Le courrier de l'armée

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s.n. 1917, 06 Oktober. Le courrier de l'armée. Konsultiert 16 Oktober 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/3n20c4t45s/
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3LiJE COURRIER DE L'ARMÉE paraissant les Mardi, Jeudi et Samedi Ce journal est destiné AUX SOLDATS BELGES ; chaque compagnie, escadron ou batterie reçoit dix ou quinze exemplaires français et flamands. TYPES ET CROQUIS DU FRONT Un " piotte " m'a dit... Ce « piotte », je l'ai rencontré dans un coin de tranchée, de cette interminable rue qui charge id'un échevean embrouillé de lignes cabalistiques la cartede la West-Flandre. Nous étions accoudés au parapet, à l'heure où le « soleil descend les escaliers du soir ». Nous étions tous deux de khaki "vêtus et tous deux en première ligne. Du coup, «ous étions des frères, des « frères d'armes » et Sci cela suffit comme présentation. Le moindre incident sert de prétexte pour amorcer une conversation. Un roulement ininterrompu qui grondait vers !e Sud servit à l'accrocher. — Ça barde là-bas. fis-jé. — Oui, répondit le « piotte ». Il y eu a qui m trinquent » en ce moment. — Pourvu que ce soyent les boches... — Et pourquoi ne serait-ce pas eux ? — Je le souhaite... — Evidemment, toi pas plus que moi, nous ne pouvons savoir.. Mais je crois, j'aime mieux croire, que ce sont les poilus — il voulait dire les Français — ou les Anglais qui tapent sur les Jboches. — Moi aussi... — Tu dis ça sans conviction... Ta es encore lin de ces types qui s'en font quand les boches remportent un succès et qui ne se réjouissent pas «issez quaud c'est les alliés qui bousculent l'en-iiemi.— Pardon,je... — Ta. ta. ta... Je sais ce que tu vas me dire. Tu juges impartialement... Tu neveux pas te •iourrçr ie crâne. — Tu l'as dit... — Oui... au début, on nous a conté des balivernes. Les journaux ont traité comme négligeables les positions que nous abandonnions et exagéré la valeur de celles que nous prenions... Ils ont dit que les ressources de l'Allemagne étaient épuisées... qu'elle était aux abois... qu'il y avait des émeutes de la faim à Berlin et à Vienne... que les obus allemands ne valaient rien... que les soldats du kaiser se rendaient à la première sommation... ce qui était idiot parce que ceux de J'arriére devaient nous prendre pour des propres-à-ffien. puisque nous ne parvenions pas a vaincre v des soldats affames et lâches, n'ayant derrière eux que de l'artillerie sortant de chez Tietz... — Il y a du vrai là-dedans... — S'il y a du vrai !... Mon homme était lancé. — Oui. on a eu tort de ne pas dire la vérité, au début... Gela aurait mieux valu... Pour les poilus et pour les civils... A présent ceux-ci «tceux-là tombent dans l'excès contraire... Il ne suffit pas de belles phrases pour écraser les boches... II faut autre chose... Il faut de la patience... Il faut de la confiance. — Tuas raison, vieux frère... — Moi, si jetais journaliste, je dirais : Voilà où nous en sommes, voilà où nous devons aller. Ça ne sera pas facile, mais on y arrivera si chacun veut y mettre du sien, oublier, pour uu instant, ses intérêts particuliers pour n'envisager que l'intérêt de la patrie... — Parce que.vois-tu, continua le « piotte», si nous abandonnons la partie, chacun devra payer. Tandis que si nous faisons encore un petit effort, si nous ne perdons pas patience, c'est nous qui gagnerons, ce sont les boches qui dev/ont cas-quèr... et nous serons bien contents alors d'avoir tenu le coup jusqu'au bout... En attendant, ne nous conduisons pas comme des enfants... Raisonnons. .. Réjouissons-nous des succès des alliés et ne croyons pas la partie perdue parce qu'un de Bos