La liberté

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s.n. 1918, 26 November. La liberté. Konsultiert 23 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/pg1hh6d948/
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MARDI 26 NOVEMBRE 1918 DIX CENTIMES LE NUMERO **" ANNEE N° 8 ^dresser toutes les lettre» et communications à M. Joseph De Geynst Directeur de La Liberté ' Courts rue Neuve, 28, Anvers PUBLICITÉ s S'adresser : jfc8, Courte rue Neuve, à Anvers LA LIBERTÉ Journal quotidien du soir ABONNEMBNTS t iUu an. . . fr. 12.00 Six mois . . . 6.50 Trois mois . . 3.50 , ^ ( Un an. . . fr. 15.00 Six no 8.50 ( Trois moi» . . 5.00 Etranger : France, Angleterre, Allemagne et Union postale : par trimestre fr. 9.00 Journal admis par la censure N'oublions pas... Au milieu de l'allégresse de la victoire et de la délivrance, n'oublions pas la mémoire de ceux qui sont tombés au cours de la lutte dont nous célébrons à présent l'issue avec un sentiment d'apaisante satisfaction.La victoire doit-elle étendre un voile d'oubli sur les maux que la Patrie a soufferts et sur les cruautés dont Elle a été l'innocente victime? Faut-il que nous ayons la magnanimité d'un héros de Corneille et que nous regardions l'avenir sans songer «,11 Passé ? Certes, il faut savoir et pouvoir pardonner... Mais, dans le drame qui bouleverse le monde, l'oubli serait pour nous la source de nouvelles menaces et de nouveaux périls. Le culte du souvenir doit être entretenu et ce n'est pas parceque les plaies les plus profondes se cicatrisent comme les autres que nous devrions oublier d'où nous vient la blessure. Des monuments diront aux générations de demain ce que furent la grandeur héroïque de nos armées et la résistance morale des populations qui subirent le joug d'un ennemi impitoyable dans sa brutalité. L'art rendra à nos morts l'hommage qui leur est dû. Certes, le passé ne meurt jamais — surtout quand il est fait de douleur et de sang. Mais notre initiative doit faire surgir des œuvres de défense et de protection ; elle doit nous assurer une sauvegarde pour l'avenir. Le pays qui, pendant quatre ans, n'a guère connu que les nouvelles que lui apportait une presse servile, ignore tout le mal que l'occupation a fait à la Belgique. Il importe de raviver le souvenir des méfaits commis par l'ennemi et de créer des ligues de défense et de protection. Il serait inconcevable de ne pas prendre des mesures, destinées à - faciliter l'essor de notre commerce et de notre industrie et de les défendre contre des adversaires qui, par tous les moyens,vont chercher à reconqué-a rir, en déployant la ténacité qui ior-Me le fond de leur caractère national, Je marché mondial. 4. Constituons des Ligues qui auront pour but de protéger, contre 1a, concurrence ennemie, les produits de notre activité nationale. Soyons nous-mêmes, ayons confiance en nous-iiiêmes. La guerre a montré que nous avons des réserves d'énergie qui peuvent nous donner les plus légitimes ambitions. Comptons sur l'appui de nos puissants alliés mais reposons surtout notre confiance sur notre force et notre unité. Il nous revient qu'il se prépare, à Anvers, une exposition de tout ce qui pourrait évoquer de façon vivante le régime d'occupation. On y réunira fous les documents susceptibles de montrer ce que fut la tyrannie allemande en Belgique. Des manuscrits, des documents divers, des photographies, des dessins feront ressurgir aux yeux de tous, les quatre années d'oppression que le pays a vécues. L'initiative est intéressante ; éll pourrait contribuer à faire naîtr « La Ligue du Souvenir « en mêm temps qu'elle renforcerait chez tous 1< sentiment national qui, dans soi merveilleux épanouissement, nous : permis de sortir vainqueurs de 1: tourmente qui a soufflé sur le pays J. D. Revue de la