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s.n. 1914, 04 Januar. La dernière heure. Konsultiert 05 Dezember 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/pz51g0kn5k/
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La Derniere Heure ~ N- 4- NEUVIEME ANNEE. BUREAUX: 9, me St-Plerre 1 BRUXELLES. En ««maint : de 9 à 5 1/2. Jours fériés; de 10 à midî. T/îlfinh ^ Annonces et Abonnements 4370 lt}l6pn,jRéd 4Q4Q Parlem. 8913 Direct. 9571 LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ Bruxelles ABONNEMENTS province Fr. 1.00. . . UN MOIS . . » 3.00. . . TROIS MOIS Fr. 4.00 » 6.00. . . SIX MOIS. . » 8.00 » 12.00. . . UN AN ... >» 10.00 CSMQ CENTIMES TOUTES LES SEMAINES L'Édition Illustrée (1(5 pages) Le numéro s centimes ■tt-DUil il Xjiuun 1 Q Pour l'Etranger les prix de Bruxelles, le port en plus. Il n'existe pas d'abonnement mensuel. — Pour Bruxelles indiquer en s'abonnant si l'on désire recevoir l'édition du soir ou celle du matin. — Les frais de recouvrement sont a charge des abonnés. D1MAJN GHE 4 JANVIER 1914 SERVICES DE PUBLICITÉ Les annonces et réclames sont reçues aux bureaux : journal et à \ Aoence Jfavas, 8, Place des Martyrs, 8 lr étage), à Bruxelles. (Téléphone 565). LA ROUTE au bon vieux Temps La chronique médisante rapporte que, lors du dernier voyage d'Al-phopse XIII à Paris, un ministre, qui avait parcouru la péninsule hibérique en automobile, dit, en s'adressant à l'héritier de Charles-Quint: « Charmant et admirable pays que l'Espagne ; mais, quelles routes, Sire, quelles terribles routes! » M. Fallières, parait-il, parla aussitôt d'autre chose. C'est que la route prend une telle importance chez les automobilistes, qu'ils en oublient toute révérence. Pourtant, s'ils étaient quelque peu accessibles au « passéisme », comme dit M. Marinetti, quelle consolation ils trouveraient, en méditant sur la misérable condition « routière » de leurs arrières-grands-parents!Sous le régime féodal, la guerre ou d'autres impérieuses nécessités pouvaient seules pousser les populations, immobilisées dans de véritables forteresses, à tenter des voyages importants. Aussi, les anciennes et solides routes gallo-romaines s'effondrèrent-elles par manque d'entretien. Après cette période de stagnation et d'hostilité, les relations entre régions voisines se firent plus amicales et plus fréquentes. Des chemins, créés par les voyageurs eux-mêmes et par la répétition de leurs passages, se tracèrent entre les .villes., On imaginé combien ils étaient défectueux. Ils n'étaient pas non plus sans danger, ainsi qu'en témoignent les traités conclus entre les communes pour en assurer la sécurité. Malgré cela,au XV" siècle, par exemple, comme le rapporte M. Georges d'Avenel, les marchands se rendant à la foire de Francfort, se faisaient accompagner d'escortes comptant 30, 60 et souvent J',00 arbalétriers. Plus tard, en 1553, sur le Guide des chemins de France, on vpit figurea-, en de nombreux endroits, le mot sinistre « Brigandage » ou encore, « Forêt dangereuse », avec le conseil de la contourner et de prend re un chemin beaucoup plus long, mais plus sûr. Dans ces conditions d'insécurité, on se représente aisément comme les routes devaient être praticables! Il n'était pas rare de rencontrer des trous pleins d'eau, si profonds qu'on courait le risque de s'y noyer. Cent fois, en hiver, les chevaux et les cavaliers manquaient de s'enliser dans des marécages et des bourbiers s'étendant sur plusieurs kilomètres. Au cours d'un voyage un peu important, verser, même plusieurs fois, était une éventualité absolument normale. La maladresse d'un postillon et le mauvais état des chemins coûtaient souvent au voyageur la perte d'un membre ou même de la vie. Pendant des centaines d'années, cette situation changea peu. D'un autre côté, le passage des rivières était un problème des plus compliqué. Enfin, il faut arriver au XVIII' siècle pour voir les pouvoirs publics s'intéresser à la construction des routes. Les premières dispositions