partenaires ne riposte pas comme nous le voudrions. .. Tout vient à point à qui sait attendre... — Attendons... — Oui, tu dis cela... Mais les autres ? — Tu sais, mon vieux, il y a trois aqs que nous attendons. Les «jas », — les vrais, ceux qui ont Îuelque chose dans le ventre. — ceux qui étaient à ,iége. à Namur ou à Anvers, ceux qui ont fait J'Yser, ceux qui ont tenu ie coup jusqu'à present, ceux-là ne flancheront pas... r- Pareieu !... Stalkt, Guynemer tué dans les Flandres Ce sont les Allemands qui l'annoncent Le Berliner Taqeblatt dit que sur le front des Flandres, le 11 septembre, un avion s'est écrasé sur le sol de 70 mètres de hauteur, au Nord-Est du cimetière de Poelcapelie. Le pilote, qui avait reçu une balle dans la tête, a été reconnu pour être l'aviateur Guynemer, des papiers ayant révélé son identité. *** La nouvelle est officiellement confirmée par une communication de la Croix-Rouge allemande. C'est depuis Se 11 septembre, on s'en souvient, que le célèbre aviateur n'avait plus reparu à l'escadrille des Cigognes qu'il avait quittée à 9 heures du matin. Le père du héros a écrit au roi d'Espagne pour obtenir de sa généreuse entremise, si cela était possible, quelques renseignements complémentaires.A la mémoire de Guynemer ' M. Lasies, député de Paris, a déposé à la Chambre le projet de résolution suivant : « La Chambre invite le gouvernement à faire mettre au Panthéon une inscription destinée à perpétuer la mémoire du capitaine Guynemer, symbole des inspirations et des enthousiasmes de l'armée et de la nation. » s-. * « D'autre part, grâce à l'initiative privée, l'illustre aviateur aura prochainement son monument. Dès maintenant, on en parle dans les milieux influents parisiens et il e^t probable que cet hommage au plus vaillant des pilotes sera rendu incessamment. Nos Savants á l'étranger Le Dr Maréchal, médecin en chef honoraire de l'hôpital de Saiut-Josse-ten-Noode, qui se trouve en ce moment en exil, poursuit la lutte entreprise il y a longtemps par lui contre la tuberculose. Il a publié un ouvrage très documenté sur cette troublante question ; il y expose en détail les causes du mai, sa nature, les moyens de l'éviter et de la combattre. Un soin tout particulier a été consacré à l'étude des moyens propres à restreindre le mal, et toutes les méthodes y sont appréciées à la lumière de la science. Le Dr Maréchal, qui est en ce moment en Hollande. soigne nos réformés tuberculeux et s'occupe d'organiser des comités pour venir en aide à nos maladies, pour'lesquels il est non seulement un praticien autorisé, mais encore un ami et un père. La Fièvre typhoïde vaincue Le professeur parisien Charles Richet a fait une communication à l'Académie des Sciences, relative à la lutte entreprise dans les armées françaises contre la fièvre typhoïde. Dans toutes les guerres antérieures, le nombre des décès par fièvre typhoïde avait égalé et souvent dépassé le nombre des morts par coups de feu, et, au début de la présente guerre, une grave poussée épidémique était observée pendant l'hiver 1914 1915. Or, aujourd'hui, les cas sont huit fois et demi plus rares qu'en temps de paix. Et la mortalité est tellement infime, qu'on est obligé de l'évaluer par rapport à 100,000 hommes. Même réduit à cette échelle, le pourcentage est ramené à une fraction d'unité. Pour ne citer que l'année 1917, il a été de 0.4 pour 100.000 hommes, après avoir été. antérieurement à la vaccination, c'est-à-dire de novembre 1914 à janvier 1915, de 678.6 pour 100,000 hommes avec 98.6 décès pour 100,000 hommes. Sur cette base, sans la vaccination, le total des cas qui seraient survenus pendant les trente-huit mois de guerre eût dépassé un million et celui des décès 145,000. Il n'y