La nation belge: journal quotidien d'union nationale

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s.n. 1918, 14 November. La nation belge: journal quotidien d'union nationale. Konsultiert 04 Oktober 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/p843r0rd7n/
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PREMIERE ANNEE. - N° 239 Le Numéro ; 3,0 cfetiraes JEUDI 14 NOVEMBRE 1918 LA NATION BELGE FONDATEUR FERNAND NEURAY JOURNAL QUOTIDIEN D'UNION NATIONALE Rédaction et Administration : 28, Rua d j Quatre-^eptembre (Place de ivpvru) PARIS (2°). Téléphone, : CS.^TRX <J3-04 ' - L TARIF DES ABONNEMENTS un mois Tnors mots France 2 fr. KO 7 fr. &© Angleterre.... 2 sli. G 9 sh. G Autres pays . . . 3 fr. OS> 9 fr. OO Publicité aux Sureaux du Journal DEMAIN... _ C'est donc bien vrai. La Belgique est libre. Le cauchemar est fini. Ils s'en vont. Us se battent entre eux dans nos villes affranchies. Encore quelques jours, et leur tyrannie ne sera plus qu'un souvenir. Comme Bruxelles est beau dans sa parure de drapeaux cachés, ensevelis depuis quatre ans et aui ont ressuscité tout d'un coup, on peut en être sûr. dès la première nouvelle ! Max est rentré dans son hôtel de_ ville. Nous voyons d'ici la Grand'Flace noire de monde, les troi.s couleurs sur les palais gothiques et aux fenêtres , des mai-Bons espagnoles. Fasse le Ciel que personne ne meure de joie ! Nous ne tremblerons plue pour nos proches qui se battaient, ni pour ceux qui s'exposaient, là-bas, à la prison, à la déportation, à la don. Nous ne nous demanderons plus à chaque l'ois, en ouvrant une dépêche : »'eb4 . ô pas la mort qui entre dans la mai eon 7... o peuple des villes et des campagnes, peuple lier, peuple héroïque, première victime d'une guerre aui ne le regardait pasf, et où il s'est jeté, pour l'honneur, Bans calculer le risque, sans demander d< proxnesbfc, sans réclamer de salaire, David ïloiu lu anodes te fronde a donné le premier coup ai/ Goliath allemand... le voilà libre, après 51 mois, libre d'afficher sa joie, de porter àses deuils, de pleurer ses morts. Heawe<u.x ceux qui ont vu tomber-ses chaînes, a 'la l'ace des Bocihes vaincus et humiliés ! Quelle Nation, quelle Patrie nous fêtons, demain, tout à Theaire, si nous le Voulons, de cette Belgique trempée et fortifiée pu** cette terrible épreuve ! Il lui faut du pairis des habits, det* souliers, des routes, des chemins de fer. des chalands suites car.aux, des machines, des métiers, tout ce que le Prussien lui a volé, tout ce efui lui est nécessaire pour travailler, pour wangetr, pour éloigner le spectre de la misère et de l'émigration. Il lui laut des idées aussi. Il faut que sa raison devienne aussi lucide que son cœur a été vaillant. Il faut qu'il apprenne les lois et les conditions de la vie nationale dans l'Europe de demain. Ces 1-ois ne dépendent ni de nos opinions, ni de nos sentiments, ni de nos passions. Quand np^peuple les méconnaît ou les viole, elles se vengent, l'étranger vient, vole, pille, tue., et le sa-ncr innocent coule a flots. """"«ouo vouiez que les mauvais (ouxg reviennent — die s irae, diesilla ! — vivez comme si vous étiez seuls au monde, [>u bien logés clans un monde sidéral ; Bovez de votre classe, de votre parti ou de votre langue avant d'être de votre pays ; disputez-vous, dans votre payts mal défendu, comme dans une opulente maison sans volets ni serrure. Dans dix, vingt ou trente ans, peu importe, les mêmes cause# produiront des effets identiques. Vous reverrez l'invasion, les chevaux, les. garni-saires, les égorgeurs de l'ennemi. Les nations, dans l'Europe de demain, seront plus fortes, plus ramassées et plus farouches encore que dans l'Europe d'hier, redevables de la victoire à la force du sentiment» national., la France, l'Angleterre, l'Italie, ne laisseront pas rouiller'le précieux , e^sort q^i les a sauvées de l'esclavage allemand.L'Amérique sort de la guerre plus natipnale, cent fois,qu'elle n'y était entrée Ce qui