Le matin

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s.n. 1914, 18 Januar. Le matin. Konsultiert 09 August 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/tq5r786w5v/
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^manche 18 Janvier 1914 _ "" SËfaBIS jêAÔCa - ÇgiyQ€K^TgME» 21m9 Année — N° 18 RÉFACTION ! ,9 VIEILLE BOURSE, 39 | 01 ANVERS Téléphone Rédaction : SÎT ^onnements : ?f- 19.00 ) six mois . . • • 2*5?!? I axvb.^s >^rojS mois , . • . -*.•>*> < rjn an 1Ô.OO Hit mois ■W1*) toi mol» • • • • ;î,M> I f ,«fF8 • France. Angleterre, Allemagne et Union Sh^triiWW. fr. » 0<K — Hollande et I t^nnemer-tse poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN JOURNAL QUOTIDIEN m ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 A.\VËRg Téléphone Administration : %6i C. de CAUWER, Directeur A. jlï nonces : Annonces ta petit? ligne, îr. O SO Annonces'financières id > 1 OO Réclamés la ligne, » 1 îîO Faits divers corps id. » îï OO Chronique sportive ifl. » 25 <>4!» Fjiifs dréors fia id. » Î OO La ■Ville id. » S OO Emissions Pris à convenir. Les vmw.ure* de la France. <le ÏAngleWrre et VAmérique sont excltisivemedi rtyîifti à Bi'uxettes 'chez Mil. J. Lkbeglk i IX L'OPTIMISTE ■ \ous avons rencontré l'optimiste. f Eli! bien, nous dit—il, ça se tiie. _ Quoi donc? - Cette loi scolaire, _ Malheureusement. Mais ça ira pas 1 air ■ tjo vous émouvoir autrement, i _ Cela ne m'émeut pas non plus. Je suis I comme Pangloss, moi, j'estime que le bien I peut résulter de l'excès du mal. Les cléri-I eaux montrent leur belle àme à nu: l'obli-I cation scolaire est une plaisanterie; le qua-I rième degré une farce, la situation de I l'instituteur ou de l'institutrice — surtout I de l'institutrice — chose secondaire. La dis-I cussion a éclairé tout cela et l'éclairé tous I les"jours davantage. L'intérêt des congréga-I tiens guide seul la droite et, en défendant I tel intérêt étroit et particulier elle se fait I tien des ennemis, même parmi les catholi-I «s, car il faut compter avec le vieux le- ■ vaia populaire contre les moines. D'aucuns I aiment l'Eglise et détestent le couvent, et il I ciste même, entre le clergé séculier et le I elergé régulier, une hostilité que la part I du lion, faite aux congrégations, contribue-I ra à entretenir. Les ministres des cultes I eux-mêmes souffriront de cette situation. - Comment cela? -En ce sens que le fonctionnement de I la loi les dépossédera de l'enseignement,. I Dans les écoles communales des'communes I catholiques ils tiennent à donner le cours de ■ religion, à jouer au bon curé, à l'abbé ■ Constantin en présenee de l'instituteur dé- ■ l'érent et empressé. Cela les pose, assure leur I supériorité et leur popularité. Dans les éco-I les congréganistes, ils n'ont rien à dire et ■ la perspective de voir remplacer l'école ■ communale catholique par une éoole con-I gréganiste ne leur sourit nullement. C'est ■ une capitis diminutis. - Ce point de vue n'avait pas encore été I envisagé. - Parce que l'on ne regarde pas assez l'a-1 Venir, L'avenir, c'est l'hostilité sourde du ■ curé et de ses amis, car il en a toujours. La ■ loi scolaire divisera le monde catholique. V II autre part,, elle pèsera lourdement sur les I contribuables car il faudra bien que le gou-I vernement trouve les ressources nécessai- ■ les pour y faire face. Immédiatement, il faut ■ plus de 21/2 millions, cela l'exposé des mo-I tils nous le dit; dans cinq ans il en faudra ■ quinze ou seize, et on a beau retourner la I ® de tous les côtés, il n'y a pas I î.Pflen j les Prendre ailleurs que dans la g poche des citoyens. ~pU'' mais en attendant! ■ !