L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 28 Juli. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 18 Juli 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/gm81j98d53/
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4en,° Atlïié© N° I3"7^ et 1374. S cents Plrnaraclie as et lundi 2,9 juillet 1QE8 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. .loismal Quotidien cïu malin paraissant en HolSaraeîe — ■ | ! — — — , — —■ ! ! Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées j hûreaS de rédaction: N. Z. VOOKBUKGWAL 334-24Q, Téléphones: 2797 et 1775. | Rédacteur en CheS : Gustave Jaspaers. ti,~ KAd»etlo»:j g5flrêeR°tg£?,?éf-iaen6 C1"""tory' Abonnements: Hollande il. 1.50 par mois. Eiranger II. 2.00 par mois Pour les militaires au front et les militaires internés en Hoilande II. 0.75 pér mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne LA BATAILLE. I La bataille entre l'Aisne et la Marne, ! oommencée en réalité le 15. juillet dernier pa>- l'offensive de von Boehm entre Jaul-ronne et Reims, continue. Le 18 se déclenchait la contre-offensive de Fock, entre [ Fontenoy sur l'Aisne, et "un point au sud de Bouresches, sur nu front de 45 kilomètres. Dans la nuit du 19 au 20 les^ Allemands repassaient la Marne. La victoire appartenait à Foch. . ( Victoire, en effet, et grande victoire. | Foch avait non seulement brisé la cmquie-I me offensive allemande en direction d'E-I pcrnay et de Châlons, et obligé 1 ennemi a I évacuer dans une retraite précipitée le ter-K ritoire occupé lors- de son avance du 15 au I. 18 mais il avait encore, on l'a su depuis,, ■prévenu la marche sur Paris que le kron-■;prin2 s'apprêtait à exécuter à travers la I forêt de Villers-Côterets. Un premier résultat, un résultat considérable, était at- E teint. K ' Au moment où Foch lançait a 1 attaque K les armées Mangin et Dégoutte, visait-il à I obtenir plus? Ceci est et restera encore p longtemps son secret. Mais, quelque soit le K but spécial que Foch se propose d'atteindre | dans la préparation et l'exécution d une f opération quelconque, jamais il ne perd de | vue le grand objectif auquel sont subordon-! nés tons les autres, -c'est-à-dire la aestruc-I tion de l'année ennemie. Et la bataille une J fois engagée, il est certain qu'il ne pouvait [ plus donner le signal de la cesser qu'après avoir exploité à fond toutes les possibilités de succès qui s'offraient à lui. Réduire à néant les plans de l'ennemi, briser son attaque et ruiner F espoir qu'il avait de pousser jusque sous les- murs dç Paris, c'était bien. Battre l'ennemi c'était mieux, le battre et, comme aveu de sa défaite, l'obliger à évacuer Le terrain au nord1 de la Marne comme il avait abandonné sa tête de pont au sud de la rivière, c'était singulièrement étendre la portée de sa victoire. Fooh n y manque pas. XI redouble la violence de 6a pression sur les deux côtés du saillant allemand entre l'Aisne et la Marne. Le 21, au . matin, l'ennemi évacue Château-Thierry. Tandis que Français, Anglais et Italiens, d'ans une série de durs combats, repoussent pied à pied les Allemands au sud de Reims, , Français et Américains multiplient leurs ; attaques, alternées, en direction de la ligne , formée par la grande route de Soissonsjt , Ghâteau-Thiérry. Cette ligne est dépassée : au sud vers Armentières et Coincy, le 23 cfcle 24. Plus au nord, les Français enlèvent Oulchyle-Château et Villemontoire, le 25. i En ce moment, le territoire conquis par le ] Jcronpriiiz lors de son offensive du 27 mai ; sur le Chemin des Dames se trouve amputé d'une bande de terrain longue de 40, large de 15 a 20 kilomètres. Au point de vue tactique le saillant réduit où il en est est devenu ] impropre à servir de base ou, si l'on veut, < do tremplin, à une nouvelle offensive. Il f peut toujours être défendu efficacement, < niais h, quoi bon désormais? Et pourquoi ] Ludendorff va-1>il tenir les deux côtés d'un ] [triangïô équilatéral quand il lui suffit de ; tenir Ga base? Il y va pour lui