La nation

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04 Februar 1914
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s.n. 1914, 04 Februar. La nation. Konsultiert 14 Juli 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/j678s4kj9w/
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4« ANNEE. N° 1. — Le Numéro : 5 centimes. Affilié à l'Union de la preste périodique Belge. Mercredi 4 Février 1914. LA NATION « Pour la Culture Française. » Journal hebdomadaire paraissant le mercredi. « Pour la Culture Française. » ABONNEMENTS : Belgique: 3.50 francs ; France : 5 franc»; Étranger : 7 francs. BUREAUX DU JOURNAL : 106B, Rue de l'Arbre-Bénit, Bruxelles Téléphone B 1848. Les manuscrits non insérés ne seront pas rendus. Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la rédaction. ANNONCES : On traite à forfait. A nos lecteurs L'Antiflamingant fait peau neuve. Il change non seulement de titre et d'aspect, mais il devient hebdomadaire. Il sera désormais non plus une revue documentaire, mais lin journal, qui rendra compte, en les résumant, en les quintessenciant, de tous les événements de la semaine tant à l'étranger qu'en Belgique. La Nation s'est assurée à cet effet le concours de collaborateurs de tout premier ordre et de correspondants dans le monde entier. Mais il va sans dire que l'esprit et les tendances du nouveau journal seront ceux de PAntiflamingant et que nous continuerons la lutte entreprise par celui-ci pour l'extension et la défense de la langue et de la civilisation françaises contre le germanisme et son succédané le plus dangereux : le flamingantisme. * — * * Sur la manchette de ce journal, en dessous de ces mots : « La Nation » qui, à eux seuls, constituent tout un programme, nous avons ajouté cette phrase : « Pour la culture française ». Nous aurions pu en outre y faire figurer cette fière devise : « Belges d'abord, Français quand même ! » « Belges d'abord ! » Si nous avons en effet créé ce journal, c'est parce que nous avons le jerme espoir que nous arriverons, par la propagande qu'il entreprend, à déciller les regards de ceux qui ne veulent pas voir le danger des menées flamingantes, c'est parce que nous voulons ! éviter le déchirement de ce pays, à l'indépendance duquel nous sommes si jalousement attachés; c'est parce que nous ne voulons pas ~tpTà ffttuse de la tyrannie qu'exerce sur l'im- 1 mense majorité de la nation une poignée de politiciens flamingants, les enfants de cette < nation se dressent les uns contre les autres, prêts à la lutte fratricide. * < * * ' « Français quand même ! » Nous le sommes '• parce que nous sentons à quel point nous som- j mes tributaires de la France et ce que nous devons à sa civilisation; parce que c'est elle < qui assura notre autonomie et que son âme 1 s'est assimilée à ce point à la nôtre que, comme 1 le disait il y a quelques semaines un de nos ! ministres : « Cesser d'aimer la France, c'est presque cesser d'être Belges ». } Dans ce journal que nous aimons déjà pour la générosité des promesses qu'il contient, nous travaillerons donc pour qu'entre la France et s nous le rapprochement économique et intellec- j tuel devienne de plus en plus intime. j Et ce faisant, nous aurons la conscience j très nette d'avoir accompli notre devoir envers le pays. [ LA NATION. - 1 ÉCHOS A nos confrères. j La Nation prend rang à dater de ce jour dans la ' presse d'information. Elle considérerait manquer au c plus élémentaire de ses devoirs si au début de sa carrière, elle n'adressait pas le plus cordial et le plus ^ confraternel salut à ses amis de la presse quotidienne a et périodique. q * » * Dans la Légion d'Honneur. Nous apprenons avec le plus vif plaisir la nomination au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur de l'écrivain Albert Mockel, de M. Chardin, directeur technique de la Société Solvay ; de M. Neef, „ directeur des services administratifs de la Compagnie j des Wagons-Lits. Toutes nos félicitations. D'autre part, nous apprenons que M. Camille ° Roussel,, le distingué chroniqueur judiciaire de j Y Indépendance Belge, vient de recevoir la croix de Chevalier de la Légion d'Honneur. ^ Nous adressons au nouveau chevalier nos plus sincères félicitations. M. C. Roussel