nous savons de la révolution allemande nous donne à penser que c'est de la conservation de leur unité nationale que les vaincus attendent la guéri-Son et peut-être la revanche. La Logique de demain sera nationale ou elle ne sera plus. Divisée, en proie aux discoru > religieuses ou à la guerre sociale, eiia tomberait vite à l'état de province. Ce n'est pas pour cela que nos martyrs sont morts. A côté de voisins et d'alliés agrandis par la victoire, la Belgique sera diminuée si elle retrouve strictement sa taille et ses limites de ,1914. Pensons au Nord, pensons à l'Est, non pour menacer ni annexer personne, mais pour veiller à ce qu'on ne c ispose pas sans nous et par conséquent contre nous des clefs de notre maison. Surveillons les remanie, iments qui s'annoncent. L'humiliation, le vasselage, la pauvreté peuvent sortir, -comme le fruit de la fleur, d'une frontière mal tracée. Souvenons-nous de 1815 et de 1831 1 Peut-être que'ce langage paraîtra étrange, révoltant môme à certains, ivres de joie à la pensée de se replonge- enfin dans les luttes de parti et de cl a-.. . et qui courent sur Je chemin de Bruxelles le cœur gonflé de passions et de rancunes. Qu'est-ce que c'est que cette impertinente Nation qui ne parle que de politique extérieure, de traites et de frontières ? Comme s'il n'y avait pas vingt sujets plus actuels et plus urgents ! La question flamande par exem-iple, ou la révision de la. Constitution, ou même la séparation de l'Eglise et de l'Etat !.. Eli bien, la Nation continuera d'exhorter les Belges à mettre la guérison et la roslaiuration de la Patrie au premier rang de leurs préoccupations. Notre unité nationale n'est pas achevée. Trop tôt rallumées, les plus légitimes querelles, les plus natm-eile.s disputes risqueraient de la compromettre. Nous le dironc, nous le crierons aux Belges. Nous ne serons pas seuls. Nous ne le sommes déjà plus. Rien ne nous fera taire, ni personne. Sur ce terrain sacré, nous acceptons, sans la souhaiter, la lutte, et contre n'importe aui. De mômie nous n'hésiterons pas à mettre les Belges en garde contre l'éventuelle exploitation de la victoire car tel narti, telle classe ou telle doctrine. On entend murmurer à droite : ce sont les Flamands qui ont gagné la guerre .. On entend Tier à gauche : c'est le prolétariat Non Messieurs. C'est le pays, c'est >1 peuple ielge, c'est la Patrie. Au nom du Ciel ou au nom de l'Humanité, comme vous voulez, gar-daz-vous comm- cPun crime, politiciens de tous les parlis, de troubler, avant d'y Jeter vos iilets, le l>eau lac de la Patrie délivrée et unie. Quelque chose nous dit que le peuple belge vous le ferait paver cher... FERNANP NE 15RAY. POUR LA RECONSTRUCTION On nouveau gouvernement? Bruges, 12 novembre. On souhaite vivement la composition d'un nouveau cabinet où seraient appelés huit parlementaires, quatre (le droite, deux de gauche, deux d'extrême-gauelie ei deux ou quatre industriels du pays occupé.La constitution de cet cabinet serait fa vorablément accueillie par tout le monde. Un tel ministère serait applaudi par tous les partis et par le ponde industriel. LE ROI CONSULTE LES HOMMES POLITIQUES Bruges, 13 novembre. Le Roi recevra demain ieudi une déléga tion des Drineiwiux hommes politiques appartenant à tous les partis. i esChambrss se réunirontâ Bruxelles au début de ia semaine prochaine Bruges, 13 novembre. Lee Chambres vont être convoquées d'ur. senèff ; elles se' réuniront à Bruxelles au début de la semaine prochaine. — www — Vive... Vive la République française, dont lei cr niées victorieuses, organisées et com. viandéeS depuis 1914 var une vléiade di grands capitaines, ont contenu, puis re poussé, puis vaincu les Barbares. Vive Clemenceau, chef énergique, auda. ci-eux et dur, organisateur de la Victoire cl libérateur de l'Europe. Vive le Roi d'Angleterre, dont Vactior /'■ rsonnelle, encore inconnue dans le détail, s'est si heureusement exercée, au milieu des naturelles hésitations des pre. ntiers jours, en faveur de la Belgique en rallie et déjà martyrisée. Vive le Roi d'Italie, qui n'a. pas hésité *. ■.