L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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s.n. 1915, 23 Januar. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Konsultiert 23 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/3r0pr7nh38/
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-I » -■ —' Samedi 23 Janvier 1915. Prix 10 Centimes - Pour Anvers 5 Centimes. Première Année, numéro 36 'RÉDACTION et ADMINIS TRA riON 44, RUE ROUGE, M ANVERS Pour BRUXELLES S'adresser à nos Bureaux 28, RUE LEON FREDERIC, 28 L'AVENIR Journal Quotidien d'Anvers BUREAUX OUVERTS de 10 à midi et de 15 à 17 heures ANNONCES A FORFAIT 103, place de Meir, 103 ANVERS CHOSES DE RUSSIE HISTOIRE DU MOUVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE , 1. Il y a encore peu du temps de cela les Belges ne s'intéressaient guère à l'énorme empire russe. Aujourd'hui seulement lorsque la Belgique s'est faite involontairement l'alliée de la Russie il lui faut pénétrer jusqu'au fond de ce pays et en prendre connaissance ne fût-ce que superficiellement.De sa constitution moderne, de soi' développement économique, de sa culture intellectuelle il ne sera pas inutile non plus d'examiner, ne fût-ce que de ces dix dernières années, la tendance générale ainsi que le mouvement émancipa-tour.Il y a quelques siècles de cela lorsque la Russie commençait à se constituer, quand l'immense empire d'à présent se composait de dizaines de principautés autonomes, quand l'empire actuel n'étail que nations distinctes, * il était évideni qu'entre elles régnaient la discorde, h haine et la rivalité. Les princes étaien sans cesse en conflit au sujet du rende • nient qu'ils voulaient obtenir de leur* serfs, rendement qu'ils désiraient supé rieur à celui des autres principautés.Cha cun essayait d'augmenter son territoin au détriment de son voisin. Pour ces rai sons les princes se combattaient les un; les autres, ils pillaient et détruisaien tout, prenaient comme prisonniers leur; ennemis et en obtenaient de fortes ran (,-ons. Longtemps les peuplades souffriren sans murmùrer. Enfin l'une de ces peu plades (la Roussene) ayant subi Joutes le injustices de la part de ses princes, S' rassembla en dépit de la loi et décid; d'aller chez les Variagues auxquels ell déclara : (( Notre terre est grande et ri che, mais elle manque d'ordre, venez e régnez sur nous. » Ainsi parlèrent au temps passé les an cêtres des slaves à la peuplade des Va riagues, l'implorant de venir régner su le peuple russe. De nombreux siècles s sont écoulés depuis, de nombreuses g^ nérations se sont succédées, et seul rest immuable cet héritage du passé. Mais si profondément que soient an crées dans l'esprit du peuple russe ce traditions, le progrès de la vie eut lieu Que les anciennes traditions soient des tinées à un changement radical, et qu l'empire autocrate existant, s'il fut d goût de nos ancêtres, n'est plus admis sible pour les générations actuelles e< un fait indéniable. Mais plus le peuple s rendait compte de son esclavage, plus faisait d'efforts pour secouer son jou£ plus aussi le tsar et soin gouvernemer s'empressaient d'anéantir dès son gerrr toute pensée libre. Mais si violente que fût l'action d gouvernement russe, ayant le tsar à s tête, pour étouffer la liberté de pense du peuple, elle atteignit mal son but. nous est impossible d'énumérer dans présent article les innombrables pers< cutions et exécutions durant la premièi période du mouvement émancipateu; Mais nous en jugerons d'après la seu affaire des « Décahristes » en 1850, c des personnalités de l'entourage du tss participèrent au complot tramé çonti ses agissements iniques à l'égard c peuple. Et le tsar, oubliant leurs sérvict passés, fit pendre les uns, et envoya h autres au bagne en Sibérie. Ainsi pér rent les premiers combattants de la I berté. Mais la semence jetée dans le cœt anéanti du peuple germa, le rêve c.