Le bruxellois: journal quotidien indépendant

339 0
close

Warum möchten Sie diesen Inhalt melden?

Bemerkungen

senden
s.n. 1918, 04 August. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Konsultiert 14 Juli 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/th8bg2k57j/
Text zeigen

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

L_ - . « ■ pil I® v e Bruxellois ■ -as»*. •■ v. ïïm .m v wm^'^9- **■*' ■■ *■ • v*v. <M* |; JOUJRNAI/ QUOÏIDlErr INDEPENDANT ■ !■■■■ immi ii ii i i m ■!■■!! i ni ■ i ii i ■ i 11 i i ii i 11 i i i in m 11 i 111 i ii i ri ii in ii ii i i ii i i h i iri i- tt ~T~rr n ■ rrrriT rr~TT n m n nimTTMrn n lin 11 mi i n i i mi ■ i -r » uni - n a abonnement I Bruxelles - Province - Etranger liéI abonnements sont reçus exclusivement par tous le« jdUREAUX de postes. ' Les réclamations concernant les abonnements doivent jétrë a< vessées exclusivement au bureau de poste qui « Wélivri l'abonnement. iffo. * PRIX DES ABONNEMENTS : U i«3mois: 2 mois: lmols: Fr.' 9.00 Fr. 6.00 Fr. S.00 [TIRAGE : 125,000 par jour uimancne 4 Août 1918. ■ N9 1378 "annonces t w Sfi; ?lvf » et Echos La ligne, fr. 500 ..\Nécrologl8 . 3C0 Annonces commerciales 2.00 Annonces financières . . . . j <; 2.00 PETITES ANNONCES. . . La grande ligne. 2.00 'V «■ en chef : Rœi ARMAND A 1 Rédaction, Administration, Publicité, Vente : \ 4 BRUXELLES, 33-35, rue de la Caserne jk TIRAGE : 125,000 par jour 11 "i"' ii im»»»"—-—m i Au seuil i DE la Cinquième année de Guerr 4 août 1914-4 août 1918. — L'enjeu de la lut [et les fatalistes de l'Histoirei tel pourrait êt le résumé synthétique de oes quatre années luttes fratricides qui mènent le monde moder là l'abîme. 1 La guerre éclata le 2 août. Le 4 août, 1 [troupes allemandes franchissaient la froiitiè [belge à Visé. La France, ce n'est un seci pour personne, dut suivre la Russie, son alïk à oui elle a prêté plus de 15 milliards. Alexa [dre III, qui conclut l'alliaince franco-russe cui mourut peu après, en 1894, à l'âge de^ lans, après avoir redouté sans cesse de péi (victime des bombes nihilistes, comme son pè [Alexandre II, tué en février 1881, laissa )un fils de 26 ans, Nicolas II, un trône ébrar par les revendications populaires qui devaie aboutir à la révolution octobriste, qui faillit^ ei porter le tzarisme. Un simulacre de représe jtation nationale — la Douma — en. sortit. ( leurre n'empêcha pas l'étranglement des libe jtés constitutionnelles de la Finlande. La désa itreuse guerre de Mandchourie où (en 1905) Japon écrasa la Russie à Liao Yang, à Mou Iden et à Tsou Shima, prouva que le plus vas 'empire du globe (22 1/2 millions de km. c Jet 165 millions d'habitants), pouvait, faute d'e iganisation, être vaincu par une nation scienti [quement organisée à l'allemande. | 'Son expansion fut enrayée en Extrême-Oriei *— où Vladivostock que Mouraview donna a1 [Russes est déjà devenu un vrai port japonais. Le Japon, depuis lors, ne songe qu'à s'assui l'hégémonie du monde jaune et de gré ou ■ force il y réussira. L'Angleterre a préféré pi Iniquement l'avoir comme allié ' que comme co jcurrent et a engagé la Russie à oublier sa c ïaite, pour ne point laisser ce dangereux e inemi en armes derrière elle, lorsque sonner; 'l'heure des revanches rêvées par le panslavisr idans l'Orient européen. En 1914, cette heure sonné et l'assassinat de Serajevo fut le déc' lattendu et escompté. La guerre actuelle résu] jpour une part de l'équilibre instable des nati inalités balkaniques dont la rivalité est enti (tenue et voulue, depuis le traité de Berlin (187 tpar la Russie afin de lui permettre de se s< fvir de ces peuples en les usant l'un par l'a itre, en vue de créeT une fédération des natio slaves du Sud, dont elle serait la tutrice Iqu'elle absorberait plus tard en russifiant coi ^ne elle l'a fait pour les Tartares, les Letto [germains, les Lithuaniens, les Polonais et 1 autres peuples qui encerclaient au moyen-âge iGrande-Russie. Depuis Pierre le Grand, au f Imeux testament duquel on fait si souvent ; jusion, l'objectif et la clef de cette hégémo<r Ide l'Orient restait la Byzance de Constanti jEn déposséder les Turcs que Mahomet II installa en 1453, fut toujours le but final de bolitique des tzars ou plutôt du panslavism 0ont îe tzarisme n'était que le pouvoir exécu [avec mandat impératif d'en réaliser les visé (annexionnistes. L'alliance franco-russe apparut comme un cl jment indispensable à l'exécution de ce plan j gantesque. Mais il fallait se hâter. Les Jeun iTurcs réformistes, exilés par Abdul-Hamid, s' Paient formés dans les écoles occidentales. ] (trouvèrent dans la frainc-maçonnerie internati ^ .. na)p tir» auxiliaire puissant et en Mahmoud Ch< ket Pacha le général qu'il fallait pour assur ïa dictature, détrôner Abdul-Hamid (en 1909) orienter avant de tomber sous le poignard^ d'i Vieux-Turc, l'Empire ottoman vers une régéri 'ration à la moderne, sans _ laquelle la Russi qui y entretenait la décrépitude et le gâcb Ipour en profiter, n'aurait