La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 04 September. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Konsultiert 24 Februar 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/pk06w97c9j/
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LA METROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22me ANNÉE. SAMEDI 4 SEPTEMBRE 1915. N°- 247. ■ LA GRANDE GUERRE. MENSONGES ALLEMANDS. — L'AFFAIRE DES VOSGES.—NEUVIEME NUIT DU BOMBARDEMENTS» — LE SUCCES RUSSE EN GALICIE ORIENTALE.— SON BUT ET SES CONSEQUENCES. —BLUFF AUTRICHIEN.—L'AVANCE ITALIENNE.—LE RHUMATISME DE VON DER GOLTZ. Nous avions raison de nous méfier hier du communiqué allemand qui prétendait que les troupes du Kronprinz avaient repris la crête • la Linge, et de suspecter dans cette affirma-v-fl un plat mensonge uniquement destiné à nner du cœur aujc peuples de l'Empire, in-1 jets du " grand silence de l'ouest." Un ir.muniqué spécial français nous apprend en ' -t qu'après une L très violente attaque les Allemands réussirent à reprendre quelques-unes des tranchées qu'ils avaient perdues sur m front de 250 mètres, mais que nos Alliés ont regagné le meilleur de leurs positions. Un autre exemple illustre mieux encore les procédés allémands. Le communiqué français du 29 août relatant la tentative des aviateurs ennemis disait qu'ils n'avaient pas réussi à atteindre leur objectif. Les journaux allemands suppriment simplement le " ne pas " et .reproduisent le communiqué avec des manchettes " Aviateurs allemands devant Paris," ' Aviateurs allemands près de Paris " et même "Aviateurs allemands sur Paris." Peut-on imaginer mauvaise foi plus flagrante? Pour le reste le communiqué français d'hier après-midi dit simplement que pendant la nuit (r jeudi à vendredi il y a eu la même "'activité d'artillerie que la nuit précédente, sans incident d'importance. Le bombardement intensif des ouvrages allemands, commencé il y a huit jours, se poursuit donc dans des conditions favorables. Il ne peut manquer de produire les heureux résultats que nous avons déjà signalés. Sur le front belge, l'artillerie allemande se montra plus active, jeudi après-midi; devant Dixmude, un violent combat de bombes à main, où nos vaillants héros montrèrent bientôt leur supériorité, se produisit, sans qu'apparemment, toutefois, il en soit résulté aucun changement dans les positions respectives des deux adversaires. Sur le front russe, la contre-offensive de nos alliés se poursuit avec succès au nord et au nord-est fie Kovno, où ils se rapprochent de Vikomir et ont progressé sur la rive droite de la Vilia, capturant un mortier et des caissons. Entre la Vilia et la Niémen, comme en Cour-lande et entre Grodno et les marais de Pripet, ils maintiennent bien leurs positions, mais ils ont dû évacuer Grodno et reconnaissent la prise de Luck, qui coûta particulièrement cher aux Autrichiens. Des dépêches particulières de Rétrograde disent que la récente victoire russe en Galicie, qui valut aux Autrichiens la perte de plus de sept mille prisonniers, est une de? plus belles actions d'arrière-garde dont l'histoire fasse mention. Son but était probablement de forcer l'ennemi à renforcer ses ailes de-ses armées aux dépens de leur centre, de diminuer ainsi la pression sur le centre russe et de lui permettre de continuer dans de bonnes conditions sa retraite systématique. Ce but semble avoir été complètement atteint M l'on songe que dans la direction de Riga les Allemands n'ont pu avancer d'un pas depuis quinze jours. Ce beau succès indique aussi que les armées russes continuent à former un ensemble homogène qui répond toujours admirablement aux volontés de son chef. Tant que cette situation persistera, on peut traiter de fumisteries les télégrammes berlinois, destinés sans doute à intimider les neutres, et-surtout les Balkaniques, et aux. termes desquels les Autrichiens (?) projettent^une grande* invasion de la Russie méridionale, dont les objectifs seraient Odessa et Sébastopol ! Pour employer les termes mêmes dont s'est WffE Salandra après sa-visite au front, les' ïtëwns progressent lentement mais sûrement, i Trentç est, ;ip#irijte«ajit mejnaeder îV.