Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 03 April. Le nouveau précurseur: journal du soir. Konsultiert 15 September 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/6q1sf2n24z/
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3 Avril 1«J14 r^\Tiuna 8<)K' année — Ri0 93 Le Nouveau Précurseur ABOTsrTsr^rN^Ercsrrs ■ «n *n i*.00 fr.; six moi» 8.50 fr.; trois mois 8.B0 fr. ANVERS. . 16.00 fr.; » 8 .00 fr.; - 4 50 fr. jfîTERlBUK, a 38.OO fr.; ■ 16.00 fr.; » S.OOfr. HOLLANOfb,, , ss.oo (r.; • 16.00 fr.; • 8.00 fr. U? N POSTALE, • ** 00 fr.; i #1.00 fr.; . 10.50 fr. ONITout abonnement so poursuit jusqu'à refus formel. S'ABONNE à Anw» an bor®au dn journal et dans teus les bureaux de« en Belgique. JOURNAL DU SOIR mirants { «• *"* { 39. VIEILLE BOURSE. - ANVERS. ANWOKTOB^ Ormnajhm,!* petite Kgn«. fr. 0.30 i Réclamds, la ligne. . . fr. 1 50 » 4 à i Hgncs . » 1.00 ! faits divers, la ligne. . • 2.50 FizciJMBtaflg, la lifuo . - 0.50 Chuomqwb Aurais . - 3 00 Les annonces de l'étranger et de la Belgique à&tit reçues cat$ù\ par < Agence Hmkm, 8, place dee Mmrtyrt, à Bruaeilet, «, Place de la B+urse, à Vc*h%, et 20. Hljh Boibornt à Lonâree. Lire dette publique . „nnc Ips lignes ci-dessous de la Hj}iis e*trf.^?e par le Conseil national du Rb®éraï et redigée par M. Gustave Abel ■ .inséquence inévitable des gaspilla-m1 caractérisent la gestion clencale a ■ froissement énorme de la dette pu-M il nécessité d'émettre une quantité ement considérable de bons du tré-Sementation des charges de la B r« charges annuelles, depuis 1884 Hle' 1Q12 sont passées de 67 millions ■îifV nl à. fr. 126,608,007.78, pour la B^lioUdée, soit fr. 58,692,746.83 de * Sr les bons du trésor, de 124,M ■"V P?$fi à 11 millions 076,383 fr. 48 en B. M 10 millions 952,838 fr. 50 de plus, H' ,, eg 645,585.33, soit plus de deux ■ SleWget de la justice, pour lequel ■ »7K 651 08 de-crédits ont été alloués H l'l'exercice de 19111 (Voir le tableau K««i annexe au rapport de M. Hoyois Kitbudget de la dette publique pour R» ajoute aux charges de la dette KLilidëe et à celles des bons du trésor, les ■>,.< supplémentaires qui figurent au HL publié par M. Hoyois, on relève un W l lr 84,360,536.07 en 1884. et de 160 ■L 166,544 fr. 12 en 1912, soit 76 mil-K *008 (r. 35 de plus. Kfv- cette charge n'est rien en compa-Kndu mal .que la dette en bons du tré-Hfneut causer à l'industrie nationale, a remarquer un organe de la presse: «Ces HL ne pourront en effet demeurer indé-^Eiri\ement dans les caisses des banques ^E li-s détiennent; des opérations de con-Rtdations s'imposent; il va falloir faire Hôtel à l'épargne privée. Si celle-ci ne HLd pas, la situation financière de Kut devient inextricable;si,au contraire, ^■jpsme privée répond à l'appel, ce sera Mpanquablement au détriment des en-Kmiri*" privées, de l'industrie qui a un K»n incessant de capitaux, qui ne peut ^ftdtvelopper ni même vivre sans eux. Et K, jans quel redoutable dilemme nous Bjj; ie gouvernement. Comment nous Bon' en tirerons? Impossible de le faire ■internent qu'en payant encore et tou-H,r. de nouveaux impôts.» ■[conséquence finale de cette détestable ^Bioue financière a été l'obligation à la-Ki|. s'est trouvé acculé le gouvernement ■laite voter en 1913, une série de lois ^■'serait intéressant de publier ici le ta-K, complet de la dette publique et celui ^■kns du trésor, mais il prendrait trop ^Hous seulement quelques chiffres: décembre 1870, la dette consolidée ■Lj, fr. 682,880,913.96 ■h décembre 1880 de ... 1,428,270,448.91 ■ jl décembre 1830 de ... 2,006,564,273.91 Hit31 décembre 1900 de ... 2,650,898,150.57 Bïu 31 décembre 1910 de ... 