d'une écono- i [mie d'une dizaine de divisions. i [ La question de savoir si l'armée alleman- c [de va s'obstiner à se maintenir sur la Mar- c [not ou si elle va accepter sa défaite en se £ trepliant sur la Vesle, tient le monde en sus- t Èpcns. S'ils se replient, c'est parce qu'ils y [ont été forcés par les Français ; s'ils fie se c frepiieût pas, c'est que Foch juge inutile de 1 srcrifier du monde pour un avantage plus t apparent que réel, puisque, d'ores et déjà, r la valeur tactique du saillant est nulle. [Aussi la question est surtout intéressante c vue du côté ennemi. Les critiques militaires d allemands, obéissant à un mot d'ordre, sem- v ■blent y préparer l'opinion publique. Ils d tfcnt valoir d'excellentes raisons. Ils en font aussi valoir de moins bennes comme celle-ci : c R ,,Hindenburg a déjà prouvé qu'il savait c reculer pour mieux sauter". ^ Ce qui nous frappe dans ces considérations c'est l'aveu implicite que l'Allemagne Cl est obligée de ménager ses effectifs. Ceci est nouveau. Avant la campagne du prin-temps, Lud'endorff avait affirmé que l'Allemagne possédait la supériorité numérique. Réduite en chiffres, cette supériorité était e' 3e 15 a, 20 pour cent. Nous avons est déjà 'occasion de démontrer qu'en réalité ©lie re [tait beaucoup plus forte à cause de l'avantage des lignes intérieures et de l'unité P( ['armement. Depuis il est intervenu deux acteurs qui ont fait penoher la balance de lotre côté: l'afflux des troupes américaines t l'épuisement des réserves allemandes. Et i maintenant les critiques militaires aile-aands commencent à parler de l'utilité u'il y aurait à rectifier et par conséquent vc raccourcir le front, ils envisagent moins le 80 enforcement de nos effectifs que l'affai-lissement des leurs. £ A ce point de vue la déclaration que ïindenburg a faite la veille d'e la dernière ffensive à un correspondant du ,,Lokal L Lnzeiger" est caractéristique. Le vieux îaréch'al, s'irritant des impatiences de l'ar-ière, disait que l'armée allemande n'était as une maohine, que c'était ce que l'Aile-agne avait de meilleur qui servait à for-ir la victoire: le san^ allemand. On peut ^a]-cilement sous-entendre que ce sang n'a-lit déjà que trop coulé lors de? grandes fensives vers Amiens, vers Calais, vers qcc raipiègne. S'il est, vrai que rien ne'coûte aJ us cher qu'une offensive ratée, l'échec dtes * visions -en Champagne, devant l'armée +0f ouraud, a du provoquer une terrible sai- * lée. Foch le savait bien. Son heure était ioc »^ue: il a frappé. . Et si, au début, nous disions que la ba- °3] me continue, c'est qu'en dépit de temps ceQ •to maispsnsablea il faut .qu'elle con- 1 ^ tinue pour précipiter le procès de l'épuisement de3 armées allemandes. C'est la bataille décisive qui a commence, la bataille qui a, enfin, rendu aux alliés l'initiative qu'ils ne peuvent plus laisser perdre. Nous ne sommes encore que dans la première phase. Sans doute notre patience sera encore mise à l'épreuve, mais nous pouvons faire crédit aux admirables poilus et à leur chef. Charles Bernard. La Belgique Libre Renseignements statistiques. — La situation / au 1er mai 1918. La superficie de la Belgique libre est difficile à préciser avec certitude. Eile est sujette d'ailleurs à des modifications suivant les opérations militaires en cours. Depuis 1914-1915 elle a varié en plus en 1916 et en 1917 (oftensives anglaises et anglo-belges); elle a diminué un peu en 1918 (offensive allemande d'avril). La Belgique libre s'étend sur deux des « arrondissements administratifs de la Flandre c occidentale : L'arrondissement de Furnes-Dixmude j L'arrondissement d'Ypres. î Elle n'occupe qu'une partie de chacun d'eux. L'arrondissement, de Furnes-Dixmude a une superficie de 62.780 hectares 54 ares 71 < centiares et compte 55 communes. < L'arrondissement d'Ypres a une superficie de 61.056 hectares 83 ares 94 centiares et compte 43 communes. Au 1er juillet 1915 il y avait environ 65 communes libres qui se 'répartissaient z ainsi entre les deux