<fïi J1 pendant, c'est la corde sur laquel-I moiiii '',UI't0Ut insister. Il n'est pas de I hi r Plate-forme électorale. La situa-I iiwrt '.fne!we est mauvaise, le gouverne-I toL»» . -des ressources dans la dette lj„' S et Çest ce moment qu'il choisit ■ d-van* U>ft ,V0^er une destinée à enrichir ■ladrpsaa S c<®grégations. C'est une ma-|î,®ef.UM imprudence qui doit lè pla- I l«n;Pt.Vre, électorale désavantageuse. ■bnsmioLi • ,0I?S cette situation; admet-| j D5rH" „„ °1 polaire sème la division dans ■tôts mii, î que' Omettons que les im-I buent ni Sero:n^ 'a conséquence contri-I n'en Vtn™verscment de la majorité. Nous ■ «lté loinr, p^s moins en présence de ■ 'a un nnîiJûf dont h revision déchaîne- ■ scolaire t 0J , orag,e' lmo nouvelle guerre ■feurs subsirina°0n^regaf'ion9 YOnî' défendre I t ^n 'S tm9Uibus et rostro. I - Vi l -'énonceront d'elles-mêmes. ■Peu fort . Prédiction, me paraît un droit du gouverna 'observation riM°nnei' Vwtni de subsides ■Pa? contest r'- nr> PI08ramme scolaire n'est Swïrce rapporf-toute ia 6t de" moraleU1VUqUe: 16 C°UrS de re" Bêins1?'"'" NOyez~vous d'équivoque la de- K'N prôehfrnq?. i d(î définition. La Constitu-»'aPui%T4r uï i'berté des cultes, la loi ■ 'loue. C'est mi m cours do religion catho-■P.eut être re8treintrS^agUi8' ^déterminé,qui I'',®1' 'c Poi^™;.é^du' limité et dont, ■ Indéfini r)aP u ' 0 Programme peut I - Et a,in! gouvernement. Hfoduire? ' '''cs£ammo entendez-vous in- B^'Parée, un^roi"^^ '6 c?l-?rs de religion ■ aire ressortir loS hn m??rilîi'ïue' destiné à B:?i°ns et l'unit*'- riA .j£lu es de toutes les re- ■ !înt- Les reliïiî 'a;n?r?Ie^"es consa-■|'e univorseife Pqf j l , mo>"en> 'a mo- fe'°r »TOÏiv»"ul quc ,m «««» fcva,isant reLoril^n '^P®801' U!1 program-Ib'h511» et pare n!i^e le Pat^ Noster, cet-K(fa|h°licisme au Mn^i1- emprunté par ■ïe de 'a mJl ^?zdélsme et est une co-|K Cela no pL Mr.°maZd du Kh°rda-M est. peut être contesté, parce que KaifaJant JéSu^-Ghfjaf dire que, cinq siè-dans le Lua-Yn „h , ucius ensei- ■ ' Agir envers iL 'xChaF,ltre ^-r: lî10ns qu'on aJfautres com®e nous vou-■I l'on peuf i 7ers n°us-mème c'est ■f fé; il aPPeler la doctrine dé Vhu- ■ ''ai ie d"ff aJ'en au delà. > Bo&que- Laî-Tse que' à la m*~ bien pour i» mal et ^ es i>ar des bienfaits. > __ .T'ai le droit absolu de faire ressortir l'analogie de la Cosmogonie de Moïse et de celle de Manou; j'ai le droit absolu de fair< ressortir la supériorité de certains détail; de cette dernière d'après le Manava-Dhar-ma-Sastra et d'insister sur la magnificence du début, si conforme au génie de la rac< aryennel comme conception: « Il créa le temps! s-Le temps avant toutes choses. Le chaos est tel que le temps même n'existe pas L'idée n'est-elle pas sublime, admirable? Rien de cela ne peut être contesté, para que cela est. Faut-il insister sur la supériorité de c( cours philosophique de religion,que je pourrais imposer d'après la loi Poullet. Qui oserait dire qu'il soit de nature à blesser k morale ou les convictions? Et ce cours là, je suis tranquille. Ni les congréganistes, ni les ministres des cultes ne voudront le donner. Et je leur répondrai: « A votre aise. Vous ne voulez pas vous conformer au programme légal, vous renoncez par le fait même aux subsides, car je dois vous appliquer les dispositions de l'article 19, dernier alinéa cio la loi organique. Dura lex, sed lex! C'esi vingt-trois millions d'économies et le contribuable va s'en apercevoir tout de suite. » — Alors, la loi Poullet? — C'est le sabre de Joseph Prud'homme Elle pourra servir contre les congrégations Nous quittâmes, rêveur, notre optimiste qui existe en chair et en os. C'est un original, mais il nous ouvre des aperçus nouveaux.La loi ne dit-elle pas déjà que les commu-nçs ont le droit de donner des extensions au programme, y compris le cours de religion?Jean Mathieu Lettre de Londres (Correspondance particulière du Matin.) Excès da zèle douanier. — Rupture de la conférence. — Menaces des conservateurs. Révolte ouverte. — La situation parlementaire.Londres, 1C .Janvier. Les autorités irlondaises ont enfin trouv. unp occasion d'appliquer l'ordonnance rovali édictée il y a deux mois pour interdire dan; i î.e l'entrée ou la circulation des armes et des munitions de guerre. On espérait par cette tardive prohibition enrayer l'organisation de h guerre civile dans la province de l'Ulster. Il \ a trois jours la police et la douane de Belfas" ont saisi quinze caisses de cartouches expé-diees de Londres, en procédant, avec tant d< précipitation que personne ne s'est, aperçu qu* l'envoi provenait du ministère de la guerre e que le destinataire était le colonel commandan la garnison du port. Oa a cru que le3 chefs de= volontaires orangistes employaient -un audacieux subterfuge pour introduire leurs munitions en fraude et les caisses de cartouches on été confisquées sans pitié. Le ministre a df déléguer un de ses officiers en Irlande poui arrfter les conséquences de cet excès de zèle Un peu plus et nos soldats auraient été privés des moyens de résister à l'émeute. Les journaux conservateurs se sont amusés de l'incident en ajoutant effrontément que l'ordonnance royale ne contrariait en rien Sir Udwarc Oarson et que les approvisionnements militaires de la révolte se poursuivaient comme avanl sa publication. Dans le ait*me moment nous étions renseignés sur l'échec des négociations engagées entre les ministres et les leaders de 1 oppositior en vue d'un accord sur la promulgation de 1; loi de "Home Rnle". M. Herbert Asquith et AI. Bonar Law ont fait à cet égard des déclarations qui ne laissent point d'espoir. On n'a pas oublié que le gouvernement fil preuvo d'un rare esprit de conciliation. Dans l'impossibilité où il se trouvait de conférer directement avec Sir Edward Carson, il a mis le plus louable empressement à accepter la médiatisa de Lord Loreburn et le principe d'une entrcyue avec les représentants de l'opposition. Les conversations se sont prolongées jusqu'au départ du premier ministre pour le mid, de la France et on nous fait savoir maintenanl officiellement qu'elles n'ont pas abouti. Constatons une fois de plus que ce n'est pas la faute du gouvernement. L'arrogance des conservateurs u'éc au gouvernement une situation nouvelle, difficile el tragique. Il y a quelques mou's- M. Winston Churchill, dont on connaît les larges conceptions en matière de décentralisation administrative et politique, disait à ses adversaires: • — Faites un pas vers nous et nous en ie-rons deux vers vous." Nos ministres'sont toujours disposés à s'acheminer résolument vers la paix tandis que nos hommes d'ordre pré- cnent ouvertement la guerre et la rébellion. * » * Dans l'origine les nationalistes exigeaient "tout le bill" et les orangistes n'en acceptaient rien. L'opposition déniait à la majorité le pouvoir moral de voter la loi et prétendait obliger le gouvernement à un référendum, en prétextant que le pays ne s'était prononcé précisément sur l'autonomie irlandaise. C'est là une erreur de fait. Dans le parlement qui s'est assemblé le 13 février 191 j la majorité gouvernementale était de 354 voix et les élections s'étaient faites sur deux questions d'importance capitale : la réforme constitutionnelle contre la pairie et le "Home ftule" pour l'Irlande. Si on relisait les professions de foi de cette époque, les discours prononcés par 1 ,s cai-diJats, si on entreprenait de dresser pour La Chambre des Communes quelque chose d'analogue à ce que furent les "cahiers" des Etats Généraux au début de la Révolution française, on constaterait que le procès du "Home Rule" a été plaidé partout comme aussi le procès de la pairie, de telle sorte, avec une telle abondance, qu'aucun électeur n'a pu S'y tromper. Dans le parlement epji s'assembla le lo février 1910, cette majorité se trouvait réduite à 124 voix Imais elle n'avait rien perdu de sa signification : en cette législature la première des réformes c , exigées par le p..ys — celle qui visait la pairie j i ; — fut accomplie. Enfin les élections de dé- I j ' cembre 1910 se firent essentiellement sur le c " "Home Rule" el le parlement qui s'assembla le i i 31 janvier 1911 assurait à l'autonomie irlan- i ! daise une majorité de 126 voix. Au point de vue parlementaire la situation est donc nette. Nos conservateurs prétendent que le pays, ( , en admettant qu'il ait un moment