La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1915, 17 April. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Konsultiert 16 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/gt5fb4z293/
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Samf ii iJ Avril N° 160 —^.^-arggeb Samedi 17 Avril 1915 LA BELGIQUE ADMINISTRATION ET RÉDACTION S9 I\ue Montagne-de-Sion, B11UXELLES Bureaux : de 10 à 17 heures Jos. MORESSÉE, Directeur. JOURNAL QUOTIDIEN LE NUMÉRO : IO CENTIMES !La petite ligne, , , . . # , ,fp, 0.40 Réclamo avant les annonces • . . . . 1.00 Corps du journal 4 OQ Faits divers ........... 3.00 Nécrologie . . S.OO LA GUERRE 256"" Jour ds guerr» Nous serions fort en peine s'il nous fallait soi Uettre anjcrard'hui à nos lecteurs la moindre r flexion intéressante suggérée par les communiqu-officiels que nous publions ci-contre. On contint à se battre, à l'Ouest principalement dans la Wo we, et à l'Est dans les Carpathes, mais sans qi In plus récentes initiatives des belligérants aiea au modifier de façon vraiment notable l'cnsemb Oe la situation militaire que nous avons récemmei peiàséi. Nous en sommes réduits, pour conservi quelque intérêt à notre chronique quotidienne, à r Borner les indications topographiques publiées ■o journal français concernant la région, située ei ta la Meuse et la Moselle, où viennent de se déroi 1er les furieux combats que l'on sait. Comme cet! «Êgion est vraisemblablement — disons même ce faœement — destinée à être le théâtre d'opératiot ée grande envergure, ces indications constituent tir Aacmmentation d'évidente opportunité. Le village des Eparges, dont depuis deux ino «jà il est presque régulièrement question dans 1< dépêches officielles, est un village tapi au bord d Longeau, affluent de l'Orne, dans une vallée tri étroite, encastrée à l'ouest par les côtes boisées de 1 Meuse, à l'est par une série de mamelons dénudé et accolés qui, prolongeant la crête venue d'Hattor chitel, bordent immédiatement la Woëvre. Deux d ces mamelons, entre lesquels passe un chemin vie aal, s'arrondissent au sud-est des Eparges et sépa rcni ce village de celui de Combres, situé aux pr< . miers plans de la plaine, qu'ils dominent de 90 mè tees. Le bois d'Ailly et le bois Brûlé forment tou deux des cantonnements de la forêt d'Apremont r couvre les plateaux et les pentes au sud-oues Saint-Mihiel. Le premier est allongé en bo-rdur de la forêt. Les débouchés de ses taillis s'oricnten vers l'isthme réunissant au massif l'éperon d Camp-des-Romains, dressé dans une boucle de 1; Meuse. Le bois Brûlé est situé à l'est, du côté dj '■ la plaine, sur laquelle sa lisière a des vues entr Apremont et le fort de Liouville. Il est bordé pa la grande route de Metz. Si l'on .tire entre les Eparges et la forêt d'Apre toosit ome ligne idéale qui sera exactement oeil' d'un méridien, la moitié de cette ligne sera fixée ai centre des Côtes, en un point du bois de Lamorville Celui-ci s'étale sur des croupes limitées, à l'est pale ravin abnupt de Deux-nouds, et au suid pajr 1; trouée de Spada, qui unit, sans déclivités impoi tantes, la Woëvre et la Meuse et Vigneulles à Saint Mihiel. Enfin, le bois de Mortmare s'étend au milieu d. !a Woëvre, à cinq kilométrés au sud-ouest de Ré gnieville et dans l'angle supérieur droit formé pa les deux routes de Verdun à Toul et de Saint-Mi Iriel à Pont-à-Mousson. II se prolonge vers le norc par d'autres couverts. SUR MER f Londres, 13 avril : Un télégramme du Lloyd à Cherbourg annonce "gué fe yape-ur Guernesey, de Southampton, jaugeant sOÉ tonnes, a été coulé, vendredi dernier, à 10 heures cfu matin, au lai'g^ ilWU&p de La Hague. Ce navire appartenait à la Compagnie du London and South Western Raiilway. Stockholm, 1-i avril : La cargaison de minerai de fer du vapeur Sir Ernest Cassel, qui devait être transportée à Rotterdam, a été saisie par les Anglais et a été déchargée à Middles-brough. le " tribunal des prises se prononcera sur son •ort. Le gouvernement suédois a chargé son ministre à Londres de faire des représentations énergiques auprès du gouvernement anglais. Stockholm, 14 avril : Près de Malmô, le vapeur Ernst, de Limmhamm, faisant route_ do Norwège en Allemagne, a échoué. On ifcapère arriver à le renflouer. Londres, 