La dernière heure

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s.n. 1914, 29 Juni. La dernière heure. Konsultiert 08 Dezember 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/qz22b8x521/
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BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi lies annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal et à l'ACENCB HAVAS, 8, place des Martyrs, 8 (l*r étape) à Bruxelles. La Dernière Heure LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ SEUL JOURNAL BELGE ayant fait contrôler et certifier par expert» comptable» assermenté» prè» de» tribunaux, le» tirage» quotidien» et moyens de ses numéros payants. Constat : PAR JOUR: 125,922 NUMÉROS N* 180 NEUVIÈME ANNÉE LUNDI 29 JUIN 1914 CINQ CENTIMES POUR ÉVITER DES NAUFRAGES Le brouillard, l'incendie et les icebergs sont assurément les principales causes des catastrophes maritimes. La tragédie du Titanic aura été d'un sage enseignement. On mande, en effet, de Washington que le Scncca vient d'effectuer une croisière pour la surveillance des glaces dans le Nord-Atlantique et qui recueillit les derniers survivants du Columbian, au large de la côte de la Nouvelle-Ecosse, embarquera, au début de juillet, un certain nombre d'experts en océanographie et s'en ira passer deux mois d'été dans le voisinage des côtes du Groenland, afin d'étudiei la formation des icebergs et les courants qui les entraînent vers le Sud. Déjà les avertissements envoyés au moyen de la télégraphie sans fil par le Seneca et le Miami, son compagnon d'aventure dans le Nord-Atlantique, ont éloigné de nombreux navires des glaciers flottants qui, cette année, se sont particulièrement avancés vers le Sud Les observations qui ne manqueront pas de résulter de la nouvelle croisière permettront, à n'en pas douter, d'édicter certaines mesures de nature à assurer la sécurité des géants de mer. Blocs énormes et redoutables détachés des banquises terrestres, du Groenland surtout, ils descendent jusqu'aux zones tempérées et jusqu'à des latitudes parfois très méridionales.La mer rongeant toujours la nappe glacée qui s'étend jusque sut une longueur de six cents lieues, il arrive un jour que le glacier donl la masse est en moyenne de 28 millions de mètres cubes, perd son équilibre. Un craquement formidable se fait entendre et la partie la plus avancée se disloque en formant des icebergs. Ceux-ci ne subissant qu'une très faible fusion par suite du climat, sont alors entraînés par le; courants marins et la dérive des eaux. Ces icebergs, dont le front atteinl de six à sept cents mètres'au moins s'élèvent, enjgénéral, d'une tren- -0-. i-JU-W vemwlp î'priu* ffriie1 parlfc émergeante ne représentant que le septième ou le huitième de la masse, on peut juger de l'énormité du bloc. Ainsi, pour 30 mètres qui s'élè vent au-dessus de la mer, cela donne de 210 à 240 mètres de hauteur totale. Véritable montagne de glace, 's'il en fut. Mais il ne faudrait pas s'imaginer que les icebergs n'aient qu'une patrie : le Nord. Ceux du Sud sonl plus colossaux encore et plus abondants; ils enveloppent les points extrêmes de l'Afrique, de l'Amérique et de l'Océanie où ils atteignent des longueurs de 20 à 3C kilomètres avec une hauteur d'uni quarantaine de mètres. On comprend, n'est-il pas vrai, que des navigateurs anciens le; aient signalés comme des îles de glace. En 1893, six mois durant, une gigantesque débâcle des banquise; antarctiques fit descendre à l'Esl de la Patagonie, un iceberg formi dable s'étendant sur 100 kilomètres de longueur et contre leqtic! vinrent se heurter douze navires Ce.qui complique le danger de; collisions du genre, c'est évidemment le brouillard qui sévit, dan; les parages de Terre-Neuve parti