fait de la Tuirqu qu'une bouchée. L'Allemagne seconda cette J génération et à dessein. j L'acoord ajnglo-russe avait partagé virtuel! ftient la Perse en zones d'influence russe ; Nord (Azerbeidjan) et anglaise au Sud, av promesse de laisser à l'Angleterre les coudé franches pour s'emparer éventuellement _ de 1'. rabie jusqu'à la Mésopotamie et l'Assyrie (Ba jiad), ce qui unirait alors l'Egypte à la Birm hie indo-britannique et donnerait à Georges le plus magnifique empire que le monde ; connu, digne pendant du^ formidable empire < jNord. Ces deux impérialismes s'étaient compi jet allaient s'unir pour réaliser leurs plans [tanesques. La Turquie, « l'Homme Malade serait «achevée». Le bloc slave et néo-slave, c fcrienté par les intérêts ethniques, religieux, éc nomiques et politiques, se dresserait dés-orma comme une muraille de granit devant le bl 'germanique menaçant et presque unifié et 1 barrerait à jamais la route de l'Orient. . C'est ce qui explique ce fait incompréhensib !de la Grande-Bretagne, entreprenant avec ^France, vassate de la Russie, la dernière cr< .Sade de la soi-disant chrétienté pour aider installer les Tzars russes dans la mosquée < Sainte-Sophie et restaurer à leur profit l'empi de Théodose et de Constantin. La communau des intérêts et des buts de ces deux impéri Jismes visant à se partager les trois quarts < l'Asie est la raison suprême de l'alliance pai Hoxiale de la Baleine et de l'Ours moscovite. Au milieu de ces plans gigantesques la Fra jpe, idéalisme! incurable, apparut comme deva jouer le tôle de brillant troisième. Sa puissan navale, encore respectable, malgré l'incurie < Bes ministres et sa vaillante armée (si mal coi mandée, hélas ! que déjà Joffre dut casser u bonne vingtaine de généraux, — tout comr pOtre roi Albert a dû (en 1915) remercier «remplacer» dix généraux et autant de colonel bt surtout ses immenses réserves d'or et son i (comparable prestige moral, devaient être d éléments de première valeur entre les mains d [deux protagonistes de la Triple Entente po: hâter la réalisation de leurs desseins. Le mil ge de la restitution de l'Alsace-Lorraine pie fée depuis Sedan par la France sentimentale, la promesse de l'annexion du Palatinat jusqu' Jihin et la Moselle, suffirent, avec la nécess: pratique de soutenir bon gré mal gré l'alli jrusse qui, si elle le lâchait, ne pourrait pei Être jamais rendre aucun des milliards lui pi jtés en vue d'être secourue à l'heure de laSeva I che de 1870, déterminèrent la France répub caine à « marcher » dans le conflit actuel, où, part la revendication de l'Alsace-Lorraine, el aurait eu plutôt à être aux côtés de l'Allem "gne avec l'Autriche-Hongrie ou, tout au moin à rester sagement neutre comme sa sœur lati; i'Espagne. A Trafalgar, en 1805, Horace Nelson, en anéa tissant la flotte française de Villeneuve et [flotte espagnole de Gravina, avait assuré à .Grande-Bretagne la maîtrise définitive des mei iiWaterloo, en 1815, enlevait à la France le sce tre du continent européen, qu'elle aurait pu ga Sder si Napoléon I s'était contenté de la Gau lavec le Rhin, les Alpes et l'Ebre comme fro jtières. Le bonapartisme a toujours songé à r faire cette plus grande France et tous les Go-[vernements de Paris ont caressé le même rê" depuis 1815. Les actes diplomatiques et tou l'histoire en font foi. Le renoncement de [troisième république opportuniste actuelle à -programme nationaliste m'est motivé que p; l'impuissance de la France à tenter seule ; réalisation, en présence de la puissance gra dissante du bloc germanique. Rien de plus, n'e 'déplaise à toutes nos préférences du moment aux contingences obligatoires de notre avent reuse alliance actuelle. . Le 22 mai 1915, l'Italie, puis la Roumani se joignaient à l'Entente franco-anglaise et y a un an, la République vankee entrait à so , tour dans l'arène pour d éfendre surtout s 'clients et débiteurs et garantir le recouvremej de ses centaines de milliards de créances, mis< jen péril par la formidable puissance offensh Ides centraux- La Serbie reste anéantie; la Turquie résisté victorieusement partout, et^ l'Italie en est réduite à se défendre en Vénétie. La Roumanie; domptée, a signé à Bucarest une paix qui l'agrandit de la Bessarabie roumaine, pour ^ 1; C consoler de la restitution de la Dobroudcha bulgare. ,e Les provinces baltiques, libérées, avec la Po re logne et la Finlande, comme elles, s'organisen 4e indépendantes et autonomes, pendant que la contre-révolution gronde dans la Russie maxima-liste, où triomphe encore momentanément 1< bolchévisme, qui signa la paix de Brest-Litowsk, es qu'aucun gouvernement ultérieur n'oserait dé-r? chirer, car le peuple se sent las de la guerre e et s'il reprend les armes, ce sera pour repous-e" ser son ennemi séculaire et irréductible, l'en-"j valiisseur et conquérant Nippon. Les Japonais, en effet, songent à utiliser à •;r leur profit exclusif la contre-révolution aue ten-re tent les mercenaires tchéco-slovaques. _ Ils réta-;t bliront, affirment-ils, l'ordre en Sibérie, maif surtout ils s'y établiront comme les Anglais en nt Egypte. n- Voici ce que l'organe du gouvernement de; n- Soviets, 1' « Isvestija », de Moscou, écrivait le > 28 juillet, au sujet de l'intervention japonaise :r- en Sibérie : s- « Les conditions mises par le Japon à l'en-le voi d'une armée de 500,000 hommes en Russie k- pour y rétablir le front de l'Est, sont les suite vantes : 1. Le Japon prendra possession de tou-ar tes les concessions allemandes en Chine ; 2. Le '.r- Japon aura une situation spéciale en Sibérie el fi- en Mandchourie; 3. Maintenant les clauses de son traité avec la Chine, le Japon reprendra it, les anciennes sphères d'influence de l'Amérique îx et de l'Angleterre, notamment dans les îles dï — Pacifique, y compris les Philippines et les île; er de la mer du Sud. 3e Dans lea documents secrets que le gouverne a- ment a découverts dans les archives du ministèn n- des affaires étrangères, se trouve la preuve qui é- l'Entente — dont la Russie faisait encore partie n- en ce moment — a proposé au Japon, commi ùt compensation pour sa participation à la guerre,d< 10 lui faire don des colonies hollandaises de Bornéo ,a de Java et des Célèbes sans l'assentiment dei lc Pays-Bas. Une vraie piraterie pour punir la Hol te lande de sa neutralité. Aussi longtemps que la situation à l'Ouest n< présentait pas un caractère critique, l'Entente ,r_ avait refusé de s'engager à fond. Aujourd'hui, li ' " Rubicon est franchi et le Japon voit faire droit ' Qg toutes ses exigences. S'il demandait davantage et l'Entente le lui accorderait. n- Or, dit avec raison la « Correspondance publi as que de l'Europe centrale » une action japonaise es en Sibérie aura pour premier résultat d'amoin la drir de moitié l'aide que l'Entente attend de; a- Etats-Unis, ces derniers se trouvant dès mainte il- nant placés aux antipodes des intérêts japonais ie II en surgira de suite une divergence de vue qu n. se transformera rapidement en une inimitié mani y feste. la La guerre n'en sera que prolongée, sans résul e. tat aucun pour l'Entente en Europe, et il se pro duira une scission entre les Alliés d'aujourd'hui es dont les intérêts économiques et les convoitise; vont se trouver aux prises en Extrême-Orient. Ce n'est pas du Japon que l'Entente doit atten-ri" dre le salut, c'est d'elle-même et cela par ui e,s procédé simple qui consisterait à faire la paix. ]s Si en décembre 1916 on avait agi ainsi ; si er 0_ juillet 1917 même, acceptant les bases de la réso .f_ lution du Reichstag, on avait mis lin aux hosti er lités, la Russie serait encore ce qu elle était alors et des millions de tonnes de navires ne seraient pa: tn au fond de la mer ; le monde ne serait pas acculs é_ à la famine et l'on n'aurait pas besoin de deman e> der au Japon de sauver la Sibérie en se l'attri is buanti ie Mais quelle dérision aussi : Sauver la Sibérie é- alors qu'on est incapable de délivrer ses propre; territoires occupés! et que Hindenburg s'est avan e- cé davantage vers Paris. iu L'Entente peut-elle espérer que, s'appuyant su) ec les éléments russes restés favorables aux Alliés es les Japonais réussiront peut-être à rallumer li guerre à l'Est? La « Feuille » du 7 mars définis. P- sait ainsi la moralité de ce joli projet: î, « Ce qu'on semble en tout cas attendre d'eux • t c'est qu'ils entraînent sur leurs pas tout ce que i1; l'Orient russe compte de mécontents, de cosaque; • en particulier, et que, soulevant la Russie contre. '■ révolutionnaire, — qui sait ? libérant peut-être It j" tsar — (les Bolchevistes l'ont fusillé le 16 juil • ' let à Ekaterinembourg) — ils reprennent toute h 0_ Russie au collet pour la rejeter dans la guerre js Eh quci ? ce peuple n'a-t-il donc pas assez souf -)C fert et saigné encore, qu'on l'oblige à gravir une u; seconde fois l'effroyable calvaire? Les Russe; n'ont-ils pas mille et une mille fois gagné leui droit à la paix ? Et doivent-ils trouver chez leur; ie ex-alliés d'aussi implacables bourreaux que che; la leurs propres ennemis ? » )lr II faudrait, suivant le «Journal de Genève» dt 3 mars dernier, être aveugle pour_ croire que ® l'arrivée des soldats nippons à Vladivostock es une menace directe à l'Allemagne. La presse française elle-même n'a pas le courage de le ?" prétendre. Dans l'«Action Françaiseï, M. Jac ques Bainville ajoute carrément : <a Les Japonais iront d'abord où leurs inté rêts les appellent. Il conviendra de ne pas ou „* blier à quelle sorte d'associés nous nous adres £ sons. ee Le Japon est le type du peuple réaliste, di n_ peuple qui a sa fortune à faire et qui grandit ae Lorsque la formule de la paix <e sans annexion; ae ni indemnités a été mise en circulation, les Ja et ponais ont déclaré qu'ils, ne comprenaient pa; s) que la guerre pût ne pas récompenser et paye: n. le vainqueur. Aussi il ne faudra pas le chica es ner sur l'impérialisme es Le «Journal de Genève» continue: « Les Ja îr ponais sont entrés dans la guerre» beaucoui a- moins pour abattre la puissance allemande, qu u- ne les menaçait pas, que pour engranger uni et riche moisson. Ils ont commencé par mettre 1; lu main sur Kiao-Tchéou et, tout autour, sur u.i té large territoire chinois, que les Allemands n'a ée vaient jamais possédé — ils ont jeté des «avant it- postes» jusqu'à 250 kilomètres à l'intérieur d< ê- la Chine. Ils. se sont ensuite entendus avec le: a- Américains sur la répartition des influences ei li- Chine et tout le monde sait ce que parler veu à dire. 