approuvé le j ' programme libéral dans sa totalité s'est ra- • visé et qu'il marque clairement son opposition 1 au "Horne Rule" par les échecs électoraux j > qu'il inflige accidentellement aux candidats du gouvernement. L'autonomie irlandaise serait > condamnée parce epje, dans des scrutins de ] remplacement, le parti libéral a perdu succès- I sivement les sièges d'Exeter, de Chcltenliam, r de South Somerset, de North Ayrshïre, de j ' South Manchester, de Crewe, de West Man- . ehester, de Midlothian, de Bow et Bromlev et > de Newmarket. On oublie ou on feint d'oublier ( s ; que la majorité gouvernementale est encore de i 104 voix, * ! * * C L'idée d'excepter du "Home Rule"' la pro- c ! vince de l'Ulster appartient à Lord Loreburn. e i Elle est d'un homme de Cœur et d'un politicien ' , clairvoyant. Elle s'est imposée à tous les es- ■ prits pratiques comme le seul expéeiient de na- ' ture à, dénouer la question irlandaise sans qu'il -y ait de vainqueurs à Dublin ni de vaincus a Belfast; elle semblait s'adapter parfaitement { aux prétentions des agitateurs. Elle a pourtant été rejetée par M. Bonar Law dans les confé- c . rences qui se sont achevées entre lui et M. s , Asquith. Le leader conservateur, ..ai l'avait d'abord accueillie avec faveur, l'a finalement e | répudiée pour se rallier à la politique impérieuse et intransigeante de Sir Edward Carson. ' Sa doctrine, hier .hésitante, s'affirme mainte- r nant catégorique et comminatoire, Elle peut se a • résumer en ces mots : c i — Procédez aux élections générales ou nous . ouvrons le feu ! Il le dit en propres termes devant les élec- s teurs de Bristol: f — Si le gouvernement ne prononce pas la i dissolution du parlement et ne consent pas à , des élections générales, il n'évitera pas l'effu- _ siûn du sang ! i Le parlement ^dicterait demain en faveur des c insurgés de l'Ulster les exceptions proposées r ' par Lord Loreburn et. dont M. "Bonar Law s'ac- ■ commodait il y a trois mois, nos conservateurs 5 ■ n'en voudraient plus. Ils sont revenus à leurs exigences premières - e't récusent toutes les bonnes voltmh S Co.mme M. J ohn Redmond an- f nonçâit l'autre jour :? ses él* teurs la prornul- . galion du "Hornç Rule" pour le mois de mai, i c'est pour le mois de mai ejue les feuilles de s l'opposition prédisent les barricades et le3 at- . tentats. On voit que si la conférence du pre- i mier ministre et du leader conservateur n'a pas ■ abouti, c'est que M. Bonar Law y apportait le ; parti -pris de rejeter toute mesure de concilia- ■ lion. ' ! Il n'est plus d'espoir qu'en la sagesse du > ! parlement. Dès sa réunion 11 abordera la discussion en ; dernière lecture que la Chambre des Commu- , ; nés, il y a aujourd'hui tout juste un an. dans , ■ sa séance du 16 janvier 1913, a décidée par ' ■ 367 voix contre 257, soit avec une majorité , de 110 voix. Précédemment la Chambre avait r i rejeté un amendement de Sir Edward Carson | ■ qui proposait en faveur de l'Ulster les excep- , , tions dont les conservateurs ne veulent plus ■ après douze mois de réflexions, et elle s'était i prononcée contre cet amendement par 294 ^ ■ voix contre 197. , Est-il raisonnable de prévoir que d'autres ; chiffres sortiraient d'une autre délibération ? m * • i Notons d'abord que cette dernière délibéra- f tion est de formalité pure. L'assemblée peut certes reprendre le "bill" i 1 article par article, accueillir et discuter des r ' amendements, prolonger le débat pendant plu- r ' sieurs mois mais, si elle obéit à nos traditic îs f parlementaires, elle brusquera la formalité en j une seule séance de quelques heures et elle s renverra aussitôt à la Chambre des Pairs le "bill" définitivement adopté. C'est chez nous l ! un usage constant que la Chambre des Com-' munes ne revienne pas sur ses votes précé-' dents et qu'elle n'engage vraiment une discussion nouvelle que sur des modifications appor- t tées à son œuvre par la Chambre haute. La Chambre des Pairs n'a pas accordé au e "bill" l'honneur