Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1916, 02 Oktober. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Konsultiert 07 Juli 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/3n20c4v53p/
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LET BRUXELLOIS Un avion de l'Lntenie survole Soïia. Sofia, 30 septembre. — (Télégr. de l'agence «bulgare.)' — Aujourd'hui vers 9 heures du matiim un avion, ennemi a nouvellement, survolé Êtofia, il fut bombardé par nos batte ri 3S . do défense et attaqué par nos troupes de combat. L'avion ennemi n'a pu jeter qu'une seu'e bombe qui est tombée au nord de la ville.D'a-, près des nouvelles non encore officiellemcné confirmées, l'avion ennemi a été abattu par nos aviateurs à. environ 30 km. au nord de Sofia, La Hollande et l'Allemagne. Amsterdam 30 septembre. — Le journal « Hct Centra m » résume oomme sud, l'impression produite en Hollande .par la déclaration du gouvernement allemand qu'il est prêt à soumettre après la guerre, l'ali'aire du « Tu-bantia » à une oour internationale d'arbitrage; « En général la nouvelle a fait une bonne impression. On peut en déduire deux choses : 1" que notre voisin de l'Est tient à entrenir de bonnes relations avec noua; 2° que le gouvernement néerlandais ne prononce pas de vaines paroles lorsque, comme dern.croient encore dans le discours du trône, il déclare qu il fera valoir ses droits légitimes contre tous. » [Nouveaux crédits^ pour la fleiense nationale en Hollande. La Haye, 30 septembre. — Un projet de loi, déposé à" la Chambre, propose le vote d'un crédit de 345,000 florins destiné à l'amélioration des installations d'inondation, à celle des différents ouvrages de déiense marqués et à celle du matériel du génie. A la Haye on dit que le gouvernement sollicitera encore un important crédit en vue de renforcer le sys cxa& de détense côtiere de la Hollande. ' Un nouveau journal russ". Copenhague, 30 septembre. — D après la <c V&tehermja Wremxa », 'e nouveau grand journal qui sera "édité le 1er octobre par le vic-eprésident de la Douma d-Emplie, M. Protopopoff, recevra le nom de « Sarjà » (Aube).La crue du Nil. La « Noue ZurcVr Zeitung » apprend de Londres que d'après des informations du ministre égyption des travaux public^, les eaux du Nil ont atteint un étiâge qui n'a plus été constaté depuis 22 ans. Autour du voyage de M. Gérard. Copenhague, 30 septembre. — Un peu avint le départ de l'ambassadeur américain, M. Gérard, un collaborateur du journal « Politiken » ' a eu l'occasion d'interviewer un personnage de son entourage immédiat. D'après celui-ci, M. Gérard aurait dit qu'il allait conférer avec M. Wilfion a.u sujet d'une question très importante. S'il n'y avait pas eu nécessité absolue, M. Gérard n'aurait pas quitté Berlin en ce moment.Dans le cas où Wilson ne serait pas réélu, on devrait s'attendre au rappel de M. Gérard. t'unilion d'oïiiciers roumains. Genève, 30 septembre. — Les officiers roumains, rendus responsables de la chute de Tu-trakan, ont été privés de leur grade par le chef de l'armée russo-roumaine de la Dobrud-eciha, pour oubli de leurs devoirs. Leurs noms ont été publiés daii6 la presse et abandonnés au mépris public. Les Irlandais et le service obligatoire. Londres, 30 septembre. — Le a Times » mande de Dublin : « A en juger par le discours du député Ilazleton le parti nabionaLs-te s'opposera avec la dernière énergie à toute tentative de forcer l'Irlande au service obligatoire. Haaleton dit : « Si l'Irlande adopte le service obligatoire, ceci ne pourrait se faire que par une résolution de son propre parlement. Il faudrait plus de 40,000 soldats pour imposer aux Irlandais le service^ obligatoire.La dernière attaque aérienne contre Bucarest. Genève, 