La Métropole

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s.n. 1914, 16 Januar. La Métropole. Konsultiert 02 Februar 2023, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/c824b2z40p/
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LA MÉTROPOLE ABQiyiyTGTVTTr.XVI'St ?Un «a. ï l| ^ U moli i i i h M ' ' ' 1 1 ' !n "i 1i1.w~ toi» mol». u. * «u Bj& _ On «'abonne I tons les bureaux de poste et aux facteurs. | No 16 ETRANGER, le port en sus: pour 1* HOLLANDE, s'abonner de préférence aux édition » bureaux de poste, plutôt qu'au journal même. le nuheho Journal quotidien du matin le numéro ^ Tous les jours 69.ruedec Peignes, Anvers Le dimanche ^ de 4 à 10 Administration: » 3519 de 10 6 16 CENTIMES pages Rédaction : Téléphone 617 pages ^CENHME^ Annonces : la petite Chronique sportive 1* ligne ligne . . . . fr. 0 30 fr. S 00 Annonces financ.ld. » I 00 Faits divers fin IcU » 2 00 Réclames la ligne, » I 50 La Ville id. » 5 00 Vënrit*é*f1l Faits divers corpsid. » S 00 Emissions Prix à convenir viiuiwui Pour toute la publicité, sauf celle de la province d'Anvers, s'adresser à ïAGENCE HAVAS : & BRUXELLES : 8, place des Martyrs. > . . . ~ . & PARIS : 8, place de la Bourse. 16 iflflVlCr l\rl4 à LONDRES : u3. Cheapside E. C. Romain Rolland -{0} M Paul Seippel a écrit sur Romain Rolland un livre remarquable par Hiléva-fcion de la pensee, par la clarté et la pré-piaîoa du style. Nous qui, dès la première heure avons admiré profondément Romain Rolland et son œuvre, nous avons lu ce livre avec un grand, avec un réel plai-flr. II nous a été doux de voir mettre en lumière avec tant de cœur et tant de taïaut la personnalité puissante et la sincérité magnifique du père de Jean Chris- ^Oertes, bien que l'œuvre de Romain Rolland renferme quelques pages un peu brutales ne pouvant peut-être pas être lutc par tous, elle n'en est pas moins une belle et grande œuvre, une œuvre loyale et morale semant le bien autour d'elle et fustigeant impitoyablement les petitesses, les mesquineries, les turpitudes, la ©restitution intellectuelle, toutes les vi-teniee, toutes les compromissions. Romain Eolland est un homme dans la meilleure et la plus noble acception du mot et son 'Jeun Christophe est bien l'œuvre d'un homme. C'est pourquoi il est si attachant, •i passionnant même. Nous savons infiniment gré à M. Paul Beippel de nous avoir confirmé, ce que nous avions deviné déjà, toute la haute et ®ure valeur du cœur et de l'âme du grand épiivain: cabinet de travail, où tant de beileî ■euvros ont été écrites, est une modeste cliam-brs^Badiant. Il en défend jalousement J'ac-l&s aur indiscrets, aux snobs et aux snobinet-tes teintés de littérature, cette plaie d'Egypte redoutée de tous les écrivains. Il est de Deux qui ont la tenace volonté de se réserver C>ur leur* tâches essentielles en déblayant m- chemin do la broussaille des petites obligations secondaires et de tout ce qu'on est pouvenu d'appeler les « devoirs mondains ». QueJ contraste entre cette vie simple, recueillie et si digne, et le faste de crtains Kerivains en vogue qui vendent leur pensée ou s'endettent pour mener un train de mil-■«maires! Relations utiles, démarches oppor-lunes, complaisances, compromissious^ camaraderie avec des hommes tarés que 1 on mé-■Lftgo parce qu'ils sont puissants, Romain Rolland a, de parti-pris, élagué tout oe côté, ré-pStiSgeesentiol, de la vie littéraire. Il tient à distance tes histrions de la « Foire sur la nla?-e d, afin d'avoir le droit de leur dire leur fait-, on sait avec quelle verdeur? Il est l'ana-fehorèfce qui vit dans sa cellule et en sort parfois pour parler haut et ferme aux rois du jou> IA est VYiommo libre, absolument, et e'e ce qu'il y a de plus enviable au monde. Mais i! n'est pas l'égoï.-te solitaire. Il a la plus délicate, la plus affectueuse sensibilité. A ses amis, sa porte est toujours ouverte, et dl en A de fidèles non seulement à Paris, mais un peu partout en Europe. Ce fut un Chagrin pour lui de oontrister quelques-uns ûe ses amis allemands par des critiques sur tafepmyrs, justes pourtant- et nullement mal-reiIJftnte>; fjar nul n'est plus affranchi de irnfc parti-pris Aynvi i. Ses critiques sur la France eue-meme son^ »uous le verrons, autre-men^Bpres et violentes. Iït combien de Français qu'il aime et estime n'ont-eUe*. pas blessés au nfl C'est un douloureux conflit que celui de «amour et de la vérité. M. Paul Seippel nous donne une belle Sage de Gasîon Riou, !c chef du groupe : la « Jeune France »: iVoic.lqu'à son tour la « Jeune Franco », Si longtemps critique et négatrice s'est mise, elle aussi, elle surtout, avec ferveur, à descendît aux sources de sou idéal. Elle est en pleine fièvre créatrice. Deux hommes la représentent, Charles féguy et Romain Rolland. Nous ft'aimons, Romain Rolland — et l'on Eeut dire cela de tous les écrivains auxquels s générations ont donné leur cœur — nous c aimons parce qu'il est nous-même, parce qu'il est faible comme nous et fort comme nous, parce qu'il est, dans une signification prefonde, notre poète. Oui, Romain Rolland est notre poète. Il a senti avec intensité ce que sous avons senti, souffert ce que nous avons souffert, espéré oe que nous avons espéré, et espérons et VOULONS. Son œuvre est le chant de notre âme la plus secrète. Lyrisme! goût de l'héroïsme; sens do la vie intérieure. respect religieux de toutes ses manifestation-. impondérables: art, musique, aroow, foi, sacrifice; patriotisme, un patriotisme visité par tous les souffles universels ; volonté d'infuser le réel caché dans le réel visible, persuasion que le monde est en travail d'i civilisation nouvelle, et que, faute d'en voir «rrore le clair dessin, le tout est de vivreI bravement, de garder l'espérance, d'affronter le < t d'enfoncer hardiment sa pointe flans fa venir ; tout cela bouillonne, et bruit, et ohante pêle-mêle, dans