culièrement, et qui rend la naviga tion terriblement angoissante. Partout c'est la brume opaque On a l'impression, disent les gen: de mer, de voyager dans de l'ouate aucun bruit; l'oreille est aux aguet; pour percevoir le bruit sourd du ressac contre la glace; le froid in tense rend l'heure plus pénible encore;, la brise passe comme ur frisson de la mort. Malheur au navire s'il heurte 1( monstre, malheur aussi pour lui. si cette masse énorme vient à chavirer par suite d'un mouvemen! de la mer ou d'un déplacemenl d'air et à déterminer autour d'elle un effroyable raz de marée où tour, billonnent la"'glace, et l'eau! Cependant, par un temps clair, quand le soleil glisse des rayon; d'or, c'est un spectacle féerique que celui de ces banquises d'un; admirable pureté, blanches et sein tillantes, où l'on découvre des py ramides, des clochetons, des ogi yes, des dômes, des voûtes, toute une architecture merveilleuse où semblent se confondre, en un fouillis improvisé, les styles les plu; variés des temps révolus. Ces icebergs font évoquer alors les belles fleurs vénéneuses donl l'attirance a si souvent de si terribles suites; aussi malgré tout lf ravissement que procure aux gen; de mer, cette sculpture naturelle, jamais les marins ne songent-ils ; s'en approcher. Et quand les océanographes du Seneca seront de retour, peut-être auront-ils trouvé le moyen, non dt nous débarrasser des monstres de glace, ce qui serait une idée de fo lie, mais d'indiquer aux paquebot; comment on peut être averti c temps de leur présence. R T1 A LA MÉMOIRE DU CHIRURGIEN THIRIAR Une pieuse cérémonie, dictée par lf reconnaissance et l'amitié, réunissait dimanche matin, dans la Salle de Théra peUtique du Parc Léopold, quelques per sonnalités bruxelloises, sous la double présidence de M. le Dr Rommelaere e de M. le Dr Stiénon, président du Comit( Thiriar, professeur et chef de clinique i l'Université libre. Ces messieurs étaient entourés des deux fils du Maître illustre dont on cé lébrait la mémoire, et de MM. Max bourgmestre; Demoor, recteur; Héger Depage, Behaeghel, J. Van Langenhove Hanrez, sénateur, L. Mayer et Alfrec Madoux. Dans la salle, MM. les docteurs Lor thioir, Feron, Jacob, Cheval, Jaucquet Gallemaerts, Lebœuf; MM. JFontaine e' De Broux, amis particuliers de la fa mille; de Ro, sénateur; Campioni, gref fier du Sénat; général Ninitte. Des drapeaux estudiantins, un par terre de fleurs où le soleil mettait ur peu de joie et de la vie, faisaient, ai buste admirable de l'ancien chef de cli nique — ce buste est de Rodin — un en tourage symbolique, d'une simplicitt exquise. Discours du docteur Sriénon Le docteur Stiénon, qui prit l'initia tive de cette commémoration, a carac térisé ainsi le chirurgien et surtout l'ami : « Au lendemain de sa mort, un groupi d'amis, de collègues et d'élèves de Jules Thiriar a pensé qu'il ne leur était pas permis de laisser se perdre son souvenir La reconnaissance de ses malades l'admiration de ses collègues et de ses élèves, l'affection de tous devaient as suier le succès de leur entreprise. *~r j/ ""SônjjjL'-i.. 1. '.uî""a*v uc^ouvùir luer aujourd'hui la mémoire du chirur gien éminent, du professeur affectionné de l'ami dont nous déplorons la perte. Jules Thiriar était un chirurgien d< grand talent. Le fait est de notoriéti publique. Ce que l'on sait moins, ce- qu< les générations actuelles ignorent peut être, c'est qu'il fut en chirurgie un in novateur averti. Il était né à la Chirurgie à l'aurore d< cette chirurgie moderne, dont la har diesse et la puissance nous frappen d'admiration. Tout jeune encore, il er comprit la beauté. Il en propagea le: doctrines et les méthodes; il en fut ic le véritable initiateur. Fresque tous les chirurgiens de cett< ville ont .