L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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s.n. 1915, 08 März. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Konsultiert 27 November 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/hm52f7kq04/
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I unrlr R marc IQIK Prix 10 Centimes - PourAnvers 5 Centimes. Première Année, numéro 78 " REDACTION et ADMINISTRATION 44, RUE ROUGE. 44 ANVERS pour BRUXELLES S'adresser à nos Bureaux : 28, RUE LEON FREDERIC, 28 L'AVENIR BUDEAUX OUVERTS de 10 à midi et de 15 à 17 heures ANNONCES A FORFAIT 103, Place de flleir, 103 44, RUE ROUGE, 44 ANVERS i Journal Quotidien d'Anvers PETER BENOIT ITout Anvers et avec lui tout le pays flamand celeore, le 8 mars, le quatorzième anniversaire de la mort de Fêter Benoit. i,e grand u narpenaar »; comme l'ont appelé ses admirateurs, a laissé dans notre mouvement artistique et linguistique la trace :de sa forte personna- Peter Benoit, né en 1884, à Harle-beke, prèa de Courtrai, lauréat du prix de Koine en i85 (, bientôt,après un court séjour à fan* et une -tournée d'études en Europe, v.nt se ti^er, en J.SI33, a Ail-vers, où il fut nommé directeur de ta | jeune Ecole de musique. Il se mit im- ( médiateuient à organiser le mouvement musical flamand, don. il peut être nommé à juste titre l'in.tiateur et le premier représentant. Il assembla bientôt autour fde lui une pnalange d'admirateurs et Je prosélytes, avec lesquels il livra à la routine et au mauvais- goû: des combats qui devaient finir par le triomphe de la vraie et bonne musique, en même temps que flamande, c'est-à-dire nationale, à Anvers d'abord, dans tout le pays flamand ^ensuite. En même temps qu'il remit au jour les trésors oubliés de nos anciens compositeurs néerlandais et de notre folklore musical, il lança lui-même une longue série de compositions, parmi lesquelles ses oratoria orilien. comme des monuments de grande envergure, destinés à montrer au loin à son peuple les routes qu'il voulait lui tracer dans le doma.ne de l'art, de la philosophie, du patriotisme.Ses Lbretti sont là pour indiquer qu'il ne faisait pas seulement l'art pour l'art, mais encore et surtout pour guider k peuple flamand, après une longue éclipse de sa personnalité propre, dans les I voies de la culture et de l'émancipation I nationale. Son Lucifer, son Oorlog sont là plein.-de leçons morales et d'enseignements où le talent du maître met tout son art à disposition pour créer comme des phares dont son génie garantit l'immortalité. I Dans ses l.eie, Schelde et Rijn, il fait vibrer la corde patriotique et se met à l'égal de notre grand Conscience pom soulever les masses flamandes et leui rappeler les fastes de noj communes, les hauts faits de nos ancêtres et la gran deur de notre race, A ce point de vue, l'œuvre de Benoit est sans égale dans l'histo-n. de l'art musical. Et c'est surtout à ce point de vue que nous devons l'honorer et qu'il méritera les bénédictions de la postérité. * * * Parmi les libre'.tistes de Benoit il faut citer princ.paiement les trois poètes flamands: JuliuS De oeyter, Jan \'an Beers et Emmanuel jniel. Ce dernier a contribué à l'œuvre de Benoit pour la part la plus considérable, in oinmonj surtout : Lucifer, Lie Leie et i)e Sckeldc. C'est dans ce dernier oratorio que le poète est parvenu au sommet de son ins-pira.ion. C'est une œuvre en même temps vraiment nationale où Hiel et Benoit ont voulu retracer au peuple flamand les épisodes les plus héroïques et les plus br.llants de l'histoire de» ancêtres.Julius De Geyter fut l'heureux poète de la grandiose Rubenskan^ate et livra également le texte de la belle Kinder-kantite et du Rijn. Jan Van Beers, si pas inspiré à l'égal de ses deux contemporains, excelle dans les idées profondes et la description d situations dramatiques. A ce.te ense.gn