un peu générales prises à ce sujet datent, en France, de 1730. Les hommes valides de toutes les paroisses situées de chaque côté des chemins projetés, furent obligés d'y aller travailler, gratuitement d'ailleurs, six jours par mois, munis d'outils et de vivres, sous peine de prison aux récalcitrants. Ces réquisitions n'épargnèrent point la propriété.Les chemins passaient au travers des terres des particuliers sans distinction de personne et sans qu'aucune indemnité fût accordée. Ce sans-gêne prenait son excuse dans l'intérêt général et le bon plaisir du Roy. Ces chemins avaient une largeur uniforme de quatorze mètres; une bande de pavés occupant le milieu de la route. Dès lors, la rapidité des voyages, augmenta notablement. On put atteindre la vitesse... de douze kilomètres à l'heure. Le duc de Choiseul, en 1765, établit un record qui étonna ses contemporains,en mettant onze heures pour aller d'Arras à Paris. Quant au prix de transport, surtout si l'on tient compte de la diminution de la valeur de l'argent, il était autrement considérable qu'aujourd'hui.Ainsi, d'après les chiffres de M. d'Avenel, sous Louis XV, le trajet de Paris à Lyon coûtait environ 300 francs et durait 6 à 10 jours. Sous Louis-Philippe, les diligences, roulant jour et nuit, ne mettaient plus que 75 heures. A présent, de Paris à Lyon, en troisième classe, le prix est de 25 francs et le voyage ne dure plus que 6 heures. Après cela, les grincheux- peuvent toujours nier le progrès! P. C. MORT d'un Virtuose célèbre Une dépêche de Moscou annonce que le célèbre pianiste français Raoul Pu-gno, qui était depuis quelques jours dans M. Raoul Pugno cette ville, vient de mourir inopinément. Cette mort mettra en deuil les dilet-tanti du monde entier, et en particulier ceux de Bruxelles, qui ont eu fréquemment l'occasion d'applaudir réminent virtuose, notamment, tout dernièrement encore, au concert Ysaye. UN INDÉSIRABLE La police et la gendarmerie recherchaient un fort mauvais sujet, Jean Van H..., ayant subi un nombre considérable de condamnations pour vols et autres méfaits, qui se trouvait en rupture de ban de surveillance. Un agent de police de la Ire division, passant, la nuit de vendredi à samedi, rue Christine, y rencontra l'individu qui, à son approche, prit la fuite. Le policier le poursuivit, le rejoignit et l'appréhenda. A ce moment il voulut se rebeller, _ maisi il avait affaire à un agent à poigne qui eût tôt fait de lo maîtriser et de le conduire au commissariat.Van H... a été écroué à l'amigo et a été conduit, samedi matin, à la prison de Forest. Important Vol de Cuivre Pendant la nuit de vendredi à samedi, des malandrins se sont introduits, à l'aide de fausses clefs, dans l'atelier de M. Van de B..., rue Delaunoy, à Mo-lenbeek-Saint-Jean.Les malfaiteurs ont enlevé cent cinquante mètres de tuyauterie en cuivre, des robinets et une grande quantité d'autres objets du même métal. L'Angleterre voudrait-elle s'annexer l'Abyssinie? Cologne, vendredi. — Une allusion faite par un certain organe à l'intention qu'aurait l'Angleterre de s'annexer l'Abyssinie, s'est répandue dans la presse. Un télégramme de Berlin à la « Gazette de Cologne » fait remarquer à ce sujet qu'on ne sait pas encore, jusqu'à présent, si l'Angleterre a réellement cette intention. Quant à l'assertion suivant laquelle l'Angleterre aurait déjà entamé d'activés négociations avec les autres gouvernements à ce sujet, il est en tout cas inexact de comprendre le gouvernement allmand dans l'expression « les autres gouvernements ». D'autre paTt, on ignore si l'Angleterre poursuit des négociations avec les autres gouvernements européens, au sujet de l'annexion de l'Abyssinie à l'Empire britannique. — Havas. LES CLÉRICAUX MÉCONTENTS DU PROJET POULLET I La presse congréganiste prépare $ déjà le terrain pour la rentrée du l|§| Parlement. Il s'agit, pour elle, de ^ démontrer que l'opposition fait de l'obstruction à l'égard du projet scolaire et que la discussion à laquelle elle se