Romain Rolland. Car le chaos de son oeuvre n'est autre que 1 mage tout ù tour épique et lyrique de notre t&aofi, A citer également ce beau passage d'une lettrade Romain Rolland à Paul Seippel: Entre âmes religieuses, on .se comprend a Betti-nW ; et je le suis extrêmement. Si je #* c n!jturiste » oomrae vous dites,, c'est que fcsens Dieu partout. Mon intelligence y est EWMperu de chose. Elle est fort libre. Ma toi est -tin instinct irrésistible. Et, avec les années, la vie, au lieu de l'émolisser, l'aiguise davantage. Cet instinct m'a toujours soutenu ' et me «aiment encore parmi tant de fatigues ' de Kceuragements. qui no m'ont pas été 1 épargne non plus qu'aux autres. Kten ne me donne plus de joie, de paix et 5 2~2f5rTle e 8e.nfcl1 c-ombic'n f y a dans le ' t 06 vraiment religieuses, vraiment vrrame>. le ne 1 aurais pas cru autrefois. J'en Pgjre, chaque jour, davantage. Nous ne ' j. . Pas isolés. Nous sommes des milliers ' J»frères. Mais la plupart ne s'en doutent ' t: , e découragent. Tout notre effort Pwêtie de les unir. Seippel trouve la foi de Ro- ! wam Rolland imparfaitement définie;, nous sommes de son avis, mais il n'en est < ESs01 .nîSi oer^a^n Que cette foi est très i wwie et très profonde. 1 lecteurs veuillent bien nous ex 1 sei 0 avoir puisé aussi largement dans \ K beau livre de Seippel; notre désir est rite vrn f j'envie de le lire car f a» fïre ,u; ll analyse en effet € ter îeuse I06 œurre I"» res ' des i£, u1ment une des P'115 grandes et I If nobles œuvres contemporaines. r êtr ,^ es Premiers. 1» premier peut- « lano'fe a «"«couvert le génie de Roi- s » raison I e "•""tenant partout) il Voir, dès l0 quer ''honneur d'a- f âusole 1 a£J; „ reconnu la puissance e ■ qui venait de se Uver i l'korizon l littéraire Des critiques ont paru déjà sur Jean Christophe; il en paraîtra d'autres encore; mais il sera difficile de faire mieux que Paul Seippel dont l'âme et l'intelligence ont, sans nul doute, des affinités avec l'âme et l'intelligence de celui qu'il comprend et admire avec tant de ferveur. Personne, paimi ceux qui ont le souci da se tenir au courant des choses de la littérature, n'a le droit d'ignorer Jean Christophe dont les dix volumes se lisent trop facilement pour qu'ils puissent effrayer. Seuls peut-être, Tja Foire sur la Place et Dans la Maison, sont par moments, un peu ardus; les autres, non, et Antoinette est un petit chef-d'œuvre de charme et de grâce qui peut-être mis entre les mains des toutes jeunes filles; il leur donnera une idée excellente du talent de M. Rolland. Le livre de M. Seippel peut également être lu avec profit par tous. Une de ses grandes qualités est de mettre en pleine lumière l'admirable optimisme que nous enseigne Romain Rolland, non un optimisme aveugle, brutal, impitoyable, négligeant les maux de la pauvre humanité, mais un optimisme qui accepte la souffrance comme un acheminement vers la joie, un optimisme qui voit clair, connaît l'immense douleur qui tenaille tous les êtres de chair et de sang et, malgré cela, découvre toute la beauté de la vie. Cet optimisme-là, c'est l'optimisme de Beethoven, c'est aussi, quoique d'aucuns prétendent-, l'optimisme chrétien avec toutes ses consolations proches des sanglots et des larmes, avec son bonheur profond, idéalement élevé et pur fait de résignation, de sérénité et d'apaisement suprême. Jane. L'Actualité M La crise bulgare ^ Les notes optimistes publiées dans s\^ la presse gouvernementale par le ■4ltifJL président du Conseil des ministres bulgares, M. Radoslavoff, et faisant prévoir uno entente entre le ministère et les partis d'opposition du Sobrani», so sont révélées comme peu conformes à la réalité. La situation politique et parlementa.ire, même après la démission du ministre des finances, M. Glienadieff, et après le remaniement, peu important, il est vrai, du cabinet, ne s'est pa.s améliorée et l'opposition est restée irréductible. La première séanco du Parlement l'a prouvée déjà, cette impossibilité redoutée en réalité de gouverner avoc le Parlement actuel. Une demande de deux douzièmes provisoires formulée par le gouvernement a été rejetée par le Sobranje et le ministère se trouvait devant l'alternative de démissionner ou de prononcer la dissolution. C'est à ce dernier parti qu'il s'est arrêté. La chose ne saurait guère surprendre. L'expérience de la dernière démission du ministore Radoslavoff après les élections législatives a montré qu© de cette façon la crise ne pourra être résolue. Un ministère pouvant s'appuyer sur une majorité d'agrarions et- de socialistes ne peut guère être formé. D'au autre côté, il ne peut être question de confier 1© pouvoir aux anciens présidents du Conseil Gueschoff ou Daneff. Leur parti est absolument discrédité et, malgré tout, l'appui qu'ils semblent avoir trouvé auprès de3 partis d'opposition actuelle surtout auprès des socialistes, - on ne peut guère admettre qu'ils soient en état de gouverner le pays. Il ne restait donc qu'une chose à faire: dissoudre le Parlement. Le décret de dissolution, il est vrai, ne fixe pas encore à une date prochaine les nouvelles élections, et il semble bien que le gouvernement de M. Radoslavoff se dispose à se passer pendant quelque temps du Parlement. Cette résolution n© manquera pas de provoquer des protestations et ^ans doute même une vive agitation dans le pays, mais manifestement le gouvernement et le roi Ferdinand lui-même attendent de cette agitation un certain bien, on ce sons que la situation se trouvera éclaircie par là. Ce qu'il convient de constater avec satis-faction> c'est que la question dynastique ne semble pas avoir été posée au cours de la crise et rien ne permet de penser qu'elle le sera même au plus fort de l'agitation politique qui attend le pays. Le roi Ferdinand, dans ces conditions, reste l'arbitre des destinées de la Bulgarie, et