Le courrier de l'armée

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s.n. 1916, 26 Oktober. Le courrier de l'armée. Konsultiert 30 November 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/ft8df6kr4g/
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COURRIER SE L'ARMÉE paraissant les Mardi, Jeudi et Samedi Ce journal est destiné AUX SOLDATS BELGES ; chaque compagnie, escadron ou batterie reçoit dix ou quinze exemplaires français ^et flamands. Les audaces de In Chirurgie Parmi le flot humain que l'heure des repas déverse au hasard des rues affairées, une physionomie tranche sympathiquement dans la foulé indifférente. J'ai reconnu le docteur Laurent, professeur à l'Université de Bruxelles, ine.tnbre de l'Académie de médecine. Il s'avance vers moi, l'œil rieur, les mains tendues.La dernière fois que je l'avais rencontré, c'était à l'hôpital Saint-Jfan. alors que, au début de la ruée allemande devant Liège, cet établissement avait été transformé en ambulance; une pléiade de cliniciens, le Dr Lepage, chef des services de la chirurgie,qui dirige aujourd'hui l'ambulance de l'Océan, à La Panne, les docteurs Verhoogen et Vilain, pour ne citer que ceux que j'aperçus incidemment sous la blouse de l'opérateur, prodiguaient leurs soins à nos soldats qui, les premiers, venaient de pâtir des feux de l'ennemi. Je me réjouis de la rencontre fortuiite dtj docteur Laurent, dont justement la presse signale les heureuses audaces dans le domaine chirurgical. Le patricien bruxellois disposait d'ailleurs d'une autorité justifiée avant 1914 en matière de blessures par armes à feu. Il organisa, en effet, une ambulance lors de la guerre des Balkans et rapporta de cette mission une abondante moisson d'observations dont il a sûrement trouvé l'application à l'Amb ulance du Grand-Palais où il pratique à cette heure1. L'occasion s'offrait donc naturellement pour nous de converser sur un objet tout plein du charme de l'imprévu. — Quel est, demandons-nous au profes seur Laurent, le caractère des blessures de la présente guerre comparées aux blessures de certaines guerres antérieures ? — On retrouve, fortement aggravées et beaucoup plus nombreuses, les blessures de 1870 ; toutefois, aujourd'hui, elles sont déterminées surtout par l'artillerie. Il y a lieu de noter ce poi nt essentiel que les blessures sont soignées immédiatement par suite de l'organisation intense des hô pitaux à proximité du front ; l'on va même jusqua suturer à peine reçues un certain nombre de plaies, enrayant ainsi toute infection. — Et dans les Balkans? — La même chose qu'en Mandchonrie et au Transvaal, où la balle de fusil joue un très grand rôle; cependant, le shrapnell apparaît dans les Balkans; les blessures par obus y sont encore rares. Des statistiques relevées par moi, il résulte que 60 à ^0 o. c. des blessures sont causées par le fusil ; 15 à 20 p. c. par les schrapnells et 2 p. c. seulement par les éclats d'obus. Ces proportions sont renversées dans la guerre actuelle. En passant, le Dr Laurent signale parmi le s progrès réalisés, comme traitements consécutifs des blessures de guerre et de leurs fâcheuses c onséquences : paralysie, atrophie, etc... l'action heureuse de Fhydro. delà mécano, de l'électro-théra-pie, sans oublier la rééducation profession nelle des blessés qui contribue à hâter la guérison à la façon d'une véritable cure active. Les « audaces » chirurgicales du professeur Laurent se sont principalement exercées dans la « greffe » pratiquée par lui sur certains mutilés. — Dans le mémoire que je destine à l'Acadé mie, me dit le chirurgien, je qualifie ce genre d'opéra-. tion par le terme de « greffe siamoise », en souvenir des sœurs et des frères siamois, dont le phénomène est universellement connu. Vous me dem an-dez ce qui m'a incité à tenter la greffe huma ine. C'est là le résultat de toute ma carrière de pr ati-cien. Dans ma thèse d'agrégation à l'Université, je signalais déjà ce fait qui m'avait frappé : La vita lité de certains éléments de greffe. Ce fut mon idée dominante, le résultat d'une constante étude.Donc, le point fondamental résidait pour moi dans1 la vitalité du greffon, c'est-à-dire de la partie transplantée, préoccupation qui s'imposait, me sem-ûlait-il, en raison des insuccès assez fréquents de la greffe osseuse telle qu'elle est pratiquée encore ,et des accidents susceptibles d'en résulter. ' Le professeur Laurent a pratiqué la greffe siamoise ■sur deux soldats. L'un, qui avait été b e.