(livre puis à diriger dans le dur chemir, j •.< la guerre son peuple enthousiaste, en dépit d'un jmni' tère et d'un, Parlement op. I POÏÇS à iQf, auerr :. i \ ive le Roi de Roumanie, aui a osé en traîner son peuple dans le drame, à un moment critique ; qui a été vaincu, humi lié, presque détrôné par le vainqueur, mais qui jamais n'a douté de la revanche Vive l'indomptable, le vénérable Roi di Serbie, soldat et proscrit, héros de troh guerres atroces. Vire la République américaine, vive sor Président, qui a décidé, à force de volonté et de courage, avec l'appui d'une éliU de patriotes clairvoyants, son peuple divisé el son Parlement hésitant et timide. Vive Wilson, chef unique, maître de la guerre et messager de la paix. Vive enfin notre Roi, le roi Albert qui, en disant aux Allemands, le 2 août 19Î4 : « Vous ne passerez pas », a réveillé puis coalisé l'univers contre le Génie du Mal. Poincaré, Clemenceau, George V et lAoyd Georges ; Victor-Emmanuel et Or-la n do ; Pierre 1er, Charles de Roumanie ; Albert Pr et de Broqueville ; le Grec Veni-zclos : patriotes ardents, hommes d'expérience, de clairvoyance et de volonté : voilà les vainqueurs de la grande guerre. Saluons-les bien bas. Et aue les générations se transmettent leurs noms, égaw des plus grands, des plus beaux noms d< l'Histoire... La « Nation Belge » fait sienne cette accla mation inspirée a un lecteur enthousiaste par son patriotisme et par. son cœur... ————— www ^ Ho grij ei i'armisti LE GOUVERNEMENT HONGROIS A TRAITE SEPAREMENT AVEC L'ENTENTE Lausanne, 13 novembre. Selon la « Gazette de Lausanne », d'un long mémorandum du gouvernement hongrois que préside le comte Karolyi il résulte que la Hongrie a traité dans une entrevue à Belgrade, directement avec le général Franchet d'Esperey, qui a commit-* nique-au comte Karolyi tes conditions d'armistice concernant spécialement la Hongrie. Ces conditions ont été acceptées avec une ou deux légères modifications. Le comte Ka.iolyi, qui a paru surtout soucieux d'éviter le démembrement de la Hongrie, a insisté sur le fait que le n »u veau gouvernement hongrois se désolidarise. du gouvernement austro-hongrois et se considère comme l'ami de l'Entente. Il a demandé au général Franchet d'Tvs-perey d'épargner la Hongrie, et de faciliter le ravitaillement de la Hongrie, spécialement en charbon. Le général a répondu à divers points soulevés par le comte Karolyi et a insiste sur l'importance-pour la Hongrie de maintenir son programme actuel. Finalement, l'armistice fut accepté sous certaines conditions résumées dans le télégramme suivant adressé aux gouvernements de l'Entente : Les représentants du gouvernement hongrois ne signeront cependant le contrat que si l'Entente garantit jusqu'aux négociations de paix les frontières actuelles de l'Etat hongrois. non compris la Croatie et la Slavouie,: contre toute attaque étrangère, que cette attaque soit dirigée contre nous par les Allemands, les Tchèques, les Roumains ou. les Yougoslaves. Jusqu'aux négociations do paix, Le gouvernement hongrois exercera la puissance gouvernementale sur tout le territoire de l'Etat hongrois, en accord fraternel avec les nations hongroise, slave, roumaine, serbe et allemande. .Si cette condition n'est pas! remplie, le gouvernement, hongrois ne trouverait pas la force morale de signer l'accord. LIRE EN 2° PACE : Les villes de l'Escaut : Garni, nar Jean ri'Ardenne. LES DERNIERS COUPS DE CANON . A.v I Comment Gatid a été délivré i L'entrée des avaot»garde; le signai des plus - Gand, le 11 novembre.. Hier encore, le feu des mitrailleuses bo-:hes disséminées dans les faubourgs tlo Gand arrêtait lffi. autos qui tentaient de s'approcher de la ville. Du Rabot, nous avions vu, claps le brouillard, la tour de Saint-Bavon et le Beffroi. A Saint-Denis Westrem, nous devinions, derrière les rideaux d'arbres jaunis, la cité inaccessible. * Sur les canaux, sur les routes, des obus allemands tombaient encore de temps cm temps. Nous savions que Gand, dont les journaux parisiens avaient déjà depuis huit jours annoncé la prise, serait, bientôt à nous ejt que seul, le souci d'épargner des vies- et d'enlever à l'ennemi des prétextes de destruction, retardait l'fjntrée dev nos troupes. Dimanche soir, à Bruges et au front de nos armées, la lecture des communiqués fut acclamée ; nous avions entendu s derniers coups de canon. 