Le matin

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s.n. 1914, 19 August. Le matin. Konsultiert 27 September 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/0v89g5hb1x/
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'"Mercredi 19 Août 1914 QUATRE PAGES — CIJ3TQ GEMTIMES 21œeAnnée - N° 231 mr~ RÉDACTION 4 j/fEILLE BOURSE, 39 ANVERS jélépbone Rédaction : 91T Un an £r. ÏS.OO . 5 Sis mois « KO 1* I Trois mois . . . . 3.Î50 1 Un an . . • • • . ÏS.OO . torers < Six mois 8.SO JUtSBISOK <1 jroj6 mojs . . . . «E'.OO t.,»™-France, Angleterre, Allemagne et Union ® 1 par trimestre, fr. 9.00.- Hollande et . giluché, par trimestre, fr. Ï.OO. Abonnement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN JOTJRISriVL QUOTIDIEN ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 ANVERS Téléphone Administration : 961 C. de CAUWER, Directeur Annonces ; Annonces la petite ligne, fr. 0.30 Annonces financières id » 1 OO Iléelames la ligne, i 1 .UO Faits divers corps id. » 3 OO Chronique sportive id. • 3 OO Faits divers fin id. j " OO La Ville id. > SS.OO Emissions Prix à convenir. Les annonces de la France, de VAngleterre et de tAmérique sont exclusivement repues à Bruxelles chez MM. J. Lebegue C°. La Famille royale <♦» _ la présence à Anvers de notre Reine et je princeft connue dès lundi soir par no-(,ê population, a attiré, durant toute la journée d'hier, nombre de nos concitoyens •Jevant le palais de la place de Meir. Ils ne voyaient rien, sans doute, sinon les tfe et venues des sentinelles et, de temps i autre, l'entrée de quelque personnage appelé au palais par ses fonctions. Mais ils attendaient une occasion de renouveler, d'affirmer encore les sentiments de loyalisme ardent qui les animent. Ils l'eurent, cette occasion, vers & heures, quand on vit tout à coup la porte s'ouvrir et livrer passage aux princes Léopold et Charles et à la princesse Marie-José. Les «niants royaux, salués, entourés d'acclamations et qui répondaient gracieusement aixsïluts de la foule, se rendirent, à pied, àk Zoologie, où ils passèrent en revue les HÏtJons. Cette visite se prolongea jusque Tjisfiheùres. Et le retour des princes et de princesse s'effectua au milieu des mêmes tjdamatioiis ferventes de nos concitoyens. Tandis que les enfants royaux accomplissaient cette promenade, sa Majesté la reine ILsabeth se rendait en automobile vers Wyck où elle fit, en compagnie d'une (une d'honneur, une promenade dans les unirons immédiats de la ville. De nom-ireuses marques de la sympathie respec-jieuse qu'EUe a su inspirer à Anvers Lui lurent prodiguées également. Dans les heures tragiques que nous vivons, alors que tas les Belges se sont dressés autour de tar Roi pour défendre la Patrie menacée, «une pouvait s'empêcher d'évoquer ce jour de la Joyeuse Entrée, la joie débordante de tos concitoyens de recevoir enfin une vi-ite ardemment espérée. Mais il semblait aussi que, traversant des sprettves communes, les membres de la Famille royale et notre population se trouaient plus étroitement unis encore, si possible, qu'en ce jour inoubliable où le roi jtot et la Famille royale vint officiellement visiter Anvers. * * » La Reine, dont on sait la vive sollicitude pow'nos soldats blessés, visitera aujour-i'/iui plusieurs ambulances et hôpitaux de wtre ville. Qj / LA BONNE PAROLE —— fine bonne et chaude parole de patriotis-lue et d'espoir est celle que nous avons entendu prononcer hier par M. Renkin. Et f® sait si notre éminent ministre des colo-fe> a qualité pour la faire entendre, lui pi toujours a su se tenir à l'écart de la Ne des partis pour ne songer qu'à la Nideur de la patrie belge. M. Renkin suivait prosaïquement la voie fe tram 7 — le meilleur moyen, lui avait »t un passant obligeant, d'arriver sans er-Me la place de Meir au Grand Hôtel où 'Bt descendu. Et nous marchons de con-pe:.