La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1916, 28 April. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Konsultiert 23 Februar 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/2j6833ns3w/
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LA MÉTROPOLE PRIX OU NUMERO .on«T CINQ CENTIMES ROYAUMME UNI: ONE PENNY HOLLANDE : VIJF CENT ^ PENTIMES D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lane, W.C.—Téléphoné: 212 Holborn, ABONNEMENTS : 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 sh.î Etranger : 1 mois. 4 sh • 3 mois. 12 sh CUN*1"1*"* 23ME ANNEE VENDREDI 28 AVRIL 1916 No- 118 LA GRANDE GUERRE I Calme à Verdun I LA LOI MARTIALE A DUBLIN Opérations aériennes f le communiqué belge du 26 avril dit : ■ ■'U \ a eu une grande activité d'artil- ■ ]er|e 'pendant la matinée dans la région ■ ^ Dixmude et Steenstraete et un bom- ■ bardement réciproque d'intensité modé-|rée pendant toute la jourrtée en d'autres ■ points du front I Un calme relatif continue à régner de-I vant Verdun et dans la journée de mer-I credi, comme dans la nuit précédente, Iles Allemands n'ont plus tenté aucune [attaque d'infanterie. Ils se sont conten-Ités de bombarder violemment les régions d'Avocourt, de la colline 304, d'Esnes [et de Montzéville et de diriger quelques [salves contre le Mort Homme. A l'est de la Meuse, en Woevre, l'activité d'ar-[ tillerie des deux côtés ne fut que modé-ï rément active, et l'ennemi paraît avoir : abandonné complètement le secteur, si ; intéressant pourtant, de Douaumont-I Vaux. : ! Par contre, sur les autres parties du I front, les choses sont plus animées. Au I nord de l'Aisne, le bombardement réci-[ proque dans la région du bois des Buttes I continue; les prises françaises dans l'attaque de mardi atteignent maintenant quatre officiers, 154 hommes, deux mitrailleuses et un mortier de tranchée. En j Champagne, feux d'artillerie concentrés sur les parcs ennemis de la vallée de Dormoise, en Argonne, feu actif contre les organisations allemandes de la colline 285, de Vauquois et du bois de Chep-py. Un canon allemand à grande portee [a tiré dans la direction de Varangeville [et de Lunéville. En Lorraine, une atta-I que allemande contre les positions fran-[ çaises au nord de Senonces fut arrêtée I par le feu de barrage des 75, et des pri-[ sonniers, dont un officier, furent captu-I rés. D'après de nouveaux renseigne-I ments, les Allemands ont dû perdre un I millier d'hommes dans leur infructueuse I attaque contre La Chapelotte. I Grâce au beau temps, les aviateurs I continuent à se montrer extrêmement ac-I tifs sur le front occidental. Un aviatik I dévoyé tomba entre les mains des Français, avec ses deux officiers, dans les [environs de Rosières (Oise); un autre [aéroplane ennemi atteint par un shrap-I nell, tomba en flammes au nord de Four-[de-Paris, et le sous-lieutenant Navarre [a abattu son neuvième avion ennemi. | Pendant la nuit du 25 au 26, les avia-Iteurs français ont lancé rien moins que [63 bombes sur les gares, parcs, bivouacs |tt usines de guerre du rayon de Verdun. [Des opérations analogues ont eu lieu [fans la région de Roye; 18 obus furent [lancés sur un dépôt de munitions au sud [de Viller-Carbonnel, où de fortes explorions furent observées, 12 sur le pont de Saches et 38 sur les dépôts de Gremery |et de Grumy. L'Amirauté britannique a publié de P&uveaux détails au sujet des opérations ["avales qui ont eu lieu mardi matin sur [ la côte orientale anglaise. Il appert main-[ tenant que, non seulement Lowestoft, I mais aussi Yarmouth ont été bombardés, nais que si l'on considère le gros calibre [ des canons "employés, les dégâts furent I hâtivement légers. Le bombardement des deux villes com-I mença à 4 heures 10 du matin et dura [ une demi-heure. A Lowestoft, ville ouver-[ te> un hôpital pour convalescents, une maison de bains, le pier et quarante mai-"ons d'habitation furent fortement endommagés ; quelque deux cents autres faisons d'habitation furent légèrement ^dommagées. Deux hommes, une fem-| 516 et un enfant furent tués, trois per-<J,nes gravement blessées, et neuf légè- I'-ient atteintes. A Yarmouth, dont la ''ie est d'un accès plus