Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1917, 03 Dezember. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Konsultiert 30 Mai 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/rx93777332/
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LK BRUXELLOIS La Fi mi ''«wcie donc au boycottage ant ruts; m., -i. s l'Angleterre qui a îéoeir ment rappe.e p r télégraphie suis fil les ne vires ang.a s, en route vers La, R ^isic, et en joir à ceux qui se trouvaient dai,* ks ports, de ri pas décharger leurs carg'a.'feoiis. (H.B.) ANGLETERRE. — Le commerce aus'rc 'lien. — On manda de Sydney au « Tin.es » Par suite de la diminution du torm ge dii_p< nible tn Austra. ie, le stock des produits s'a< cumule rapidemeâit et 'a caisse des banqut regorge d'argent immobil se. Par suite du manque de machines, l'indui trie australienne ne parvient pas à fabrique les produits manufacturés qu'elie importait. C'est le commerce et l'industrie japon, is qt retirent le plus de bénéfices de cet état de iln ses si alarmant pour les intérêts- économiqut de l'Europe. (H.) Le doo eur Sir Starr Jamesun. — La noi veile die la mort du docteur sir Sbai J'ameson est venue remettre en mémo-i " son exploit devenu célèbre, sous le noi dit « raid Jameson ». Jameson, né e 1853, à Edimbourg, avait étudié la méd< ciue eic s'était installé, en 1878, comme me dC'cin, à KimberJey (Cap). 11 fut représentai] de la Dv Beers Ltd .à Gouboulo-wayo. Lon que lia British South Africa Company fut for dée, Jameson reçut le peste d'aummistrateu de Machona; c'est dans c s fonctions qu'il en pécha, en 1891, l'émigrat.on des Boers en Rbc désie. Plus tard, en 1893, il contribua à 1 conquête du pays d's MùtebéHt, dont il fu nommé gouverneur. A l'instigation do Cet Rliod s, le Napoléon du Cap, Jameson parti le 30 décembre 1895 de Mafeking, à la tê^e d 800 soldats de la Çhartered Company, pou pénétrer dans le territoire de la Républ.qu sud-africaine. Près de Krugersdorp, il se produisit un r' contre avec les Bo<'rs. Jamceon fut assis g ■ avec ses troupes et dut se rendre le len domain, le 1er janvier 1896. A la demande di gouvernement an g1! ai.;, si fut remis entre le ma ns des autorités britanniques, qui le con damnèrent, à Londres, à 10 mois de prison. E décembre 1896, il fut toutefois mie en liberté à raison de son état de santé. L'ancien «rai der» retourna en Afrique du Sud, y devin directeur de la De Beers Limited et de 1. British South Àfrica Company et fut, de 160 à 1908, premier ministre de la Colorai e d Cap. NORVEGE. — Une baleine torpillée/ -Sur la plage de Kjepeo, près de Koirshaw: M'est échoué le cadavre d'une baleine qui, d'à près la nature des lésions relevées sur la dé pouïitl; de la bête, semble avoir été torpillée Le corps du cétacé mesurait sept mètres d long. (L. B.) ETATS-UNIS. — 15,0'uQ av ctts du diable — Havas signale de Wash ngton qu'à parti do ce moment, 15,000 orateurs officiels preiri diont chaque jour dix fois la parole dans le cinémas de l'Union et autres lieux publics Ces discours ont pour but de con v . lucre l'opi nion publique du boii droit et de la justice d la, cause qu'a embrassée l'Amérique et de 1 nécessité qu'il y a pour l'Union de vaincr rAllemagiLe dans l'intérêt de la. déuioeraU' et de la civilisaiion. (Lisez des ai fa r s « ame rican business » et de la galette des indus fcriJs et des capitalistes yankefts. Red). Pour fa.re comprendre le sens de notre ri flexion, nous reproduisons ci-après un extrai de la chronique qu'un écrivain nceriandai consacre dans la. revue « In-en Uitvoor » a: mouvement commercial de