Presse La revision de S'arSsc's 47 Le <cXXe Siècle», commentant le dis cours du Trône, écrit: « Le Roi nous dit que «l'égalité dans la souf france et dans l'endurance a .créé des droit: égaux à l'expression des aspirations pubii ques». C'est l'annonce d'une révision de 1 ar ticle 47 dans- le sens «d'un suffrage universe pour tous les hommes dès l'âge de la matu rité requise pour l'exercice des droits civils.: Donc le suffrage universel à 21 ans, et le dis cours du Trône ne fait pas la moindre alla sion aux garanties que peut exiger l'esprit d< conservation sociale. Cette formule, d'apparence radicale, ne nou: émeut guère parce qu'elle ne nous surprenc pas. La réforme, comme il se dit, «était dan' l'air» et il fallait s'attendre à ce qu'elle nous fût proposée par un cabinet de concentration Nul, du reste,n'a jamais pu se bercer de l'il lusion que la formule de l'article 47 était défi nitive — ce définitif n'est pas de ce monde — et nul ne pouvait croire que le suffrage uni versel pur et simple, déjà organisé dans le.1 législations de pays démocratiques, instauM aujourd'hui en Angleterre, en Hongrie, en Al lemagne, n'allait pas faire son tour en Beigi que. Tout se réduisait à une question d'heurs et d'opportunié. Le Roi estime que l'heure es; venue et que «l'égalité dans l'endurance» s résolu la question d'opportunité». Au surplus que valent les formules? Elles valent exactement ce que valent-les lois des tinées à les mettre en œuvre et les règlements d'administration publique chargés d'en assurer l'exécution. Qu'on le veuille ou non, le suffrage universel ne sera jamais tel dans le sens rigoureux du mot. Il y aura? toujours des conditions, des restrictions, des exceptions. C'est dans la détermination de ces modalités diverses que nous aurons à faire preuve d'un esprit de conciliation, bons dans la vaine pensée d'assurer l£ triomphe de nos préférences personnelles,mais dans la pensée plus haute d'assurer le respect de la justice sociale et de consolider l'union nationale. Le parti socialise qui lutte depuis plus d'un quart de siècle pour la conquête du suffrage universel, peut se réjouir d'une victoire dès aujourd'hui certaine. Nous le lui disons très sincèrement: nous nous en rejouissons avec fut, s'il prête la main au respect des garanties conservatrices que réclament l'ordre et la paix publics et surtout s'il use avec sagesse et modération de l'arme qu'il rêve d'avoir entre les mains. Les Psys-Sas pei'metient aux Boches île traverser Se territoire hollandais Du «XXe Siècle, sous le titre ci dessus : « On a prétendu, en 1914, que la Hollande avait laissé passer par son territoire un certain nombre de troupes allemandes en route vers la Belgique. Ce point d'histoire n'a jamais été netement éclairci. Quoi qu'il én soit et à supposer même que le fait soit inexact en ce qui concerne la marche en avant des Boches, il' est avéré en ce qui concerne leur retraite: Des troupes allemandes ont traversé et continuent de traverser le Limbourg hollandais pour repoindre leur pays. Le «Tijd» annonce notamment que: Mercredi, 2000 fantassins et 60 automobiles ont passé par le territoire hollandais, et 10.000 sont attendus pour dçmain. C'est le 13 novembre que le gouvernement allemand a demandé au cabinet de La Haye dé pouvoir fairg passer ses troupes sur le sol hollandais. Le gouvernement hollandais y a aussitôt consenti. L'excrtse donnée officiellement est que la Hollande ne pouvait s'opposer efficacement à ce passage et que d'ailleurs elle rend ainsi service à la Belgique, qui sera plus tôt débarassée de l'occupation allemande. C'est très joli, tout cela, mais il est, dans les conditions de l'armistice, certain article disant que tous les hommes et tout le matériel allemand qui n'auront pas été évancués à une date