difficile, un «id bâtiment fut sérieusement endom-par le feu, et un autre légèrement "Srçagé par des obus. Beaucoup de '°!!ct'les tombèrent en mer, tirés trop ourt A Lowestoft, au contraire, un cer-vj.'n nombre passèrent au-dessus de la I . tombèrent à trois kilomètres plus D'après des témoins oculaires, l'es-^ re allemande comprenait dix navires, ^ quatre étaient des cuirassés. Il est humiliant, en somme, pour von Tirpitz, que quelques croiseurs légers britanniques aient réussi à mettre en fuite ces mastodontes ! Un nouveau raid de zeppelins, le troisième en trois jours, a eu lieu mercredi soir sur la côte orientale du Kent entre 10 heures et demie et onze heures. Déçus par le brouillard, ils ne purent cependant pénétrer fort loin dans l'intérieur et il est probable, dit le communiqué officiel, qu'ils se retirèrent avant minuit. On rapporte qu'une seule bombe seulement fut lancée, et elle tomba en mer. Le War Office, de son côté, a communiqué à la presse de nouveaux détails sur le raid de zeppelins de lundi et de mardi soir. Au cours du raid de lundi sur le Norfolk et le Kent les dirigeables ennemis lancèrent environ cent bombes, qui ne firent qu'une victime, tuèrent un cheval, incendièrent une meule de foin et cassèrent de nombreux carreaux. Mardi, les zeppelins visitèrent " l'estuaire de la Tamise ". Ils lancèrent également plus de cent bombes, mais on ne signale pas une seule victime. L'étendue des dégâts n'est pas indiquée. La révolte de Dublin n'est pas encore terminée, mais les autorité sont maîtresses de la situation. Les Fénians paraissaient occuper mardi matin le centre de la ville et être en possession du bureau central des postes, de l'hôtel de ville, du palais de justice et d'une ou deux des gares. 1 Ils avaient été expulsés du parc central le St-Stephens Green, et le Liberty Hall, l'ancien quartier-général de l'agitateur socialiste Larkin, actuellement aux Etats-Unis à la solde de l'Allemagne. Ce dernier local avait été " détruit " ^ peut-être à coups de canon. Les rebelles ont effectué lundi une attaque molle contre le château de Dublin et " arrêté " par des coups de fusil tirés de maisons, des troupes qui se rendaient vers le centre. Celles-ci ont cependant réussi à entourer le milieu de la ville sur la rive nord de la Liffey d'un cordon isolant et de protéger la ligne allant de la gare de Kings Bridge, via Trinity College, à la Douane et au North Wall, tenant donc le sud-ouest de la cité. Le garnison de Dublin a été renforcée par des troupes de Belfast et d'Angleterre. La loi martiale a été proclamée, les associations qui ont fomenté la rébellion seront déclarées illégales et dissoutes, les volontaires nationalistes aident le gouvernement. Des troubles ont également éclaté à Ardee (comté de Louth) et à Swords et Lusk, près de Dublin. Jusqu'ici, cependant le nombre de victimes du côté des Anglais ne dépasse pas 19 morts et 27 blessés. Il est passablement comique de constater que tout récemment les Fénians avaient été autorisés à effectuer des manœuvres de combats dans les rues de Dublin ! C'était la répétition générale de la révolte ! On sait maintenant que le traître Ca-sement a débarqué du sous-marin allemand dans un canot pliant, sur la côte occidentale de l'Irlande. L'ambassadeur britannique â Washington a reçu une lettre comminatoire le menaçant de mort dans le cas où Casement " serait traité autrement qu'en prisonnier de guerre Von der Goltz et von Bissing Berlin, 27 avril (Radiogramme adressé à l'ambassade allemande de Washington). Le gouverneur général allemand de la Belgique a fait l'éloge funèbre de son prédécesseur, le feld-maréchal von der Goltz, qui, non seulement établit le gouvernement mais conduisit les troupes dans les premiers combats devant Anvers et dans les Flandres. Von Bissing dit : Goltz ne sera pas oublié par les fonctionnaires qui travaillèrent sous ses ordres, ni par les soldats qui servirent sous ses ordres, car Goltz unissait la simplicité, le courage et la noblesse du soldat à la profonde et riche instruction et la véritable bonté de cœur.—Wireless Press. Note.