son poème Lie Ounog est une œuvre san pareille et a fourni à Benoit l'occas.oi de produire sa création la plus vas.e c sans doute la plus admirable. La plac nous manque pour l'analyser ici. Cou stamment le compositeur est en difficul tés avec le poète pour le développemen des idées et des considérations profonde dont foisonnait les descriptions. Le poè aie fut écrit immédiatement aprijp 1 guerre de 18 Î0 et sa tendance est nette .lient human.taire et pacifique. Nul! trace dans cette « Guerre » de glorifie i tion des batailles ou des armes. Deptu l'assombrissement du ciel, après !t charmes du printemps, le Méphistophé lès est là pour crier à l'homme sa folie e sont là aussi les esprits célestes,, les es prits de l'humanité et même de la mor pour lui rappeler les devoirs de l'huma nité et lui crier finalement : « Aime toi irère comme toi-même ! » Il y a des perles dans ce poème don les idées philosophiques sont vraimen de circonstance. Ecoutez ce chant di olessé : « Qu'est-ce qui croasse et \oltige au tour de ma tête? — Sinistres vautours ne pouvez-vous attendre que mon âni soit rendue? — Arrière, je veux mouri ;n douces pensées!... — Adieu, doue unie, fiancée bien-aimée, adieu ! — El partant je t'ai juré : « Si là-bas la mor est mon partage, en mourant je ne verra que toi ! u — Et voilà que je sens le der tiier soupir s'échapper de mes lèvres.. — Je meurs... et- ne pense qu'à toi., ■eule !... » Et cet autre blessé : «Soif... J'ai soif. Pour l'amour d Dieu, une gorgée qui étanche le fc l'ans ma poitrine !... Ha ! là-bas sourit e brille la chaumière paternelle. Mèr abaisse le seau du puits ! Ecoute l'eai lui monte, monte... Mère, mère pou "amour de Dieu ! une seule gorgée qn Hanche ce feu dans ma poitrine... » C'est parti, plus rien!... Je meur Je soif !... n Benoit a traité tous ces magnifique tableaux en Surplombant cependant 1 ^cè.e de toute sa hauteur. Pariois cepen iant le poète, dans sa pitié et ses pleur poj notre pauvre humanité, parvien i planer aux mêmes hauteurs.iNous n'ei itérons pour finir cette briève étud qu'un fragment dont les idées profende autant qu'humanitaires s'appliquent s bien aux événements ac.uels et dont !c .ndications s'adressent à toute l'huma nité : CHANT DE LA MORT Descends, nuit sereine, et, de grâce étends tes ailes sombres sur cette val lée de sang ! Cache, cache l'œuvre humaine devan tout œil mortel, Et, chœur des Anges, contemplez-1; vous, vous seul ! Qu'une rosée de calme et de miséricori remplisse désormais l'air, Et que le scintillement des étoiles fass , sourir le ciel dans l'œil brisé de ceu: qui vont mourir ici! Pousse dans mon sein toutes ces ombre qui errent dans ton obscurité, Et murmure leur dans des paroles sua ves : « La Mort est charitable ! L'homme seu est cruel ! » VERITAS. Aujourd'hui et autrefois Nous revivons actuellement une di ces périodes d'effervescence des esprits qui passionnent même les plus apathiques. Après avoir joui de longues années durant d'une paix salutaire, voici cette harmonie enfin troublée, la guerre est là, et les dépêches qui nous parviennent lu théâtre des belligérants, nous en disent long à ce sujet. Lorsqu'on parle des dépenses de la guerre on est toujours tenté de ne considérer que la somme superficielle qui a Été employée pour combattre l'ennemi, mais ce que l'on n'aperçoit pas, et qu'on distingue très bien maintenant, les plus :onsidérables, ce sont les pertes immenses que la guerre et la paix armée font journellement subir aux peuples, ce sont es crises qui éclatent, tantôt sur un x>int isolé pour gagner de proche en iroche et se répandre en maux de toutes ortes sur d'innombrables foyers, tantôt iur plusieurs points à la fois, étoufffant a vie, paralysant l'industrie et le coni-nerce, vouant à la misère et à la des-ructiou non seulement ceux qui en sont es victimes immédiates, mais encore les :ontrées du