< » Décahristes » fut bientôt réalisé. L 1861, le 19 février, le tsar publia le mar feste qui accordait aux serfs la liberté < la terre. Mais quelques années plus tard, le 1 mars 1882, le tsar Alexandre II fut tu Ce fut une faute impardonnable de la pa des révolutionnaires, connus sous le no de nihilistes. Ceux qui participèrent à cet atten' étaient mal préparés au point de vue d' idées. Ils s'illusionnaient sur le comp du peuple russe si ignare. Ils ignoraie sa psychologie et ne se rendaient p; compte que seulement une proportion 1 3/100 de'ce peuple était lettré. En £ complissant cet attentat ils étaient pe suadés que dès le lendemain l'armée soulèverait et refuserait de prêter se ment au nouveau souverain et qu'ainsi constitution démocratique serait proche Mais ce n'était qu'une illusion. Avec rapidité de l'éclair la nouvelle de la me du tsar se répandit. En quelques heur toutes les églises furent remplies par peuple et l'armée qui prêtèrent serme au nouvel empereur. Et la cause de Vi franchissement du peuple fut écrasée p l'élan unanime et patriotique du peup et de l'armée. Cette malheureuse per des terroristes compromit la cause « peuple et la première période du moin ment libérateur russe ne s'accomplit p avec le succès qui aurait assuré l'avei des luttes futures. Après l'exécution des terroristes, nouvel empereur, Alexandre III, s'oce pa exclusivement d'assurer la sécurité de son trône. Dans ce but il choisit les plus dévoués de ses hommes d'Etat et leur confia l'élaboration d'une nouvelle loi pour la sécurité de l'Etat contre ses en-nmi's intérieurs. Les doctes sénateurs ne tardèrent pas à présenter un projet pour l'institution d'un corps de gendarmes auquel incombait le devoir sacré de protéger le trône. Dans toute la Russie furent Iondées des divisions de gendarmes, on leur donna un pouvoir illimité et à leur tour ces gendarmes s'entourèrent d'espions à leur solde. Ainsi la sécurité de l'Etat fut assurée. Al rs le tsar et ses ministres derrière cette fortification d'espions et de gendarme purent sans crainte accomplir leur œuv re de sang. L'histoire russe sous le règne d'Alexandre III est particulièrement caractérisée par sa réaction et sa cruauté. L'indomptable Finlande, dont tout le passé démontre à quel point son peuple est conscient au point de v ue politique et cultivé intellectuellement pour se sou-' mettre sans murmures à la violence du tsar et de sa noblesse servile, eut à subir une terrible répression. La tumultueuse Pologne rêvant sans cesse à son autonomie et à sa liberté politique inquiéta trop souvent le tsar par ; ses soulèvements pour ne pas s'attirer des mesures sévères. Et enfin les éternelles luttes du Cau-L case « contraignirent » le gouvernement russe à des répressions sanglantes. Il en-5 vova au Caucase de véritables expédi-3 tions de bourreaux et là-bas s'accompli-, ivnt des crimes iniques. On pendait sur . de simples dénonciations d'espion. On _ fusillait sur les indications d'un gendarme t et dans les rues des villes on tuait comme des moineaux les paisibles habitants. Ces tentatives individuelles des peuples - annexés à la Russie, de ces peuples en-r chaînés et martyrisés, tendant à briser e leurs fers, rencontrèrent la sympathie de - leurs frères de. Russie également oppri-i mes. Las de ses chaînes et de son carcan, - épuisé par des impôts écrasants, déchiré s par des guerres fréquentes avec la Tur-. cjuie, la Chine et finalement ruiné et ter- - rassé par la guerre japonaise, le géant e russe se redressa cependant de toute sa 11 taille et orgueilleusement affirma son - droit à la vie, son droit de cité, son droit it à toutes les libertés politiques. H DOUBROVSKY * Echos ■r AVIS 'j « L'Avenir» est'envoyé gratuitement, ■ 1 titre d'essai, pendant quinze jours, à e toute personne qui en fera la demande.. f Calendrier u ir janvier. — Soleil, lever 7 h. '44; •e coucher 4 li. 40. — St-Raymond. u 24 janvier! — Soleil, lever 7 ji. 13: •s coucher 4-11. 