défend depuis t£, de longues années l'idée de l'instruction contra- Çi dictoire, dont l'avènement semble proche. En toutes circonstances il s'est élevé contre les abus de Tins- (a truction secrète et ses chroniques furent toujours |e marquées au coin d'une indépendance courageuse. Il y a deux ans, M. C. Roussel fut chargé par M. le fr Ministre de la Justice de faire un rapport sur le J, ci fonctionnement de la loi française Constans, relative à l'instruction contradictoire. M. Roussel a publié sur son enquête en France un ouvrage très documenté. Il est également l'auteur de plusieurs livres du plus haut intérêt notamment : La Justice helge au XIX' siècle et Thémis en cinématographie. Jamais distinction ne fut plus justement méritée. Les nombreux amis dr M. Roussel s'en réjouiront sincèrement. * * ♦ Le flamand littéraire. La Geneeskundig Tijdschrift voor Bclgie, revue rédigée par quelques médecins qui ont la prétention de guérir leurs malades en flamand, nous donne un avant goût de ce que sera l'enseignement à l'Univei-sité de Gand, quand celle-ci aura été flamandisée. Dans un article signé d'un Dr Tytgat " Agregaat der Hoogeschool " nous trouvons nombre de perles dans le genre de celles-ci : operatie ; levercirrhose, relaparotomie ; gelaparatomiseerd, diagnosc, het peri-toneum parietales, eene geïnfiltreerde zone, een symptoom, een drainage, de patient etc. Dans le même journal, une annonce recommande au public les " culturen van het Bacteriologisch labo-ratorium van Geneve ". Ces " culturen * servent à combattre la " collibacillose et la staphyloccoccie " et augmente la " polynucleose ". Est-ce que par hasard ces messieurs emploieraient des mots français pour se comprendre ? * * * Et en Hollande c'est la même chose. Voici quelques échantillons nouveaux, assez savoureux, du français... tel qu'on le parle chez nos /oisins du Nord. Ce sont des enseignes de magasin : * Combineetjes ijzersterk '. — " Elastiek voor char-els *. — " Jarratels eerste kwaliteit *. — " Prima >odesweihandschoenen ". La série continue... * I Une solennité artistique imporw ^J^ La Société Française de Bienfaitance de Bruxell es ' organise pour le 10 février prochain, au Théâtre Royal de la Monnaie, une représentation au profit les vieillards français assistés par la Société. Par suite de circonstances tout à fait favorables, la Société a réussi à réserver à ses bienfaiteurs 'un pectacle digne de retenir leur attention. On defn-îera : n Pénélope " poème lyrique en 3 actes |de VI. René Fauchois, musique de M. Gabriel Fauré. Cette fête de charité sera honorée de la présence le S. Exc. M. Klobukowski, Ministre de France, Résident d'honneur de la Société, qui tient à lui narquer ainsi tout l'intérêt que la Légation porte à on œuvre. * * * V la chambre de commerce française La chambre de commerce française de Bruxelles ient de constituer comme suit son bureau pour 1914: Président, M. Charles Rolland ; vice-présidents, vlM. Denis Bodden et E. Faure ; secrétaire, il. L. Lecherf ; secrétaire adjoint, M. A. Gossé ; résorier, M. J. Dehaye ; membres, MM. Malguy, boulanger Bonnotte, et MM. Guastalla et B. Cou-)rie, en remplacement de MM. Bloch et Salière, lécédés. C'est sur les instances de l'assemblée que M. Rol- ind a accepté le renouvellement de son mandat. * * * Charles Quint et la moedertaal! L'histoire nous apprend que Charles Quint, ce amand de Gand, parlait couramment le français, allemand, le flamand et l'espagnol, usait de chacune !e ces langues avec énormément de discernement C'est ainsi qu'il ne parlait l'espagnol, qu'aux ames, il s'adressait en français à ses chevaliers, en llemand à ses guerriers, mais il ne parlait flamand u'à son cheval ! Pauvre bête ! 1 Il est vrai que Kamiel n'était pas encore né. Quel ' hançard que ce Charles Quint. 1 » — i ■ —=======^—=—======. \ Bruxelles, ville flamande M. Paul Reclus publie dans le " Bulletin de la ociété de géographie " une étude sur les progrès u français dans î'agglom.