La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1916, 08 November. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Konsultiert 24 Januar 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/qz22b8wh8d/
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LA MÉTROPOLE 10IY1 PENNY snniIT- CINQ CENTIMES HOLLANDE : VIJF CENT i CONTINENT : DIX CENTIMES PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C.—Téléphoné: Holborn 212. ABONNEMENTS : 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 sh. Etranger : 1 mois, 4 sh. ; 3 mois, 12 sh. 23me ANNJCSE MERCREDI 8 NOVEMBRE 1916 No. 312 LA GRANDE GUERRE ACTIVITE AUTOUR DE VAUX La perte d'un sous-marin allemand L' " autonomie" de la Pologne Comme on pouvait s'y attendre il n'y a pas de nouvelles sensationnelles du frorit français pour ce qui regarde les opérations sur la Somme et devant Verdun. Des deux côtés les mouvements tactiques se poursuivent lentement, à cause du mauvais temps. La plus grande activité règne toujours dans le secteur au sud de la région de Le Transloy et le coin sud du bois St-Pierre Vaast, et dans le centre,, à la suite de quelques actions locales, les Français ont pu s'emparer du village de Sallisel en entier. Comme on sait ce village est composé de trois agglomérations contiguës, dont l'une est construite entre le coin nord et sud de la route de Bapaume à Péronne; depuis quinze jours les Français sont en possession de cette partie du village. L'autre partie qui va de l'ouest à l'est est capturée depuis un mois, mais dans ce groupe les Allemands gardent encore quelques' maisons en ruines, qui vont du nord au sud, dans le centre du village. C'est de ces maisons que par leur dernier succès les Français ont réussi à chasser l'ennemi. Au bois de St-Pierre Vaast, qui couvre plus de quarante hectares et que l'ennemi a formidablement organisé en point d'appui, les Français sont en possession de la lisière ouest depuis le 1er novembre. Au cours de la dernière attaque, opérée par trois colonnes convergeant du sud, de l'ouest et du nord, la partie nord du bois fut sérieusement menacée, car trois tranchées furent capturées à l'intérieur du bois et en même temps toutes les positions sur la lisière sud-ouest furent occupées. L'ennemi ne put se résigner à la perte d'un terrain aussi précieux et ce fut par les plus violents efforts qu'il essaya de les reprendre. Les contre-attaques se succédèrent toute la journée et l'on en vint même à des corps-à-corps mais finalement l'ennemi fut repoussé à la grenade et à la baïonnette et le terrain conquis resta finalement aux mains de nos alliés en même temps que 500 prisonniers. A Verdun la journée ne fut pas moins heureuse. A la suite de la capture du fort de Vaux, les Français sont entrés dans le village de Damloup, situé au fond de la pente des hauts de Meuse, qui font saillie dans la plaine de la Woevre. Dans l'après-midi, le bataillon qui était entré à Vaux dans la matinée compléta l'occupation de la place. Le progrès ainsi opéré au nord du fort de Vaux assure la sécurité des Alliés sur la colline de la Woevre, puisqu'elle leur donne les deux villages de Damloup et de Vaux, dont l'occupation par les Allemands facilitait un mouvement enveloppant contre le fort de Vaux. C'est pourquoi les résultats de la double victoire du 24 octobre et du 3 novembre apparaissent de plus en plus importants • en dépit des efforts de l'état-major allemand pour déprécier leur valeur. Sur les fronts de l'est la situation reste satisfaisante. Dans la plupart des défilés, ou bien la situation est inchangée ou bien il n'y a que des duels d artillerie. Dans la vallée de J iu où ennemi a reçu des renforts la poursuite ® été arrêtée. A Orsova la situation est inchangée. Dans la Dobrudjâ, où nos alliés préparent en silence un mouvement offensif, il y a un renouveau d'activité. Des détachements d'avant-garde ont forcé 1 ennemi à battre en retraite, ce qu'il fit en mettant le feu aux villages de Dàeni, 'arlici, Rosman et Haidar. Dans les Carpathes les Allemands livrèrent trois attaques contre les positions russes dans la région de la crête 5-7oi, à dix kilomètres du mont Pne-wie, mais elles furent successivement étouffées par l'artillerie. Au sud du mont Mungelu, les