Le courrier d'Anvers

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02 Januar 1914
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s.n. 1914, 02 Januar. Le courrier d'Anvers. Konsultiert 28 September 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/rv0cv4cq82/
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Douzième Année — N° 1 Le Numéro 10 Centimes Vendredi 2 Janvier 1014 RÉDACTION 21, .place de la Gare ANVERS Téléplione 4781 POUR LA PUBLICITÉ s'adresser au Bureau Central de Publicité 21. place de la Gare LE COURRIER D'ANVERS PARAISSANT LE VENDREDI AJJJtUJNISTKA JIOJN 21, place de la Gart ANVERS Téléphone 4781 ABONNEMENTS : Belgique. . . Frs 10 Union Postale. s 12 =»l NOS ARTISTES !(«= Mlle JULIETTE PRIQUKT, du i neatre Koyai —- Le Courrier Envers à M a&tynnii it à M heteu.'M vntiWkwii Aw^iaÀi.i. ^ c. „ Notes d'un Grincheux Vendredi 26• — Nos braves échevins et nos conseillers plus braves encore, se sont payé mainte fois de petites ballades dans îles capitales , du Continent, aux frais de la princesse évidemment et clans le but de voir ce que l'on faisait ailleurs, afin de nous faire bénéficier de l'expérience acquise ainsi grâce à notre bonne galette. Au fond) tous ces messieurs se sont payés royalement notre tête en Angleterre et impérialement en Russie. Chaque jour, par un petit fait dont la somme donnerait matière à un in 8°, nous en apporte la preuve. Ainsi, ce soir, j'ai pris un taxi. A Paris, à Bruxelles, bref partout, le compteur se trouve bien en vue, sous l'œil du client, qui peut en vérifier la marche,contempler avec frayeur ou béatitude l'appétit de son " ver rongeur ". A Anvers, c'est une autre histoire: le compteur est placé dans le coin le plus obscur de la carrosserie et... de travers. Si vous n'avez pas envie de descendre dans la boue, d'attraper un torticolis, il vous faut croire votre chauffeur sur parole et... vous êtes " vu "• Décidément, lors du renouvellement du mandat de ces messieurs, la friture d'oreille sera pour rien; je gage qu'ils l'auront tous fendue. Samedi 27. — Voici deux tribunaux qui, introduisant chez nos voisins du Sud un peu de la législation anglaise, viennent de condamner deux fiancés à payer des dommages et intérêts aux fiancées qui, pour un motif ou pour un autre, ont cessé de leur plaire et dont, au dernier moment, ils ont refusé de prendre livraison.C'est la fameuse promesse de mariage dont les jeunes filles usent si délibérément en Angleterre, et qui fit une infortunée victime, en la personne du tendre M. Picwick. Cette coutume peut donner 'lieu à des abusT tout comme la recherche de la paternité. Cependant, il faut reconnaître qu'elle a parfois ses avantages. Il arrive, en effet, trop souvent, que certains amateurs tiennent trop peu compte de leurs engagements. J'ai connu, pour ma part, un monsieur qui faillit se marier deux fois. La première fois, le mariage rata parce qu'il eut 1 imprudence de gifler sa belle-mère quelques jours avant la cérémonie. On pense généralement qu'il eût bien dû attendre la consommation, comme tout le monde. La seconde fois, il se contenta de disparaître. Les invités l'attendirent vaine-menit-Ils dînèrent tout de même, ce qui était 1 important pour eux. Il est certain que s il eût dû payer la forte somme il se fût comporté avec plus de^ decence. Il est d'ailleurs fort juste qu au fiance qui s eshigne soit réclamé une compensation. Car enfin on ne saurait avoir tous les bonheurs. Il échappe au mariage; c'est bien le moins qu'il donne quelque chose pour sa libération. J'approuve donc ces jugements, même sans connaître les espèces. Ils sont encore plus sages quand il s'agit, comme cela se voit, d'une question de dot, et que le monsieur trouve ailleurs un placement de son nom plus avantageux. Le mariage n'étant plus aujourd'hui qu'une affaire commerciale comme toutes les autres, il sied de le traiter comme tel et de l'assimiler à un marché. Qu'une rupture se solde en bons écus, il n'est rien de plus conforme à l'idée que nous nous faisons d'une association où Cupidon a depuis longtemps cédé sa place au notaire. Mardi 30. — Sur l'escalier, en sortant du Théâtre Royal : Hé bien, qu'en dites-vous ? — Mon cher, c'est une artiste délicieuse et comme nous n'en avons pas vue depuis sept ans. Ne pas réengager cette petite Priquet, serait.