Le Mercure Anvers-Bruxelles: journal d'informations locales et générales

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02 Juli 1914
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s.n. 1914, 02 Juli. Le Mercure Anvers-Bruxelles: journal d'informations locales et générales. Konsultiert 18 September 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/h12v40kr5n/
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De Aierrure ANVERS - BRUXELLES ° LENUMÉRQ 10 CENTIMES JOURNAL D'INFORMATIONS LOCALES ET GÉNÉRALES " » PARAIT LE JEUDI MATIN » La Politique Anversoise • i i n • Auguste possemiers M. Possemiers, accompagnant le bourgmestre lors des Fêtes coloniales. Donc, la succession est ouverte ! M. Possemiers a remis au Collège sa démission de secrétaire communal. Cette démission a été acceptée. M. Possemiers aura des congés renouvelables de mois en mois, jusqu'au 1er janvier prochain, en sorte de toucher son plein traitement — 15.000 francs — jusqu'à cette date et de faire compter encore la présente année pour le règlement de sa pension de retraite. Une figure anversoise " dans toute la force du mot que M. Possemiers. Dame, voilà quarante ans qu il fait partie de l'administration de la métropole. A crû de bonne foi qu'il incarnait la ville d'Anvers aux yeux du monde et beaucoup de braves gens l'ont crû avec lui. Et à voir son portrait, peint par nous ne savons plus quel Van Kuyckiste académique, exposé assez régulièrement dans les triennales, on pouvait se rendre compte qu'on était bien " incarné ". M. Possemiers est né le 24 juillet 1847 — n'est-ce pas qu on se 1 imaginait plus jeune, tellement il a toujours de la prestance et de la v^rrWijr. Adolescent. rêva-t-il à de hautes destiné#® ? C est probable.. On se représente volorïciers le petit Auguste, en somme Auguste c'est moins prétentieux que César, jouant au soldat dans les jardins ombreux, rendez-vous des vieux Anversois, de ce Robinet qui l'avait vu naître. 11 avait, à n'en pas douter, la vocation du commandement. Son père l'envoya à l'Ecole Militaire où il demeura quatre ans. Brillant vlève, intelligence vive, cerveau bien organisé, le jeune homme, quatre fois de suite, fut le premier de sa promotion. En une seule année, à sa sortie de l'Ecole, il conquit les grades de sous-lieutenant du génie, lieutenant, lieutenant-adjoint d'état-major. Voilà de superbes états de service. Certes, il eut été présomptueux de sa part de croire qu'il portait dans sa giberne, comme Bonaparte à son âge et dans sa situation, le sceptre d empereur des Français. Mais il pouvait espérer le plus brillant avenir et, s'il ne fut point entré dans ^administration communale, M. Possemiers eut tout de même fini par gagner 18.000 fr. par an. Il est vrai qu'il aurait eu deux chevaux à nourrir, mais, en guise de compensation, on 1 aurait appelé : mon général. Peut-être même qu'en qualité de circonscriptionnaire, il aurait eu le pas sur M. De Vos... Et c'est cela que Possemiers a toujours pu répondre à ses détracteurs qui lui reprochaient de traire plus que de raison la vache à lait de 1 administration et d'accaparer la grosse part de l'assiette au beurre. Car si ses amis libéraux l'ont prié de quitter l'armée pour faire leurs petites affaires à l'Hôtel de ville, le moins à quoi ils ont pu s'engager, c'est de faire avoir à M. Possemiers une situation au moins égale à celle qu'il abandonnait pour leur rendre service. D'ailleurs, ce n est pas parce que les magistrats sont mal payés qu'on peut reprocher à M. Possemiers d'avoir touché un traitement d'évêque en un temps comme le nôtre où le clergé est persécuté. Nous sommes à l'époque où le Meeting triomphe.On connaît sa fameuse plate-forme électorale: " Geen man, geen cent, geen kanon meer... vrij-heid in ailes en voor allen... In Vlaanderen Vlaamsch... " C'est surtout l'antimilitarisme qui était à la base de ce programme. Des hommes tels que Coremans, Jef van den Bemden, Victor Ja-cobs, Jan de