arrondissements: a) Arrondissement administratif de Furnes- j Dixmude : 39 communes libres ; x Canton de Furnes * 24 communes ; € Canton de Nieuport : 10 communes ; j Canton de Dixmude : 5 communes. \ b) Arrondissement administratif d'Ypres : j 26 communes libres : a Canton d'Ypres: 3 communes; ^ Canton d'Elverdinghe : 9 communes ; s Canton de Messines : 6 communes : ^ Canton de Popeiingbe : 3 communes ; j Canton de Rousbrugghe : 5 communes. p - Le nombre des communes libres a varié suivant l'issue dès opérations militaires, sur- r tout dans l'arrondissement d'Ypres. Le v nombre en a augmenté en 1916 et plus en- ^ core en 1917 (offensives anglaises au saillant d'Ypres); ces gains ont été reperdus a en partie on 1918 (offensive allemande) et p quelques communes libres sont tombées aux mains des Allemands, par exemple, Dranoutre, ]* Kemmel, Neuve-Eglise, Ploegsteert. a Par suite, si, au 1er juillet 1915, il y s( avait environ 65 communes belges libres, le nombre de 60 serait peut-être plus approxi* mat-if au 1er mai 1918. a Pojmlation. — Les circonstances rendent Q toute évaluation précise et mêùie trompeuse. ^ Théoriquement, toutes les communes de p' la Belgique libre pourraient être considérées £( comme inhabitables, puisqu'elles sont toutes situées à une distance inférieure à la portée y] de la grosso artillerie mise en batterie par les Allemands et qui a tiré,. à plusieurs S, reprises, sur Dunkerque. , Pratiquement aucune des communes n'est inhabitée. Même dans celles qui sont totale- 3 ment ruinées, des habitants persistent à demeurer dans les caves. Au 1er juillet 1915, on pouvait dire que les effets directs du dan- ? ger se faisaient ressentir dans au moins un r1! tiers des communes belges libres. -, ^ Au mois d'octobre 1914, la population ? civile était communément évaluée à 150.000 e° habitants. Mais ce chiffre ne pouvait qu'être 21C très arbitraire, comprenant un assez grand □ombre de réfugiés. ^ Depuis lors, il a été procédé à l'évacuation d'un grand nombre de ces réfugiés et, ï"e 3'autre part, beaucoup d'habitants ont quitté y volontairement leurs communes où les con-ïitions de la vie. devenaient difficiles. sa A la date du 15 novembre 1917, un re-îensement a démontré que la population 5^ îivile ne s'élevait plus qu'à 72.225 habi- îje ants, soit : a) Arrondissement de Furnes-Dixmude (33 ^l1 lommunes recensées). en Chiffre de la population, 32.431 civils, se lécomposant en: 14.537 personnes du sexe masculin; ^ 17.894 personnes du sexe féminin; t répartis en 8.268 ménages. b) Arrondissement d'Ypres (18 communes fa^ ecensées). ' • Chiffre de la population, 39.794, se décom-osant en: Pr( 17.801 personnes du sexe masculin ; m* 21 993 personnes du sexe féminin; P01 b répartis en 9.454 ménages. ag* La diminution con.stîTcée au 15 novembre al' 917 doit être attribuée à diverses "causes : sfs incorporation des miliciens, les' départs ^ olontaires, le placement dans les colonies rec jolaires établies en France d'environ 7.000 ^ar sfants et des évacuations assez considéra-[es faites en juillet 1917, lors de l'offensive °iv; ritannique en Flandre. ^10: Les événements militaires qui se sont 11 a roduits en Flandre en avril 1918 et s'y tro croulent en ce moment ont encore notable-ent fait décroître le chiffré des habitants Vec vils restés en Belgique non envahie. Des ^re racuations nouvelles ont dû être ordon-îes, tant pour la sécurité des habitants ^e: îe pour la nécessité des opérations mili- UU£ ires, et cela surtout dans l'arrondissement . ^ Ypres D'autre part, les Allemands, ainsi £le; l'il a été dit plus haut, ont occupé ou £al.' cupent une dizaine de communes de cet ai' rondissement, dont plusieurs étaient en- reu re habitées au mois de mars 1918 Au ^ tal, plusieurs milliers de personnes ont ^ou uvellement quitté, volontairement ou non, ■la ' 5 régions occupées, bombardées ou mena- dro es. et Il ne serait pas possible do donner, dans * 3 conditions, des renseignements plus pré- ^on u le chiffre* vrai un iour. Douyant être ? modifié par l'événement du lendemain.' Il convient de rappeler que la Belgiqu:-qui couvre une superficie de 29.451 kilo, m'très carrés (exactement 2.945.104 hectares 4'3 centiares) et compte 2632 communes avec 7.571.387 habitants au 31 décembre 1912 (au 1er août 1914 environ 7,800 000 habitants), comporte en outre la colonie prospère du Congo (2 365.000 kilomètres carrés ou 80 fois la superficie de la Belgique, avec 15 ou 20 millions d'habitants), et l'enclave de Baarle-Duc, situé en territoire néerlandais, au nord de la p-ovince d'Anvers [population de Baarle-Duc, 1 20. habitants). Si les troupes allemandes occupônt la i m jeure partie* du territoire belge, les trou-I pes belges ont occupé dans l'Jbist Africair, en 1916 (campagne de Tabora), plus c'è i ÎÎUO.OOO kilomètres carrés de territoire coh« ! mal allemand, et ont encore accru l'étendue 1 leur occupation territoriale dans leur cto ieuse campagne de 1917, en coopéra-içn avec les troupes anglaises, évinçant loule nent la puissance allemande de la dernière des colonies qui restait à l'Empire. D'après les limites protocolaires, la superficie des territoires d'occupation belge en Afrique orientale allemande est actuellement de 140 000 kilomètres carrés, non compris les lacs Tanganyika et Kivu. En Belgique. Le Régime ds Sa Terreur. Nouvelles déportations. La nouvelle a été l'eçue à Namur ces jours lerniers qu'un certain nombre de Frères le la Doctrine. Chrétienne, qui tenaient un pensionnat dans les bâtiments de l'ancien-îe abbaye de Malonne, près de ^loreffe, auraient été déportés en Allemagne. On ignore complètement la cause de cette n-esure , de rigueur. Les boches semblent ivoir une haine toute particulière pour les ecclésiastiques et les religieux belges. Manifestations à Gand De très graves incidents se sont produits éoemment à Gand. Depuis quelques jours il était arrivé à plusieurs reprises des prisonniers de guer-e que des trains ramenaient <i'Allemagne t qui étaient dirigés sur certains points de a, région des Flandres pour y exécuter des ravaux d'ordre militaire, notamment sur 3. ligne de Bruges. Sitôt débarqués, ils vaient été logés en ville, les uns dans les ivers locaux scolaires, les autres dans plu-ieurs immeubles appartenant aux différen-3s communautés religieuses. Après quoi, s avaient été au fur et à mesure envoyés ar escouades dans les localités des environs. On devine que le passage de ces malheu-3ux à travers la ville avait causé la plus ive sensation parmi la patriotique popula-on gantoise. A plusieurs reprises des habitants, qui raient tenté de s'approcher des rangs des risonniers en leur tendant qui du pain, ui du tabac, en avaient été empêchés par s soldats allemands qui encadraient nos ■liés, et ils avaient été brutalement repous-:s à grands coups de crosse de fusil. La vue de ces pauvres jeunes gens hâves . amaigris, dont beaucoup présentent le3 Dparences de la profonde déchéance physi-ue et que leurs gardiens semblent affecter 3 maltraiter dès qu'ils apparaissent en iblic, avait ému au plus haut point nos >m patriotes. Le bruit, répandu on ne sait comment en lie, qu'un contingent plus considérable le les précédents allait arriver à la Gare tint-Pierre suffit à amener sur la place, de station line foule extrêmement considé-ble. Plusieurs milliers de personnes ap-irtenant à toutes les classes de la société fraternellement réunis dans un mouve-ent spontané de compassion et de patriote attendirent pendant de longues ures 1 arrivée du train qui devait amener ; prisonniers. Malgré, la longue attente la fatigue, la foule ne cessa de stacion-r .aux abords de la gare et dans les rues oisinantes jusqu'à ce qu'on vît apparaître lamentable cortège. A ce moment une immense acclamation Sentit. Des milliers de cris d'e: ,,Vive France ! Vivent les Anglais ! Vive l'Ita-partirent de la multitude qui se pres-t_ sur le3 trottoirs. Le service d'ordre ait été triplé par l'autorité boche lors--elle avait été prévenue de l'affluence monde qui se trouvait aux