3,703,403,693.37 ■la 31 décembre 1912 de... 3,739,133,738.09 Bujourd'hui, la dette consolidée dépasse ( MILLIARDS! Hu dette flottante (bons du trésor), était ^■il décembre 1870 de fr. 3,000 ■i 31 décembre 1880 de 2,000 ^n31 décembre 1890 de 20,000,000 H131 décembre 1900 de 57,651,000 ■aq 3i décembre 1910 de 136,204,500 ■Al 31 décembre 1912 de 352,985,500 ^kîtte dernière date, la dette consolidée ^Kdctte flottante s'élevaient à: fr. 4,092,129,238.09! ■t voyez les conséquences de cette poli- B^n 1er janvier 1904, la rente belge était ■li9J.Î5, et la rente française fr. 97.27. ^Hler avril 1911, la rente belge était tom-■tl fr. 90.50 et la rente française était à Ml 31 décembre 1913, la rente belge était ^Hteàfr. 76,50, tandis que la rente fran-à fr. 86.10 et les consolidés an-^BiU3 1/16, avec un intérêt inférieur. Gustave ABEL. Au Dehors ANGLETERRE Autour du Home rule Hier, à la Chambre des Communes, il a ét fortement question du moyen terme que 1 gouvernement suggère pour régler définit: vement la question du home rule irlandais La solution serait fortement élargie; une le serait votée créant une grande centralisatior les diverses régions ou provinces du Royai: me Uni obtiendraient une plus grande autc nomie locale: l'Irlande catholique aurait 1 sienne et l'Ulster aussi. Balfour l'ancien chef des unionistes, don l'influence grandit, ne croit pas que le Royac me-Uni puisse se transformer en une fédéra tion, mais il ne s'opposera pas à ce que que: que chose soit tenté en ce sens qui puiss empêcher une guerre civile. M. Herbert Samuel, parlant au nom du gou vernement, fait ressortir que le trait le plu saillant et le plus remarquable du dé . bat est l'accueil sympathique que ren contre l'idée d'une fédération des diff<! , rents éléments du Royaume-Uni, fédératioi de l'Irlande, de l'Ecosse, du Pays de Galles etc. L'étude de cette organisation pourrait s faire par une commission comprenant de représentants de tous les partis.. Mais cett étude ne peut retarder la mise en vigueu du bill du Home rule irlandais. Le gouvernement espère ne pas devoir em ployer la force pour faire respecter la loi mais l'opposition aurait tort de vouloir profi ter de cette répugnance pour faire échouer 1 bill. L'orateur en appelle au bon sens de l'oppo sition. Il souhaite que celle-ci se rend comp te dè la part de responsabilités qui lui in combe dans les efforts à accomplir pour ar river à une solution. L'élection de M. Asquith Après de longues palabres entre les prin cipaux chefs, après avoir changé vingt fois d'avis suivant les conseils différents qui lu arrivaient, le comité central du parti Tor> a décidé de ne pas opposer de candidat à As quith. Pour marquer cette reculade, les chefs ont déclaré que la décision ne serait valable que pour autant que le discours d'Asquitl: donnera des preuves que le premier ministrt tiendra compte des vœux de l'armée. Cette décision conditionnelle prouve que le part est loin d'avoir retrouvé son unité; il a falli concilier deux opinions opposées, celle des avancés du parti qui veulent combattre Asquith par tous les moyens et sans répit ei celle des modérés qui ont conservé les tradi tions aristocratiques du parti. Larkin le meneur gréviste déclare que lai non plus ne s'opposera à la candidature di: premier ministre, de sorte que celui-ci sera éli sans aucune opposition. FRANCE L'affaire Rochette à la Chambra C'est hier qu'a commencé à la Chambre des députés la discussion du rapport de la com mission d'enquête Rochette. Le public était très nombreux, au commen cernent de la séance, mais ces débats n'on pu commencer qu'après 4 heures et rapide ment le débat s'est éteint. A la fin de la séance une cinquantaine de