30 septembre. — Le « Nouvelliste de Lyon » publie au sujet de l'attaque aérienne allemande d'avant-hier contre Bucarest : Six aéroplanes parurent au-deesnis de la ville à 3 h. 1,2 de l'après-midi et jetèrent des bombes, qui en dehors de dévastations considérables oooassionnèrént la mort de 40 personnes et en blessèrent 50. Tous les aéroplanes purent s'échapper indemnes malgré le feu violent des canons de défense. La ville si bruyante en temps de paix est maintenant déserte le eoir et complètement obscure par crainte d<fc attaques de Zeppelins. L'Angleterre auitpaeiiiste. Berlin, 30 septembre. — La « Germania » fait observer que le chancelier a consacré un passage de son discours aux bonnes dispositions allemandes pour traiter la pais, auxquelles s'opposent es désirs de .conquête, tou-lours aussi vivacee, chez Jes alliés, de même que leurs projets de destruction totalej; on ?n trouve la confirmation dans chacune des lignes du discours du min'être angla's Lloyd George. On y sent, à chaque mot( que l'An, glaig s'est fait le dictateur de ses alliés, et confirme çes paroles du chancelier : « Quand la France se sera complètement sa'gnée, que tous les belligérants devront économiquement et financièrement travailler à corvée poui compte de l'Angleterre, le rêve de conquête mondiale de cele-ci sera réalisé. C'est pour-quoij dit la « Germania », nous devons continuer la lutte, car jamais la Giande-Breta-gne ne sera plus rapprochée de son but qu'elle ne l'est à présent. » Tirer parti de la conjoncture, voilà la devise de l'Angleterre, qui se livre à des efforts que jamais elle n'avait produits, et nous oblige à. agir de même, si nous ne voulons pas sacrifier pour toujours notre liberté et notre avenir. Voilà, l'enseignement qu'il convient de tirer du discours de Lloyd George. La guerre maritime. Cologne,30 septembre.— On annonce d'Amsterdam au « Kôlnische Zeitung » ; « Le vapeur anglais « Roddam », jaugeant 2,055 tonnes, a sombré dans la Méditerranée. L'équipage a été ramené à Valence. Le vapeur norvégien « Robert Lea », qui était parti de Rotterdam chargé de vivres à destination de Londres, a été ramené, la même nuit, à Zeebrugge par des tropilleurs allemands. De là il sera amené à Bruges où la cargaison sera déchargée. / Cologne, 30 septembre. — D'Amsterdam au ' « Kôlnisehe Volkszeitung » : à Le vapeur nor-,végiien « Vindeggen », jaugeant 2,557 tonnes et le vapeur anglais « Rallus » jaugeant 1,752 fconxtee ont sombré. Sevue ne la Presse La « Douloureuse. — Sous ce titre, 1' « Œuvre » publie l'article suivant : « La France dépense quelque chose comme 8V millichs par jour », déclare le rapporteur général de la commission du budget, M. Raoul Péret. Encore ce iormidafclc chiffre serait-il, à dire d'experts, très au-dessous"de la îéalité. Ça coûte diablement cher, la guerre. Vous me direz qu'elle n'a qu'un temps. Mais ce n'est pas une consolation, car la paix coûtera-plus cher encore. S'il a fallu, s'il faut beaucoup d'argent pour fabriquer « des canons, des munitions », pour équiper, entretenir, armer, nourrir nos soldats, il en faudra davantage pour reconstituer nos provinces envahies et réparer intégralement leurs dommages; pour recréer notre outillage saccagé, volé détruit ; pour payer les pensions de retraite, aux veuves et aux orphelins, aux mutilés, aux infirmes, aux inaptes. 11 faudra encore de l'argent pour aider la Belgique, la Serbie, le Monténégro à ressusciter de leurs ruines. 11 eu faudra enfin pour couvrir les intérêts et l'amortissement ^e, la colossale dette d£ guerre. A combien de milliards s'élèvera cette facture fabuleuse ? Voici, pour ma part, comment j'en prévois, giosso modo le décompte : Aux cinq milliards du budget d'avant-guer. r< devront s'ajouter : 4 ou 5 milliards pour 16" serïïce d'intérêts de la dette spéciale de guerre; 1 milliard au moins .pour le service d'intérêts "des fonds à avancer à la Belgique, à la Serbie, au Monténégro, et sans même parler des prêts qu'il faudra probablement taire à d autre nations. 