-. — Je ne vous parle pas de Priquet, mais de l'Ile en t Leurs de Stiénon du Pré. — De qui ? — De Stiénon du Pré. — Vous en êtes bien sûr ? — Pardi, voyez l'affiche. — Je croyais, moi, que c'était de Puccini, de Massenet, de Charpentier; je vous avoue que je n'ai pas lu l'affiche et que je n'ai tait qu'entendre la pièce. — Vous exagérez toujours. — Vous êtes admirable de bêtise ou de candeur; tout ceci n'est-ce point Vie de Bohême, Werther et, tenez, la " romance de la Sauge " ? Croyez-moi, c'est une création pour trêve des confiseurs, un méli-mêlo die choses sucrées que le public accueillera gentiment après tout. Mais j'aimais mieux l'acte de De Bussy, l'an dernier. — Attendez-donc, vous allez avoir la Fille du Far-West. — Oui, l'année prochaine. — Dame, dans quarante-huit heures... ECHOS A TRAVERS ANVERS C est un spectacle toujours digne d'admiration que l'exaltation du courage professionnel poussé jusqu'au sacrifice. Elle fut une balle artiste, Mme Fiérens, qui brilla à notre Théâtre Royal, il y a huit ou dix ans ans. Elle brilla de l'éclat d'une étoile, au ciel des constellations lyriques. Elle était, ces jours-ci, en représentation à Marseille Elle se sent brusquement atteinte d'un mal qu'elle sait implacable. Affichée pour le soir, elle supplie qu'on la remplace. On insiste. Elle cède 1 Elle joue, elle chante. Après chaque acte, elle a une syncope. Elle va cependant jusqu'au bout; mais après le spectacle, elle s'alite. Le lendemain matin on la conduit au train, qui doit la ramener à Paris où elle veut mourir. Et où, sitôt arrivée, elle meurt. * * * Excepté l'accusé, personne ne doit s'ennuyer devant les tribunaux belges. Un de nos confrères de Bruxelles recueille précieusement dans les plaidoiries, réquisitoires et autres morceaux d'éloquence prononcés journellement dans le royaume des fragments réellement admirables.En voici quelques-uns . — Cet individu, absolument glabre, présentait tous les caractères d'un Yankee de l'Amérique du Sud. — Il était tout naturel que ce cheval, auquel on n'avait mis qu'un licol, prît le mors aux dents. — Mon adversaire a eu beau ferrailler de la langue-.. » * * Le 31 janvier, le 1 et 2 février prochain, la Société " Avicultura d'Anvers " organisera une exposition entre membres et avec le concours de plusieurs clubs spéciaux, de pouies, pigeons* faisans, lapins, aquatiques, etc. dans les nouvelles annexes de la Société Royale de Zoologie d'Anvers. . Pour tous renseignements s'adresser aux secrétaires, M. Achille Colsoulle, rue de l'Avenir, N. 5, et M. Henri Gottberg, rue du Dragon N. lt> à Anvers. * * * Les grandes maisons de " ciné " ont bien tort d'engager des artistes célèbres à des prix fabuleux: certains amateurs sont bien plus drôles. Ainsi, la semaine dernière, un marchand de vins achetait une auto d'occasion, et sans attendre d'avoir son brevet il. alla essayer sa voiture sur la route. Ce fut une promenade vraiment charmante. Le chauffeur improvisé commença par renverser un cycliste, puis, continuant sa route sur le trottoir, il se jeta sur un poteau télégraphique, qu'il brisa. Un tour de manivelle et l'on repart... Le joyeux automobiliste, continuant courageusement sa promenade, renversa une voiture en voulant éviter un attelage de chiens; puis, après un magnifique virage, il alla se jeter dans la devanture d'un épicier et mit l'étalage en miettes. Max et Rigadin ont encore beaucoup à apprendre. ^AAAA/V\ HORS ANVERS Le grand visionnaire anglais H.