^a rfois de j'ou&st, de l'est et du sud. Nos alliés, malgré, ta énormes difficultés naturelles que pré- • sente le district du Tonale, sont déjà à plus de sept- kilomètres de la frontière! Plusieurs puissants forts autrichiens sont évacuées ou investis; dans la vallée de Sugana, l'avance en pays ennemi est jk plus de douze kilomètres. Ce sont là de «aux résultats qui peuvent nous faire accueillir sans scepticisme la nouvelle de l'évacuation de Roverto, que les Italiens occuperont dès que les forts qui contre-battent encore la " gardienne de Trente " auront été réduits.On annonce de Constantinople que le maréchal von der Goltz serait sur le point de prendre sa retraite. Il souffrirait de rhuma-l'*nie articulaire dans les deux genoux. Nous sommes heureux d'ajouter qu'il l'a contracté à Bruxelles- Puisse-t-il lui rappeler éternellement ses administrés temporaires !, LE CHOLERA A BERLIN ET EN AUTRICHE. Quelques cas suspects de choléra sont survenus à Berlin. Les autorités ont pris les Usures nécessaires. il y a. quelques jours déjà !e " Vorwërts " ar>npnça que le bourgmestre de Teltow, com-rni,ne située près de Berlin, avait prescrit'les f;r'vcautions à prendre en vue de circonscrire ;expansion du mal. D'autre part, le ministre de l'intérieur autri-1 • ^n a fait savoir, à la date du 20 août, que e!à 929 cas ont été constatés. Aussi le gouvernement italien à-t-il imposé a vaccination immédiate et obligatoire pour et ordonné en outre que des moyens soient j -uvrs pour empêcher le développement de •épidémie qui est à craindre par la présence • prisonniers autrichiens qui ont combattu 4,1 Galicie. ^La reine des Belges vient d'accomplir, en ^ipagnie du Dr Depage, une visite de la plu-1 • - des postes sanitaires du front. Notre ^O'.euse et vaillante Souveraine a parcouru, 1 détail, le pavillon-lazaret "Albert et Elisa-06th." AU FAÏb Lïfc ÙFA. ON ROSSE LES AGENTS D'AFFAIRES DES ALLEMANDS Il y a eu ces dernières semaines beaucoup de surexcitation dans le pays de Spa, plus particulièrement à Spa, à Staveiot, à Polleur, à Sart, à Francorchamp et à Theux. Ces mouvements populaires sont dirigés contre des marchands de bestiaux acquis aux Allemands et qui font passer autant qu'ils le peuvent des bestiaux belges en Allemagne. Il arrive fréquemment que la population s'ameute au passage des traîtres et de leurs troupeaux, rosse les marchands et disperse les animaux. Une de ces scènes a eu lieu à Theux le 29 juillet dernier. Vers sept heures du soir, on vit arriver dans le village un troupeau de douze chevaux que des marchands conduisaient en Allemagne. Des jeunes gens de Spa poursuivant ces derniers en criant, ceux de Theux se'joignirent à la manifestation: en quelques secondes les marchands furent lapidés et les chevaux dispersés. Le lendemain, des soldats allemands se mirent à la recherche des chevaux. La population a été sévèrement punie: obligation de rentrer chez soi à sept heures du soir, extinction des lumières à neuf heures, fermeture complète des cafés et hôtels jusqu'à nouvel ordre, etc. AU PAYS DE LIEGE. SUR LA TOMBE DES HEROS TOMBES A RABOSEE. On a donné une sépulture superbe au 82 soldats belges qui tombèrent glorieusement pour la patrie à Rabosée. Le 6 août dernier, anniversaire de la bataille, eut lieu une cérémonie commémorative, à laquelle assistèrent plus de dix mille personnes et que présida Mgr Ruttèn, évêque de Liège. Tous les dimanches, des centaines de personnes visitent le tombeau de nos braves et y déposent des fleurs. Le monument se compose d'un énorme monolithe pesant 15,000 kilos .et creusé en forme de tunnel. L'intérieur est orné des portraits du roi Albert et de la reine Elisabeth, ainsi que des photographies des soldats inhumés, le tout entouré des couleurs nationales. On y a placé aussi des cadres contenant des poésies dédiées aux soldats, et un jeune homme de Cheratte l'a orné d'un lion en ciment; cinq oents petits sapins en forment la clôture. Les Allemands—qui ont enterré trois cents des leurs à 200 mètres de là—ont rendu hommage à nos glorieux morts en déposant dans la sépulture une grande croix en chêne sculpté portant cette inscription: "A notre brave ennemi." NOUVELLES DU PAYS. Les Allemands vont, paraît-il, frapper de la monnaie de zinc à l'intention de la Belgique et