1 milliard (au bas mot) pour les pensions aux veuves, orphelins et réformes; 2 ou 3 milliards représentant l'intérêt du capital alfeclé à la remise en état et à l'indemnisation des légions dévastées — précisément les plus riches du pays. N'allons pas plue loins. Rien que pour ce-s queiquesî chapitres essentiels de nos futurs budgets, voici déjà 9 ou 10 milliards qui se superposeront aux 5 milliards de l'avant-guer-fe. Soit 15 milliards qui,à 5 p.. c., représenteront un capital de 3UÛ milliards — c. à d. l'équivalent de la fortune immobilière de la France. D'où cette conséquence que, les dépenses annuelles étant triplées, le montant des impôts-à payer par chaque contribuable devra grossir en conséquence. Sans compter que le nombre des contribuables sera sensiblem''nt affaibli.-L'épargne, en effet, à laquelle il a',est jamais chez nous fait appel en vain, aura été t;op profondément atteinte par les sacrifices que lui aura imposés le prolongement imprévu de la crise et par la cherté croissante rie la vie, pour n'être pas pratiquement tarie. Inutile donc de songer à réajiser un nouvel emprunt. Les dernières disponibilités que les besoins quotidiens de l'existence n'auront pas absorbées devront rester à la disposition de l'industrie qui, plus que jamais, aura besoin de capitaux nouveaux. Après comme pendant la guerre, lo problème financier, on le voit, ne cessera de dominer la situation,.. Problème £,ngo.skint 'et fcom-plexe, qu'il importe de résoudre coûte que coûte . « te be or not to be » : — Etre ou ne pas être. » Anatoli cherche un téléphone par lLijihlsus. En raison df' la pénurie en appareils téléphonique^ on paye la cession 3UU Roubles. ('l)euj.) Anatoli a des amis innombrables, ils sont si nombreux qu'il lui est dilfcicile de se rappeler les nerns de tous. Récemment, clans le « Maly Jarose Lawéss », un des clients du restaurant se jeta à son cou et il trouva indispensable de frotter sa moustache graisseuse aux lèvres d Anaioii. « Allons, encore un petit ami,-dont j'ai oublié le nom », se disait Anatoli et il voulut déjà tirer son porte-monnaie. Mais il ne put donner suite a S's intentions amicales, car il vit que l'homme était bu et avait pris'Anatoti peur le garçon qui fait l'addition. Serge! Ivyrjliowitz taisait partie des véritables amis d'Anatoli. Car Surgi lux avait fait garnir,il y a trois mois,son monogramme en or sur son étui k cigarettes, C'cst-à-clire en simili or; mais l'étui d'Anatoli n'était-qu'en simili-argent, cela aurait é„é manquer de tact si Ser-gei Kyreliowitech avait fait le généreux. « Jes.m Grigorjuwitsch, le Président de table à la Chancellerie de crédit est votre ami, n'est-ce pas? » commença Sergi Kyrejlowitseh après avoir approvisionné son portefeuille dans celui d'Anatoli. « Un moment », dit, répondit Anatoli, feuilletant son carnet. « Cvii, je je connais, "Û me doit 150 Roubles depuis cinq ans. « Et il ne te1 les rembourse pas, le fripon ! répliqua Sergej, oubliant qu'il restait redevable lui-même à Anatoli- de. 200 Roubles. C'est égal, c'est- ton ami. Et comme tu lui as prêté de l'argent, la chose en sera d'autant plus facile. » An.