La libre Belgique: bulletin de propagande patriotique

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s.n. 1915, 01 März. La libre Belgique: bulletin de propagande patriotique. Konsultiert 18 Juli 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/p843r0r22b/
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NUMÉRO 8. PRIX DU NUMÉRO — Élastique, de zéro à l'infini (prière aux revendeurs de ne pas dépasser cette limite) MARS 1915. LA LIBRE BELGIQUE Acceptons provisoirement les sacrifices qui nous sont imposés— et attendons patiemment l'heure de la réparation. Le Bourgmestre, Adolphe MAX. Envers les personnes qui dominent par la force militaire notre pays ayons les égards que commandent l'intérêt général. Respetons les règlements qn'elles nous imposent, aussi longtemps qu'ils ne portent atteinte ni à la liberté de nos consciences chrétiennes ni à notre « Dignité Patriotique». MgrMERCIER. BULLETIN DE PROPAGANDE PATIOTIQUE. — RÉGULIÈREMENT IRRÉGULIER. NE SE SOUMETTANT A. AUCUNE CENSURE. adresse télégraphique : KOMMANDATUR-BRUXELLES bureaux et administration ne pouvant être un emplacement de tout repos, ils sont installés dans une cave automobile ANNONCES : Les affaires étant nulles sous la domination allemande, nous avons „supprime l'a pasje d'annonces et conseillons à nos clients de réserver leur argent pour des temps meilleurs. AVIS IMPORTANT. Ceux auxquels ce bulletin est distribué doivent y voir avant tout une marque de la confiance que nous avons en leur patriotisme et leur discrétion. Ils voudront bien le passer à des amis éqalement sûrs, le plus rapidement possible. LA BATAILLE DE RAMSCAPPELLE. LETTRE D UN VOLONTAIRE BELGE. « Tu as probablement entendu dire que ce sont les premieres batailles de l'Yser qui rendront désormais les Belles célèbres: la plus terrible de toutes est certainemeit la fameuse bataille de Ramscaopelle. Je vais te la raconter : Sur une longueur de 3 ou 4 kilomètres, l'ennemi, en rampant et en tiraillant, avançait. Nous soutenions un feu fuiieux en nous exposant pour mieux viser et, chaque fois que nos adversaires étaient trop proches, on se jetait dessus à la baïon nette. A dix reprises, les Allemands, en masses énormes, revinrent à l'assaut des lignes belles : chaque fois ils furent repoussés. Quund nous nous rendions compte que malgré notre fusilladé les Allemands avançaient quftnd mémé, nous, surgissions de nos trous et nous nous précipitions en courant sur eux. Il pleuvait, le terrain était gluanf, on marchait très difficilement, mais rien ne pouvait modérer notre ardeur. Il y eut dans l'obscurité des corps à coips affreux. Tout le monde hurlait de haine ét de douleur, mais nous n'étions pas de taille à lutter dans ces conditions \u leur énorme supériorité en nombre. En titubant sur des cadavres, nous reculions-toujours. Chaque nuit, on brûlait une moyenne de 400 cartouches par homme; néanmoins, dès le jour, l'ennemi prenait ^offensive biutaletnent; son artillerie ouvrit le feu, le tir était bien repéré et les obus tombèrent sur le remblai du chemin de fer derrière lequel nous étions postés. Ce fut une avplanche de mit'aille folle, des trous énormes crevèrent le ballast, les rails tordus, déchiquetés, étaient projetés à des distances invraisemblables. Sous cette pluie de fer et de feu, la position était devenue intenable. Nos régiments qui la défendaient durent se replier; on le fit avec calme et méthode, prêts à bondir <le nouveau en avant pour arrêter nos adversaires. On ne céda le terrain que pas à pas, accablés par le nombre, criblé par la mitraille s'abattant surneus sans arrêt; nous ne pouvions tenir et on se rabattit ainsi jusqu'à Ramscapelle. Les obus vinrent nous y trouver; on dut se replier ét céder le village aux Allemands qui s'y installèrent. Il était à ce moment 5 heures du soir; on se battait exactement depuis neuf jours et, depuis quatorze heures, on tirait sans répit sans avoir un instant de repos. Pourtant,-neus n'avions pas encore ((if notre dernier mot. Affreusement sales, couverts de boue, le visage et les mains noirs de poudre, on s-é creusait de nouvelles tranchées et l'on prenait ses positions pour déloger les Allemands de Ramscapelle, quand 011 nous annonce l'arrivée fte renforts français. En eflei, l'on voit déboucher ce toutes parts, en petits groupes compacts, des troupes c iloniales françaises (celles qui sont réservées pour les moments les plus critiques . On y voyait des tirailleurs algériens, marocains, spahis, chasseurs d'Afrique, goumiers. tirailleurs sénégalais, suivis de toute leur smalah : femmes, marmites, etc., c'était merveilleux à voir; mais nous n'étions pas trop rassurjs de combattre côte à côte avec ces demi sauvages. La situation fut vite modifiée. Débordés par les Alliés, les Allemands qui commençaient à se fortifier, donnèrent bientôt des signes d'inquiétude. Ayant reçu l'ordre'de ne pas lâcher, ils se préparaient à la défense. Déjà nos têtes de colonnes se trouvaient très rapprochés du village; fort bien dissimulés par les haies ou des replis du terrain, les Allemands ne soupçonnaient pas notre présence; l'instant était propice, une énergique contre-attaque pouvait nous rendre cette position : on décide donc de s'élancer à l'assaut de Ramscapelle. Des ordres furent donnés en conséquence et les clairons français allaient les faire connaître aux troupes, lorsqu'un officier français, un commandant, intervint: C'est aux Belges, s'écria t-il, que revient l'honneur de sonner ta charge. En, entendant cet hommage rendu à notre bravoure, je me sentis profondément remué. Quoique ce comb it sans trêve n< us avait mis à bout, quoique heure par heure, on voyait notre pauvre régiment se décimer tout à fait, je me suis senti transfiguré, ressaisi d'ardeur: on nous menait à la msrt, mais qu'importe, puisqu'il le fallait... et la charge commença; Belges et coloniaux, en pleine nuit au milieu des bourrasques, on se lar ç lit à l'assaut. Ce fut une mêlée furieuse, sauvage, et qui surprit les Allemands grouillant dans le village, mais leur nombre était tel que deux fois leur fusillade arrêtait notre élan. Nos lignes étaient fauchées, les hommes tombaient comme des mouches. Pourtant, ils ne purent résister à la troisième charge. Entraînés par les clairons, sonnant à pleine haleine, nos troupes arrivèrent dans le village. Bousculant les barricades, on tuait ceux qui les défendaient en on s'engouffra dans les rues. Ce fut une mêlée dont on ne peut se faire une idée et qui dépasse en horreur tout ce que le monde à jamais vu. Au milieu des lueurs provoquées par les obus, un long gémissement parcourait tous les rangs, tandis que les armes s'entrechoquaient avec fracas. L'église et toute une partie du >BIÈRE DE FAIRE CIRCULER CE BULLETIN

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La libre Belgique: bulletin de propagande patriotique gehört zu der Kategorie Clandestiene pers, veröffentlicht in S.l. von 1915 bis 1918.

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