Laet, Juliaan De Vriendt, étaient à la tête du mouvement. C'est alors que 1 on pouvait remarquer dans le Précurseur, qui n'était pas encore Nouveau mais qui, était bien rédigé et avait tout de même des lecteurs, des articles militaires dont l'auteur inconnu pour la masse montrait autant de sagacité que d'élévation de pensée. Les chefs du parti libéral discernèrent en lui 1 homme au'il leur fallait : en 1874, sous l'administration de De Wael, le lieutenant du génie, adjoint d'Etat-Major Auguste Possemiers, troqua l'épaulette contre un confortable rond de cuir dans les bureaux de l'Hôtel de ville d'Anvers. Les libéraux, en arrivant au pouvoir y avaient trouvé "ne administration hostile, entièrement composée, depuis le secrétaire communal d alors, M. De Craen, jusqu'au dernier messager, de fonctionnaires et d'employés cléricaux. On pense si ces messieurs en firent voir de grises à leurs nouveaux maîtres ! C'est à Possemiers qu incomba la tâche de les mettre au pas. Pour lui donner du cœur à 1 ouvrage, son ami Cauwenberg qui, depuis, fut échevin des finances, lui promit formellement la charge de secrétaire communal pour le jour où celle-ci deviendrait vacante. Et Possemiers, en qualité de secrétaire privé du bourgmestre entreprit contre les bureaux une guerre qu'il n'aurait d'ailleurs jamais eu l'occasion d'entreprendre comme officier. Situation difficile et par moments intenable, mais où triomphèrent sa ténacité et son énergie. Et c'est pour le récompenser de ces durs commencements, d'un long début de carrière obscur et sans gloire, que, plus tard, on 1 accabla d honneurs et de prébendes. Trop jeune, trop nouveau venu pour recueillir la situation de M. De Craen, il fut nommé secrétaire communal en remplacement de M. De Brauwere, ce qui lui coûta d ailleurs un petit sacrifice pécuniaire. Car, entretemps, M. Possemiers ne s'était pas contenté de toucher les cinq ou six mille francs de son grade de chef de bureau. Directeur du Bulletin Communal, grâce à quoi il devint membre d'honneur de 1 Association de la Presse Belge, contrôleur du Service de la Propreté Publique, membre de la Commission de l'Ecole de Musique, secrétaire de la Commission du Théâtre Royal, sachant en outre se faire allouer des subsides extraordinaires, M. Possemiers cumulait. C'est à ce propos que feu Marc Grégoire était parti en guerre contre celui qu'il appelait le Tsar Blanc. Son esprit autoritaire lui valut d'ailleurs des haines solides. 11 le manifesta notamment dans l'affaire Giraud, Azu-rin Giraud, le directeur du Royal, qui démissionna, Possemiers ayant fait reculer au mois de février, ce qui est un peu tard, en effet, la nomination, ou la re-nomination, du directeur. Pour le reste, qui n'a pas vu M. Possemiers à la parade, dans les cérémonies officielles où il montrait son bel uniforme brodé d'argent et constellé de décorations, que les envieux prétendaient usurpé ! On se souvient de l'incident que souleva à ce propos ce pauvre colonel Bertrang, un pur entre les purs, mort depuis. Et si l'on peut dire qu'il était le véritable chef de l'administration, il en avait aussi l'air. Hertogs, lui, qui prétendait être son propre ministre comme Louis XIV, mit au pas ce fonctionnaire qui avait acquis aux yeux du public une place qui revenait au bourgmestre seul. Depuis, sous le règne de M. De Vos, il se remit à gouverner. Mais un peu las, il se borna à des réformes d'intérieur, comme l'introduction des fameuses horloges destinées à marquer les heures de présence des employés. Ceci lui valut de la part du personnel un redoublement de haine. Aussi, mercredi dernier, on a bu à son départ, dans tous les bureaux de 1 Hôtel de ville. On ne peut Qô&jtit e eue M. Possemiers s'en fich^^1 ;i g^té Yx*bihïures^ vent., il exhalait mauvaise humeur —. ~.nt ses intimes. Aujourd'hui, que son rôle comme homme public est fini, paix à ses cendres... administratives ! Pour le reste, c'était un bon vivant, un valeureux convive. En