Le matin

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s.n. 1914, 12 Mai. Le matin. Konsultiert 01 Februar 2023, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/901zc7ss1t/
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HErdM2 MaM9|4 ôïxTP Acrô - CI^Q COTOIES 21me Année — N°132 RÉDACTION 19 VIEILLE BOURSE, 39 AMVER8 Téléphone Rédaction : «IV ^îjonnemente : i Un an ir. ÏS.OO ltsvma ) Six mois . r f • . @so AKTÏ /Trois mois .... 3.KO lUnan . . . • • . ÎO.OO «iésŒUR < Six mois 8.KO /Trois mois .... &.OO tnivrER : France, Angleterre, Allemagne et Union postale, par trimestre, fr. - !Hollande et Grand-Duché, par trimestre, fr. Tr .00= fabonnement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN JOURNAL QUOTIDIEN ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 AKVER6 Téléphone Administration : SOI C. de CAUWER, Directeur Annonces : Annonces la petite ligne, fr. 0.30 Annonces financières id » S. OO Réclames la ligne, » 1 .KO Faits divers corps id. » 3 OO Chronique sportive id. » S OO Faits divers fin id. < V OO La Ville id. » K.OO Emissions Prix à convenir. Les annonces de la France, de TAngleterre et de TAmérigve sont exclusivement refîtes i> Bruxelles chez MM. J. Lkbegcb 4 C*. Le dernier drapeau I U y a aujourd'hui juste cent ans, jour [pour jour, Napoléon dictait au général Bertrand un décret établissant les armoiries et le pavillon de l'île d'Elbe. Deux circonstances rendaient ce décret nécessaire: [la première que le traité de Fontainebleau privait désormais l'empereur du pavillon impérial français, soit de l'aigle et des trois [couleurs; la seconde que si Porto-Ferrajo avait des armoiries, Elbe n'en avait point. Une souveraineté nouvelle étant instituée [un nouveau drapeau s'imposait. Napoléon n'était plus l'empereur des Français mais [le roi de l'île d'Elbe. Comme roi il disposait d'une marine de guerre et d'une marine [marchande. La marine marchande compilait environ cent voiles. La marine de guerre se composait du brick l'Inconstant, cédé par la France en vertu du traité de Fontainebleau, de l'espéronade la Caroline [armée d'un mauvais canon de fonte, des [deux felouques l'Abeille et la Mouche appartenant aux mines de Rio, du demi-che-[beck l'Etoile acheté 8,822 francs, d'un grand [canot destiné à des explorations de côtes et à des travaux d'hydrographie. Il fallait un [pavillon distinctif pour ce royaume, pour [ ces navires, pour la petite armée, pour [les résidences officielles et pour les bâti-Iments publics. I On vient de mettre en vente à Londres un I drapeau de l'île d'Elbe dont la reproduction photographique se retrouve depuis [quelques jours dans la plupart des journaux anglais. Il reproduit les dispositions fque nous connaissons aujourd'hui au dra-Ipeau français: les trois bandes horizontales bleue, blanche et rouge, la bleue à la ham-l Jè, la rouge au battant. Sa, hampe est cou-I ronnée d'une aigle. La partie centrale porte (ces mots brodés en lettres d'or: l'Empereuœ I à la garde nationale de l'île d'Elbe. [ C'est un faux drapeau truqué. Il en existe Ne semblables par centaines, tout aussi [feux, dans nombre de collections privées et blême dans des musées publics. Ils sont précisément reconnaissables aux dispositions en bandes horizontales que nous veinons de rappeler et qui n'ont rien de com-titun feVèe les drapeaux du premier empire. I Les premiers drapeaux tricolores français, éclos spontanément au lendemain de ■ la prise de la Bastille, manquaient de dispositions officielles ou simplement régle-Imentaires. Chaque bataillon des nouvelles Igardes nationales improvisa le sien, avec E des combinaisons et des attributs de fantai-I sie, On y assemblait les trois couleurs dans Ides dessins arbitraires; on y brodait des I emblèmes et des devises. Pôurv u que les ■trois couleurs y fussent représentées, le K pavillon semblait suffisamment national l parce qu'il était symboliquement français. I Le drapeau du bataillon du quartier des I Enfants-Rouges