-La situation militaire?... déclare le mi-1 te répondant à notre question, mais elle jamais été meilleure. Et comme nous Nffls bien fait de venir à Anvers! La chose 4ijté décidée au conseil avec M. de Broque-Mle. Je n'y étais pas. Mais comme tous j'ai !?Piaudi et de tout cœur à cette décision. ' Pourquoi? M. Renkin veut bien nous le ®re. Nous ne sommes pas autorisé à re->roduire ses paroles. Mais ce que nous pou-certifier c'est que les suppositions pes-'unistes auxquelles ont pu donner lieu 'arrivée de la Reine et des enfants royaux N que le transfert du gouvernement à snvers n'avaient pas le moindre fondement,La confiance du ministre dans l'issue tole de la lutte qui met presque une moi-H «e l'Europe aux prisés avec l'autre est 'jnitée. Il ]a base sur des considérations Passant des vues d'ensemble réellement fftitesques. Nous evons pu en inférer que Jaute colossale qu'a commise l'Allema-P® jetant le gant aux puissances de la , '"'-Entente et en attaquant la Belgique ^coûtera cher. tant à la fière réponse du Roi aux pro-j ,'ons de l'Allemagne, à l'héroïsme de I, armée, au patriotisme cîe la popula-"I. Renkin, qui d'habitude ne prodi-L P*s ses impressions, en parlait avec ,/haleur qui le transfigurait. Les té-L^agès d'admiration pour notre pays ^ fiant de hautes personnalités étrangè-n°us a-t-ii dit, ne lui avaient pas man-N°n plus. Se ot''e colonie est prête. Si des agresseurs ,entai6ftt, ils seraient bien reçus. Ils sont i y comPter- Au Congo français, ce tant .trouPes coloniales du gouverne- qui déjà ont pris l'offensive. Sfr hTClUSion' la Belgi<Iue devra s'impo-ti]p' fîs'- de douloureux sacrifices. Mais L ', lr<} retrempée et glorieuse de cette Ntes °rmi?abIe dans laquelle elle ne s'est Pas jetée de son plein gré. — Pour elle, ajouta le ministre, vont s'ouvrir de nouvelles destinées. — M. ^ «*C- Hostilités en Belgique La cavalerie allemande BRUXELLES, 18 août, 10 heures soir. — Officiel. — La cavalerie allemande, repoussée dimanche et lundi par nos troupes, s'est retirée vers le nord-est, rendue plus prudente par la sévère leçon qui lui a été administrée. Elle n'a plus faite aucune tentative contre notre armée au nord de la Meuse. La situation n'a pas changé. Les cavaliers allemands, loin de revenir à l'attaque, élèvent des retranchements sur divers points. APRES DINANT. — REGIT D'UN OFFICIER FRANÇAIS BRUXELLES, 18 août. — Détails sur l'attaque de Dinant de samedi,' donnés par un officier français ayant participé au combat vers 6.heures du matin. (Communiqué par le ministère de la guerre belge.) « J'étais avec ma compagnie en avant-garde, je fis porter mon unité en deux fractions, l'une a gauche, l'autre à droite de la citadelle de Dinant ; je commandais celle de gauche, cent hommes, et j'avais reçu l'ordre de tenir bon au-dessus des" carrières qui se trouvent à gauche du fort de Leffe, pour permettre le débouché sur l'autre rive de la Meuse. A 7 1/2 heures, bousculé par la colonne allemande qui descendait sur Dmant, avec de l'artillerie, je reçus l'ordre de battre en retraite vers le fort de Dinant A ce moment je reçus une balle à la tête, qui ne fit qu'érafler le cuir chevelu et me donna une commotion. De tombai dans une carrière et me fracturai la jambe. Au même moment les Allemands nous poursuivaient à 50 mètres. Mes hommes sont venus me chercher et m'ont transporté jusqu'à la crête des rochers qui dominent le couvent des Pères Prémontrés. A ce moment le feu était si meurtrier, que je dis à mes hommes de m'aban-donner et que j'allais essayer ae me laisser rouler jusqu'au bas du petit bois. Je le fis comme je pus, toujours sous les balles. Les Allemands ne dépassèrent pas la crête où ils étaient à 250 mètres de moi. » Lorsque je fus au bas du bois, je vis des maisons et quelques personnes aux fenêtres. Je criai : « A moi les Belges 1 Je- suis un officier