-tôle sonna et commanda le Samovar.Reprenant : « Veux-tu obtenir une fourniture de la Cour? As-tu besoin d'un wagon ou d'une dispense du Synode pour pouvoir marier ta cousine ? Sergej enleva de la bouche les poils de sa moustache rousse, ferma ses yeux verts et lui souffla : « Anatoli, mon petit p'geon, j'ai besoin d'un téléphone! « Quoi ? s'écria Anatoli ! Es-tu fou ? Tu sais bien qu'on doit se faire inscrire au moins cinq ans avant de l'obtenir.... » « Va donc voir Jessem Gi-egorjcwitah, mon petit pigeon, lui murmura Sergei. Celui-là peut tout,. » Anatoli réfléchit. « On devrait jouer à l'écarté avec lui, sans donner et mélanger. Il ne prend rien. C'est son principe. Mais si on le laisse gagner, c'est autre chose. J'essayerai. » ' Après que Jessim Gregorjevitch eut retourné le Roi successivement dix fois. Anatoli lui exposa sa demande. « Vous voulez un téléphone? Vous êtes bien modeste ! Je croyais que vou3 vouliez une fourniture de la Cour ou quelque chose dans ce genre. Un téléphone! Je ne suis pas apparenté avec la Cour Impériale, Anatoli. « Feodorovitch. Petite pause. Roi afctout, Roi de Cœur ! » Jessim Grigorjevitch arrache une feuille de son carnet, y inscrit quelques mots et la donne à Anatoli : « Voici, allez-y. L'appareil est dans la chambre que vous de- voy louer. Au l'Qvoir ! » — § — « Puis-je voir le téléphone dans la chambre où se trouve l'appareil? « Pardon. Vous pouvez voir la chambre où est l'appareil. Maie comme j'ai loué la chambre au propriétaire de la maison, voue devez avoir son autorisation. Allez-lui parler. » 'L'homme déclara qu'il ne louait la chambre qu'avec la maison. On doit en même temps reprendra les meubles. Tout cela à la condition que le propriétaire consente au transfert du bail. Celui-ci per.se qu'une habitation, ayant un téléphone, est p'us précieuse qu'un collier de brillants. Il ne peut la céder que si Anatoli achète la maison. Elle n'appartient pas à lui seul, il faudrait également le consentement du propriétaire du restaurant, Bulkin. Chez Buikin une demoiselle d'un certain embonpoint, d'un âge indéterminé, lui ouvrit la porte et interrompit Anatoli par ces mots : « Vous èt% le vingt-troisième qui veut acquérir le téléphone. » Mon père, elle lui ria coquettement aux oreilles, ne donne la maison, que si l'acheteur m'épouse. Le téléphone, Monsieur, c'est ma dot. » Anatoli devint la victime de son bon cœur. Il épousa la grosse demoiselle, acheta la maison et consentit à ce que le téléphone fut transféré dans la maison de Sergei Kyrëllo-witch. S-Jà témoins étaient Jessim Grogorje-witch et Sergei Kyreiiowikh. ,.i,.|Bnn» Les destinées de la France .Nous lisons de la « V.olsaumme » du '-'2 septembre : C'- n'est pas Jcffre, mais Briand qui est eu fn le héros national de la France. Par 421 voix contre 2(3, la Chambre française, qui le suit docilement, a voté l'affichage public de son discours, dans lequel on trouve les phrases suivantes : « Vous nous d tes que nous devons négocier. Jamais ! Jamais la pvix sans la victoire' La paix doit nous donner une plus grande France. La France aura perdu son sang, c'est vrai, ma s la c urouna dt la glo.re qui rayonnera- demain par la victoire, reluit déjà sur son front! » L'histoire du monde stigmat'&era ceci comme un crime atrccé contre l'humanité. En pleine intelligence, la France siuit ce joueur inconsc.ent vers l'abîme, car Cile sait qui est Briapd. A t.tre de preuve documentaire, no-us reproduisons ce qu a écrit le m,Lustre actuel des mu-ritcone, M. Albert Thomrs, dans la « Yolks-stimme » du 10J£jpi iyX3}, au sujet de ce « comédien auquel ua peuple mourant s'-rt «je, treinphn ». L'ouvrage a pour titre : B'unid, par Alb'-rt Thomas, membre de la Chambre des députés française. a Pendant que toinçaré devenait président 'de la République, ï>ri.and devint ihi'niôtfe-président. D'après la Constitution, Po.ncaré aurait pu rester président du m.nisière jusqu'au 18 septembre, jusqu'au jour où il entrerait dans ses nou-veIles fonctions. Et oe jointe, il aurait du s'cnyoyor à lui même une demande de démise on et