fixée, tomberont, comme butin dç guerre aux mains des Alliés. De quel droit le gou-•vernement hollandais, en ouvrant ses frontières aux Boches en reraite malgré ses devoirs de neutre, permit-il- aux Allemands de se soustraire d'une partie des conditions de l'armistice? » Un regret De «L'Inrépendance» à propos du discours du Trône: «'Nous regrettons seulement que le discour= n'ait pas effleuré tout au moins un sujet gravement actuel. C'est celui de l'impôt sur les bénéfices de guerre. Nous savons qu'un discours du trône ne peut que montrer des lignes directrices, inliquer des principes généreaux. Mais une question de principe est en cause •ici, une question de'morale supérieure. Il serait, en effet, immoral et profondément injuste que les fortunes odieusement édifiées par certains en affamant lzurs cçmpatriotes dans la détresse, demeurassent immunisées Sans doute le nouveau gouvernement, auquel tout le monde fait crédit, mais duquel on attend une politique démocratique et libre de toute préoccupation d'éïectoralisme, fera, à ce sujet, une déclaration «nnplémen taire. ISi 1 esprit, qui l'anime est conforme à celui dont le discours du trône est empreint, il ne peut y manquer. » Le Lendemain 3 De 1',,Etoile Belge" : -, Il serait difficile, au lendemain de l'inoubliable ~ journée du 22 nnvembre, d'apprécier le plan des I réformes politiques, économiques et sociales esquissé à grands traits dans le discours royal; ), nous devons nous borner à en approuver l'esprit général et tes généreuses tendances. 1 La plupart des passages du discours, relatifs à ces réformes ont été salués par des acclama- • tions. Seule la phrase relative à l'Université de Gand a été. accueillie avec une certaine froideur. Cet accueil fait à une phrase, d'ailleurs peu claire, est de nature à faire réfléchir le gouverne-- ment. Il n'entre pas non plus dans nos intentions de discuter la composition du nouveau cabinet. Si nous vivions dans une époque ordinaire, peut-être nous ferions-nous l'écho de certaines réflexions échangées dans nos cercles politiques ; mais dans les circonstances anormales où nous nous trouvons,, il serait' puéril de se demander pourquoi tel ministre d'hier ne fait plus partie de la combinaison d'aujourd'hui, pourquoi tel homme nouveau, y est entré ou pourquoi l'on a préféré celui-ci à tel autre qui semblait avoir rendu plus de services à la chose publique. " L'intérêt de la situation n'est point dans ces ' questions de personnes, l'essentiel c'est que nous ayons à notre tête un gouvernement d'union dans " lequel les trois grands partis soient équitablement ^ représentés. La constitution d'un pareil gouvernement s'im-' posait : avant de reprendre sa vie politique ordinaire, la Belgique doit résoudre sur-le-champ et • dans un sens transactionnel et pratique, les nom-; breux problèmes que soulève la période de transition qui s'ouvre devant nous. Ces propblèmes.un 1 ministère mixte peut seul en aborder la solution. [ L'accord semble donc fait sur ce point que les ; réformes dont il s'agit doivent avoir le pas sur ; toutes les autres questions politiques, quelles qu'elles soient. Celles-ci sont naturellement ré-. sèrvées aux Chambres nouvelles issues d'une . prochaine consultation du pf-ys. r Les ministères mixtes ne sont d'ailleurs pas . sans précédent dans notre histoire parlementaire, ; que nos compatriotes connaissent malheureuse-, ment trop peu. Après la révolution de 1830, libé-. raux et catholiques se rencontrèrent dans les con-. eils de la Couronne et les cabinets d'union sesuc-, cédèrent pour le plus grand bien du pays pendant une dizaine d'années. Les mêmes circonstances 1 justifiaient la création des ministères .mixtes après la révolution la justifient aujourd'hui après la guerre. ' Espérons donc que chacun de nos trois partis