français tombé sous les balles. » Et, exposant mille fois leur vie, pendant dix minutes, Marie Disy, Camille Jacquet, Antoine Pire — ce dernier a été blessé dans la journée — Joseph Ma-raite, Robert Emblème, Camille Michotte de Leffe, vinrent me chercher, me transportèrent d'abord chéz eux, puis chez les Pères Prém'on-trés, qui me soignèrent admirablement jusqu'à dimanche midi. Des brancardiers volontaires et des Pères Prémontrés me transportèrent ensuite sur la rive gauche dans un hôtel ■où se trouvait un lieutenant aviateur du 4me de ligne, qui me transporta ensuite en auto à Philippévill'e, dans le couvent des Sœurs de Notre-Dame. Là on me fit un pansement définitif. J'ai été soigné par tous comme un enfant de la Belgique. Le but de mon récit est de faire savoir que si j'ai été sauvé, c'est grâce aux Belges, qui, àu risque de la mort, m'ont retiré des mains des Allemands, qui m'auraient achevé, comme ils l'ont fait avec certains de mes soldats, que les brancardiers volontaires ont vu le lendemain, la tête fracassé à coups de crosse de fus;l. Ces fusils, je les ai fait remettre à la gendarmerie de Dinant. » — Havas Reuter. LE MORAL DU SOLDAT FRANÇAIS Les soldats français sont triomphants. Us sont enjoués, rigoleurs, méprisant la mort. Us sont hardis, téméraires. Comme nous leur faisions remarquer que leurs casques de cuivre se voient de ioin, ils répondent : « C'est pour donner un point de mire à ces pauvres ; ils tirent si ma 1 ! » La fusillade, à peine est terminée, qu'un petit soldat français, un lignard, fusil au dos. sort du bois descend un pré découvert, s'assied aa bord de la Meuse, et pêche tranquillement. Peut-on imaginer pareille insouciance, un tel mépris du danger ! Les habitants sont à présent sur la route. Us causent, s'approchent. Certains parlent de quitter le village. Les Français occupent les deux rives. Des batteries de mitrailleuses sont établies sur les crêtes. SIX CONTRE QUARANTE BRUXELLES, 18 août. —■ Du correspondant de la Dernière Heure: «■ D'autres Allemands qui manifestaient l'intention de s'attaquer à la gare de Schaffen, ont été mis en fuite, mais c'est à Tessenderloo, surtout, que quelques-uns des nôtres ont montré un réel héroïsme en combattant à six contre quarante : quatre chasseurs à cheval,, carabine en joue, et deux gendarmes, browning au poing, montés sur une forte auto, exploraient le pays; à Tessenderloo, ils voient brusquement arriver devant eux un détachement d'une quarantaine de dragons, galopant par deux de front. Immédiatement le chauffeur fait demi-tour, puis stoppe, et les nôtres ouvrent le feu. Le réserviste VandenabeeJe, des chasseurs, rate son premier coup, recharge son arme, vise le commandant du détachement allemand qui, atteint au bas de la poitrine, tombe de cheval. Pendant ce temps, les Allemands faisaient pleuvoir sur les nôtres une grêle de balles, mais il tirent si mal, on ne saurait trop le redire, qu'alors que nos vaillants soldats eussent dû être exterminés jusqu'au dernier, seul le maréchal des logis Mottet fut atteint par une balle qui lui transperça la main droite. Lorsqu'ils virent leur chef vider les arçons et s'affaler lourdement, les dragons tournèrent brides et prirent la fuite abandonnent cinq lances, » -j La situation Communiqué officiel BRUXELLES, 18. — Officiel. — La situation reste toujours excellente pour notre armée. Sans que nous puissions indiquer exactement la situation de nos troupes, nous pouvons cependant affirmer que toute incursion vers Bruxelles semble définitivement arrêtée. OTTIGNIES, 18. — Matin. — Aucune troupe ennemie n'est signalée dans les environs. LANDEN, 18. — Matin. —■ 11 n'y a aucun Allemand à Landen. La cavalerie allemande s'est cantonnée entre Ottenhoven et Velm. GEMBLOUX, 18. —■ 3 heures 45 matin. — Aucun mouvement de troupes n'est signalé dans les environs de