rafler ainsi notTe nickel pour la fabrication de leurs balles. Les pièces de 5, 10 et 25 centimes porteraient le lion belgique entouré de lauriers et les mots : Belgique et België.' Quelle attention tout d'un coup! Le directeur de la Fonderie anversoise et un de ses ouvriers auraient été condamnés respectivement à 15 et à 3 ans de travaux forcés pour avoir donné à un ouvrier le moyen de franchir ia frontière * * ... - - M. Canonne, inspecteur du travail, a été électrocuté en voulant rentrer en' Belgique pour reprendre ses fonctions officielles. Notre confrère Les Nouvelles " reçoit de Liège d'-excellentes nauveliesr du général Fivé. Lé gland- cfto'yeii," que nous vénérons à.l'égal '(les. M-à'jt/'des "Léman, des' Mercier, est actuellement .en bonne santé dans sa forteresse allemande. Il a été. malade, comme on sait, mais" sa çollatitutiôn "si Tôb"uste encore, malgré ses sbixahte-dix gris sonnés, a iriomphé du mal qu'avait provoqué uniquement la vie sédentaire auquel il est astreint. Car le général est etroitement enfermé, emprisonné avec les plus grands malfaiteurs, avec des forçats et traité comme eux. Heureusemént, on lui a permis d'ajouter à son ordinaire, absolument insuffisant, du lait et des œufs. Cela a fait beaucoup de bien à M. Fivé, qui a depuis lors recouvré sa belle santé. Nous apprenons de source autorisée, dit 1' " Echo Belge," que le bourgmestre de Vilvorde a protesté auprès de la " Kommandantur " contre la manière allemande de présenter ses déclarations, dans lesquelles il avait confirmé que plusieurs civils avaient été tués et une femme violée par-les soudards boches. On annonce la mort de M. Léon Van der Kelen, échevin des travaux publics de la ville de LoUvain et sénateur, décédé après une longue et douloyreuse maladie, dans une clinique où il avait été transporté après les pénibles événements qui se déroulèrent à Louvain il y a un an. . M. Léon Van der Kelen était un homme très cultivé et un amateur d'art très aveTti. IL était itn des chefs du parti libéral louva-niste, qui perd en lui un mandataire dévoué. On annonce au " Telegraaf " que l'autorité, allemande continue à essayer de mettre fin au désœuvrement. Elle a fait afficheur une ordonnance disant que tous ceux qui ne reprendront pas Leur travail si leur patron leur en offrea l'occasion seront punis. Ceux qui essayeront d'éloigner les ouvriers de leur travail en leur donnant des secours seront également poursuivis. L'autorité allemande ne fait aucune exception en ce qui concerne le travail pour l'armée allemande, de sorte que tout le monde peut être contraint à présent— contrairement aux lois internationales—de travailler pour l'envahisseur. LtS A1 KUtl i tS DE DINANT. RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES DE SOURCE MILITAIRE FRANÇAISE. n* Dinant.—A partir du 16, la partie de la ville construite sur la rive droite a été parcourue seulement par les patrouilles françaises. Toutefois, le 22, le faubourg de Leffe fut le théâtre d'une petite opération menée par un détachement du Génie français, sous la protection d'une section du 273e : une maison, située en face de la rue Saint-Jacques, empêchant les mitrailleuses françaises de prendre d'enfilade cette rue dans laquelle les Allemands devaient déboucher en sortant de la citadelle, le détachement fit sauter cette maison vers 13 heures. Le 24, aucune troupe française ne restait plus dans la Vallée de la Meuse en aval d'Has-tière.V.—RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES RELATIFS A LA CONDUITE DES ALLEMANDS ET A L'ATTITUDE DE LA POPULATION BELGE. Entre le 15 et le 23 août, en dehors de l'attaque du 15 sur Aneeremme et Dinant, les Allemands se sont contentés de garnir la crête sur la rive droite. La nuit, ils envoyaient des reconnaissances sur les points de passage, des détachements descendaient dans les agglomérations de la vallée, notamment à Dinant, faubourg de Leffe, et à Houx. Quelques-uns de ces détachements étaient transportés dans des automobiles aVec mitrailleuses. Dans la nuit du 16 août, les Allemands mirent à sac le village de Houx ; pendant les deux nuits suivantes, ils incendièrent ce village; trois notables furent pendus dans la salle basse d'une des principales maisons. La