lui léguant sa cave, feu De Vleeschouwer savait bien que ses vins seraient dégustés par un connaisseur. Il aimait aussi à s'oc-, cuper des fêtes, des kermesses. Il était le bras droit de Van Kuyck pour tout ce qui concernait les cortèges, les cérémonies officielles, etc. Prit une part active à l'organisation du Vieil Anvers, à l'Exposition de 1894. Pour finir, une petite anecdote, inédite : Le jour de sa nomination comme secrétaire communal, les messagers vinrent en chœur lui offrir un superbe porte-plume en or. " Nous espérons bien ,lui dit l'orateur de la bande, nous espérons bien, M. le secrétaire communal, que vous signerez avec ce porte-plume beaucoup d'allocations supplémentaires. M. Possemiers sourit, fit donner cent sous à chacun de ces braves gens, et, quinze jours après, avec le même porte-plume, signa une ordonnance supprimant les fameuses allocations. A l'occasion, M. Possemiers était fort ménager des deniers publics... Mercure. faits et Gestes Polichinelles M. le lieutenant-général Ileimburger a déposé le commandement de la 2me division d'armée. Nous sommes heureux de nous joindre au chœur de tous nos confrères qui, à cette occasion, n'ont pas tari |. -Jrg n | Le général Heimburger, passant la revue des troupes. d'éloges sur ce chef d'élite. Il est fâcheux, peur ne pas dire plus, qu'une loi inexorable prive ainsi l'armée d'un de ses meilleurs entraîneurs, d'un de ses officiers supérieurs qui ont le plus contribué à por. ter notre armée réorganisée au degré d'instruction lie atteint aujourd'hui. Naguère quantité né-yltçcable, une armée de pauvres comme disait Ho-racr. Van Offel, elle est aujourd'hui un instrument mimaire vraiment efficace. *.istrument efficace, oui, mais suffisant ? Question. La France a porté à trois années le temps de sr.^ice. Evidemment, le motif en est de pouvoir op-p°'y,t-r dès la première heure, un nombre d'hommes su-lisants à l'invasion allemande. Cependant:, en dehors de toute autre considération. on estimait généralement dans les milieux militaires, que si de '.x ans suffisaient pour faire un bon fantassin, il '(liait trois ans pour former un cavalier conve-nia 'le' En Allemagne, d'ailleurs, où le service est deMaax ans pour l'infanterie, les soldats montés déni? ireut trois ans sous les drapeaux. [>r nos pioupious ne servent que pendant une peaode de quinze mois. C'est insuffisant si Von ptt-se qu au jour du danger on les opposera à des années aguerries, allemandes ou françaises, dont le-', soldats peuvent être considérés presque comme dv* gens de métier. Ni l'intelligence des nôtres, ni l entraînement intensif auquel on les soumet ne sauraient compenser cette infériorité. Et c'est p'our-qb''i l on parle dans les milieux militaires d'une PXfdongation du temps de service. Perspective peu agréable. Mais encore faut-il savoir si, en Cas d'invasion, nous voulons nous dé-teulre ou non. Et nous avons manifesté l'intention d' ne pas nous laisser faire en introduisant le servi ■ général. Impôt du sang, aussi impopulaire que I impôt proprement dit, on y a vu la cause d'un recul du parti clérical aux dernières élections. Sur quoi les débris des troupes meetinguistes ont esquisse un mouvement de concentration au cri de : sus au militarisme! Car périsse la patrie plutôt que sl'ursVernement' TeUC eSt la morale de ces ™es~ lussi le Handelsblad, qui montre à combattre Var-m se une ardeur belliqueuse, un allant que, l'on voudrait voir inspiré pour une plus beUe cause^ a t il signifié a ses amis au pouvoir qu'ils seraient flanques a la porte — un langage qui respire la rudesse aes camps — s'ils s'avisaient d'aggraver encore les charges militaires qui pèsent si durement sur La nation. M. de Broqueville, fait répondre par l'of. f ici eux Journal de Bruxelles que telle n'est pas son intention. Mais que la nécessité d'une augmentation a-t temps de service soit clairement démontrée, et le Cief du Cabinet, qui a introduit le service général au mépris des