La dernière heure

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s.n. 1918, 18 Dezember. La dernière heure. Konsultiert 28 November 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/bv79s1m99t/
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BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE, BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 h. Les jours fériés de S à midi Les annonces et réclames sont reçues eux bureaux du journal et à l'Agence Kavas, 8, place des Martyrs (1er étage), 2meEd. MATIN La Derniere Heure et La Petit© Feuille 2me Ed. MATIN i -k ☆ PETITES ANNONCES t 30 CENTIMES „ LA LIGNE . ; —— STIP N4 24 TREIZIÈME ANNEE MERCREDI 18 DECEMBRE 1918 10 CENTIMES Histoires d'Escrocs Après les secousses de la violence guerrière, l'existence normale recommence «on sérieux et son comique. A Paris, un agent vient d'être mis à mal par des cambrioleurs; l'affaire Ro-chette reparaît, après l'arrestation d'un complice; un autre gros financier a été mis en sûreté après avoir drainé dix millions. « Les affaires reprennent » s'écrierait Bilboquet. 11 y aurait, et peut-être ce sera-t-il fait, un intéressant article à écrire sur ia cri-* ciinaiité pendant la guerre, en chercliant à esquisser ainsi la courbe du crime individuel au cours du crime collectif. 11 est certain que des modifications, tant d'origine psychologique que matérielle, se sont produites en ce domaine comme dans toU3 les autres. Mais la grosse affaire, la belle filouterie a fait défaut presque totalement. L'aventurier et le rastaquouère ont chôme. Difficulté de disparaître? Inabondance des fonds? Rareté des dupes? Il y a peut-être un peu de tout cela. Nous l'allons sans doute bien savoir dans quelque temps. Nous verrons la naïveté des çogos, et toutes les joyeu.setes du genre aont on pourra.t faire un divertissant recueil, une hilarante anthologie. En attendant qu'il en soit ainsi, et comme on ne peut toujours écrire des choses graves, rappelons la typique histoire du général américain. Elle est ancienne, et pourrait être d'hier, et elle Bera peut-être de demain : C'était à... — mettons Londres, — quelque temps après la fin de la guerre... — mettons de Sécession. Une voiture des plus élégantes, avec cocher et valet de pied en livrée, s'arrête devant le magasin d'un des principaux joailliers. Un vieil officier, fort décoré, l'air noble et martial, le bras en écharna, descend. Il s'annonce comme un général américain, désireux de faire emplette de quelques bijoux pour sa fille, qui vient de se fiancer. Il en choisit, en effet, pour une quinzaine de mille francs, paie comptant en excellentes banknotes anglaises, et fait porter les bijoux dans la voiture. Au moment de sortir, ses yeux tombent sur une rivière de diamants. — Combien cela? demande-t-il. — Cent mille francs, répond le joaillier en arrondissant son prix. L'Américain prend la rivière, la tourne, l'examine, puis, comme sur une subite décision: — C'est une folie, s'écrie-t-il, mais tant pis, on ne marie pas sa fille tous les jours. J'achète! Seulement, vous comprendrez que je n'ai pas mie pareille lommfl sur moi... — Qu'à cela ne tienne; donnez-moi votre adresse, et dites-moi à quelle heure je dois faire porter chez vous. — Non; ma fille pourrait se trouver là, et je tiens à sa surprise. Si. cela 11e vous dérange pas, je resté ici pendant une demi-heure, et j'envoie mon domestique ^vec la voiture chercher l'argent. — Faites comme il vous plaira. Le général appelle son valet de pied. — Bob, lui dit-il, allez à l'hôtel; dites à Madame de prendre dans mon secrétaire cent mille francs et de vous les remettre. Vous me les apporterez ici, tout de suite. — Pardon, Excellence, mais jamais Madame ne me donnera une si grosse êomme sans un mot de votre Excellence. — C'est vrai. Je vais écrire. Mais comment faire avec mon bras? Maunte blessure! Pardon, Monsieur, voudriez-vous / être assez bon pour écrire quelques lignes sous ma dictée? — Mais, bien volontiers, Monsieur. — Alors, veuillez écrire ceci: « Ma chère femme, on m'offre des diamants à es conditions fort raisonnables. .Te te prie de remettre au porteur cent mille francs, que tu trouveras où tu sais. Ton mari, [William. » — Tiens, fait le joaillier, vous avez le même prénom que moi. La lettre est remise au valet de pied, qui part avec la voiture à fond de train. ÎMoins d'une heure après, le domestique a apporté l'argent, le bijou est payé, et le général s'en va en échangeant force politesses avec le négociant satisfait. Le soir, en rentrant chez lui, le malheureux apprend que la lettre, par lui écrite et signée, sur du papier à sa firme, a été apportée à sa femme, qui, sans l'ombre d'une défiance, a donné la somme. On lui a payé sa rivière... avec son argent. Les conditions de fait une fois réunies, la simplicité même du truc, jointe à l'habileté de l'acteur, assure le succès; quant à taxer le négociant de naïveté, qu'on n'y songe pas. Au cours du procès d'un escroc renommé, le fameux « prince de yitenval », on a révélé ce qui suit: Un jour, le « prince » entre chez un bijoutier des boulevards, à Paris, sous prétexte de commander une bague. .Tout en parlant de son achat, il fait connaître qu'il est secrétaire d'un sportsman fameux, chargé des affaires de son écurie de course, et de la comptabilité de ses paris. Affable et souriant, il demande: « Voulez-vous profiter de mes tuyaux? » Le marchand et se3 employés saisissent cette ofîre'au passage. En quelques minutes. on a réuni deux mille cinq cents francs. On les remet au «prince» pour qu'il les pia^- sur tels chevaux qu'il voudra. Ce n'est pas tout. Le caissier du magasin, qui a rendez-vous à la brasserie voisine avec un de ses amis, supplie l'élégant jeune homme de consentir à ce que celui-ci participe à l'aubaine. L'élégant jeune homme y consent; il pousse la complaisance jusqu'à se rendre en personne à la brasserie, où tout de suite, l'ami du caissier lui confie cinq cents francs. L'enquête découvrit plus tard qu'il avait joué ce même tour dans quelques autres boutiques, où il n'avait eu qu'à se présenter pour recueillir en quatre < jours une trentaine de mille francs. ^ Pour en revenir aux trucs amusants { des filous, celui du pantalon, s'il n'est pas aussi productif, n'en est pas muins / joli. / ; Un monsieur, très correct naturelle- £ ment, vêtu d'une pelisse et guêtre pour le voyage, arrive dans un bon hôtel, muni seulement d'une petit? valise. Le lendemain, il interpelle le garçon : — Qu'avez-vous fait de mon pantalon? 