prier un de sl-s collaborateurs de ck'v n'ir son successeur. Mais comme ia success.cn était devenue douteuse par la dé-miesie-n du ministre de la guerre et comme le nouveau président — qui se trouvait déjà en dehors des partis — ne pouvait -risquer de perdre quoi que ce soit de son autorité, en participant encore à la lutte joux-r.ahèrc do ces partis, Pomoaré avait remis sa démission à FailièrOs et celu-ci avait prié Briand cle form- r le nouveau cabinet, Ou coup, toutes les formalités avaient été respectées et les penchants satisfaits. Heureux Br.and ! Nommé par- Failierea, i! . •% N" VV ■ ' ne remettra le 16 février à Pomoare qu'une demande de démission pour ia forme. 11 eat aimé par les deux présidents, celui qui s'en allait et celui qui arrivait. C'était le ministre favori de jrapa Faliières. Il couvrait de sa responsabilité iefa décisions insignifiantes diotéet par la bonté ou par le jugement suranné du vieillard, 11 oot.rnt de ltm, par- i-oojnnajssance, la signature dw décrets qu'il voulait.Pendant les chauds aprèe-midis de l'été prochain à l'ombre dés hêtres et, pendant que le $oleil fera mûrir les raisins dans la propriélé de Lou-pillcn — Faliières rOveita le minieitre qui ava--.t su lui rendre la vie politique calme et heureuse. Et entretemps, Poiucaré habitera- l'Elysée. Il régnera et peut-être séra-t-il ravi de régner — fouetté par son démon, par ce démon emporté et traqueur — le président règne mais ne gouverne pis, dit la vieille C'onàtitu tion cle 1875. Mais Br'and sait plier le pacte selon les cir-oonstancog et les hommes. Ayant- Briand à ses côtés, Poincaré saura diriger, comme "il le-fai-sa.-'t hier. Lorsqu'il foî-ma son ministère, il déclara : « J'ai insisté pour avoir Briand à côté «' de moi. Ne connaissant plus la Chambre « des députés comme, autrefois, je dois avoir à « côté de moi un homme qui la connaît bien « et qui peut la convaincre et la- diriger, M. « Briand, ce tacticien sans pareil, défendra « notre politique. Ministre de la justice, il « sera en même temps vice-président du con-« seil des ministres. » Mais du temps de son ministère, Poincaré n'a jamais abandonné à d'autres le soin de défendre sa polit'que. 11 aimait, avec sa mine piovocante et avec ses saillies mordantes, à tenir tête à la Chambre, aux intrigante des couloirs, ou aux représentants du pouvoir. Et aujourd'hui, oomme la Constitution lui défend formellement d'entrer à la Chambre, il doit lai-eer jouer à Briand son rôle principal de niini&tr e-orateu r. C'est la seule fonction que Briand sait réellement remplir. Mais il la remplit d'une façon incomparable. C'-est l'orateur idéal qne le Français, en enthousiaste de la parole, aime à votr devant lui. Ne lui demandez pas qu'il discute une question scientifiquement ou méthodiquement. U n'en est pas capable. Son 1 grand rapport au sujet de la Séparation a été îôdigé par des écrivains peu ferrés et il ne l'a pas même parcouru. On rit à Rome au sujet du lapsus qui y est contenu « du célèbre a Concile des Trente » (au lieu de Trente). Ne lui demandez pas de lire un journal. Tout ce qui est imprimé ou écrit, lui fait horreur. Et surtout ne lui demandez pas d'écrire quelque chose. Au temps déjà lointain (bientôt dix ans), où nous étions, tous deux, collaborateurs de 1' « Humanité », le jour où il avait à son tour à écrire un article, était pour lui une journée de tourments. Il s'enfermait, il s'isolait, fumait cigarette sur cigarette, allait et revenait, il transpirait, il perdait patience et quant le t' inps était passé, le rédacteur devait lui arracher les feuilles qui contenaient des passages défectueux, d'aubre6 biffés, quelques phrases pén,:b!es tout au plus. Une signature lui coûtait déjà beaucoup. Des rapports, des