11 semble, d'ailleurs, qu'en divers points du front allemand les nouvelles furent aussi bien accuiilies, car des fusées de •i couleur illuminèrent les campagnes. LES DERNIERS JOURS DE L'OCCUPATION A Gand mêm-ci, on s'attendait depuis plusieurs :;ours à la prise de la ville. D«js affksfi.es de l'occupant avaiept, dans des termes presque polis, demandé aux hommes valides de se présenter à la Komrnan-clatuir, d'où ils seraient éloignés vers l'arrière), bien nourris^... bien logés ; eUes avertissaient aussi la 'population du danger mi'elle courait en ne se mettant pas à l'abri dès que la ville serait zone de combat ci ces placards citaient l'exemple des ' malheureuses villes » du Nord, de la France. Depuis quinze jours, tous les Gantois de l/ à io ans vivaient dans des caves, dans : der= grenier-s pour échapner à la \èQ-r-^ tion. C'est le députe AnseeJe qui, emmené à Bruxelles par les Boches, il y a quelques j ours, rapporta le« premier l'annonce de la prochaine délivrance. Le départ des nembres de l'administration allemande, la 'uiie des aktivistes, puis celln de toute une 'olonie de femmes allemandes, enfin rapproche incessante du canon, tout annonçait un changement imminent. Défense fut faite aux habitants de sortir après quatre heures de l'après-midi. Gand fut pendant cinq jours dans une attente et une impatience affolantes. LE DEPART DES BOCHES •La nuit de dimanche à lundi fut très animée. Devant toutes les habitations occupées par les officions, des autos ron-fiaient. On entendait partout des commandements, des pas de troupes en marche, des fusillades au loin. A minuit, des convois d'autos se formèrent et, au petit jour, il ne restait plus qu'un ou deux groupes cl-officiers qui s'en allèrent à cinq heures nt demie. Tout aussitôt des habitants se hasardèrent dans la rue : plus d1 Allemands ! On frappa aux portes ; on sortit des cachettes ; à tous les coins de rues, il y eut deis conciliabules. Même avant le départ des derniers boches, dans un quartier extérieur, une sorte de cortège se forma au Marché aux Grains, avec des lanternes et des drapeaux ; on voulait allier à la rencontre des Alliés. Beaucoup tentèrent même de sortir de la ville mais en furent empêchés par la polie.».On attendait. On apercevait sur les routes, vers Mariakerke, l'ombre des sentinelles belges, avancées. Ce fut un mometnt d'une anxiété heureuse. M OS AVANT-GARDES DANS LA VILLE Tout t- coup, des cavaliers belges arrivèrent, et ce fut, dans tous ces braves gens, une pousséu, un cri. Des cyclistes suivaient et l'on vit cette chose émouvante : un ouvrier gantois entraînait un piotto casqué qu'il tenait par la main en criant à la foule : « C'est le mien î C'est le mien ! » Il venait de retrouver son fils parmi les premiers soldats. La ville, en quelques heures, se transforma, des drapeaux belges furent déployés, on fit sortir des armoires les couleurs des alliés, toute la parure de l'Exposition de 1913. Les étalages furtent orné 3 de guirlandes, de portraits des souve-y.