-G. Wells vient de publier dans 1' English Reciew un fragment de son prochain roman, le Monde libéré. Le romancier nous y prédit une immense révolution; la révolution industrielle, la révolution du pro- Le XXe siècle de Wells commence bien, mais finit mal. Les chimistes tabri • quent de l'or, la machine à vapeur est remplacée par la radioactivité, on invente des moteurs plus légers que la plume : c'est très bien... Mais le taux des suicides quadruple, les mines de charbon s'épuisent, des millions d'ouvriers sont sans travail; c'esî déjà moins drôle- Une seule chose nous séduit vraiment: l'automobile de l'avenir (moteur Dass-TataJ, utilisant le bismuth comme force, laissera de l'or comme déchet I * * * A quelques hautes personnalités madrilènes qui lui demandaient des nouvelles de sa santé, au sujet de laquelle des bru..s fâcheux avaient couru, Alphonse Xlll répondait joyeusement, ces jours derniers;— Vous le voyezi messieurs, ils ne m'ont pas encore trépané 1 Or, le roi sait parfaitement, disent ses familiers, que la trépanation est pour lui inévitable. Les spécialistes qu'il a consultés à Vienne, lors de son récent voyage, ont déclaré que la redoutable opération était inéluctable et qu'il était même prudent de ne pas la différer plus tard qu'avril.* * * On parle de transporter les restes de Christophe Colomb à l'exposition de Panama. Mais n'a-t-il pas déjà assez vagabondé et de son vivant et après sa mort Il mourut en 1506, le jour de l'Ascension, et fut enterré à Valladolid- Puist non sans quelques atermoiements, on le transporta à Séville au couvent des Chartreux de Los Cuevas. En 1536, on exhumait son corps et on lui faisait traverser i'Atianti-que pour l'inhumer dans la Cathédrale de Saint-Domingue. Pendant 250 ans, il y demeura en paix ; mais en I 795 une partie de l'île fut cédée à la France et il fut décidé que Colomb ne pouvait dormir qu'en terre espagnole. On transporta donc à Cuba le cercueil que l'on déposa dans la cathédrale de Santiago. On dit qu'alors les os de l'explorateur furent divisés et que quelques-uns, avec un morceau du crâne, demeurèrent à Saint-Domingue. Enfin lorsque Cuba eut été cédée aux Etats-Unis, Colomb dut repartir pour l'Espagne et actuellement ce qui reste de lui repose à la cathédrale de Séville. * * * On dit souvent que les Hollandais sont lourds; leurs cambrioleurs cependant ne manquent pas d' esprit, comme prouve l'anecdote suivante parfaitement authentique.Un des principaux théâtres d'Amsterdam joue en ce moment une pièce policière du dramaturge allemand M. Mol-nar, intitulé: Timm Bools. Le personnage principal est un cambrioleur qui, par ses exploits audacieux et intrépides, ne cesse d " épater " chaque soir le public en délire. Or, l'acteuri chargé de ce rôle séduisant, a reçu ces jours derniers une petite lettre, signée, paraît-il, par un cambrioleur de profession. Ce " monsieur " s'indigne parce que l'artiste en question interprète quelques détails de son rôle d'une façon inexacte. Nous traduisons ci-dessous cette lettre, en regrettant de ne pouvoir fair goûter à nos lecteurs le savoureux patois amster-dammois dans lequel elle est écrite: Jo t'ai eiffié dimanche soir. Parce que tu grimpes tout dirait 6iir l'appui de la fenêtre en entrant. Il faut faire ça en ee ponchariit.Auitroment ile te voient. Quand la fenêtre est ouverte, tu attende urne mâniu-te. Ptii.e tu te penchee et tu sautes. Sinon tu te oae6ee la gueule. Je t'ai siîllé, eais-tu! Où habites.tu ? Voilà au moins de la critique originale I * * * Pendant la guerre, les journaux bulgares publiaient des légendes. Les meilleurs conteurs de Sofia exerçaient *_'ur imagination à inventer des brigandages turcs. Maintenant, nos confrères de là-oas arrivent — mieux vaut tard que jamais — à l'information et à l'indignation.Dans un article de tête, la Politisa dit que l'honneur national exige la punition des officiers coupables d'actes de briganda-ge.Sur ces actes, la Mir nous donne -les renseignements précis: Le colonel Ofsta-rof, détourna à Sérès deux wagons pleins de vêtements; le médecin militaire ha-zalinstsef enleva 