ne ressemblait pas à celui i du bataillon du faubourg Saint-Antoine. I Beaucoup de ces premiers drapeaux trico-| lores ont été retrouvés et identifiés. Vous en I pouvez contempler à Paris, soit au musée L de l'armée en l'Hôtel des Invalides, soit au I musée Carnavalet. Il en est de charmants, i» en est de cocasses, il en est de tragiques : roais il n'en est pas deux qui se ressem- I Premier drapeau tricolore officiel a ! composé par Napoléon. C'est celui qu'il a distribué à ses régiments au Champ-de-! -jars et au camp de Boulogne et il n'est pas | Disposé en bandes horizontales. - est un losange parfait, blanc, flanqué ® cheI" et en pointe de quatre triangles rectangles qui forment un ensemble car-. ,c'eux triangles rectangles dextres, este-dire à la hampe, sont bleus; les ; e'K triangles rectangles sénestres, c'est-à-[ Lf? a!î butant, sont rouges. En blason I va Q'sPos^ion des couleurs s'appelle un i !'ut™ent». Elle est singulière et se re-I 'Ouve en peu d'armoiries. Peut-être était-1 jj3 P°ur .cela que Napoléon la choisissait: i ^ *a ^rance un drapeau qui ne [ à aucun autre. Il y trouvait IïTm 6n* ce^ avantage que le large losan-I k. !,anc c^u centre, dont les quatre pointes I fra';laien^ aux quatre bords de l'écu, of-[ lrni'Un esPace favorable aux inscriptions [ , ées: ^ l'avers la dédicace au régiment, i ro/n6113 *es noTns et les dates des victoi-' (j,L l^elque inspiration qu'il dérive, ce | «<-) i ? a l°sange et a triangles rectangles [ . ,e drapeau de Napoléon. Il n'en a ja-W eu d'autre. i a «fn! drapeau-là que la Restauration [ bl?T)pf!'lmé ^our lui substituer le drapeau ; euf de lysé d'or qui n'avait été sous ; roval» pi6®™9 ^ue fanion de la maison ! Wtow' ^ ce drapeau que l'empereur a ; tniPM ?ar c'^cret du 23 mars 1815 aux pre-= Qu'il ^ Cents-Jours. C'est à ce drapeau pL i/0nçait en arrivant à l'île d'Elbe, tom-flo ^ ma* Ie pavillon du ' tué • d'U .S0UVerain de l'île est ainsi consti-cufo ^ la bande de gueules mar- ' ûranpft6 vi°*s Veilles d'or. C'est donc un Sale mU anc. traversé d'une bande diago-' sa nnint1®® I?1. a son sommet à gauche et [ de ronô- lnférieure à droite, laquelle ban-Le nm?v 6S^ ornée de trois abeilles jaunes, i niau* ..neau Paviil°n înt aussitôt commu-f les imï gouvernements de l'Europe par [ dence à ^Ssaires des puissances en rési-I Par ppc r. .Ort°-Ferrajo, adopté et reconnu i WfilemSJ^n-SSa:nces sans délai. Il a été salué • 1 «uement par tous les navires qui l'ont rencontré sur la mer de fin mai 1814 à fin février 1815. Il en existe un à Londres, au musée Tus-saud, dans la salle où sont conservés tant de souvenirs de Napoléon. Ce pavillon répond exactement aux dispositions du dé-i cret dicté à Bertrand et que nous venons de rappeler; mais il est de petites dimen-| sions : il n'a pas un mètre de côté. On peut supposer qu'il flottait à l'arrière d'une embarcation de l'Inconstant, peut-être du grand canot qui devait permettre aux officiers de la marine d'Elbe d'établir la carte hydrographique de l'île. Certes on connaissait déjà le drapeau tricolore français à bandes horizontales mais il n'avait jamais été le drapeau offi-I ciel de la France. Il l'est devenu seulement ; après la révolution de juillet. Si donc nous i nous en rapportions au catalogue venu de j Londres et aux reproductions photographi-I ques des illustrés anglais, nous devrions admettre que Napoléon, en 1814, distribuait ! à la garde nationale de l'île d'Elbe un dra-| peau qui ne devait être composé qu'en 1830 par Louis-Philippe 1 l C'est toujours ce drapeau de Louis-Philippe qui flotte sur la république de M. Raymond Poincaré. Il n'a été, depuis, modifié qu'une fois et seulement pendant quelques jours. Le 27 février 1848, Caussidière, préfet de police de la révolution, imagina de changer l'ordre des bandes horizontales, de façon que le pavillon de la deuxième république ne fut pas en tout semblable au drapeau du roi que le peuple venait de renverser. Il enjoignit alors à tous les chefs