été formés à son école. il aimait la jeunesse; il protégeait e favorisait ses efforts. Sa vie fut un modèle de probité pro fessionnelle. Kien n'a rehaussé son granc talent comme le respect qu'il avait pou: celui des autres. Mon rôle n'est pas de vous rappele: dans le détail tous les mérites de Jule: Thiriar. MM. les professeurs Depage e Héger s'acquitteront tout à l'heure di cette mission. Je dois seulement vous exposer la tâ che accomplie par le comité de cetti manifestation. La souscription recueilie a permis di lui donner toute l'ampleur souhaitable Nous avons été puissamment aidé; . par la coopération généreuse de Mim Jules Thiriar; elle a pensé qu'elle m pouvait plus noblement honorer la mé moire du compagnon de sa vie; qu'ell< daigne accepter l'hommage de notre re connaissance. Le Comité a décidé la création d'uni Fondation Jules Thiriar, qui sera affec tée à l'entretien de la clinique illustré! par le talent et le dévouement de notri regretté collègue. Le Conseil d'administration de l'Uni ' versité a bien voulu se charger de h gestion de cette Fondation. 11 nous a autorisé, en outre, à place: dans cet auditoire la reproduction d'ui buste de Jules Thiriar, œuvre superbi de Rodin. - Que cette image soit pour les généra tions d'étudiants qui se succéderont su ces bancs le symbole des plus éminen tes vertus médicales. Telle est, Mesdames et Messieurs, l'œuvre accomplie par le Comité. Grâce à votre appui, le nom de Jule: Thiriar sera rendu impérissable non seu lement par ses travaux, par son talent par les qualités éminentes de son carac tère, mais aussi par la manifestation d< l'affection que nous avions pour lui. » Mme Vve HANSE La centenaire qu'on a fêtée dimanchi à Renaix Discours du docteur Depage Le docteur Jules Thiriar est né à St-Vaast, en 1846. 11 obtint, le diplôme de ! médecin avec la plus grande distinction, - à l'Université de Bruxelles, en 1871, au moment où ge terminait la guerre fran- . co-allemande. Bientôt après ,il fut nommé adjoint au service des autopsies et sut mettre à profit les notions d'anatomie pathologique, qui s'offraient à lui. C'est de cet-, te époque, que date son travail sur les 'hémorragies de l'arcade palmaire. La même année, il sollicita et obtint la place de médecin des pauvres, à Ixelles. La guerre avait laissé derrière ille bien des misères ; la variole et le typhus faisaient rage; Thiriar se dépensa, se ' multiplia sans compter; sa simplicité cordiale et bienveillante, ses façons rudes et franches de bon paysan wallon, son inaltérable bonne humeur jointes à un dévouement sans limite, lui acqui rent une réputation méritée. Il fut nommé assistant de Deroubaix, en 1873, en revenant de Vienne, où.il avait visité les services de Billroth et d'Alberth. Au ccmtact de ces maîtres, 'i s'était familiarisé avec le méthode antiseptique, dont Lister venait de répandre les princip' *. En 1882, n fut nommé professeur sup-. pléant au cours de pathologie externe, où il devait succéder à Thiry en 1897 ; en 1886, il devint chef de service à l'hôpital Saint-Jean; en 1890, il remplaçait Sacré comme professeur de clinique et ! occupait la chaire de pathologie externe. Depuis plusieurs années, il était membre titulaire de l'Académie royale de Belgique. 