livre est inutile. Nous allons montrer ce qu'il faut penser de cette thèse intéressée, en citant des appréciations de catholiques, au sujet de la discussion du projet Poul-let.Le veto de M. Woeste D'après l'organe officiel des instituteurs cléricaux laïcs « De Christene School », le projet aurait besoin de nombreuses retouches et améliorations. Malheureusement, constate l'organe clérical, « il y a, à droite, une force qui a posé son veto contre une série d'améliorations désirées aussi bien au point de vue matériel qu'au point de vue moral; nous craignons donc fort que bien peu de ce qu'on demande soit réalisé, si nous ne réussissons pas à diminuer la portée de ce veto. » D'après le même organe, qui reproduit les paroles de M. Vandeperre, député clérical d'Anvers, c'est M. Woeste qui s'oppose aux améliorations de la loi. La discussion est donc loin d'être inutile et elle se poursuit au sein du parti clérical lui-même. Les députés cléricaux reçoivent des délégations d'instituteurs laïcs sollicitant des amendements. Et l'on voudrait que l'opposition renonçât à discuter le projet article par article? Contre les doigts crochus On sait que la loi nouvelle ne connaît pas l'instituteur laïc des écoles adoptées et adoptables; elle ne connaît que la direction de ces écoles, c'est-à-dire le couvent. Nous avons déjà fait remarquer que, dans ces conditions, il n'est nullement certain que les améliorations au sort des instituteurs laïcs diplômé^ introduites dans le projet Poullet atteignent réellement leur but. Pour notre part, nous n'avons cessé de signaler, depuis le dépôt du projet, les trucs par lesquels les directions d'écoles sont à même d'exploiter leur personnel laïc, malgré les prescriptions légales. L'organe des instituteurs cléricaux imprime, une fois de plus, ce que nous avons répété si souvent. Il recueille, dans son numéro de décembre, les plaintes de plusieurs instituteurs, qui signalent que la direction de l'école adoptable à laquelle ils sont attachés ne leur a pas remis leur part du subside compensateur de 1 million, soit 300 francs par instituteur. II conviendrait, évidemment, que les subsides de l'Etat en faveur du personnel laïc des écoles adoptées et adoptables, fussent versés directement aux intéressés, sans passer par des mains intermédiaires, qui ont les doigts trop crochus. Mais M. Woeste met son veto. La loi n'est faite que pour les couvents. La « Christene School » risque fort de se lamenter dans le désert. LE MENDIANT VOLEUR Un individu d'une trentaine d'années, misérablement vêtu, sonnait, vendredi vers 4 heures et demie du soir, chaussée de Vleurgat, à la porte de l'habita^ tion de Mme Vve L... A la servante qui ouvrit, l'individu remit une lettre que la jeune fille alla porter à sa maîtresse. Quelques instants après, le solliciteur avait disparu, après avoir enlevé du porte-manteau un paletot de loutre d'une valeur de quatre cents francs. L'INTERPRÈTE DE "PARSÎFAL,, A BRUXELLES Comme on sait,2 « Parsifal » a été représenté pour la première fois, vendredi, au théâtre de la Monnaie. Le rôle si subtil. et si complexe du liéros de l'œuvre, a été confié à M. Hein ri. h Hensel, l'interprète du théâtre de Bayreuth. Fils d'un industriel allemand et d'une mère d'origine fra^çaibe, Heinrich Hensel est né à Neusifoat, dans l'Allemagne rhénane. Il fut « découvert » en 1895 par Félix Mottl, qui l'envoya à Vienne poursuivre ses études m-y- cales. Il devint ensuite " 1 élève des maîtres Gustave Walter et Emerich et du professeur Oscar Saenger de New-York. De 1897 à 1900," légieune ténor fut engagé au théâtre mifrucipal de Freiburg, puis, de 1900 à 190(is«a l'Opéra de Francfort; de 190G à 1910/|Su théâtre impérial de Wiesbaden. Depuis lors, l'art-i&te 'se fit applaudir sur les principales s^nes de Londres, de Paris, de Philadelplme, de New-York, de — Chicago, d'Amsterdam, de Bruxelles, d'Anvers, de La Haye, de Budapest et de Vienne. Hensel s'est tout particulièrement fait remarquer dans l'interprétation des