monde civilisé. Mais à part tous ces maux, si nous :omparons les guerres sanglantes di noyen-âge avec celles d'aujourd'lii1-. lous devons avouer que le contraste es' le beaucoup à notre avantage. « L'art de la guerre, disait Ar.'s-- ote, est un moyen d'acquisition natu relle, la guerre est une espèce de chass aux bêtes et aux hommes, nés pour obéi et qui se refusent à l'esclavage. » Et voilà un anachronisme que la gen nilitaire veut faire revivre de nos jours Quelle opposition cependant entr _ette pensée du cêieore pnnosophe gree lui était d'ailleurs admise comme u: -idiome, et le mouvement » pacitiste a'aujourd'hui. Nous éprouvons bien la guerre actuel -ement terrible et sans précèdent dan /Histoire des peuples, mais i'acitlvité se ciaje étant de toute part cristallisée, i naît un lrauc désir de conclure la paix .issez de ravages, assez de ruines, asse Je misères, assez de sang ! Du temps d'Aristote, la société étai jasée sur l'esclavage, c'était une néce: jité de se procurer des esclaves et 1 priorité de la force incitait même à com oattre les peuples faibles ; en notre éta social mo'derne, la liberté individuelle iage des plus grandes franchises est c doit rester garantie et la priorité du seu ciment de justice insoirée par l'espri démocratique doit inévitablement non ichemitier au pacif.sme. Au moyen-âge, la guerre était lu noyen d'acquisition naturelle pour le tribus primitives manquant du néces aire ; elle l'était pour les peuples escla agistes afin de se procurer des serfs île l'était pour les peuples colonisateur îfin d'émanciper les populations arrié rées. A, REIBRACH. Echos Calendrier : 8 mars. — Soleil : lever, 6 h. 30 ; cou- - cher, 5 h. 53. —St. Jean de Dieu, C. ; 3 St. Félix, Ev. ! 9 mars. — Soleil : lever 6 h. *28 ; coucher 5 h. 54. — Ste-.brançoise, Vve ; Ste-Catherine de Bologne, V i Nouveaux courtiers s Jamais le dieu de l'argent n'a été évo- - qué avec plus d'insistance qu'en ces i umps où la lutte à outrance pour la vie - est dégénérée en une véritable bataille. Chacun exerce actuellement un petit - métier; tel qui professait dans l'industrie s'achemine dans le courtage, tel autre s qui avait ses « businesses » au port se - rend également en Bourse et ainsi l'on . voit dans l'immense hall qui groupait ja- - dis un monde réellement rompu aux af-t faires boursières, une foule de gens qin - s'escriment à vous vendre des marchan-i dises aux prix les plus fantaisistes. Nous l'avons, dit déjà: qu'on prélève t donc enfin une taxe pour le séjour en t Bourse, c'est de nécessité impérative, on 1 en arrivera ainsi à ne plus devoir se coudoyer des éléments plutôt nuisibles à la . reprises des affaires. ! Mais, quant à refuser l'entrée à tous 2 ceux qui désirent gagner encore honnête-[• ment quelque argent, ce serait folie et se ; serait malsain. Une pléiade nouvelle de i bien intentionnés serait ainsi contrainte à t avoir recours à la charité publique qui i est, ce nous semble, déjà suffisamment . desservie. Prêts sur immeubles Ne peut-on pas emprunter sur son , immeuble ? 1 Telle est la question que beaucoup de t propriétaires se posent et que, jusqu'ici, 2 il fallait résoudre par la négative.Ayant ! appris qu'il était question d'organiser r à Liège un service de prêts de ce genre, j la « Patrie » est allée aux renseignements et annonce à ses lecteurs pro- s priétaires que la question est maintenant réglée. 