a donc plus de fièvre typhoïde dans l'armée, conclut M. Charles Richet. A travers Tout Un conseil des ministres a été tenu jeudi à Sainte-Adresse, sous la présidence du baron de Broqueville, chef du Cabinet. Il a procédé a l'examen de la situation politique extérieure et à un échange de vues au sujet du ravitaillement de la Belgique occupée. Il a examiné et adopté ensuite plusieurs projets d'arrêtés lois. Tous les membres du Gouvernement et les ministres d'Etat y assistaient. * # M. Brand Whiloçk, ministre des Etats-Unis, a eu. mercredi après-midi, une longue entrevue avec le baron de Broqueville, ministre des affaires étrangères, au sujet du ravitaillement de la Belgique. Une fête de natation, organisée le 16 septembre dernier par le comité d'une de nos divisions, a obtenu un succès grandiose, tant au point dé vue du nombre de spectateurs que du nombre d'inscriptions. De nombreux officiers, tant français que belges, avaient répondu à l'appel du comité ; parmi eux étaient le lieut.-général Drubbel, le colonel Roumeguerre, de l'armée française, les colonels Foerster et Tack, le major d'E -M. de Callatay, etc. La course de 100 m. individuels avait nécessité 18 séries de 5 nageurs; le concours de plongeons réunissait 70 concurrents ; les 400 m. (quatre nages) mettaient aux prises 10 équipes et les 1,000 m. en alignaient 8. L'épreuve la plus intéressante de la journée fut la traversée du canal en tenue d'assaut. Les participants devaient traverser le canal et se mettre en position sur l'autre rive, face à la tribune. L'équipement était : bottines, jâmbières, pantalon, veste, cartouchière et casque. Cette épreuve, qui réunit 80 concurrents, fut gagnée par: 1. Stetiens, en 16" 1/5; 2. Vinck, 19" 2/5. Plusieurs coureurs cyclistes belges sont allés rencontrer, la semaine dernière, à Londres, une sélection de coureurs anglais. Ils se sont couverts • de gloire ainsi que les résultats ci-après l'indiquent : Ie série : 1. Van Hevel ; 2. Vanleerberghe, à une longueur ; 3. Degrendele, à 150 m. ; 4. We-ber (Anglais) ; 5. S. H. Hope (Anglais). Dans la finale, splendidement enlevée par Van Hevel, qui a fait les derniers 5 tours sur jante, Vanleer-berghe se classa 3° à 0.10 m. de l'Anglais Hills. Berger l'ut 4'!, et uu autre Anglais, Weber, a*. Degrendele creva, > *** L"Académiô d'agriculture de France vient de rendre hommage à la mémoire de M. Charles Sé-bline, sénateur, un de ses membres, victime d^,la barbarie allemande, mort en pays occupé le 10 février 1917. Eile a fait sceller une plaque de bronze portant une inscription qui rappelle le martyre de ce patriote. * # On annonce que l'Allemagne, tiraillée par la faim, prépare une loi en vertu de laquelle les étrangers qui ne sont pas employés dans les industries de guerre, seraient immédiatement forcés de quitter le territoire de l'empire. & # La Nieuwe Rotterdamsch?<Courant relate que l'Allemagne est en train d'incorporer des jeunes gens nés en 1900 et même ceux qui sont nés en 1901. Des enfants au-dessous de 16 ans sont acceptés comme volontaires, s'ils ont un mètre et demi. * * # La Banque de France vient d'émettre un nouveau billet de 20 francs. Le recto comporte deux médaillons encadrant la tête du héros Bayard avec la fière devise : « Sans peur et sans reproche. » Bayard est représenté comme un guerrier à la face large, aux cheveux bouclés, à la barbe abondante et frisée. Boyard, dont nous connaissons la légende, est le plus beau type du guerrier loyal et franc. 6 Octobre 1917 Numéro 483

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le courrier de l'armée gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Anvers von 1914 bis 1940.

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