œuvres wagnériennes. Il joua, en 1911 et en 1912, au théâtre de Bayreuth, les rôles de Loge et de Parsifal. Attaché durant plusieurs mois de l'année au théâtre municipal de Hambourg, Hensel, après avoir créé à Bruxelles le rôle de Parsifal, remplira le même rôle, pour la première foi§, au théâtre de Co-vent Garden, à Londres, le 2 février prochain, comme aussi au Grand Opéra de Chicago, à Philadelphie et à San-Francisco, durant la saison prochaine. (Voir compte rendu en page 2.) M. POïNCARÉ IRA EN RUSSIE Paris, samedi. — Il est infiniment probable que M. Poincaré ira en Russie, en 1914. La nouvelle sera officielle avant le printemps. Le président ne fera aucun voyage à l'étranger avant d'avoir rendu visite au tsar. La visite aurait lieu en mai, pendant les vacances parlementaires. Elle serait entourée de tout l'éclat possible. Une partie de l'escadre de la Méditerranée et toute la division d:s « Danton » l'accompagneront.M. Poincaré aurait exprimé le très vif désir d'assister aux manœuvres de l'armée russe. La visite du tsar en France est également prévue, car il aurait témoigné, à maintes reprises, le désir de revoir , l'armée française. — Havas. L'ANALYSE DES MOUVEMENTS ATHLÉTIQUES LA DÉCOMPOSITION D'UN COUP DE RAQUETTE AU TENNIS L'Ecole normale de gymnastique et poumons; le pneumographe marque la vure présente un spécimen de la décom- d'escrimé de Joinville-sur-Marne possède dilatation du thorax avant et après l'ef- position d'un geste de lawn-tennis. un laboratoire très complet, où sont en- fort; l'ergographe signale la contraction Quel est le but pratique de ces opéra- registrés la conformation et le dévelop- des muscles et leur affaiblissement par tions? C'est que l'élève pouvant, d'une pement physique des élèves avant, pen- la fatigue. part, voir ses propres mouvements — par dant et après l'enseignement. Les résultats de ces analyses figurent la photographie —; d'autre part, se ren- Des schémas sont produits au moyen sur un diagramme continu, pareil à ce- dre compte de leurs résultats par les d'appareils spéciaux qui mesurent la lui qui indique la température des ma- schémas dont il est parlé plus haut, se conformation du corps au repos, puis en lades dans les salles d'hôpitaux. corrige aisément dans le sens de l'amé- mouvement et constatent l'effet des exer. L'Ecole de Joinville substitue aussi lioïation à donner à telle ou telle partie cices. au cinématographe dispendieux, des du corps. Le spiromètre permet de calculer la photographies instantanées des mouve- Quantité d'air aspirée et expirée par le» menta, sur une même plaque. Notre gra- DEUX MINEURS PÉRISSENT ASPHYXIÉS Charleiioi, samedi. — Une formidable explosion jetait l'émoi clans la nuit de vendredi à samedi, au charbonnage du Cazier, à Marcinelle. Un « montage » met en communication l'étage de 664 mètres avec l'étage supérieur. Deux ouvriers travaillaient dans ce montage, les nommés Oscar Dubois, ouvrier à veine, et le po-rion Amand Duvivier. O11 ne sait encore pour quelle cause cette explosion se produisit. On suppose que ce fut un dégagement instantané de gaz, et qu'un « volcan » eut lieu. Cet accident se produit, en effet, parfois dans des mines grisou-teuses, ce qui est le cas pour le puits du Cazier. Dès que l'explosion se produisit, l'équipe composée de trois ouvriers, Gustave Noël, Léopold Lenquin et Jacob Brouwers, qui travaillaient à l'étage supérieure, donnèrent l'alarme. Le courant d'air produit par l'explosion fut tel^ que leurs lampes s'éteignirent, et c'est à tâtons que les trois hommes, ignorant d'ailleurs l'importance de l'accident, regagnèrent l'envoyage. Ils y parvinrent heureusement.Bientôt, le sauvetage était organisé. M. Chariot Delhaye en prit la direction. Grâce à des tuyaux d'air, le gaz fut chassé et l'on parvint jusqu'au montage. Par suite de l'explosion un éboulement s'était produit. Il fallut enlever quatre chariots de terre pour parvenir jusqu'aux victimes, qui ne purent être dégagées que samedi matin, vers cinq