l'Allemagne : « E. 1913, écrit-il, le ch ffre d_s exportations di Zollverem s'élevait à 2 milliards de mark pour la métallurgie, à 1/2 milliard pour le produite textiles et à 900 millions pour les pre duits chimiques. A l'importation, la valeu des produits manufacturés ne représentait qu 13.7 p. c. du chiffre total des transaction commerciales allemandes en 1913, tandis qu'c 1887, la proportion s'élevait à 26.8 p. c. » Se basant sur ces constatations et d'autre faits trop longs à exposer ici, l'économiste hol landais conclut que la libre jouissance des mai ohéa mondiaux est indspensable à l'Allema gne et que l'Empire ne pourrait et ne saurai pe résigner à devenir une puissance de secon ordre, autant au point de vue politique qu'é eonomiqufi. (II. B.) ETATS-UNIS. — La jetunée de huit hfiu tes aux Etats-Unis. — Le département de I* guerre, dans la circulaire qu'il vient d'envoye à tous les chantiers de construction, arsenaux • i- fabriques de munitions et autres usines travail, t- lamt officiellement pour la fabrication du ma-l- tériei de guCrro, préconise- i adoption do la t journée de huit heures comme étant c lie qui ,o donne le meilleur i\ud 'ment en qualité, en quantité et en travail. [_ Cette question de la produciiou vk'nt die : faire l'objet d'éiud s approfondies do la part >. du gouvernement «américain «si les rcvjuilotô >_ observés dén ontrent que la journpe de dix s heures sï un m x muni qui ne peut être dépassé, mais qu'ave un travail iiuensf, la jour-5. née de huit heures est bien préférable, sur-,r tout si la fabrication ininterrompue permet d employer trois équipes d huit heures dans q la journée complète. )- m—' Sesne is ia presse i" Comment Jules Le maître juyeait Guii7.au- i' me LL dans un grand quotidien français da- 0 tun„ d'une vingiam.s d'année^. — Jul s Le. n int-ître, enlevé ik guère par la mort à une ve-11 riu-bie royauté de critique, a tracé die l'Em- peircur allemand le portiait su.vant : « Il est wn ce moment, seion toute app r<Jnoe, dit-il, la t pus pu ssant souverain de t Europe. D'autre *" part, ii semble bi'n qu'il soit, de tous les empereurs et de ;,ois 1 s rois qui nous rest.xit, r celui qui a- -e p.us nette l nt conscience de sa mission pr v.d^ntielle... » Il s'agissait de la cotvo^atieii par Guillaume II d'une canfé-a renoe ouviière : « Ce qu'un gouvernement dé-mocraLique hésiterait à faire, continue J. Le- 1 maître, ce que n'avait pas osé chez nous un t César soc a!..si e issu du suffrage universel, il e l'a fait, lui, empereur de droit div.n. Je ne r pense pas qu'un prince ait jamais affirmé ses e devoirs p.u> !vi,ut< ment, et parmi ses dt'vors, oe>lu. auque. s princes p nsent généralement e ,le moins... Bref, il vient d'accomplir un acte, - non p?e allemand, nia:s purement huma.;n, comparable dans son essence, aux actes-de la i Révolution française! » s On vont que le ton de cette étudie n'a aucun rapport, avec ce qui s'éctrL aujourd'hui en i France et a lleura. Voi.à ce que les .Français du commencement du siècle pensaient de l'Empereur allemand, alors qu ils n'avaient en-t oore aucun intéiêt à méconnaître la valeur de i leurs futurs adversaires. 