abords du dé-rcadère et quand elle eut compris dans el but les Gantois s'étaient portés à cet droit. Mais la présence d'une nombreuse troupe née n'était pas suffisante pour imposer rnce aux manifestants f les fenêtres, d'ail-rs, étaient également garnies de gens, ■ applaudissaient frénétiquement au pas- < ;e des soldats alliés et poussaient des irras enthousiastes 'en leur honneur. ] Boulevard Albert, une bousculade se < «luieit: la foule, qui affluait jusqu'au < ieu de la chaussée, fut brutalement re- < issée par les soldats allemands. Des j nts provccateurs étaient mêlés, paraît- ] aux cutj4ux ; des cris divers furent pous- i A un moment donné un officier boche ^ charger à la baïonnette. La foule, en ulant, piétina sur des femmes et des en- s ts, qui étaient tombés à terre dans la < :arre. Aidés-par des policiers boches en c .1, les soldats mirent en état d'arresta- j i une vingtaine de personnes, qui -vaient commis d'autre crime que de se iver par hasard au premier rang. a sagesse et le sang-froid des Gantois em-ha heureusement l'événement de pren-des proportions plus graves encore. I n'empêche qu'il y a plus de cinquante * ;sés, dont plusieurs enfants; quelques-l'ont été assez grièvement. 'endant ce temps, le défilé des prison-•s, solidement encadrés par des soldats, muette au canon, continuait entre deux -îs vivantes, d'où montaient, chaleu->es, les acclamations. ai coin du Boulevard de la Citadelle la e était si^ dense qu'il semblait que toute -ille se fût donné rendez-vous à cet en- T: it. Les boches paraissaient très énervés i' oresque craintifs. Une seconde fois, 'icier qui commandait le peleton do tête (' na ordre de charger les-ma-nij':?'antk* | eaucoup de civils prirent la fuite ius- I p que dans le parc de la'Citadelle. Ici également il y eut plusieurs victimes de la brutalité allemande: on en ignore le chiffre exact, car les 'boches eux-mêmes les firent 1 transporter à l'hôpital voisin de la Biloque. Ce qu'on voit en Belgique. Malgré la guerre et l'occupation étrangère, la fête nationale française du 14 juillet a peut-être été célébrée plus chaleureusement encore cette année qu'autrefois. Si aucun drapeau français ne se montrait aux fenêtres, comme cela se passait avant la guerre, on n'en a pas moins fêté cette date chère à nos amis et alliés. A Bruxelles, comme par un mot d'ordre, les éventaires roulants des marchands de fleurs étaient de véritables et vivants drapeaux français : ces braves gens avaient affecté de grouper les unes près des autres des fleurs bleues, blanches et rouges. Le public ne s'y trompait pas et achetait en riant, au nez et à la barbe des bâches qui n'y voyaient que du feu. Comme c'était dimanche, * beaucoup de Bruxellois, qui étaient allé se promener hors de la ville, revinrent chez eux avec des bouquets tricolores : boulevard du Nord, boulevard Anspach, rue Neuve, les fleurs fran-t aises défilèrent devant les Allemands épais, qui, à l'heure qu'il est, n'ont pas encore compris!...... * * * L'un des maux — et non des moindres — dont sont atteints les soldats boches, c'est.... la vermine. Il est rare, dans nos villes belges, de voir un militaire allemand -Aui ne soit pas en train do se gratter la tête. Les officiers eux-mêmes, les plus huppés et les pommadés, ne sont pas exempts de cet hôte ennuyeux, que ces messieurs repassent à la population civile avec plus de libéralité qu'ils n'en mettent à lui donner à manger. Les poux, o'est la seule chose dont îes occupants ne se montrent. pas avares. L'allemand est sale, chacun sait ça : et la vermine trouve chez lui un merveilleux terrain où elle prospère, se propage et se reproduit avec une déplorable facilité. A.la longue, cela ne laisse pourtant pas de devenir gênant; • la plus magnifique armée du monde risque de perdre un peu de son prestige, si dans les revues et les parades, les soldats passent leur temps à se gratter! Aussi, les autorités allemandes sont-elles créé un peu partout, et tout spécialement daus les villes où. se trouvent