3 « Le Comité de Secours et d'Alimen-a tatio'n » vient de créer, dans son vaste ~ organisme, une section pour les prêtL 3 -sur immeubles. t A l'appui de sa demande, le proprié-j taire doit présenter son livret de ma* riage ou un extrait d'acte de naissance. ' L'acte de propriété de l'immeuble, ■ la police d'assurance-incendie et la quittance de la dernière prime payée ; Le livret des sociétés ouvrières ; La quittance des derniers intérêts payés aux créanciers déjà inscrits; Un certificat de moralité (qui est délivré par le bourgmestre ou le commissaire de police) ; ' Enfin les feuilles de contributions de 1914. t Les bureaux du Comité des prêts sont ouverts les mardi, mercredi, jeudi et 1 vendredi, de 9 h. 30 à midi, au siège de la Banq*e Liégeoise', rue de l'Univer- 2 sité. Les mains mystérieuses à Paris Elles ne pouvaient pas aller loin les mains mystérieuses à Paris, dont nous avons signalé il y a quelque temps le travail patient mais dangereux. Le « Journal » annonce en effet que les auteurs de la circulaire « Peuple, on 1 vous trompe » ont été découverts, comme ils devaient s'y attendre. Les traces furent suivies de France en Italie et en Angleterre jusqu'à ce qu'on arriva au bout de la filière. Tous les complices ~ ont été arrêtés. Les poursuites seront probablement confiées au conseil de guerre de Marseille. { N'importe ! Elles sont bien courageu- • ses des mains pareilles! Et quelles véri- - tés craint-on donc qu'elles s'efforcent > de révéler au public? Nos héros Le gouvernement belge a décidé de publier une liste officielle des soldats 3 morts pour la Patrie au champ d'hon-~ neur. Voici en quels termes M. Ch. de 1 Broqueville, annonce cette décision : — Le gouvernement a décidé de faire L paraître les listes des officiers et soldats qui sont tombés au champ d'honneur, * ou qui ont succombé dans les hôpitaux " aux suites de leurs glorieuses blessures 3 ou des maladies contractées sur le front Cette publication, à ses yeux, a le caractère d'une citation à l'ordre du jour » de l'Armée. 1 En outre, le gouvernement désire ren ■ seigner les familles sur le sort de lettre 1 enfants; il aurait aimé le faire plus tôt ? mais les circonstances l'en ont empêché.1 Quelques renseignements sont forcé s ment incomplets; les états de pertes ■ dressés après la bataille sont souvent - inexacts ; les témoignages même les plu5 5 formels des soldats sont quelquefois, er ~ ronés. Il peut en résulter que des mili- faires, signalés comme morts par no" listes, sont simplement disparus et per vent donc revenir après la guerre. Le gouvernement fait tout ce qui est pos sible pour s'assurer de l'exactitude de ses renseignements, mais une erreur reste toujours possible. » Pour la Paix Mrs, May Wright Sewall, la pacifiste oien connue, qui, en qualiié ae piesi-aeme iTa m comité xiitjr.uaiionai pour la x'aix ec rAroiira^e », s ela.t attiree 1 ac-icmiud pelouse a i occasion ae la séance du « Conseil international ci^s j^eiii-ines » _à i*a naye en mai iy±ô, a lance, connue présidente au Coinné dj prop.*-6aiiuc pour la paix, un appei pour une cuiué/ence îéminine Linci nationale à oaii-rraxiciaO. h,lie engage les îeinmes ac tOwte nationalité et ae loute race à coopérer à ce qui peut etre tait par la îeunùe, pour obtenir la réorganisation de ia ^ocieie, dans laquelle i'noiûiiie serait garanti davantage contre le danger d'être sacrit.é sur l'autel de la guerre. La conférence aura lieu dans le bâtiment de l'exposition « Mémorial Auditorium ». Les bactéries On ne cesse de mettre le publ.c en garde con.re le danger qu'il y a à mander des fruits tels qu'on les a achetés chez ie détaillant. Ainsi un docteur'américain vient d'inoculer à un lapin une quantité d'eau dans laquelle il avait nettoyé des iraises : le lapin est devenu tuberculeux. A Vienne, le Dr Schurr inocule à quelques marmottes de l'eau avant servi 1 épurer des raisins ; résultat : les pet.t's êtres en gagnent le typhus: On constata 4;ar après que cette "même eau renfer-nait 5/5,000 bactéries. Il y a danger, c'est indéniable, mais on se plaît aussi à exagérer tant soit >eu. Qu'on soit prudent, c'est nécessaire, mais les résul.ats d'analyses de ce genre sont parfois à ce point effrayants [u'on en gamie le frisson, ^et qu'on renoncerait décidément à tout mets cru. leureusement y a-t-il encore des gens sur lesquels l'imminence du danger n'a Yds cette même influence. Ainsi, Paste-.ir, le grand Pasteur, assistant certain jour en convive à un ban-fuet, savourait au dessert quelques jolis -aisins qu'il épurait un à un dans un :erre d'eau. Soudain un des convives pousse une .