lettres, des décrets attendent un temps infini sur son bureau-ministre. Un radical spirituel disait récemment : « Nous avons un ni nistre-présidcnt qui ne sait ni lire ni écrire. Mais il sait parler I et admirablement. Et il sait atteindre j^ous les effets avec sa voix. Les phrases sont incorrectes, ses mots déplacés, la métaphore forcée, mal réxies.e. A la lecture, sF's'discours sont fades, souvent mauvais. Mats cet habile acteur incomparable aveugle les auditeurs. Dès son premier mot, la Chambre est charmée. Entendre cet homme est un plaisir, notamment quand il iro-nise, quand il flatte les extrêmes gauches, à cause de leurs préjugés, de leurs rancunes, quand, après a-vc-ir cm plis la majorité, il devient audacieux, orgueilleux, ironique vis-à-v s de la niLUorité, qui le contredit, quand il lui tient tête, comme autrefois les adversaires aux assemblées nationales, qui — entraînés par l'enthousiasme de la foule, — démolissaient les orateurs par leur mépris et leur colère. l'our soutenu sa politique personnelle,1'oin-curé ne pouvait trouver vn meilleur artiste. Mais le Parlement est sans pitié. Les vieilles assemblées des Empires de l'Ocoident, qui luttent péniblement pour la liberté, peuvent se laisser tromper ou se laisser induire en erreur, mais c'est pour peu de temps seulement. Par leur instinct, leur expérience séculaire, elles redeviennent imp;toyab!ement sévères, quand elles s'aperçoivent qu'un homme les méprise tant qu'il eesaye de le6 rouler. Le vendredi, 24 janvier, la gloire parlementaire de Briand fut enterrée. 11 avait parle devant cette Chambre, où il ava.t une majo_ ri té considérable, des majorités enthousiastes, admlra.tr.ces, pendant d"ux heures, il avait utilisé tous s°s moyens, reproches, ironies, blâmes, ap-p-ls à 1 amitié, à l'indulgence.Quelques applaudissements hésitants l'accueillent quand il descendit de la tribune. H ne put obtenir l'adhésion spontanée d'une majorité. Cette fois, M. Briand ne put retrouver son rôle. Un homme d'Etat prend ses résolutions en toutes c.rconstances, dans toutes les situations. C-ela. le caractérise. Il y a des rôles qui ne s'jac-commocleut pas à des acteurs, même s'il poi'.6c;'e un talent éminont. Cette différence s'est fait valoir cruellement chez Briand. Fatigué, exténué, abattu, il s'évanouit quand il -descendit de la tr.bune. Et cette réaction nerveuse dénote également le tempérament de i acteur. Lo» véritables politiciens conservent une meilleure attitude. Quelques semaines avant, M. Albert- Thomas, actuellement ministre des munitions dans le cabinet Briand, sous la présidence de Poincaré, nous avait prévenus, d'une façon, digne de reconnaissance," des dangers qui menaçaient le peuple allemand grâce à la nouvelle direction de la politique française. Le 13 août 1913, parut dans le « Volksstimme, » un article de fond d'Albert Thomas, membre de la Chambre des députés française, qui portait le titre ; L'élection à la l'résidence de la lié publique française- Après avoir rendu justice à la personnalité de M. Raymond Poincaré, il y est dit littéralement . « Ce qui eat plus grave et donne à réfléchir c'est le courant de l'opin on publique provoque par sa candidature. Ce qui sous le manteau de l'appei à un président intelligent, capable de représenter dignement le pays, d'essayer encore une l'ois d'imposer sa volonté aux éléments léuctiorinaires de ia France, c'est le Président qui exerce tous s s privilèges et règne réellement. Et de nombreux journaux et parlementaires de la droite ne se donnent pas la peine cl! oacher l'espoir que Poincaré pourrait être peut-être un Président pareil... Autant qu'ils ont soutenu, en 1906, le nationaliste radical DoumCr, autant ils soutiennent aujourd'hui Poiucaré. C'el'ui-ci sera-t-il le jouet d'une pa-reîlle c-ampagne? Y participât-il peut-être? Noue ne croyons qu'il en soit conscient. Slais i! n'en est pas moins appuyé par Briand, qui a souvent déjà t'ait appel aux masses conservatrices contre les républcains progreasisites, par Mill«rand,dont on connaît la famé politique nationaliste, le candidat naturel de tous ceux qmi, à l'exemptée diu second Empire, rêvent d'un gouvernement fort, d'une dictature républ.