\lna, de bustes, d'images allégoriques. Un coiffeur popdrp, les cheveux de ses tètes de cire aux couleurs nationales ; un imneimeur se mit à faire des affiches «" Vive) le Roi » ; des chefs de fanfare cou-rilient réunir leurs musiciens. Et c'est i i -. s une fête, au milieu d'une foule endimanchée que les soldats firent leur en-irce dans la vieille ville flamande. Le ministre Vandervelde arriva à huit heures et demie et eut une entrevue, à l'hôtel de ville, avec Anseele. K3S SOLDATS SONT FETES ET ACCLAMES l es premières autos furent arrêtées par la population qui jetait des fleurs et des pelits drapeaux. Les uniformes belges Monnaient tout ce monde qui prenait nos officiers pour des Américains. On était fier f|f: voir nce soldats de l'Yser mieux vêtus f,:ue les Allemands. Xous avons eu la grande joie d'arriver à onze heures, au moment où la ville se livrait toute à son émerveillement. Les soJ|iats étaient entourés, portés en Iriornphe. Dans les quartiers ouvriers comme dans les quartiers riches c'était le même cri, la même ivresse de liberté. Pen s beiges dans la ville a été /ives réjouissances s'7. il y avait là des enfants qui n'a v.ueriL Mimais osé crier dans la rue ; il: V- vengaiëjit de kl longue contrainte. ^laçe d'Armqs, des musiciens priren pet-Cc.aion d'un kiosque, et il y eut là dei rondes oij, bouieeois en haut-de-formei dej giands jours, travailleiuns en casquette .l.iiuoà d■ enfants, s.e mêlaient, dans uni zûitû.qui n'était nullement vulgaire, mai; d'une sincérité, d'une simplicité émou vantes. rouir, la journée fut emplie de ces ma nitû iations, dont nous voulons souligne: la \olorité, le patriotisme fidèle et la signi fiestion magnifique. LA SITUATION ECONOMIQUE r.and a été occupé par-nos soldats avan '1VI ' commencent les opérations de l'armie tico. Aussitôt l'rainemi parti, les autorité gantoises ont établi divers systèmes admi nfst^fttUs requis par les circonstances Bien dés choses avaient heureusement ét prévfias. ravitaillement de la population es af-tiré p."| las'stocks du Comité Hollando ! ■' n-ur uV. Los secours aux chômeurs per nietti ont do passer des jours d'oppre&sioi eux prochains jours de reconstruction. Cçaima à Bruges ot à Ostende, celie-c préoccupe tQus des esprits. I.'ïuT':t des nombreuses usines est total Da?» foutes, les AJlemandis ont volé lei courroies tde transmission et les dynamo, ont et envoyés- en Allemagne. '/industrie res fieùrs est mortel de' 1( «•jf3 dù çbarlwn. ivàtï sont ainsi en n.ombr c-ns» abre. Ces quptre années leur au r. • i-riles lé-anpris leur métier ? Nou vop or,s platôt croire en ces réserves d'é î''" ' '' so sont révélées chez tous te h i'ros. Le saJut de ia population ouvrier, est j;,. "soi^t savons, pour le reste, que m . me ^ .'ceur , dci la g-uerre, les indu = i;- v. «'«ïfferto.^ïf~reîéBîbii «M des îuaitîtriels d'Angleterre préparaien ■ fis jours que nous ailons vivre. DERNIERS SOUVENIRS DES BOCHE! Avant de quitter leurs positions à l'oues et au nord-ouest de Gand, les Boches on ait sauter les ponts et les rails de chemin Je fer, renversé las poteaux. Dans la ville, ils s'efforcèrent jusqu'à 1: Iernière minute de terroriser les habi tants, tirant des coups de feu dès qu'il: voyaient paraître une tête à une fenêtre A la Bourse, on expose à une fenêtre ui grand buste du Roi et un bas-relief por tant le profil du Roi et de la Reine. Au moment de partir, les Boches muti lèrent le buste à coups de sabre et brise ent le bas-relief. La foule regarde ave-iidignation ce témoignage de grossière!. <ît de .barbarie cynique. L'UNIVERSITE BOCHE Les traîtres aktivistes en fondant l'uni ■ ersité fcoche avaient surtout oour but di •ombattre l'influence de la culture fran çaise. Quel échec et comme leur fiasco ap paraît tout de suite à tous les yeux I Le nombre des drapeaux français qu fleurit partout dans la ville des Van Ar tevelde, le chant de « La Marseillaise ! qui, dans cette première journée, se fi entendre, sont avec bien d'autres affirma tions, des témoignages sûrs. La fermeture de l'Université boche, il i a un mois, au surlendemain de sa réott verture, le départ précipité des professeur; fit dos autres aktivistes vers la Hollande vers Dusseklorf et Aix-la-Ohapelle, ne lais sent plus de doute aux Gantois, qui unis sent, dans une même haine, les traîtres e 'es Boches. On garde surtout à ceux-1; une rancune spéciale parce qu'ils on voulu diminuer le prestige de la Belgique compromettre l'œuvre de nos soldats, le re nom de notre fidélité à l'honneur. ■www ■ ■ ■■■ ' CHEZ L'ENNEMI VÂiNGO Les «lia ria ie soliats Front britannkyue, 12 novembre. Selon les renseignements reçus ici, Iz mutinerie des troupes allemandes de Bruxelles a été sanglante. Plusieurs officiers qui tentaient de résister à leuir.