heures. Hélas ! la mort avait accompli son œuvre, le3 deux hommes étaient morts asphyxiés. Dubois était âgé de 28 ans, marié et père de famille. Il habitait 155, rue des S arts, à Marcinelle. Amand Duvivier avait 49 ans. Marié et père de six enfants, il demeurait place du Try-Col-la'ut, à Lodelinsart. Le corps des mines a été prévenu pour l'enquête d'usage. LES TERRIBLES RIGUEURS DU FROID Madrid, vendredi. — Des tempêtes de neige se sont abattues sur les provinces du nord et du nord-ouest et même sur plusieurs du midi. Des dépêches de Carthagène, d'Al-méria et de Murcie disent que la nedge tombe depuis hier. Il y avait trente ans que pareil fait ne s'était produit. Une dépêche de Jaca, dans la province de Huesca, annonce que Je froid est de 15 degrés sous zéro. Les populations de3 villages de la montagne sont bloquées par les neiges et demandent des secours d'urgence. La température à Madrid était, hier, de 12 degrés sous zéro, et on constate, aujourd'hui, un froid très pénible, en raison du vent violent et glacé qui souffle. — Havas. LA NEIGE AU MAROC Oudja, samedi. — On signale que la neige est tombée en abondance sur tout le Maroc oriental ; la circulation est interrompue. Le courrier et les trains militaires d'Oudja à Taourirt ne peuvent circuler. — Havas. DISPARITION DE PERLES FINES M. Drugman, propriétaire, demeurant boulevard de Waterloo, a constaté, vendredi soir, à sa descente du train venant de Bâle, qu'il n'était plus en possession de deux écrins renfermant plusieurs perles fines montées sur or, d'une valeur de plusieurs milliers de francs. Les deux écrins, M. Drugman les avait placés dans la poche extérieure de son pardessus. On ignore s'il y a vol ou perte. Plainte a été déposée à la police qui a transmis le signalement des bijoux dans toutes les directions. ON A VOLÉ BEAUCOUP DE BIJOUX EN 1913 C'EST UN FORMIDABLE RECORD L'année 1913 détient, sans contestation possible, le record des vols de bijoux, tant au point de vue du nombre que de l'importance. La valeur extraordinaire du fameux collier de M. Mayer, a quelque peu éclipsé l'importance des autres vols. Il n'est donc pas sans intérêt, d'en rappeler la longue série: Le premier fut commis le 29 mai, à l'hôtel Berkeley, à Londres, où des malandrins emportèrent une cassette contenant pour 150,000 francs de joyaux. Deux des coupables furent arrêtés et condamnés à un long emprisonnement. Le 3 juin, on déroba dans un vestiaire de Kings Cross, une boîte, dont le contenu représentait une valeur de 87,500 francs. A la fin du même mois, 150,000 francs de diamants furent enlevés à un diamantaire anversois. Les voleurs furent dérangés dans leur « travail » et laissèrent intact un stock de pierres précieuses, de 275,000 francs. Tout le monde se rappelle que le fameux collier, envoyé par M. Salomon de Paris à M. Mayer à Londres, disparut mystérieusement le 16 juillet. La valeur en était estimée alors à 2,875,000 francs. Il paraît que la célébrité qui lui fut donnée, a augmenté cette valeur de 30 %. A peine au sortir de cette affaire célèbre, on eut à enregistrer un autre vol de 225,000 francs, au préjudice d'un particulier descendu dans .un hôtel à Llan-dudn. Dans le courant du mois de septembre, on vola, à un voyageur allant de Londres à Paris, un paquet, représentant plusieurs millions de francs. Le 13 octobre,à Kendal,un voyageur de commerce constata la disparition d'une cassette renfermant pour 175,000 francs de pierres précieuses. Le 18 novembre, nouveau vol de diamants à Anvers. Cette fois-ci, il y en avait pour 300,000 francs. Enfin, lundi dernier, 100,000 francs de bijoux disparurent au cours d'un voyage de l'Ile de Wright, en Angleterre. Il y a eu, en outre, une quantité de vols de moindre importance, mais qui augmentent considérablement les chiffres cités ci-dessus, de sorte qu'on a pu établir que l'on déroba en 1913, pour 4,125,000 francs de bijoux 1 |LA PLETHORE DES GRANDES VILLES La nouvelle signalisation des véhicules à Londres A mesure que