'e La Sibérie est un pays beaucoup plus grane a" que l'Europe. La distance de Vladivostock : s. l'Oural est de 4,000 kilomètres, soit deux foi le celle qui sépare Paris de Saint-Pétersbouirg. I est fort peu probable que les Japonais songent à 1; n- parcourir. Ils s'établiront seulement dans le la régions de l'Extrême-Orient qui avoisinent leu la Métropole et ils v trouveront largement de quo s. satisfaire leurs ambitions et leurs besoins d'ac p- tivité, sans se heurter de longtemps à l'expan r- sion allemande. La table est grande et bien ser le vie ; plusieurs convives y trouveront place faci a- lement, à la seule condition de s'entendre. e" « La Sibérie, en effet, contrairement à ce qu l'on imagine, est un pays riche et un pays d'à 'e venir. ec C'est dans un admirable pays que les Taponai vont mettre le pied. Quand le retireront-ils? Tan r® dis qu'on s'égorge en Europe, ils ont choisi 1; ; bonne jart.Qui voudrait et pourrait la leur ôter ?i a_ « Il est à craindre, disait 1' te Humanité » du 1' ■n mars, que les raisons^ invoquées par le Japon ni et soient que simples prétextes pour prendre pied ei u- Sibérie. L'intervention du Japon en Sibérie ne ris que-t-elle pas de jeter la Russie dans les bras di l'Allemagne ? Menacés en Extrême-Orient, pou parer à ce nouveau péril, les Russes n'accepteront n ils point l'aide des Allemands, et, la guerre chan =s géant de front, ne seront-ils pas entraînés à chan ît | ger de camp ? :s En somme, l'Entente se rend bien compte que e si le Japon se décide à intervenir en Sibérie, ci n'est Ras pour §es beaux yeux, mais, pour faire 1< mieux et le plus largement possible ses propr affaires 1 ' Le gouvernement maximaliste déclare qu'il co sidère toute intervention armée sur le territoi 1 russe comme une ee invasion hostile » et qu'il s opposera par tous les moyens. Dans ces condition on comprend que 1' ee Heure » du 8 mars ait éci que cette intervention pouvait devenir <e un gra1 t danger » pour l'Entente. En réalité chacun des alliés de l'Angleter fait comme elle-même sa guerre au nom du sac : égoïsme, ce qui signifie que les fauves lâchés la curée s'entredéchireraient si par hasard leu efforts réunis avaient raison de l'Allemagne et e l'Europe centrale. Aussi la guerre durera-t-el aussi longtemps que ces peuples de proie n'auro: pas reconnu leur impuissance à anéantir ou se lement à vaincre le bloc germanique. La contre-offensive récente de Foch a sous i rapport ruiné les espoirs de l'Entente. Cette vision d'ensemble du problème mondi 1 qui se dresse sous nos yeux était indispensab pour fixer nos idées et nous fair" surtout compre dre pourquoi Edouard VII réalisa si habileme: l'encerclement de l'Allemagne et fit -sortir l'A gleterre de son ee splendide isolement ». L'Ail magne vit aussitôt se lever contre elle les dei impérialismes en action :anglais et russe.Au poi de vue de son expansion coloniale l'Angleter: était, et ne le niait pas, l'ennemi immédiat et plus redoutable de l'Allemagne moderne. Celle-e: vu sa force et le nombre de ses enfants, réclama et prenait économiquement une place inquiétant Elle menaçait l'hégémonie maritime et économ que de l'Angleterre dans le monde. Elle était doi ee marquée », car la sécurité des plans gigante ques de l'Angleterre dépendait de l'écrasement t sa formidable concurrente nouvelle. L'Allemagi i le comprit. Tout autre considération devait disp raître pour elle devant le besoin de vaincre notre pauvre neutralité était la première sacrifie ; d'avance par "tous les belligérants aux nécessiti ; de la guerre effroyable qui allait refondre la ca ; te du monde. Marc ie Solm. \ LR GUERRE Communiqués Officiels ALLEMANDS BERLIN, 3 août. — Officiel de midi: Théâtre de la guerre à l'Ouest Croups ^'armées du prince héritier Rupprech: Au sud-ouest d'Y-pres nous avons re-poussé hit ; matin de bonne heure une forte attaque -partisli anglaise, four le restant l'activité combattu -, s'est bornée à des reconnaissances et à un fe d'artillerie se ravivant de temps à autre. Croups d'armées du Kronprlnz allemand 1 Les grands succès de l'armée du colonel-génért von Boehn, au cours de la bataille du 1er aoû ont contribué à la réussite complète des mouv. ments exécutés hier. Notre ancien terrain de con bat a été pris jusqu'au lever du jour et en certain endroits jusque 11 heures du matim, sous le fc i d'artillerie, de l'ennemi. Ses détachements d'il fanterie et de cavalerie n'ont