•Tclamation de stupeur voyant le célè->re docteur, absorber d'un seul trait son erre d'eau, et déjà l'on veut dépêcher Your un Esculape. Mais Pasteur ne le i'ige nas nécessaire et orenant une gor-rée de vin, répond en souriant aux faces :nqu:ôtes : — Croyez-moi, c'est tout comme. Les Anglais dépeints par un Anglais Londres, 2 mars. —La politique mili-taire anglaise, qui a é^é critiquée aéj.i maintes iOis sans i.nauigence par des nationaux de cet état, iuc oép-'inie récemment comme smt par le soc.alisie Vvaiter iSewboid, aans le « Labour Leaaer « : L'nngleterre, dit-il notamment, s'esL décidée a la g uerre a cause de 1« activité de la concurrence étrangère sur le marque nioiiuiai ». r'enuaiiL i^ue la Beigiqu et iab'rance envoient leurs ouvriers Qan > ies irancné-s,nous brillons avec l'épigraphe: « Faisons des aiiaires penuanL 4u on modifie la carte de 1 Europe ». i\lo.s alliés sont subventionnés et les nations qui se laissant entraîner dans l'abîm : ^our de vieilles questions de race, sont cX'tées au moyen d'emprunts et de promesses à participer au conilit. 11 est très probable, qu'à la fin de 11 guerre toutes les nations européennes seront endettées chez nous jusque par dessus la tête, ou bien qu'elles auenaront ci nos capitalistes la réédilication de leur industrie et de leur commerce. « Touî notre histoire démontre d'un bout à l'ancre qu'il en fût toujours ainsi. » Les économistes, les hommes d'état c t les militaires allemands ont trouvé cet! • doctrine dans notre histoire, et les Français la retrouveront quand leur finan-jiers rivaliseront avec les nôtres pour la prédominance e-n Russie, en Afrique t en Orient. « La Belgique nous maudira encore un jour ». Toutes les nations commencent à se pénétrer de nos intention.., et si elles s'entendent, aucune flotte ou aucune armée ne pourra sauver de d<--eadence cet empire mondial, conquis et soudé par le glaive. Nous déiendons la Belgique pan e qu'elle tient la garde à l'autre rive du Canal et les embouchures de l'Escaut et du Rhin.^'ous sommes les alliés du Portugal parce qu'il nous ouvre la porte sur /Espagne. Nous favorisons l'Italie par-:e qu'elle constitue une menace contre .ia France et l'Autriche-Hongrie. Nous ivons été le parrain du Japon parce qu'il • i\ ait en inimitié avac la Russie, et parc e qu'il se tient sur ses gardes pour l'.\-nérique. Où sont maintenant nos int entions en faveur de la Finlande, des petits états du Balkan, de la Perse, d s égyptiens, -des Maures et des Boer-? \Tous pouvons avoi*- eu, à travers tous l. s l«es et pendant quelque temps, quelqu s îations comme amies, « mais nous i:e parviendront cependant pas à nous, mn-iuer encore longtemps de toutes les n tions l » NOUVELLES DE LA GUERRE Sur le front de l'Ouest Différents combats Paris, 5 mars. (Reuter). — Les 2 Laques allemandes sur la tranchée co quise dans les dunes belges ont été r poussées. iNos contre-attaques au nord d'Arr ont été couronnées de succès. Renns a été bombardée. En Champagne nous avons rempor du succès près de Perthes. Nous avons fait des progrès dans l'A gonne. D.ms le bois de Le Prêtre .nous avo repoussé une attaque au nord-ouest > Pont-à-Mousson. En Alsace nous avons conquis u tranchée. Paris, 6 mars. (Reuter). — En B< gique il y a eu sur le front près de Nic-i>ort et d'Ypres de violents combats d'i 'illerie. De la Lys à l'Aisne, il y eut certains moments des canonnades. En Champagne, les Allemands o 'éitéré, la riait dernière, leurs tenta ves de gagner du terrain. Leur cont. a';taque fut repoussée. Nous avons co servé tout le terrain gagné dans la 1 gion de Perthes. Près de