1 C'est très jeune encore que Thiriar ■ donna sa mesure; à partir du moment où Deroubaix se l'était attaché comme r"~ïîujV .1^7 il <ï>Ol<-UiVxu û< opil'r'atit Zlô €i . ses entretiens cliniques si bien documentés, si précis, si réellement instructifs. Que dirai-je de plus? Il est un point , sur lequel je voudrais insister encore: ; Thiriar a exercé une influence des plus ; heureuses sur la vulgarisation de la chirurgie en Belgique. Il fut un chef d'école dans la plus haute acception de ce terme. Ses disciples, fidèles à son enseigne-! ment, se retrouvent aujourd'hui jusque dans nos plus petites communes. Us ^ conserveront de Jules Thiriar le souve-1 nir d'un maître vénéré, d'un travailleur > convaincu, d'un ami dévoué, d'un hom-i me dont l'existence tout entière fut consacrée au bien de l'humanité. Discours du docteur Héger i Le Dr Héger s'attache à caractériser l'œuvre du sculpteur Rodin, qui n'est, dit-il, qu'un symbole. L'artiste français 1 était venu ici pendant la guerre; les : traits de Thiriar le frappèrent et il voulut surtout exprimer l'intelligence et la - volonté qu'ils révélaient. En dehors des ; traits matériels qui assurent la ressem-t blance, c'est bien un symbole qui s'af-, firme dans l'expression de l'ensemble; c'est bien Thiriar, volontaire et cher-. . cheur, qu'il nous fait revivre aujour-, d'hui après quarante années. Fils de campagnard, il n'a compté que sur lui-; même; il hésita de s'installer à Bruxelles; il songea même à retourner dans ! son pays natal. C'est à ses amis d'alors, ' à Alfred Arnest, Victor Desmet, Jean ^ Charlier, Alexandre Wilmart, René La-visé, Stiénon et moi, qu'il se décida à [ s'établir ici. C'est alors que commença son apostolat. Il devenait l'homme que Rodin a voulu exprimer dans ce bronze tourmenté où Thiriar nous apparaît • comme à la poursuite de l'idéal qu'il - devait atteindre.. ' L'orateur termine en rendant homma- - ge à Mme Thiriar, qui fut la digne compagne de la vie du chirurgien. ! Discours de M. Delaet M. Delaet exprime la vive admiration, l'affection, le respect des étudiants en 1 médecine, pour la mémoire du Dr Thi-î riar, car la dette contractée envers cet illustre maîtré, est de celles qui ne s'é- • vanouissent pas. En quittant sa chaire, il r nous dit au revoir — et ce fut un adieu, ■ car nous fie le revîmes plus; mais ce ne fut que son avant-dernière leçon; sa dernière s'acheva au chevet d'un malade. Discours de M. Rommelaere » Au nom du conseil d'administration • de l'université, M. le D' Rommelaere té-î moigne sa reconnaissance aux organisateurs de cette cérémonie. Elle est, rap- ■ pelle-t-il, caractérisée par un double but : D'abord, le merveilleux buste du maître restera dans cette salle qu'il a ; illustrée; ensuite, une Fondation per- ; , pétuera son souvenir en perfectionnant l'enseignement clinique auquel Thiriar j s'était dévoué. Et la belle et impressionnante cérémonie prend fin. UN CABARETIER BLESSÉ PAR DES POCHARDS A IXELLES Dimanche, vers deux heures du matin, des noctambules se trouvant sous l'influence de la boisson, voulurent pénétrer dans le café des époux B..., rue de la Couronne, à Lxelles. Le tenancier s'y opposa alléguant que l'heure de la fermeture était déjà dépassée. Les pochards ne voulurent rien entendre. Une bagarre se produisit au cours de laquelle B... reçut une large blessure à la tête. Au bruit fait par les batailleurs des agents de police accoururent et conduisirent les pochards au commissariat central. L'un d'eux nommé W...., ouvrier maçon demeurant chaussée d'Etterbeek, a été trouvé porteur d'un casse-tête qui a été saisi. Il semble que c'est à l'aide de cette arme que le cabaretier a été frap-» P^- M. Samyn, commissaire-adjoint, poursuit son enquête. PRENONS GARDE! L'ANNEXION DES FAUBOURGS PRÉTEXTE A CLÉR1CALISATI0N UNE BONNE PROIE LA PERTE DËTAUTONOMIE PAIERAIT L'EXTENSION DE TERRITOIRE Dl Tout prétexte est bon au gou-nj vemement pour réduire le Cl—I pouvoir des grandes villes. A Jj 1 propos de l'annexion proposée de la commune de Molenbeek par la ville de Bruxelles, la presse cléricale rompt une lance en faveur de la mainmise du pouvoir central sur la capitale.La thèse des cléricaux est double. Pour les uns, il est à craindre que la ville de Bruxelles