suivi qu'en hésitai et avec prudence nos troupes d'avant-plan se ret ra.it lentement. Au cours de petits combats^ no« avons occasionné des pertes considérables a l'ei ne mi. En Champagne nous avons fait environ 1< prisonniers, au cours de combats couronnés a succès au nord-uuesi de So'UUuff*' i Le lieutenant Vdet a remporté sa 41e, sa 1,2e t : sa hSe victoire aérienne, le lieutenant baron vo Richthofetij sa 31e et sa S2e, le sergent The. sa 2Ge. BERLIN, 8 août. — Officiel du soir: Léger contact de bataille avec l'ennemi au fro de combat. La guerre sous-marine. BERLIN, S juillet. — Officiel: , Nos sous-marins ont coulé SOfiOO tonnes d jauge brute -à la côte occidentale de lJAngleterr AUTRICHIEN VIENNE, 2 août. — Officiel: : Sur le théâtre de la guerre en Italie, cano: i 7lade violente et persistante sur un grand 7iomb. de points. En fudicarie, près de Bezzecca, c ; nord-ouest d'Asiago et au sud de Quero, no-, avons fait échouer des opérations de reconnai i sance italiennes. En Albanie, les troupes du général-colonel b ron von Pflanzer-Baltin, avançant des deux côt du Sémer.i à l'endroit où la rivière décrit un ar sont arrivées jusque tout contre la ligne Fiele-B. rat en poursuivant l'ennemi. Plus à l'est, dans vallée supérieure du Devoli et su: les versants qi la bordent, nos vaillants bataillons, bien qu'ils . soient heurtés à une violente résistance, ont pr [ d'assaut plusieurs points d'appui. Là aussi l'enn mi cède du terrain. Au cours des combats livr. ces derniers jours, se sont particulierement disti gués le 2e et le 3e bataillon dei chasseurs de Bosnie-Herzégovine, trois détachements des ré g ments bosniaques n. 7, le landstv.riifjputrichien j et le landsturm hongrois 4, ainsi que des batt ries des régiments d'artillerie de montagne 5 et t BULGARE SOFIA, 31 juillet. — Officiel; [ Sur le front en Macédoine, au sud-ouest d sources du Shumbi, nous avons mis en fuite d . détachements d'assaut français; nous en avo', dispersé d'autres sur les rives du lac d'Ochrîda ■ sur celles du lac de Presfa. Dajis la boucle de Czerna, près du Dobropolje, canonnade rècipr que plus violente à certains moments. Au md < Gewgeli. nos troupes d'assaut ont pénétré dans l f,ranchées ennemies. A l'est du V.irdar, ;.ous avo-, 'mis en fuite des détachements ennemis qui te ■ taient d'atteindre nos tranchées après une frép | ration dartillerie.Près de Doiran,courtes attaqui ! de l'artillerie ennemie,. A l'ouest de Sérès, n batteries ont dispersé plusieurs détachements e reconnaissance ennemis. FRANÇAIS ; PARIS, 2 août. — Officiel, S h. p. m. i Au cours de la nuil nos troupes ont réalisé i t nouveaux progrès au nord de la Mnrne. PARIS, S août. — OUtcial 11 h. p. m. f Les attaques menées depuis deux jours par n. troupes et les unités alliées sur le front au no: ï de la Marne, ont obtenu un plein succès. Bouscu : sur toute la ligne, l'ennemi a été contraint d'aba . donner la position de résistance qu'il avait chois 5 entre Fère-en-Tardcnois et Ville-en-Tardcnois, et i ■ précipiter sa retraite. A gauche, nos troupes so 1 entrées dans SoissQns. Phts au sud, elles ont,franc la Crise sur tout son, parcours. Au centre, progre sant largement au nord de l'Ourcq, elles ont dépa sé Arcy-iSainlc-Rcstitue et pénétré dans les bo de Dole, rius à l'est, Coulonges, à quatre lcilomèlr au nord du bois Meunière, est en leur possessio 1 A droite, Goussancourt, Villers-Agron et Ville-e " Tardenois sont à elles. Sur celte partie du fror. nous avons porté nos lignes à cinq kilomètres ew s ron au nord de la roule de Dorm'ans à Reims, s-, la ligne générale yézilly-Lhéry. Entre Ardre et Vi i les, nous avons occupé Gueux et Thillois. [ ITALIEN : ROME, 1 août. — Officiel: 1 En quelques points du front l'activité combi tive a été plus animée hier durant la nuit et pe ' dant le jour. Dans la vallée de Lutro, un de n r détachements de' reconnaissance ■s'est rencont avec une patrouille adversaire et l'a mise en fi te en faisant quelques prisonniers. Sur le Mon Corno, dans la Vallarsa, sur le Cornone (sur ■ versant méridional du Sàsso RoSso) des détac}. , ments ennemis qui cherchaient à s'approcher ; nos lignes après une forte préparation a'artiller, i furent rej.oussés de façon sanglante grâce à la '• es gilance de nos défendeurs et a la rapide mte vention de notre artillerie. Q_ Sur le Monte Asolone nous avons enlet re poste ennemi avancé, grâce à un coup de ma. audacieux qui nous valut 12 soldats et 2 prépos. s comme prisonniers. Au cours des combats aeriei ïj trois avions ennemis ont été abattus. ANGLAIS re LONDRES, 1 août. — Officiel: r- Nous avons exécuté avec succès uni atlaqi ^ dans la région de Lens. rs -*** || DERNIERES DEPECHES it a. LES COMBATS A L'OUEST Une Interview de Hindenburg et Ludendorff :e Cologne, 2 août. — Le Dr Georges Wegene' de la eeGazette de Cologne», a eu la bonne fo al tune d'interviewer les deux chefs de l'état-m; le jor allemand. a- « Le général Ludendorff, dit le Dr Wegeme at nous a