1 — Moi, Monsieur, je ne l'ai pas vu. — Mais enfin, où voulez-vous qu'il soit passé? Cherchez-le! On cherche, on ne trouve rien. Le monsieur se promène en caleçon et en maugréant, comme dirait VVilly. — Je n'ai que celui-là avec moi. Allez chez un tailleur, et faites-m'en apporter à vue. Tenez, voici de l'argent. c Il fait mine de chercher son porte-mon- S naie... — Oh! mon Dieu, je l'ai laissé dans g mon pantalon ! Et il contenait huit cents ^ francs!... L'orage se déchaîne. Le gérant, apoe- u 3é, ne peut que constater les faits. Ils te sont indéniables: le vêtement a bien f'is- t< paru. L'établissement, sous peine d'es- " clandre, doit une indemnité au volé. P Mais le portier, soupçonneux, va cher-cher le commissaire; et celui-ci recon- ]}> naît dans le voyageur un-de ses clients. (j [Lequel, on l'a deviné, était descendu à ;) l'hôtel... s^na pantalon^ JMi;mor. ru DEUX " ACT1VISMES „ DANGEREUX Ne pas les prendre au tragique Ils en seront pour leurs frais i Des activistes flamands n'ont pas _-.t ■ trouvé meilleure occupation, Uïfl ces derniers jours, que de faire distribuer à Gand, par des soldats en uniforme, des libellés réclamant la flamandisation de l'administration en , Flandre, et celle de l'Université de Gand. Provocations suspectes La population sérieuse n'est pas disposée à tolérer ce genre de provocation, qu'elle vienne des activistes flamingants . ou wallingants. Les uns et les autres ont été les agents sans scrupule de l'occupant, dont ils faisaient les affaires ex-! clusivement. Flamands et Wallons défendront bien ; eux-mêmes leurs intérêts; ils n'ont nul besoin des accès frénétiques des activistes qui étaient à la solde de l'Allemagne, 1 ni de la collaboration des égarés qui ambitionnent, sans doute, de cueillir leurs " tristes lauriers. Oes provocations ne sont d'ailleurs pas des procédés de discussion ou de reven-; dication. Leurs auteurs ne connaissent que la menace, qu'ils ont empruntée aux méthodes d'Outre-Rhin. s-Nous ne permettrons pas. disent-ils, [ que l'Université française soit encore ouverte. > ' On est en droit de se demander qui a intérêt à attiser la querelle des langues 1 par de pareils moyens? Des inconscients, ou des criminels? Nous ne saurions assez mettre en garde l'opinion publique en Flandre et en Wallonie, contre ces tentatives d'envenimer le' débat, et d'entraver l'urgente reconstitution de la Belgique par de stériles que-. relies. Les pêcheurs en eau trouble, par leurs ! exagérations et leurs violences délibé-. rées, cherchent à exciter tantôt la mé- • fiance des Wallons, tantôt celle des Flamands. Il ne faut pas s'y laisser prendre La solution de l'équité La question de l'Université flamande ; sera résolue, non par des énergumènes, ? mais par les représentants légitimes du ; peuple. On n'éteindra pas le flambeau de l'Université française de Gand. Les Fla-5 mands obtiendront une université flamande. Ils auront le droit de la fréquen- • ter, mais non celui de molester ceux qui ne pensent pas comme eux et qui dési- • rent faire leurs études en français. C'est la solution logique et équitable . du problème. Elle satisfait tous les inté-- rêts légitimes et ne lèse personne. _ C'est la solution que l'immense majorité des Belges, Flamands et Wallons, souhaite. C'est elle qui s'imposera. : LES ÉLECTIONS ANGLAISES Amsterdam, 17 décembre. — (De notre , correspondant particulier). — On mande de Londres: Les nouvelles quiarrivent de tous les districts affirment que la coalition aura . la majorité décisive. De son côté lo « Labour Party » envisage • avec satisfaction les futurs résultats; quant : aux partisans de M. Balfour, ils observent , le silence. En Irlande, on croit que les partisans de Carson auront 21 6^ges contre 17 qu'ils avaient dans l'ancien parlement. Les « Sinn feiners » ont conquis de nombreux sitgos nationalistes. LES FRANÇAIS ENTRENT A WIESBADEN Wiesbaden, 16. — Les Français sont entrés, hier à Wiesbadun, où sera établi le commandement de la tête de pont de Alayence. La cérémonie fut favorisée par un temps superbe L'attitude de la population prit, toutefois, un caractère spécial. L'influence des fréquents séjours du kaiser intensiiia, peut-être, le sentiment national de la population, mais la consternation se lisait sur tous les visages. Les femmes pleuraient, les hommes détournaient i'i tête, la bouche crispée. Le général Leçon ie, commandant le 33* corps, a fait son enfrée à 11 heures. Les troupes ont défilé, en lace de l'Hôtel de ville, devant le château du kaiser. Le général a reçu, ensuite, les autorités, auxquelles il a déclaré que. malgré la guerre inioue imposée par l'Allemagne et la façon barbare dont elle l'ut conduite, les habitants no devaient pas redouter de représailles indignes du caractère de la race et du passé français. Le général a ajouté qu'il a l'intention de maintenir l'ordre absolu et il compte, pour cela, ( s;ir le concours loyal des fonctionnaires. — , Havas. * . | L'Assassinat da Président r de !a S République portugaise \ r LE MEURTRIER SERAIT VIVANT ^ L'Agence Vaz Diaz annonce que, sui t vant un télégramme de Londres, le meur- ]• trier n'aurait pas été tué, mais simple ment blessé et arrêté. j1 U se nommerait Joseph Rodriguez de g Aro, exerçant la profession de voyageur de commerce. Il se serait déclaré prêt à divulguer les noni3 de ses complices. LE SUCCESSEUR DE M. PAES Lisbonne, 17 décembre. — L'amiral Canto Castro a été élu président provisoire de la Képublique, par 137 voix. — Havas. UNE RÉUNION MOUVEMENTÉE ? A BERLIN j! tl Amsterdam, 17 décembre. — (De notre £ correspondant particulier). — Le « Tele- a graaf » apprend qu'une séance du Comité s des ouvriers et soldats, à Berlin, a été troublée, hier, par des manifestations du groupe Spartacus. Les partisans de ce groupe, sous la conduite de Liebknecht, sVtant réunis devant le bîUiment où se tenait la réunion, une délégation pénétra dans la salle. L'orateur, qui parlait en ce moment, dut s'in- c< teriompre. Le président donna la parole h a un des membres de la députation, qui ex- ri pliqua le programme Liebknecht, récla- p mant la démission des commissaires du peu- fî nie et de toutes les autorités de l'empire, le Plusieurs membres protestèrent, tandis que d d'autres applaudissaient. Finalement la dé- s< putation partie, l'assemblée reprit haleine, S mais rwla foi teuieut iiniuessionuôe. a LE PASSAGE PAR LE LIMBOURG HOLLANDAIS DIVERGENCES DE VUES ENTRE LES GOUVERNEMENTS HOLLANDAIS ET BELGE L'Agwnoe Eatw noua enrôle la note Di-deS- SOUS l En ce qui concerne la note du gouvernement belge adressée à la presse, le département d^s Affaires ■. .rangères néerlandais, dans mie dépêche de La Haye, en date du 16 décembre, fait observer que « la lettre du 12 novembre envoyée au gouvernement beige contenait la réponse à