celle-ci ne peut que s'en réjouir. Son crédit international repose incontestablement en grande partie sur la présence à Sofia de ce prince dont la diplomatie avait donné à la Bulgarie un essor extraordinaire et justifiant sans aucun doute les- aspirations de la Bulgarie que l'on a cru pouvoir traiter de mégalomanes et d'ambitieuses. La Bulgarie autant que la Roumanie reste un élément d'ordre et de paix dans les Balkans pour l'équilibre même des forces dans l'Europe orientale, principe sur lequel < les signataires du traité do Bucarest ont pré- i tendu baser leurs stipulations, exige que la > Bulgarie soit prospère et forte. Or, elle ne • peut le rester ou le devenir qu'avec l'appui ] at la direction de son roi. Dans ces eondi- i bions, on ne pourrait qu'accuser de haute ( trahison des hommes politiques qui pour des { motifs personnels voudraient provoquer ou entretenir une agitation antidynastique. On ( ivait attribué ces intentions à M. Daneff, i nais il faut croire que cet ancien président 1 lu Conseil qui, par sa politique néfaste, a t îonduit la Bulgarie à sa débâcle, no pou.sso-•a pas jusque-là l'inconscience et le désir de s vengeance. Il a sans aucun doute déjà es-ayé d|entraîner la personne du roi dans la liscussion et de le mêler à ceux qui doivent >orter la responsabilité des défaites dans la seconde guerre balkanique, mais la menace d lu gouvernement actuel de le mettre on état r l'accusation a calmé quelque peu ses ar- l leurs belliqueuses et antiroyalistes. M. Da- i reff peut devenir tout au plus un instru-nont docile entre les mains de ses amis les 1 >anslavistes qui de longue date ont préten- ,i lu prendre une revanche sur le roi Ferdi- a land qui n'a pas toujours voulu s'inspirer les principes politiques des partisans de la s lommation russe sur les Etats balkaniques, a Jette situation de M. Daneff et ses rela- s ions avec les chefs du panslavisme ne de- u rendraient cependant dangereuses pour le ouverain bulgare que le jour où le rninis- !2 ère des affaires étrangères de Russie se d Hisserait entraîner à une action contre la s. Bulgarie. Ues temps-là sont passés cependant p t l'on ne tolérerait plus sans doute en Bul- lî arie les agissements d'un général Kaulbars. ie roi Ferdinand ne paraît pas disposé non q lus à s'offrir en victime et en holocauste rr ux rancunes de M. Daneff et de ses parti- o ans. ^ p On peut donc espérer que sous peu, mal- n ro to«t, de nouvelles élections créeront en a Bulgarie de nouveau une situation normale ci t raffermiront le pouvoir du roi ©t de ses unistrea. — J. Joerfl. fcj Notes Politiques Le président Lemire L'abbé Lemire vient d'être choisi de façon imprévue comme vice-pré6ident de la Chambre française. Qu'est-ce qui nous vaut cette surprise? A quoi devons-nous le spectacle inattendu d'un: homme portant la robe de prêtre appelé parj une majorité de persécuteurs, de spoliateurs] d'églises et de couvents, de pourchasçeurs de: religieux et de religieuses, à participer à la] direction de leurs travaux? Cet homme ac-cède-t-il à pareil honneur en raison de l'éclat de sa vie parlementaire, de son autorité de légiste ou de ses mérites d'éloquence ? Evidemment, vous ne le croiriez pas. Il y a déjà eu dans cette même Chambre des hommes de la valeur de Mgr Dupanloup, Mgr Freppel, Mgr d'Hulst. Ils commandaient Le respect et l'admiration de leurs adversaires mêmes par l'austère discipline de leur vie sacerdotale, par la forte simplicité de leurs aroyances, par l'autorité et l'étendue de leur érudition, par des splendeurs de talent et d'éloquonce auxquelles je ne me permettrai pas de comparer un instant le bagage de l'abbé Lemire. Nul ne s'est jamais avisé de vouloir leur attribuer une part du fauteuil présidentiel. Leur présence y eût été un défi aux grands principes de la république laïque et sociale. Alors, pourquoi la soutane de M. Lemire peut-elle se hisser là où jamais celle des Dupanloup, des d'Hulst ou des Freppel, n'eût paru tolérableP Ne cherchez pas. M. Lemire est publique-mont et notoirement en conflit avec son évê-que. Il a mené sa révolte contre l'autorité ecclésiastique au point que celle-ci est sur le point d'édicter contre lui — si oe n'est déjà fait — les sentences les plus sévères et les plus décisives dont l'Eglise frappe les prêtres oublieux de leurs devoirs vis-à-vis d'elle. Voilà simplement, en deux mots, le secret do sa soudaine apothéose. L'abbé Lemire, fidèle à ses engagements de prêtre et à l'autorité de l'Eglise, n'était qu'un a onsoutané », un « tonsuré », pour employer les termes consacrés de la littérature t laïque et sociale » de là-bas. En révolte contre son évêque et contre la discipline de l'Eglise à laquelle il avait cependant voué sa foi et sa vie, il devient l'idole du bloc persécuteur. Cet « ensoutané », ce c tonsuré » va monter au fauteuil de la présidence. Et retenez bien ceci : on acclamera sa soutane et sa tonsure comme on n'aura peut-être jamais acclamé le frac de MM. Brisson et Deschanel, parce que cette soutane et cette tonsure représenteront à la présidence de la Chambre la révolte d'un prêtre 1 J'avoue qu'il me faudrait une idée plus haute du parlementarisme de ce temps pour me faire demander quels rapports peuvent avoir les aventures disciplinaires de M .Lemire avec les qualités peut-être de mise pour diriger les travaux des 600 députés français dans leur volière du Palais Bourbon. C'est le côté infime de la question. Ce qu'il m'intéresse de relever une fois de plus, c'est la frénésie qui rue tout ce monde aux pieds d'un pauvre prêtre en rupture avec l'autorité de son évêque. Nul ne me dira ce que pourrait perdre le crédit et le prestige do l'Eglise catholique à lia défection de M. Lemire. Nul ne dépeindra non plus les transports incompris avec lesquels les partis sectaires recueillent de semblables épaves 1 Ce serait à croire que