reçu d'abord et s'est exprimé comm a- suit: e- « Le plan de notre offensive du 15 juillet n' ex pas réussi stratégiquement cette fois. L'ennen it connaissait le lieu et l'heure de notre attaque re II se déroba à nos coups avec une décision < [e des mesures telles qu'elles font honneur au g< i, néralissime français. Aussitôt que nous nous fi it mes rendu compte que la continuation de notr e. attaque nous eût coûté de trop grands sacrif i- "ces, nous l'interrompîmes dès le 16 pour épni ic gner nos troupes, comme nous l'avons fait loi s. de nos offensives précédentes où nos pertes ai [e raient dépassé ce que nous~ aurions pu encoi ie obtenir ultérieurement. L'adversaire a déclanch a- alors sa contre-attaque en un autre endroit < a obtenu le succès de début inévitable. Nou ;e avions d'ailleurs prévu cette attaque et nou ss nous v attendions. Il s'agissait pour nous d'en r. pccher le succès décisif qui constituait le br principal du plan ennemi et d'éprouver nous même le moins de pertes possibles. Nous avons fait échouer le plan de l'ennen d'encercler les fractions de notre armée et no matériaux de guerre se trouvant entre la Son me et Reims, contre le saillant près de la Mai ne. Nous avons abandonné méthodiquement un partie de ce terrain à l'ennemi; par contre, le troupes et les matériaux ont été transférés dan une position assurée. Ce terrain importe peu S'il s'agissait de territoire allemand, la pert de chaque village nous serait pénible, mais nou . détenons suffisamment de territoire ennemi pou nous permettre ces pertes. Notre mission d'ail r leurs ne consiste pas à conquérir du territoir e et à le maintenir à tout prix, mais à diminue 'e la force combattive de l'ennemi. « Gain de ter u rain », « ligne de la Marne », ce se>nt là de mots convenus, qui ne servent que l'enthou siasme du moment, mais n'ont aucune impor >1 tance pour l'issue de la guerre. Nos opération r exécutées depuis l'offensive de l'adversaire on atteint, outre notre sécurité, ce but qu'il a sub et subit encore, des pertes extraordinaires. Nou s tenons compte du renfort que donnent à l'ad u versaire les troupes américaines, mais les lourd sacrifices qu'il s'impose actuellement sans suc cès sont d'autant plus importants. Je ne pui •_ naturellement vous dire ce que nous compton ,j faire prochainement, mais soyez pourtant assu ré de ceci, d'ailleurs je suppose que moi-mêm je dois vous en donner l'impression, c'est qu'a près comme avant, nous sommes animés de 1. même confiance ». e , Le E'énéral ff.ld-roaréchal von Hindenburi ubonda dans ce sens et se répandit en louan 't ges sur la valeur des troupes allemandes di n frorat de l'Ouest, notamment des troupes d'in n' fanterie; il ajouta: ee Nous avons transféré le; combats sur un terrain plus favorable, afin d faciliter aux troupes le combat et les condition ^ vitales par des transports assurés. Racontez ai lt pays les prouesses de nos soldats et faites-lu part en même temps de la confiance qui nou anime tous. Certes, quatre années de guerre pa reille ne sont pas une bagatelle, mais si nou continuons à nous porter comme au cours d ces quatre dernières années, nous aboutirons . ce que nous voulons, notamment: une paix ho norable. Si vous voulez dire un petit mot d ma personne, ajouta-t-il en souriant, vous pou vez dire, contrairement aux sornettes qui on li- été répandues sjir mon compte, que vous m'ave ■e vu de vos yeux, en chair et en os et en excel \u lente santé. Je n'ai pas même pincé un rhum <s et vous pouvez me tâter, je ne suis pas un fan s- tôme qui revient de l'autre monde » ce que 1 feld-maréchal confirma par un solide e^; chaleu a- reux «shake-hands ». ?s Bombardement de Rouen et du Havre Rouen, 2 août (Havas). — Durant la nuit d r'a 1er août, une escadrille d'avions a survolé le districts urbains de Rouen et du Havre. On s: gnale dans la région du Havre 1 mort et 4 bles j"s sés légèrement. De Rouen, on ne signale au e_ cune victime. ss La guerre aérienne <i- Berlin, 2 août. — Du 26 à fin juillet, no la forces de combat aériennes ont continué à d< i- ployer avec succès leur activité. Eli dépit d 2 temps défavorable, nos aviateurs de bataille or e- pris part, à diverses reprises, au combat finî 3. et tinrent en respect l'adversaire, cherchant prendre contact, au front entre Reims et Soi: soens. Le 28 juillet, ils combattirent avec u succès visible au cours d'un engagement qui dt c. ra cinq heures, les colonnes ennemies marchai " sur Fère-en-Tardenois. Des reconnaissances f courte et à. longue distance, ainsi que des vol J", d'infanterie furent exécutés, en dépit de la tere f' pête faisant rage et fréquemment à très faibl ' hauteur. Au cours de violentes batailles aérier j nés, extrêmement désastreuses pour l'ennem nos aviateurs de chasse ont fait échouer les tai " tatives sans cesse renouvelées de l'ennemi e !S vue de pénétrer à l'aide d'escaelrilles de bon n" bardement et de reconnaissance dans notre hir f" terland. Nos escadrilles de bombardement attj s quèrent des installations de chemin de fer, de abris et des champs d'aviation, au moyen d 80,803 kg. de bombes, en dépit du temps 1 plus exécrable et d'une violente contre-aotioi A la suite de la première explosion, un gran incendie éclata à Epernay et dura toute la nui Du 2>6 au 31 juillet, nous avons perdu 21 avion îe et 4 ballons captifs. Les pertes de nos adve: saires s'élèvent à 74 avions abattus en comb: aérien et 5 autres par nos canons de défens terrestres, ainsi que 2 ballons captifs. Le lier ^ tenant Lôwenhardt a participé à ces succès pe sa 45e jusqu'à sa 48e victoire aérienne ; le liei tenant Bolle par sa 27e et le sergent de la ga: *?