la lettre du ministre de Belgique, du 4 octobre, demandant au gouvernement néerlandais de libérer les internés belges sous sa propre responsabilité, attendu, principalement, qu'une nourriture suffisante ne pouvait leur être donnée. Dans cette réponse, le gouvernement néerlandais expliquait pourquoi il n'avait pas le droit de procéder à cette libération pour cette raison, sans l'acquiescement ae l'autre parti belligérant. Le sujet traité dans la lettre du 12 novembre n'avait aucun rapport avec l'armistice conclu le 11 noveixinre. La lettre avait déjà été rédigée Antérieurement. ♦ Il résulte de ceci que la corrélation établie entre la réponse des Pays-Bas à la demande du gouvernement belge, en date du 4 octobre, et l'armistice conclu, repose sur un malentendu de la part du gouvernement belge. Lorsque, après l'armistice, il fut procédé à la libération des internés, communication en fut faite au ministre de Belgique par le chef de la section politique au département des Affaires étrangères, avec prière d'informer le gouvernement néerlandais aussitôt que la situation de la Belgique permettrait le retour des internés. Cette communication a été faite le 13 novembre, avant l'entrevue au cours de laquelle on communiqua et expliqua au ministre les intentions du gouvernement à l'égard des troupes allemandes. Le ministre des Affaires étrangères se réserve de revenir sur les autres observations du gouvernement belge. » An sujet de oea explioations dn gouvernement hollandais, l'agence Havae fait les remarques suivantes, puiséee vraisemblablement à source officielle: Il est exact que la lettre du ministre des Affaires étrangères au baron Fallon, en date du 12 novembre, était une réponse à une note belge du 4 octobre. Dans celle-ci, le gouvernement belge demandait la libération des internés belges aux Pays-Bas, ou du moins de certaines catégories d'entre eux, en se basant sur le fait que la Hollande ne parvenait pas à les nourrir suffisamment et que, d'autre part, les belligérants eux-mêmes avaient décidé de libérer mutuellement les prisonniers de guerre ayant plus de dix-huit mois de captivité, les conventions réglant la matière n'ayant-jamais prévu de guerres d'aussi longue C urée. A cette note, le gouvernement néerlandais répondit, le 12 novembre, qu'il devait s'assurer, au préalable, auprès du gouvernement allemand si celui-ci n'avait pas d'objection à Fa libération des militaires belges internés aux Pays-Bas qui désireraient quitter ce pays. Or, c'est le même jour que, sans consultation ni autorisation préalable des gouvernements alliés, le gouvernement des Pays-Bas permettait le passage du Limbourg par les troupes allemandes en retraite. C'est cette différence d'attitude qu'a mise en lumière le communiqué belge. La réponse hollandaise ne la justifie nullement.Au surplus, la libération des internés alliés qui se trouvaient aux Pays-Bas au moment de l'armistice, ne peut se comparer à l'autorisation de passage donnée à l'armée allemande en retraite. Pour les premiers, les conditions de l'armistice indiquaient suffisamment que les gouvernements belligérants étaient d'accord pour leur libération, puisqu'elles stipulaient môme le renvoi des « prisonniers » alliés d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie. Mais les termes de l'armistice ne stipulaient pa3 la réciprocité et disposaient (article 2) que les troupes allemandes qui n'auraient pas évacué les territoires occupés dans les délais fixés seraient faites prisonnières de gue-re. Il n'y a donc pas de doute que le gouvernement néerlandais ne pouvait donner aux Allemands des facilités en vue de l'évacuation. Toute assimilation entre le passage du Limbourg et les libérations d'internés doit être écartée à priori comme non recevable. — Havas ATTENTAT CONTRE LE GOUVERNEUR DE L'INDO-CHINE Paris, 17 décembre. — Un télégramme d'Hanoï annonce au'un individu a tiré des coups de revolver sur M. Sarraut, gouverneur-général de l'Indo-Chine. M. Sarraut a été blessé au côté droit. Son état est satisfaisant. — Havas. M. Sarraut a été transporté à l'hôpital . militaire, aussitôt après l'attentat. La balle a été extraite. L'auteur de l'attentat est un ancien agent de police congédié, nommé Desvignos. 11 avait été recruté au début de ^ la guerre par l'administration locale du ^ Tonkin par les travaux de cadastre. L'administration ayant refusé, faute de travail, do renouveler le contrat, c'est au gouverneur général que le meurtrier s'en prit, bien que le gouverneur lui eut témoigné, h plusieurs reprises, sa bienveillance. L'attentat a suscité à l'égard de M. Sarraut d'émouvantes manifestations do sympathie de la part des colons indigènes. L'état de M. Sarraut est satisfaisant. — Havas. LE MASSACRE DES PRISONNIERS FRANÇAIS Paris, 17 — Le rapport des délégués espa- [ gnols chargés de faire une enquête au sujet * au massacre de prisonniers français, au camp de Langensalzen. est parvenu au sous- J secrétaire 'd'Etat, au ministère de la Justice. 1 Il prouve que l'attitude des prisonniers ne Justifia aucunement l'impitoyable mesure de répression des Allemands. Il paraît que les prisonniers, qui avaient construit un théâtre, voulurent le démonter avant leur dé- c part. Munis de pioches et de marteaux, ils r se mirent à l'œuvre. C'est alors que, sans t aucun avertissement, les sentinelles tirèrent sur ce groupe inofTensif. UN MÉMOIRE ALBANAIS j Amsterdam, 17 décembre. — (De notre e correspondant particulier). — Le « Times » j- apprend que le Comité national albanais, *! réuni à Genève, a adressé un mémoire au c président Wilson, demandant que les torts faits à l'Albanie au Congrès de Londres, lorsque l'Albanie fut frustrée des deux tiers de son territoire par ses voisinR balkaniques ç soient rétablis. « Plus que la Belgique et la 1 Serbie, dit le mémoire, le peuple albanais \ mérite la sympathie du monde civilisé.» e COMMENT LES ALLEMANDS NOUS AFFAMAIENT) LES ORGANISATIONS f DE CAPTAGE DE VIVRES t Il fallait être aveugle, ^urd, muet rt de p1 privé d'estou.ac pour 11e pa* eoasuUr, pmikj l l'occupation, que si les viviys u»us fa «ar .t • ■ p'us en plu* défaut, c'est que l'Aileuian 1 yic 1 absolument notre pays ue la presque enlièriU' sa production indigène. La paperasserie allemand* ^ avait du bon. Des documents édifiants, abandonnés par li ' dans les locaux des 'L îïtniles et actue!l<nipi ; entre les mains delà justice, yri mettront d - ■ blir le rôle de ces organisées dans leui- n|>.;iy ■ lions d'épuisement, avec une précision sufli : '• pour que notre Gouvernement puisse réc.'ami rj»rn sVppuyant sur des bn.