troupes russes, après Un assaut énergique occupèrent une sé-"c de hauteurs et firent près de quatre cents prisonniers. le Danube il y a eu quelques es carmouches entre la cavalerie russe et l'infanterie ennemie. En Galicie les Allemands attaquèrent dans le district à l'est du village de Lipnitza Dolna et à l'ouest du village de Slaventin, dans le but de reprendre les hauteurs que les Russes y ont capturées mais il n'y réussit guère. Sur le Carso il y a eu quelques réactions ennemies' dans la vallée de Con-cei, ainsi que dans la direction du Lu-katic; dans la région de Castagnevizza il y a eu des duels d'artillerie. Suivant un communiqué de l'Amirauté anglaise, un sous-marin britannique opérant dans la xner du Nord a tiré des torpilles contre un navire de guerre allemand du type " Dreadnought " près de la côte danoise. Le navire fut touché mais l'importance des dégâts est inconnue.Dans un autre communiqué il est dit que le 24 septembre de l'année dernière le sous-marin U 41 a été coulé dans la Manche, au moment où il essayait lui-même de couler un navire marchand britannique. Ces faits ne sont publiés que maintenant. On sait que l'Amirauté britannique ne se dérange plus pour annoncer la perte ou la capture des sous-marins allemands, pour la seule raison que la presse allemande crie au scandale parce que le croiseur auxiliaire qui a envoyé le sous-marin au fond s'est mis en devoir de sauver d'abord les victimes du navire marchand britannique et de songer ensuite à sauver les pirates, et en outre parce que le navire auxiliaire battait pavillon neutre, une mesure parfaitement légitime et d'ailleurs inaugurée par le Moewe. La proclamation par l'Allemagne et ses alliés de l'autonomie de la Pologne a provoqué les commentaires les plus indignés dans la presse neutre qui y voit une nouvelle mesure d'exploitation de ce peuple déjà si éprouvé. En Russie, les journaux, reproduisant le manifeste qui a été publié à Varsovie et à Lublin, déclarant que par cet acte l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie ont décidé de faire en Pologne russe une levée en masse, en défi de toutes les conventions internationales. Dans le but de cacher leurs intentions réelles, les deux puissances ennemies ont déclaré solennellement qu'elles avaient fait un accord pour faire de la Pologne russe un Etat polonais. Sans égard pour les espoirs des Polonais de voir une Pologne réunie, comme ils avaient été proclamés par la Russie, les empires centraux ne cherchent qu'un moyen pour justifier la violation de 'a loi des nations qu'ils sont en train de commettre. Ils ne déterminent d'aucune façon ni l'organisation politique du pays ni ses droits, leur seul but étant la création, en Pologne, d'une nouvelle portion de l'Empire allemand, avec cette différence qu'elle serâ gouvernée, non par un " Statthalter " mais par un roi héréditaire, en d'autres mots, par un prince allemand, et qu'on l'appellera un royaume et non une province. Le roi désigné par l'Allemagne '-era probablement le prince Léopold de Bavière, frère du roi actuel; il est âgé de de 73 ans. M. Max maltraité et puni Il résulte d'un rapport digne de foi d'un prisonnier sorti d'Allemagne que, à Celle-Schloss (Hanovre), M. Max, bourgmestre de Bruxelles, fut puni.deux fois, de trois jours d'arrêt pour réponse à un sous-officier qui l'avait interpellé à la façon allemande, et pour s'être plaint à l'ambassadeur d'Espagne d'être maltraité dans le camp. Le bourgmestre de Bruxelles a expressément déclaré au prisonnier précité que l'attitude des officiers et sous-officiers chargés du commandement et de la garde des prisonniers est très bourrue. France et Belgique Eloquent hommage de M. Poincaré Le 29 octobre dernier, l'Ordre des avocats à la Cour d'appel de Paris célébra les morts glorieuses de ses membres qui, au cours de la guerre, sont tombés au champ d'honneur. Par une délicate attention, les avocats de Paris associèrent à cette pieuse manifestation le ministre de la Justice de Belgique, ainsi que Mme Carton de Wiart et M. Théodor, bâtonnier du barreau de Bruxelles, qui, tous deux, subirent avec courage et fierté les violences de l'occupant.Parmi les discours prononcés, tous fort beaux, celui de M. Poincaré, président de la