s'accroissent le3 cités, ces semblent donner des résultats satis- le problème de la circulation intense de- faisants. Au centre d'une des places les vient plus pressant. Il se pose partout : plus animées de la gigantesque cité, la la multiplication des autos et des omni- police a fait placer des signaux qui in- bus, l'augmentation de la population ci- diquent si la voie est libre pour traver- tadine sont générales, et l'on s'ingénie ser sans aucun danger. La suite de ces à trouver des moyens pratiques de ca- signaux relie les rues de traverse t naliser ce flux humain. permet aux conducteurs de s'engager C'est ainsi qu'on vient de faire, à Lon- sur la place avec sécurité. dres, des essais nouveaux. Ces expérien- Comment les sons se traduisent en images Les Plaques de Chladni Curieuses Expériences Les premières notions de physique élémentaire nous ont appris que les corps en vibration produisent dans le milieu ambiant — l'air ou l'eau — des ondes sonores. Ce que beaucoup ignorent, c'est la forme des sons eux-mêmes. Bien niest plus simple, cependant, que cle refaire l'expérience que Chladni réalisa dès 1785 : ayant 'semé du sable séc sur une plaque de verre, il effleura les bords de celle-ci avec un archet et constata aussitôt que le sable trépidant finissait par former un dessin géométrique fort curieux, qui se reproduisait intégralement pour une note identique. Chladni remarqua également que, lors-© # ® ® © Xorg "fc»» wr ' no • bW © © © © ' ' oed ' ~»m ' " hing. © © © © ®' <§> v SoxJ him «ne "ta Oui. aussi haut qu'elle pouvait, puis elle redescendait aussi bas que possible, en soutenant, avec constance, chaque note d'un diapason différent et en recouvrant le disque de sable frais chaque fois qu'elle changeait de diapason. Plus tard, sÛTe de sa voix, la chanteuse produisit le diagramme de l'hymne national anglais : « God save the king », où l'on remarque bien que la même note donne toujours la même figure. UNE FLORE MUSICALE En remplaçant le sable par de l'eau* du lait ou de la poudre colorée et en enduisant la membrane de vermillon Mme Watts Hughes vit apparaître des dessins qui représentaient très sensiblement des feuilles, des arbres, des branches, des racines, des fleurs. Elle obtint ainsi des marguerites aux pétales veinés du meilleur effet. Mais mf'me-avec lé sable, Mme Watt» Hughes obtint des floraisons. Celles-ci* paraît-il, étaient dues à des SONS INAUDIBLES Ces sons, si ténus qu'ils demeurent im* perceptibles à l'oreille, sont capables* néanmoins, d'impressionner l'organisme humain. Un luthier de Hanau, M. Appunn, avait construit un sifflet qui produisait,-à l'aide d'une poire en caoutchouc, des notes, ultra, inaudibles. Etant assis aui café, il faisait fonctionner son « sifflet sans bruit », et se divertissait à voir que les ondes sonores se traduisaient, chez ses voisins, par des gestes d'énerve ment dont ils ne soupçonnaient pas l'origine- Les expériences de Chladni, de Savarfc et de Mme Hughes amènent donc ainsi à conclure que certains de nos énerve-ments pourraient être dus à des sons inaudibles. <©■ ®. ® ® © © LA MADELEINE # © ©. ® ©'(§) ® © N'ÉTAIT PAS REPENTIE *21 'SX sC , -11 y a «aviron sept semaines, un ha« @ (®)» (@) (QP vg? bitant du quartier Léopold avait fait • 1- ' - .-vr la connaissance, dans un bar du centre cad «« ô* de la ville, d'une jeune fille très jolie, mais de mœurs légères. Le matin en se I o Hiarrrammo réveillant, dans un hôtel des environs U'agramme ia Bourse, M. X... constata la dis-H11 " HnH envia fho k'ino- parition de son portefeuille contenant au uoa save me r\mg „ 600 francs ainsi que de ses bijoux. Plainte fut faite à M. Dupont, officier de po-que la note n'était pas juste, harmo- lice de la 3me division. Celui-ci, après nieuse et pure, le sable volait, désor- de longues recherches, est parvenu à donné, sans donner aucune figure. retrouver les traces de l'entôleuse. Ce L'expérience fut reprise, en 1821, par matin, M. Dupont s'est présenté dans Félix Savart, qui tenta