Le courrier de l'armée

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s.n. 1916, 04 November. Le courrier de l'armée. Konsultiert 21 Januar 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/1j97659x86/
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LE paraissant les Mardi, Jeudi et Samedi Ce journal est destiné AUX SOLDATS BELGES ; chaque compagnie, escadron ou batterie reçoit dix ou. quinze exemplaires français et flamands. L'Exposition interalliée de Photographies de Buerre I L'Exposition de photographies de guerre prises sur les fronts de bataille par les sections photographiques des armées anglaise, belge, française, italienne, russe, serbe, inaugurée par le président de la République dans les immenses salons de l'Union centrale des Arts décoratifs de Paris, le 1er octobre, vient de fermer ses portes. Son succès a été considérable : pendant tout un mois, elle a connu la grande foule. L'œuvre des artistes de notre service de reportage photographique, qui fonctionne-à Paris et dont le Courrier de l'Armée, dans son dernier numéro, a décrit l'ingénieux mécanisme, a été appréciée à son juste mérite ; elle fait honneur à tous ceux qui y collaborent et prouve que sur le champ de bataille .pacifique de l'art les Belges tiennent aussi fièrement leur place. L'idée de cette palpitante exposition revient à M. le sous-lieutenant Pierre Marcel, chef de la seciion photographique de l'armée française. Il offrit aux Belges d'y participer. La proposition avait été faite au déljut de septembre ; elle fut agréée d'emblée. On s'empressa de réunir les documents. Et le jour du vernissage, c'est à-dire la veille de l'ouverture de l'Exposition, deux cents photographies, la plupart de très grande dimension, attestaient non seulement de l'esprit pratique des Belges, mais exprimaient dans une beauté tragique, anecdotique ou historique le caractère élevé de leur collaboration. Trois organismes distincts dans leur activité y ont pris part : La mission du département des Sciences et des Arts, la section du reportage du service photographique et le service photographique même. La mission du département des sciences et des arts, que dirige M.Dhuicque.a exposé les éléments principaux de sa documentation sur les monuments de la région de l'Yser. Il faut rappeler ici qu'il n'existait rien de semblable avant la guerre et que nombre des richesses artistiques ont disparu sans laisser de traces, faute d'un organisme ayant prévu,"5n temps de paix, la sauvegarde de ces richesses et fixé leur image par la photographie.La section de reportage s'est attachée à montrer l'effort de reconstitution de l'armée. Elle disposait, outre de nombreux clichés qu'elle a recueillis dans les centres d'instruction, d'un lot impor- L'Institut de Mortain L'Institut militaire de rééducation de Mortain vient d'être transféré à Port-Villez. « Les cours s, d'après une communication qui nous est faite, ® s'y donneront avec les mêmes professeurs et la même direction pédagogique. «Les élèves de Mortain sont déjàenpartie installés à Port-Villez ; d'autres, qui avaient été désignés pour des usines où on avait cru pouvoir les utiliser, dans l'intérêt de l'armée, vont suivre, et sous peu, l'Institut de Mortain reprendra une vie nouvelle dans le cadre merveilleux de Port-Villez. « Tous les mutilés, manuels ou intellectuels, seront ainsi réunis, et le département de la guerre pourra donner une extension plus grande et plus utile encore à cette œuvre admirable. « Les bâtiments qui abritaient l'Institut de Mortain seront dorénavant destinés à recevoir les soldats malades et invalides non mutilés, qui constituent eux aussi une classe très intéressante parmi les victimes de la guerre. « Dispersés jusqu'à présent dans diSférents hôpitaux de Normandie et de Bretagne, ils vont pouvoir se retrouver en famille à Mortain. En même temps que le service médical, ils trouveront là-bas des satisfactions d'ordre mural et intellectuel.» Les premiers malades viennent d'arriver à Mortain: rétablissement est aménagé pour en