République française, fit une impression particulièrement profonde. Un hommage d'une magnifique éloquence prenante y est rendu à la Belgique et aux Belges victimes des violences allemandes.Voici le principal passage de cette partie du discours présidentiel : Mme Carton de Wiart voudra bien me permettre de déposer, tout d'abord, à ses pieds la respectueuse offrande de l'admiration publique. Son nom illustre, qui a reçu d'elle un rayonnement nouveau, signifie désormais pour le monde entier la résistance à la force brutale, le dévouement au malheur, la révolte de l'honnêteté devant l'injustice et l'oppression. Mme Carton de Wiart a donné à l'héroïsme la parure de la grâce et de l'esprit. Dans un interrogatoire de quinze heures, que lui a fait subir un tribunal composé de trois officiers ennemis, elle s'est défendue pied à pied, avec une tranquillité souriante. Ses juges ne lui ont pas pardonné sa vaillante ironie. Mme Carton de Wiart a été emmenée par les Allemands à Berlin. Berlin l'a emprisonnée. Paris comprend mieux sa bravoure charmante. Souffrez, Madame, que les Français vous expriment toute leur vénération. Parmi les nombreux exemples de courage. civique qu'offrent- constamment les populations des pays alliés, celui qu'a donné en Belgique M. le bâtonnier Léon Théodor mérite particulièrement de rester grave sur les tablettes de l'histoire et proposé comme une ineffaçable modèle à la plus lointaine postérité. Me Théodor s'est sacrifié pour son Ordre ; il s'est sacrifié pour sa patrie, il s'est sacrifié pour une idée qui nous dépasse tous et dont l'empire ne s'arrête ni" à la limite d'une association, ni à la frontière d'un peuple, ni à la durée d'une génération, la pure idée du droit souverain. Elu bâtonnier en octobre 1913, M. Théodor s'est trouvé à la tête de son Ordre le jour où l'ennemi, après avoir semé sur son passage, dans les provinces wallonnes et flamandes, la ruine et la désolation, est venu promener dans les rues de Bruxelles son arrogance et ses airs de défi. D'un ton hautain et provoquant, l'envahisseur s'arroge le droit de violer une fois de plus les Conventions de La Haye et d'installer dans la ville occupée des tribunaux d'exception. Il a le nombre, il a la force, il est le maître de l'heure. Qui osera protester? On n'a qu'à s'incliner et à obéir. Mais un homme se lève, parle, proteste. Est-ce bien seulement la voix d'un homme? C'est le cri d'une corporation courageuse et indignée, c'est le cri d'un peuple libre, qui ne veut pas mourir et qui ne mourra point, c'est le cri de la liberté elle-même qu'on essaye d'étouffer et qui ne se laissera pas bâillonner ! 7 La déportation des Belges Les ministres des Etats-Unis et d'Espagne ainsi que le Nonce du Pape à Bruxelles ont adressé respectivement à leur gouvernement et à Sa Sainteté un rapport sur les déportations de Belges en Allemagne.Le tourisme en France et les champs de bataille Le Conseil supérieur du tourisme en France s'est réuni dernièrement sous la présidence de M. Marcel Sembat, ministre dés Travaux publics. Le ministre, afin de faciliter la visite des champs de bataille et des sites pittoresques de France, a préconisé une active propagande à l'étranger et l'édification de nouveaux hôtels. M. Fernand David a dit que des démarches ont été faites auprès du ministre de la guerre pour l'organisation touristique de la zone des armées après la guerre. M. Léon Auscher a exposé les moyens à employer pour faire de l'hôtellerie la grande industrie nationale française. » M. Fernand David a ajouté qu'une commission d'étude recherche les moyens par lesquels les capitaux considérables dont a besoin l'industrie hôtelière pourront être mis à disposition. L'affaire Hobhouse Lettre d'une femme belge Mme Carton de Wiart, femme du secrétaire particulier du Roi, envoie au Daily Telegrafth, qui la publie dans son numéro d'hier, la lettre ouverte suivante : A Miss Emily Hobhouse. Mademoiselle, — Je viens de lire dans le Times votre lettre au sujet de Louvain et je me crois obligée de vous dire, avec la franchise d'une femme parlant à une autre femme, ce que mes compatriotes en pensent Nous n'avons jamais mendié la pitié pour notre malheureux pays, mais nous demandons justice. Les horreurs que les