se développant trop, le bourgmestre ne devienne un personnage plus important qu'un ministre. Four les autres, les extensions de territoire que pourrait réaliser la ville de Bruxelles exigent des garanties. Pourquoi? Mystère. Tout simplement, sans doute, parce que le gouvernement aimerait tenir la police de la capitale sous son autorité, dans les moments d'effervescence politique; il ne lui déplairait pas non plps, sans doute, d'intervenir dans l'administration des régies, où certains de ses amis ilairent de bonnes combinaisons.C'est ce qui ressort clairement d'une déclaration du « Patriote », notamment : « En tous cas, pour ce qui regarde la police et même les postes importants des divers services communaux, notamment pour les régies, il ne saurait être question de les abandonner au pouvoir communal de Bruxelles unifié. » 11 serait intéressant de savoir si c'est l'avis du gouvernement; dans ce cas, en effet, la question de l'annexion serait enterrée en attendant des jours meilleurs. M. Max l'a déclaré avec.force au conseil communal, et il fut unanimement approuvé; plutôt que de renoncer aux prérogatives qui sont aujourd'hui l'honneur de la ville de Bruxelles, il renoncerait à l'accroissement du territoire. Une extension matérielle payée d'une diminution morale ne saurait convenir à des mandataires conscients de leur devoir et de leur dignité. La proposition d'enlever la direction de la police à la ville n'est, du reste, qu'un aspect d'une proposition dt-jù faite il y a quelques années par un clérical, qui demandait la création d'une dixième 'province créée par l'agglomération bruxelloise et placee sous l'autorité d'un gouverneur. Celui-ci ne serait qu'un préfet de police, un agent gouvernemental intervenant à tout propos dans les affaires locales, dans un esprit opposé à celui de la population. Cette belle idée fut fort mal reçue dans son temps, et Pon n'en parla plus. Ce n'était qu'un b-lion d'essai. Mais il ne faudrait pas -étonner de la vo nnjTt. *TTi-ui. il se pourrait fort bien qu'on présentât sous un jour favorable la constitution de cette préfecture de police, comme rançon de l'annexion de certains faubourgs. Certains annexionnistes pourraient s'y laisser prendre, et c'est pourquoi M. Max a eu raison de déclarer que la ville ne consentirait jamais à une « diminu-tio capitis » quelconque. LE PRINCE HERITIER D'AUTRICHE ET SA FEMME SONT ASSASSINÉS A SARAJEVO Sarajevo, dimanche. — L'archiduc héritier François-Ferdinand et sa femme, la duchesse de Hohenberg, se rendaient à l'hôtel de ville où avait lieu une réception, lorsqu'une bombe fut lancée contre l'automobile, mais l'archiduc put l'écar-tér de la main. La bombe fit explosion après que l'automobile fut passé, mais les personnes .se trouvant dans l'automobile suivant, le comte Bôos-Waldcck et l'aide-de-camp lieutenant-Colonel Meriz-zi furent légèrement blessés. Dans le public, six persones furent plus ou moins grièvement blessées. L'auteur de l'attentat est un typographe de Trebinje, nommé Cabrinovic, qui fut arrêté sur le champ. Apres la réception à l'hôtel de ville, l'archiduc héritier poursuivit sa tournée en automobile à travers les rues cîe la ville. Un élève du Lycée, de la huitième classe, nommé Princip, de Grahovo, tira alors plusieurs coups de revolver enr l'nnff\niAKi1ri l'iirnlunu/^ L'archiduc François-Ferdinand fut atteint au visage et la duchesse de Hohenberg. sa femme, fut atteinte au bas-ventre.' L'archiduc héritier et son épouse furent transportés au konak, où ils succombèrent peu après. L'auteur du deuxième attentat a, été également arrêté. La foule, furieuse, a voulu lyncher les deux assassins. — Havas. FRANÇOIS-FERDINAND ET SA FEMME Le mystérieux drame de Meyerlirig qui, le 20 janvier 