4 1 TYPES D'AUJOURD'HUI ; • LA eouHUÂNoiiîE Les 800,000 habitants du Grand-Bruxelles, disposent, en ch ffre's ronds, de 2,000 débitantes, autorisées, de volupté aseptique. Car l'au- 0 terité occupante retire de la circulation, celles dent les intimités ne sont pas îrréprovhabLe, aux yeux sévères du microscope. La police d s r mœurs a tendu un filet, in'visiole et s.rré danj lequel tôt ou tord est arrêtée la courtisane clan-s destine, p' U. -être avariée, qui distribue sa t-r° à ses eucci's ifs possesseurs. De o s 2,0(W (sot 1 -par 400 habitants) filles e de joie, les 4/5 s,ntccs flamand 6. L.s fi&man- 1 des furent ei sont restées belles : ia pl asti-e que solide de leur souche gormanique s'agré-e mente des vestiges de cio. r nt latin. Que d'ouvrières d'Anv. regard sombre et velouté, aux chevaux t suï une nuque b..Vc.ne, évoquent Séville ou i tialousie. Latin au^s. est le déhanchement provocateur t de ces Flamand.s que la f^bri e et fuctaoe in-s lluence de Paris, a dénaturées. 1 Les mélangés de r, ce que notre port favoris©, J leur ajoute d a nuano-b d'exo'cisme que l'on 1 ignore dans les campagnes non iréquen ées. s A cette cause estheuque s'ajoutent des causes 3 sociales : La Flandre, aépceseuée de sa langue, fanatisée par le eiéricabsuie, est plus . gnor^n-r te que la Wallonie. Lis D'iamanus se ni paa-3 vres; les parents flamands, proifiques (jJieu 6 sourit aux familles fécondes, dit le curé), ga~ 1 gnent à cause de l' ur manque d'insitruction, des salaires de 2 à 3 fr. par jour. Allez voir 9 coia aux env.rons de Lokeren ou de Roulera. Le^ Flamandes sjaiuent leur vibage comme la faim chasèe le loup du bois. Voyons les opinion® représentées : ^ L-"s meiedrames sociaux, genre François Ccp-j)ée, à tirades larmoyantes, accusent le fils au bourgeois qui sédu.t sa servante. Nos bonnes actuelles, qui 9.: laissent séduire, escompterai* toujours un lucratif chantage. Le's patriotards incriminent la. fermeture dea usines; or, ne d-mande-t-on pas des lemmea pour travailler à haut salaire près de Cb may? Les conf sseurs déplorent l'absenoc de beaucoup de maris. A b-on besoin d'être éloignée de son mari ou de son amant pour le tromper ? J e crois que nous avons tous nos défauts : nous semmes bavards, colériques, p.res.e^x ou coquets. Qu une femme soit paresseuse" ou coquette, elle deviendra prostituée : il y a des prostitué's dans le monde rche comme da.ao les pauvres; 1 s unes se doinaent pour une assiette de soupe, les autr. s pour un manteau de zibeline; 1e prix seul varie. Voyons ies cat gories ; La d'butari'e : Est lia modiste tr. în 11b les rues, le soir, p.rce que papa est au café <_t njaman à l'ouvrage. La qnaarayùui-re ; A un gr^upt; de visiteurs périod qufs, c'es^ une spécialiste, ignorée d<'s laïcs. La prevoy inte : Travaille d'arrache-pied pour son livret, de caisse d'épargne. A cinquante ans, elle ouvrira un bar et épousera un ga.çon de café. La cigale : Est un morceau princier : peau nacrée, lignes capiteuses, dessous d.aphaaes. Engloutit 1 n une soirée un;, solde de capitaine; Le f.u cid ra quand viendra la première ri-d'e ou le.premi'r hu ssier. L\nc rriyib e: Ne résiste pas aux œillades masculines et bascule sur un divan avant 'a d uxième sommation. Esc stoïque, p.s ambitieuse et exploi tée par ses souteneurs. La nomaue ; Ne gaspiil ' pi„s ses deniers à leu.r un logement. A quoi bon? Puisqu'on l'invite jusqu'à l'aube; les reniti- us s^ct-eiri-taires seuis ne peuvent, sans insomnie, change! de lit d ux nu ts de Suite. Les trams 9 e„ 49, sont quotidiennement divertis par le babil-âge en routé des gourgandine». Parfo s, ua vénérable Liderou s'ouug-que au contact de ce p..p.ement pittoresque de moineaux 1 bertins. Rappelez-vous 1 Lciiturj sainte, voyageurs pudibonds: Jésus-Chrisb ne s'est, jamais cru compromis en fréquentant Marie-Madeleine. Maxim Benssus, Echos ei Nouvelles Ltâ travaux à Bi'uxelles. Le service des travaux de la cap. taie éta- ij 1 C' -* 3 .i. ^ > e <.U| i «bt/X*A_ uA v OC-CVÎ fait, les plans des travaux projet^, nctem- luOub fco-l OO CO"JJlGV^AliC i çjx l'ctl/IiO'jLL U&S aixirclis cte l'Egase au toa.jion. un sait que la * n; u requérir tus uern.ei-s iium ub ta dont elle n'était pas encore propriétaire. Dés- > .