-hommes ont été tués. A ANVERS Amsterdam. 12 novembre. Le bruit court que la mutinerie de h: R-arnison d'Anvers l'ut accompagnée de dé. sordres sérieux. Les officiers furent obligés de s'enfuir en automobile : leurs épaulei tes leur furent arrachées nar les soldats qui. grimpant sur les automobiles, en expulsaient les officiers. LA BATA3Î-LE DE BEVERLG0 Amsterdam. 12 novembre. Le Handclsblad publie des détails sur-la mutinerie du camp de Beverloo, où plusieurs milliers de soldats allemands se ^ont réunis, criant à tue-tête : « Vive la République 1 » Un autre contingent, qui s'était déclaré pour le Kaiser, a été attaaué et. défait et a pris la fuite avec armes et bagages vers la frontière hollandaise, qu'il a traversée en. tre Loozen et Weert. Il a été désarme lundi matin par les autorités militaires hollandaises. De Sas-de-Gand. on annonce que les soldats allemands ont dansé die ioie en ap. prenant la signature de l'armistice. | Lfi GUERRE VUS DE LONDRES i REALISATIONS La lettre qu'on va lire nous a été adressée par notre excellent correspondant de Londres, le 10 novembre. Elle a donc été écrite avant la signature de l'armistice. Ses réflexions vortent sur l'avenir et ijar-dent donc toute leur actualité. On les lira , certainement avec un vil intérêt : Londres le 10 novembre. J Que Londres vive dans la fièvre depuis j trois jours, il serait vain de se le dissi-muier. On ne parle pas beaucpu.p de la guerre ici : on n'en a jamais beaucoup . parlé. Mais des spectacles qui jadis eus-' sent suscité simplement de la curiosité touchent aujourd'hui une corile sensible, provoquent des explosions d'enthousias-. me : c'est à cela qu'on voit qu'il y a quelque chose de- changé £n Angleterre. Hier, c'est bien autre chose que l'habituel succès de spectacle qu'a recueilli le cortège traditionnel du Lord-Maire. Tan-I dis que l'intérêt coutuinier fut témoigné au chef et aux membres c}e la municipalité, aux carosses et aux laquai6, — le dé-: filé des troupes, des canons, des tanks, déchaîna les acclamations. Quand, passèrent les soldats des Dominions, Australiens et ■. Canadiens, ce fut du délire. Un grand dirigeable en forme de Zeppelin et seize aé-. ros en ordre de bataille, survolant le cortège, attirèrent tous les regards. Enfin, alignés dans le Mail, de Hyde Parle, à Tra-fklgar Square, des centaines de canons pris aux Boches portèrent au suprême de-j gré l'orgueil des Canadiens qui les contemplèrent.On attend, on attend... Il y a deux jôurs, s Reuter avait déjà annoncé officiellement, j puis dut démentir, l'acceptation des conditions de Foch par les délégués alle-t mands. Cette fausee nouvelle a rendu le public sceptique,, même pour les vraies. Néanmoins, on compte apprendre ce soir que l'armistice a été signé. On attend... mais on travaille, en attendant. Avant qu'il fût prononcé, on a senti la portée du mot de Clemenceau : « Il est plU6 difficile de gagner la paix que de gagner la guerre. » Et. dès maintenant, on s'occupe activement des réalisations. C'est ainsi qu'une ' commission a été ' nommée — composée de légistes, de soldats, de marins — pour procéder à une • enquête sur les atrocités boches et poursuivre la mise en jugement des chefs res- I ponsables. Certains détails authentiques, t rapportés l'autre jour à la Cihambre mê- i me, sur les traitements infligés aux prisonniers de guerre anglais par certains i officiers, ont soulevé une telle indignation - que la commission fut aussitôt créée. Il est î à croire qu'elle ne se bornera pas à l'exa- ■ men des crimes commis contre les prison-t niers anglais, ni même de ceux commis - contre les prisonniers de toute