-caine, g'appuyant sur l'opinion publique, qui domine le Parlement et le disjoint. » Les Poi.noii é et Briand ont dépassé ces craintes. Non pas à l'exemple du second Empire, mais bien plus criminellement que le ta'oisièmC Napoléon, ils ont précipité la France dans la guerre. Et les socialistes français jurent maintenant sur eux et sur leur innocence, quoiqu'ils noue aient- dit ici, à cette place, avant la guerre qu'ils appréciaient favorablement le véritable caractère de c«s hommes. Et Albert- Thomas est ministre des munitions dans le cabinet Briand qui ne veut à aucun prix délibérer au sujet de la paix et qui ne veut mettre fin à la guerre qu'avec une France agrandie ! Un acteur suffit visiblement peur la France actuelle et son socialisme! (A suivre.) ^OuT iiriëX i ' e rsaîlcTT "ûtTTe c~A ra'n" a" ft", "î 4™" ÛllÈ' 1 Pour employer vos loisirs apprenez la Sténographie Professionnelle cle J. Pratte, qui assure le maximum de vitesse dans le minimum de temps. Recommandé^ aux Ecoles et Institutions par résultats. Un volume in-8o Jésus, 3 fr.Le demander aux dépositaires ctvcndcurs. 's122 - ' - ■ " 'j,- - » INFORMATIONS FINANCIÈRES Bourse de Pans, 29 septembre. — Rente 3 p. c. 62.13 j Emprunt 5 p. c. 90 Espagne ext. 98.75 ; Russie 5 p. c. 1905 8S; Russie 3 p. c. 1896 56.80; Turc unif. 4 p. c. 61; Banque de Paris 1100; Union Parisienne 689; Sara-gosse 413; Suez 4720; Thomson-Houston 655; llaff. Fay 485; Caoutchouc 125; Malakka Rubber 119; Bakou 1570; Briansk 476; Lia-iioêow 362; MaltzOw-Fabriken 768; Toula 1509; Rio-Tinto 1756; Cape Copper 117; Chine Copper 347; Utah Copper 578; Tharsis 141; De Beers 343, Goldficlds 47;-Len.a Goild-fields50; Randminoe 102. Bourse de Londres, 29 septembre. — Con-sol. 2 1,2 p. c. 59 5/8; Argentine 1886. 5 p. c. 94 1/2; Brésil 1889 4 p. c, 55; Japon 1899 4 p. c. 70 1 2; Russie 1906 5 p. c. 89 1/2; Russie 1909 4 1 2 p. c. SI 5/8; Canada Pacifie 186 7;8; Pcnnsylvama 60 7/8; Southern Pacific 108 1/8; Union Pacific 15S 3/8; Unit. St. Steel Corp. 124 3/8, Ri-o-Tinto 62 1/8; Chartered 12 s. 8 d-; Le Beers 12 3/16;Gold-feldB 1 5/8; Rand Mines 3 11/16. Cours du change. — Vienne, 30 septembre. — Berlin 144.80;Suisse 155 ; Hollande 329.50; Sofia 115.75; Copenhague 227; Christiania 230.75; Stockholm 232.50; New-York 7.955; Rouble 2.82. Le Moraloritim en France. — D'après le « Journal des Débats », le moratoire pour lea effeig de commerce et les avances sur titres a été prolongé pour la douzième fois en France, depuis le début- de la guerre. Le renouvellement en fut motivé par le ministre des finances avec l'argument de l'extension du mouvement économique et par la'considération que les derniers mois des payements volontaires sur ces engagements furent opérés régulièrement à la Banque de France. Comme cela, difc le journal, on finira par liquider automatiquement le moratoire. On fait remarquer cependant que d'après les renseignements fournis par le Ministère du Commerce, il y avait encore en circulation à mi-septembre dernier pour 1,393,000,000 francs d'effets à échoir.