les gens qui nous abandonnent emportent vraiment une supériorité merveilleuse du oontact des catholiques et de leurs croyances dans lequel ils ont passée une partie de leur carrière. Jo me hâte d'ajouter que ces engouements ont toujours été suffisamment éphémères pour inquiéter ceux qui s'en grisent. M. Lemire s'en apercevra, à son tour, plus tôt qu'il lo croit! Il Commencera certes par faire salde comble &t poussera sans cloute la naïveté jusqu'à croire qu'il est l'objet d'une apothéose et non, !e jouet d'une odieuse et grossière « rosserie. » Do Maistre avait déjà écrit que c l'impiété est canaille ». C'est en quatre mots, l'illustration de tout cet épisode. Un passant. Les écoles congréganistes M. Woeste a fait justice mercredi à la Chambre de la légende exploitée par l'opposition et d'après laquelle le projet scolaire romprait l'égalité au profit des écoles congréganistes.Or, non seulement l'égalité n'existera pas >ou3 le régime nouveau, mais elle sera rompue au profit des écoles neutres. lia gauche ne tient aucun compte de ce lue coûtent aux catholiques leurs constructions d'écoles. Le gouvernement n'intervient >as dans ces constructions. Par exemple, un aste établissement libre vient d'être érigé ue des Alexiens. Sa direction n'a pas reçu in centime du gouvernement. L'Etat ne tonne rien pour la construction des écoles lires.Il y a un autre point. L'opposition se plaint ie ce que les villes libérales sont sacrifiées, tfais ces villes ne font rien pour les écoles ibres qui les dispensent pourtant de créer de ombreuses écoles officielles. Les quatre millions dépensés par Anvers, uivant M. Franck, pour ses écoles, ne vont as le moins du monde aux écoles libres, îoinment oser parler, dans ces conditions, 'un régime d'inégalité? Les catholiques auraient à la rigueur le roit de mettre à charge des grandes commues une partie des frais de l'enseignement lire et ils n'y songent pas. C'est l'Etat qui en rend la charge. M. Woeste a ainsi démontré que si l'équi- < 'hre de l'égalité est rompu, ce n'est pas u préjudice des écoles communales, mais u préjudice des écoles libres. MM. Franck, Lemonnier et d'autres di-3nt que les écoles congréganistes seront vantagées exclusivement. Or, des subsides < >nt refusés aux écoles qui ont à leur tête n congréganiste. , Les écoles libres recevront à Bruxelles : 61,000 fr., s'écrie M. Lemonnier. On voulait bien que l'honorable membre garantis-> le paiement de pareille somme. Mais on 1 eut être convaincu que cette garantie, il ue i t donnera pas. Et cela seul démontre l'inanité des criti- c nos de la gauche. Les membres sont toile- l ent habitués à puiser dans les poches des i jntribuables pour gaver leurs écoles de S antureux subsides, qu'ils perdent à tout f omont de vuo que les catholiques y vont ! .aut tout de leur propre bourse lorsqu'ils i éent des œuvres. ] Ce trait-là, en vérité, point bien la mon- r bUtt c libérale >1 i Échos LA VILLE, )0( Programme de la journée : FETES ET 00NFERENCES Œuvro au Patronage dea jeunes ouvrièrea. A 8 heures, au Cercle Catholique, fôte annuel représentation par le groupe « Charité ». Société Royale d'Harmonie. — A 8 heures demie, en la salle Rouge, deuxième séance musique de chambre. Quatuor flamand. — A 8 heures et demie, en salle Beethoven, séance de musique de chamb COURS Club Africain. Cercle d'Etudos coloniale». A 8 heures et demie, à l'institut Supérieur Commerce, cours de cultures et productions lo niai es par M. A Lalière. Berlitz School, 8, .Melr. — Langues vivantes. EXP0SITI0N8 Cercle Artistique — De 10 à -i heures expi tLon d'Imageries populaires de la collection M. Em. Van Heurck (ouverte Jusqu'au 29 janvl " Port concurrent „ Le « Matin » vient encore de faire u trouvaille. Il constate que le président de la cha bre de commerce ne veut pas d'un pi t concurrent » à Melsele, tandis que les p sonnalités de la Flandre, interviewées j nous, prétendaient qu'un port « conc* rent », au sens où l'entendait le « Matin en invoquant les arguments les plus ma droits et les plus insensés, représentait i; objection se retournant contre nous-mêm Et de tout cela, le « Matin » conclut qi avait donc raison. Nous pourrions lui répondre que les d; gers du port concurrent tels qu'il les déni çait ou tels que les conçoit l'honorable çrt dent de la chambre de commerce ne doir< se ressembler en rien. Nous pourrions aussi le faire songer que président de la chambre de commerce pa en Anversois de la rive droite, tandis que i interlocuteurs interviewés raisonnaient Waesiens de la rive gauche. Mai* ces choses sont trop simples et ti logiques pour que le « Matin » les compn ne et n'en fasse pas uniquement le sujet nouvelles diversions. Nous aimons donc mieux ne rien lui pondre du tout et lui laisser intacte son ét nelle satisfaction de toutes les vessies qi débite comme des lanternes. Rectifions Le directeur-propriétaire du « Journal Mons » nous fait savoir que, contrairenu à ce que nous avons dit, sa feuille n'a j cessé de paraître. Nous avons publié co renseignement sur foi d'un confl ère ; il ne nous r^ste donc qi donner acte au « Journal de Mons » de s existence, avec le regret d'avoir été indu en erreur. Un des directeurs de la « Dernière H< ro », qui se révèle sous les espèces d'un jo-nal bien chatouilleux, nous invite à dire qi contrairement ô ce que nous avons écrit, May n'est pas le grand « casqueur » de ce feuille. Si la « Dernière Heure » estime q « casqueur » n'est pas synonyme de gra « actionnaire », nous lui donnons volontn acte de cette rectification. Parlons-en toujours... Que deviennent donc les cohortes de P. P.? Denuis qu'en une boue vile la neige pi fut changée, elles n'ont pas bougé, ou pr que pas. Le nombre des places et des rues où et se montrèrent est infiniment plus petit q celui des artères où la bouo s'accumula. La chaussée de Malines, à