15 avril : Huit chalutiers à vapeur de Grimsby, ayant cha^-oan 10 à 12 hommes d'équipage, sont for bernent en retard. Ils n'ont cependant pas encore été officiellement déclarés perdus. Ymuiden, 14 avril : Environ 100 chalutiers à vapeur chôment par suite de la cherté du charbon. Une quarantaine «eulement prennent encorela mer. Copenhague, 14 avril : Le vapeur danois Fann'y est entré au port venant de pontevideQavec une cargaison de 2,000 tonnes de l&ine. C'est le premier chargement de laine qui arrive iirectement au Danemark. Précédemment, l'importation se faisait par Hambourg ou Liverpool. Londres, 15 avril : Les journaux annoncent que le vapeur Armigan a été ^>rPi)iiL£ifîâ-du bateau-phare Noorcfliinder. f équipage Sfcait composé de 22 hommes; 11 d'entre eux ont été uwivés. Amsterdam, 15 avril : Hier soir, à 8 heures, le vapw»x hollandais Katwijk. jugeant 2,040 tonnes, a été-torpillé par un sous-marin illemand, près du bateau-phare Noordhihder. Lorsque le vâïfëur a été torpillé, il était à l'ancre depuis un juart d'heure; il a sombré en 20 minutes. L équipage a été sauvé et pris à bord du bateau-phatf-e. Aujourd'hui, un navire de la marine hollandaise k amené les marins à Flessingue. Le Katwiik était chargé de^ grains consignés au gouvernement hollandais. Le navire portait tous ses signes hstmetifs : noin_ inscrit en grandes lettres sur la coque en lettres lumineuses. Sur le pont, pavillons en métal. Amsterdam. 15 avril : Quatre chalutiers d'Ymuiden ont été arrêtés par des ©rpilleurs allemands et conduits à Cuxhaven. lendres, 14 avril : D ^Près des nouvelles d'Odessa, neuf navires russes mt été transformés en croiseurs auxiliaires. Leurs ca-locs viendraient d'Amérique, di1>on de source alle-lande.Cettigné, 11 avril : Les Albanais ont lancé des bombes sur les transports îo-ûkSnegrins naviguant sur la Bojana. A la suite d'une zplosion de bombes deux mahonnes chargées de mar handises ont coulé. Quelques Monténégrins ont été [lés. ,Les Malissones essayent par des moyens agressifs empecher toutes communications avec le Monténé-ro par la Bojana j DÉPÊCHÉS DIVERSES Londres, 13 avril : La formidable explosion qui s'est produite à Ler-wick a été occasionnée par l'incendie qui a éclaté dan? un entrepôt. Pendant que l'on combattait le feu, de* matières explosibles ont sauté.^ L'entrepôt et des ira-1- meubles avoisinants ont été détruits. Cinq personnes ont été tuées et un grand nombre ont été blessées. rs • * • L<5 Stockholm, 13 avril : i Sept médecins, accompagnés—dlup ^certain nombre d'infirmiers, sont partis pour Vienne. Ils vont y ins-te taller un hôpital. La mission se trouve sous la direc-it tion du docteur Bauer, de Malmô. te -- » * » Pétrogra^r 12 avril : Le -conseil des ministres a approuvé une proposition ^ présentée par le muxistre des finances tendant à pro-longer jusqu'au 14 juin, au lieu du 14 avril, les droits tir des ressortissants ennemis dans les entreprises com-i- merciales. l- ... ^ Christiania, 14 a/roui : Un croiseur allemand a bombardé le village russe de " Bowerdichof, sur la mer Baltique*. Une vingtaine d'obus s a/uraienit été tirés. e ••• Londres, 15 avril : tâk s Un arrêté royal prescrit qu'à partir du 25 courant _ tout étranger «[ui entre en Grande-JUAfcajf»© ou qui quitte 1© pays doit être pourvu d'up passe-port. c * * * 5 Fribourg-en-Brisgau, 16 avril : 3- Hier, ver3 midi, un aviateur ennemi a reparu au-s -dessus de la ville ert a jeté au total 5 bombes sur je _i quartier do Stiikling. Deux bombes n'ont causé auciïn d>égât ; -mais les trois autres ont tué deux hommes et quatre enfants. Un cheval attelé a été également tué. En outre, deux hommes et huit enfants ont été grdève- - ment blessés et un certain nombre d'écoliers ont été - légèrement atteints. Londres, 16 avril : Le correspondant de l'Agence Reuté"r' à New-Casî^ donne |es détail suivants sur l'attaque du dirigeable ; « ema.naN; , t Lo-zeppelin a été aperçu à 8 hètrrw. --GoBHiie ilrpas-K -sait sans chercher à se dissimuler au-dessus de Blyth, !_ la population croyait qu'il s'agissait d'un dirigeable, i anglais. Mais lorsqu'il s'est avancé de quelques milles] 1 dans l'intérieur du pays, on a entendu tout à coup dej i violentes explosions et l'on a vu des gerbes de feu.