promesses formelles qu'il avait faites ai ant les élections de 1912, ne se gênera guère pour mettre le Journal de Bruxelles dans l'embarras. Car voilà : c'est le pouvoir qui change les hommes. Un voit, on pense\3 on agit autrement selon qu on est responsable ou non. Et c'est pourquoi la situation des ministres cléricaux de Belgique est exactement la même que celle des ministres radiée-ux et \ aloisiens Français qui sont obligés de soutenir comme tels la loi de trois ans qu'ils ont combattue en qualité de députés. Et c'est pourquoi, par exemple, le Handelsblad aura beau exhumer les dé-c,, rations antimilitaristes de M. Paul Segers, représentant meetinguiste, le ministre des Postes et Télégraphes ne s'en souviendra pas plus que M. Vi. via ni ne se rappelle avoir voté contre la loi de trois a <y. Moralité: tous polichinelles. Robert C0UT1ULE. .ç- * a r7 wT YIËLE La reprise des darses. L'accord entre la Ville et l'Etat au sujet de la reprise des travaux maritimes du Nord est enfin conclu. C'est une victoire pour Anvers! s'écrie-t-on de différents côtés. Nous nous permettrons de ne pas être tout à fait de cet avis. Peut-être nous accusera-t-on une l'ois de plus d'être d'éternels mécontents; nous croyons donc bien faire en nous expliquant ici sur un des points essentiels de cet accord. La Ville s'est engagée à reprendre tous les bassins et tous les travaux au fur et à mesure de ses besoins. D'autre part, le gouvernement, tout en lui cédant au prix coûtant les terrains situés immédiatement autour de ces bassins, lui interdit formellement de les lotir et de les revendre il des particuliers. Mais ce même gouvernement s'empresse de construire, à trois cents mètres des darses jUn large boulevard, qui lui permettra de vendre à prix d'or les terrains qu'il a gardés pour lui. Nous résumons. Qui fait les frais des nouvelles darses et de tous les travaux à venir? La Ville. Qui encaisse tout le bénéfice de la plus-value assurée aux terrains par ces travaux? L'Etat. Trouvez-vous que cette combinaison soit si belle? Non pas. La voilà, en somme, la véritable « taxe sur la plus-value »... Comment il invite. Décidément, notre bourgmestre en a de bonnes. On sait qu'il a horreur des réceptions... dès l'instant où c'est lui qui doit en faire les frais. Nous ne voulons pas dire que M. De Vos soit avare, mais il n'en est pas moins vrai que, depuis qu'il est bourgmestre, aucune réception officielle n'a eu lieu dans « ses » salons. II a grand soin de s'éviter cette charge, tout en encaissant intégralement les fr. 2.083.50 que M. De Brauwere lui verse tous les mois. Mais voici qu'une occasion superbe s'offrait à lui de FAIRE CROIRE qu'il invitait quelqu'un. Mme Helle-putte ayant, -un jour, manifesté le désir de voir un transatlantique, M. De Vos avait répondu avec un large sourire : « Mais certainement, chère Madame, nous avons cela à Anvers. Venez donc un jour chez nous et on vous montrera tout ce que vous voudrez. » Mercredi dernier, M. et Mme Helleputte arrivaient à Anvers. Et le jour même, on pouvait lire dans le « Nouveau Précurseur » une note visiblement dictée par notre bon maïeur. « M. De Vos, disait le « Précurseur », a invité M. et Mme Helleputte. Il les a menés à l'Hôtel de Ville ». Il les a conduits ensuite à bord du « Lap-land » où il y avait aussi M. Strasser. M. De Vos s'est rendu enfin avec le ministre et quelques amis à bord de 1' « Emeraude », etc., etc. » C'est donc bien M. De Vos qui invitait pensez-vous? Or, il n'en est rien. M. De Vos, après avoir enregistré le désir exprimé par Mme Helleputte, a aussitôt cherché à endosser les frais du déjeuner à quelqu'un d'autre. Il s'est donc mis en relation avec-la Red Star Line et la réception avec banquet, discours, personnages officiels, etc., a eu lieu à bord du « Lapland », aux frais de la direction. Comment se fait-il que le <> Précurseur » n'en ait pas même fait mention? Tout simplement parce que M. De Vos avait cru pouvoir passer ce léger