l'intersection 1 avenue (les Arts, la rue Léopo'd, la long rue de l'Hôpital et d'autres voies se tre vaient encore hier dans un état de malpi prêté scandaleuse. Et orovez-vous que malgré cela la P. a mis plus de zèle que do coutume à l'en veinent des ordures ménagères? Dptrompoz-vous et faites un tour dans pittoresques petites ruelles derrière l'hôtel ville. Lo bac à ordures y est un luxe, et la r en tient lieu. Or, si aucune charrette verte ne se me tre en deux jours, vous pouvez juger i coup d'œil. Jusqu'où cela ira-t-il? Le cautionnement en matière douane Par modifications aux dispositions adn nistratives actuellement en vigueur, M. ministre des finances vient de décider qu l'avenir il pourra être accordé dispense cautionnement des droits et amendes éve tueldement dus pour des marchandises < transit importées par mer et qui, en atte dant leur réexportation par la même voi doivent être momentanément déposées da les magasins du transit interrompu, à l'e trepôt public de la ville d'Anvers. Toutefc cette facilité n'est accordée qu'à la conditû expresse que l'acheminement des marchanc ses vers l'entrepôt de même que leur trar fert sur le quai d'embarquement aient li< sous l'escorte do la douane. En outre, les marchandises destinées i transit par transbordement et qui par sui :1e l'arrivée tardive du bateau ne peuvei îitre embarquées immédiatement pourroi Stre déposées provisoirement, avec dispen le cautionnement dans un des enclos de so tie établis sur les quais de l'Escaut. La loi scolaire et les grande» con rnunes Un des grands arguments des libérai contre la loi scolaire, c'est que celle-ci co sera les yeux de la tête aux grandes ville VI. Poullet l'a réfuté d'une manière pérem ioire à la Chambre, mercredi, en montrai m'en réalité lesdites communes recevront c louvcaux subsides plus qu'elles ne dépens •o i r.. Le projet, en effet, fait deux avantage uix écoles communales des grandes yjllej i) elles obtiennent l'intervention de FEti {ans quinze augmentations périodiques r ieu do six. Cela représentera pour les gra: lea villes une recette nette, tandis que oe ie représentera pas une recette nette poi es petites communes. Par leurs barèmes communaux, en effe e? grandes villes ont déjà amélioré consid< •ablement la situation de leurs instituteur Autrefois, elles avaient la charge presqi exclusive do ces augmentations. Désormai a part d3 l'Etat sera de moitié dans les auj iientabions correspondant au barème léga ') l'intervention de l'Etat se produira e aveur des instituteurs qui se trouvaient, or janviîi- 1896, en possession d'un traita rient supérieur au barème do 1895 et, a er janvier> 1914, en possession d'un traiti lent supérieur au barème légal nouveai )'après la loi de 1895. l'Etat n'intervenu que dans les augmentations accordées après sa mise en vigueur. Le projet est donc très favorable pour les communes, grandes et moyennes. A aucun point de vue. les^ grandes villes n'auront lieu de se plaindre, je puis en donner l'assurance. Voici pour chaque grande commune la somme des augmentations de subsides qu'elles vont recevoir: Anvers . . .fr. 175,05t Louvaiu. . .fr. 23,645 Bruxelles . . . 102,125 Molenb.-St-Jean 30,981 Gand .... 79,485 Saint-Gilles . . 27,138 Liège .... 61,750 Schaerbeeii . . 43,650 Borgerhout , , 17,870 Bruges . . é . 18,492 Malines . . . 48,742 03tende .... 26,212 Anderlecht . . 30,150 Seraing .... 19,900 — Txelles .... 52,072 Verviers . . . 33,450 le, .Cela revient à un total do 480,000 fr. pour et les villes de première catégorie et 371,000 fr. ae pour les villes de deuxième catégorioj appro-, xiraativeulent. Dans ces conditions, il a pa-re ru qu'il était juste de maintenir à charge des communes la part du supplément des 4 millions qu'avaient reçu les instituteurs, en vertu de l'article 18_. qui ne permet pas de — réduire la situation des instituteurs. Il n'en dc résulte qu'une charge maximum de 281,000 c0~ francs pour les grandes communes. Et l'on vient de voir que les subsides nouveaux s'élèvent pour elles à 480,000 fr. On sait que lorsque les libéraux cherchent à apitoyer leur public sur la situation des grandes communes, ils se trompent eux-mê-nies ou ils trompent leurs lecteurs. Le tram vert M. Holleputte, ministre de l'agriculture et ne des travaux publics, vient d'envoyer à l'approbation do la Société des Tramways d'An-m- vers le cahior des charges destiné à régir la jrt concossion d'un prolongement jusqu'au rond-ei- point do l'avenue Jan Van Ryswyck, de la .ar ligne allant du Canal au Sucre à la Pépi-ir- nière. la- Aux chemins de fer Le ministre des chemins de fer vient de vj décider de rétablir à titre d'essai, du 1er mai 1 au 30 septembre 1914, le train Amsterdam- Bruxelles et retour. m~ Ce train partira d'Amsterdam à 10 h. 11 et de Bruxelles (Nord) à 15 h. 44. ,nt é L'éruption volcanique du Japon en ^ 13,000 maisons détruites. — 70,000 disparus de . . « Tokio, 15 janvier. — Selon une dépêche de Kumamoto, hier soir, la côte occidentale de ?r_ Sakuràshima a saute. Les flammes jaillis-,>]] saient de tous les côtés. Un nouveau raz de marée est passé sur la ville. Les tremblements de terre se sont renouvelés. Des maisons, des chemins et des voies ferrées sont détruites sur une longueur de de plusieurs kilomètres. Les maisons détrui-'•nt tes sont au nombre do 13,000. Il y a 70,000 ►as disparus. Récit d'un rescapé la l'à Tokio, 15 janvier. Le premier réfugié on est arrivé hier soir de Kagqshima. il dit que its le bruit souterrain et les éruptions ont commencé le 10 janvier. Personne n'a dormi, su- Tout le monde préparait des vivres et s'ap-îr- prêtait à fuir. Le 12 janvier au matin, le ie, volcan de l'île de Sakurashima est entré en VI. éruption. La population s'est alors précipite tée au bord de la mer, cherchant des ba-ue teaux afin de faire la traversée et gagner la nd terro ferme. Des trois