—C'est sans doute pour cette raison qu'il imposa à la Belgique l'inique contribution de guerre d'un demi-milliard ! Les Allemands et les populations rhénanes Dans la Patrie du 11 avril, M. Eugène Tavernier s'est occupé avec beaucoup de sympathie, de la Belgique de demain. Il écrit qu' " il n'est pas douteux qu'après la victoire des Alliés le territoire belge enfin délivré devra être augmenté aux dépens de l'Allemagne ". Citons un passage particulièrement intéressant de l'article de notre distingué confrère parisien. Au congrès de 1815, la Prusse se lit extrêmement prier avant de prendre les provinces rhénanes. Bien entendu, ce n'était pas la générosité et la modestie qui la retenaient. Elle voulait un gros morceau, mais un autre : la Saxe. Elle y tenait d'autant plus qu'elle n'espérait pas du tout réussir à absorber les populations qui avaient vécu sous le régime du code Napoléon et qui étaient catholiques. Elle ne se résigna à s'étendre sur la rive gauche du Rhin que parce que les autres puissances, l'Angleterre surtout, l'y contraignirent en lui refusant la Saxe. Les historiens allemands ont reconnu le fait et l'ont expliqué en donnant les vraies raisons, c'est-à-dire celles que donne M. des Ombiaux. L'année dernière, j'ai cité 1' "Histoire du XIXe siècle depuis les traités de Vienne où l'Allemand Gervinus expose, sans en rien dissimuler, les motits pour lesquels la Prusse ne voulait pas des provinces rhénanes, non plus que de la Westphalie. Elle regardait avec inquiétude la population rhénane qui, dit Gervinus, par sa confession religieuse, par les conséquences de la domination française et par ses institutions françaises, ainsi que par les liens autrefois existant entre elle et ses princes ecclésiastiques, contenait des éléments aussi hétérogènes et aussi irréconciliables que. possible. Ceux-ci devaient offrir les plus grandes difficultés à l'administration prussienne. Cet aveu allemand n'est-il pas à épingler lui aussi ? Délicate attention On télégraphie d'Athènes que parmi les troupes allemandes du secteur de Petritch, formant une division, se trouve le 88e régiment de ligne prussien, dont le chef est le roi Constantin. C'est une dépêche de Sérès qui annonce cette nouvelle à la Hestia. Elle doit être vraie. Quand von Emmich marcha sur Liège, le premier régiment qui viola la frontière belge fut celui des Dragons de Lunebourg parce que son colonel honoraire était le roi Albert de Belgique. Devant les Barbares, les couleurs belges flottaient au vent. Ce drapeau avait été remis au régiment par le roi Albert au cours de sa visite à Lunebourg en 1912 ! C'est ce qu'on appelle le " tact " allemand i Harden contre Bethmann-Hollweg Dans la Zukunft, Maximilien Harden prend nettement parti contre la politique annexionniste du chancelier Bethmann-Hollweg. Si l'annexion de la Pologne et des provinces baltiques était réalisable, elle équivaudrait, dit-il, au suicide de la Prusse, qui jamais ne pourrait assimiler une pareille quantité de sujets slaves. Au programme de conquête du chancelier Harden oppose la charte du droit international, rédigée en janvier dernier par 1' " Institut américain pour l'étude du Droit des gens ". Il croit que les articles de cette charte auront pour nos descendants la même importance que la Déclaration des Droits de l'Homme, et il en cite le texte intégralement. On y lit ceci : " Tout peuple a le droit de vivre et de défendre son existence ; mais ce droit ne l'autorise pas à traiter injustement d'autres Etats. " Chaque nation reconnaît et garantit en même temps le droit des autres nations, et quand l'une est menacée dans son droit toutes les autres sont tenues d'intervenir. " Les brevets allemands et la France Bien souvent on s'est demandé pourquoi les brevets allemands n'ont pas été abrogés en* France, alors que depuis longtemps ils le sont dans les pays alliés. Le ministre du commerce, consulté, en donne les raisons suivantes : " Les brevets allemands, c'est-à-dire les brevets délivrés par l'administration allemande et suivant la loi allemande, dit M. Clémentel, n'ont jamais donné en France aucun droit à leurs titulaires. " Ni l'Italie ni le Japon n'ont édicté non plus aucune disposition tendant à l'annulation des brevets possédés par