déposition du capitaine du Génie français maintenu au pont de Dinant pour le faire sauter quand l'ordre en serait donné est caractéristique :— " A Dinant, rive droite, les Allemands vinrent à différentes reprises réquisitionner de la farine et des vivres. Us s'enivraient et maltraitaient la population. (Une femme, venant acheter.de la farine sur la rive gauche, rapportait que les Allemands avaient pris son mari en otage et le fusilleraient si elle ne rapportait pas la farine demandée.) " Dans la nuit du 21 au 22, une petite troupe d'infanterie et de pionniers, transportée par des autos armées de mitrailleuses, pénétrait rue Saint-Jacques, tirant sur les habitants qui se montraient aux fenêtres, criblant systématiquement de balles le premier étage des maisons et tuant ainsi plusieurs personnes dont un boucher. " Au cours de cette équipée, les Allemands, après s'être enivrés, se bâtirent entre eux. On retrouva, le lendemain, dans la rue, deux casquettes de sous-officiers tachées de matière cérébrale, des théories sur les exercices techniques des pionniers, des pétards incendiaires et des pétards explosifs prismatiques sur palette." Ces détachements se retiraient rapidement devant nos patrouilles et n'engageaient jamais le combat. " De même à Hastière, le 23 au matin, après l'évacuation du village de la rive droite par les Français, les Allemands mirent le feu à presque toutes les maisons au moyen de grenades incendiaires. Certains habitants furent 'brûlés ' vifs, beaucoup d'autres fusillés. De grands cris d'enfants et de femmes furent entendus" dans la nuit, par lés défenseurs de la rive gauche. " Au moment où l'ordre de faire sauter le pont fut donné, les Allemands se disposaient à le passer en poussanf devant eux des habitants." En aucun endroit, les habitants ne prirent part à la défense avec les troupes françaises. " Les gardes civiques eux-mêmes ne partici-pèrent pas à la lutte. Un seul régiment signale qu'au pont d'Hastlère, et pendant les premiers jours seulement, deux gardes civiques, sans armes, étaient adjoints aux postes placés aux extrémités des ponts pour vérifier l'identité des habitants qui demandaient à passer." VI.—CONCLUSIONS. Ces données de fait, dont on notera la précision, autorisent à faire les conclusions suivantes :— lo. Contrairement à l'assertion du Livre blanc, le commandement français, s'il n'a jamais procédé à une occupation proprement dite et permanente de la rive droite de la Meuse, n'a cessé, néanmoins, du 15 au 23 août 1914, d'y •envoyer ou d'y entretenir des éléments de troupes régulières (patrouilles, avant-postes, sentinelles, etc.), notamment pour la garde et la protection avancées du pont de Dinant barré. Ces patrouilles mirent en fuite à plusieurs reprises les détaohements allemands.Par conséquent, il est faux de raisonner sui la résistance rencontrée après le 17 août, sur la rive droite de la Meuse, et notamment sui les événements de la nuit du 21-22 août, comme si les troupes françaises, à raison de leur éloignement, y étaient totalement étrangères. 2o. Ce sont les troupes françaises qui avaient organisé défensivement les maisons de la rive gauche dès le 16 août, de manière à commander directement, par leurs mitrailleuses, la rive droite et ses accès, notamment ceux du pont de Dinant ; ce sont les troupes françaises encore qui avaient établi sur la rive droite, pour protéger les avancées du pont de Dinant, les barricades de pavés et les barrières de fil de for, signalées dans les témoignages ailpmands et attribuées par eux aux civils. (Livre blanc, Anlacre C, pp. 117 et 22.) Par conséquent, il est, faux d'attribuer à la population civile, comme le fait le rapport allemand, les mesures de défense constatées à Dinant: plus faux encore d'en déduire la responsabilité du Gouvernement belge dans l'organisation, à Dinant, d'un combat de francs-tireurs.3o. Du 16 août jusqu'au 23 août, ce sont des patrouilles et avant-postes français qui firent reculer, même en agissant sur la rive droite, "LA LIBiLKIh, UtLb MEKS. Suivant un télégramme de Washington, le cardinal Gibbons aurait remis au président ' Wilson un message concernant la paix. Le cardinal aurait déclaré que son entrevue avec le président