-rs solides, rép>ralion yài dommage qui nous a été causé. Le bétail. Pour le bétail, il n'existait pas de Zrntrole. ta raffle ue s'en fai-ûil que mieux ; ulds le turi ïi-c des étap* s par voie d réquisition,Unns le terri-I toire du gouvernement général par ie uioy u d V -' termédisires dont notre ei q éle nous a fait Irnrr la connaissance, li y avait d . l ord de gros .xl> -, teurs dont les aflaites ^ défirent par niilhoiÉ fi ancs et qui possédaient des agents sur toutifc l»s ! foires du pays. Nous no les citerons pas tous. Les principaux suffiront. ^ Parmi ces acheteurs livrant le bétail sur p!eri, 1 citons quelques liil^e^ tels que l« > Bîmnen })jj t\vl , fils, rue de ia Princesse, à Molcnboelv, un n >un:ié 1 Slrusse, alias San:u-1 Uc-y Sti^cns-, et^.l" i) ■ d'autres encore. P..r:.n4,ceuxvqu),7/ar quan'ilî. 1 inimaginables, prena ent soin de transfoi u . * 1 préalable, notre b< tail eu conserves, sa;ais ns t l saucisses de toutes espèces, on rdève ni'Uitwiei't • la charcuterie Argentina, ét-bbe boulevard eu Nord, dans les locaux de la société 1* tlié êxpio-priée. La Argentina ci ail dirigee par un rjprt in Louis Scliiff qui se dit Argentin et rtont 1» donii cile est actuellement à la prison de Fores t. Nommons encore lr bouclier V»'rmander, rue Saiou Catherine, 32, dont la femme est.arrttée, ira s qui lui-même est en fuite, les époux I)< Wolf, nf 1 Melsens, 6, arrêté- comme ils allaient pi-ser ia routière hollandaise ; le bouclier f.lavs, ehaussée > de Waterloo, les Trères Perneel, ex< loi m.! ■ leur commerce rin Haut»*, rue Verte et Marchûr aux-Herbes, une firme Van Oerdfg^n, ne des Pahis, établie expressément pendant la guerre pour nous prendre les aliments de la bouche et les porter aux Allemands. Laissons donc, pour nn moment, les partiel-liers et voyons les association». La Grensbcwirtcchaftung La c Grensbcwirtechaftung », dont le titre indique quelque chose comme un organisme d'approvisionnement des frontière, était un oti iee allemand chargé d acheter toutes denrées, principalement le bétail, en fraude des conventions passées entre le comité hispano néerlandais et le gouvernement occupant. 11 avait des établissement» avec centralisation des achats, à Anvers, à Liège, î» Bruxelles. La Maraîchère La c Maraîchère », au nom moir.ê rébarbatif, était une organisation ar.ilogue, ayant à sa tête un Autrichien du nom de ■ Adler et un Allemand nommé Vi tibur-1 ger, mais qui prenait volontiers le nom 1 plus belge de Bogaerts. Les bureaux étaient établis ave r ne des , Boulevards, près de la gare du Nord, h ! Saint-Josse. Il y en avait d'autres de la ' même importance h Liège. r Cotte « firme » faisait preuve d'un* ardeur ' à la razzia plus grande encore que celle de ■ l'office que nous venons de citer. Dirigée • avec un sens parfait du commerce, elle ; était divisée en un certain nombre de sec-' tions correspondant îi la nature des mar-, chandises achetées: fruits, légumes, bœufs et porcs sur pied, conserves de toutes espèces, viandes fumées et salées, saucissons, etc. Elle avait dos agences et des sous-agences dans toutes les villes et cantons du 1 pays, sur les moindres marchés, les foires ' les plus minimes. La maison de Liège rayonnait dans le* provinces de Liège, Na-mur et Luxembourg; colle de Bruxelles, dan3 les autres provinces du « gouverne-mont général ». Pour tromper la surveillance des inspecteurs du comité hispano-néerlandais, les marchandises étaient toujours envoyées, soit de Liège sur Bruxelles, soit de Bruxelles sur Liège, avec des noms supposés d'expéditeur et de destinataire, de manière h faire croire, que les vivres étaient achetés par des Belges pour, dos Belges ou des comités de ravitaillement. En réalité, tout finissait par être dirigé, soit sur l'Allemagne, soit sur divers points dn front. La « Maraîchère » ravitaillait notamment la 6* armée allemande. Les inspecteurs du C. H. N. ont fait de nombreux rapports sur cette manière d'a- ?ir. Des remontrances ont été faites très réquemment par le comité à l'autorité allemande.Pour chaque cas, celle-ci trouvait d'autres explications. Quand il n'y avait pas moyen de nier, elle expliquait l'affaire comme l'acte individuel du personnage mis en cause à cette occasion. F.lle s'efiorçait, toujours, di montrer qu'il n'avait pas, dans ce cas, agit comme agent de la « Maraîchère ». Quelquefois, s'il s'agissait d'un de ses nationaux, elle faisait savoir qu'elle avait pris des sanctions. Si c'était un soldat embusqué, elle assurait l'avoir envoyé an front; si c'était un civil, file prétendait l'avoir expulsé du territoire. En réalité, l'homme était simplement envoyé dans une organisation analogue, soit en Pologne, soit en Roumanie, et remplacé peu après par l'agent avoc lequel il avait simplement permuté.Et ainsi, en dépit de la convention de La Haye et des conventions particulières avec le Comité National et le C. H. N., systématiquement, la Belgique était vidée de toutes ses productions alimentaires. E. Fclcan. LE QUART ~D'HEURE DE GUILLAUME Le moment de l'extradition est-il enfin venu ? Amsterdam. 16 décembre. — Le « Tele-graaf » dit apprendre de La Haye que les 1 gouvernements alliés ont envoyé au gouvernement hollandais, des notes séparées concernant le séjour de l'ex-kaiser en Hollande.A la seconde Chambre hollandaise Amsterdam, 16 décembre. — A la seconde Chambre, M Van Ravesteyn a fait remarquer que pendant la guerre, la Hollande a été germanophile et que la politique extérieure neutre n'a pas existé. Il a ensuite demandé si lo_ ministre des Affaires étrangères avait été informé que l'ex-kaiser avant son arrivée en Hollande, avait demandé s'il serait admis en Suisse et que la Suisse a refusé de le recevoir. Il termine en disant nue le gouvernement aurait dû exiger la démission de tous les ministres à l'étranger qui 6e sont compromis pen- j dant la guerre Guillaume-FrégoH Londres, 16 décembre. — On apprend qu'un inventaire des biens personnels de l'ex-kaiser, opéré h Potsdam, a fait découvrir la fameuse gardr-robe de Guillaume: elle comprend pi es dç 600 uniformes. TOURNAI a beaucoup souffert du régime allemand (De notre envoyé spécial) Parmi lot villes belgos ooenpéea, Tournai est, a coup »ûr, celle qui eut le plue à souffrir du régime allemand, de &es vexations, de ses exactions, de ses amendes. L'étape y exista depuis octobre 1914 à a^Cit ll>15, puis d'ootonre 1916 Jusqu'au 11 novembre 1918, jour de la signature de l'armistice. Ce furent deux époques terribles, au cours desquelles le rutabaga était devenu le plat du îour dans les meilleures familles et pendant lesquelles il fallut se plier aux exigences les plus abitraires de l'ennemi, se coucher au soir tombant et se réveiller pour faire le service de balayeur do rues. . Malgré le secours accordé aux œuvres par des philanthropes, et particulièrement par M. Marcel Carbonnelle, le sort de la population tournaisienne lut lamentable. Grâce à 6es fonctions de président du comité régional de ravitaillement, M* 0. Cas-taigne, conseiller communal, a pu nous éclairer, avec une entière bonne grâce, sur LA SITUATION ALIMENTAIRE de cotte malheureuse région. Le régime d'étape, noua dit-il, fut tributaire du ravitaillement exotique. Les boucheries et charcuteries étaient fermées, seules les boucheries communales nous fournissaient, depuis le 1" octobre 1916, 100 grammes de viande, os compris, par semaine. Et cette ration, qui correspondait à u.