des monuments publics et, en leur absence, aux concierges des dits monuments, d'y arborer de suite un drapeau, de la plus grande dimension possible, portant les couleurs ainsi placées : Bleu, Rouge et Blanc, — de telle sorte que le bleu tenant à la lance, le rouge soit au milieu et que le blanc flotte. Le gouvernement provisoire s'opposa à ! cette ordonnance et les dispositions du drapeau tricolore nous ont été conservées comme elles avaient été arrêtées en 1830. Quant au dernier drapeau de Napoléon, nous avons vu qu'il était d'argent à la bande de gueules marquée de trois abeilles d'or. A Sta-Iiélène le prisonnier ne devait plus, apercevoir que des drapeaux anglais. Coriolis — Courrier des Pays-Bas (Correspondance particulière du Matin.J Le siège de Katwijk. — Dissentiments à droite. — Une exposition à Groningue. — Les petits Etats et les grandes puissances. — Excursion de fermiers po-méraniens. Amsterdam, 10 mai. Les Etats provinciaux de laGueldre avaient à pourvoir au remplacement de M. l'e baron Schimmelpenninck van der Oye van Hoeve-laken, le président de la Première Chambre des Etats Généraux, qui vient de mourir. Leur choix s'est porté sur M. le baron O. J. E. van Wassenaer van Catwijck, membre de la Seconde Chambre des Etats Généraux ovi il représente le district électoral de Katwijk. Mais celui-ci accepte«i-t-il le mandat de sénateur? On n'en est pas assuré. Il a d'ailleurs un mois pour réfléchir. En Vérité, le baron van Wassenaer ne demanderait pas mieux que d'aller occuper le fauteuil du baron Schimmelpenninck, mais de ce fait le siège parlementaire de Katwijk devient vacant et c'est là où des difficultés menacent de surgir. Le baron van Wassenaer est chrétien-historique. Depuis plus de dix ans c'est cette fraction de la coalition de droite qui représente ce district. Mais le Standaard, l'organe de Dr Kuijper, fait observer aujourd'hui que les chrétiens-historiques ne comptent que 1,479 électeurs alors que les antirévolutionnaires en dirigent 2,598 et qu'il y a aussi 3,120 catholiques romains. On sent bien qu'il voudrait voir remplacer le baron van Wassenaer par un de ses amis antirévolutionnaires, alors que les chrétiens-historiques espèrent attribuer le siège de Katwijk à M. De Visser ou à M. Snoeck Henkemans, deux de leurs meilleurs leaders et dont la place est indiquée au parlement. Mais il y a plus. Les catholiques qui sont les plus nombreux parmi les membres de 1a. coalition de droite à Katwijk, — le Standaard le reconnaît lui-même — se demandent pourquoi ce district ne serait pas représenté par un des leurs? Il sera difficile de s'entendre à droite et peut-être bien que chacune des trois fractions aura son candidat propre au premier tour de scrutin, le ralliement au candidat le plus favorisé étant prévu au ballottage. Cependant il y aura certainement des froissements du côté des chrétiens-historiques. Il peut donc y avoir des surprises. On peut donc prévoir aussi que pour maintenir le siège de Katwijk aux chrétiens-historiques à la Seconde Chambre, le baron van Wassenaer refusera de remplacer le baron Schimmelpenninck à la Première Chambre. Les Etats provinciaux de la Gueldre auraient alors à procéder à une nouvelle élection de sénateur. Quoi qu'il en soit, les polémiques déjà engagées témoignent des bons sentiments qui animent les fractions de la droite à l'égard les unes des autres. * * » Un comité s'est, constitué à Groningue sous la présidence de M. 3. F. Scholten pour l'organisation cette année même, en cette ville, d'une exposition internationale à laquelle ne participeraient que les petits Etats du Nord-Ouest de l'Europe: la Belgique, la Suisse, le Danemark, la Suède, la Norwège et les Pays-Bas. La Cazette de Hollande défend avec chaleur i tle projet de M. Scliolten et de ses amis. [ Les événements balkaniques, dit-elle, qui ont mis si souvent en émoi les chancelleries européennes auront, dans tous les cas, nécessité une extraordinaire consommation de