fissures qui s'étaient >rs produites sur les côtes du volcan, on vit jaillir des flammes s'élevant à 1,000 mètres et une fumée épaisse suivie d'une pluie de ro-cchrs brûlants. Il est impossible de décrire la scène terri-la ble, mais magnifique, de l'éruption, accompagnée du bruit du tonnerre dépassant le re bruit causé par le bombardement de Portas- Arthur. Las habitants de la terre ferme ont en-es voyé tous les bateaux disponibles pour se-ue courir les malheureux, mais il n'y en avait pas suffisamment. De nombreux réfugiés ont de tenté de faire la traversée à la nage, mais ue la plupart ont péri. u- Kagoshima ressemblait à un champ de ba- 0- taille. Les maisons ont été détruites par les rochers et par les tremblements de terre. Des P. trains spéciaux sont partis à tous les mo-lè- ments pour éloigner les habitants, des lieux du désastre. Beaucoup de personnes n'ont les pu y trouver de place et se sont acorochés de en dehors des voitures. Le réfugié qui fait ce récit a dû lui-même ue voyager de cette façon jusqu'à Hipoyoslii. Il conclut qu'il est absolument impossible d'é-n- valuer le nombre des morJSr. On ne le saura lu probablement jamais. Tokio, 4 janvier. — Le volcan en éruption dnas l'î'e de Sakurashima s'est partiellement écroulé dans son propre cratère. L'é-ruption commence à diminuer d'intensité. Un navire enseveli sous la lave ii- Nagasaki, 14 janvier. — Suivant des raie diogrammes, le navire de guerre « Kagoshi-'à ma '» est enseveli sous uno épaisseur de 15 le pieds de cendres. 600 maisons se sont effon-n- drées. L'île de Sakourashima est considérée n comme perdue. Elle est enveloppée de mas-n- ses de fumée à travers lesquelles jaillissent e, dés gerbes de flammes. La chaleur est si as intense qu'aucune embarcation ne peut ap-n- proeher. Un typhon souffle. Les gronde->is ments souterrains continuent. >n 1- s-. KAGOSHIMA La terrible catastrophe qui vient de mettre ,u le Japon en deuil, et qui rappelle par ses te détails l'effrayante hécatombe du mont Pelée à lia Martinique, remet sur l'écran une ville dont il fut beaucoup parlé, dans les milieux -e religieux du monde entier, il y a plus de trois r_ cent cinquante ans. C'est, en effet, à Kagoshima, une ville de 70,000 habitants, située dans la province de Satsuma, au sud de l'île < . de Kiu-shiu, que le grand missionnaire jésuite, saint François-Xavier, mit pied sur la terre de Nippon le 15 juin 1549. Accompagné . x de deux autres missionnaires, les Pères Juan ' Fernandez et Cosmo de Tories, et d'un Ja-s. ponais converti par eux pendant leur séjour 5 y- à Goa, il fut reçu à bras ouverte par le i it Daimyo de Satsuma, qui devint son premier ] n prosélyte. _ i Mais une famine survenant treize mois \ après leur arrivée, les prêtres bouddhistes, ^ ;s aloiB très puissante, parvinrent à oonvaincre , i : le Prince que la misère de son peuple était it une punition envoyée par les dieux pour avoir u éoouté « les mendiants occidentaux », qui .1 i- l'avaient détourné de son devoir envers eux. i Sa Après bien des aventures, les missionnaires i ir durent partir, et arrivèrent à Hirado, le prin- ( cipal port du commerce extérieur du Japon, s t, où ilB furent plus heureux qu'à Kagoshima. î- En 1587, trente-huit ans après l'arrivée de ?. saint François-Xavier à Kagoshima, il y avait ie plus de deux cent mille chrétiens au Japon et ( s, pour citer les lettres envoyées par le grand < apôtre au général de son ordre à Rome : ( ; « L'Eglise était devenue si belle et si floris- { n santé que l'on pouvait la comparer à un oran- x c ger chargé de tous côtés de fruits et de c î- fleurs. » « Elle était comme un navire, toutes r u voiles dehors, poussé^ par lo vent des ailes i- du Saint-Esprit et qui découvrait chaque jour . t. des nouveaux paya et des nouveaux conver- 1 t tÙL • j* Les concessions aux missions (o)— Certaines feuilles radicales essaient d'ameuter leurs bons gogos do lecteurs contre les missions belges au Congo sou/> prétexte qut le gouvernement vient d'octroyer à quelques-unes d'entre elles des concessions nouvelles osoiilant entre 34 et 1,600 hectares. Et vous pensez quel thème facile ces « concessions importantes » offrent au sectarisme des mangeurs de curé pour mettre en relief l'appétit sans mesure des Jésuites, la boulimie insatibale des Rédemptoristes, l'estomac sans fond des disciples de saint Benoit,sans compter la docilité du gouvernement clérical courbé sous l'arrogance sacerdotale et qui ne cesse de gaver de terres exploitables les frocards géo-phageslNous voulons croire que les auteurs de ces calembredaines ne se rendent pas compte de l'ineptie et de la sottise dont ils font preuve en attribuant comme ils le font à nos vaillants missionnaires des sentiments de cupidité auxquels Dieu sait combien ils sont étrangers. Mais comme certaines âmes naïves pourraient se laisser prendre à ces attrape-nigauds et que l'ooeasion s'offre à nous de défendre sur ce point contre ses détracteurs, la politique du gouvernement et du département des colonies, nous ne voulons pas la laisser échapper. Personne ne conteste sérieusement aujourd'hui l'utilité éminente, la néoessité absolue de l'action des missions dans l'œuvre de civilisation au centre de l'Afrique. Qu'un quelconque Sluys, poussé par sa haine sectaire, ait cherché à nier cette action et ait proposé d'initier aux obscurs mystères de la franc-maçonnerie lœ noirs à peine délivrés de l'anthropophagie ; qu'un Detry, inspiré de l'odieuse devise des gueux « Plutôt Turc que papiste » ait placé l'action civilisatrice ( ?) des Ulémas fanatiques au-dessus de celle de nos martyrs chrétiens, cela a-t-il la moindre importance au regard des RESULTATS obtenus par les porte-drapeaux du christianisme, et spécialement du catholicisme, dans toutes les contrées où ils ont fait pénétrer, avec la lumière de l'Evangile, des moeurs plus