ï poids net de quelque 75 grammes de viande, devint même la portion congrue d'une quinzaine. Il était impossible de se procurer do la viande en fraude; car "tout ie cheptel avait été réquisitionné: les rares lois où on put s'en approvisionner en sous-main, ce fut à raison de 35,40 fr. le kilo de bœuf et de 21 fram-s le kilo de cheval. Jamais do blé indigène: les Allemands le prenaient pour eux et le remplaçaient par do l'orge ou du seigle-, ce qui nous valait 250 à 380 grammes d'éxécrable pain par jour. Le beurre, totalement réquisitionné, était payé par l'occupant h raison de 5 mark le kilo; une minime partie du lait allait aux onfants et aux malades, le reste étant utilise par l'armée, surtout pour en faire du fromage. Le babeurre servait k engraisser les porcs de l'Allemagne. ] Les œufs aussi étalent saisis; chaque dé- t tentenr de poules devait livrer une quantité ] d'œufs déterminée par mois et les man- [ quant » entraînaient une amende de 1 mark 1 par pièce. f Toutes les donrées Indigènes étaient enle- c vées par les Teutons: les fruits, les légu- £ mes, etc. # j A titre d'exemple, disons que l'habitant j ne disposa que de 16 kilos de pommes de ] terre en 1917 et que 6 kilos seulement lui ] furont remis depuis le début de 1918 jus- s qu'à l'armistice. j La ration de sucre qui nous revenait était théoriquement de 300 grammes par ner- j sonne ot par mois; mais, comme il fallait -en défalquer le sucre pour l'enfance débile, pour la brasserie et pour la fabrication des 1 marmelades, la quantité reçue variait entre 200 et 250 grammes, alors qu'elle était de 700 à 890 grammes par mois dans le gouver- ; nement général. 1 Les asperges, qu'en temps de paix, la com- | muno de Kain déversait sur notre marché, 1 furent même réquisitionnées par les Aile- < mands qui les vendirent à Lille à gros prix. Le vin fut emporté également par l'enne- j mi, et une amende de 5 mark était imposée par bouteille non déclarée. Dans tout le Tournaisis, les agriculteurs mêmes vivotèrent, car ils ne pouvaient rien vendre et les amendes pleuvaient dru pour les moindres infractions et aussi d'après l'arbitraire: c'était 300 mark pour du lait 1 trouvé dans une ferme-, 1,000 mark pour ne , pas avoir étrillé un poulain, etc., etc. , A ce régime, la commune de Velaines éco-pa pour 500,000 il 600,000 mark d'amendes t par mois. 11 faut savoir, en effet, que les 1 chefs de commandantures encouraient des . peines quand ils ne faisaient pas rentrer des sommes suffisantes provenant des amen- j des. Bref, nous avons ou très faim, malgré 1 les efforts du Comité national. Aucun com- 1 merce n'existait plus et il fallait la croix et la bannière pour parvenir à faire rentrer en ville, sous le manteau, quelques rares produits LA SITUATION SANITAIRE Le docteur Lentz, président de la Ligue nationale contre la tuberculose, a bien voulu nous exposer les terribles résultats que la dénutrition avait provoqués parmi la population tournaisienne. La mortalité généiale, qui était de 620 en 1900, est montée à 655 en 1914, à 671 en 1915, h 81.0 en 1916 et h. 1.200 en 1917. La même progression a existé pour les cas de tuberculose: 46 décès en 1918, 66 en 1914, 77 on 1915, 90 en 1916 et 221 en 1917. Chose remarquable, la situation sanitaire, 3ui n'avait pas été trop mauvaise pour les oux premières années de guerre, s'est subitement aggravée dès le régime d'étape. La .dégénérescence infantile est devenue effrayante ot l'on peut poser, en fait, qu'à l'heure actuelle, même dans la classe bourgeoise, tous les enfanta sont strumeux, ganglionnaires, ce qui provient du manque de matières grasses. Le pouvoir nutritif de la ration alimentaire n'atteignait même pas 455 calories par jour, alors que 3,000 eussent été nécessaires.Le manque de lait — 500 litres seulement étaient fournis quotidiennement k l'enfance et 400 litres aux malades — l'absence de bière et de fruits contribuèrent aussi pour beaucoup au dépérissement général. Il y eut i>eu d'épidémies, ce qui prouve bien que c'est furtout à l'alimentation insuffisante et défectueuse qu'il faut attribuer les méfaits. Seuls, quelques cas de croup et de grippe furent signalés, ainsi nue la rectite. qui est une inflammation — ihe au pain — de l'extrémité inférieure de l'intestin. Vous le voyez, nn supplément de graisse é s'impose d'urgence. LES DEGATS DE GUERRE Des industriels nous ont dit aussi dan6 ^ quelle situation, particulièrement pénible, j ils se trouvent h l'heure actuelle. Mais c avant de leur donner la narole, voyçns r d'abord de quels dégâts 1 agglomération c tovrnaisienne a souffert. ^ Disons-le tout de suite, si quelques obus des nôtres sont, immanquablement, tombés sur la ville, c'est copendant aux explosions de mines, que les Allemands provoquèrent, avant leur départ, qu'est due la presque totalité dos démolitions. En suivant la route d'Ath K Tournai, c'est vers Bary-Maulde que l'on constate les c premiers effets de ces mines: des maisons c se sont effondrées, d'autres laissent voir t de larges brèches, des rails sont scindés, 1 tordus, recroquevillés. Puis, c'est Gaurain- 1 Ramecroix, où des fours h chaux se sont affaissés, où dos habitations nombreuses £ sont en ruines, où des arbres ont été ha- r chés, déchiquetés, fendus, où la forêt a été r rasée. Aux alentours, c'est Froyennes, War- v cliin, Rumillies, Kain, Pecq, Bizancourt j qui ont subi des détériorations importan- ^ tes du fait que les Allemands avaient miné t les routes et les carrefours. Enfin, c'est R Tournai même, et particulièrement ses fau- q bourgs qui ont souffert. Des passages et des écluses de l'Escaut, seul le vieux « pont des trous » est resté. ? Les maisons sises sur la rive droite du fleu- r ve ont été en grande partie abîmées. Le bas- r quartier a subi le bombardement ennemi, dont le tir, mal repéré, portait trop court. 