lo télé-ramrne suivant: ,,Belgique en guerre avec Lllemagne; ne pas considérer franchissement rontière par militaires français ou anglais >mme acte d'hostilité." Atterré à cette nou-< elle, il va la communiquer immédiatement au ourgmestre et au percepteur, M. Kneipe» eux-ci viennent au téléphone et obtiennent onfirmation. .a mobilisation de ia garde civique non active, — On apprend la résistance de Liège. —. Où l'on parle pour la première fois des uhlans. La nouvelle se répand comme uno traînée e poudre et lo village est en émoi ; partout es. groupes se forment, chacun commente, iais tous sont unanimes à approuver la déci-ion du Roi. Dans l'après-midi, l'on signale par téléphone u'vune automobile suspecte venait de traver->r Paliaeui à toute allure; ordre était donné o l'arrêter et de vérifier l'identité des occu-iants. On apprit plus tard qu'il s'agissait e civils français venus de Liège et regagnant îur pays. Bien souvent il y eut des alertes de î genre, mais il n'y eut jamais d'arrestations 'espions vrais ou supposés. La garde civique non active avait été rao-ilisée sous les ordres du receveur communal i. Champion; il y avait un premier poste îr la route, de Suchamps près de l'atelier -©grand, un second près de chez le docteur tenaudin, et le troisième au pont du chemin e fer, à la villa de Communes. A ces endroits es barrages rudimentaires étaient constitués u moyen de chariots, herses,, etc. Lo garde orestier Pignolet circulait porteur d'un bras-ard tricolore. Des affiches avaient été appo-ées partout afin que toutes les armes fussent assemblées à la maison communale. Lo 5 août, le général Mascart quitte Bouil* m. Anxiété grandissante à Herbeumont; di-ette do nouvelles officielles; les journaux, la ioste même n'arrivent plus régulièrement, lus personne ne travaille ; les habitants resteut • ;roupés dans les rues, commentant les nouvel-es, stationnant de préférence devant la gen-larmerie à cause de la proximité du téléphone. )n connaît déjà la résistance de Liège qui pro-oque l'enthousiasme; on parle de la destrue-ion de Visé; on annonce des patrouilles de ililans à Neufchâteau, Viclsalîh, Bastogne et ûême à Noirfontaine ; mais ce dernier bruit ne arde pas à être démenti, de même que celui ['une offensive allemande sur Florenville. ÇA suivre.)

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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