des ennemis. " En Russie seulement, une loi de 21 février-6 mars 1915 a annulé la validité des brevets d'invention russes appartenant à des sujets ennemis et, par réciprocité, l'ordonnance allemande du 1er juillet 1915 a annulé les brevets allemands appartenant aux sujets russes." Congo et Belgique Nos droits sur la rive Est du Tanganyka Le lundi 17 avril dernier, M. J. Destrée. invité par le Circolo di studii coloniali, de Rome, qui est présidé par le prince di Cas-sano, a fait une brillante conférence sur le Congo belge. Le grand salon de l'Ex celsior était rempli par un brillant auditoire comprenant l'élite de la société romaine et étrangère. En. conclusion de cette conférence Al. Destrée a déclaré : Toutes les raisons de morale et de droit qui font désirer à l'univers exempt des folies germaniques la restauration de la Belgique s'appliquent donc au Congo belge, a conclu M. Destrée. Bien plus, il y aura lieu non seulement d'assurer à la Belgique l'intégrité de sa colonie, mais de revenir sans doute sur certaines délimitations de frontières que nous n'avons dû accepter jadis qu'à raison de notre faiblesse devant le voisin colossal, au mépris de nos droits les plus légitimes. Là aussi, nous avons, en certaines régions, à réclamer notre bien. M. Destrée a sans doute voulu faire allusion notamment à la rive orientale du lac Tanganyka qui appartient historiquement au Congo belge, qui a été occupé pendant de longues années par les Belges et qui qui n'a été cédé à l'Allemagne que par l'effet d'une injuste pression. La première dans la presse belge, la Métropole a attiré l'attention du public sur la nécessité de cette juste restitution. Le 1er mai L'appel du 1er mai en faveur des " Gifts for Belgian Soldiers " et du ravitaillement en Belgique a produit son effet ; de tous côtés, les ouvriers belges travaillant en Angleterre s'organisent pour que les souscriptions en vue de cétte journée soient aussi nombreuses que possible. Les dons, ainsi que nous l'avons dit, peuvent être envoyés au secrétaire ou au trésorier des " British Gifts ", Hôtel Ceci), Strand, Londres, W.C. Il faut que tous nos ouvriers versent leur obole pour nos braves poilus et pour nos compatriotes qui luttent si vaillamment en pays occupé ! Nos honorables Onze députés et quatre sénateurs belges se sont réunis à Paris, le mardi 11 avril et ont notamment pris la décision suivante : " L'assemblée décide d'adresser des demandes aux Président de la Chambre des Représentants et Vice-Président du Sénat de Belgique, pour obtenir la libre circulation des députés et sénateurs belges.1. Un permis de circulation permanent, soit en train ou soit en automobile, entre le lieu de leur résidence actuelle et le Havre, siège du Gouvernement belge. 2. Un permis de circulation permanent dans la zone intérieure de France à l'égal de ceux qui sont délivrés aux députés et sénateurs français. 3. Un permis de circulation permanent dans la région du pays non occupée par l'ennemi pour les députés et sénateurs belges habitant ou représentant cette partie du pays. 4. Une autorisation constante pour tous les députés et sénateurs leur donnant le droit de se rendre dans la partie du pays non occupée par l'ennemi. La morale de von der Goltz A propos de la mort du maréchal allemand, il n'est pas inutile de rappeler un épisode de l'invasion au pays de Liège. On sait qu'entouré d'un brillant état-major von der Goltz avait pris possession du palais épiscopal de Liège. Comme Mgr Rutten lui reprochait les cruautés commises par les troupes allemandes dans son diocèse, von der Goltz lui répondit de ce ton hautain qu'affectaient à cette époque les demi-dieux sûrs de la victoire : " Nous vaincrons, Monseigneur, et la gloire effacera tout ". Aujourd'hui von der Goltz et von Emmich sont morts... Quant à la victoire allemande, elle les a précédés dans la tombe !... Dusseldorf cité des veuves Le Matin, de Paris, nous apprend que des troubles graves viennent encore d'éclater à Dusseldorf. Ces désordres ne sont pas seulement dus au manque de vivres, mais surtout au chiffre énorme des pertes subies. A ce jour la ville de Dusseldorf ne compte | pas moins de dix-sept mille