Allemands y ont perpétrées sont si grandes que nous pouvons nous passer de toute exagération dans la description de leurs crimes. Mais nous ne pouvons permettre à personne, sans protester avec indignation d'exonérer, sous une forme hypocrite qui rend cette attitude plus odieuse encore, les Allemands de crimes dont la honte est établie par des témoins irréprochables. C'est, dites-vous, en considération des sentiments de vos amis belges que vous avez déclaré que Lotlvain a très peu souffert, que la bibliothèque fut détruite malgré de grands efforts (de la part de qui ?) et que vous insinuez perfidement que les Belges et les Allemands fraternisent dans les églises restaurées, comme s'il était possible aux Belges d'empêcher l'ennemi, autrement que par leurs regards de mépris, d'entrer dans leurs temples ! Nous serions heureux d'apprendre que la dévastation dans notre pays est moindre que nous ne i'avons cru jusqu'ici. Mais vous ne serez pas surprise si nous n'hésitons pas un moment entre le témoignage, d'une part, de nos propres yeux et de personnes que nous respectons grandement et celui, d'autre part, d'une personne qui, quoique de nationalité anglaise, n'eut pas honte de se faire conduire par des agents allemands à travers Une partie de la Belgique. Quel spectacle pour nos amis et compatriotes de là-bas qui, depuis deux ans, résistent à toutes les pressions de l'ennemi. Une seule Anglaise comme vous ne saurait, Dieu merci, diminuer notre affection reconnaissante pour la noble Angleterre. Agréez, Mademoiselle, mes salutations. Louise Carton de Wiart. Londres, le 28 octobre. Un article du "Daily Telegraph" Le Daily Telegraph, dont la sympathie pour les Belges a été, comme on sait, particulièrement pratique et efficace, commente, dans- un vigoureux article de fond, la lettre de Mme Carton de Wiart à Miss Emily—qu'il n'hésite pas à appeler carrément un " agent du gouvernement allemand ". On verra avec nous dans la conclusion de cet article, que nous reproduisons ici, un avertissement au gouvernement anglais sur l'effet que peut avoir sur ses amis belges la " protection " dont jouissent les néfastes activités dudit "agent allemand". La Grande-Bretagne a été reconnue à Bruxelles comme un ami sûr et fidèle, qui n'est pas seulement prêt à sympathiser mais à faire de son mieux pour venger les souffran-' ces et les cruautés qui ont réduit en ruines un pays prospère. Puis on découvre soudainement qu'une Anglaise a apposé sa signataire sur un travestissement de faits presque sans égal dans notre histoire. Ce fut, en effet, un singulier triomphe pour Berlin, un plus grand triomphe même que celui qui eut lieu lorsque Houston Chamberlain écrivit pour défendre la culture teutonique et lorsque Roger Casement.qui a payé le plein prix de son crime, tenta de distraire des soldats irlandais de leurs devoirs. Les panégyriques du Dr. Sven Hedin, l'explorateur suédois, sont insignifiants parce que sa partialité était bien connue. Mais ici, pouvait-on croire, il s'agissait d'un témoin parfaitement indépendant, appartenant à une nation qu'on pouvait raisonnablement supposer nourrir des préventions en la matière. Nous pouvons difficilement estimer l'énorme mal qu'une telle femme a été à même de faire. Il faut quelque temps pour étouffer un scandale lorsqu'il a éclaté et nous craignons qu'un laps de temps considérable devra s'écouler avant que les faits réels puissent être estimés à leur propre valeur. Miss Emily Hobhouse, pour des raisons qui lui sont personnelles, s'est enrôlée dans l'ignoble armée de ceux qui ne répondent pas à l'appel du patriotisme, qui n'ont aucune sympathie pour la cause britannique, qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre les buts pour quoi les Alliés se battent et qui préfèrent biaiser avec les obligations les plus sacrées de l'honnêteté et de la vérité. Il paraît qu'elle ne peut être poursuivie, et, en effet, on peut se demander .si, en l'espèce, un procès aurait aucune valeur particulière. En dehors, cependant, de la possibilité ou de l'opportunité d'une L'extorsion du milliard Un document La Libre Belgique, le merveilleux journal patriote clandestin qui paraît en territoire occupé, publie dans un récent numéro un extrait du procès-ver-bal