ération bruxelloise (vingt jmmunes). En 1846, le flamand tient la tête ; la proposition e ceux qui parlent le français ne dépasse 20 p. c. n'en trois points : Saint-Josse (51 p. c.) ; Ixelles 16 p. c.) et Bruxelles (38 p. c.). Un tiers seulement des habitants de l'aggloméra-Dn, qui comptait 200,000 habitants, parlant le fran-lis (70,000 environ). En 1910, l'agglomération compte 760,000 habi-nts : 480,000 parlant le français, 280,000 parlant flamand. Bruxelles a pris ainsi rang parmi les villes de langue 1 inçaise les plus considérables du monde entier ; elle îpasse Marseille (avec ses Italiens) et peut être j >mparée à l'agglomération lyonnaise. LE CODE CIVIL VIOLÉ La Chambre prononce la déchéance de l'autorité paternelle Une fois de plus nous sommes battus. Une fois de plus la Chambre a sanctionné par son vote le régime de la contrainte linguistique. Une fois de plus cette Chambre discréditée a lancé à l'immense majorité de la nation un audacieux défi. « Tu es flamand. Ton instruction, depuis les bancs de l'école primaire jusqu'à ceux de l'Univer-siié, que tu le veuilles ou non, sera flamande 1 > ont décrété les flamingants. Et la Chambre, la Chambre servile et moutonnière, les a suivis. Il y avait, je le concède, en faveur de leur thèse, l'avis des pédagogues, des pédologues et autres pédants en « ogues ». Il paraît que l'instruction d'un enfant flamand, pour être parfaite, doit se faire en langue flamande, dans cette langue qui, on le sait, ouvre les portes des grandes civilisations contemporaines. Passe encore... Mais qu'entend-t-on par langue maternelle, js vous prie ? Celle parlée par les parents, celle dans laquelle l'enfant a appris à articuler ses premières phrases, celle enfin qu'il entend parler dans son entourage; non pas la langue de la région, qui peut lui être étrangère. Le plus élémentaire bon sens commande qu'il en soit ainsi. Jamais de la vie ! La langue maternelle est celle parlée par la majorité des habitants de la même commune, dit la Chambre. Ainsi un enfant flamand, qui n'a jamais appris un mot de flamand, (et il en existe, non pas des dizaines, ni même des centaines, mais des milliers) sera instruit dans une langue qui lui est aussi étrangère que l'espe ranto aux Ëatelelas. La Chambre adopte cette ineptie ! Et ce faisant la majorité de la Chambre, s soucieuse d'assurer le respect de la liberté du pèn de famille en matière philosophique, a sciemmen porté atteinte à cette même liberté dans le domaim linguistique. Les comédiens ! La Chambre des députés, dans ses séances dei 22 et 23 janvier, a non seulement offert le spec tacle d'une servilité écœurante, mais elle a encori violé ouvertement, délibérément, la loi civile. Elli a prononcé la déchéance de l'autorité paternelle Le père a la direction absolue de l'éducatior de ses enfants : tel est l'esprit du Code civil. Il doit donc pouvoir choisir librement la langue dans laquelle il désire que cet enfant soit instruit La Chambre a changé tout cela en quelques instants (1). Elle a dépossédé le père de familk de ce droit. Nous pouvons donc déclarer qu'elle a, de propos délibéré, violé le Code civil. Nous mettons notre suprême espoir dans la sagesse de la haute assemblée. Le Sénat ne ratifiera pas cette abominable disposition! fine s'associera pas à cet acte de brigandage ! Il évitera au pays le douloureux déchire ment qui se prépare 1 La mesure est comble, tout à fait comble. Fernand Pavard. (1) Nous donnons ci-dessous l'explication des divers votea émis par la Chambre. M Une défense de la Liberté La discussion des amendements proposés aux articles de la loi scolaire qui règlent les conditions de son application, au point de vue linguistique, a iourni aux flamingants une nouvelle occasion de montrer en quel mépris superbe ils tiennent le principe de la « liberté du père de famille », dont il a été si souvent question en ces derniers temps. On a pu, en effet, entendre M. Persoons dire avec sérénité : « on nous dit que c'est au père de famille à juger si son enfant doit être instruit dans telle ou telle langue. Comme le disait fort bien M. Vandervelde, il s'agit ici d'une question purement pédagogique, dans laquelle le père de famille n'a rien à voir. » C'est là une thèse aussi odieuse que celle qui pousserait le législateur à déclarer que la religion, étant à la base de toute morale, l'enseignement donné dans toute école, publique ou privée, doit être religieux et que « cette question, ne relevant que de la pédagogie, le père de famille n'a pas à