nationalité... Ce serait Jaisser dans l'oubli les huit dixièmes des cruauté6 allemandes. L'opinion publique anglaise est dès : maintenant « cristallisée ». Lord Beres- ■ ford, prenant la parole hier, l'a résumée avec une concision imagée : « Les quatorze points du président Wilson, c'est Irès bien. Mais moi je les résume en deux : Primo, capitulation sans condition ; se- ' condo, la pointe de la baïonnette. » Entrée dans la voie des réalisations aussi, la question du tonnage. On a lu la . note des Alliés aux puissances neutres, si-1 gnalant que nous n'admettrons pas le pas-' sage sous pavillon neutre de bateaux en-' nemis. On peut être certain que l'Angle-' terre a eu sa large part dans la rédaction ' de cette note. Pour la première fois, dans un document officiel, les Alliés posent le principe de la réparation en nature, im-' posée à l'Allemagne, du dommage qu'elle ' a causé aux flottes alliées. Tonne pour 1 tonne.-C'est le minimum. Dans tous les domaines, l'Angleterre or-ganise sa revanche. Il n'est pas une ma- * tière première « contingentée » — pour em-^ ployer le jargon économiste — pour laquelle les comités techniques ne se soient ! déjà préoccupés de fixer la contribution à imposer à nos ennemis. C'est pourquoi la fièvre qui règne ici se concentre moins autour de l'armistice que de la période qui le suivra. Qu'il soit signé aujourd'hui ou la semaine prochaine, l'Allemagne est battue ; et elle sera plus battue encore si elle ne signe pas. Mais ce qui est palpitant d'intérêt, ce qui est gros d'aveulir, c'est demain. 11 nous faut un « organisateur de la victoire ». ' OUTT. -—. WIVW Les Etats-Unis et le ravitaillement de i3 population gantoise Gand, 13 novembre. Le major Van Schaick, délégué de Ja Croix-Rouge américaine a pris la parole en anglais, à l'Hôtel de Ville, et a glorifié le peuple belge. Il a déclaré que l'Amérique lera tout ce qui est nécessaire pour venir en aide à la population et pour aider le pays dans sa résurrection. Nous apprenons qu'il a donné des ordres pour que deux camions de boîtes de lait condensés soient nus immédiatement à la disposition de la popula'Uon pour ses besoins les plue urgents. fWWl —— lâ !ÎR . ■ il SMÎE8M8S L'Association Générale belge de Paris organise le 17 novembre une manifestation patriotique au Trocadéro. Parmi les orateurs qui v prendront la parole, l'on cite M. Henri-Robert, l'émi-ncnt bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris. PLusieurs ministres et toutes les autorités belges honoreront la cérémonie de leur présence. APRÈS Lâ LIBERATION Cirtrai ISie la ïictsire (jy-mn correspondant particulier de la Nation Belge) Courtrai, 13 novembre. Courtrai fête la victoire. Dans les rue? pavoi&ées retentit l'allégresse de la population.A cette occasion le général, commandant la division anglaise a paseé ses troupes en revue sur la Grand'Place. Il a harangué ses hommes, les félicitant de la vaillance dont ils ne se départirent ja mais. Il a expliqué la portée de-la victoire, et termina par un hommage enthousiaste à notre armée. ^ Le comte Gojblet d'Alviedla était dans la ville où il avait été reçu par les membres du Conseil communal et par le sénateur Vandevenne. Celui-ci, on le sa*t, a été retenu longtemps dans les geôles d'Allemagne.—————— 'wvvw - Pensées « Quant à la Belgique, il y a son roi héroïque qui, comrn-e notre propre souverain, o accompli une grande osumre et dont l'influence repose non pas sur, le droit divin mais sur ses relations personnelles avec la population sur laquelle H règne. Ce roi héroïque, ce peu? pie hérerique de Belgique ont plus que pleinement prouvé-.la justice de leur, cause. » M. BONAR LAW, discours prononcé à Londres le 12 novembre! 