recevoir 600. La direction du nouvel hôpital est confiée au docteur Mouiaert ; le gestionnaire est le cornman-daut Aerts. tant et intéressant de photographies prises par son chef en octobre : 1914. Ces deux séries de su jets, placées côte à côte, permettent d'évaluer l'étape franchie. Cette étape se résume dans les deux merveilleuses photographies intitulées : 1914 et 1916. et qui sont désormais classiques pour nous : 1914, c'est le retour des drapeaux d'une brigade de chasseurs à pied au soir d'une des journées de la bataille de l'Yser 1916. c'est la cérémonie (cliché du major d'état-major Maton) des honneurs rendus au drapeau des grenadiers, le 21 juillet 1916. Le Service photographique a collectionné de préférence les sujets de la région de l'Yser et particulièrement l'inondation (l'amoncellement des sacs à terre dont sont composés les parapets, les chemins de bois, etc.), ainsi que des traits pittoresques de la vie du soldat dans les tranchées. Nous avons dit que les photographies sont de grand format. Les agrandissements sont l'œuvre de l'adjudant De Jongh, des soldats Gourdinne et Massot. Les cadres ont été confectionnés en quatre jours par les services techniques du génie ; enfin, l'adjudant Koister et le caporal Tamanne avaient assuré la belle, l'harmonieuse disposition des sujets aux cimaises ; ils avaient orné les salles de lance-bombes Van Deuren et de lance-grenades De-lattre.Désireux de rendre hommage aux Belges héroïques restés au pays, et qui luttent mystérieusement centre l'oppresseur germain, ils avaient consacré un panneau aux journaux clandestins : Motus ; Patrie; De Vlaamsche Leeuw; La Libre Belgique. Et pour bien souligner la fourberie teutonne qui se manifesta dès les premiers jours de la guerre, ils avaient tenu à mettre sous les yeux du public la proclamation déjà jaunie et quelque peu mutilée du général Von Emmicii, datée du 4 août 1914, placardée sur les murs de Liège, qui commençait par ces mots hypocrites : « Je donne des garanties formelles à la population belge qu'elle n'aura rien à souffrir des horreurs de la guerre... » Mais comme il semble impossible et hasardeux de faire un choix dans cette impressionnante réunion de photographies! Chacune d'elles a son rôle, et bien souvent un document d'un intérêt d'apparence secondaire précise, éclaire, met en un poignant relief le document voisin. Et puis, de-ci, de-là, à côté d'instantanés tragiques qui éclatent comme des éclairs, voici des œuvres qui sont de véritables idylles. Telle cette admirable et douce évocation de l'Yperlée.*qui rappelle les robustes tableaux du peintre Gilsoul, où l'on aperçdit les arbres déchiquetés de la rive se refléter douloureusement dans l'eau sereine et rougeâtre comme le ciel, auquel elle emprunte,en cette heure pourpre, le sang dont elle se teint. (A suivre.) Jean Bar. 1 - " 1 ' i——————■ Un Jauma[ belge en Suisse Après les nombreux journaux belges paraissant en France, en Hollande et en Angleterre, voici que la Suisse en possède un également : La Belgique, journal belge indépendant, paraissant à Genève tous les dimanches, organe de la section Suisse de la Ligue des Patriotes de Belgique. Voici un extrait du programme très patriotique de la Belgique : « Notre premier devoir est de nous consacrer à conserver, chez les Belges en exil, l'amour de notre pays en leur rappelant constamment notre belle devise : « L'Union fait la Force. » « Au moment même où, dans l'espoirde nous di viser, nos ennemis ont suscité l'incident de l'université de Gand, montrons-leur que Flamand et Wallon ne sont que nos prénoms; Belge, tout tout court, est notre nom de famille. « Ni race ni caste, des enfants dévoués d'une même patrie, qui leur est doublement chère par les malheurs qui la frappent. Le maintien de cette union implique l'emploi de toutes les forces vives de la nation, afin de préparer, dès maintenant, la solution des problèmes si complexes intéressant la reconstitution et le développement, après la guerre, de notre chère Belgique. « Pour obtenir cette solution, nous