s'en préoccuper. » M. Lemonnier, défendant l'amendement qu'il proposait, et qui donnait au père le droit de déterminer la langue qu'il lui convient de choisir pour l'instruction de son enfant, a dit excellement : « Les flamingants, dans l'espoir de nous rallier à leurs vues, disent : La Wallonie aux wallons, la Flandre aux flamands. « Je dis, moi, qu'il faut la liberté et en Flandre et en Wallonie .» « Vous voulez interdire le choix de la langue aux pères de famille parce que vous savez qu'un grand nombre d'entre eux exigeront l'enseignement en français. Vous voulez instituer la contrainte, comme toujours. » M. Lemonnier, qui demandait à la Chambre de régler le problème des langues avec un esprit de grande liberté, ne fut pas écouté. Ainsi que le disait M. Lemonnier, nulle idée l'est plus odieuse aux flamingants que celle de a liberté en matière linguistique, et chaque fois qu'ils ont fait aboutir une de leurs revendications :e fut en faisant triompher le principe de la con-rainte. La majorité de la Chambre s'est montrée, me fois de plus, d'accord avec eux sur ce point. Le spectacle de certains démocrates, socialistes :t autres, déniant aux pères de famille le droit de :hoisir la langue dans laquelle seront instruits eurs enfants, est suggestif. Sans doute, estiment- ls que la somme des libertés dont nous jouissons >eut être diminuée sans inconvénient, et qu'il en estera toujours assez. Le rejet de l'amendement de M. Lemonnièr :onvaincra ceux qui en doutaient encore, de 'impossibilité de concilier tout accomodement ivec les flamingants et le respect de la liberté de :hacun. Et ainsi s'élargit, chaque jour, le fossé :reusé par nos adversaires et qui finira par diviser a Belgique en deux camps, au plus grand dam, railleurs, de la population flamande laborieuse. Ce sera, alors, le moment d'imiter M. Camille -luysmans, qui répondit à M. Lemonnier, insis tant pour que la question des langues fût résolue dans un esprit de liberté, par ce cri ironique : « Une Brabançonne ! » Il faut bien reconnaître, en passant, que ce député progressiste défendant avec conviction la libèrté était vraiment trop mille huit cent trente, ainsi que le lui fit remarquer finement, par son apostrophe si opportune, son collègue socialiste, mieux averti des contingences. En vérité, M. Huysmans, flamingant, pétille d'esprit français. A. D. Le Gâchis Parlementaire LES VOTES 1er vote. — La Chambre rejette l'amendement Lemonnier consacrant le droit du père de choisir la langue véhiculaire. 2me vote. — La Chambre adopte le principe que la langue maternelle sera la langue véhiculaire de l'enseignement. 3me vote. — La Chambre repousse un amendement de M. Van Cauwelaert disant que la langue véhiculaire sera le flamand dans les communes flamandes et le français dans les communes wallonnes. Ce vote permet au père de famille wallon, résidant en Flandre, de faire instruire son enfant en français. Mais le 1er vote que la Chambre a émis dépossède le père de famille flamand de ce droit. 4me vote. — La Chambre rejette un amendement des trois anabaptistes Franck, Van Cauwelaert et Huysmans, amendement aux termes a duquel l'enseignement de la 2me langue ne pourra commencer avant le 3me degré. 5me vote. — La Chambre adopte un amendement de M. Nobels disant que « les communes sont autorisées à organiser l'enseignement de la 2me langue. Mais elle rejette un sous-amendement de M. Woeste ainsi conçu : « Les communes et les écoles adoptés et adoptables... » 6me La Chambre rejette l'amendement Nobels aux termes duquel le père de famille, d'accord avec le chef d'école désignera la langue dans laquelle se fera l'instruction primaire de l'enfant. Cet amendement a été rejeté par 73 voix contre 72 et 4 abstentions (le nom de ces olibrius qui s'abstiennent ?) Tout espoir n'est donc pas perdu de voir la Chambre revenir sur ce vote, lors de la 2me lecture. 7me vote. — La Chambre rejette par 100 voix contre 54 l'amendement Devèze. qui s'inspirait du même principe que celui de M. Lemonnier. 8me vote. — La Chambre adopte un amendement autorisant des dérogations partielles au principe de l'emploi de la langue maternelle, comme langue véhiculaire. Ces dérogations

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