d'un examen sérieux. c Elle l'a reçu de la Chambre des Communes c le 27 janvier de l'année dernière et le duc de Devonsliire en a aussitôt réclamé impérieuse- li ment le rejet. Le marquis do Crewe, le marquis de Lansdowne, le marquis de Zetland, an- c cien vice-roi d'Irlande sous la deuxième admi- I cistration du marquis de Salisbury, prirent la parole le lendemain et le surlendemain. Le qua- ç trième jour, 30 janvier, les pairs rejetaient le « "bill" en bloc par 326 voix contre 69. Aucun amendement n'avait été proposé a aucun article. , , , , Si la Chambre des Lords procède de la me- o me façon après la troisième lecture de la d Chambre basse, tout est terminé: le droit de g veto est. épuisé et le premier ministre n'aura e plus qu'à transformer le "bill en "act par r la formalité de la sanction royale. Si, au con- s traire, les lords opèrent quelques changements c dans le texte qui leur sera transmis, la Chambre des Communes sera tenue à une délibération nouvelle, ne serait-ce que pour restituer p à la loi son texte primitif. h Dans cette crise lamentable c'est peut-être s la pairie qui nous apportera vne solution pa- t. cifique. „ s, Harry LES FAITS DU JOUR \ — n EN ALBANIE d L'agitation qui se manifeste en Albanie a c décidé la commission internationale de contrôle tj et le commandant de la gendarmerie à publier n des proclamations à la population. ^ La _ commission internationale fait appel au peuple et lui demande de no pas prêter 1 oreille ^ .aux raoDorts malveillants. jn L'Albanie libre, dit la proclamation, est une réation des puissances. Le gouvernement sera la's'é sur le principe de l'égalité entre les ma-| orités et les minorités, et l'œuvre principale! lu prince, en collaboration avec la commission nternationale de contrôle, sera d'organiser le iays et d'y créer le bien-être. La proclamation du commandant hollandais le la gendarmerie insiste, elle aussi, sur l'éga-ité entre les différentes religions et entre les aces, et met en garde les habitants contre la iropagand ; révolutionnaire. La Reichspost dit apprendre de source offi-iicuse que deux puissances ont menacé de ne las participer à l'emprunt albanais. Si cette nenace était mise à exécution, dit le journal, 'emprunt serait sérieusement compromis, car 'Autriche-Hongrie et l'Italie "ne sont disposes à donner de garanties que si l'emprunt est nternational". Le même journal ajoute que si les pulssan-ies de la Triple-Entente désirent que la Ban-[ue d'Albanie soit Internationalisée, l'Autriche t l'Italie demanderont comme compensation, 'pour les grands sacrifices qu'elles ont faits :n Albanie", que les directeurs de la banque oient sujets autrichiens et italiens. Le bruit court qu'un navire de guerre aus-ro-hongrois serait sur le point d'être envoyé :ans les eaux albanaises pour y appuyer le tationnaire qui se trouve à Valona. Il n'est pas douteux que l'Autriche et l'Italie nvisagent les responsabilités de la situation t les mesures que cette situation peut rendre lécessaircs; mais à l'heure actuelle il n'y a ucune information sûre permettant de dire ru'aucune de ces mesures ait été prise. Le gouvernement de Vienne manifeste, dans es communiqués, un optimisme qui s'explique .ar le désir de l'Autriche d'éviter si possible es hasards d'une intervention purement aus-ro-italienne. On répète à satiété que cette ntervention n'est pas urgente et que, si elle loit avoir lieu, toutes les puissances, solidaire-nent responsables de la création de l'Albanie utonome, doivent y participer. Fox j5D.-tT?