41. — St-Timothée. ;S •_ 23 janvier. — Soleil, lever 7 h. 12 ; coucher 4 h. 43. — Conversion 'le Saint-■r 1>ml1 " ls il A l'Hôtel de la Vill< jl~ Selon l'usage antique et solennel, 1< Collège des bourgmestre et échevins dé livrera ce jourd'hui, à 3 heures après ^ dîner (heure allemande), les diplômes d< satisfaction aux fonctionnaires, employé: II et ouvriers des services communaux qu III terminent en 1915 leur vingt-cinquiènn année de service. A ce sujet, nous nous plaisons à rap 3S peler que M. Edmond Odeurs, sous-che te de bureau du,secrétariat à l'hôtel de ville ^ sera de même dignement fêté. Tout 1 iS monde sait que M. Odeurs fut nommé 1 Ie 21 octobre 1889 et qu'il a conquis tou c~ ses grades au secrétariat. Et, durant ce r~ cinq lustres, toute notre population an *e versoise a pu apprécier l'aménité de so r" caractère, l'exquise courtoisie qu'il su la toujours mettre dans ses rapports avec 1 •• public, la grande activité qu'il déploy dans l'exercice de ses fonctions. rt De plus, il a rendu d'éminents service L's à nos sociétés populaires, et il fut coin missaire.de toutes les fêtes. nt Ses collègues lui présenteront, tout lf" l'heure, des congratulations émues, au> ar quelles nous joignons très sincèremer ''e les nôtres. te ^ Printemps d'hive as Nous avons tenu notre promesse hiei nr No ils sommes retournés au Jardin zoe logique pour consulter notre blancli le amie de « plumes », la chouette des ne :u- ges. Non, nous a-t-elle dit', pas de neig avant le printemps. Bon, ça y est ! Cela promet d'être ravissant, vraiment, d'autant plus que le printemps s'annonce dès ce jour comme très précoce. Ainsi, en une superbe floraison d'hiver, 1111 rhododendron blanc se permet un bouquet fleuri. Oui, devant le haut plateau des autruches, derrière, les deux oancs. Allez voir ! D'autre part, à la volière des oiseaux indigènes, les rosiers grimpants ont déjà des pousses de cinq à six centimètres, avec feuilles, s'il vous plaît. Quel luxe ! Une bien triste nouvelle : le grand papillon gris et rose d'Abvssinie, logé dans la cage des singes, est très malade. Il ne passera pas la semaine, et nous voici samedi î Pauvre papillon ! Tu n'auras mênfë plus l'occasion de mourir eu ouvrant tes ailes au beau soleil printauier ! Nous' avons trouvé les makis on ne peut plus moroses. Le .vautour chauve nous a regardé de travers, et l'émet., i'émouvant émeu a cherché, d'un coup :le/bee, à nous happer le nez au passage. Du reste, cela ne nous a pas... ému, car nous sommes de sang-froid, surtout qtiand il gèle ! " Au palais des reptiles nous apprenons du nouveau : pendant le bombardement 011 a tué toutes les vipères, y compris celles de'la Louis... iane. Nouveau sacrifice que la Société s'est imposé pout la sécurité publique. Le gardien me montre une curiosité : la grenouille cornue ! Cette énorme bête ayant la dimension d'un petit pain, ne veut jamais manger... Il faut la sortir de -/d cage ; alors elle gonfle démesurémen' et ouvre une gueule énorme dans la quellerm jette une proie vivante : un petit pigeon, par exemple. La grenouille cornue a une face patibulaire, un corp: orun, Orné de macules plus claires, uni dorsale vert-clair et au-dessus de se: gros yeux idiots, deux cornes que ne lu envieront pas les maris... .Cette bête immonde mais curieus* s'appelle en français... pardon, en latii technique: « Ceratophvs cornuta ». Cotu me c'est beau ! Enfin, nous avons salué, avant de par tir, la jeune, svelte, élégante et intéres santé girafe Klisabeth, qui crôît tous le jours en grâce et en beauté. Un dernier mot du secrétaire. Ces