1 Une fenêtre ogivale de la cathédrale a été j* atteinte d'un odus, ainsi que le pied du bef- £ froi. j Des maisons de commerce de la Grand'- ç Place sont endommagées et plusieurs cen- i taines d'autres dans la cité ont subi le mê- C me sort. | Vers la gare, le beau pont Morel s'est ef- ^ fondré sur les voies du cnemin de fer, elles- p mêmes sautées, courbées et détruites sur n une longue distance. La stat ion, souvent bombardée par avions, n a perdu des milliers de carreaux de vitre h ^ son préau. Dans les faubourgs, partout des ruines. r des maisons sectionnées, béantes, des usine* n démolies^ &. H u PAR LA VOIX DE SES REPRÉSENTANTS LA BELGIQUE REMERCIE LES TROIS MINISTRES PROTECTEURS M. le Marquis de VILLALG5AR MInIstr. d'Espagn» M. BRAPJD WHÎTLOCS Ministre d'Amérique M. VAN VOLLENHOVEN Ministre des Pays-Ba« Peu de monde dans l'hémicycle, h 4 heures. Le public attend dans les couloirs et 80us le péristyle le moment où les trois ministres protecteurs feront leur entrée da le Parlement. Quelques députés sont à leur banc; des sénateurs les y rejoignent. En face des Bureaux, sur l'un des fauteuils destinés aux héros du jour, M. Woeste s'est assis très h l'aise, et, les jambes croisées, il s'entretient avec un de ses collègues du Parlement. On aperçoit un officier général: le général Biebuyck; puis d'autres uniformes. Ils s'effacent derrière la galerie qui sert habituellement de promenoir à nos députés.A 4 h. 20, un flot de redingotes s'engouffre dans l'enceinte parlementaire. Des conversations s'engagent, animées, bruyantes. Dans quelques minutes la cérémonie commence.Mgr Mercier apparaît dans l'hémicycle. Il est très entoure. Il se rend au devant des Ministres protecteurs qui, chaleureusement acclamés, font leur entrée. Ils vont prendre place sur des sièges devant la tribune, entourés des présidents de la Chambre et du Sénat. Immédiatement le baron de Favereau prend la xjarolet Discours de M. de Favereau Président du Sénat Pour l'honneur de l'humanité, lee événements réoenta ont démontré, de taçon éclatante, que Lo malheur n'éloigne pas toujours lee amiia et qu'il exerce môme 6ur les nobles âmes, un véritable et profond attrait. Jamais pays no s'est trouvé dane une situation plus périlleuse, plus désespérée que la Belgique au mois d'août 1914. Dans ce malheur immonde, indicible, la Belgique n'a pas été abandonnée f Elle s'est trouvée entourée de puissante protecteurs et d'amis fidèles. Les urw se sont levtis en armes et sont aooourus à son aide et l'ont, par la lutte la plus pipantesque, triomphalement délivrée. I/es autres, tenus à l'éoart de la grande g-uerre, lui ont rendu les services essentiels qu'elle pouvait attendre des seulee nations neutres. Nous sommes réunis, Messieurs, pour commémorer ces services, et offrir à trois amis de la Belgique, le tribut do reconnaissance de la nation tout entière. Leurs Excellences les ministres d'Espagne, des Etats-Unis d'Amérique et des Pays-lias, témoins des souffrances que nous endurions, n'ont cessé de nous manifester les sentiments de la plus sincère, de la plus profonde et de la plus fraternelle commisération. Jls nous-ont donné, dans chacun dice malheurs qui nous ont si cruellement frappés, l'aide la plus dévouée, la plus généreuse. Défenseurs du droit et de l'opprimé, no* trocs grands amis, par les démarches les plus actives. leB plus persévérantes, ont oherohé a prévenir les mesures contraires aux conventions internationales, et. si leurs instances ne parvenaient point a les empêcher, ils s'efforçaient d'en retarder l'exécution et enfin d'en atténuer les effets. Combien de orîmes, combien de ruines n'eussent pas été év>ités, si les justes protestations de noo protecteurs avaient été toutes efficaces. Accessibles & tous les Belges dévoués aux intérêts do chacun d'eux, il n'est, pour oins, dire, pas une Juste réclamation qui n'ait été introduite, soutenue, défendue par eux auprès de l'occupant. Leur action bienfaitrice s'est étendue au-delà. des frontières • nos prisonniers militaires et civils, détenus dans de* camps insalubres, alimentés d'une nourriture toujours insuffisante et souvent malsaine, ont été l'objet de leur particulière sollicitude. Grâce à leurB instances, le sort d'un grand nombre a été amélioré, et plusieurs ont retrouvé la santé par un séjour dans les Alpes. T/orateur rend un hommage individuel aux ministres; ses paroles sont acclamées. Mais c'est une cn-ation délirante quand le président du Srnat, salue l'action humanitaire de M. Brand Withlook et des Etats-Unis Chers et grands amis, dit l'orateur en terminant, si le malheur ne voue a pas détourné de nous, si, sur vos nobles âmes, nos épreuves ont exercé un fiinrère et profond attrait, l'ingratitude n'aura jamais de prise sur les nôtres. Vos noms chéris ne trouvent à jamais Inscrits au plus profond de nos cœurs. Ils seront répétés de génération en génération. Us seront mêl'.'-s, de siècle en siècle, au récit de la gronde épopée, que l'aïeule fera aux petits enfants, et ainsi cetto reconnaissance que nous vous vouons solennellement a-uiour-d'hui, durera autant que la nation belge elle-même. Ce discours est longuement acclamé. Discours de M. Delacroix Premier Ministre Le pays tout entier, représenté par ses organes officiels, a tenu à vous exprimer, aujourd'hui, sa profonde et inaltérable gratitude. Vous avez été nos protecteurs dans la plus haute acceptation du terme, et si nous n'avons pu assister, que do loin, à vos assauts quotidiens contre les autorités occupantes en vue d'épargner, h nos populations meurtries, les souffrances et les privations renouvelées tous les jouTs i;ar des raffinements cruels, noue avons la consoience que votre couragie ne se ralentit jamais devant les t<tcho8 les plus ingrates. Au moment où l'oocupatton de Bruxelles, par les troupes allemandes devint imminente, les représentants des puissances aocrédités aunrès du gouvernement belge durent se résigner h quitter la capitale. Macs Leurs Excellences, le marquis de Villalobar et Brand Whitlock, après s'être concertés, décidèrent de rester à Bruxelles, pour venir en aide à la population 60us l'occupation ennemie. D'autres représentants de puissances neutres imitèrent cet exemple. Dès avril 1915, le ministre des Pays-Bas, M.Van Vollenhoven, aooordait son patronage au Comité National. Mais leur appui ne se borna pas là, ils obtinrent, de leurs gouvernements, la protection officielle de coux-oi à l'œuvre du ravitaillement et de secours en Belgique. O'est grâce à ce concours et aux initiatives des ministres protecteurs que le Comité National put subsi.