veuves. Les Fénians La révolte de Dublin est le produit direct d activités qui ont donné lieu en ces derniers temps à une assez grande inquiétude.Les mots irlandais Sin Fein (prononces " Shin fain ") peuvent se traduire par: " Nous seuls ", et représentent ainsi les allures autocratiques, en dehors de toute action parlementaire des Sin Feiners ou Fénians. Fondé en 1904 sur la base de l'ancienne secte le nouveau parti acquit bientôt de nombreux adhérents, qui manifestèrent dès les débuts leur antipathie du parti parlementaire irlandais et leur intention d'obtenir pour l'Irlande un gouvernement autonome en faisant appel à la force. Dans son origine le mouvement des Fénians était économique autant que politique et se modelait en grande partie sur la politique hongroise de conduire les destinées du peuple en dehors de l'action parlementaire. Il compte même dans ses rangs la majorité des soi-disant intellectuels de la capitale irlandaise, et vers la fin du dernier régime unioniste il s'était si bien enraciné qu'il était parvenu à détacher de M. Redmond plusieurs des partisans de ce dernier à la Chambre des Communes. Mais quand le pouvoir passa aux mains du parti libéral, et plus spécialement quand le projet de loi du Home Rule eut été introduit, son influence diminua de façon considérable et devint meme, dans la politique irlandaise un facteur à peu près négligeable. En 1913 deux événements très marquants dans la politique de l'Irlande infusèrent un nouveau sang au mouvement; ce fut d'abord l'organisation par Sir Edward Carson des volontaires de l'Ulster protestante pour s'opposer par les armes à l'établissement du Home Rule; dans l'ouest et dans le sud du pays les nationalistes demandèrent l'organisation de corps similaires en vue de venir en aide éventuellement à leurs camarades de l'Ulster. En conséquence, au cours de l'hiver de 1913-1914 le premier corps de volontaires nationalistes fut organisé à Athlo-ne; les Fénians et la Ligue Gaélique de Dublin virent aussitôt les chances de succès de la nouvelle organisation et M. John MacNeill, professeur d'irlandais à l'Université nationale, et le traître Casement s'occupèrent aussitôt de répandre le mouvement dans tout le pays. Les chefs des volontaires firent fréquemment appel à l'intervention de M. Redmond qui pendant longtemps refusa de leur prêter l'oreille; entre temps le mouvement s'étendit et atteignit son apogée lors du débarquement d'armes sur la côte de l'Antrim pendant le printemps de 1914. Finalement lorsque le Home Rule sembla devoir devenir un fait accompli M. Redmond accepta de reconnaître les volontaires nationalistes, à la condition qu'il lui fût permis de nommer la moitié du comité de contrôle; après une opposition énergique des Fénians, un compromis fut signé. Cependant leurs relations ne furent jamais cordiales et quand, au début de la guerre M. Redmond se déclara en faveur des Alliés et promit le secours des volontaires pour protéger les côtes de l'Irlande contre une invasion ennemie, les Fénians se rebiffèrent et expulsèrent du comité les partisans de M. Redmond. Là-dessus les partisans de ce dernier s'organisèrent et prirent le nom de " National Volunteers "; la majorité vint se mettre sous les drapeaux de l'armée régulière. Les Fénians déclarèrent ouvertement leurs sympathies pro-allemandes et s'opposèrent vigoureusement à la campagne de recrutement. Dans leur propagande ils se joignirent à 1'" Irish Transport Workers' Union ", dont le turbulent Jim Larkin était le chef et qui provoqua des troubles à Dublin il y a deux ans. Ils avaient avec eux de nombreux journaux, sans aucun doute financés par l'Allemagne et dont les élucubrations furent si violentes, qu'un certain nombre dut en être supprimé. La forteresse des Fénians est Dublin, où ils ont parmi leurs partisans un grand nombre de jeunes employés du gouvernement, et le comté de Kerry, où ils ont provoqué une légère insurrection; partout ailleurs leur influence est nulle et n'est guère l'expression du sentiment nationaliste irlandais.

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Londres von 1914 bis 1919.

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