-«k-v-.-- j i à UV/ ^ i l/ctll U u»u oel ècuiioe qu'eet 1^'Lse au ii tcutoiois e^uo les urav aux ne seromt pas uuu'epm «.vain longtemps. 11 en sera rte mène pour les au Irai grandis travaux projettes. Un9 exposition bsige à La Haye. M rcred après-m di s'est ouverte au Cercle, ar.ist qu,et à La Haye, une expesition de dessins, esquisses et aquarelles du peintre anvtrr-sois A. B -y .us; de modeliges, de M. Van Gustel, et de guipures, de dentelles et d)e bro-d'rii's de Brag. s, de Bruxe-les, de MaKnes «t de L,erre. ; Le sa-cwmet egt] ouvert au profit d'une œuvre qui a pour ont de meti.re à la disposition du troup.er belge là-bas, un moyen de distraction et d'.nstruction. banques et paysans. 1rs jours de marché) en province surtout, l'on p ut observer aux env rosis dos banques, un b.en curieux et intéte&sani spectacle : quantité de oa.mp' guards y pénètrent avec l'aplomb do capitalistes de vueilie roelie. Auitaefoas, vant .a guerre, quand d'aventure un paysan se h s .rdai<t daiia ies locaux d'une banque, il s'y comportât timidem nt, comme si ia crainte d'attirer sur lui l'abLenuion publique l ob-sédait.Mais aujourd'hui les mœurs ont changé et plus enoare l'attitude du paysan. Comprenez-vous pourquoi il se trouve tant ds jusqu'au boir.. istes ? De la lecture. Une des conséquence® imprévues de la guerre tt de l'inaotuvité économique relative chez nous est un i.n,-:atiab!e besoin d1® lire ®t de. s'instruire. Le mouvement s'est étendu à la po-pulat.on entier® et rares son té. s, les passante que vous rencontrez, sans un livre en poche ou sous le bras. Observez l«_s voyageurs dans le tram. Quantité sont tellement absorbés par la lecture qu'ils brûlent la station d'arrêt qu'ils s'étaient assignée. Certes, le roman reste hoLas ! le grand favori. Qu'importe, s'ii parvient à vulgariser le besoin de lire et de s'instruire : il arrivera bientôt un moment où l'espr.t recherchera une nourriture plus substantielle et plus saine. Par l'organisation de coniétrences, de soirées musicales., de séances de lecture pour les peti'.s, la propagande î>amande a puissamment coutrbué à l'extension du mouvement. Dans l'.ntérêt de tous, souhaitons que l'engoué^ ment persiste : un peuple qui lit est une nation qui progresse. (Han). i.a guerre économique. On nous mande d'Amsterdam qu'on a toub lieu de croire dans les milieux bien informés que 11 projet d'ail ance conçu dans le but de l'J.re> la guette c f .aomiquie à l'Ailietmagnie après la conc'usion de la paix, rencontre un accueil favorable. Vers ia mi-décembre, les délégués des divers états aj.iés. s. réuniront en une sorte de congrès qui arrêtera dans ses grandes lignes les statuts de l'accord. Poui ce. qui nous concerne, souhaitons que nos gouvernant^ se rendent compte d»-'s facteurs et des intérêts rée s de la puissance et du relèvement é.onomiqui©s de la- Belgique; c r, paraphssant le mot de M. Thiers, s'a-dressant en 1870 à la France, du haut de la tribune nationale, nous aussi nou. pouvons : « il ne reste plus qu'une bêtise à Lire, c'est de déclarer la gu't.e éccnoin.que à l'Allema^ gnj ». Espérons que _cette lîêtise-là, en saura l'éviter parce que rien n" nous L'imp-se et tout nous ia d fend. Cilani. FAITS DIVERS VOL DE 15 000 K. DE FARINE AU PREJUDICE DU RAVITAILLEMENT DE RANGE. — De notre corre'spoijdiani de Char-leroa., 1. — Entre le 8 et le 21 août, un vol de 150 secs de farines se commettait sur les w> go-s e.i g re à Bonne-Espérance. Une enquête abou.it à fa.re connaître les ôoupabl s : Jo--s pb C., trafiquant, de Manage; C. Fernand, L. E.