£k,sciS& La politique aiiemandd LA QUESTION DE BRUNSWICK BERLIN, 16. — Au dîner de gala qui a été ervi au château en l'honneur du duc de Bruns-Vick, l'ejnpereur a porté un toast au duc et . la duchesse. Après avoir souhaité cordiale-aent la bienvenue au duc, il a ajouté.: " Je compte c.a'à l'avenir il régnera entre le irunswick ' et "la Prusse un esprit d'entente troile et de sympathie pour l'alliance fédérale t que les deux Etats s'estimeront et se proféreront l'un l'autre' quant à leur territoire et, [uant à la nature propre de chacun d'eux, omme constituant des membres inviolables de 'unité nationale. " J'ai la ferme et joyeuse conviction que otre accession au gouvernement du Bruns-vick a fait entrer, parmi les princes régnants le l'Allpmagne, un souverain qui accomplira ,veo une fidélité toute allemande, ses engage-aents envers l'empereur et l'Empire. Le duc a remercié de l'accueil extrêmement, lienveillant qui lui était fait et des paroles si ;racieuses dé l'empereur. " Je considère aussi, dit-il ensuite, comme me des tâches essentielles de mon gouvernement, d'entretenir de bonnes relations et com-ie chef d'Etat et personnellement avec l'Em-ire, avec la Prusse, et surtout aveo Votre lajesté. Pans cela, le pays de Brunswick ne aurait prospérer. " Le duc a porté en terminant ua vivat à empereur et l'impératrice. EN ALSACE-LORRAENE BERLIN, 17. -— On télégraphie de Stras-ourg au "Berliner Tageblatt" : " D'après mes informations, il n'existe pas n ce moment de crise de statthalter; mais le omte de Wedel se retirera, ceci est une chose epuis longtemps décidée, dans peu de mois. " Avec lui, le secrétaire d'Etat, Zorn von Bu-ich prendra sa retraite. " On croit aussi probable la retraite prohaine du sous-secrétaire d'Etat à la justice, 'etri. " Pour demain et mardi, des réunions de rotestation ont été convoquées dans ua grand ombre de villes alsaciennes. " BRUITS DEMENTIS BERLIN, 17. — Dans les milieux autorisés, n déclare de pure invention les bruits répan-us hier soir de divers côtés au sujet d'un chan-ement imminent de personnes à la tête de la liancellerie de l'Empire, de l'office des affai-3s étrangères et de l'office des colonies, ain-I qu'au sujet d'une prétendue maladie du tiahcelier. Voici les bruits que vise ce démenti : La "Vossische Zeitung" annonce, "de source arlementaire particulièrement sérieuse", que s chancelier de l'Empire a donné sa démis-ion, ainsi que M. von Jagow secrétaire el'E-tt aux affaires étrangères, et M.Zimmermann, sus-secrétaire d'Etat. Il s'agirait donc d'un dissentiment entre empereur et ses trois ministres ù propos d'une uestion de politique étrangère. Le successeur de M. Betlimann-Hollweg se-lit l'amiral von Tirpitz, ministre de la mari-e: celui de M. von Jagow, serait le secrétaire 'Etat, aux colonies, docteur Soif. Ce_sont des bruits de couloirs qui n'ont au-une valeur: ils prouvent simplement l'agita-on du publie. Le gouvernement les a fait for-lellement, démentir. A propos de ces bruits de crise, le "Berliner ageblatt" écrit: "11 y a bien eu, en effet, il y a quelque ïmps, des divergences dans la question dp la ùssion militaire allemande; mais cette affairé n'a rien à voir avec- la politique générale de l'Empire allemand. "Les bruits qui ont couru hier dans la soirée sont complètement dénués de fondement. A la longue cependant, la sitùation du gouvernement deviendra intenable, car de deux choses l'une, ou bien M. de Bethmann-Hollweg se laissera pousser par les conservateurs à expérimenter une politique de violence, ou bien la fronde continuera à mener l'assaut contre sa position ou à la miner. La situation en Orient LA GRECE ACHETE DES CUIRASSES LONDRES, 17. — Le "Daily Telegraph" apprend que malgré-les démentis récents,des négociations sont entamées en vue de l'achat par la Grèce d'un ou deux des navires de guerre actuellement en cours de construction aux Etats-Unis pour l'Argentine. CONTRE CHERIF PACHA PARIS, 17. — Le "Matin" dit qu'à la suite d'une Information de - source sérieuse, reçue hier par la justice, il est certain qu'un nouvel attentat était préparé contre Cherif pacha. Au cours d'une promenade du général, probablement au Bois de Boulogne, l'auto des conjurés rejoindrait la sienne et le feu serait ouvert. La police a pris les précautions nécessaires. La pi oune qui renseigna; la police est convaincue que trois conjurés sont encore à Paris. La perte d'un sous-marin ON RENONCE AU SAUVETAGE DE