*t?r pendant toute la durée de l'occupation allemande. Il fonctionna avec l'assentiment do l'occupant qui, grâce â la diplomatie habile dos ministres proteoteurs. finit par reconnaître cet orga^ nisme d'utilité publique. Quant à nos hôtels de ville et à nos administrations communales, quant à nos héroïques bourgmestres — spécialement ceux de la capitale — s'ils ont pu demeurer fièrement dans leurs fonctions et démontrer, pendent l'occupation, que l'autonomie communale, en Belgique, n'était pas un vain 1 mot, o'ost en giando partie grâce à l'iuter l I vention des ministres protecteurs. , C'est ensuite uu .nom de nos prisonniers politiques que je viens tous remercier, Ex cellenoeis, et aussi, laissez-moi vous le dire, uu nom de ceux qui vous doivent de ne pas figurer dans 00 nmrtyrologe glorieux. Gloire â vous, Excellences, soyez bénis autant que lo souhaitent les cœurs reconnaissants des Belges aujourd'hui libért*. (Longues acclama uonsj. Discours de M. Poullet Président de la Chambre Dans le palais où nous nous trouvons réunis, des frcvsciuvs, des tableaux, des marbres rappellent quelques-uns des principaux événements de nos Annales, il n'est pas douteux que no» artistes ne soient bientôt appelés à y commémorer les 6cuvenira les plus glorieux ou les plus émouvants Uu rôle j,oue par la Belgique dans la grande guerre. Du-jâ le Sénat, dont la ealle des séances a servi de sièg>e à la haute oour militaire allemande, a décidé qu un mémorial serait érigé pour honorer la mémoire des héros qui ont comparu devant ce tribunal de sait* et qui y ont, avec une si admirable fermeté, i'ajt le sacrifice de leur vie. La grande œuvre humanitaire à laquelle vus Exoellenoes se sont vouées, sera retenue par 1 histoire comme l'un des épisodes les pi us remarquables de la période d'occupation. Aussi les bureaux d<es deux assemblées, d'aooord avec le gouvernement, certaine d'avanye de l'approbation des Chambres et du i*ays, ont-ils déoidé de placer, dans les salons do ce palais, les bustes des ministres protecteurs int/imement associés à nos destinées â l'une de leurs heures les plus tragiques; c'est à juste titre que vos Excellences prendront place dans cette galerie où los Chambres belges placent les hommes d'éliie qui ont bien mérité de la patrie. C'est l'écho d'une do3 plus glorieuses traditions des Pays-Bas qui se reflète dans l'action de M. le ministre Van Vollenhoven. La Hollande a toujours été hospitalière aux proscrite, aux victimes de guerres et de révolutions. Pendant les deux années que j'ai passées parmi les réfugiés belges là-bas. j'ai été le témoin ému du dévouement inlassable avec lequel S. M. la reine, les autorités publiques, les comités, les simples particuliers, aux premiers rangs desquels votre vénérable mère, Mme Van Vollenhoven, s'attachaient û améliorer le sort des victimes de la guerre. L'œuvre bienfaisante que vos compatriotes accomplissaient chez eux, vous l'avez accomplie ici. Dans le ma.rbre qui conservera, pour la postérité, les traits de M. Brand Whitlock, 1 artiste mura faire revivre le digne représentant de la nation américaine. S'adroKsant au marquis de Villalobar : ' C est.pendant la durée entière de l'occupation, depuis le premier 'jour jusqu'au dernier. que le marquis de Villalobar remplit la mission tutélaire que nous célébrons aujour-d hui. En terminant ce discours, frénétiquement applaudi, M. Poullet annonce qu'un buste sera é talement offert à chacun des ministres fêtés. LES MINISTRES PPvOTECTEURS RÉPONDENT Discours du marquis de Villalobar C'est à peine si je trouve les mots pour vous dire ma gratitude; mais, je puis vous allumer, au nom de mon auguste souverain i,e, .-Espagne, que, tous, nous admirons la Belgique et son héroïque roi. J ai trouvé une aide puissante parmi mes collègues de la diplomatie; M. Brand Whitlock dont le grand pays aida si puissamment a sauver la Belgique, nous tendit une main généreuse. Lorsque la grande république du Nord déclara la guerre à l'Allemagne, mon souverain télégraphia personnellement â S. M. la reine des Paya-Bas, qui s empressa d'apporter son concours dans cette œuvre d'humanité. Mon souverain intervint souvent et fréquemment, en son nom personnel, pour sauver des vies et des monuments chers à la Belgique; il intervint aussi en faveur des infortunés déportés, qui purent, en grand nombre, réintégrer leur pays L'Espa;.ne et la Belgique sont, plus que jamais, unies désormais par des sentiment? d'amitié: Albert et Isabelle revivent en Albert et Elisabeth. Nous ne pouvons dire assez l'admiration de l'Espagne pour vos glorieux souverains. Discours de M. Brand Whitlcck Excellences. Messieurs, Vous nous faites un grand honneur aujourd'hui. en vous réunissant, en cette séance solennelle et extraordinaire. Vos paroles me v »*it droi» au cœur et. avec l'émotion si profonde < u'elles me causent, je vous exprime ma gratitude pour cette manifestation nationale. Je suis d'une race. Messieurs, qui tr rave toujours un peu difficile l'expression de ses sentiments personnels; nous sommes pris d'une espèce de gêne, lorsqu'on nous rappelle d une façon si élogieuse ce que nous avons fait; et je serais tout à fait perdu, dan les circonstances actuelles, si ie n'étais pas sflr que cette amitié, qui existe entre voue et no-8, ne vous eût déjà dit combien je 8uû to» ché par cette cérémonie. Vous avez bien voulu. Monsieur le Président. évoquer le souvenir des services — le mot est vôtre — que mon cher ami et collègue, le marquis de Villalobar. et moi. ivon été à même de vous rendre, dès le commencement de la guerre, et. tout en vous remerciant, vous me permettrez de rendre ici. à mon estimé collègue, l'hommage de cett- amitié qui nous, unit depuis si long-tomus. Quand l'idée m'est venue que l'autorité et la force do l'Amérique pouvaient être utiles â Bruxelles et à la Belgique, quoi do plus naturel, que d'avoir résolu de rester ici, parmi vous. Qu >i do plus heureux que de travaille:, avec cet aini, pour un peuple si injustement attaqué et si éprouvé? Quoi de plus agréable, que de travailler avec une organisation aussi superbe que votre Comité National, avec un Solvay et 1111 Francqui à sa tête? Et quoi de plus irrésistible, que 1 attitude de vos populations, conduites par vos braves bourgmestres et éclairées par le flambeau du patriotisme, levé par lee mains pieuses du grand cardinal? Du rôle de l'Amérique en Belgique, dans le Nord de la France et sur les champs de bataille de cette guerre, que d'autres en parlent: je ne le puis pas. Mais ce que je puis vous dire, c'est que. nulle part, l'attitude héroïque de la Belgique n'a provoqué une admiration plus grande, que celle que vous avez éveillée dans mon pays Dès Tes premiers jours do la guerre, les cœurs de ces 110 millions d'hommes libres se portèrent vers vous, dans un même élan de sympathie et