çdie, D. Augusun, dEstinnee-au-Mont, ci D. Ju-es, de Morlanwelz. C. fuit seul ma.ntenu en état d'aaTestation et comparaît détenu. Voici, daprc6 l'instruction, la part de chacun des prévenus dans cet-Ue grave affaire : C. a acheté la farine sur wagon en gare à une tierce personne, à un prix très dériso.re. La femme L. a. servi d'interméd aire à C. pour l'achat de la denrée1; elle a reçu pour ce travail cinq sacs de farine. C. et D. ont aidé à transporter la farine achetée par C. D. est accusé d'avoir acheté la farine délictueuse à la femme L... L'affaire est remise à une date ultér eure. (M. E.) EN PROVINCE * « si st. m» V w «t y* w «u# A LIEGE. — M. X. Wûrth, le peintre liégeois b. n connu, a organisé, dans la Ba,li,e de^ dépêches de no^re confrère « Le Journal de Liège », une exposition de pe nture, exclusi-v ment réservée à se& œuvres; la recette produite par leg entrées seront acquises à l'tiiu-vrn de l'Enfonce. L'expocaticn a été ouverte le 29 nov. et sera aœeesuble au public jusqu'au 9 déc. (H. B.) AU PAYS DE LIEGE (De notre correspondant, 2). — Au Cotise U iummunal de Gn-vtyuée. — Le Conseil a accordé 15,000 fr. peur .e secours alimentaire, et 6,000 fr. pour la distribution de charbon. U a adopté 'a proposition de l'échevin des finances d« donner une indemnité mensuelle de 25 fr. pour les fonctionnaires et effectifs et de 15 fr. pour les tempora res. Un crédit de 1,800 fr. est accordé à cettie fin. (Jos.) LES TRIBUNAUX A CHAKiusasSOl A CHARLEROI. — l'r&cès de presse. — Leu délibérations de la seconde chambre civile allouent une indemnité totaie de 2,200 fr. eux onze membres du Comité Provincial de Secoure e£ d'Alimentation censément off. nses. Donc, eliCs rejettent l'instanee formulée contre l'éditeur de la feuille «La Région de Ohar-leaxa », Camillo Pestiaux, et impliquent Louis Briard, rédacteur, seulement. Eilea ordonwînt que le texte du jugement so.t publié à deux reprises différentes, et qu'en outre, ce jugement soit placardé. Tro.s cent» 65 FEUILLETON DU BRUXELLOIS. Mes Pontons NEUF ANNEES DE CAPTlViTE par Louis GA13KERÂY >— Où allez-vous donc ainsi? me demanda uu de mes compagnons de chambre. , — Je vais respirer l'air du matin et courir un. peu les champs, lui répondis-je. — Gardez-vous en bien, vous seriez arrêté. — Arrêté! et pourquoi donc cela? — Parce que nous n'avons le droit de mettre les pieds hors de chez nous qu'à six heures du mat n seulement. — Mais cla est impossible. U doit y avoir légalité de traitement entre les prisonniers des deux nations, et lcs Anglais détenus en France eur parole ont le droit de sortir, quand bon leur semble, de leur domicile, de découcher même, 8i cla leur plaît, pourvu toutefo s qu'ils ne franchissent pas les iim.ites qui leur sont tracées. — C'est vrai : les Anglais prison niera en France peuvent parcourir un rayon de six mil. et s'ils eîésir nt même agrandir cet espace, unj simple demande adressée sais formalité au commandant de 1a place ou au ch; f de gendarmerie, leur permet d'accomplir ce souha-1 ! En France, ils peuvent assister à toutes les réunions, soù privées, soit publiques, aux spectacles, aux concerts, aux bals; mais en Angleterre, l'on traite autrement® les Français. Il ne nous est permis de sortir qu'à partir de six heures du matin et nous devons être rentrés avant -e couther du soleil. Nous ne jouissons que d'un m.Ile de liberté en dehors de notre cantonnement, et encore