députés étaient encore présents. Comme il fallait s'y attendre, c'est M. Delà haye qui ouvre la discussion par un vérita ble réquisitoire contre tout le monde, y com pris la commission d'enquête elle même. Il demande des poursuites contre MM. Mo nis et Caillaux en vertu du code pénal ordi naire; il flétrit l'attitude de MM. Doumergue et Bienvenu-Martin; il accuse M. Jaurès d'à voir voulu empêcher la lumière de se faire pour sauver MM. Monis et Caillaux. M. Paul Monier parle dans le même sens sauf qu'il est moins acerbe contre le prési-dent Bidault de l'Isle et contre M. Bienvenu Martin. M. Francinet surenchérit encore sur le dis cours de M. Delahaye. L'enquête Rochette M.Escarguel,directeur de l'«Indépendant dei Pyrénées-Orientales»,a été entendu hier après midi par une sous-commission de la commis sion d'enquête sur l'affaire Rochette, agissan par délégation de celle-ci. M. Escarguel a d'abord protesté contre le rôle «bizarre» qu'on lui faisait jouer, en lu! demandant de venir donner des explication: au moment où la commission avait termine ses travaux. Il a ajouté, au surplus, qu'il con firm^it çomplètement la version qu'il a don née dans son journal, JTiaiç qu'au nom du se cret professionnel il se refusait a divulgue! la source à laquelle il avait puisé ses rensei gnements. , La sous-commission d'enquête Rochette a e i cidé que M. Escarguel sera de nouveau € tendu vendredi matin, contradictoireme avec M. Emile Constant. - Manœuvres navales On dit dans les cercles maritimes que 1 manœuvres de la flotte qui auront lieu ce' â année dans l'Atlantique et dans le Chenal, a e ront une grande importance pour la défen éventuelle des côtes. Le plan élaboré par 1 ; amirautés française et anglaise, pour une c< i laboration sur mer des deux flottes, trou\ rait pour la première fois son application da ces manœuvres. En dehors des réservist< 10,000 hommes prendront part aux mance 1 vres; on y verra des grands croiseurs pro gés des torpilleurs et des sous-marins grand nombre. La défense des côtes sera i surée par des batteries et par un service ph to-électrique. Les appareils photo-électriqu qui ont été installés depuis quelque temps Cherbourg, Dunkerque et Brest, pour la pi mière fois pourront fournir la preuve des se 5 vices qu'ils sont appelés à rendre en temps _ guerre. Les manœuvres dans le Chenal sero . plus importantes que celles de l'Atlantiq parce que l'Angleterre n'assure plus seule j défense de la Manche. ; RUSSI 3 Budget et équilibre p Après examen du budget par la commissie du budget de la Douma l'exercice 1914 se bo . cleïa sans décifit, alors que l'ancien minist des finances avait prédit un excédent des c 1 penses sur les recettes de 23 millions de ro 3 bles. ESPAGN Le discours du trône Le discours du trône, lu hier après-midi p le roi au Sénat à l'occasion de l'ouverture d Cortès aborde en premier lieu la question ( l'action marocaine. Les liens spéciaux qui, du fait d'une missie commune de civilisation, unissent l'Espagne la République française se manifestent et resserrent chaque jour davantage. . i Le roi se félicite de l'amitié très ferme q , ' unit l'Espagne au Royaume-Uni. Il ajoute:«Mc gouvernement délibère actuellement avec cel de Sa Majesté britannique et celui de la Rép blique française sur l'organisation qui dev: être donnée à la ville de Tanger et à sa zône i j La politique intérieure Dans son discours du trône, le roi affirme résolution du gouvernement de maintenir co stantes et inaltérables les relations de boni entente qui unissent si heureusement les dei pouvoirs civil et religieux, relations qui r pondent aux profonds sentiments du pays à la vénération filiale du