formules, de paraphrases, de locutions et autres circonlocutions diplomatiques! Entre toutes, il en est une dont on a vraiment abusé. Le Monténégro faisait-il mine de vouloir sortir de tutelle? Vite, la formule en question venait mettre bon terme à ses velléités d'émancipation. Les Turcs essayaient-ils de protester contre le sort qui leur était fait? La redoutable formule s'empressait de rentrer en jeu. Et de même pour les Bulgares, et pour les Serbes, et pour les Grecs: à chaque fois que les uns ou les autres se permirent d'élever la voix, la sacro-sainte formule se chargea prompte-ment de leur ^abaisser le ton. Cette formule, vous la connaissez: les Puissances... Car les diplomates jugèrent même superflu de dire les grandes Puissances. Et c'est ainsi que les journaux du monde entier n'eurent longtemps pas assez de colonnes pour enregistrer toutes ces notes, tous ces mandements plus ou moins comminatoires par quoi s'exprimaient les décisions, souvent inharmoniques, du Concert européen: Les Puissances ont résolu que... Les Puissances sont d'accord pour penser que... Les Puissances ne permet-1 tront pas que... etc., etc. Les annales des guerres balkaniques ont fait large part à des expressions de ce genre! Ces Puissances, vous le savez, sont les six Etats les plus importants de l'Europe: Russie, Allemagne, France, Angleterre, Autriche-Hongrie et Italie. Les plus importantes, assurément, tant par l'étendue de leur territoire que par le chiffre de leur population — sans compter, cela va de soi, leurs imposantes forces militaires ou navales. Mais, enfin, ces puissances ne sont pas toute l'Europe! A côté d'elles vivent d'autres Etats qui né" sont pas quantité négligeable, pour être d'étendue ou de population moindres. Il y a la Belgique, la Suisse, la Suède et la Norwège, il y a le Danemark, les Pays-Bas. Ne trouvez-vous pas qu'il est tout de même un peu excessif de voir ces dernières nations reléguées si dédaigneusement au dernier plan, par leurs grandes voisines, même lorsqu'il s'agit de questions proprement internationales? Le Concert européen? Encore une formule diplomatique dont l'insuffisance frise vraiment l'ironie! Pourtant, ces petits Etats que nous avons nommés, et qui n'ont jamais voix au chapitre — pas même voix consultative! — ces petits Etats ont un passé historique aussi glorieux que celui de n'importe quelle autre grande puissance. Si leurs forces militaires et navales ne comptent guère, il ne faut cependant pas en .faire tovt à fait fi. D'ailleurs, la force brutale, ou si l'on préfère la force des armes, n'a jamais comporté, que nous sachions, de spéciales raisons d'admiration! Mais ce qu'il convient, avant tout, de faire ressortir, c'est que ces petits Etats du Nord-Ouest de l'Europe sont peut-être, aujourd'hui, les meilleurs serviteurs do la civilisation, ceux où le peuple a acquis la plus haute culture, ceux où les grandes idées humanitaires ont trouvé le plus fécond terrain, ceux où la science et l'art marchent de pair avec le développement remarquable des institutions sociales, avec l'extension de plus en plus considérable de toutes les branches : commerce, industrie, agriculture, où s'exerce leur activité nationale. Pour tout cela, ces petites nations jouent dans le monde un rôle plus important que celui qui leur semblait naturellement assigné. Rôle pacifique, s'entend, mais rôle incontestable et d'autant plus digne d'éloges qu'il relève exclusivement du génie humain. Disposant de moyen; et de ressourecs limités, ces Etats, en effet, ont dû poursuivre une lutte incessante, tenace, opiniâtre, pour conserver leur existence nationale. Et non seulement, ils ont réussi à vivre dignement, noblement. mais encore ils ont atteint à un degré de bien-être et de civilisation dont on ne saurait trop les admirer. Le comité de Groningue aussi bien que les personnalités étrangères qui se sont intéressées à son œuvre, a pour but de tendre à un rapprochement « moral » des peuples de