de la séance plénière tenue le 4 septembre 1916, par les conseils généraux de la Banque Nationale et de la Société Générale. Voici cet extrait : Le conseil général de la Banque Nationale de Belgique et de la Société Générale de Belgique, réuni ce jour, prend connaissance de l'ultimatum du gouvernement allemand (traduction) : " Le comte Pocci m'a donné connaissance des discussions qu'il a eues avec vous dans le courant de la semaine écoulée. J'ai à vous faire la déclaration que je dois considérer les pourparlers comme rompus si vous refusez de soumettre sous votre responsabilité une proposition au sujet du transfert en Allemagne de votre encaisse en billets-marks ; je refuse que vous vous mettiez d'accord avec le Havre et je vous donne le temps jusqu'au lundi 4 septembre 1916 à minuit (heure allemande) pour me déclarer d'une manière précise si vous êtes disposés à transférer en Allemagne l'encaisse des billets-marks conformément aux discussions qui ont eu lieu jusqu'à présent, ou si vous refusez de le faire. Le cas échéant le détail pourrait être fixé après coup. Si vous vous refusez à envoyer vos encaisses en billets-marks dans les banques allemandes, alors vous conduisez vos affaires d'une façon contraire aux intérêts allemands. Dans ce cas, j'ai reçu mandat de placer sous séquestre les instituts : la Banque Nationale de Belgique comme aussi la Société Nationale Générale de Belgique. Si les banques opposent une résistance passive à l'administration du séquestre, par le fait que ses dirigeants ont une partie des fonctions sous la direction du séquestre, il ne resterait qu'à liquider de force les deux instituts de la même manière que cela se passe en Angleterre à l'égard des banques allemandes. Vous avez le temps pendant la journée de demain de peser les conséquences de ces mesures pour vos instituts et pour votre pays. J'ordonne aux deux banques de réunir pour demain leurs conseils généraux pour que vous soyez en mesure de me remettre avant l'expiration du délai fixé une déclaration qui les engage." En présence de Cet ultimatum, d'après lequel la Société Générale de Belgique serait entraînée dans les conséquences qui résulteraient du maintien par la Banque Nationale de son refus de laisser transférer en Allemagne les marks faisant partie de l'encaisse de la Banque Nationale et du département de l'émission et pour éviter les dommages qui pourraient en résulter pour les intérêts généraux du pays, le conseil général de la Banque Nationale et celui de la Société Générale cèdent à l'injonction du transfert. Les Allemands se sont donc rendus coupables, ainsi qu'on l'a dit déjà, d'une véritable extorsion, alors que le communiqué officieux publie par la Norddeutsche Algemeine Zeitung a affecté de dire hypocritement que le transfert avait été réalisé d'accord avec les Banques après négociations. punition, elle s'est attiré justement la réprobation du public britannique et la répudiation indignée de la Belgique mise à la torture.L article du Daily Telegraph montre que le scandale Hobhouse a beaucoup plus d importance qu'on ne paraît y attacher jusqu'à présent dans les sphères officielles biitanniques et même belges, où on ne paraît pas encore se rendre compte de 1 étendue du mal que son exploitation pai la propagande germanique cause à l'étranger et même en Angleterre. Le fait que l'on ait permis à r 'agent allemand" Hobhouse de procéder à cette propagande en Angleterre meme et qu'on laisse son activité impunie ajoute considérablement à 1 efficacité du coup habilement monté à Berlin. Quant à la possibilité de poursuites, nous nous contenterons de citer un leader du Daily Chronicle d'hier, qui, à propos d'un sujet tout différent, écrit : Par la loi sur la Défense du Royaume (Defence of the Realm Act), le gouvernement s est armé des pouvoirs nécessaires pour punir, des discours ou écrits qui sont préjudiciables à l'intérêt national en ce temps de crise grave. Ces pouvoirs sont très étendus : ils sont d'un caractère presque sans précèdent dans ce pays... La nation a le droit d'exiger que ceux de ces pouvoirs auxquels il est fait recours soient exercés impartialement/.! Notoirement, tel n'a pas été le cas.

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