-(W.)1-AîIS-OIVERS LES PERCEURS DE COFFiiJi-S-FORTS. A L'EGLiSE SS. JEAN ET NICOLAS. — Samedi matin, le tuetteui de chaises a constaté que tous les troncs avaient été fracturés et que la porte de la sacristie était ouverte. Le coffre-fort qui Ê'y trouve a»été perforé. On y a pratiqué deux^ trous près de la serrure, de façon à faire tomber celle-ci et on en a enlevé quatre calices, dont deux en argent- massif et deux en argent doré, plusieurs petites cuillères en argent ciselé, un ciboire en argent ciselé, huit burette& ciselées, une patène Cn'argent doré et quelques autres objets et 23 fr. A l'autel, on a enlevé l'oe-tensoire du tabernacle et arraché lés statuettes en argent masr-if 'représentant saints Jean et Nicolas, patrons de l'Eglise, qui étaient fixées sur le couvercle. L'ogtensoire a cté jeté par terre. Plusieurs troncs ont été fracturés èt le contenu enlevé, (a) ARRESTATIONS. — La police a arrêté Pol. Elisabeth qui, depuis quelque temps, a commis de nombreux vois dans l'aggloméra-ton, fa) ,, VOL li UÏ'L JUMENT'. volé un© jument de 4 ans, inscrite au « Stud-Book belge des chevaux de trait » sous le nom de Nette de Hamme la nuit, daus les écuries de Mme Vve Lovenaer, à Hamme, sous Wemmel .(a) Le Docteur L. DOGNiAUX, spécialiste depuis 25 ans Maladies des Femmes, hernies, Appendicite, Difformités des Membres reçoit : LUNDI, MiÎKCKEDl, de i à 4 heures rue de Vlnstilul, à JU,vlhT, près Charleroi ' ARRESTATION. — Hier soir, deux individus ont été surpris au moment où ils enlevaient chacun un ballet de gants et de tissus de lame du camion de M. Schutt, rue St-Ber-nard, à St-Gilles; l'un d'eux a été arrêté. L'autre, H..., Pierre, dit « Seheele Pier », domicilié rue de la Philanthropie, a pris la fuite, (a) VOL MYSTERIEUX DE 20,000 Fr. A COUKCELLES. — Détails complémentaires, — Correspondance particulière du Pays de Charleroi, 3u septembre. — Au début de la guerre la Société des Charbonnages de Courte lies-Nord mettait en sûreté ses fonds dans une cachette ad hoc se trouvant à l'étage de 140 mètres d'un de ses puits. Mardi dernier, la Société fit toucher en banque la somme de 150,000 fn'pmir payer ia quinzaiuÊ d 's ouvriers. Cette somme fut recomptée dans les bureaux, puis partagée ein cinq parts correspondant'aux besoins de cinq employées qui devaient payer lé personnel. Puis les sacs furent réun.s datis u— «ne plus grand « ficelé » et placé lui-même dans un wagonnet fermé et descendu au puits n° 3 dans la cachette en question et qui est constituée par une galerie de retour d'air fermée d'un côté par un grillage et de l'autre pair d"ux portes à clef. , Mercredi matin, l ecoffre-wagonnet fut remonté et chacun dés payeurs prit possession de son sac respectif. En vidant le contenu du s:,'n, l'employé . chargé du paiement des ouvriers du puits n° 3, s'aperçut que toutes les liasses de billets de 20, 10 et 5 marks avaient disparu et qu'il manquait exactement 20,425 fr. Grand émoi dans le personnel i Le payement de la quinzaine fut suspendu, on vérifia les autres sacL qui heureusement étaient intacts. La police fut prévenue. Daps l'entretempis on constata que le sac avait été déficelé mais que le cachet de cire était intact. En soulevant le couvercle du wagonnet par un coin, on pouvait facilem' nt passer le bras par l'ouverture. Ce vol mystérieux fait l'objet det conversations dans toute la commune. VOL A RONQU1ERES. - On a volé, la nuit, des pièces d'or de la république du Pérou et -des piCces d 'or de 10 roubles russes chez M. Michotte, bourgmestre de Ronqu-ières. (a)) INCENDIE. — Milan, 23 septembre.— Un incendie a éclaté dans h'e, dépôts de cotom de Boghera, surveillés par l'armée et la douane. L/ts démâte sont évalués à 2 millions de lire

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le bruxellois: journal quotidien indépendant gehört zu der Kategorie Gecensureerde pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1914 bis 1918.

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