de grandes concentrations de troupes, des installations spéciales, où, par escouades, les soldats viennent subir un traitement propre à les débarrasser' de leur ,,garnison". Il existe des centres de dévermination à Etterbeek pour les soldats qui sont à Bruxelles, à Mortsel pour ceux d'Anvers, à Oosteamp pour ceux do Bruges, etc. Et, malgré cela, malgré le traitement spécial, malgré la chasse qu'on lui fait, la vermine •continue à régner dans l'armée boche. Dans les rues, c'en est répugnant. Ah ! ce n'est pas sans motif que le kaiser a impesé à ses régiments l'uniforme couleur de pou! ¥ m * Un officier supérieur allemand, qui aabits un des grands hôtals de Bruxelles et jui e6t originaire de Lubeck, a reçu dernièrement de sa famille un envoi de comes-:ibles, qu'il a invité plusieurs de ses collègues. à déguster avec lui dans un diner ju'il leur a offert. De® indiscrétions ont permis de faire coji-îaître que ces messieurs se sont régalés de œrtaine viande de moules en gelée, qui a iepuis quelque temps fait son apparition lans l'Allemagne septentrionale et y rem->lace le boeuf et le cochon; oela se com->ose d',,ersatz-gelé" de fabrication purement chimique, dans laquelle se conser-■ent des moules. Ils ont également, fait honneur à des aucissons fabriqués avec des huîtres, qui oustituent, paraît-il, pour les populations e la Bochie, priviées des „Knakwurst" do adis, une ,,délicatesse" des plus appréciées. "■■■ J' « — Pmr l'Habillement ds l'Enfance. L seule fin que le Théâtre du Gaas- ' terland donne des concerts au ■profit des oeuvres, surtout lors d'une fête patriotique. Anonyme 0.60 fi, i BUC — I il y a un an i c 28 juillet 1917: Entre ÇJosina et la p outna les Roumains s'emparent de 7 vil- t 77^. _ ^ 1 ?9 jr-llet 1017: J.r-? Français progressent 1 7 /; en virais du m g miment d'il urtebise. i Les Britanniques enlèvent une usine dt c roduits chimiques près de Edtux% ' Vi Les opérations mSjiÊaires. ! Nouveaux progrès des alliés. ! Les Français oocupsni Reuil. - Los Américains s'amparent dt Le Charnel. — Une hécatombe d'avions. — M. Pcincaré au front. — Expéditions de bombardement en Atlemaane. Les réservas allemandes. Les Tchéco-Slôvaques marchent sur Irkoutsk. la situation sue' les autres fronts. La contre-offensive des alliés. Les Français occupent Reuil et la fermé de Savartà. — Sis font 700 prisonniers près de Villemontoire et d'Oulchy-le-Châ-teau. — Les opérations près de M assises et de la Suippes valurent 1100 prisonniers, 200 mitrailleuses et 7 canons. (Cxommujiiqué officiel.) PARIS, 26 juillet. àBeuter.) Au 6ud de; l'Ourcq la journée fut caractérisée par une activité réciproque d'artillerie sans action d'infanterie. Sur la rive nord' de la Marne les Fran-, çais se sont emparés hier, vers la soirée, du village de Reuil et de la ferme de Savarts et ont rejeté les Allemands jusqu'à la lisière sud de Binson-Orquigny et de Villers-sous-Chatillon.Le total des prisonniers faits par les Français le 25 juillet près'de Villemontoira et dans la région d'Oulchy-le-Château est de 700. Après avoir brisé l'offensive allemande les 15 et 16 juillet sur le front en Champagne, les troupes françaises ont entrepris les jours suivants une série d'attaques locales; malgré la résistance de l'ennemi elles, réalisèrent à l'est de la Suippes upe avance d'environ 1600 mètres sur un front de 20 kilomètres de longueur, au nord de la ligne générale St. Hi-1 airelle-Grand —Souain —Meenil-les-Hurlus Les_ Français ont reconquis entièrement la Main de Massiges et ont réoccupé dans cëtte région leurs anciennes premières lignes. > Au cours de ces combats ' les Français firent plus de 1100 prisonniers; ils capturèrent 200 mitrailleuses et 7 canons. Les Américains s'emparent de Le Gharmel (Communiqué officiel américain) LONDRES, 26 juillet'. (Reuter). Entre l'Ourcq et la Marne nous avons conquis le 25 juillet Le Charme!. Les avions franco-britanniques abattent 25 appareils ennemis et jettent 42.000 kilos d'explosifs (Communique ojficiel.) PARIS, 26 