>sé à M change, était rentré avec un raccourcissement de la jambe de 14 centimètres. 11 le souda à un autre mutilé qui devait subir une réamuutation. J L'os du réamputé ayant été sectionné, fat introduit vif tandis qu'il adhérait encore par tous ses fibres dans l'organe qu'il devait compléter chez le camarade. Lorsque, le temps et les soins aidants, la soudure parut suffisamment assurée, les fibres, les éléments vifs furent coupés et les deux patients disjoints. L'autre cas est plus pittoresque. Il s'agit d'un héros, dont, me dit le docteur, la poitrine est constellée de décorations gagnées sur divers champs de bataille. II contracta devant Nieuport une blessure qui entraîna la perte de la moitié de l'humérus droit. Il importait donc de restaurer cette longue brèche osse; se par la greffe siamoise. Le procédé employé est analoge au premier cas. Mais il y a ici une particularité extraordinaire : la greffe fut pratiquée à l'aide... d'un tibia qu'il fallait opérer. Le mutilé de Nieuport, dont l'état est excellent et le moral splendide. a par conséquent l'extrémité d'une jambe... dans le bras. Voilà de quoi susciter maintes réflexions — et faire surgir de nombreux points d'interrogation, nous dit le docteur Laurent. Et c'est vrai. Ces audaces scientifiques ne laissent pas que de troubler ; à nos yeux, elles confinent au'miracle. Esculape a vaincu le sinistre dieu des champs de bataille. Et les « fiers débris », dont parle le poète, au lieu de « se consoler entre eux », agissent. Par un échange de substances organiques, ils s'entr'aident ; c'est là le côté insoupçonné, sublime et humain de la guerre qui, obscurément, à côté du génie du praticien, provoque un élan de fraternité auquel seule la tombe met un terme. Jean Bar. L'Œitrc tin Secours és Guerre Le Courrier de VArmée a signalé déjà les louables efforts du Comité/de l'Œuvre du Secours de Guerre établie à Paris,dans les bâtiments de l'ancien séminaire de Saint-Sulpioe. A l'heure qu'il est, l'œuvre hospitalise 300 permissionnaires. Mais elle ne se borne pas à accueillir nos héros pendant les jours de trêve qu'ils doivent à leur vaillance. Voici que, grâce à l'initiative de MM. Brunet. député, Pel-tier et Lacôte, l'Œuvre du Secours de Guerre organise des repas pour les détenus de Fresnes au moment où, libérés, ils reprennent, repentants et pleins d'un nouveau courage, la route du front. « Rien d'émouvant comme ces repas », nous déclarait un des membres du Comité. Il y a là. dans la grande majorité, des hommes que leurs infractions à la loi ou à la discipline peinent et affligent, et qui ont hâte, par une belle conduite, de racheter leur égarement ëphémère. « La sincérité de leur repentir justifie l'aide que nous leur offrons à l'heure où ils vont, selon le mot de l'un d'eux, « continuer leur devoir fâcheusement interrompu ». Nous sommes Belges... Le journal madrilène A.B.C., dont les sympathies pour l'Allemagne sont connues, a chargé son correspondant de Berlin, M. Antonio Azpeitua, de faire un voyage d'enquête en Belgique occupée. Dans une série d'articles, M. Azpeitua décrit l'état d'esprit de la population. Il note avec une insistance particulière l'esprit d'union nationale et l'hostilité sourde mais irréductible de la population vis-à-vis de l'envahisseur. A maintes reprises, M. Azpeitua ne peut retenir l'expression de son admiration devant le spectacle de la résistance morale des Belges. M. Azpeitua rapporte un trait familier, mais expressif du patriotisme belge : En 1915. malgré les peines sévères infligées par les autorités allemandes et les grandes difficultés qu'ils rencontraient pour s'échapper, plus de 20,000 Belges passèrent de Belgique en Hollande afin de s'engager dans l'armée belge. « Après avoir souffert tant d'horreurs, après avoir vu la guerre de si près, ils risquent donc leur vie pour entrer dans l'armée? » demande, un peu surpris, le journaliste au directeur d'usine qui lui donne ces chiffres. « Que voulez-vous, » répond celui-ci, « nous sommes Belges ! » Quelques Braves ! Si modestes que soient généralement nos communiqués, les listes de distinctions honorifiques que nous publions suffisent à prouver que le « calme sur le front belge » n'est pas exempt de danger pour nos vaillants soldats. Morts et blessés tombent chaque jour face à l'ennemi. Nous ne saurions assez y songer et diriger nos pensées reconnaissantes vers les braves qui montent là-bas stoïquement leur garde sacrée, insouciants du péril qui sans cesse rôde autour d'eux. Les quelques citations suivantes, parues tout récemment aux ordres journaliers de l'armée, témoignent, à défaut d'événements sensationnels, du dévouement et du courage dont nos soldats sont animés. Ont été décorés de l'Ordre de Saint-Stanislas d* 3e classe de Kussie : Dardenne, Camille, S.