aurait été très satisfaisante. Le cardinal estime que le relâchement de la tension entre les Etats-Unis et l'Allemagne offre une occasion favorable jjour tâcher de mettre fin au cônflit. Il fonde son opinion sur un arrangement possible entre l'Angleterre et les Etats-Unis concernant la " liberté des mers." Mais on lui fit remarquer que les Alliés n'étaient pas désireux d'une paix autre que celle pour laquelle ils ont pris les armes. * * * * Il convient de remarquer, au sujet de cette dépêche, que cette demande de l'Allemagne concernant la " liberté des mers " a été formulée récemment par M. de Bethmann-Holiweg et par la "»Kolnische Volkszeitung." Il est assez surprenant de la voir reprendre par un médiateur pontifical. Si l'Allemagne avait pu, en détruisant la flotte anglaise, s'assurer la " liberté des mers," elle n'aurait certainement pas toléré qu'on la remit en question. Si elle avait ainsi assuré le blocus de l'Angleterre et peut-être réalisé ses plans d'invasion, sa victoire était assurée. Réclamer la " liberté des mers " au détriment d'une puissance qui, par sa situation insulaire, doit forcément être une puissance navale, c'est favoriser l'Allemagne. POUR LA RECONSTITUTION DE LA BIBLIOTHEQUE DE L'UNIVERSITE DE LOUVAIN. M. Raffalovich, membre de l'Institut de France, vient d'envoyer une excellente nouvelle à M. Carton de Wiart. Par l'intermédiaire do M. Henri Marcel, directeur des Musées Nationaux, qui a bien voulu titre sou interprète auprès de M. Sarraut, ministre de l'instruction publique, il a obtenu qu'une grande salle fût mise à la disposition de M. Delannoy, bibliothécaire de l'Université de Louvain, pour y placer les dons qui seront faits en vue de la reconstitution de la Bibliothèque de notre Université. M. Raffalovich ajoute que, personnellement, il destine à ladite bibliothèque une très grande partie de ses livres. — Le prince Charles Murât, qui, déjà titulaire de la Médaille militaire, de la Croix du Maroc et de la Croix de guerre, avait été fait chevalier de la Légion d'honneur, il y a quelques semaines, pour faits de guerre et blessure dans un des combats de la campagne turque, vient d'être une seconde fois atteint aux Dardanelles. Bon sang ne ment pas ! les pointes de reconnaissances allemandes poussées, à plusieurs reprises, jusque dans la ville de Dinant et ses faubourtrs; notamment la reconnaissance allemande de la nuit du 21-22 août se heurta à la force militaire défendant le pont. Par conséquent, il est faux de mettre ces actes de guerre régulière au compte de la population civile, comme le fait le rapport allemand, par exclusion de toute possibilité d'action des troupes françaises. 4o. Le feu de mitrailleuses essuyé la nuit du 21-22 aoiit, par les reconnaissances allemandes qui parvinrent jusqu'au pont de Dinant et le trouvèrent "occupé par l'armée ennemie" (Livre blanc, page 117), puis le 23 août, durant la bataille générale est évidemment, le feu des mitrailleuses françaises,irç.staHées.précisément pour commander ce pont et ses accès. De même, les coups de fusil dirigés sur les soldats allemands agissant sur la rive droite provenaient des troupes françaises qui, organisées sur la rive gauche et dccujjant le pont même, tenaient la rivé ' droite et les accès du.fleuye, entièrement çous le feu de leurs mitrailleuses' (notamment la rue^Saint-Jacques', débôtiché dé la citadelle). Par conséquent, il est faux d'imaginer que la population civile de Dinant aurait été pourvue de mitrailleuses par le Gouvernement belge, et il est faux de lui attribuer les coups de feu tirés par les soldats français. La vérité est que les Allemands se heurtèrent inopinément à une défense française habilement dissimulée.Bref, il résulte de cet ensemble de renseignements indiscutables, que, comme le faisait prévoir le " Bureau Documentaire Belge dans sa note No. 118, la partie'essentielle des déductions du Livre blanc allemand, reposant sur la présomption d'une évacuation totale et définitive de la rive droite du fleuve à Dinant, pair les troupes françaises, à partir du 17 août, et sur une prétendue impossibilité pour ces troupes d'atteindre les Allemands débouchant sur la dite rive, est dénuée de fondement. Or c'est sur cette fausse