mf singulier oiseau échassier, ayant un tête d'aigle intelligente sur un corps el< grue ! Nous avons essayé de savoir pour quoi. Le secrétaire n'a pas répondu C'est 1111 secret peut-être? Alors nou nous inclinons devant la sagacité de ce: oiseau, car pour faire un bon secrétaire il faut savoir un « secret taire » La Çroix-Roug L'exemple de la Section anversoise d la Croix-Rouge est suivi par les section des faubourgs. A Berchem on organis également eles cours pour infirmiers e infirmières et cela à la demande inêm de dames et messieurs désireux el'êtr mis à même de pouvoir à la première oc casion se rendre utiles. A Anvers on accepte encore des adhé sions nouvelles pour les cours flamand ou français qui s'ouvriront bientôt. Les cours français seront donnés pa !e docteur Durlet,. l'éminent praticien chef de l'ambulance belge, qui s'est dû lingué au cours de la guerre des Ba kans. C'est le docteur Govens qui a dirige avec le dévouement que l'on connaîl l'ambulance du Jardin zoologique, qui s charge des cenirs flamands. Les inscriptions sont reçues à la eliree tion de la Croix-Rouge, place de Meir. Les bénéfices de la guéri Bien entendu, ils 11e sont pas pour le > pauvres Belges ! Ce sont les propriétaire de steamers dans les pays neutres. I ' gagnent des fortunes en quelques jour: ■ 11 n'y a pas assez de navires pour assi > 1er les transports. Ce déficit s'expliqv ; rien que par la disparition inévitable c ; la circulation eles flottes marchandes a 1 lemandes. D'autre part, les nécessités ele la gue re retiennent quantité de navires angla " et français, autant qu'italiens et autr ^ chiens. » • O11 paie communément maiutenai ~ pour affrètement el'un voyage transa - lantique la valeur du navire même. C 5 comprend qu'à ce prix une dizaine e s voyages à ce taux enrichissent les pr priétaires. 1 C'est bien le cas de rénéter le dicte L flamand: « Den eene zijn brood, den a L" clerc zijn elood. » Les mangeurs de pion s Ils doivent avoir un estomac d'autrucl ceux-là ! Et si par après ils n'ont pas d >d lourdeurs d'estomac il y a lieu de les fé . citer. Et Rockefeller qui. ne suppor t même plus le lait battu ragera si jams il lit cet écho ! Nous l'entendons s'écrie Mille milliards de chançards ! Et moi q ne puis, malgré tout mon or, trouver 1 aliment analeptique que je puisse dig •. rer ! >- Puisque nous voici en Amérique av e ce pauvre Rockfeller et son fantôme d'e i- tomac, restons-y. Cela nous changera n e idées qui ne sont pas précisément rô tendre et nos cœurs qui sont plutôt gros de soucis et de chagrins ! Faisons donc, par intermède comique, !a connaissance des mangeurs de plomb : Malgré cette singulière dénomination, ils s nt d'excellents plongeurs.Bizarre, hein ! Qu'est-ce que cela signifie tout cela? Ecoutez ce petit mot d'ornithologie: Le «.plongeon» est un oiseau plongeur par excellence qui pullule dans la Loui-sKMie. Il nage et plonge avec une rapidité i l une agilité déconcertantes à tel point que pendant les chasses, à la vue du coup de fusil, ils se dérobent sous les eaux et e squivent le plomb meurtrier.C'est ce qui leur a valu leur surnom : mangeurs de plomb. Si Hgns l'eau qui est leur élément i''-sont rapides comme l'éclair, sur terre ils s.;nt lourds et embarassés, de vrais "lourds d'eau » puisqu'ils en sortent. Cette petite oisillade prouve qu'on peut éfre un très pauvre hère tout en étant milliardaire-et que sur terre un lourdaud /jMoiqu'il fasse, îe saurait passer pour aiissi galant que La Footaine qui aiman bêtes précisément parce qu'il ne l'étai. pas ! P. S. - Ce pauvre M. Rockefeller pourrait peut-être s'adresser en demie»-recours digestif au «labbe», oiseau de lier qui, (paraît-il et ceci sous toutes ré-serves) vit des aliments... digérés de la meniette. On pourrait digestivement supposer par-là, que la chair de