2.630 livres turques au maire musulman de Doiran. L état-major de la 7e division enleva 2.500 livres turques et de nombreux bijoux et objets de prix- Le commandant BLznakof prit dans la mosquée d'Eski-Djami, à Séres, 26 tapis. Et la liste continue. Elle n'est pas près d'être close si elle doit comporter tous les aveux. Et ceux surtout des mutilations horribles, de 1 effrayante cruauté que montrèrent les plus féroces des Balkaniques. Le Courrier à Londres Pour réveillonner à bon marché ! En première pâtre du «Tance" paraît l'annonce suivante : "Ménage gêné (gens du monde) accueillerait volcn liera, comme présent,un' pudding de Noël». Il semble à première vue qu'un? annonce dans le « Times.> revienne plue cher qu'un pudding de Noël de taoile ordinaire. Mais peut-être après touit qua ces gens du monde} sans oser le dire alairement, espèrent recevoir tau moine unjl dinde. Déconfiture. Le London Opéra Houise vient brusquement de fermer 663 portas. Bâti par Oscar ILainmerstein, lj> fameux JimipreeaHi.0 américain qui en ce moment mê_ me 6e débat à. New-York dans une crise funancièro, dil était destiné, dans l'esprit de son fondateur, à former île goût musical ele nos aînés. Hamerstet-ui qui avait aepensé près d-d <trois millions pour construire ce temple de musique mangea puis ae deux miail;,o:«s à l'exploiter. Quanti à bout de ressources, jil 'l'abandonna un* société repriit la 6allle. 1/e Iron-don Opéra fut tour à tour salie d expœinon,théâtre d'opéreute américaine, puiis de vaudevullae. ±;n dernier lieu, il était devenu un cirque. Tout oe qu'on a tente a été voué à l'échec. Maintenait un oiiné même ne voudrait pas s'y instailler. Réconciliation. Depuis die loiuguets années, le duc et lia duchesse de Marlbrough étaient b-"ouillés. Ils n'attendaient qu'une occasion de divorcer. Un heureux coup de ithéâtre* vient de ee produire : le duc ut la duchesse se réconcilient et vont rouvrir leur palais de Bieu-theim.La duchesse da Marlboroug était, avant son mariage Oonsuelo Vanderbilt. Elle avait apporté à son mari une dot de 50 maillions. Celui-<x, un des plus braiLlants partis du ltoyauim^Uriii entrait de 6on côté en ménage av.<c une fortune de 20 milllK-ons. Le bonheur semblait devoir sourire à ce couple ifortuné. Mais, bien au contraire, la discorde régna dans le ménage. Il a fallu 1 heurause intervention de la reine Mary pour opérer une réconciliation à laquelle applaudit l'a liante société anglaise. Nos Cercles Fédération des Athénées. Lundi 12 janvier notre confrère M. Fer-nand Marteau donnera en la grande Salle des fêtes de l'Athénée Royal et sous les auspices de la Fédération des Elèves des Athénées de Belgique Section d'Anvers> une causerie sur la jeune fille dans le Théâtre de MM. de Fiers et G. A. de Cail-lavet.Au cours de la conférence Mlle Miarka et M. J. Marteau joueront quelques scènes choisies dans les oeuvres des si parisiens auteurs sur lesquels porte la causerie.Cercle Royal Artistique. Voici le programme des fêtes données pendant le mois de janvier : Jeudi 8 janvier 1914, à 8 1/2 heures. Conférence par M. John Grand-Carteret, homme de lettres a raris, L,es curiosités et les excentricités de la mode de 1700 à 1870 avec projections. Jeudi 22 janvier 1914> à 8 1/2 heures, Conférence par M. J. Capart, chargé de cours à l'Université de Liège, conservateur et secrétaire des Musées Royaux du Cinquantenaire à Bruxelles: Les Pyramides d'après les dernières découvertes avec projections. Jeudi 29 janvier 1914, à 8 1/2 heures. Représentation Théâtrale de Gala : Le Baladin du monde Occidental, pièce en 3 actes de M. E. J. M. Synge, traduction de M. Maurice Bourgeois- Matinées cinématographiques : de 3 à. 5 heures, les dimanches 4 et 18 janvier. Cettre be Berlin 24 Décembre 1913. Il faut voir la Semaine Sainte à Séville et la semaine de Noël à Berlin- Je ne sais rien de doucement fiévreux et de fraternel comme cette WeihnachtsWoche dans la capitale germanique. Ce Berlin un peu froid