} 5, Dans lé district charbonnier, huit bombes ont été je-; v tées sur Chappington, Bedlington et SeatondelavaV S-eule, une meule de foin a été incendiée. A Seatonbairm, une grange a pris feai, mais l'incendie a été rapidement éteint. Le dirigeable survola ensuite la Tyne. Deux bombe$ ; ont été jetées sur Kenton. Elles sont tombées dans un j champ, où une bicyclette a été démolie et un cycliste légèrement blessé. Puis, le zeppelin a continué son vol l vers Wallsend où 6 bombes ont été jetées, déterminant : quatre incendies. Une bombe a traversé le toit d'une t maison; une autre est tombée sur les voies du chemin - de fer, et a ainsi interrompu le trafic pendant un court _ laps de temps. Pour finir, le dirigeable est encore retourné au-des-eus de la Tyne, où il a jeté des bombes, et est enfin : ]3arti dans la direction de la mer. * * * : Ixxndres, 15 avril : L'éventualité de la défense — eit au moins de lia limi-^ fcarfiion — de la veŒïte» des boissons spirifcueoisos par le giowvea-neimeinjt a puovoqué un assaut aux provisions de whisky chez les ooimmorçants. Les consommateur» ont acherté teob de whisky que le détaillant commence A cmaindro en être biecutôt dépoonrvu. Londres, 14 avril : Consi d é r an t que le pays est suffisamment approvisionné en grains jusqu'à la prochaine récolte, et n-e désirant pns~entraver le commerce des grains, le gouvernement a décidé de ne plus effiectuier d'achats de ' céréales. ( Londres, 14 avril : Un zeppelin a survolé ce soir, à 8 heures, Bilyth sur Tyne et a jeté des bombes sur les quartiers excentri- i - ■■■ ■■■■ • * • Berne, 14 avril : Le "Conseil National a adopté, à l'unanimité, un impôt do guerre sur les revenus dépassant 2,600" trancs eu les foiruH^g" dépassant 10,000 francs. Cet impôt servira partiellement à couvrir les fraife de la mobilisa^ tion. Le projet de loi doit encore être soumis au référendum.# * • Londres, 14 avril : La « London Gazette » annonce qu'à partir du 14 avril se fera une émission de Bons du treôor à in-tér^t"fixe à échéanoo de 3â de 6 et de 9 mois. Les éoo-??aomistes déclarent que cette émission illimitée de Bons du trésor est la mesure financière la plus importante prise depuis le commencement de la guerre. On pense qu'elle-mettra-à" ht disposition du gouvernement pour longtemps les ressources nécessaires. Un nouvel emprunt de guerre ne sera donc pas émis avant un eer-tam temps. • 9 « Sofia, 13 avril : . U n*,y a ftgfl *>11. eomine on l'a perétefadu, die négio-ciataons avec la Grèce concernant une éventuelle cession do territoires macédoniens à la Bulgarie. ^ La Haye, 15 avril : Le gouvernement a interdit l'exportation des matières colorantes et des produits à base de goudron qui peuvent servir à la fabrication des couleurs. Londres, 14 avril : En vue de permettre aux hommes de s'enrôler, 35,000 femmes se sont, à l'heure actuelle, spontanément offertes pour travailler dans les fabriques d'armes et dîana les ateliers de confections. V Nancy, 15 avril : Voici quelques détails sur la récente attaque da5„zep-pelins ; Peu après minuit, la population a été SvelTtee 1 |â>ar^'i^b!3 explosions successives, suivies quelques minu- ' es plus tard de trois autres explosions. Les réflec-; 1 eurs et les canons furent immédiatement mis en &6ti-j j ité et ont fait fuir les dirrigeables ennemis. La première bombe a provoqué un violent incendie ( [ans un dépôt do couleurs et vernis. Les édifices voi- ;( ins ont pu être préservés. Les flammes illuminèrent l ! oute la ville. Les dégâts sont très importants. La deuxième et la troisième bomlbe n'ont occasionné ue des dégâts matériels insignifiants. i La quatrième a provoqué un incendie, qui a été ra-ndemeirt éteint. r La cinquième a éclaté à la lisière du canal du Rhin f la Marne. De grands blo<» de béton et de granit ont f té projetés au loin : un de oes blocs a traversé le toit ^ une maison située à 30 mètres de là et a été retrou- ; î é dans la cage d'escalier. ' La sixième est tombée sur une école et a incendié uni ppartement. Au total, les dégâts sont évalués à plus de lOO.OOCf rancs. — ■■■■ -- _ n ■ ^ ( P£&rr?