devons écarter toute question politique ou religieuse, ndus grouper autour du Gouvernement actuel, constitué par le Boi Albert 1er, demeurant notre porte-» drapeau auquel nous jurons aide et fidélité. » Générosité fraternelle de nos Soldats A maintes reprises nous avons cité, non sans émotion, des gestes généreux de nos officiers et de nos soldats qui remettaient en cachette un petit « denier de voyage » à un camarade sans ressources partant en permission. Plusieurs lettres de soldats nous signalent en» core, avec un enthousiasme légitime, ce qu'ils appellent un « beau geste j>. \ L'une de ces lettres nous dit : « Ce jour, 21 octobre, le soldat D. devait se rendre en permission de quelques jours ; le sous-lieutenant auxiliaire H., son chef dé peloton, lui glissa 10. francs dans la main, afin de permettre a notre camarade de posséder un peu d'argent de poche, car ce camarade, qui est un très brave, est dépourvu de U moindre ressource. » Un fait analogue s'était produit quelques jjoors auparavant à l'égard d'un soldat qui partait eu permission, le gousset littéralement vide. Son lieutenant lui « passa » l'argent nécessaire aux « menues dépenses ». Nous nous en voudrions de ne pas reproduire en même temps la lettre ci-dessous, qui est admirable dans sa simplicité : elle prouve une fois de plus le grand esprit de solidarité généreuse qui anime nos braves camarades : « Mon capitaine, « Comme le soldat Chapelain devait partir en congé, nous nous sommes décidés à quelques camarades, vu qu'il n'avait pas de ressource de personne, à faire une collecte parmi la compagnie, dont voici le montant que nous vous faisons parvenir avec espoir que ça vous fera plaisir ; 26 fr. 10. « Votre serviteur, « G. W., B. 206 3/III. » Et le capitaine G..., à qui cette lettre fat adressée, nous dit en nous la transmettant : « Je ne puis résister au désir de vous communiquer la lettre ci-jointe. Elle émane d'un des jeunes soldats de ma compagnie et est suffisamment éloquente que pour se passer de tout commentaire. « Connaissant les efforts que vous faites pour élever encore l'esprit et le cœur de nos cheçs soldats, j'ai cru bien faire en vous faisant parvenir ces quelques lignes, qui vous prouveront que les gestes généreux et nobles dont vous nous instruises portent des fruits. Jugez-en ! » Un Royaume en Exil Le deuxième fascicule de la très belle publication « Un Bovaume en Exil vient de paraître. Dans cette livraison, M. Maurice des Ombiaux nous fait visiter les divers centres d'instruction pour officiers belges. qui ont été organisés en France. Il fait un vif eioge de ces établissements réellement remarquables de l'activité et du dévouement de ceux qui les dirigent, des méthodes d'enseignement essentiellement pratiques et utilitaires grâce auxquelles la formation de nos jeunes officiers s'accomplit en un minimum de temps. Les photographies qui illustrent abondamment ce fascicule sont tout bonnement admirables. Exécutées par le service photographique de l'armée befge, dont nous avons exposé le fonctionnement. elles nous montrent, prises sur le vif, les scènes les plus frappantes de la vie intense et animée de nos C.I.S.L.A. d'infanterie et de cavalerie, du centre d'instruction des mitrailleurs, de l'école des grenadiers. La plupart de ces photographies constituent de vrais tableaux dont s'enorgueillirait plus d'un peintre militaire. Nul doute que ce deuxième fascicule ne rencontre le même succès considérable qui a accueilli l'apparition de Ip première livraison. Chacun, et c'est justice, se plaît à rendre hommage à l'œuvre éminemment patriotique due à la collaboration de M. des Ombiaux et du service photographique de notre armée. Rappelons que le Royaum» en Exil os' Hité par le Pays de France et que le prix de chaque fascicule à été fixé à 1 franc. A Novembre 1916 Numéro 339

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le courrier de l'armée gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Anvers von 1914 bis 1940.

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