détail sous silence. et faire croire ainsi qu'il avait enfin fait les frais d'une invitation. Cela n'a pas pris, malheureusement... La rive gauche. Le récent accord intervenu entre le gouvernement et la Ville va-t-il permettre de pousser avec une activité nouvelle l'extension du port? Il faut l'espérer, celui-ci étant incontestablement en recul ainsi que le prouvent les dernières statistiques. Pendant une période — mettons de trente années au plus — nos installations nouvelles seront donc suffisantes. Mais après? Car ce n'est vraiment pas la peine de s'être donné tant de mal pour se retrouver plus tard dans une situation identique. Il faut que nous prévoyions le nouveau danger qui nous menace et le seul moyen d'y parer c'est d'entreprendre le plus tôt possible les pourparlers en vue de l'annexion de la rive gauche. Nous avons à Anvers des députés qui ne manquent ni de compétence ni d'autorité pourquoi ne demanderaient-ils pas au gouvernement de se prononcer d'une manière définitive sur . la question de principe. Ceci afin de- nous permettre d'envisager sérieusement la question du tunnel qui, dans notre esprit, ne saurait être construit pour servir les intérêts d'un port concurrent. Au point de vue politique aussi l'intervention énergique de nos députés pourrait être des plus heureuse étant donné que leurs collègues catholiques seraient pour ainsi dire obligés de les suivre sous peine de devenir nettement impopulaires, les Anversois étant avant tout des commerçants. Il y aurait peut-être là une idée à creuser. Un sérieux atout. A part la réserve que nous faisons d'autre part, il est évidemment fort heureux que les pourparlers entre la Ville et l'Etat, aient enfin abouti. Or, si après des mois d'hésitations, on en est arrivé à ce résultat, c'est en grande partie à M. Gyselynck, directeur des propriétés communales, qu'on le doit. Ce symprftihiqifc fonctionnaire remporte donc un succès marqué, et cela au moment où la place de secrétaire communal arrive à être vacante. C'est là un très sérieux atout dans son jeu, disent ses partisans et il se pourrait bien, ajoutent-ils, que M. Gyselynck soit préféré à M. De Brauwere. Cela ne semble pas douteux, bien que ses adversaires essaient d'exploiter très habilement contre lui îargu-ment qui consiste à dire que M. Gyselynck est devenu indispensable à la direction des propriétés communales. S'il est vrai qu'aujourd'hui M. Gyselynck s'élève à plusieurs coudées au-dessus de n'importe quel secrétaire communal du pays, puisque les destinées d'Anvers viennent encore d'être mises entre ses mains, c'est là un motif de plus pour que le Conseil reconnaisse ses grands mérites et lui accorde le poste honorifique auquel il a légitimement droit. Economies. Comment diable M. Cools s'y prendra-t-il cette fois-ci pour réaliser les 800,000 frs d'économies qui lui sont indispensables pour boucler son budget? Les employés se le demandent avec une anxiété qui se comprend aisément, puisque les augmentations qui leur sont promises depuis 1912 pourraient fort bien être jetées dans la balance... Ce serait profondément injuste. Car enfin, les employés ne peuvent pas être rendus responsables du rejet de la taxe sur la plus-value. L'Etat et la Ville sont libres de discuter cette question pendant des années, mais il ne faut à aucun prix que les employés soient appelés à faire les frais de cette discussion. En toute sincérité, nous croyons que M. Cools n'osera plus user de ce procédé qui ne lui avait que très médiocrement réussi l'an dernier. Il trouvera autre chose, n'importe quoi. Au besoin, il triplera le prix de location' des chalets de nécessité et il ira tenir même une guinguette au Nouveau Parc. Mais il n'osera pas affronter une seconde fois — et à quelques mois à peine des élections communales — la colère des 5000 fonctionnaires qu'il nourrit laborieusement. Dans le cabinet du Bourgmestre. M. De Vos. — Mélis, mon brave, c'est mardi que j'annoncerai aiï l'Vm■!i !.. i1, m. H. jjouryii-'tjsll". „ tp - moi nuss'-,omme n'est-ce uas:£irs- ■ >A de même =i brave hi-<iiSo r- c*.