ne nous est-il permis de parcourir cet espace restreint que sur la grande route, sans pouvoir rentrer dans aucun champ, ni chemin de traverse. Le Trauspurt-Board, pour mieux assurer l'exécution de ces règlements sévères, permet à tout habitant qui t.ouve un Français en con travent 011 de lui courir sus, comme si c'était une bête l'éroce, de s'en emparer ou de le terrasser, et il paye une prime d'une livré- sterling à cet agent de poace improvisé. Les guet-apens auxquels ces règlements ont donné lieu sont innombrables : je crois plutôt rester en deçà qu'au delà de la vérité,en évaluant au mo.«Ê à deux mi le le nombre de français qui ont été tués ou blessés dans le commencement de leur mise en vigueur. Quant aux récréations que le gcuvernemenb anglais nous permet de prendre, 6i lee consistent tout bonnement dans la peinture et la lecture. Des prisonniers français ayant voulu se livrer, dans pluakuisr oantonneuients, à leur goût pour les arts, c'esit-à-dire former des concerts entre eux et élever de pet ts théâtres, 1e Tram pot t-Board s'est empressé de leur ordonner de fermer les lieux de leurs assemblées, sous prétexte que ces réunions, dans lesquelles ke habitante du pays étaient admis, formaient des liaisons entre les deux nat 011s et corrompaient les mœurs. Voilà, mon cher camarade, la façon dont nous sommes traités élans les cantonnements. Vous voyez que vous n'avez pas à vous réjouir autant que vous le croyiez d'à,, bord de votre sortie des pontons. Oe renseignements, que me donnait mon vois n de lit, un jeune enseigne de vaisseau,loin d'être exagérés, ue comprenaient au contraire qu'une faible partie des vexations et des souffrances que nous avions à supporter de la part d.s Anglais ! Je m'arrangeai dans la journée avec une vieille femme, propriétaire d'une maison tou.e délabrée, qui touchait, presque à celle où je demeurais, pour U locat.on d'une chambre située sous les combies, et dont j® fis mon atelier. Quelque misérable que fût mon installât on à terre, elle était encore si confortable et si magnifique en comparaison de ma petits cabine sur 'a V• iiyeuriec, que je me trouvais fort heureux. Pendant 'es quatre premiers mois de mon séjour à terre, c'est-à-dire jusqu'au print£mps de l'année 1812, je ne cessai de travailler avec ardeur à la peinture, et le temps passa, pour inoi d'une façon ass z rap de. Je prenais mon mal en patience, je faisais de mon mieux pour éloigner de mon esprit la pensée de kl France qui me poursuivait sans cejise, lorsqu'arriva un fatal événement qui changea tout à fait ma position. Un matin qu'il faisait, chrse assez rare en Angleterre^ un fort b au K'mpg, nous projetâmes, trois prisonniers, M. S... capita n • de corvette, M. V..., major de dragons, et mo, d'aller déjeuner à un ferme située sur 'a grande route, à environ un mille du cantonnement, et nous nou3 mîmes de suite en chemin. Il é„ait près d- dix heures, et comme le soleil dardait en plein sur nous, nous résolûmes/ de couper, par un de ces ohemins, de p.étons si communs en Angleterre, à travers un champ. de façon à abréger de moitié la route qu'il nous restait à parcourir. En m'amusaut à franchir Un largo fossé, je retombai si malheureusement sur une pierre, que je crus m'être cassé le p.ed; heureusement qu'il n'en était rien : je me l'étais seulement foulé, et même foulé fort légèrement. J'étais donc en arrière de trois ou quatre cents pas de mes compagnons,lorsqu'il me sembla entendre tout à coup pousser des cris de détresse... Hélas! je ne me trompais pas. Voici ce qui était arriva 1 un paysan, occupé à