1889, coûta la vie à l'archiduc Rodolphe, laissa François-Joseph sans héritier diretc. C'est le neveu du vieil empereur, l'archiduc 'François-Ferdinand, qui était appelé à recueillir sa succession. On se souvient encore de la sensation que fit en 1900 la nouvelle que l'archi-clUc héritier d'Autriche épousait une jeune fille qui était de famille nob.e mais non princière : la comtesse Sophie Chotek de Chotkowa et Wognin. Fille d'un diplomate autrichien, elle était alors daine d'honneur de l'archiduchesse Isabelle. Or, le statut de la famille des Habsbourg ne permet pas de monter sur le trône à une princesse n'appartenant pas à. une famille régnante. L'em-peretir s'opposa longtemps à ce mariage. Il y consentit enfin : mais en imposant des conditions assez dures. Le mariage fut morganatique : l'archiduc du prêter serment qu'il ne Réclamerait jamais pour ses enfants le titre d'archiduc ou d'archiduchesse, ni le droit de succession au trône. Le mariage eut lieu le 1" juillet 1900, et par un diplôme en date du 8 août, la comtesse Chotek reçut le titre de princesse (Fiirstin) de Hohenberg. Mais, peu à peu, il fut évident que la situation se modifiait à la cour de Vienne en faveur de la jeune princesse de Hohenberg. L'empereur la rencontra souvent, fut charmé des hautes qualités de son esprit et de son caractère; il put apprécier les mérites qui avaient déterminé l'héritier du trône à cette union. Les marques de la faveur impériale ne manquèrent pas : en 1905, la princesse de Hohenberg reçut le titre de Sérénis-sim'e (Durchlucht) pour elle et tous ses decendants; en 1909, elle fut faite duchesse (Herzogin) de Hohenberg avec le titre d'Altesse (Hoheit) qui n'est donné en général qu'aux membres de maisons régnantes. C'était le plus haut rang que pouvait lui donner la cour de Vienne sans briser les règles de rétique- ' 3. En-même temps que l'étoile de la comtesse Chotek montait ainsi à l'horizon, celle de l'archiduc son mari brillait chaque jour d'un éclat plus vif. Ce n'était, jusqu'hier, un secret pour personne que l'archiduc François-Ferdinand avait une influence de plus en plus grande sur la conduite des affaires en Autriche-Hon-grie, que J'empereur lui abandonnait, chaque jour, une plus grande part du pouvoir souverain, et que l'héritier du trône révélait chaque jour le caractère, les vues et la décision qui imposent un chef d'Etat à l'attention de toutes les nations. NOTES BIOGRAPHIQUES Né à Gratz, le 18 décembre 1863, François-Ferdinand occupa de nombreux grades dans l'armée et fut à la fois général de cavalerie, amiral, propriétaire de divers régiments, chef de régiments prussiens, wurtembergeois, russe, et colonel honoraire du régiment espagnol de chasseurs à cheval de Lusitaniê. Membre honoraire de l'Académie des Sciences, à Vienne, protecteur des Académies de Prague et de Cracovie, l'archiduc héritier était un homme très cultive. QUI DEVIENT L'HERITIER De son mariage, célébré à Reichstadt, le lor juillet 1900, l'archiduc François-Ferdinand a eu trois enfants, la princesse Sophie, le prince Maximilien-», ..arles et le prince Ernest, âgés respectivement de 12, 11 et 9 ans. Le jeune prince Maximilien-Charles, on l'a vu, ne peut, en vertu de- statuts de la maison ae Habsbourg, prétendre à ' La duchesse de Hohenberg, sa femme succéder à son père dans tous ses droits au double trône de François-Joseph. La naissance de sa mère ne s'oppose point à ce qu'il devienne l'héritier présomptif de la couronne de Hongr>. mais, jusqu'à présent, il n'avait pas été consacre comme successeur de son père en tant qu'héritier de la couronne impériale. En droit naturel, c'est, au neveu de François-Ferdinand, l'archiduc Charles-François, né à Persenberg; le 17 août 1887, que devrait