- de aérienne Lehmann par sa 12e et sa 13e. ie La guerre sous-marine it Rotterdam, 1er août. — Les journaux annen Iii cent que le vapeur anglais «Kirkham Abbeyi s- parti le 26 juillet dans un convoi de Rotterdai s- pour les Ineïes Néerlandaises, a coulé. On igne is re jusqu'à présent si le navire a touché un ss mine ou s'il a été torpillé, et on ne connaît pa n. encore le sort de l'éqoiipage. Le vapeur jai n- geait 1,176 tonnes brut et avait été constru .t, en 1918. 'i- La répartition des Américains à l'Ouest Bâle, 2 août. — Des «Basler Nachrichten» : I s" nombre des divisions américaines au front c combat proprement dit est remarquablement m uime. On annonce de source digne de foi qu'a tuellement, il v a tout au plus de 120,000 150,000 Américains au front. Dans les autre it- secteurs du front, notamment dans les Vosge n- il n'y a que peu de eîivisions de positions am> os ricaines. Il y a en tout cas un grand nombi ré d'Américains qui sont instruits et utilisés dai ii- les étapes et élans l'hinterland français. On d te que pour un Américain au front, il y en a le derrière le front. e- Les pertes anglaises ie Londres, 2 août. — La liste des pertes ai e, glaises du 1er au 15 juillet contient les nomsj ^-Jl52,326 tués, blessés et disparu?- Le territoire perdu par l'Entente au cours de?' quatre premières années de guerre ^ '* Berlin 2 août. — Depuis le début de la guéri fe' Puissances Centrales ont occupé 770 OOO ■S km. carres de territoire ennemi, c.-à-d uma ^«"^lant à 1 1/2 fois environ celle de tout 1 Empire allemand. Le gain de terrain s'est accru^ de plus de 220,000 km. carrés durant la derniere annee de guerre. Dans ce total ne sont pas compris les territoires des peuples li-:e nutrophes de la Russie, libérés par le secours des armes allemandes, soit 851,OW km carrés ; A» Qu 1 D •' paiUsmt,e des Opérations près 1 lamopol, Riga, Oesel, et par notre mar-1 ^Len av,aijl,t de février et de mars 1918. pour , Hp! ™,qUi ,-n? co"cernait Pas les territoires des peuples limitrophes, plus de 178,000 km 1 carres de territoire russe sont tombés aux mains des armées coalisées. i rl i;w Jtalie- ]a. 12e bataille de l'Isonzo a rendu i 9 9i^>S i ennemi?' ?n octobre et novembre 1917,< f'\ km. carres de terre autrichienne, et a en-leve en outre aux Italiens, deux provinces flo- è carrés UDe supcrflcie de Elus de 12,000 km. a nia°rSR m 1,'offensK'e allemande à l'Ouest, en 1918, 6,200 km. carres en France et 198 km., carres en Belgique, ont été réoccupés par nos •• troupes. Au détail, les pertes occasionnées aux * Jjtaîs °e 1 Entente, par leurs adversaires, peu, •- vent s exprimer comme suit : < l" Belgique, 29,178 km. cariés; France, 24,000 km. c. ; Italie, 14,558 km. c. ; Russie, 478,705 «?rs7C'i: Rouma?ie' , 100,000 km. c. ; Serbie, - «5,687 km. c. ; Monténégro. 14,180 km. c. • 3 s Albanie, 17,000 km. carrés. • ' 1 A ,ce *ain de terrain d'environ 770,000 km,! é carré-' nte peut a Pehie opposer 2.039 kn^ s Extrémisme chez l'Entente s , JerIin' ? a°ût. — La «Morgenpost» écrit, re^ _ lativement aux discours des politiciens anglais i t « Un langage de boxeur à n'en plus finir, guer« * re jusqu a 1 anéantissement de l'Allemagne, et i la chose est impossible par les armes, vie-! .i toire par 1 étranglement économique. Mais, en1 s tout cas, destruction sans pitié. » Tels sont les*1 _ rugissements à l'unisson de la presse de l'En-' .. tente, tandis que, de notre part, on n'entendl e q.Y.U1?e V01X Pour formuler coûte parole- con- s ciLiation. arrangement ! s L'égalité de service chez les Alliés Genève, 2 août. — Des journaux parisiens ont e entame une propagande dans le but de voii! s tous les Allies introduire un service militaire» r n f'g , . duree._ Ceci concerne particulièrement 1 Amérique qui, dans ce cas, devra reculer la li-; mite d âge de ses soldats. r La danse des milliards en France Genève, 3 août. — Le ministre des Finances . français a sollicité de la Chambre un nouveau crédit de 3,015,600,000 francs, destiné à couvrir les intérêts de l'emprunt russe émis en France. . Ce crédit sera porte sous la rubrique <e Avances . aux gouvernements alliés et amis », qui attein-5 dra ainsi le montant de 7,166,135,000 francs. Le ravitaillement de Paris 3 Genève, 3 août. —— Le député parisien Maye-ras a demandé à interpeller le gouvernement 3 sur la disette de farine et de pommes de terre 3 qui regne à Paris. La protection des monuments parisiens I Le ee Fig;aro » publie la liste des monuments " parisiens que le gouvernement a munis el'un re-vetement pour les protéger contre le bombarde-"* r mejnt. Les frais entraînés par cette mesure s'élè, » voat a enviioii i.