~T$~ avril : £ Le Japon, au cours des négociations sur certains points du projet des conventions, a émis une nouvelle exigence, demandant l'établissement de pointe d'ap- s pui pour la flotte japonaise dans leB ports chinois ae c la iner Jaune. c COMMUNIQUES OFFICIELS Communiqués a'iamands Berlin, 16 a\onl (Officiel de ce midi) : Théâtre de la guerre à l'Ouest. Devant Ostende-Nieuport, quelques torpillein ennemis ont pris part hier a-u combat d'artilleri< mais leur feu a été rapidemert réduit a-u silence. A la lii.ère sud de Saint-E loi, après* avoir fa saoïter une mine, -nous avons occupé deux maison? Depuis celle nuit, des combats continuent eur 1 versant sud de la hauteur de Lorette. •Entre la Meuse et la Sîoselîe il n'y a eu que d< combîits d'an-tillerie. L'emploi par les Français de bombes dé^açfear des gaz asphyxiants et de balles de fusil explosive augmente. Grâce au temps clair les aviateurs ont été de nor veau très actifs hier. T.es aviajteuTs ennemis ont jet des bombes sur les localités derrière nos positionï Fribour^- été de nouveau b-mbardé. Plusieurs c: vils, prmcipaierneîit des enfants, ont été tués c ^ blessés. Théâtre de la guerre à l'Est. Dans l'Est la situation est inchangée. Au cours de petits comba/ts près de Kalwarja nous avons fait en ces derniers jours 1,040 prisor niers russes et nous avons pris 7 mitrailleuses. * * * Berlin, 16 avril (Officiel) : Le 1 k avril au soir, un dirigeable allemand de 1; marine a entrepris une attaque contre l'embouchur de la Tyne. Il a jeté un certain nombre de bombes * Lë~dirigeabîe est rentré sain et sauf. *** Berlin, 15 avril (Officiel du grand quartier général) ^ Entre la Meuse et la Moselle, du 10 au 14 avril, le Français ont déployé une activité spécialement vive su les deux fronts allemands. Lors des attaques française du 10 avril au soir contre la ligne de Seuzey-Âialor ville, TOO^davr-eG sont restés daas les clairières entr les dëux positions. Près de l'Urcy. égale ment, d impor tanteo foicts ont entrepris une atUuiue dans la soirée mais elles ont été repoussces, après avoir réussi d abon à entrer dans une partie de nos positions. Malgré ce insuccès, l'ennemi est revenu à la charge; mais i.1 i été de nouveau repoussé et a l<;i^sé prisonniers entr* nos mains 3 officiers et 119 hommes. Dans ce secteur on a pu observer pi us tard que les Français ont entas» ! leurs morts comme des sacs die sab.e sur les bords dei tranchées et qu'ils les ont couverts de terre. Dans la forêt d'Ailly et à r ouest du Bois Lq Prêtre des corps à corps ee sont déroulés pendant la nuit et s i \ sont terminés en notie faveur, i 11 avril au matin, lo Français ont également entrepris une nouvelle aitta que contre les hauteurs de Combres; mais elle n a pi ee développer comp'ètcinent par sùrcêdu feu de notre artillerie. Dans le Bois Le Prêtres--deux attaques françaises, entreprises le 12 avril dans l'après-midi et k soir, ont donné de nouveau lieu à de violents corps è corps dans lesquels nos troupes ont gardé l'avantage, Sur la hauteur de Combres, une seconde attaque française a réussi, le soir, à entrer provisoirement dans des parties de notre position sur la crête, mais, aprèt une mêlée de deux heures, les positions ont été de nouveau évacuées par l'ennemi. Par ces deux attaques sui la crête de la hauteur de Combres, repoussées le matin et le soir, les Français réfutent eux-même3 la conquêtc définitive de la position _do Combres annoncée par les remerciements du général J offre adressés le 10 avril à la première armée du monde. Si les Français avaient atteint oe but, les efforts sanglants qu'ils ont faits depuis des semaines, les attaques du 11 avril, dont il est question oi-dessus, n'auraient pas seulement été superflus, mais n'auraient servi à autre chose qu'à verser inutilement du sang. La direction de l'armée française annonce, par contre, que depuis le 9 avril on ne se bat plus sur la hauteur de Combres. Le 12 avril, un très violent bombardement de nos positions a l'aile nord, entre Buzy et Mai:che:ville, ainsi qu'à l'aile sud dans les secteurs K fjest de Îîicïie'î-ouru préparait des attaques d'infanterie. Celles-ci ont com-mencé à midi, en même temps près de Maizcrey et de Marcheville. Tandis que l'ennemi, lorsque la prcmïèr,e attaque a 2te repou^séie, renonçait tout d'abord à la renouveler près de Marcheville, il a entrepris, à une heure d'intervalle,près de Maîîèrey — où