d'étudier le phé- l'appartement qu'elle occupait, boule-nomène dans une grande salle : sur un vard Anspach. La jeune femme donna va9e peu profond, en forme de coupe, il d'abord un faux nom, mais pendant tendit fortement une étoffe de soie min- qu'il perquisitionnait chez elle, M. Duce, puis, ayant placé à plusieurs mètres pont s'aperçut qu'elle voulut avaler un de distance un timbre d'horloge, il fit papier. Le policier s'en empara rapide» résonner celui-ci au moyen d'un archet, ment. C'était le certificat d'identité de Il obtint des résultats semblables à ceux la jolie voleuse, nommée Madeleine V...„ de Chladni. âgée de 20 ans, née à Paris, et expulsée Pareilles expériences ne manquaient plusieurs fois déjà de Belgique. pas de curiosité : une cantatrice anglai- Confrontée avec sa victime, elle a été se, Mme \\ atts Hughes, qui avait en- parfaitement reconnue. Elle a été tendu parler des travaux de Chladni, écrouée à la disposition du procureur prépara un vase, recouvert d une mem- (ju ro^ * * brane de soie, de papier ou de caout- v.uvuu, îiiuui u un iiuyuu — J5XJJ.it> de grande pipe — appareil à l'aide duquel elle tenta, en plaçant sur la membrane des substances de poids différents, d'évaluer la puissance des notes qu'elle chantait dans l'embouchure large du tuyau. Elle constata bientôt qu'une note forte ne faisait que déplacer violemment en tous sens, mais sans former de figures, les graines minuscules de lycopode qu'elle avait placées sur la membrane de caoutchouc, au lieu du sable habituel; mais elle remarqua, d'autre part, que les notes plutôt basses faisaient disposer les graines en dessins symétriques. Par quel prodige, écrivait Mme Watts Hughes, telle vibration groupe-t-elle la poussière du lycopode en tas minuscules de forme géométrique, tandis qu'une autre classe de vibrations de la même note donne une forme complète, d'une exquise beauté? Quelle était l'utilité pratique de ces expériences? C'est que tout chanteur pouvait, par le fait qu'il produisait un dessin déterminé, en conclure que sa note avait eu exactement telle force, que cette force était constante ou non et que la note était juste ou pas. COMMENT PROCÉDER La musicienne anglaise procédait comme suit : avec un disque construit de façon à correspondre à la puissance de sa voix, elle semait du sable sur le diaphragme; elle chantait dans le tube quelques notes basses, continuant jusqu'à ce qu'une figure apparût, présentant trois centres de mouvement. Quand le dessin était régulier et qu'elle pouvait aisément soutenir la note, elle gravissait la gamme par degrés de tons, de demi-ton ou même de quart de ton Le Brouillard et le Chemin de fer Le brouillard épais qui régnait samedi matin, a jeté un certain désarroi dans le service de nos gares. C'est principalement sur la ligne de l'Est qu'il règne une grande perturbation. C'est ainsi que le train de Herbe-stal, qui doit arriver à la gare du Nord à 7 h. 52, est arrivé avec un retard de cinquante minutes. Le train de Luxembourg, qui doit arriver ici à 8 h. 28, a subi un retard d'environ une heure. A la gare du Midi, à part quelques ? retards, les trains arrivèrent normale-1 ment. Aucun accident n'a été signalé. ENYER BEY devient Ministre de la Guerre Constantinople, vendredi. — Le général Izzet pacha, ministre de la guerre, est démissionnaire. Les milieux officiels démentent cependant qu'il y ait une crise ministérielle. Constantinople, samedi. — L'iradé portant la nomination d'Enver bey comme ministre de la guerre a été soumis à la sanction impériale et paraîtra ce soir. Aujourd'hui a paru l'iradé impérial nommant le colonel Djemal bey ministre des travaux publics. Djemal bey est promu au grade de général de brigade e|' reçoit le titre de pacha. — Havas.

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Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La dernière heure gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Bruxelles .

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