1918. •www ii»1 Méfions-nous L'Allsraague compte sur ses révolutions pour nous leurrer Méfions-nous. Comme les actionnaires d'une Société anonyme qui liquident des gérants incapables et malchanceux, l'Allemagne or>ase>e séts-bouveraliii, et t,e repu-blicanise. Mais le passif de la Société res> te. Que; nos ennemis se vengent de leura désillusions sur ceux qui n'ont pas réussi à les conduire jusqu'à la grande curée, c'est leur affaire. Mais qu'ils pensent nous amadouer par ces exécutions, halte-là l H faut payer, intégralement et quand même. Ces gens-là savent se faire humbles jusqu'à l'avilissement. Raippelez-vo.us leurs commis-voyageurs d'avant la guerre. Ce sont les mêmes, qui aujourd'hui réclament des vivres, après avoir usé leurs dernières réserves, à nourrir leurs troupes du front et à nous faire le plus de mal possiibde. On-leur donnera de quoi manger, soit, parce qu'il faut une différence entre la civilisation et la barbarié. Mais transiger sur la châtiment des assassins de Dinant. An-denne et Louvain ; renoncer à la réparation des dommages ; négliger les garanties pour l'avenir, cela jamais ! Et pourtant, c'est là ce que nos ennemis escomptent. Dans sa protestation contre les rigueurs de l'armistice, Erzb'eï^er. — au fait, Erzeberger avait-il qualité pour protester, lui qui en 1915 réclamait la destruction de la ville de Londres ? — Erz-berger avoue avec candeur qu' <« après les manifestations publiques qui ont préludé à l'armistice », les Allemands s'attendaient à des conditions plus douces ! Le nouveau gouvernement de Bavière, n'a-t-û-pas envoyé au président de la Confédération Suisse, avec prière de la transmettre à l'Entente, un manifeste dans lequel il se plaint des conditions de l'armistice. Il a l'audace de déclarer crue le nou. vcl Etat démocratique de Bavière n'est pas responsable des fautes de Vancien régime ! En voilà assez pour nous édifier sur la manoeuvre. Le gouvernement général de l'Allemagne est aux mains d'un directoire composé de trois social-démocrates majoritaires et de trois minoritaires. Mais le groupe Spartacus, celui qui fut réellement) opposé à la guerre, celui-là seul que l'ex -gouvernement impérial poursuivait, est savamment écarté du pouvoir. On lui a repris de force le journal « Lokal Anzei-ger », dont il s'était emparé et dont il avait fait un organe socialiste avancé. En sa qualité d'ancien député au Roich-stag pour l'Alsace, l'abbé WetterLé connaît bien ce monde. Dans la « Liberté » d'hier, il nous met en garde : Aujourd'hui, ecrit-il, le comte Westarp, Spahn et tous les pangermanisies d'hier font appel à l'extrême gauche pour, d'un côté; obtenir des conditions die paix plus avantageuses, de l'autre, reconstituer la grande Allemagne au milieu de petites nationalités indépendantes, qui fatalement retomberont, i'Is l'espèrent du moins, dans la dépendance économique d'abord, politique ensuite, du puissant Etat de l'Europe centrale. Tous ces prétendus adversaires sont, de rnêclie pour nous « rouler » comme ils l'étaient pour nous asservir.Une dernière remarque encore : Le gouvernement de Berlin, social-démocrate réprouvant la guerre, du moins dans trois de ses membres minoritaires, garde comme « technicien » le Dr Soif au ministère des Colonies et à celui des Affaires étrangères. C'est même le Dr Soif qui essaye de nous apitoyer sur la. famine des femmes et les enfants allemands. Et qui est ce Dr Soif, sinon le même qui en 1914, siégeait déjà dans le cabinet de Bethmann HoLlweg, qui donc approuva la violation de la neutra-» lité belge, le massacre de nos femmes, de nos enfants, de nos vieillards et de nos prêtres ? Plus encore. Le Dr Soif était en 1914 ministre des Colonies. La Belgique projposa à l'Allemagne de neutraliser les colonies africaines et de ne pas porter par la guerre, une atteinte au prestige des blancs parmi les populations nègres. Le Congo belge était neutre, comme la Belgique d'Europe. L'Allemand passa outre aux traités da

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La nation belge: journal quotidien d'union nationale gehört zu der Kategorie Katholieke pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1918 bis 1956.

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