présomption, on s'en souviendra, que le commandement allemand avait échafaudé la supposition que, le 23 août, l'armée allemande serait "encore" attaquée, " par des civils" (Livre blanc, Anlage C, p. 118); c'es* de cette même fausse présomption que le commandement allemand s'inspira dans la con-ceptiomde ses ordres pour l'opération du 23 août; c'est ainsi enfin que le commandement allemand aboutit à consacrer officiellement, dans l'esprit des troupes d'asisaut énervées, l'obsession du franc-tireur qui les hantait déjà à leur entrée en Belgique. Mais si de simples troupiers sent, à la rigueur, excusables de s'être laissés dominer par semblable obsession, que faùt-il penser, en présence des provisions données par le rapport militaire français qui vient d'être analyse, de la mentalité des chefs allemands? C'est ;; leiir manque, de clairvoyance et de sang-froid, ôu plutôt, à leur obstination à vouloir. contre toute vraisemblance, attribuer a des francs-tireurs la résistance inattendue rencontrée à Dinant, que la malheureuse population de cette ville doit d'avoir été décimée. Et même cette autre question se posera à tout esprit non prévenu: "Jusqu'à quel point y a-t-il lieu d'ajouter foi à la sincérité du plaidoyer allemand?..." * Voir la Mètropolt du 1er septembre 1915. Lh FANuEKMANlSMh ET LES FLAMANDS. Il faut lire comment les gazettes allemandes arrangent les faits au profit de leur campagne pangermanigte chez les Flamands. Voici à cet égard, à titre purement documentaire, un extrait caractéristique d'un article de la grave " Deutsche Tageszeitung " :— La lettre du professeur baron von Bissing au groupe d'étudiants d'Utrecht, faisant partie de 1' " Algemeen Nederlandsch Verbond," a naturellement produit une forte impression dans toute la Belgique, chez les Flamands comme chez les Wallons, et, plus loin, aussi bien chez les Flamands que chez les Frans-quillons, en Hollande, en Angleterre et en France. Dans le journal paraissant en Hollande, " De Vlaamsche Stem," le rédacteur en chef lui-même, M. Albéric Deswarte, attaque le professeur von Bissing. Il déclare que les promesses allemandes ne sont pas dignes d'être crues; les Flamands craignent de la part des Allemands un sort pareil à celui qu'ils ont fait aux habitants de Pologne, d'Alsace-Lorraine, et aux Danois en Sleswig du Nord ; et ces derniers sont pourtant -aussi une race germanique. L'étroite parenté entre les races flamandes et allemandes, vantée par von Bissing, faciliterait et justifierait aux yeux des gouvernants allemands l'incorporation et l'extinction des Flamands. La soudaine sympathie des Allemands pour les Flamands lui paraît, par son zèle exagéré, d'autant plus suspecte. Les connaissances de von Bissing du mouvement flamand datent apparemment d'hier, c'est-à-dire d'après le 4 août 1914, car sinon il saurait que tous les Flamands conscients s'opposaient à l'enseignement d'une seconde langue dans les écoles communales, que cc fût l'allemand ou le français. Si cela doit signifier qu'avant la guerre les Allemands ne s'inquiétaient pas du tout du sort de la race flamande, et n'entretenaient aucune relation avec 4e mouvement flamand, alors c'est faux. Nous ne voulons pas revenir sur les rapports étroits des principaux esprits allemands avec les Flamingants au début du mouvement flamand, de Hoffmann von Fallersleben, Klaus Groth et d'autres qui, vers le milieu du siecie dernier, travaillaient de tout cœur et avec zèle avec les leaders flamands. Nous ne voulons mentionner que les événements récents, qui devraient aussi être connus de M. Deswarte.En 1896, après une assez longue interruption, on fit de nouveau un essai pour rétablir des rapports plus étroits entre ia vie intellectuelle allemande et la vie flamande, notamment par la création d'une " Germania. " flamande-allemande à Bruxelles. Le " Opstelraad " (Conseil de rédaction) de cette revue comprenait, du côté flamand, MM. J. M. Brans, A. Burvenich, Julien de Vriendt, A. Prayon van Zuylen, A. Baron de Ziegesar, et parmi les collaborateurs professeur Bang, de Louvain; docteur Buitenrust Hettema, de Zwolle, Pol de Mont, d'Anvers; Léonce du Catillon, de Bruxelles; Dr Julius Frederichs, d'Ostende; l'avocat Paul Sisselaire, de