un® haie, ayant aperçu mes deux compagnons, s'était jeté brutalement sur eux avec sa s- rpe à la. main, et avait très grièvement blessé bras le major V..., qui, n'ayant aucun moyen de se défendre, s'était mis à appeler au secours.Le capitaine de corvette S..., qui parlait quelque peu l'anglais, s'était empressé de se jeter entre l'infortuné major et l'assassin, pour essayer de faire entendre raison à ce dernier. Cette intervention lui coûta, hélas 1 bien cher. Le paysan, brandissant sa serpe ensanglantée, se précipita, sans vouloir entendre aucune explication, sur M. S.., lui asséna avec son arme deux terrib is coups sur la tête, et le jeta mourant à ses pieds. Ce fut alors que, tournant un buisson qui m'avait jusqu'alors masqué cette hideuse scène d'aesassinat, j'aperçus la positon critique dans laquelle se trouvaient mes deux compagnons. Dire le désespoir et la fureuT que me cansa la vue de ce lamentable spectacle mo serait impossible: je suis persuadé qu'en oe moment j'eussiei volontiers donné dix ans de ma vis pour posséder une arme et pouvoir venger mes comixumona. francs (300) seront affectés à cet effet, dit le jugement, sans prescrire d'autres voies d'exé. cuuion solutotées, la contiainte par corps notamment. (R. N.) TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI. — Audience du 30. — L... Alphonse, chanteur de rue et L... Joseph, jou.nalier, rue du Cavalier, à Charleroi, sont P ursa vis pour vol. lis sont condamnes chacun à 6 mois. — D... Emi e, bouilleur, à Ha.iine-St-Pierre, a dérobé la montre d'un d« ses compagnons de travail; 8 jours. — Antoine T..., cultivateur à Frcidchepelle, a battu sa sœur Eugénie et frappé à l'aida dune bûche L ..; 2o fr., plus 8 jours. — M... Fioribert, d'Anderlues, Vol de troig poules au préjudice de V... François; 3 mois avec sursis. — D... Juies, concierge, est poursuivi poui voi au préjudice de la Soup, scolaire et d'ou. trages à ''agent verbalisant; 30 fr. avec sursis. — B... Lé.pold. de March.enne-au-Pont, vol d'électricité ..u préjudice de la Société du Hai. mut. 50 fr. C... Ji.an-Baptiste, de Châteiet, horilleur. a été surpris dérobant du savon et des cuiaus-eettes, dans les armoires de see compagnons de tiavail; 3 mois. — M... Victor et M... Georges, d Lambu. sart, ont attendu à la sortie d'une sa.le de danse à FI eu rus, G... Joseph; celui-ci a été ryué de coups. Il a subi une incapacité de travail de trois semaines. M... est acquité; M... Geor^eg léoo te 8 jours et payera 400 fr. de dommages, inte ets à G... — (M.E.) Un ass ,sstn en c rrechuun île.— Le 6 décem-bie v.endra devant ja 6e chambre du tribunal correctionnel de Clianeroi, u,ne aifaire d'ae-sats nat, comm.se a Juniet, rue Copipée. . IÎ:iymOTld Van bouilleur, 19 ans, un jeune marié, é'-ait ailé habiter au dont ici e de sa belle-mè.e, Tr... Eugénie. Des dfecufsica.E violent s surgissaient dans ie ménage entre an B... et sa be>Ue-mère, au sujet <fu ravitaillement.Au cours d'une de cel.'es-ci, Van B... saisit sa belle-m ère par la gorge, l'étrangla contre le mur, dans la cuisine, puis la jeta dans le pui;s Nous donnerons le compte rendu détaillé d€ f^efîT (m'ÏO q0i • b™"' » Çà et là La Sa,n>,-E',1 (ier décembre. — Le ponu-aire conseiller du Roi Dagobert, est essentiel-lement le patron de tout ce qui vit du travail des meteux : forgerons, maréchaux, thaudren-niers, p ombiers, ferblantiers, coutelier^, serru-ners, p ël.