| f ... M. De Vos. — Je le dirai dans mr... discours. Ça fera très bien. Et puis, c'est ma conviction personnelle. Il y a tant de gens dont on dit ces choses-là par pure flatterie, ou parce qu'on ne sait pas faire autrement, mais Possemiers est 3e ceux, comme on dit .qui ne l'ont pas volé. M. Melis. — Zeer goed gesproken, Mijnheer de bur-gemeester.M. De Vos. — Je savnis que vous rendriez hommage à mon initiative. Vous êtes un bon serviteur, Melis. Souvent même vous m'avez donné des idées... M. Melis. — M. le bourgmestre me flatte. Ce que M. De Vos pense, je le dis tout haut pour lui épargner la peine de me le répéter. Voilà tout. M. De Vos (ravi). — Hé bien, Melis, tâchez un peu de deviner ma pensée en ce moment! M. Melis. — Dame, cela n'esï pas toujours facile mais si j'osais... M. De Vos. — Allez, allez... M. Melis. — Je dirais que M. le bourgmestre doit être très embêté... M. De Vos. — En effet, et pourquoi, mon brave ami? M. Melis. — Un instant... que je regarde votre tête, que j'essaie de lire dans vos yeux. Là, ça y est. M. le bourgmestre voudrait exprimer un vœu au Conseil, je le sens. M. De Vos. — Pas mal, pas mal. Mais quel vœu? M. Melis. — Celui de voir rester M. Possemiers, notre bon maître. M. De Vos. — Vous croyez, Melis! Alors c'est que ça doit être comme cela. M. Melis. — D'autant plus que vous ne savez plus sur quel pied danser maintenant. M. De Vos. — C'est vrai, ma foi. Gyselynck est mon ami, mais je suis aussi en excellents termes avec De Brauwere. Voilà qui complique singulièrement les choses.M. Melis. — Et puis, il y a moi, M. le bourgmestre, il y a Bayens, il y a Ritchie, il y a le vieux Haenen, et depuis quelques jours un avocat flamingant vient, lui aussi, de se mettre sur les rangs... M. De Vos. — Oie, ôïe, oie, qu'est-ce que je vais devenir... (Soudain inspiré.) Melis, écrivez : « Le Bourgmestre de la Ville d'Anvers, vous prie, mon cher Possemiers, de ne pas abandonner les fonctions où vous avez fait preuve "Se tant de compétence et d'habileté. Il exprime au Conseil le vœu de vous voir rester, pour le plus grand bien de la métropole et des employés communaux », etc... — Enfin, vous arrangerez cela, n'est-ce pas ? M. Melis. — Je crois que c'est tout arrangé, M. le bourgmestre! A l'Athénée. Ce qui caractérise la lutte ouverte entre l'autorité préfectorale et les élèves à l'Athénée d'Anvers, c'est, de part et d'autre, le défaut de diplomatie et le manque total d'esprit. Il est avéré, il est clair, que le gouvernement a un but:l etouffement de l'esprit libéral, qui, quoi qu'on ait tenté pour le réduire, a toujours dominé parmi les élèves et gagnait jusqu'aux nouveaux professeurs après un court séjour dans l'établissement. Par esprit libéral, nous n'entendons pas nous limiter à la désignation politique, mais simplement ce goût d'indépendance, alerte et net, s'harmonisant à merveille avec une discipline indispensable, mais qui avait l'art de se plier aux circonstances, mais qui comprenait, mais qui était intelligente. Ces temps seraient-ils morts? Des différences de vues entre élèves et préfet, il y en eut toujours. Les anciens se souviennent de la suppression du congé de carnaval. On croyait frapper un granfl coup. Ce fut une débâcle pour l'autorité. Tout simple-ment.les élèves ne vinrent pas,à l'exception de quelques «lâches» que,dans leur for intérieur et même ouvertement, les professeurs eux-mêmes ne se firent pas faute de mépriser. Entre la Fédération et les préfets successifs, il y eut constamment des frottements parfois assez durs et certains des anciens dirigeants s'en souviendront avec ce plaisir que donne à distance une situation de martyr qui n'a pas eu trop de mal. Malgré tout, la Fédération a vécu et elle vivra si ses dirigeants font preuve d'habileté, s'ils Savent négocier,

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