douces et les plus purs ferments du progrès? Que valent d'ailleurs ces opinions de sectaires devant celle des éininents rédacteurs de l'« Acte de Berlin », devant celle de tant d'économistes fameux, tel Leroy-Beaulieu par exemple, dont M. Renkin citait l'autre jour, à h Chambre, les belles et nobles paroles: La religion, notamment la'religion chrétienne... est la seule éducatrice qui puisse établir le contact entre les Européens d'une part, les sauvages et les barbares de l'autre et.... les amener à comprendre notre civilisation et à concourir à son développement. Le ministre des colonies précisant le rôle de nos vaillants missionnaires, ajoutait: A quels .sentiments obéissent-ils, sinon au dévouement lo plus noble, inspiré par lie désir do répandre la vérité et de soulager, au nom du Christ, les souffrances do tant de malheureux, de travailler, sans le moindre souci d'intérêt personnel, à étendre dans le inonde le règne de la justice et de la paix ? ... L'histoire du Congo montre que les missionnaires catholiques ont loyalement secondé l'Etat pour l'occupation et la conservation du territoire; Pendant longtemps les Pères Blancs ont été du lac Tanganyka las seuls représentants, ou à peu près, de la civilisation européenne. Dans le Kasaï, à l'époque des grandes révoltes, le P. Cambier et ses compagnons défendirent héroïquement l'autorité de l'Etat et l'avenir de la civilisation. Ainsi, les missionnaires no sont pas seulement des évangédisateurs. Ils contribuent efficacement au développement de la civilisation européenne. En bien des endroits ils sont toujours « seuls ou à peu près », les représentants de cette civilisation. Leurs missions constituent autant de foyers d'où rayonne le progrès moral et matériel, où l'indigène trouve en eux, non seulement les initiateurs d'une morale plus haute et plus pure, mais aussi des instructeurs qui le tirent de sa barbarie et le rapprochent de nous. Or, contestera-t-on que si les missionnaires acceptent cette charge, il no soit pas juste qu'on les mette en masure de s'en acquitter de leur mieux C'est bien ce que veulent, et l'Acte de Berlin, et la loi coloniale belge. I/o gouvernement n'a pas seulement le devoir de protéger efficacement les missions, il faut aussi qu'il leur donne les moyens matériels de remplir dans les meilleurs conditions possibles la charge civilisatrice qu'ils ont assumée par devers l'Etat. Qr, personne n'ignore, ou ne pourrait igno-rer, qu'au nombre des principales préoccupations des missionnaires figure le développement des ressources agricoles de la colonie. Nous avons reproduit, à ce propos, tout ré-?emment, un remarquable rapport officiel de M. Leplae, qui montre, sans aucune contestation possible, quel rôle important jouent à -6 point do vue les 80 résidences des mission-laires catholiques. On peut y lire par exemple, qu'au Mayumbe es missions de Scheut « cultivent » depuis 1907 plus de 400 hectares, que dans l'Uélé, es Pères Norbertins « cultivent » 50 hectares, es Pères Trappistes au moins autant, les Ré-lemptoristes environ cent, que les Jésuites t Labourent » 110 hectares à Kisantu et à tflemfu, que partout les missionnaires établissent- des jardins maraîchers, des cultures vi-T-ières, des plantations de bananiers et qu'ils ont à la tête d'importants troupeaux. En ait, l'organisation agricole du Congo, qui >romet tant pour l'avenir, est l'œuvre des nissions. Ce sont nos missionnaires qui montrent par l'exemple à l'indigène tous les avan-«ages de la vie agricole, régulière, intelliigen-e, source de prospérité et de civilisation, sur a vie nomade et quasi-animale qu'il a menée usqu'à présent. Et l'on peut être assuré qu'en épandant les connaissances agricoles, nos nissionnaires ont fait mille fois plus pour la iause de la civilisation qu'une armée de sub-tituts rageurs et de ronds-de-cuir inactifs. Qui oserait dire au surplus que les missions e sont enrichies à cette tâchePN'ont-elles pas •u à oompter avec tous les déboires, toutes les leoeptious, tous les aléas d'un établissement m pays neuf? Tous les résultats de leurs ef-orts ne sont-ils pas consacrés, non à elles-nêmee, qui sont pauvres, mais à l'extension e l'œuvre de progrès et de civilisation u'elles ont entréprise P C'est pour permettre cette extension que 3 gouvernement, très justement inspiré, a coordé aux missionnaires de nouveaux ter ritoires. En agissant ainsi il a rendu homma» ge aux résultats superbes obtenus dans De domaine agricole par les missions et il leur a . donné le plus bel encouragement qu'il lui fût 1 possible de dispenser celui qui va leur permettre d'œuvrer plus largement encore. Et il n'est que de petits esprits pour introduire dans un tel sujet si étroitement lié h l'avenir même de notre colonie, des préoccupations sectaires dont rougiront tous les coloniaux au courant de la situation. L. G. I,SURIS 1)1 PARIS )o( Correspondance particulière de la «Métropole» L'actualité Syv&ton. — La campagne qui se prépare. —- L'interruption de la prescription décennale. — Un précédent: les interventions de M. Jules Delahaye et de feu Louif Gregori, en février 1909. Paris, 12 janvier. La campagne en projet, dont je vous parlais hier, et qu'amorçait l'article reproduit par la « Métropole » le 8 janvier, a pour objet de préparer, à la faveur du procès eu divorce de l'ex-Mme Syveton, une intervention a usa retentissante Que possible tendtant à interrompre La prescription, décennale du crime dont le député nationaliste fuit victime. On connaît par leurs noms les organisateurs du mouvement. On nomme, entre autres, une dame extrêmement riche, la propre sœur — et l'ennemie acharnée — d'un des chefs les plus importants des catholiques qui n'ont pas renoncé à tirer parti du terrain constitutionnele Cette dame, depuis 1a mort de Syveton, a fait tous les ans ies frais des manifestations organisées