les attaquants étaient tombés sous notre feu — deux nouvelles ntte-ques a.u_ cours desquelles les troupes assaillantes ont aussi été complètement décimées et un officier et -10 hommes faits prisonniers. Malgré cela. Ie soir, les Français se sont précipités, une fois de plus, près de MarcheviUe, hors de trois lignes de tranchées sueoeiv sives, sirrris de troupes en colonnes serrées ; notre feu a mis une fin sanjrlante à cette cinquième attaque, à laquelle dmx automobiles blindé»s avaient pris part. En même temps, une attaque d'infanterie a été repoussée sur l'aile sud, à l'ouest du Bois Le Prêtre. Le 13 avril au matin, -les Français 6e sont avancés, sans que leur attaque ait été préparée par l'artillerie contre nos positions près de Maize-rey et de Marcheville j mais ils ont été repoussés. An Bois Le Prêtre, le oom-bat a été continué et au nord de Mo-izerev l'ennemi a Vnté, dans l'après-midi, une nonrelltret^'âine attaque contre nos positions. Pendant la nuit du J3 au 14 avril, les Français ont entretenu contre l'aile nord un violent, feu d'infanterie appuyé par intermittence par l'artillerie do gros ca^ libre, afin de détruire les travaux de reconstruction de □ os positions. Malgré cela, une forte sttaoue d'infanterie, entreprise au lever du jour, s'est écroulée devant notre liffne, tout comme d autres attaques ennemies, faites dans le courant de la journée au nord de M&r-îheville. Sur un front peu étendu et très profond, l'en-Iiemi-nr-cntrepris trois fois un as«aut contre nos positions oii des forces fraîches se sont jointes aux troupes lui refluaient et ont attaqué de leur côté. D'après les1 lires dea prisonniers, la .régiment d'infanterie n" 51 Mirait été détruit au cours de oes combats.Daas la, foret l'Ai'Ty, à "explosion peu efficace d'une mine ont succédé trois attaques d'infanterie, qui ont été toutes re-jousséos. Les Français ont eu un net.it, succès a-u-cord te FW,_où, après une forte préparation par l'artil-eTic. ils sont entrés en poasx>ssion d'une partie large !e 100 mètres de notre position avancée. Un corps à »rps seharné a continué toute La journée et n'avait >a.s amené uno décision le soir. A l'ouest .du Bois Le irftre éplement. d» violents corps à corps se sont leveaoppés 1 après-midi porar se terminer le çe.ir par un nsuçcès de l'ennemi, qui a subi de fortes pertes. Sur le reste du front ,il v a eu le 14 avril dga combats l'artillerie et, à oertains endroits, de violents corps ?i orps. Déjà dans le oourant du 12 avril, l'avance de orces importantes an nord de Saint^Mihiei;"€râvèrîânt a Menge daiM la direetîon est, a été observée, ee qui lerniet do ooncliire que les combats entre la Meuse et a Moselle ne sont pas encore près d'être terminés. * * * Vienne, 15 avril (Officiel de ce midi) : A l'ouest de la Galicie, une attaque russe près de ^iezkowice, sur la. BiaLa, a échoué le i'4 de grajid aatin. Sur les harateurs des deux côtés de Wyskow, ur la Strij, des forces importantes russes ont aitta-■ué nos positions. Après un violent combat, l'enne-li a été repoussé et, pair une contre-attaque, nous avons occupé une hauteur importante. Nous avoi fait prisonniers 3 officiers et 661 soldats. Dans les autres parties du front des Carpathe il n'y a eu que des combats d'artillerie. Le calme régné dans nombre de secteurs. s Au sud de La Galicie et en Buoovine, il n'y a rit ;, à signaler. —— it Caîamuniqués (î33 armées atliâas e Paris, 11 avril (Communiqué officiel de 23 he, res) ; { Près de Berry-au-Tîac, nous avons pris hier so s une tranchée-tdiçîîian de. Pendant la nuit, Fenneu a r;f.;ssi à la reprendre; mais nous avons pu 110,1 _ établir à proximité, dans une nouvelle tranchée, é /'-u, Champagne, dans La région de Perthes, n . détachement <t'mFwterie allemand,™ a tenté~de so _ tir d uno de sestranché es, niais il a été arrêté pî t notre feu. Hier soir, une contre-attaque ennemie partant c Combres a été dirigée sur les Epaigcs. Elle q. él enrayée par le feu de notre artillerie. Dans le bais d'Ailly. nous avons élargi noti ' front et nc*us avons repoussé des contre-attaque: Dans la forêt de Mort-Mare, nous avons fait d< progrès à l'ouest de notre front et nous avons ri poussé des contre-attaques. Des prisonniers, un canon, de nombreux fusil l et des