ces-petites nations de l'Europe, ces petites nations qui présentent entre elles, en se plaçant d'un point de vue purement idéologique, tant de remarquables affinités. Le désir commun est que ces peuples apprennent, dans l'avenir, à mieux se connaître, à mieux se pénétrer, intellectuellement parlant. De cette pénétration réciproque, de ces relations plus étroites entre Etats qui jouissent d'une civilisation égale — et déjà si développée — ne pourront que résulter les plus heureuses conséquences. Si platonique, en effet, que demeure ce rapprochement, il n'en donnera pas moins, à ces petites nations, une force « morale » plus grande, et il ne contribuera pas peu à les « mettre en évidence », plus qu'elles ne le sont actuellement vis-à-vis de ces formidables « grandes puissances » dont toute l'attention, dont tout l'effort sont actuellement concentrés sur l'augmentation de leurs forces militaires. * * * La Chambre d'agriculture à Stettin, organisera, dans la première moitié du mois de juillet, une excursion en Hollande, excursion à laquelle prendront part un certain nombre de fermiers poméraniens. Ils visiteront la Frise, les tourbières de la province de Groningue. De là, ils se rendront à La Haye et ensuite dans le « West.'and », contrée dont la principale ressource est la culture des légumes, des fleurs et des fruits. Amsterdam et Delft figurent aussi sur le programme. Cornelis LES FAITS DU JOUR LES ELECTIONS EN FRANCE Voici les gains et pertes des partis constatés après la proclamation des résultats des ballottages qui ont eu lieu dimanche: Les réactionnaires gagnent 9 sièges, mais en ' perdent. 6. Les progressistes gagnent 3 sièges, mais en perdent 23. Les fédéraux de gauclie gagnent 3 sièges, mais en perdent 16. Les radi- j eaux et les radicaux-socialistes gagnent 38 sièges, mais en perdent 18. Les républicains- J socialistes gagnent 5 sièges, mais en perdent i 6. Les socialistes unifiés gagnent 32 sièges,mais en perdent 9; le bénéfice pour les socialistes unifiés est de 23 sièges, auxquels il faut ajouter 5 sièges nouvellement créés et attribués aux socialistes unifiés. Les journaux constatent avec unanimité que les élections furent calmes et que cependant on vota beaucoup plus que les années précédentes. Tous constatent aussi que les vainqueurs de la journée de dimanche sont les socialistes unifiés et après eux les groupes de droite. L'Humanité socialiste met la réaction au défi de conserver longtemps la loi de 3 ans. Le tiil Blas, républicain, estime que c'est une des plus importantes victoires que les partis de gauche aient remporté depuis 40 ans. Le Matin constate que la loi de trois ans obtint une majorité incontestable et ce journal invite ceux qui mettent la défense nationale au-dessus de toutes les préoccupations, de se réjouir de ces deux jours d'élections. La Petite République, socialiste, conclut des résultats que le scrutin d'arrondissement sort irrémédiablement condamné. Les radicaux paient cruellement leur systématique opposition au scrutin de liste avec représentation proportionnelle.Le Figaro déclare que si le bloc d'extrême-gauche devient plus compact un autre bloc se forma et estime que c'est là la majorité de demain. Le Gaulois, monarchiste, déclare que «jamais la Chambre ne fut plus menaçante pour nus intérêts, nos croyances, notre foi et la patrie ». La Libre Parole, antisémite, prédit que «la nouvelle assemblée sera réduite à l'impuissance, car elle est née de la confusion et du déclassement des partis». * Fox. IB-fcr'ieï.rag'or' La politique française LES FRANÇAIS OCCUPENT TAZZA OUDJDA, 10. — L'avant-garde de la colonne française est entrée dans Tazza aujourdhui a 11 h. 50. Les indigènes, surpris par la marche de nuit rapide de la colonne, ont offert au de-but peu de résistance. Les tribus Branès et Biata se sont abstenues de tous actes hostiles. Les Metalka ont, au contraire, quelque peu résisté; leurs ksour ont été sévèrement canon-nés; les Beni-Oudjam, qui