-L. &. d'infant. : Officier auxiliaire au front depuis le début de la campagna et qui a mérité, par sa bravoure, la Croix de chevalier de l'Ordre de laCowonne et la Croix de guerre. A tenté le 29 septembre 1916 un coup de main sur un poste allemand, dont il a le premier franchi les défenses accessoires. Au cours de l'engagement qui en est résulté, a montré l'exemple du calme et de la décision et ne s'est replié qu'en combattant, De Beir Paul, aumônier adjoint de 2" cl. : Se distingue depuis le début de la campagne par son courage, son mépris du danger et son esprit de sacrifi* ce Déjà décoré de la Cr<Àx de chevalier de la Couronne et de la Croix de guerre ; a été blessé le 15 septembre dans un poste avancé, et a rejoint le 22. Un coupdemain étant effectué contre un poste ennemi s'est porté à proximité des défenses accessoires pour relever les blessés. Ont reçu la Décoration Militaire de 2« classe et la Croix de guerre : Hotton, Constant, soldat V. G. d'infant.: Soldat volontaire de guerre, âgé de 40 ans, marié et père de 2 enfants. Très brave au feu et de conduite exemplaire, se présente toujours pour les missions périlleuses. A été grièvement blessé alors que, comme guetteur, il examinait les tranchées ennemies. Vandeperre, Auguste, soldat V. G. d'infant.! Soldat très dévoué âgé de 44 ans ; est rentré volontairement du Canada pour défendre sa patrie. A été grièvement blessé en première ligne. Ont été cités à l'Ordre du Jour de l'Armée et décorés de la Croix de guerre : De Bal. Joseph, adjudant, V. G. d'infant. : Sous» officier d'élite qui a su créer parmi ses hommes, un esprit d'émulation très salutaire, tant par sa parole que par l'exemple du courage et du dévouement qu'il donne en accomplissant volontairement des missions dangereuses. S'est distingué par laudaca et la présence d'esprit avec lesquels il a effectué en plein jour la reconnaissance d'un poste ennemi et par l'habileté avec laquelle il a conduit une patrouilla vers ce même poste. Maroy. Albéric, conduct. mil. 14, au C. T. : Soldat courageux et de bonne conduite. A été blessé aux avant-postes dans le secteur de Ramscapelle, le 13 mai 1915, pendant son service à l'infanterie. Bufkens, Désiré, soldat mil. 14 d'infant. : Très bon soldat, s'offrant volontiers pour les patrouilles et les reconnaissances. Le 29/30 septembre, il s'est présenté pour enlever un poste allemand. Parvenu de l'autre côté des défenses accessoires ennemies, à quelques mètres à peine de l'adversaire, n'a repassé les réseaux de chevaux de frise qu'après avoir protégé la retraite de ses camarades en continuant k lancer des grenades sur les postes ennemis. Sabre, Edgard, soldat mil. 12 d'infant.: Très bon soldat, ayant fait toute la campagne et s'offrant volontiers pour les patrouilles et reconnaissances. Les 29 et 30 septembre il s'est présenté pour enlever un poste allemand Parvenu de l'autre côté des défenses accessoires ennemies, à quelques mètres à peine de l'adversaire, n'a repassé ces défenses qu'après avoir épuisé toutes ses grenades contre l'ennemi et a ensuite protégé la retraite de ses camarades par un feu. ajusté de son fusil. Van DierendoncK, Raymond, soldat mil. 12 d'infant.: Très bon soldat, ayant fait toute la campagna et s'offrant volontiers pour les patrouilles et reconnaissances. Les 29 et 30 septembre, il s'est présenté pour enlever un poste allemand. Blessé par un éclat de grenade au moment où il franchissait les défenses accessoires ennemies, il a voulu continuer à combattre avec se* camarades et n'a consenti à se faire panser qu'après que tout danger fut écarté. Arrivé ensuite au poste de secours, il a insisté pour ne pas être évacué. 26 Octobre 1916 Numéro 335

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le courrier de l'armée gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Anvers von 1914 bis 1940.

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