juillet. (Reuter). Nos avions abattirent hier sept appareils allemands, tandis que les foroes aériennes britanniques en détruisirent dix-huit. Nos aéroplanes jetèrent plus de 38 tonnes de projectiles sur des gares, xies voies de communication', des hangars pour avion's, des dépôts de munitions et des parcs d'artillerie dans la zone de combat. De6 incendies et des explosions furent constaté^. Des aviateurs britanniques jetèrent' 4 tonnes de bombes sur Bazcches, Fère-eu-Tarde-nois et Mont-Notre-Dame. Los expéditions de bombardement en Aslemagno f Communiqué officiel.) LOiSiDRES, 26 juillet. Dans la nuit du ] 25 juillet les aviateurs britanniques boimbar- 1 dorent avec succès la gare et une usine à 1 Pforzheim, une usine à Baalen et la gare 1 d'Offenburg. J Deux incendies éclatèrent- dans cette der- i nière gare. ( Les aviateurs britanniques attaqueront à l coups de bombe et de mitrailleuse quatre* * aérodromes 'dont ils atteignirent les hangars. 5 Ils bombardèrent également des trains, des r batteries spéciales et des projecteurs. Ils j rentrèrent tous indemnes. t L'aviation britannique détruit 31 appareils r ennemis (Cû-mmuni'>"t officiel.J ^ LONDRES, 26 juillet. (Reuter). Nous repoussâmes une attaque entreprise contre nos pestes près du bois d'Aveluy*ainsi qu'un r, coup de main dans la région de Vieux-Ber- v qui n. Nous capturâmes quelques prisonniers au cours d'une attaque allemande- sur Mete- n ren que nous fîmes échouer. v Le vent d'ouest vicient fut eu grande par- ^ tie en faveur de l'ennemi. Néanmoins nc^is abattîmes 25 appareils allemands et forçâ- 1e mes six autres à atterrir désemparés. Quinze _ appareils britanniques manquent. a Noa escadrilles de nuit entre-prirent une attaque aérienne sur la voie ferrée de Cour- li Irai et de Seclin et jetèrent 300 bomibes sur -A les cantonnements ennemis. Tous nos appa- 91 -eils sont rentrés. ^ L'échec des plans de l'ennemi LONDRES, 26 juillet. (Reuter). On peut itteibuer l'échec de la troisième et de la k >lus violente tentative allemande en vue de forcer une décision cet été à deux facteurs. ^ 5n premier lieu, l'ennemi sous-estima la à orce de l'araiee française et, en second lieu, 1 né fut pas en mesure de nous prendre au lépourvu ç/i déclenchant son attaque. Des bulletins treuvés sur le champ de ba- q-aille montrent que le commandement aile-Liand envisageait la conquête d'un grand T1 lombre de points importants dans les deux bl ixemières journées de l'offensive. Quatre ve .rméee, devaient s'élancer à la fois à l'assaut ta our séparer les armées françaises, après quoi oute la pression allemande s'exercerait sur î point où elle rencontrerait la résistance 3. moins forte. Les Allemands étaient telle- vi lent certains de leurs succès qu'ils ne se onnaient pas la peine de dissimuler leurs ateiition^ ^m< [ Parmi les 3000 prisonniers faits les iourt erniers par nos troupes environ 15 poui cent appartiennent à la levée de 1919. Or peut en. conclure que les cinq sixièmes de cette levée se trouvent déjà a,u front. L0S.,A,"n?ian.aS ont déjà reperdu la presque totalité de leurs gains du 15 juillet. LOiXORES, 26 juillet. (Reuter.) Notre correspondant spécial près de l'armée française mande en date du 26, à 1} heure de l'après- J"/ "laa<is.n'occuPent en réalité p us n® du terrain qu'ils conquirent lors da leur grande offensive du 15 juillet. Entre la Marne et l'Aisne et près du Mont de Reims ils perdirent non seulement tout ce qu Us gagnèrent, mais ils furent repoussés en déDaarfcSi,0rni? ?U^e-à dc leurs positions de départ. A l est de Remis, sur le front de l'ar-mée du général Gouraud, une série de brillantes opérations locales furent exécutées au cours te d, A1Iraïn,df furont "i^s de la bande de terrain Qu'ils occupaient dans la position avancee du général .Gouraud, Prunar Hil r<ï?:nciUJS €t J'gne du 15 juillet fut rétà-blie Plusieurs points reconquis formaient des Cîw grande importance locale et, des que le général Gouraud eût brisé le plus important assaut do l'ennemi, il commença, uno