s'étaient ressaisis, ont défendu énergiquement les abords de la ville. L'attitude des habitants de Tazza est excellente.Nos pertes sont de quatre tués et treize blessés, dont quatre grièvement. Les pertes de l'ennemi sont importantes. PARIS, 11. — La prise de Tazza n'est que le premier acte de l'opération militaire qui va s'accomplir et qui consiste dans la jonction des troupes du Maroc occidental. Il faut maintenant que le général Baumgarten, qui campait dimanche à Tazza, donne la main au général Gouraud, qui est encore à une soixantaine de kilomètres dans les parages de Souq-el-Arba-de-Tissa. Il faut en outre que les occupants de Tazza se gardent de tout retour offensif des terribles tribus des Bou-Araïn et des Bou-Yahmed, qui les environnent. La situation en Orient LES NEGOCIATIONS DE CORFOU PABIS, 11. — Dès leur arrivée à Corfou, les membres de la commission internationale de contrôle se sont mis en rapport avec M. Zo-graphos, chef du gouvernement provisoire de l'Epire, et son ministre des affaires étrangères qui l'accompagne, et ont échangé leurs demandes et leurs propositions. M. Zographos demande les garanties suivantes:a) Administration des districts de l'Epire annexés à l'Albanie par deux gouverneurs de nationalité suisse ou hollandaise, qui siégeraient à Korytza et à Argyrocastro; b) Institution d'un conseil local auprès de ces gouverneurs; c) Etablissement d'une Diète épirote, sur le modèle de la Diète croate; d) Incorporation, dans la gendarmerie chargée de maintenir l'ordre dans les districts épirotes, d'éléments chrétiens qui ne pourraient être déplacés de l'Epire; ç) Liberté complète d'exercice pour les écoles grecques, où l'enseignement de la langue albanaise serait obligatoire; f) Liberté religieuse complète; g) Octroi de garanties spéciales concernant les questions d'ordre communal; h)Constitution, dans les districts annexés, de corps militaires chrétiens commandés par des officiers hollandais; i) Soumission des Epirotes à tous les impôts;j) Chimarra continuerait à jouir de tous les privilèges antérieurement concédés à cette région par les sultans. La commission de contrôle, d'autre part, après entente avec le gouvernement albanais, fait les propositions suivantes: 1. Les communautés orthodoxes en Albanie seront libres d'employer la langue grecque comme moyen d'éducation dans leurs écoles; mais, dans les classes primaires, l'enseignement devra être donné en albanais, qui est la langue officielle de l'Etat. L'instruction religieuse pourra être donnée en grec. 2. Pour occuper les territoires qui ont été évacués par les troupes grecques, des détachements de gendarmerie albanaise, sous la conduite d'officiers hollandais, seront envoyés.Ces , officiers procéderont immédiatement à des enrôlements, de façon à obtenir la proportion nécessaire de membres des différentes confessions religieuses du pays. La gendarmerie albanaise sera sous une direction et un commandement uniques et ne formera qu'un seul corps. Les détachements servant dans une province consisteront, de préférence, en hommes de cette province. Pour l'occupation des territoires qui doivent être évacués et pour leur organisation, le gouvernement albanais nommera un inspecteur,3. Les sandjaks de Korytza et d'Argyrocas-tro formeront chacun un canton administratif, comme les autres préfectures de l'Etat albanais. Les conseils locaux élus seront chargés de la direction et de l'administration des affaires locales de ces sandjaks. Ces conseils seront présidés par des gouverneurs représentant le gouvernement central et nommés par lui. 4. En attendant que les conseils locaux aient été élus, les affaires du sandjak d'Argy-rocastro seront confiées à une commission composée de chrétiens et de musulmans. Cette commission sera placée sous la présidence du gouverneur d'Argyrocastro, nommé par le gouvernement albanais. .. Le droit de pétition à adresser en grec à l'inspecteur est reconnu pour les bourgades et villages dans lesquels la langue grecque est seule parlée. 