Vigneulles-en-Haye, au Nor Ouest de Pont-à-Mousson, notre artill r'.e bien pointée a causé une paniq dans une ferme occupée par les AU mands, qui ont pris la fuite dans le boi Berlin, 7 mars. (Officiel.) -- Du grai quartier général : Entre la mer et la Somme il n'y a < en général que des duels d'artillerie. D tentatives faites la nuit par les alliés po gercer à Ypres ont été arrêtées. En Champagne nos troupes ont h dès progrès. Nous avons pris aux alli quelques tranchées et environ 60 pris.o niers. Une attaque en masse des Fra -;ais contre notre position au nord-oue de Le Mesnjl^se brisa av 2c de très fort pertes pour eux sous le feu de notre i fanterle et de notre artillerie. A l'est 1 Bandc.nvilhrs des offensives ennemi furent repôussées. Dans les Vosges des combats entam Mer à l'ouest de Munster et au nord < Sennheim ne sont pas encore terminés. Le bombardement de Reims Amsterdam, 5 mars. — Le « Dai -News » donne sur les événements Reims les renseignements suivants : Des 110,000 habitants, il y en a : moins 98,000 qui se sont réfugiés da diverses parties de la 1-rance. l_a cano nade v.olcnte de jeudi dernier a eau ~ncore la mort de neuf citoyens et olessé un grand nombre de peisonm i^es 16 et 17 février, les quatre sectio de la ville bombardèrent dans la zô Je tir des batteries. Jusqu'au .20, le boj oardement fut continué avec violen croissante. Dans la nuit terrible du au 23 février, 115 bombes tombèrent s la malheureuse ville et causèrent grands incendies en onze endroits difJ rents. Vingt habitant* furent tués alo: Des quartiers entiers, qui é.aient rest hors de portée des canons, furent cel fôis exposés aux feux du bombardemei Les populations des territoires françj envahis Berne, 6 mars. — Dans les» régio occupées par les Allemands, le transft des populations françaises à travers Suisse vers le territoire français, coi .nence ce soir. Le premier train arrive le soir à Schaffhausen et continue, nuit, oar la Suisse vers Genève. Il y a ra deux trains par jour, un le soir l'autre le matin. Ils transoortent chaci 500 personne^. On comote sur au moi 30,000 personnes, de sorte que, à rais de 1,000 personnes nar jour, il fauc: donc un mois pour tout le transpo Mais le chiffre peut s'augmenter. Sur le front de l'Est Berlin, 7 mars. (Officiel.) — Gra quartier général: Nos opérations au nord-ouest de Grc 110 se poursuivent méthodiquement. U attaque de nuit russe sur Macovce, nord-est de Lomza, fut repoussée. De même à l'ouest d? Prasznysz furc repeussées de fortes attaques russes. Nos attaques au sud-ouest de la Ra1 furent couronnées de succès. Nous ave fait prisonniers aux Russes 3.400 ho mes et avons pris 16 mitrailleuses. Dans les Carj>athes Vienne, 6 marsl (Wolff.) — On man de source officielle : Des attaques p; liclles des Russes dans le secteur est Pietrkiw (Pologne) ont été repouss< par notre artillerie "en pleine activi Pour le reste du front et en Galicie oc dentale il n'y a rien de spécial à not< Dans les Carpathes les combats con nuent pour occuper plusieurs hauteurs. i_es conditions météorologiques défavorables et les difficultés d'observation sont les facteurs actuels les plus importants. Sur le champ de bataille au sud-est de la 11_ ùalicie, la tranquillité règne après les e_ événements des' derniers jours. as Aux Dardanelles te r- Les Dardanelles dans l'histoire de la guerre ,is [t L'effort des fia.tes anglaise et fran-ya.se alliées pour iorctr par un bom-.jarUeiu^nc violent des torts c.es Dardanelles, le passade du deiroit, constitue -n. nouveau cnapitre dans l'iiisto-re des ,]_ Dardanelles, dont tant de prooieuies i o-u_ ntiques et stratégiques ont tait res^ji,ir ir_ déjà si souvent les difticuités; à L'amiral anglais Duckworth, le commandant de ia notte Dntanniqu-e, qui, ut pour la dern.