apportera son loyal concours à l'œuvre commune. . >■ Deuil De «La Gazette»: «Un drapeau en berne vendredi à la fenêtre d'une • îaison amie. En berne? Pourquoi?Nous nous informons. Et c'est une .navrante histoire.Le fils aîné de la famille, intelligent, brave et honnête garçon, est passé en Angleterre, puis en France au début de la guerrz. Il a courageusement fait son service, et quoiqu on ne reçût qu'assez rarement de ses nouvzlles, on n'était pas inquiet. Sa dernière carte remontait au début de l'offensive de Flandre. Cependant, les Belges étaient arrivés à Gand puis à Anvers, et l'on avait vu revenir au logis, pour quelques heures du moins, la plupart des jeunes gens du voisinagz. Pourquoi n'était-il pas revenu, lui 'aussi,dire bonjour à sa famille? Pourquoi n'avait-il pas obtenu une courte permission, comme, tant d'autres? On avait demandé à ceux qui étaient ren-i très che zeux.des camarades à lui, s'ils avaient de ses nouvelles? — Il va très bien!... Il doit aller très bien... Je l'ai vu en septembre... Oh! il ne tardzra pas à revenir vous voir, soyez tranquille. L'on atendait impatiemment, donc, l'heure de fêter son retour. Tout était prêt pour le recevoir, la façade pavoisée, sa chambre parée de fleurs... Et jeudi, la veille de la rentrée triomphale, ses malheureux parents qu comptaient bien l'embrasser au moins lz lendemain, ont la douleur d'apprendre que le pauvre enfant avait été tué, à son poste, pendant un des derniers massacres. Un pareil coup, au milieu de toute cette joie, ne fend-t-il pas ie cœur? » Trop de zèle De la «Dernière Heure»: « La vie politique offre parfois de plaisants spectacles. Telle en ce moment l'ardeur des néophytes dernièrement convertis au suffrage universel, qui dans leurs zète ne se contentent plus de le donner aux hommes, mais veulent à tout prix en doter aussi les femmes. Ils n'ont pas encore parlé d'âge électoral pour les femmes. Mais ils leur donneraient sans doute le droit de vote après leur première communion. Il faut toujours se méfier des gens plus catholiques que le pape. Ceux-ci nous inspirent, faut-il le dire, fort peu de confiance. Sans doute, le vote des femmes est dans la logique de l'évolution démocratique. On doit bien, cependant, reconnaître qu'il serait assez bizarre de voir réclamer le droit de vote pour les femmes par des gens qui ont toujours refusé à la femme .l'égalité des droits cicils et qui s'obstinent à lui refuser l'occasion à presque toutes les carrières, à presque toutes les fonctions. Ces questions sont pourtant-au moins aussi importantes pour les femmes que le droit de vote, qui ne se mange pas encore, bien qu'il nourrisse parfois son homme pendant quelques jours. Le bon sens indique que les droits politiques aillent de pair avec le reste des droits et des devoirs. Aller donner le droit de vote tout de go à des citoyennes que l'on a toujours écartées de la vie publique et des responsabilités sociales paraît une conduite peu logique, et non sans danger. Les conservateurs qui viennent nous vanter aujourd'hui le vote des femmes nous paraissent, d'ailleurs, se faire des illusions sur son efficacité. Ils espèrent visiblement que ses effets combattront l'impulsion démocratique qu'exercerait l'égalité de suffrage limité aux hommes. Ils attendent le sauvetage de leur puissance par les femmes. » Maintenant H faut tenir... Du «Peuple» cet extrait, à propos du discours du Trône: «La place nous manque aujourd'hui pour dire tout ce qu'il faudrait sur les mesures projetées touchant l'hygiène sociale, particulièrement par l'enrayement définitif des ravages de l'alcoolisme; l'ère de mutuel respect qu'on veut inaugurer en matière philosophique et religieuse, l'intégrale réparation de tous les dommages de guerre; le ravitaillement de nos populations; le