L'EQUIPAGE DU "A-7" LONDRES, 10. — La marine anglaise est maintenant en deuil do onze de ses membres. Le'"A-7" est perdu. Tous les efforts ont été inutiles et on ne sait même pas encore où il repose. Les remorqueurs et les allèges qui avaient été envoyés à son secours sont rentrés à Ply-mouth et à Devonport. Ils retourneront à la pointe du jour sur le lieu présilmé du sinistre. Plusieurs hypothèses ont été émises pour expliquer l'impuissance du "A-7" à remonter à la surface. On suppose qu'il aura effectué sa plongée à angle trop aigu et que son avant se sera enfoncé dans la' vase. -Dans certains-milieux, on semble, croire à la possibilité d'un accident survenu aux pompes du sous-marin. C'est le huitième sous-marin anglais qui sombre en mer, et, coïncidence tragique, sur les sept sous-marins perdus, quatre appartiennent à la classe "A". Voici, d'après le "Times", la liste des dix-sept accidents graves arrivée à des sous-marins depuis dix ans: 18 mars 1904. — "A-I", anglais, est entré en collision : 11 victimes. 20 juin 1904. — "Delfln", russe, sombré: 26 victimes. 8 juin 1905. — "A-S", anglais, a sombré: 14 victimes. 6 juillet 1905. — "Parfadet", français, a sombré: 14 victimes, 16 octobre 1906. — "Lutin", français, a sombré: 13 victimes. 26 avril 1909. — "Foea", italien, a sauté : 13 victimes. 12 juin 1909. — "Kambala", russe, est entré en collision: 20 victimes. 14 juillet 1909. — "C-II", anglais, est entré en collision: 13 victirnjs. 16 avril 1910. — "N" 6". japonais, a sombré: tout l'équipage a péri. 26 mai 1910. — "Pluviôse", français, est entré en collision: 26 victimes. 17 janvier 1911. — "L'-3", allemand, a sombré : 3 victimes. 2 février 1912. — "A-3", anglais, est entré en collision: i4 victimes. 8 juin 1912. — "Vendémiaire", français, est entré on collision: 24 victimes. 4 octobre 1912. — "B-2"', anglais, est entré en collision: 15 victimes. 8 juin 1913. — "E-5", anglais, a sauté: 3 victimes. 10 décembre 1913, — "C-14", anglais, est entré en collision: aucune victime. 16 janvier 1914. — "A-7", anglais, a sombré: 11 victimes. Les grèves dans l'Afrique du Sud LA SITUATION S'AMELIORE LONDRES, 16. — Les télégrammes reçus aujourd'hui de l'Afrique du Sud indiquent que la grève des chemins de fer est presque terminée; la plupart des grévistes auraient repris le travail ou seraient sur le point de le faire. 11 faut cependant * accepter ces nouvelles avec certaines réserves; une censure a été éta- • blie sur les télégrammes de presse depuis la proclamation de la loi martiale, et les informa-lions qui nous parviennent représentent évidemment les vues officielles. Dans les mines, la situation se serait améliorée; mais dans certaines d'entre elles; cependant, les mineurs blancs n'ont pas encore repris le travail. D'une manière générale, la situation s'est beaucoup améliorée, et ou peut prédire dés maintenant la déroute du mouvement syndicaliste.Le gouvernement fait toujours preuve o.e la même fermeté et fait appliquer strictement l'état de siège; des centaines d'arrestations ont 2té opérées dans les diverses parties de 1 U-nion; tous les prisonniers ont été ma.ntenus en état d'arrestation. Dépêches diverses LES PREPARATIFS MILITAIRE? DE LA SUEDE COPENHAGUE, 16. — Les journaux suédois '.'Ni Dagligt AUéhanda" et "Stockholm Dagblat" déclarent dans des articles, apparemment inspirés, que les 'préparatifs militaires de la Suède n'ont rien .à faire avec certains projets d'attaque ïermano-suédoise,dirigés contre l'empire russe. La Suède, en fortifiant sà situation militaire, ne songe qu'à faire contrepoids aux préparatifs très importants que la Russie poursuit *n Finlande. Cette activité de la part de la Suède n'a rien d'anormal et il ne faut y voir, en tout cas, 3ue des contre-mesures prises à l'endroit de sa puissante voisine.

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le matin gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1894 bis 1974.

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