ô mrîiicm ue francs. ! L'affaire Maivy Berne, 2 août. — Mercredi dernier, en clô' 5 ture de seance,^ le défenseur de Malvy a donn<> » lecture d un mémoire qui, sur le terrain ercl 3 sivement juridique et sans tenir compte erau-1 jUtlr 'jeteur politique, fait ressortir le manqua i de fondement des plaintes formulées contre Mal-5 v">r- tout en prouvant que le Sénat n'est pas . qualifie en tant que tribunal d'Etat. Le mémoi-3 re conclut que la_ complicité de Malvy ne peut ; ctre déterminée ni directement ni indirectement, i Le procès Villain l Genève, 3 août. — Le comité de la Ligue des ~ Droits de l'Homme à Paris proteste contre l'a-~ journement du procès Villain, l'assassin de Jau- 1 rès. Dans l'intérêt de la paix intérieure, la Ligue s'était ralliée à l'ajournement de ce pro-" cès, mais elle estime que l'assassin demandant " lui-même à être jugé, un nouvel ajournement ~ du procès est inadmissible. \ Lloyd George et les unionistes Le eeYorkshire Post» fait mention des promesses que les Unionistes ont exigées de M. Lloyd George en échange de leur aide aux élections.' a Parmi ces promesses se trouverait celle qu'avant s la fin de la guerre le gouvernement ne eiéposera * pas de projet de loi sur le « Home Rule » et ' celle que les droits protectionnistes, pour tout - l'Empire, auront la préférence sur tout autre programme de reconstruction. Le journal écrit que M. Lloyd George est prêt à accepter ces s conditions et dès l'approche des élections il se- _ rait annoncé publiquement qu'il les a agréées. li Dans le parti ouvrier anglais. ' La Haye, 3 août. — Le parti ouvrier anglais 1 a décidé que tout membre du parti qui accepte a un portefeuille est tenu de remettre à son dis-trict électoral une déclaration écrite par laquelle ; n il s'engage à quitter le parti dans le cas où, en, - sa qualité de ministre, il aurait enfreint les dé-t cisions du parti. ; a Le Japon et les colonies hollandaises. Le eeBureau de Correspondance» de La Haye e publie la note suivante : ee En ce qui concerne _ l'affirmation du journal russe eelsvestia» repro-| duite par quelques journaux hollandais et d'a-près laquelle l'Entente aurait fait au Japon une n proposition par laquelle les Indes néerlandaises' L_ auraient été offertes à titre de compensation _ pour une participation active à la guerre, la lé-. _ gation japonaise à La Haye a été autorisée par s son gouvernement à déclarer que cette affirma-e tion est dénuée de tout fondement ». e Le prochain mariage du roi de Grèce, i. Milan, 3 août. — La nouvelle du prochain ma-d riage du roi Alexandre de Grèce avec une dame t. de l'aristocratie athénienne a causé une grande s sensation dans la capitale grecque. Le eeHestia» '- écrit que cette union ne saurait se faire sans it consulter l'opinion publique et sans le consen-e tement du Parlement. Une interpellation sur le cas Almereyda Genève, 3 août. — Le député Constant a dé-." posé à la Chambre une motion invitant le gou-vernement à faire connaître enfin la vérité sur - le soi-disant suicide d'Almereyda. 1 Le <e Rheinland » L" Berlin, 2 août. — Le vaisseau de ligne «Rhein-'• land», qui avait donné de l'avant .sur une île s n tocheuse dans le golfe de Finlande, a pu, après; des travaux compliqués, rentrer à son port ei'at-e tache. r. ■ ' - li s • s. . ~ - : \ J f- LES EVENEMENTS EN RUSSIE Funérailles du feld-maréchal von Eickhorn ; Berlin, 2 août. — Hier dans la matinée, lés funérailles du feld-maréchal von Eickhorn et du-,e capitaine von Dessler ont eu lieu à Kiew, avec ,e une garde d'honneur composée d'officiers ou-krainiens et allemands. Nombreuses couronnes de la part des autorités allemandes, austro-hon-a groises et oukratoiennes, ainsi que des délé-ï.s gués de Bulgarie et de Turquie et de la ville I' de Kiew._ Sur le cercueil du feld-maréchal, sous le coussin portant les insignes de l'ordre du e Grand Aigle noir et d'autres distinctions, la l.® couronne d'argent de l'hetman en signe de deui* '* et de respect reconnaissant au défunt. L'het< B man était d'ailleurs^présent avec son épouse e» leur suite ainsi que le premier ministre Lyso-jub; le ministère de la guerre et l'état-majof i- d'Oukraine étaient représentés par de nombreux le officiers; ranib^ssad£ur„.vaa..Mumm v_ ^Lnait enraiement. I ftimanche 4 Août 1918. « H° 13791 DIX CENTIMES bimanchë 4 Àoiit Î91 i Il 8, ■ N° 137îf

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le bruxellois: journal quotidien indépendant gehört zu der Kategorie Gecensureerde pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1914 bis 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Zufügen an Sammlung

Ort

Zeiträume