revenir, à la mort de l'empereur, le trône impérial. Cette mort tragique serait-elle le point de départ du démembrement de l'Autri-che-Hongrie.En tout cas, il faut attendre que la volonté nettement formulée de François-Joseph désigne celui des deux princes qui devra lui succéder dans tous ses Etats. Mais cette volonté sera-t-elle respectée dans cet empire qui manque d'homogénéité et où les luttes de nationalités, toujours des plus vives, font courir un péril constant à sa cohésion? L'EMPRUNT BRÉSILIEN Rio-de-Janeiro, dimanche. — Le Brésil n'a pas accepté les dernières propositions concernant l'emprunt. Toutefois, il a formulé immédiatement des contre-propositions.Dans les milieux officiels> brésiliens, on fonde sur le^ derniers télégrammes Beaumont La cathédrale Clermont. Vue générale Dieppe. La place du Casino Saint-Valéry-en-Caux. Lei bassins Panorama de Fécamp Le port du Havre UN LOOPING MONSTRE 145 CYCLISTES ONT AMORCÉ UNE BOUCLE DE 5,414 KILOMÈTRES AUX BELGES LA PREMIÈRE VICTOIRE PHILIPPE THYS S'AFFIRME GRAND FAVORI Voici donc commencé ce fameux Tour de France, douzième du genre, qui, jusqu'au 28 juillet prochain, va passionner ceux auxquels le sport n'est pas indifférent, c'est-à-dire tout le monde, à de très rares exceptions près, car le sport aujourd'hui, et surtout le cyclisme, exerce un tel attrait, que plus personne ne s'en désintéresse complètement. Or, c'est le Championnat du Monde da la ruute qui vient de débuter... LE DÉPART Paris, dimanche : On a rompu, cette 1 nnée, avec la tradition : plus de rassemblement, place de la Concorde, au pied de l'Obélisque, comme c'était la coutu-ne, le nombre des concurrents avait paru trop considérable. Le rendez-vous général avait été donné à une heure du matin au vélodrome LA rKbiVllhKh DU du Parc des Princes ; dans la nuit, le spectacle y était curieux, mystérieux, étrangement pittoresque, c'était, au dehors comme à l'intérieur, un grouillement d'ombres extraordinairement mouvant ; n'étaient les lampes et les lampions, on eut dit une vaste réunion de conspirateurs. Dejoie et Ménager pour les « groupés », Ménard et Tavemier pour les « isolés »,• vinrent signer les premiers la feuille de contrôle à 1 h. 10 ; les autres suivirent en bon ordre, les opérations préliminaires se déroulèrent sans encombre et lorsque Petit-Breton et Duboc eurent. bons derniers, apposé leur paraphe sur le dbeument officiel, le contrôle fut levé. Les concurrents furent rangés en bon ordre et l'on procéda à un dernier appel, puis 011 s'en fut en cortège, «à 2 h. 45. par la rue de la Tourelle, l'avenue de la Reine et le pont de St-Cloud jusqu'à la place d'Armes où, à 3 heures exactement, le départ fut donné aux concurrents dont voici les noms : LES CONCURRENTS COUREURS c CROUPES > 1 Buyese Marcel. Eecloo; 2. Buysse Lucien. Eecloo; 3. Défrayé Odile Rumbeek; 4. Deman R^ckhom; 5 liossius Retinue; 6. Verdickt, Roubaix; 7. Mottiat, Bouffioulx; 8. Gauthy, I'epinster; 9. Faber François. Colombes; 10. Uarrigou Gustave, Pantin; 11. Georget Emile. Cliâtellerault; 12. Engrel Emile, Colombes; 13. Eg(? Oscar, Paris; 14. Christophe Eugène. Malakoff; 15. Tliys Philippe. Anderlecht; 16. Alavoine Jean. Versailles; 17. Lambot Firmin. Marcinelle; 18. Pélis-sier Henri. Paris; 19 Heusghem Louis, Ren-sart; 20. Bnumler Marcel, Courbevo-ie; 21. Petit-Breton. Boulogne; 22. Girardenro, 1 UUK Uh rKA1NCL Novi-Ligure; 23 Luguet, Bordcîfux; 24. Cre-mo, Turin; 25. Contesini. Milan; 26. Degy, Versailles; 27. Duboc Rouen; 28. Trousselier, Paris; 29. Biaise. Verviers; 30. Dome, Bruxelles;31. Brocco Maurice Paris; 32 Godivier Marcel, Versailles; 3o Ménager, Colombes; 34. Cruchon, Paris; 35 Kippert. Nancy; 36. Ti'oerghien, Wattrelos; 37. Engel Louis, Colombes; 38. Erneet-Paul. Colombes; 