6. Le gouvernement central, sur la proposition de l'inspecteur, prendra telles mesures qui seront jugées nécessaires pour secourir la population qui a souffert du fait de la guerre et des troubles récents dans les provinces. Il y a donc une différence profonde entre les deux parties, car les propositions de la commission tendent à faire de l'Epire une simple province albanaise en lui accordant seulement des concessions aux points de vue de la langue et de la religion, tandis que M. Zographos prétend obtenir une autonomie à peu près complète sous la suzeraineté du gouvernement albanais. Qu'il y ait entente ou rupture, on croit que les négociations marcheront vite. M. Zographos tient à ne pas les prolonger. Il sait, en effet, que le gouvernement albanais n'a en ce moment ni armes ni munitions et qu'il en attend d'Autriche. Or, il ne faudrait pas laisser aux Albanais le temps de s'armer et de s'organiser en prolongeant vainement l'armistice actuel. La situation au Mexique NOUVELLES DE MEXICO WASHINGTON, 11. — Le ministre des affaires étrangères du gouvernement du général Huerta a protesté auprès des médiateurs au sujet de l'arrivée des troupes américaines et du débarquement de troupes à l'île de Lobos, entre Tampico et Vera-Cruz, ainsi que contre l'arrestation des gardiens des phares. Les réfugiés arrivés de la capitale disent que le général Huerta a subi de grandes pertes à Saltillo. Beaucoup de déserteurs ont passé dans les rangs des rebelles. On dit également que les Anglais et les Allemands se préparent à se défendre à Mexico. LA BATAILLE; DE TAMPICO LONDRES, 11. — On mande de Juatez que suivant des avis parvenus à des officiers insurgés la bataille la plus acharnée de toute la période révolutionnaire se poursuivrait actuellement à Tampico. Plusieurs puits et réservoirs de pétrole sont en flammes, ainsi qu'une partie de la ville. Dépêches diverses LA SANTE DE FRANÇOIS-JOSEPH VIENNE, 11. — On Communique le bulletin suivant concernant l'état de santé de l'empereur:«La nuit a été bonne, les symptômes de catarrhe ne se sont pas modifiés. L'état général est satisfaisant. » MORT DE Mme de BETHMANN-HOLLWEG BERLIN, 11. — Mme de Bethmann-Hollweg, femme du chancelier de l'empire, vient de mourir après une longue maladie. UNE VILLE EN FEU MOHILEFF, 10. — Un incendie a détruit 90 maisons dans la ville de Kopyz; 75 magasins et 4 synagogues ont été également la proie des flammes; 200 familles sont dans le dénuement. Cet incendie est l'œuvre d'un individu qui a été arrêté et a avoué son crime. La Ville Le vingt-huitième bon que nous publions aujourd'hui porte le nom de Charles Rogier. En 1830, Charles Rogier conduisit à Bruxelles un corps de Liégeois, prit part à l'insurrection, fit partie du gouvernement provisoire et fut élu député. Il fut successivement administrateur de la sûreté publique, gouverneur d'Anvers, ministre de l'intérieur, de nouveau gouverneur d'Anvers, ministre des travaux publics, de la guerre, de l'intérieur. Démissionnaire en 1852, il revient au pouvoir comme ministre de l'intérieur puis des affaires étrangères (1861-1868). b On nous objectera peut-être que Charles Rogier est un grand nom de l'histoire de Belgique et non pas un grand nom de l'histoire d'Anvers. A cela, nous répondrons que Charles Rogier ne s'est pas borné à être pendant de longues années gouverneur de notre province, mais qu'il n'a pas cessé de manifester envers notre ville et envers notre port une sollicitude de tous les instants. Car c'est lui — on ne l'a que trop oublié dans ces derniers temps, pour en reporter tout l'honneur sur un autre — c'est lui, disons-nous, qui songea le premier à réaiiser l'affranchissement de l'Escaut. C'est pour négocier cet acte mémorable qu'il abandon-

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le matin gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1894 bis 1974.

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