d'admiration. Et. depuis cette grande âme qui. dans les chambres retirées de la Maison Blanche, portait le fardeau des agonies du monde, jusqu'au plue petit de nos enfants, qui partageait son pain pour qu'un enl'aut belge ne se sentit pas oublié, un courant d'amour s'en alla vers voub. Vous, Monsieur le Président, et vous-même, mon cher Collègue, vous avez parlé do cette aide etTicace et indispensable que nous ont prêtée mon distingué compatriote. M. Hoover et les messieurs do la Commission for itelief in Belgium. Je 110 puis rien ajouter à l'hommage que vous leur avez rendu. Et. quand j'ai du vous quitter, il y a vingt mois, pour suivre ailleurs mon drapeau, et quand lec jeunes Américain» de la C. U. B. s'en Bont allés poc r se joindre à une autre Commission for Itelief in Belgium plus vaste, ca lut une consolation de trouver, dans 1© concours de la Hollande, représentée. Ici. par notre cher collègue, M. Van Vollenhoven, un moyen do continuer cette organisation de 1 autre côté de la frontière, que noa jeunes gens ne devaient plus franchir désormais qu'en vainqueurs, en compagnie de vos braves soldats. En me trouvant, de nouveau, dans ces lieux classiques oh bat le cœur du peuple belge, mes souvenirs me reportent â cette journée du tragique mol# d'août 1914, où, parmi les vivats de toute une nation, noue assistions à une scène inoubliable: d'ici.nous avons vu sortir votre grand Roi. l'épée â la main. Nous l'avons suivi en pensée et haletants, pendant les semaines où. lui et son armée ont tenu Llégc, ces Thermopyles de la démocratie, et nous l'avons suivi jusqu'à Ybct où il a dit: - Pas plus loin ». Dès lors les yeuT d'un irtfndo ont été fixés sur cette figure héroïque, qui a trouvé son apothéose dans «es sables des dunes et dans les boues des tranchées. Dans les siècles à venir, 1 Art, cet acolyte de 1'HiBtoire. célé* orcr.i dans les poèmçs et dans les chants, sur la toile et dans lo marbre, le Roi qui a fixé son royaume dans le cœur de chaque homme qui sait ce que veut dire le mot • Hon eur ». ^•e *}°tre prison, ici. Messlenrs, nous avons assisté à cet effroyable drame, qui déron-jpit ses scènes d'horreur sur le théâtre de burope. L'une après l'autro. nous avons vu ]"•? nat:->ns libres entrer dans cotte lutte gi-frantesque, jusqu'à ce que le monde entier lut embrasé par les flammes qui menaçaient ne le dévorer. Nous avons vu chacun des principes, pour lesquels on s'est battu eu Belgique, depuis les jours de Jacques Van Artevelde, jusqu'aux jours du roi Albert, renie méprisé, dédaigné: nous avons vu chacun des principes de liberté, arrachés pendant mille ans de lutte, tout ce qui compose cette incomparable richesse que nous appelons la civilisation, piétiné sous les ta-ions de fer d'une puissance qui. saisie d-'une iVÎl. - Pui restera un des phénomènes de ! Histoire, avait mis toute sa fol dans la force brutnle. Tes bases de toute croyance en furent, ébranlées. On commençait même, ''ans cette longue nuit, à désespérer de T aube. Mais la longue nuit passa; l'aube est venue. Je viens de dire que, le jour où votre erand Roi est sorti de cette Chambre, il s'en alla l'épée à la main. Mais. Messieurs, il avait quelque chose de beaucoup plus puissant encore: il avait, dans son âme, une foi inébranlable en la cause de son peuple. Un monde se rallia autour de cette bannière Cette foi n'a pas plus fléchi devant les pelotons d'exécution à minuit, qu'elle n'a fléchi, là-bas. dans les lointaines étendues de 1 Yser. Et voici cetto foi justifiée, cette foi qui. dès le commencement, vous avait dft 011 il est doublement armé, celui qui a la justice de son côté. Si votre nation a dû supporter les souffrances les plus atroces, vous ayez eu. par la loi éternelle, des compensations morales, l'insigne honneur de voir la Belgique devenir le symbole de cette justice, pour laquelle le monde éclairé a pris les armes. Excellences. Messieurs. Là-bas, le long des eaux jaunes de l'Yser, là-bas, sous l'Etoile du Congo, gisent beaucoup de vos fils. Le long de vos frontière*, dans la morne Camplne. sont étendus les braves enfants qui ont affronté les fils éleo-trisés, pour chercher la sublime aventure. D autres encore, arrachés de leurs fovers, dans la nuit et dans le froid, sont "nllés mourir dans les camps de prisonniers, dans les carrières et dans les mines des ennemis. Ici. plus près de vous, reposent les victimes anonvmes d'innombrables tragédies obscures et héroïques. Dans lee lointaines terres étrangères, dorment d'autres guerriers — les vôtres et les nôtres — oui ont affronté la mort le sourire aux lèvres. Leur i; elle est accomplie. A l'abri des passions humaines, au-dessus des envies, des haines et des ambitions. 1I3 dorment dans la eloire éternelle, où se fondent leurs sacrifices Ils sont saufs, maintenant, dans la belle immortalité de leur jeunesse. Pour nous. qui. pendant la guerre, avions une taohe moins dure que la leur, une autre tftche s'impose: le devoir d'entretenir le patrimoine qu'ils nous ont légué et de faire un monde digne d'eux et de leurs sacrifices, un monde plus doux, parce qu'ils lui auront laissé le souvenir de leur amour et l'exemple de leur abnégation, un monde meilleur parce que les principes pour lesquels ils firent le sacrifice suprême y régneront.Discours de M. Van Vollenhoven Après avoir remercié le Gouvernement et la Cha-nore, M Van Vollenhoven s'exprime ainsi • Je suis sûr d'interpréter les sentiments de mon gouvernement, en exprimant ici l e noir et la confiance que los liens d'amitié, renforcés ces dernières années entre les Pays-Bas et la Belgique, offrent la garantie que les rapnorts futurs entre nos deux pays seront toujours basés sur l'esprit de confiance et d'entente qui. pendant bientôt 80 ans. ont caractérisé leurs relationsJ'ai apprécié et j'ai appris à aimer cette l.f-l^ique, si eplendi-le et si glorieuse. J'espère qu'une nouvelle ère de prospérité s'ouvrira pour elle, dans laquelle elle se développera encore plus belle, plus noble et plus resplendissante que jamais, et qu'elle atteindra. sous le rè'rn'î d'un roi héroïque et d'une reine charitsMe, l'apogée du bonheur, à laquelle ses souffrances et la défense de sa si belle cause, lui ont donné droit.» * * * Ces discours sont fréquemment interrompus par les acclamations de l'assemblée. La cérémonie officielle prend fin et, heureux de cette belle réunion, on se répand dans les salons de la Chambre, où l'on va prendre le thé. VON MACKENSEN INTERNÉ Budapest, 16 décembre. — Selon le journal « A7, Kst ». le gouvernement hongrois a ordonné l'interne! f,nt du feLd-nmréciial von MacLensen. — Ha vas.

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