roi envers le Sair 1 Père. ITALI Le programme du cabinet Salandra L'ouverture du parlement italien a eu lie , L'entrée de M. Salandra et des nouveaux mini ! très a été saluée par des acclamations. ; M. Salandra a donné lecture de la déclar tion ministérielle. Il a dit qu'en raison de guerre de Libye, de nouveaux sacrifices e | hommes et en argent allaient être demandés la nation. Les crédits réclamés atteindront 2' millions. I La situation financière prévoit un décil ' de 23 millions qu'il faudra couvrir par des m I sures financières extraordinaires, j Le gouvernement va étudier l'application e j l'impôt progressif sur le revenu. Il comp également s'employer pour donner satisfactic aux cheminots et espère que ceux-ci ne persi , : teront pas dans leurs intentions de grève. M. Salandra expose que les directions gén , raies de la politique intérieure et de la polii que extérieure ne subiront pas de changemei: Elles resteront telles qu'elles furent approuvéi par la Chambre au début de la Législature. L'orateur conclut en demandant à la Char bre de se prononcer par une manifestation cls re et ouverte sur la question de confiance. Les déclarations de M. Salandra ont été sou: gnées par de fréquentes marques d'approb tion. Sa conclusion a été saluée d'applaudiss ments vifs et prolongés. 1 Troupes italliennes pour l'Albanie Suivant le «Matino» et le «Resto dei Carlini i un contigent de troupes serait réuni Rrjnse §i pour être mis en cas de besoin ci la dlspof ! tion de la commission internationale albanais Cette nouvelle mérite confirmation. ALBANI L'action du gouvernement ; Le prince de Wied et ses ministres semble: décidés à prendre en mains le gouverneme: de l'Albanie. Un décret du prince met fin à la mission c: 1 lé- colonel Thompson comme commissaire pour n- l'Epire et remet au ministère le soin de s'oc-nt cuper de la question épirote. Une dépêche de Durazzo annonce que le gouvernement albanais comprend une majorité favorable à la répression énergique du mou-es vement épirote. te u_ Mécontentement On mande de Brindisi au «Secolo» et à , d'autres journaux italiens qu'un vif méconten-" tement règne en Albanie contre le nouveau " souverain D'après les confidences qu'aurait faites un haut personnage albanais, on reproche au prince de Wied d'être inféodé à ./ l'Autriche et à l'Italie et de négliger les vén-" tables intérêts de l'Albanie. Les Albanais es-' péraient \v .r leur pays débarrassé de la tu-" telle de l'Europe et, au contraire, depuis l'installation du nouveau souverain, cette tutelle a se fait sentir plus que jamais. Les Albanais se plaignent aussi que Guillaume 1er n'ai pas encore rendu la liberté à Békir bey, le fameux chef albanris, actuellement incarcéré et que la population albanaise considère comme vj l'homme capable de tenir tête aux Grecs. Le J® correspondant du «Mattino» ajoute à ce propos qu'un mouvement insurrectionnel se prépare en Albanie. E L'évacuation retardée Les puissances de la Triple-Entente sont )n d'accord, dit le «Matin», pour déclarer que u_ l'évacuation de l'Epire par les troupes grec re ques serait un danger pour l'Albanie. En con é. séquence la France a été désignée pour entrer u. en conversation avec les puissances de la Triplice, afin que, de commun accord, toutes ensemble lés grandes puissances envoient à E» la Grèce une note déclarant que ce dernier t pays est autorisé à laisser ses troupes dans les territoires occupés jusqu'au moment où les peuples de l'Epire aient obtenu satisfaction ir à leurs légitimes réclamations. ie SERBIE in Une Constituante et 3e La convocation d'une Constituante en vue de la modification de la Constitution est consi-dérée