réapprovisionnement de nos industries, l'égalité des langues; la reprise de notre statut judiciaire — pourquoi n'est-il pas fait spécialement mention de la refonte de notre régime fiscal et notamment d'un impôt sur les bénéfices de guerre? — le refus d'amnstie aux activistes félons, coupables du crime de haute trahison devant l'ennemi; la réforme accentuée de notre régime colonial du Congo, aux fins d'une protection plus efficace des indigènes, conformément aux prescriptions de l'œuvre civilisatrice qui doit se poursuivre en Afrique; — tout cela, dans une péroraison de fière éloquence, en superbe harmonie avec l'esprit moderne, rehaussé par le ferme propos d'asseoir dorénavant la sauvegarde de l'ordre non plus sur «la soumission forcée et la contrainte extérieure, mais sur l'accord des pœurs et des volontés»! Cet ample programme, nous n'hésitons pas à l'attester, et riche de promesses. Maintenant il faut tenir, en haut comme en bas. En haut, il faut qu'on tienne parole et qu'on fasse honneur à de tels engagements. En bas; il faut qu'on tienne la main à se montrer-capable >et digne des nobles destinées qui attendent la classe des travailleurs, à la double condition qu'elle mette à profit, la liberté syndicale pour renforcer l'armature de son organisation économique et qu'elle se serve du suffrage universel pour continuer et couronner sa croisade de relèvement intellectuel et moral. » IMos Echos Les convalescents à La Panne «A la Panne on procède à la construction de vastes baraquements, confortablement aménagés, où seront soignés nos soldats convalescents, actuellement encore en France. Cet hôpital provisoire, qui serait placé sous la direction du docteur Depage, pourrait recevoir environ 7000 malades.» Brand Whitiock à Louis Franck M. Brand Whitiock,ministre des Etats-Unis à Bruxelles, a adressé à M. Louis Franck, ministre des Colonies, le télégramme suivant: «En cette heure de délivrance je vous exprime mes félicitations. Je vous prie d'être mon interprête auprès de vos collègues pour leur dire que je partage toute leur joie de la libération de notre chère Belgique. Whitiock, ministre d'Amérique.» Un télégramme de Clémerscsau M. Glémenceau a adressé à l'Administration Communale de Bruxelles, le télégramme suivant: «Je suis heureux, au moment où la capitale de la Belgique vaillante et indomptée voit luire à nouveau la liberté de répondre à votre salut par le témoi^ gnage ému de mon admiration et l'expression de tous mes vœux pour le plus bel avenir. - (Signé) G. Clémenceau.» L'aviateur Lanser Il a été maintes fois question au cours de la guerre, du petit aviateur Belge Lanser, un de nos plus brillants pilotes et vraisemblablement le plus hardi avec Olieslagers. - A l'heure acutelle, Lanser est occupé à se faire une petite fortune au Havre, grâce à un dispositif imaginé par lui et qui est d'un grand secours aux aviateurs; il s'agit d'une sorte de toile métallique ^,'une élasticité remarquable et qui se resserre auusitôt qu'elle a été trouée par une balle ou un,obus, rendant ainsi pres-qu'invulnérable^es avions garantis par elle. Lanser est d'ores et déjà fournisseur de presque tous les pays alliés. Le Roi chez M. Soivay Le Roi, accompagné de M. Léon Delacroix, a fait, à l'issue de la réception à l'Hôtel de Ville, de Bruxelles, une visite à M. Ernest Soivay, en son hôtel de la rue des Champs-Elysées. Le Roi désirait honorer en sa personne le Comité national qui a rendu tant de servises au pays pendant l'occupation. M. Ernest a été aussi surpris que touché de la démarche royale, et il a dit au Roi combien il s'en sentait honoré. Le Roi a annoncé à M. Soivay qu'il l'avait élevé à la dignité de Ministre d'Etat. Un conseil d'Etat Ï1 est dès à présent acquis que, parmi les tâches assumées par le nouveau ministère, figure la