ce stercoraire est éminemment... digestible! Nos artistes à l'étrangei Notre virtuose bien connu M. Alfrec Megerliri qui sût charmer si souvent no tre population anversoise a voulu contri-• buer au soulagement des infortunes de ' ses chèrs compatriotes en donnant ur : concert à bord du « Kroonland » en route J vers New-York. 1 Cet intéressant concert donné au pro fît du « Belgian Relief Comity de New York, rapporta lr. 2,500, somme qui fû 1 remise à Monsieur Mali, consul généra - de Belgique à New-York. Nos sincères félicitations au vaillan ■ artiste. ^ La vie en Russii t Des plaintes unanimes s'élèvent d< -, toutes parts en Russie sur la cherté ele " vivres. Des trafiquants sans scrupule ont exploité la population sans défens au point ele la réduire à la misère noire ! Au lieu de voir diminuer le prix du fre t aient par suite de la défense cl'exporta tion et bien que le gouvernement eu déterminé les prix, ils furent haussés pa les spéculateurs qui 11e s'inquiètent nul e lenient de ces prescriptions. Si l'on compte de plus que les condi L' tions des impôts étaient devenues intolé s râbles par suite de la guetre, on peut s J figurer dans quelle situation pénible s t trouvait la population, surtout rurale. c Les journaux ayant dénoncé ces abc minables procédés, l'opinion publiqu " émue exigea que la Douma prit des me sures sévèresXa prohibition de la «WoeJ kâ » n'a pas servi à grand'chose en Rus s sie, comme le reconnaissent les journau du pays. Il s'est ouvert une quanti': 1 énorme de « bacs à schnick » qui déb: » tent « le chanchi », l'imitation d'une li queur chinoise qui produit un effet plu fort et plus persistant que l'eau de vie De plus, les exactions exmtre les juil » furent reprises. •' D'aorès le « Rjetsch », sur l'ordre el e gouverneur de St-Pétersbourg, de not velles perquisitions domiciliaires furen pratiquées' pendant la première semain de janvier et 293 personnes sans dro: d'habitat furent arrêtées. ,s Persécutions des Juifs en Russi s « L'Humanité » publie un appel del'o; s gauisatiOn des prolétaires juifs russes a '• monde civilisé d'après lequel la guéri 1- aurait donné le signal de persécutior e violentes des Juifs en Russie. L'appel s e gnale des persécutions des Juifs dans ! 1- zone eles opérations militaires ; des pr< groms en Pologne, notamment à Lod r- ainsi que des expulsions en masse et e: is pose que se>us les prétextes les plus futili i- les Juifs sont traînés devant les consei ele guerre et condamnés à mort ou ai ît ira vaux forcés. A défaut de crimes c t- leur reproche de favoriser les Allemand n L'appel finit par le vœu de voir i le peuples civilisés rappeler au Tzarisn i- qué même en temps de guerre- la con cience de l'humanité civilisée trouve d m termes pour condamner ces agissemen n- méprisables. « L'Humanité » ajoute que cet avis e le démenti le plus formel aux commur qués el'une certaine presse d'après le quels le Tzar aurait promis aux Jui l'égalité des droits politiques.La politiq ~s intérieure est restée la même en Russ ^ qu'avant la guerre. ^ Un journal suppric ui La censure parisienne vient de supp: m mer le journal « Galos » (L'Echo), édi é- par des socialistes russes de Paris. 1 journal ne s'occupait cependant pas d ec opérations militaires eles armées, mais s- bornait à eléfendre les socialistes russ os contre le despotisme et le conservatisr se russe. NOUVELLES DELA GUERRE Sur le front de l'Ouest EN FLANDRE Berlin, "22 janvier. (Wolff.) — La pluie persistante empêche toute opéra-lion entre la côte et le canal de La Bas-sée.EN FRANCE Paris, 20 janvier. (Reuter^ — L'ennemi s'était fixé dans une de nos tranchées au nord de N.