à ki mémoire d'icekii. Ne fût-ce que pour emb...niuyer son frère au moment des élections, elle assumera volontiers les dépenses que l'on voudra pour créer et entretenir un courant d'opinion qui ne se ferait pas tout seul. Car, hélas ! il en est ainsi: les morts vont vite, dit l'adage. Et dix ans, songez donc: dix fois 365 jours (sans compter les épagomènes d'au moins deux années bissextiles 1) oe serait demander beaucoup à la fidélité... humaine des membre# d'un parti dissous. Mais il importe peu, au fond, que l'acte iimterruptif de la prescription décennale, s'il intervient utilement, corresponde à un sentiment-spontané ou artificiellement excité dans la « masse amorphe ». ^ L'important, ce n'est même pas qu'il intervienne utilement, mais simplement qu'il intervienne. Comme, sur le terrain des affaires dites d'honneur, il suffit que deux balles soient échangées sans résultat pour que l'honneur soit censé sauf, de même, dans l'opposition, l'essentiel de l'action politique consiste à prendre... des positions. * * * La position à prendre, ici, est analogue à celle que prit, dans une occasion semblable, en février iqoq.un député d'extrême-droite sur qui l'on peut toujours compter pour mener oes sortes de luttes: M. Jules Delahaye, le député de Maine-et-Loire, le même qui, si crânement, (M. Barres a raconté dans « Leurs figures» cette histoire), attacha, à lui seul, en somane, aux colliers des majoritaires, tous les grelots du Panama. En février iqoq, il s'agissait, on s'en souvient, de Félix Faure. L'affaire Steinheil battait son plein. L'instruction allait être close, et il m'avait été question à aucun ^ moment, de la mort du président assassiné. A la Chambre des dépulés, à la faveur de 1a discussion de l'amnistie pour les faits qui se rattachaient à l'affaire de Villeneuve-Saint-Georges, M. Jules Delahaye, le 11 février, avait vainement tenté .d'interpeller le ministre de ki justice (alors M. Briand), au sujet de la prescription décennale «qu'on veut appliquer, disait-il ,à la mort subite d'un président de la République». Rappelé une fois à l'ordre et plusieurs fois à la question, et menacé d'expulsion, il n'insista pas davantage, mais deux jours plus tard, déposait entre les mains de M. Albane! ,doyen des iuges d'instruction du tribunal civil de la Seine, une plainte en bonne et due forme. 11 exposait, dans cette plainte, les conditions anormales de la mort de Félix Faure. rappelait «certains faits notoires desquels il résulte jusqu'à l'évidence que la mort de M. Félix Faure ne peut pas avoir été naturelle», et concluait, ainsi qu'il suit: «Qu'il résulte donc de ces constatation» qu'il n'est pas admissible que la mort du président n'ait été concertée et préparée, et que, par conséquent, il n'y ait eu crime. wOu'il importe de vous rappeler en outre que dans cinq jours, le 16 février procha/in, la prescription de oe crime serait accomplie; qu'il y a donc le plus grand intérêt et la plua grande urgence à ce qu'une instruction soit ouverte, tout au moins contre inconnu, pour empêcher cette prescription de s'accomplir. »Que le soussigné ,se plaçant au point do vue des intérêts publics dont il a la garde, en oe qui le concerne, comme mandataire du peuple, estime que, dans une inculpation de cette nature, il y a péril national à laisser s'accomplir la prescription, alors qu'un simple acte d'instruction soif tirait pour l'interrompre, ue serait-ce que pour ne pas laiss>sr soupçonner et dire, comme cela a été dvt ouvertement à propos de certaines inculpations politiques antérieures, que les pouvoir ^ publics étaient intéressée à laisser s'acco«r!_ plàr cette prescription. »Que c'est pour prévenir tout soupçon du ootte nature que le soussigné dépose la pré sente plainte entre vos mains, et qu'en outre, s'estimant particulièrement lésé, comme Français et comme député, pan- les conséquences d'un crime dont la survenance a seule préparé et permis certains événement® ultérieurs qui ont fait grief à ses convictions patriotiques et à ses intérêts moraux et matériels, il déclare expressément par les présentes se porter partie civile dans les poursuite? à suivre sur cette plainte, faisant à oet égard telles offres que d'usage et de droit.» Le sort de cette intervention, on pouvait le prévoir d'avance. Le procureur de la République, saisi par M. Albanel, requit d'urgence le jour même, qu'il plut au juge d'instruction «(déclarer le plaignant autant irrecevable qu© mal fondé», et «dire en conséquence n'y avoir lieu à informer». Ce qui, bien entendu, fut fait. Entretemps, M. Grégori — l'auteur de œ qu'on a nommé le «régicide» du Panthéon — déposait, lui aussi, une plainte, basée suc les motifs suivants: «Mon intérêt résulte de ma qualité^ je suis citoyen français, c'est-à-dire bénéficiaire d'un contrat qui réside dans la Constitution républicaine. J'ai le droit de réclamer justice contre qui causa la mort du gardien statutaire de la Constitution. « Le président de la République ,dfit la loi organique de 187;, sur. velue et assure l'exécution des lois». C'était la fonction de M. Félix Faure. » Peu importe que j'approuve ou critique la Constitution qui nous régit. Il me faut subir la loi. Il m'est permis de l'invoquer. » J'avais un bon mandataire. Ses origines ouvrières lui donnaient la conscience de sa tâché; son culte de l'armée en faisait le défenseur des traditions militaires qui sont les miennes et constituent la force d'un pays tel que la France. M. Félix Faure était l'homme de la situation dans la lutte engagée x>ntre les ennemis de nos traditions séculaires. On me l'a supprimé. On m'a fait tort, ainsi qu'à ka Nation. Je veux justice.»

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La Métropole gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in - von 1914 bis 1918.

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