création d'un conseil d'Etat. Le Roi au Palais de Justice de Bruxelles Le Roi Albert vient de faire savoir à M. Dupont, premier président de la Cour de Cassation, qu'il comptait se rendre, aujourd'hui lundi au Palais de Justice de Bruxelles. La Cour Suprême a immédiatement décidé de se réunir en assemblée pléniè-re, dans la grande salle de ses audiences solennelles, pour recevoir le chef de l'Etat. L'Universite de Gand Dans le discours du Roi, un des passages les plus remarqués est celui qui est relatif à l'Université de Gand. Nous croyons savoir, dit l'Etoile, qu'en proposant la création d'une université flamande, le gouvernement ne songe nullement à proposer la suppresion de l'Université existant à Gand. Dans sa pensée. les deux institutions fonctionneraient l'une à côté de l'autre. Le Général Léman Vendredi, vers quatre heures, avant la visite du Roi à l'Hôtel de ville de Bruxelles, le bruit se répandit soudam que le général se trouvait dans Je bâtiment des écuries royales, place du Trône. Aussitôt la foule s'amassa devant l'entrée, et ce fut entre plusieurs rangs de personnes qui l'acclamaient que le général dut regagner son auto. On criait : ((Vive Léman! Vive le défenseur de Liège!...» Très ému, le général remerciait, se défendait contre cette ovation: «Ce n'est pas moi qu'il faut acclamer, c'est le Roi !>> Mais la foule protestait: ((Non, non! Vous ausi, vous aussi ! Vous avez sauvé la Belgique!» Des enfants, des fillettes agitaient des drapeaux, se bousculaient pour ser-: rer les mains du héros. Alors, le général se pencha, et, au hasard, se mit à embrasser toute cette marmaille, à lui plaquer sur les joues de gros baisers sonores. Ce fut une folie! Toutes les mamans sanglotaient de joie. Nul doigte que ces enfants ne gardent pieusement clans la mémoire, durant toute leur existence, le souvenir de cette inoubliable minute, où le glorieux soldat les serra contre-son cœur vaillant. Le général Léman portait l'uni forma kaki, avec la casquette plate. Il a vieilli. Son visage énergique montre encore les traces des souffrances physiques et morales que lui causèrent ses souffrances, ^a captivité et les malheurs de son pays. La présidence de la Chambre On assure que la candidature de la droite pour la présidence de la Cham-la Justice, sera proposée à la réunion de 1 droite pour la présidence de la 'Chambre.MM. Bertrand (socialiste) et Théodor (Indépendant) seraient nommés vice-présidents. — Les souverains belges a Paris De «l'Echo de Paris»: La date de la visite du Roi Albert e' I de la Reine Elisabeth, à Paris, n'est pa encore officiellement fixée. Gependan-selon toutes probabilités, c'est le ^jeudi 5 et le vendredi 6 décembre prochaine que la population parisienne et les nombreux Belges qui se joindront à elle, auront l'occasion d'acclamer les souverains. En principe, la réception donnée en l'honneur du Roi des Belges et de la Reine Elisabeth est fixée au 6 décembre. Attributions ministérielles Un arrêté royal stipule: 1. La création d'un ministère de l'agriculture ruquel sont ratacthées toutes les attributions concernant l'agriculture, lesquelles sont détachées du ministère de l'agriculture et des travaux publics, qui prendra !a dénomination de ministère des travaux publics; 2. que les attributions et services concernant le ravitaillement des populations civiles dépendant actuellement (>".s ministères de l'intérieur, des atîa'ivs économiques et de l'intendance civil" et militaire, sont transférées au minis'èro de l'industrie et du travail, qui prendra la dénomination de ministère de i industrie, du travail et du ravitaillement; 'à. que le ministère de l'intendance civile.el militaire est supprimé. Les attributions de ce ministère font retour aux départ*

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