munitions sont a-estés entre nos mains. -, * * * Paris, 15 avril (Communiqué officiel de 15 het. res) : Près de La Boisscjle, notre artillerie de gros ce libre a détruit les tranchées et les travaux soute; rains de l'ennemi à Ovillers. En Argonnej près de Fontaine-aux-Charmes, un action purement locale de tranchée à tranchée s déroule à notre avantage. Aux Epargnes» l'ennemi a bombardé nos positions mais n'a pas attaqué. Dans le bois d'Ailly, no derniers progrès nous ont mis en possession d'un ' partie de La tranchée principale allemande et, ai ^ nord de cette tranchée, d'une bande de terrain ayan une longueur de 400 mètres et une profondeur d< \ 100 mètres. 3 Près de îa route d'Essey à Fli:;ey, dans la fore ^ nouvel-lé, tranchée, que nous a.von ; conquise est toujours en notre posse^nion. Près d< 1 Egy-en-Haye, il y a eu un bombardement sans at taqué d m fantene. Aju bois Le Prêtre, aurès avoi' L conquis le 13 avril une partie de la ligne ennemie n°us avons maintenu hier notre avance et nou; avons enrayé une contre-attaque. * * * Petrog-rad, M avril (Communiqué officiel di grand étal-major général) : Dans les Carpathes, les combats continuent darh le secteur d'Uszok. Dans la nuit du 12 au 13, nos troupes ont avancé légèrement et ont repoussé les contre-attaques réitérées de l'ennemi contre les hauteurs situées au suc de la Irigne Woîosate-Bulcowitz. Nous avons fait de? prisonniers et nous avons pris 2 mitrailleuses. Des tentatives faites par l'ennemi pour passer à l'offensive contre les hauteurs au sud de Koziuwka, sur la rive droite cîu Pruth, dans la région de Czer nowitz, ont échoué. Le calmé a régné sur tout le reste du front. Ee dégel a rendu, les chemins presque impraticables.■* * * Pétrogfad, M avril (Communiqué officiel de Vc-tat-n'.ajOT de l'année dit Caucase) : Dam; la direction du Tchorok et dans la région côtiere les combats continuent. Sur les autres parties du front, il n'y a aucune modification. j ; . +-4 LES FAITS. DU JQUR D'après une information envoyé© de Pékin au « Ti-in>*6 », la. conférence iic-s délé^gucG japoziase e.t chinois a discuté, l-o 11 courant, de nombr^useQ questions difficiles en ce qui concerna l'dtabiitvs c.irbent des Japonais én ilandcliourie. 1/t'H Japonais ont égaleanent couJcvé la question du di*oit d<e preFérénco à Fnkien. Ils craignent visiblement que les Etats-Unis ne déaire-nt établir dan^ le port de certe prenne© une base pour kmr- flotte. Si ces exigences étaient accordées, elles semaient de nature à rendre impossibles d'autres entreprises étrangères. A proximité de Formoee, la côte do Fukien a, une importance stratégique pour le Ja-poji, mais les Japonais assurent leur position à Forsao-se, d'éjà par le fait qu'ils exigent de la Chine de ne noint céder, sousi aucun prétexte, de-s parties de ©?s côtes et de «es île©. Au surplus, lo Japon veut interdire à îa Chine de laisser travailler du capital étranger k Fukien -sans demander l'avis du Japon. Après tout cela, l'exigence actuelle semble, dans- sa nature, pour le moins superflue. TJno.autre exigence, qui n'avait pas -été communiquée primitiveinent aux puissances iDtereGséos, a été également soulevée au cours de la discussion., et ce à la grande surprise des Chinois, qui avaient déjà fait .savoir au représentant japonais Hioki qu'ils ne pouvaient la preaa-• dp© en com sidérât ion. Il s'agit de trois demandes de eon-'cession's de chemins de for ou tout au moins des pro-! messes qui correspondent en réalité à ces concussions 4t, qui. comme 1© font ressortir les Chinois, ont déjà été accordées ou promises à des firmes britanniques. Il fjemble cependant que Hioki a insisté sur oe point en faisant ressortir que son gouvernement serait plus tard •Vn situation de prendre des accords avec le gouvernement britannique à c© sujet. Cette manière spéciale de ' traiter les affaires, conclut le correspondant du journal anglais, n'a pas souri au.x Chinois. Ils ont refusé tout© discussion ultérieure de cette question. "-'•x /Les socialistes belges en Angrleterre ont décidé de ^travailler le 1er m^ mais d'abandonner leurs salaires ken faveur des Belges\qui se trouvent sur 1© front. \ V f : ^ En Ang'leterr©, le ministère de la guerre emploie déjà un grand nombre de femme et do jeunes