Gembloux. Trois appareils télégraphiques Morse fonctionnent. — Havas-Reuter. Les fausses nouvelles LONDRES, 18 août. — Le Pressbureau anglais, dans un communiqué, dit que le public est averti que l'ennemi essaie de lancer de îausèes nouvelles sur de prétendus désastres que nous ou nos alliés aurions subis. Le censeur a déjà reçu une histoire de cette sorte disant qu'un régiment irlandais aurait eu un bataillon entier anéanti. Ces bruits circulent aussi en Belgique. Des bruits ont été également lancés que des blessés auraient été clandestinement débarqués dans les hôpitaux anglais, tandis que nous n'avons encore subis aucune perte. — Reuter. La position de l'ennemi, mardi soir De Roland de Marès, dans l'Indépendance: « L'attaque allemande qui s'est produite dimanche au sud-est de Wavre et que nos troupes repoussèrent vigoureusement a été très caractéristique. Une masse ennemie considérable est apparue dans le triangle Wavre-Jo-doigne-Eghezée, c'est-à-dire en "coin sur les lignes belges et françaises. C'est là une nouvelle tentative d'invasion de la Belgique centrale, dans le but de tourner l'armée de campagne belge et de l'intimider en déterminant sa retraite prématurée sur Anvers. En même temps, l'ennemi cherche évidemment à faire sa trouée sur le flanc gauche français afin dé s'ouvrir une voie vers la frontière française. Cette tactique est pour le moins imprudente, car mèmg si l'armée allcmaj>.ie-u .s'assurer définitivement une trouée de cette manière, les troupes qui s'y engageraient se trouveraient dans une position extrêmement dangereu'se et les conséquences de ce coup de force ne tarderaient pas à apparaître nettement.• Ce qui est l'évidence même, c'est que la résistance héroïque et victorieuse des Belges a ruiné de fond en comble le plan de campagne allemand. Alors qu'on estimait au début, à Berlin, que les trois corps d'armée lancés contre Liège suffiraient à dompter la Belgique et à la ,réduire à l'impuissance, l'Allemagne a dû renforcer considérablement son armée de la Meuse — elle a dû la renforcer dans de telles proportions qu'elle a été obligée de dégarnir ses positions ailleurs, au grand risque d'offrir dangereusement prise à ses adversaires. C'est la, de la part de l'Allemagne, une tactique qui révèle tout le désarroi de son état-major et qui nous confirme dans l'opinion que la puissance allemande sortira brisée, à jamais anéantie de cette lutte formidable. Qu'on songe, en effet, que non seulement l'Allemagne a porté la grande masse de ses armées contre la frontière franco-allemande, mais encore contre la Belgique. Il va de soi que de ce fait les forces militaires allemandes à l'Est doivent être relativement insignifiantes pour s'opposer à l'invasion russe dans la Prusse orientale. Or, la Russie a mobilisé deux millions d'hommes contre l'Allemagne et deux millions d'hommes contre l'Autriche-Hongrie. »A la frontière franco-allemande, les progrès français s'accentuent d'heure en heure. Non seulement l'offensive allemande y est complètement brisée, mais la pénétration dès troupes françaises en territoire allemand est telle maintenant que les Allemands ne peuvent plus nier de bonne foi l'échec total de leur première tactique. La région de Donon est aux mains des Français; ceux-ci sont à douze kilomètres en aval de Saales; ils ont touché Mulbach et Leitzelhausen, sur la Bruche, et, au Sud, ils sont signalés sur la route de Schlestadt, tandis qu'en Haute-Alsace ils occupent toute la ligna Thann-Dannemarie. En cinq jours d'offensive, les Français ont fait plus de progrès en Alsace-Lorraine que les Allemands n'ont pu en faire en quinze jours d'efforts soutenus — et avec quelles forces ! — en Belgique. Le prestige militaire allemand est décid ,nt très compromis, car ce n'est paé seulement à des fautes personnelles de l'état-major qu'on peut attribuer de tels