Bruxelles; Dr Haller de Ziegesar, de Bruxelles; le bibliothécaire (communal-Réd.) Dr. Hansen, d'Anvers; Julius Hoste, de Bruxelles; l'avocat Josson, de Bruxelles; professeur Lecoutere, de Louvain; Virginie Loveling, de Gand; Hubert Melis, d'Anvers; professeur Jul. Obrie, de Gand; Julius et Maurice Sabbe, de Bruges; Isidore Teirlinck, de Bruxelles; Omer Wattez, de Tournai, et bien d'autres Flamingants émi-nents.Du groupe allemand il faut nommer Dr Richard Andrée, à Brunswick ; le député au Reichstag Dr Arendt, de Berlin; Dr Beumer, de Dusseldorf; professeur Dr Bernhak, de Berlin; professeur H. Brunner, de Berlin ; Dr Ellenbeck, de Crefeld; professeur Gaedertz, de Berlin; Regierungsrat M. R. Gerstenhauer, de Meiningen; le syndic Hirsch, d'Essen; Dr Jaensch, de Charlottenburg; professeur E. Martin, de Strassbourg; Dr Reismann-Grone, d'Essen; professeur Thode, de Heidelburg; professeur Viereck, de Brunswick ; Dr Otto Weddingen, de Charlottenburg ; Dr L. Wilser, de Heidelberg; professeur J. Wolff, de Bres-lau; professeur Dr E. Wolff, de Kiel ; le député au conseil d'empire K. H. Wolff, de Vienne, et d'autres. Le point de vue de ce groupement allemand était décrit comme suit: Il voulait uniquement rétablir des rapports intellectuels entre le peuple allemand et la race bas-allemande également germanique des Flamands, appuyer ses vœux et tendances nationales et favoriser le mouvement flamand. Il était prêt à collaborer avec 1' " Algemeen Nederlandsch Verbond," et soutenait les luttes des populations bas-allemandes du Nord de la France, du Nord de la Belgique et de l'Afrique du Sud, aussi volontiers que celles des populations allemandes du sud de la Belgique, de l'Autriche et de la Hongrie. LE SANS-GENE ALLEMAND EN HOLLANDE. On écrit de Tilbourg au journal hollandais " De Maasbode " :— Il y a environ trois semaines, un certain M. Bogoers, habitant la ville, vint informer la police de la disparition de son fils, âgé de 1S ans, qui allait souvent comme colporteur le long de la frontière avec du chocolat et d'autres marchandises. On craignit que le jeune homme ne se fût égaré au delà de la frontière où les Allemands l'auraient fait prisonnier. On n'entendait plus parler de jeune homme, quand tout à coup, on le vit revenir en bonne santé et rapportant à ses parents une somme d'une centaine de florins. Il avait, en effet, été arrêté à la. frontière et emmené à Oberhausen, où on l'avait contraint à travailler dans une fabrique de munitions. 11 y gagna 100 marks par-semaine, mais il avait, dit-il, un travail si rude que cette vie n'était pas supportable. C'est pourquoi il s'est enfui dès qu'il en vit l'occasion. — Après les grandes vacances, les écoles anversoises seront visitées par des inspecteurs boches. LLnua. Cercle "Esperanza." Un splendide concert, donné mardi soir soua les auspices du cercle ,£ Esperanza," avait attiré un public choisi au Bechstein Hall. Divers artistes belges, en partance pour l'Amérique et le Canada, où les conduit leur dévoûment à l'effet d'y donner une série d'auditions musicales au profit de l'œuvre si intéressante de secours aux victimes belges de la guerre dirigée par 1' " Esperanza," s'y sont fait entendre et applaudir par les amateurs avertis que leurs noms avaient attirés. On a surtout remarqué, parmi plusieurs notabilités, Mme la comtesse de Lalaing et sa chaînante jeune fille, ainsi que la plupart des membres du Comité de 1' "Esperanza," présidé par M. A. Jonckheere, dont on connaît par ailleurs le dévouement et dont l'éloge n'est plus à faire. MM. le ministre de Belgique à Londres P. Hymans, le Lord Mayor de Londres et le consul général de Belgique E. Pollet, retenus par des engagements antérieurs, s'étaient fait excuser. Nous avons eu l'occasion d'apprécier l'admirable technique et le jeu si personnel de Mlle G. Radoux. Le " Prélude " de Rachmani-noff a été éxécuté avec tout le brio qu'exige cette belle œuvre, tandis que la délicatesse du toucher de l'artiste s'est révélé particulièrement dans le " Coucou " de Couperia. Un grand succès fut remporté par Mils Daisy Jean, une de nos meilleures violoncellistes. La " Sonate de Boccherini," qui de* mande tant de finesse d'éxécution, ainsi que la " Tarantelle " de Popper, ont