seno d'opérations de moindre envergure qui atteignirent toutes leur objectif. Us s réserves allemandes LONDKES, 26 juillet. (Reuter). Les Allemands ne sont pas eu. mesure d'eutrepreoi-u!,-!1?11 raouv?ment offensif dans 7 cia3îa™e' LesalIiés pourraient jJacei des effectifs relativement 1%-ers d'ans les lignes du saillant et expédier leurs trou-pes vers d autres secteurs. Depuis le 15 juillet l'ennemi lança 63 divisions au feu sur le front de la Manne Les reserves du kronprinz sont épuisées, tan- tr°ul)es de réserve fraîches SUI le iront .Ouest se composen t de 30 divi-^P'Ftienneut aux armées du prince Ruprecht de Bavière. M. PoSncarc visite les villages reconquis sur le front de la Marne. PJMS, 26 juàtee (Havas.) Le président «e la république a usité jeudi après-midi quelques-uns des villages reconquis récem- S'p- 6r! ïrcy- Co6uyres, Valserv, Saint-Pierre-Aigle. Le président est ensuite vl. a, "1 slos vllIaSe. s^tué dans les envi-robs da la foret de Villers-Côterets, remet-tre des décorations à la glorieuse division qui vient d enlever Violaine, Villers-Halon le bois Maunois-BIanzy. 11 est allé visiter'sur la plane le gros lot de canons allemands conquis par ces , unités. Le général Pétain et" le général Mangm l'y attendaient et lui ont rait les honneurs. Les Allemands furent chassés â'OMichy°te> Château à la baïonnette. LONDRES, 27 juillet, (Reuter.) Notre cor-espondant près de l'armée américaine mande n date du 25 juillet, à midi : Les Allemands no lâchèrent pas Oulchv-le-Jiateau sans lutte. Les Français les en chas-lerent en fin do compte à la baïonnette Ce iremier succès do la contre-attaque française lermet d espérer une prompte marche en avant iltérieure et peut-être même un très grand îombro de prisonniers, mais il no fout pas mblier que la lutte dans cette ,,poolie" st d un caractère particulier, que l'ennemi a outefcis concentré ici un très grand nombre lo troupes, mais qu'il a aussi eu tout le teams •enclant la semaine écoulée de reorganiser ces roupes dans la ligno autour de la. courbe de orte qu 11 se trouve ici dans uno situation 'très vantageuse. Nous devons envisager les plans de l'ennemi \ iong du front de la rivière aveo quelque efiance. Quoique sa position ici soit en géné-al peu enviable, il existe néanmoins certains oints sur ce front qui ue lui sont pas défavo-ables pour procéder à uno attaque. .es Allemands avaient reçu onira de conserver Villemontoire à tout prix, LONDRES, 27 juillet. (Reuter. ) Notre cor-^pondant.pres de l'armée américaine manda endredi soir ; La conquête de Villemontoire aide puissam-ient les 1 rançais à occuper lo plateau que tra-3i;se la grand' route de Châtea.u-Thierrv à oissons. I/ennemi doit bien vivement s'inqnié-;r de rencerclement def Soissons au sud par s Français. Il ne serait pas étonnant s'il ten-tiu do rompre co cercle avant que d'autres icces de notre .part au sud ne viennent agmenter ce danger. \ illemontoire ne fut conquis qu'après une tto extrêmement sanglante, parce que les llemands avaient reçu ordre de conserver cet i droit & tout pris. 8 célèbre aviateur allemand Mainkopf tué par un aviateur américain LONDRES, 27 juillet. (Reuter). Un ^utenant aviateur américain a abattu le pitaine Mainkopf, le célèbre aviateur alle'-and. Mainkopf avait 16 victoires aériennes son actif. Les fils tfs Mr. Roosevelt. Après îa perte que vient d'éprouver récem-înt Mr. Roosevelt par la mort de son fils îentin, qui perdit la,vie au cours d'un combat rien, un autre do ses quatre fils, lo major léodore Roosevelt, vient d'être gravement îssé en France. Le capitaine Arcki Roose-lt subit le même sort il y a quelques mois, ndis^ que Kermit Roosevelt a fait la campagne Mésopotamie sans subir aucun accident. Sur le front italien. vc activité de patrouilles de reccnnaîssance. (Communique officiel.) ROME, 26 juillet. (Stefani). Sur le front intagneus il régna d© part et d'autre une

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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