résultats. Il y a un vice certain dans toute l'organisation de l'armée allemande et la valeur individuelle du soldat allemand n'est certainement pas' ce que trop longtemps on a cru qu'elle était. » UNE DEPECHE DU GENERAL JOFFRE PARIS, 18 août. — Le général Joffre télégraphie que nous obtinmes au cours des journées précédentes des succès importants en Alsace-Lorraine et qui font grand honneur à nos troupes et à leurs chefs. Les Allemands subirent partout des pertes importantes. Les effets de notre artillerie sont pour eux démoralisants et foudroyants. Pendant toute la journée d'hier nous avons progressé en Haute-Alsace. L'ennemi bat en retraite en désordre de tous côtés et abandonne partout des blessés et du matériel. Nous avons conquis la plus grande partie des vallées des Vosges, sur le versant alsacien, d'où nous atteindrons bientôt la plaine. Au sud de Sarrebruck.les Allemands avaient organisé devant nous une position fortifiée solidement tenue avec de l'artillerie lourde. i-Hs se retirèrent préciDitanweat Mer après- Engagement de cavalerie à Herenthout Anvers, mardi, 7 heures du soir. — Une partie de ia cavalerie de la défense mobile de la position fortifiée d'Anvers s'est portée aujourd'hui vers Herenthout, où elle a rencontré des forces supérieures de cavalerie allemande, avec lesquelles elle a échangé des coups de carabine pendant plusieurs heures. Nous n'avons pas un seul blessé, tandis que les Allemands ont dû faire avancer des voitures d'ambulance pour enlever leurs blessés. Il est étonnant que dans une armée jouissant d'une réputation mondiale, l'instruction sur Se tir soit si négligée. La garde civique de Turnhout fait des prisonniers aux uhlans ANVERS, mardi, 7 heures du soir. — Des patrouilles de cavalerie allemande se sont présentées cette après-midi devant Turnhout. Deux compagnies de la garde civique s'étaient préparées à les recevoir bien. La milice citoyenne ouvrit le feu sur les Allemands. Plusieurs furent blessés, dont un officier qui a été fait prisonnier et transporté à l'hôpital de Turnhout. Les gardes civiques ont tait aussi prisonniers plusieurs uhlans. Voilà qui prouve qu'il ne faut avoir aucune peur de ces batteurs d'esfrade. Il suffit de montrer un peu d'énergie pour les mettre en fuite. Plusieurs autres localités de la région ont paru être l'objet, pendant la journée de mardi, de menaces de petits partis de cavalerie allemande, mais comme toutes ces localités sont sérieusement occupées, /'/ a été impossible à ces patrouilles allemandes de pousser plus avant. Elles ont, prudemment et en toute hâte, tait demi-tour, La population civile ne doit donc pas accueillir les bruits que certaines personnes, à l'imagination fertile, font courir. Les ressources de l'Allemagne, en tant que cavalerie, sont grandes, mais non point infinies. Le front occupé par ses armées, en face de la France et de fa Belgique, d'une part, en face de la Russie, d'autre part, est tellement considérable que la densité d'occupation, par h cavalerie, de la région qui avoisine Anvers ne peut nous causer aucune inquiétude. midi.Notre cavalerie les poursuit actuellement et nous avons occupé d'autre part toute la ré- ; gion des étangs, jusque vers l'ouest de Fe- ■ nestrange. Nous débouchons de la Seiile, dont les Allemands évacuèrent une partie des pas- , sages. Notre cavalerie est à Château-Salins. — Havas. UN MONOPLAN A LUNEVILLE PARIS, 18 août. — Un communiqué dit qu'un monoplan allemand, arborant les couleurs françaises, a lancé sur Lunéville trois bombes qui n'ont causé que des dégâts insignifiants. . — Havas. LES ACTES DE SAUVAGERIE DES ALLEMANDS PARIS, 17 août. — Un communiqué du ministère de la guerre dit que dans la région de Belfort un grand nombre de prisonniers ont été traités avec la dernière sauvagerie. Les Allemands les déshabillèrent, les poussant devant