39. Petit-jean Louis. Gonrieux; 40. Charron Ch., Paris ; 41. Devroye Henri. Mons-Crotteux; 42. Bor-garello, Turin; 43 Santhia. Cavaglia; 44. Au-riaux. Tours; 45. Dejoie, Pantin; 47. Passe-rieu, Ville-d'Avray ; 48. Kirckliam, Melbourne; 49. Munro, Melbourne; 50. Vandenberghe R.. Roulers; 51. Spiessen8 Alphonse, Malines; 52. Léonard Edouard, Neuilly; 53. Dhers, Belfort; 54 Fasoli, Atalanta; 55. Ne.mpon Jules, Calais; 56. Benoit Auguste. Chàtelet; 57. Bertarelli, Milan; 58. Lignon, Choisy-le-Roi ; 59. Harquet. Paris: 69. Erba. Milan; 61. Wirtz, Abbeville; 62. Dueerisier, Marseille; 64. Crupelaudt Charles. Roubaix; 65. La-piee Octave, Villiers-sur-Marne; 66. Monseur, Couillet; 67. Vugé, Paris; 68. Verschoore, Moorslede; 69. Trifeouillard, Paris; 70. Scieur, Florennes; 71. Cooman6. Herstal. COUREURS c ISOLES > 101. Maeon Albert. Paris; 102. Van MarcK Camille, Paris; 103. Bonino, Marseille; i04 Alavoine Henri. Versailles; 105. Picrron Auguste, Paris; 106. Heninger Eugène. Genève; 107. Perriore Marcel, Genève: 108. Rabuisenn Charles, Chalai6; 109. Leliaert Maurice. Rud-dervoorde; 110. Alpini Louis, Nioc; 111. Mathieu Camille, Bézicrs; 112. Morini Celidonio, Genève; 113 Dumont Ch.. La Chaux-de-Fonds; 114. Rottie Marcel. Paris; 116. Rivière Alcide, Granville; 118. Lips G.. La Va-renne-Saint-Hilaire: 119. Dourdon René, Paris; 120. Pépin II.. Bordeaux; 121. Ooutte André, Argenteuil; 122. Stabat Pierre, Poissy-s'-Seine; 1-3. Guyon Emile. Genève; 124. DelolTre. Le Cateau ; 125. Neffatti Ali. Levallois; 126. Noterman Paul, plateau d'Avron; 127. Ga-rnier Auguste, Pavillons-sou»-Boit; 128 Meunier Lucien. PUst-de- Champigny; 129. Panel Joanny (Saint-Etienne); 130. Rossignol Auguste, Rueil; 131. Hostalier, Rouen; 132. Flandin François, Orange; 133. Van Waesberghe, Monti-gni-es-sur-Sambre; 134. Micheletti, Paris; 135. Cottrel, Paris; 136 Tavornier Henri, Le Pei^ ray (Vauoluse); 137. Paquien Viotor, Alban (Drô-me); 138. Leclerc Henri. Tribardeu; 139 Gervais Alexandre, Ezy (Eure); 140. Rossi Maurice, Paris. 141. Allard Henri, Glabais-lez-Genappe; 142. Cottard, Argenteuil; 143. Ducom, Argenteuil; 144. Henri Viattoux, Pontarlier; 3 45. Boillat, La Chaux-de-Fonds; 146. Pregnao Félix. Marmande; 149. Casett.i Giovanni, Turin; 150. Ileurion Daniel, Paris; 151. Botto. Camille, Espinois-lez-Binche; 152. Dosanthoino Florent, Carnières; 153. Mesnard Marc, Bléré; 154. Everaerts Pierre, Bruxelles; 155. Morel Séraphin, Paris; 156. Gabory Julien, Paris; 157. Quideau Yves, Le-^neven; 158. Perrault Louis. Paris; 159. Villemus. Saint-Miohel-de-Maurienne; 160. Caravaglia. Milan; 161. Cuclietti, Turin: 164. Goffin Georges. Liège; 165. Neboux, Paris; 166. De Smet, Leer8; 167. Guyot, La Chaux-de-Fonds; 168. Faure Alfred, Saint-Etienne; 169. Delafaille Jean, Bruxelles; 170. Escofiier, Albertville; 171. Ropette. Saint-Miobel-de-Maurienne; 173. Tuytten Julien, Ostende; 174. Cassiers Joseph, Bruxelles; 175. Allain Marcel, Colombie; 176. Hilleret, Paris; 177. Lachaise, Gentilly; 178. Grosset, Mézières; 179. Spinelli, Livourne; 180. Léonard Eugène, Levallois; 181. Lauwers Alphonse, Louvain; 183. D'IIulst. Wattrelos; 189. Goi, Milan; 193. De.jonpho A!b.. Middc-lkerko ; 194. Va!o-kenaers, Wygmacl; 195. Van Lerberghe Henri, Lichtervelde ; 197. Pratesi Octave, Antignano. soit au total 149 concurrents. Dans la catégorie des « groupés » deux hommes seuls manquent : Bettini, dont on ignore les motifs d'abstention, car il avait fait poinçonner sa machine, et Vandaele, qui est malade, assure-t-on. (Voyez suite page 2.)

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La dernière heure gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Bruxelles .

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