filles à la place des hommes qui se sont enrôlés dans l'armée; dans la division des accessoires militaires seulement, 300 femmes ont été mises à l'ouvrage. L'activité s'est accrue dans de telles proportions que la division des contrats militaires a dû être transférée dans un autre bâtiment. On v fera un ©asai de l'emploi de femmes ©t d© jeunes filles comme huissiers; elles seront contrôlées par une inspectrice. Si l'accroissement de ia'fresogne perdure, on v acceptera probableufcent encore lip femmes comme rédactrices, dactylographes ©t huissiers ou huissières... PETITE GAZETTE La peur, is Quel est le sentiment qui domine' le plus habitue-ment la vie; humaine? Des psychologues d'aAijourd'b s entre autres W. Dresser, se eonit donnés la peine de ' rechercher. Ile- ont trouvé que ce qui empoisonne no existence, c'e«t une espèce de détre-sse muJbifcrme, lant du sourd malaise à l'agonie terrifiante en passu 31 par tous les degrés intermédiaires de l'inquiétude,, l'appréhension, de l'angoisse, de La crainte. Notre est dominée par la peur. Dès que nous avens paesé fAge inconscieo/t d© l'< fanoe et l'âge irréel de la jeunesse, la peur s'insta à notre chevet. Il y a d'abord La prévision des misè^ communeSj les maladies de l'âge mûr, celles plus cru e_ les de la vieilli esse, la perte ou l'araoindrLsciejment de r facrjJtés physiques, intellectuelles — plius de den.ts, pv d'yeux, plus de mémoire, plus rien! C'est en ou-tre u ir série interminable de craintes spéciaJes, de préoccuï ii tion s troublantes, de phobies imaginaires : la peur 1S certains aliments (les choux, les oignons, le clou de rofîe...), la peur d<u venit d'est, la peur des grandes el leur9 ou- des grancfe froids, îa peur des courant® d'air ( curbilJonnent la grippe et la pneumonie, la peur d'; L" iïaper le ohioléra, la peur du diable, la peur du mauv; .r œil, ïa peur d'etre treize à table, la peur de voyager vendredi, la peur des revenants, tous le© rongemei e d'esprit, frayeurs, inquiétude®, anxiétés, presseraamei ^ fâcheux, idées noires, phobies brumeuses, ont i rus ta leur sabbat dans notre pauvre- tête humaine... Ft ce n'est pas tout. A oes soucis corporels il fa e ajouter les soucis moraux qui pulilulent dans la vi© qi ;. tidienne : on a peu.r des dangers possibles, .peur d'ai nu s c'est-à-dire ne pas être toujours aimé ni aimé suffi sa ment, peur de coiffer Sainte Catherine, peur d'avoir enf>ant de plus, peur de perdre sa fortune, d'être vo s f-*-' être incendié, peur de voir s'éterniser la guerre. ( prend des « assurances » contre tous ces risquee, et n'est pas la prudeno©2 comme on le dit, c'e<st bien pi souvent la frayeur qui éèt la mère de l'asstirance ! On peur même du bonheu.r, c'est-à-dire qu'on redoute q le bonheur, un moment posé sur notre toit, ne s'e vole... 1! ne nous paraît pas suffisant de craindre pour noi mêmes, nous nous mettons encore à craindre pour 1 autres. Nous craignons nuit et jour pour notre feimm pour nos enfants ; un de nos amis tomhe-t-il malad e nous pensons aussitôt à ce qui peut lui arriver de- pi - et nous tremblons de le voir mourir ; un autre s'éloign t-il de^ nous pour un voyage, nous le voyons déjà vi , time d'un déraillement ou d'un naufrage ; un troisièn 5 est-il dans les alarmes, nous eympathisons avec h a c'est-à-dire que nous partageons ses alarmes en- nous associant, c© qui du reste ne lui rend pas la sérénité. Ainsi, tout le temps de la vie, on peut dire que no t sommes investis de toutes parts de craintes et d'angoi ses qui ne nous laissent aucun répit, et nos jours ; passent dans une sorte de tremblement quasi perp i- tuel, qui va croiœant à mesure que le champ à parce - ^ 6,0 restreint devant nos pas. Alors, quand il n'y , plus qu\in bout d'étape à couvrir, brusquement il i ptrodaiat en nous comme une eaute de la peur : nous ce sons à peu près de craindre pour l'avenir et'nous cor : mençons à craindre pour le passé... Et c'est la peur c , ce que nous avons fait de mal, de oe que nous n'a von ; pas fait de bien, de ce que nous aurions pu faire mieu ou autrement, les regrets, les remords, le «sens cuàsat des responsabilités, qui nous torturent et nous donnes des vrsions de cauchemar!... , Oc n'est pas l'amour qui eat le maître du monde, c'e; Je- soiLCii ' Les risques de la guerre. Ls* guerre fournit actuellement l'occasion d'observ< 1 étendue des lésions provoquées dans le corps huma; ' projectiles de pet.it ca-liibre. I>éjà lors de""Fe: pédition ao^iai«fe en Egypte co^itre le© Dei*viches, o avait constaté que les balles modernes causaient' e vertu de leur exiguïté, des blessures bien moins dangi reuses que les anciens projectiles — exception faite boe entendu pour les balles explosives, dites dutuMium. ; Les guerres suivantes permirent les mêmes o-bcervî tions. Au Tranevaai, dans îles Balkans, les blessés gue nssaient très rapidement lorsqu'il n'y avait pas eu écl» fcement des os. Pour leur campagne en MandJhourie, les Japo-naii dont le service de santé étn#t; a<îm?rablem.ent organisé possèdent, uno statistique excellente. Jamais il n'y eu une 6i faible mortalité^ parmi les blessés do guerre. Le fusils rusiseo et japonais présentaient le même avanitag rp- ou le même inconvénient, suivant le point de vue o \ on se place : du moment qu'aucun organe essenti< n'était touché, les blessun-es se guérissaient avec une ns Ri dite extraordinaire. Le même fait fut constaté d opté, des Russes. Ceux-ci cependant connurent une épi demie qui se-mhlait ignorée jusqu'alors des armées e campagne : l'aliénation mentale. Le nombre des soldats aliénés fut. si l'on en croit V rapports -officiels, des plus considérable dans l'armé du, 1 sai\ On ne dit point si celle du Mikado fut atteint par ce fléau. En tous cas, l'on attribua cette épidémi sincruiiere aux conditions exceœivement du.rrs dan^ lee quelles lc6 Ru-sses poursuivirent leur campagne. Les ca nonnades effroyables et inin.terrompues, l'éclatemen continuel des obus provoquent certainement de terri blés commotions auditives -et cérébrales. Ajoutons aues qu'à eette époque le soldat russe consommait beaucoui d'alcool. On considère d'ordinaire en Russie les boissons a] cooliques comme indispensables^ pour lutter contre V froid. En temps normal, les habitants du paye euppew tent fort bien cette intoxication permanente- mais es guerre, la reci" tance de l'organisme est diminuée pa le© fatigues et 1 es privatione de tous genres. D'où, vrai oem-blablemeni. les nombreux cas de folie signalée. Instniit par l'expérience, cette fois l'état-major rus» a^ proscrit l'alcool aux armées. Nous saurons pilus ta« si cette sage meewre a suffi pour lee pr As errer. Le vin chez les anciens. Si l'alcoolisme est un fléau de date récente, l'ivres» est aussi vieille que Noé. On a attribué à la sophistication des vins et des ©aux de-vie l'empoisonnement social, qui de jour en jour st répand comme une lèpre incurable. Cependant il esi avéré que nos pères buvaient beaucoup plus de vin qu< nous. La- capacité de certains buveurs, notamment du du/ d© Vendôme qui vidait une botte de vin- d'un trait, coi bien supérieure à celle de nos modernes amoureux de la dive bouteille. Jadis le vin n'était pas constitué par 1© pur ju-s d* raisin. Chez les Romains on mêAait au vin cfce l'eau sa lé©, d© l'aloès ©t un sii'op fait avec du miel. D'autre# fois on y mettait du goudron, de La cire, de la cendre de feuilles de pin, des amandes amères, du jus de concombre 6auvage et de la peau d© bouc. Et voilà la mi» v^ture étrange qu'Horace célébrait en des vers enthour \iasteo ! Etonnez-vous que l'empereur Aug^Lste n'en pût poire plus d'une pinte, et qu© Juleo-César fut toujours malade après son repas ! ( Même les vins les plus réputés étaient mélangés avec d'autres produits; celui d Halicarmœs© et de Myade étaient baptisés avec de l'eau de mer. On appelait cela du vin mariné, et ceux oui le consommaient no s'en tiraient pas sans de violente© douleurs d'entrailles. Le Palerme, « l'indomptable, le fougueux, l'immortel Païenne » subissait parfois la même préparation. Cependant, par exception, il arrivait qu'on 1© servît au naturel, après Savoir laissé longtemps vieillir. Dama-lipe offrit à Cicéron du Palerme d)e cent ans, ©t le grand orateur, après avoir goûté du premier verre, fit un oigne d'assentiment en disant : « Ben© œtatein fert ! » Il porte bien son âge. Saint Paul recommandait 1© Nomentanum à son dôs-; ciple Titus qui 6e plaignait d'avoir l'estomao délabré.

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