< rs, armuriers, horloge^, o fèv.es, de tous ces artisans qu , à Bruxelies, au moyen, âge, s etaient massifs dans le c&nitre de la vil e comme l'attestent ces appellations : rue d'( >r rue du Ruisseau-du-Cuivre ("ujourd'hui rue d 1 Impératrice), rue des Armuriers, rue des Eperonniers, etc... Et le 1er décembre de chaque année, sa fête était surtout célébrée à Bruxelles, par les deux grands métiers des for-gei eus et des orfèvres qu , après être restée longtemps unis, furent séparés e'n 1421. On sait queile importance acquit, en cette ville d3 luxe, ofc dernier métier. Les orfèvres avaient le privilège exclusif de confectionner et de vendre toute espèce d'ouvrages d'or et d'argent. En revanche, celui d'entre eux, qui était convaincu d'avo r vendu des bijoux faux, était attaché à un poteau qu. lui traversait l'or ille et il y restait exposé jusqu'à oe qu'il s'en ar-rachat lui-même; ce châtiment fut infl gé e.i-core le 24 mai 1549, sur la Grand'P.ace. à un oi'fevie et à son fils. La tradition des réjou ssances du 1er déoem. bm est encore, en temps normal, très vivace à Bruxedes et dans tout le pays. Comme jadis, les ouvriers du « stie- de M. SainbElod ,, fêtent leur patron par d'interminables beuveries et par d''s chansons de circonstance, qui mettent en scène le grand saint et aussi, avec un« verve toute popukcière au refrain son fils Oculi... ' SPORTS l OOiBALL. — lit! .ia._a tie football an-g,o-belge. — Le 15 novembre s'est joué à Chei-"iatch i1i.tu4i14.Lj4111.tiu qui a iuio aux uri-ses 11 de nos met'lleui's iiquipieas belges et un teiana composé de 9 professionnels et de S aniateius anglais. Le kick-off a été dosné par M. d Oultre-moui. . a.m. pic.-.euiLis ..olauiinieni. ;- .jU, Uau-fresne de la Chevalerie, l'ex-half du Football Club brugeois, Vandermeeren, du Raouig, eto. ^e« Anglais ont gagné le match par 4 goais ocu*re 1. 11 faut dire à ia décharné de nos equipiens qu ins jouaient sur un terrain J'une dimension à laciueile ils ne sont pas accoutu-nies eb dans des conditions atmosphériques qu'on ne rencontre jamais sur le continent, et. a, d. dans une atmosphère chargée des brouillards si néfastes aux poumons des con-uuieiKaux. . /L'équipe belge était composée e-i Deceus (G.), Swai-tebroecloc et Verbeetk (B.N Ceup pens, Hanse et Baes (H.-B.), Goetinct, Weriz, x>ai;iijn, Van iteg^ ©u Van Oa.nb (F.). L'équipe adverse t comprenait notamment Bunvan, du R. C. de Bruxelles. Les Belges gagnent le « toss ». Dès le début les Anglais attaquent eb, après plusieuns descentes dangereuses bien arrêtées par nos baoks, parviennent à ouvrir le score après 4 minutos de jeu pa,r l'entremise d© l'extérieui droit. Peu après les Belges se reprennent ei font plusieurs descentes sans résultat. L'An-g"la,is Baigman augmente l'avance sur un magnifique contre clé l'extérieur droit. Peu de temps avant la fin nos compatriotes parviennent à sauver l'honneur par l'intermédiaire de Van Hage sur attaque de Goetinck et Wertz. Le deuxième mi-temps commence par plusieurs descentes anglaises bien arrêtées pai Verbeefk et. Swarbebroeckx. Les Belges jou-cnl avec plus d'ardeur, mais ne peuvent cep en diamt ampêclieii' leurs adversaires de marque) encore 2 goa.'s. Le troisième est marqué paî Bunyan. Chez les Belges, les meilleurs furent Swarte broeoKx, BaJiyii, Verbeek, Van Hege. (Jlie; les Angnais : Taylor, Vizard et Ford se fu-en sur toub remarquer. D'autres matches auront lieu à Glasgow, Li verpool, Birmingham et Manchester. Imprimerie Internationale. 9. rue Ruysdael

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le bruxellois: journal quotidien indépendant gehört zu der Kategorie Gecensureerde pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1914 bis 1918.

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