-D.rde-Lorette, mais à la suite de notre contre-attaque il a dû se retirer. Dans une attaque nocturne, les Allemands s'étaient approchés de nos retranchements, mais ils ont été-repoussés. Une attaque sur Foutaine-aux-Char-■nc:, en Argonue, a également été repoussée.Divers engagements Berlin, 22 janv. (Wolff.) — Près d'Arias, rien que des duels d'artillerie. Au Sud-Ouest de Berry-au-Bae, nous avons évacué une tranchée que nous avions prise avant-hier. La tranchée eu quest.on a été détruite par nous avant notre départ. Une attaque des Français, au Nord dt Verdun, a été facilement repoussée. Après les batailles d'avant-hier, au sue de St-Mihiel, de petites divisions françaises se tenaient non loin de nos positions. Par un assaut nous avons fait re-| cu'.or les Français de notre front jusqr't leurs anciennes positions. La bataille autour de Croix-des-Car mes au Nord-Ouest de Pont-à-Moussoii continue. Line forte attaque dés Français sur une partie reconquise de notre position a étt j repoussée avec de fortes pertes pour l'ennemiDans les Vosges, au Nord de Senn heim, nos troupes ont délogé l'ennem des hauteurs ele Hennaniisweiier en pre , nant deux officiers et cent vingt-cinq sol dats comme - prisonniers. Une répétition des manœuvres anti-Zeppelin à Paris ' Paris, 20 janv. — .Mardi dernier l'a larme a été donnée qu'un Zeppe lin était en route pour Par.s. La nouveii é.ait inexacte et fût donnée uuiquenien ' pour voir si toutes les mesures étaien prises pour le cas où un Zeppelin arrive ' rait sur Paris. Quelle que soit l'utilit d'une fausse alarme de ce genre, nou trouvons qu'il do.t être bien pénible pou les habitants d'une ville d'être apeuré ainsi par une répétition de manœuvres. En Angleterre - Une campagne anglaise de mensonges ; Le «Nieuwe Rotterdamsche Courant» - dans un article de fond, dit que ses lec - teurs auront remarqué que Je journal n': - pas parlé jusqu'ici d'une soi-disante vie < toire des Anglais à la Bassée. La nou - velle donnée au sujet d'une grand - victoire anglaise à la Bassée n'a eu pou - objet, dit le «N.R.Ct», que de cache s l'affaiblissement du front à Soissons et ■- Lille. s Les Anglais n'ont pas même risqu une attaque à la Bassée. Le « Times J l'a reconnu hier, et le témoin oculair - l'a confirmé. Ceci n'empêche;pas les coi ' respondants de guerre de faire des rap e ports fantaisistes. Le « Morning Post t écrit encore : Les techniciens françai font remarquer que la victoire des Alk mands à Soissons, qui a été fortemen e exagérée par ces derniers, ne doit pa faire oublier l'avance des alliés sur d'av J très points, notamment la victoire de e Anglais près de la Bassée. Le jouriu lS ajoute que, si l'on considère que le l_ Anglais n'ont pas même risqué une al ~ taque de ce côté,-et encore moins reir porté une victoire, le lecteur aura con ? "priS de quelle manière et dans quel bv j' les correspondants de guerre angla: ^ écrivent des inexactitudes que le journi js n N. R. Ct » ne peut reproduire ni di: x cuter. ,n Aussi le « Standard n s'oppose forme s lement à ce que de fausses nouvelles a,i Ls glaises soient répandues, des nouvelh K qui donnent de l'espoir mais qui apri s_ provoquent une déception. Il n'est p; >s seulement stupide, dit le « Standard mais aussi très regrettable que des noi velles soient données sur des résulta st lesquels, s'ils étaient réels, seraiei d'une grande importance. Le télégrar s_ me de French du 20 novembre, disa fs que durant la bataille autour d'Ypres "d'Armentières, la position de la Bassé je malgré tous leurs efforts, n'a pu êt: prise, ni par les Français, ni par les A: glais. Pendant trois semaines, ce tél . gramme n'a pas été livré à la publicit Quand finalement il a été publié,_ 'i- public a voulu savoir ce qu'en était réc té lement, et maintenant au moment o *e ell Angleterre, l'on se réjouit du fait q es la Bissée se trouve entre les mains d se Anglais et est imprenable pour les A es lemands,. on doit finalement avouer qu ie n'en est rien, et