leurs lignes, les exposant presque nus. aux balles françaises. Us en jetèrent d'autres dans le canal, les retirant et les y rejetant encore. Un Français en traitement à Besançon a été frappé à la tête et au côté à coups de crosse et de talon par un soldat allemand qui le traîna : sur le sol. Un autre Français a été achevé à coups de baïonnette. Quelques officiers essayant de retenir leurs hommes n'ont pu y parvenir. Un enfant de 7 ans s'amusant à Ma-gny à mettre en joue une patrouille avec un fusil de bois, a été fusillé. Des Allemands civils, en Alsace, tirent sur les Français. A Cernay, une section déployée devant l'ennemi a perdu 38 hommes, tous atteints par des coups de feu qui ont été tirés du village avant qu'aucun soklat allemand y eut pénétré. A Lutrau, un instituteur a tiré sur une patrouille de cavalerie tuant deux chevaux — Havas. 18 août- ~ Un rapport du préfet de , Meurthe-et-Moselle au ministère de l'intérieur relate des actes de sauvagerie révoltants commis par les Allemands et qui ont été régulièrement constatés dans les cantons de Badon-viller, Cirey et Blamont, où des femmes, des jeunes filles et des vieillards ont été assassinés 1 sans aucune raison. Les maisons furent incendiées systématiquement, l'argent et les bijoux volés. A Badonviller 11 personnes ont été assassinées dont la femme du maire, 78 maisons 1 ont été incendiées avec du pétrole ou av»c des cartouches spéciales. L'église fut démolie ' à coups de canon et 15 otages furent emmenés. ' A Bremenil 5 personnes furent assassinées dont un vieillard de 74 ans. Un homme blessé et alité fut brûlé dans sa maison avec sa mère âgée de 74 ans. — Havas. ] 1 LES TURCOS EN ALSACE PARIS. 18 août. — Le Petit Journal de Mar- 1 seiile publie un récit des blessés français arri-1 ! vés dans cette ville et selon lequel les tirail-eurs algériens ont participé pour la première 'ois aux combats qui viennent de se dérouler lutour de Mulhouse. Us s'y conduisirent plus jue brillamment. On sait que ces troupes sont les seules de nos soldats qui portent la tenue riaki. Les Allemands, trompés par la couleur le cet uniforme qui de loin ressemble à leur :enue de campagne, se laissèrent approcher sans méfiance. Quand ils reconnurent lpur méprise il était trop tard et les turcos dont on 3onnaît l'allure précipitée se jetaient sur eux, Baïonnette en avant, faisant de terribles ravages dans leurs tranchées. Ceux qui purent échapper à ce massacre allèrent, dans leur fuite précipitée, semer le désordre et l'épouvante dans les rangs des troupes massées derrière Mulhouse,où les Allemands se trouvaient în forces considérables. Les journaux italiens enregistrent les premiers succès des armes françaises avec un jrand enthousiasme. On signale de nombreuses manifestations en faveur de la France. — Havas. LA FIDELITE DES COLONIES ALGER, 17 août. — Hamaghi, ex-empereur le l'Annam, a écrit au ministre des colonies pour se mettre au service de la France, qu'ii i appris à connaître et à aimer. — Havas. AUX CIVILS Le ministre de l'intérieur recommande iux civils, si l'ennemi se montra dans leur 'égion: De ne pas combattre; De ne proférer ni injures ni menaces; De se tenir à l'intérieur et de fermer les enêtres afin qu'on ne puisse dire qu'il y a lu provocation; Si les soldats occupent, pour se défendre, me maison ou un hameau isolé, de l'évaluer, afin qu'on ne puisse dire que les civils mt tiré; L'acte de violence commis par un seul ■ivil serait un véritable crime que la loi runit d'arrestation et condamne, car il lourrait servir de prétexte à une répression sanglante, au pillage et au massacre de la wpulation innocente, des femmes et des en-ants.

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le matin gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1894 bis 1974.

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