avec son aspect de ville neuve, ses rues trop droites et trop larges, abandonne aux approches de Noël ses airs... je dirais un peu parvenu, un tant soit peu gourmé. L'émulation dans l'allégresse transfigure les gens et les choses. Tel étalage de confections fait oublier qu'il n'est pas de bon goût parce qu'il s'adorne du givre et du sapin symboliques. Tel officier suffisant modère son allure martiale, parce qu il est pris tout de même par l'athmosphère de paix joyeuse. Les femmes... oh. les femmes de Berlin sont charmantes en ce moment ! Ce n'est pas qu'elles soient toutes jolies — il s'en faut — mais à force de sourire aux boutiques elles finissent par sourire au passant, et le sourire est un grand magicien comme le soleil ! Oui, c'est maintenant qu'il faut parcourir les Friedrich, — les Franzôsische — et les Leipzigerstrasse. Il faut voir ces étalages encombrés de pancartes — Weih-nachtsartik.el — FrôLiche Weinacht — t qui couvrent les friandiseset les bibelotfs . de circonstance et surmontent... même- 'v.- .^Vv ment-., des jambons, des flanelles ! -Des^ : march- ' .Ambulants vous offrent du " houx, du gui... et des sapins. Ils ont envahi les grand'placesj en ont fait des sapinières. Pour trente pfennigs on a un Tannenbaum très convenable, parfaitement imposant. Et comme tout cela ne satisfait pas encore la fièvre d'achats qui règne sur la grande ville, des échoppes poussent comme champignons d'entre les pavés, partout où il y a de la place, à 1 ombre d'un portail, dans l'angle d'un pilastre: on y vend des joujoux et des lunettes. Et aux devantures des librairies les magazines rivalisent en " spezial num-mer " luxueux; et les théâtres affichent des féeries de Noël; et les programmes des music-halls et des concerts célèbrent eux aussi la Nativité. * * * La capitale d'un pays est la plus vivante matérialisation ae 1 ame a une race. Berlin d aoord vous glace; ensuite il se tait bonnomme et prévenant : tel 1 Allemand dans 1 intimité. L-a viiie, comme le peupie, gagnent a etre connus. i_es défauts que 1 on peut reproener a Berlin août peui-eue eu ucnucre analyse ucs qualités: oernn est trop xieui, mais 11 n a pas ae vieixx. quartiers pucaits ; oer^n est uop rectauneaire, meus n n a pas ae rues tortueuses et mcuscunes. nst-ce que les ue-tauts aont on accuse ie peupie anemoncl ne sont pas un peu ae cet acaDit i 31 ia nation aneinanue n est geueiaieuient pas aunee a i étranger c est pour une raioon psycnoiogique oicn Simple: eue es- au-joura nui xa pius rorte. i- /\nemagne ue loz.U> qui venait a pe±ne ae se reiever ji le-na, était passionnément aimee. et surtout des rrançais- i_es romantiques français subirent fortement 1 emprise germanique : Hugo, Gérard de INervai turent aes germanisants. Pourtant l'on ne mangeait pas moins, I on ne s habillait pas mieux aans 1 /\uemagne conreaeree ae ce temps-ia que aans l'Allemagne téderaie d aujourd'hui. Mais aujoura hui 1 Allemagne est le minotaure économique et militaire dont on s'ettraie. h t l'on n aime pas ce qui effraie ! C'est par une série de petits coups de dard que le moucheron accable le lion dans la fabie célèbre. C'est à force de critiques mesquines, de plaisanteries faciles que l'Allemagne est depreciée dans 1 opinion mondiale: la choucroute et fa saucisse sont l'objet d'innombrables sarcasmes ; il y a aussi le légendaire costume tyrolien surmonté de lunettes d'or pour herr projessor en voyage ! Alors on dit : "L'Allemand est lourd ; il manque de goût ' '. Eh bien oui, l'Allemand est lourd, lourd comme tout ce qui est puissant. Et la grandeur accompagne la lourdeur: l'architecture babylonienne ne nous en impose-t-elle pas,quoi qu'elle soit sans élégance ? Et le goût, le goût au nom duquel on conspue^ est-il uniquement synonyme de grâce et d'afféterie ? Ce qui manque à Berlin, c'est quelque fleuve imposant, quelque déclivité dispensatrice de perspectives. Les belles perspec-

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