provoqué des applaudissements enthousiastes. Mme Belloy nous a fait entendre sa voix pleine d'ampleur dans plusieurs morceaux classiques et modernes, et fut spécialement goûtée dans le célèbre duo du " Miserere " du " Trouvère." Son partenaire, M. W. Flanagan, partagea son succès et interpréta en anglais-fait assez rare pour être signalé—la " Reipe de Saba," ainsi que deux chansons de genre dont 1' " Old-fashioned Town," de Squire,'débité avec beaucoup d'originalité, fut très remarqué. Notre excellent baryton de l'Opéra d'Anvers, M. J. Collignon, de réputation bien, connue, a fait vibrer les chaudes notes de sa voix dans l'air du "Toréador," auquel sa bonne diction et la parfaite maîtrise de son organe ont donné un cachet neuf. En résumé, excellente soirée, qui fait hons neur aux organisateurs et aux artistes. Nous sommes persuadés que ces derniers remporteront au nouveau monde des lauriers en rapport avec leurs mérites. LES REFUGIES BELGES A LYON. " L'CEuvre du Comité de Secours aux Réfugiés belges à Lyon " a de plus en plus de lourdes charges pour réaliser l'assistance nécessaire et l'acheminement des nationaux. En dehors du centre de Lyon qui compte un grand nombre des Belges réfugiés, il arrive constamment des familles nombreuses belgs5» dans le besoin, des département environnants et même des départements très éloignés. Toute l'aide particulière, tous les seco ira qui pourraient être adressés seront V.s bienvenus.M. Mulatier, consul de Belgique, est aidé dans la tâche à remplir vis-à-vis des nationaux à Lyon et dans la juridiction par le groupement belge le plus dévoué et le plus actif. Le seul bureau officiel de " L'Œuvre du Comité de Secours aux Réfugiés belges " réunit dans la plus honorable collaboration les personnalités dont les noms suivent:—MM. Bury, industriel, vice-président; Colbacic, industriel, conseiller; Dalmotte, manufacturier, conseiller; Gratry, Georges, négociant, con-: seiller ; .Hqrrjqt. maire de Lyon, sénateur du Rhône, président d'honneur ; Masson, administrateur de sociétés, conseiller; Mulatier, consul de Belgique, président d'honneur; Motte, administrateur, conseiller; Petit, industriel, vice-président; Paulis. lieutenant-Colonel en retr*ite, président;. Schinckel, avocat,- secré-tp^re .adjoint ; Schreib.er, négociant, vice-prési- " dent; Vçët,. ,c}\ef .de. service technique, secrétaire.ON DEMANDE DES OUVRIERS DANS LE ROYAUME-UNI. Des ouvriers belges désirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Board of Trade Labour Exchanges" (qui sont les seules autorisées par la gouvernment britannique'. de présenter des ouvriers belges aux patrons anglais), ont un grand nombre d'emplois "à conférer, surtout dans le industries agricole'S^et du génie civil. Des offres de service doivent être faites à la Bourse du Traivail la plus proche du domicile; pour l'adresse se renseigner au bureau de postes de la localité. Des beiges se trouvant dans les asiles de réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail qui sont établies dans ces asiles; d'autres Belges résidant à Londres, à la Bourse du Travail à Aldwych Skating Rink. AN6LQ-BELGIAN TÏMBE REVIEW Organe mensuel de la guerre économique S PENCc LE NUMERO, 6 SHILLINGS L'AN. S'adresser, 29, Stamford Slr23i, London, S.E^ ANNONCES. 9 pence la ligne.—Joindre le montant aux ordres. s.T.p. BELGE garde malade, '20 ans pratique, dô- mando 'pla'C ou lemao tic chambr". Ecrire V. M.» Onelow-KArdeni, 78. South Kensingtcn. London. DENTÏSTRY. VICTOR COTÏLS. d'Anvers (rue QuelHrV—C'cnsultiuon • tous le jour- lo 2.30 à 6 heures. Oxford-strcet. 551. 'ici-phone, 2782 Mayfair. ON~demande jeune servante belgo. bons cages. —S'adresser "bureau du journal sous initiales E.8. f. ON "demande leçons de prononciation et ouan- tité français— S'adress-er Mr. W. T. Wailis, Iniaoc Orphan A-svlum, Wanstead. N.E. "JVTOÛS mettons vivement nos compatriotes on r,arde contre icrtaines agences dr placement d'employés, qui ne visent ou i leur cecroquer de l'argent. Ne versez d« caut onnement ou de garantie qu'avec les rélérences les plua sérieuses !

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Londres von 1914 bis 1919.

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