ère fo.s, le 19 tevrier ti- réussit à passer le deiroit malgré les tor-e- e-es turques, a nommé l'attaque des Dar-n- danelles, uae des plus dangereuse* et é- des plus difficiles entreprises dans l'histoire de la guerre, et les journaux an-d- glais ne sont nullement optimistes, car e- seul une attaque hardiment exécutée ie par de nombreuses troupes qui soutien-e- nent les opérations d'une grande flotte s. aurait quelque chance de succès. . Toutefois l'histoire des Dardanelles a lc*. démontré jusqu'à présent qu'elles sont imprenables, si les Turcs sont sur leurs *u gardes, et renforcent par des fortifica-es tions les avantages qu'offre la situation Jr naturelle du pays. Ce n'est que depuis l'apparition des canons que les Darda-,'1 nel.es ont démontié leur signification stratégique, car c'est l'artillerie qui do-n" mine aujourd'hui la passe étroite, alors n que jadis le passage ne pouvait être em-st péché que par une flotte. Néanmoins l'Helléspont, comme i'ap^ pelaient les anciens, a déjà joué dans 1 des temps reculés un iôle important dans rnistuirc de la guerre, depuis le passage ^ du céièbre Xcrxes qui sur un pont géant , de SOU vaisseaux eu amont et de 314 na-1 vires en a^al lit passer son aimée formidable. C'est par là qu'Alexandre le Grand passa en Asie. En liioB les Turcs passèrent le détroit C'est depuis cette ly date que le problème d'une puissante à fortification des Dardanelles est devenu pour eux une question de vie ou de ,u mort. Mol.ke aussi, après un voyage en Tur-n- quie, a écrit une étude sur les fortifiej-sé t-ons deu Dardanelles, lin l'an I4t32, le a oùltan Mohammed 11 tit construire les :s. deux vieux châteaux Seddn-Bahr et us i'schanak-K.alessi,dénommé aujourd'hui J^ale-Sultanieh ; en iOol), sous le règne u- Je Mohammed IV, le grand-v^zir Ach-ce .ned-Koprulu fit ériger en face de ces 22 châteaux les nouvelles citadelles Kuin-ur A.ale et Rillid-I3ahr. Toutes les fortifi-jations ultérieures furent groupées au-é- our de ces châteaux garnis de canons s de gros calibre. és Toujours les Turcs ont su appliquer te à ces ïorûricatibns grandioses les pro-ît. grès de l'art des fortifications' et de la cecnnique des armes et trava.lié jusqu'à lis présent à .leur modernisation. Si jamais us l'ont négligé, ils en payèrent amèrement les conséquences. Pendant des siè-des, les Turcs ont pu protéger la capi-j cale et empêcher les Vénitiens de passer ie détro.t des Dardanelles. Ce n'est que le 2b juillet 1770 qu'une flotte rus.« de , l navires, sous le commandement de ' i'amiral Blphinstone, réussit à les sur-j prendre. Ils passèrent les fortifications sans obstacles, par suite du manque de munitions pour les canons, mais ne parvinrent que jusqu'à Kum-Kale et Seddil-Bahr au-delà de Kepes-Burum ; ils ne rt s'aventurèrent pas plus loin. La panique salutaire, causée par cette surpr.se, décida les Turcs d'améliorer leurs moyens de défense, mais toutefois ces travaux, ^tissés énergiquement par le baron von frott, furent bientôt négligés. Les con-. séquences furent telles qu'en 1807, une nc .lot e anglaise de 8 vaisseaux de ligne, le 4 frégattes et de quelques autres ne-c~ ils navires, pasia les Dardanelles sans nt aucun obstacle et parut devant la cani-au aie ottomane. Les résultats n'en furent :ependant pas importants, car les Turcs n* râlèrent immédiatement leurs forts et :itadelles. Les Anglais, craignant de *a omber dans une Pour cière. se retirèrent ns 'e 2 mars, en subissant de grosses pertes 1V nfligées par le feu des Turcs. Denuis lors, aucun essai de passage n'a réussi. Le blocrs des Dardanelles par les Rus-(! ies, en 1829, resta sans aucun résultat, >r- t le nass3?e des Russes en 1833, des dL' \nelais et Français en 1853 et des An-:-'s •j'.ais en 1878, se firent avec l'autorisa-'V 'n" de la Porte, et novr la défense des c- f'rrcs. De même, le bombardement des îr- rtaliens en 1912 n'aboutit à aucun résul-t]- tat.

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