que cette victoire a é •inventée. LA GUERRE AERIENNE L'attaque de la côte anglaise Londres, 23 janv. — L'attaque de la côte anglaise par lqs dirigeables allemands a eu comme conséquence que les habitants de Londres s'empressent de s'assurer contre la possibilité d'une attaque par des aéroplanes et des dirigeables.New-York, 23 janv. — La « Staatszei-.ung » déclare que l'attaque de l'Angle terre par les dirigeab.es allemands est tout à fait justifiée. Le véritable but de ces attaques est Londres, qui est le cœur et la tête de l'Angleterre. Si les dirigeables allemands réussissent à l'attaquer avec succès la ville de Londres, toute l'Angleterre serait comme paralysée. Londres, ^3 janvier. — Le « Daily Mail » dit : Les dirigeables allemands ne sont venus qu'en éclaireurs, mais en tout cas ils ont obtenu par ce voyage d'essai quelques données qui leur seront très utiles ,jour leurs exploits futurs. Ils savent maintenant ce cju'ils peuvent faire par un temps favorable. Il faut nous préparer à leur visite prochaine pour laquelle les aéronautes allemands apporteront sans doute des quantités considérables de bombes et d'engins explosifs.Un aviateur anglais (?) lance une bombe sur le territoire hollandais Francfort, 22 janv. — La « Gazette de Francfort » reçoit d'Amsterdam la dépêche suivante : Mardi après-midi, un biplan (Farmati! de nationalité inconnue,survolait le Trou . anglais sur l'Escaut oriental et laissa i tomber une bombe sur le territoire hollandais. La bombe éclata, niais ne causa . pas de dégâts. L'aviateur était sans doute anglais, puisqu'il n'y a que l'armée anglaise qui emploie des biplans Far-man.Des Zeppelins sur Varsovie (Copenhague, 21 janvier. (Privée). -1-t On mande de Pétrograde que pen- 1 da-nt la semaine écoulée des navires . aériens allemands ont survolé cinq fois la - ville de Varsovie. Deux d'entre eux ont S jeté des bombes dont on ne connait pas r l'effet produit. Sur le front de l'Est EN PRUSSE ORIENTALE En Prusse orientale, la situation est toujours la même. A Sucha, notre offensive avance fen-! tement. A l'Est de la Pilica, rien de spécial à - signaler. r EN GALICIE f Vienne, 21 janv. (Wolff.) — La si-;l tuation est toujours la même. §ur tout le front il n'y a que des duels d'artil-• lerie. u 2 EN RUSSIE Le « N. R. Ct » annonce que le secrétaire de l'Union des marins russes, Ada-mowitjs, qui a été poursuivi pour l'un S ou l'autre méfait politique, s'était enfui y en Egypte, où il a été arrêté et livré au gouvernement russe oar les Angla.s. O11 S annonce main.enant qu'Adamowitsj a " été condamné à la détention perpétuelle j et ses camarades à des peines un peu moindres. b D'après la « Nation », leur crime'a été d'avoir en temps de paix édité un journal non censuré par la police. U est pro-t bable qu'ils y auront inséré des articles ' dangereux pour l'Etat. Le journal avait ^ bien une teinte socialiste, dit la u Na-. tion », mais n'était nullement révolutionnaire.Sur le front russo-turc St-Pétersbourg, 20 janvier. (Pet.-Tel.-à Ag.) — 'Du quartier général russe au Caucase: , Dans les environs d'Ahalitz, Lavsor et 1! ICvagani, nous avons livré hier une série ts de ba'.ailles contre l'arrière-garde des Turcs. V Hier nous avons occupé Ardanoetsz. il Un torpilleur que nous avons envoyé ;t en reconnaissance le long de la côte a coulé 12 bateaux avec leur cargaison. Fuyards macédoniens attaqués par les s. ' Serbes é Sofia, 27 janv. -- Du préfet de Strou-1< uitza : Douze cents fuyards de Istip et de Kô--t- prulu sont arrivés ici. D'autres, au nom-'( ire de 2000, sont attendus. En passant > la frontière, deux grounes de ces fuyards 1- ont été attaqués par surprise par des sol-'i1 .la'.s serbes. Dans le combat qui s'est enté gagé environ 15 fuyards ont trouvé la mort.

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