désormais comme certaine après la nou-,n velle déclaration faite par le ministre de l'in-térieur jeudi à la skoupchtina sur l'accord a" intervenu entre l'opposition et le gouverne-"a ment sur cette question. .a BULGARIE la L'ouverture du Sobranié n- ie M. Radoslavoff a ouvert hier la session ex-1X traordinaire du Sobranié en donnant lecture é- du discours du Trône qui fut accueilli par ^ des acclamations enthousiastes. Le discours du Trône expose les raisons qui ont amené la dissolution du Sobranié précé- Edent. Il constate ensuite que les relations de la Bulgarie avec les grandes puissances sont bonnes et déclare que le gouvernement apporte tous ses soins à les rendre amicales. Les il. rapports avec l'empire ottoman se développent s- dans le sens le plus amical en raison des nombreux intérêts qui lient les deux pays. Les re-a- lations avec tous les autres voisins de la Bul-la garie sont i établies et on espère que par des :n efforts mutuels elles s'amélioreront toujours à davantage. Le discours dit que l'avenir de la )0 Bulgarie est dans le travail et la paix. Le Roi dit en terminant que la Sobranié aura à s'oc-it cuper d'une série de mesures propres à as-e- surer la situation économique et financière du pays. le te Les Bulgares en Albanie n s- Un communiqué publié par la presse de Sofia constate qu'il y avait déjà des Bulgares enAl-é- banie sous le régime turc.Les derniers événe-i- ments des Balkans y attirèrent un nombre t. sensible de réfugiés macédoniens. En outre, îs par suite de la délimination des frontières albanaises, de nombreux villages bulgares se :i- trouvent englobés dans l'Etat albanais. Il ne i- peut pas être question de l'existeUce de bandes bulgares en Albanie. Jusqu'à présent, le i- gouvernement bulgare n'a pas envoyé un cen-i- time pour subvenir aux besoins des nombreux e- réfugiés bulgares qui doivent vivre des secours que leur donne la population albanaise. Tout ce qui a été dit à ce sujet est donc complètement dénué de fondement. I CHINE e. Vers la diotature La Convention convoejuée pour la revision — de la Constitution provisoire a adopté toutes — les propositions de Yuan Chi Kaï; elle propose une nouvelle Constitution qui aurait pour effet de transformer Yuan Chi Kaï en dictateur. Entretemps, le cabinet est moribond. Le par-ti des gens de Canton, maître de toutes les administrations de l'Etat et de l'armée, lutte u pour avoir la suprématie. BILLET PARLEMENTAIRE Le 3 avril 1914. Nous l'avions bien dit que la droite du Sénat ne gagnerait rien à vouloir forcer le vote et à exiger un travail continu pour faire aboutir le projet scolaire. Cette décision fut prise jeudi soir et dès le lendemain, le Sénat a dû lever la séance parce qu'il n'était pas en nombre. Le travail recule au lieu d'avancer. Les sénateurs cléricaux étaient furieux contre l'oppositipn et cependant ils ne doivent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Malgré l'appoint des sénateurs provinciaux, la droite n'a pas assez d'abnégation à sa cause pour assurer la présence de la moitié des membres du Sénat. Disons pour leur excuse qu'on a tellement habitué les sénateurs à être traités en quantité négligeable qu'ils se donnent à peine l'apparence d'exécuter un mandat qui n'est qu'un trompe l'œiljces messieurs ont le titre honorifique de leurs fonctions et cela leur suffit. Quand la séance officielle fut levée, les membres de la droite se sont réunis en palabre et ont arrêté la décision toute théorique de prendre des mesures énergiques pour éviter le retour de surprises; et l'on a envoyé, aux frais de l'Etat,des télégrammes à tous les absents. * * * A la Chambre, discussion du budget de l'Intérieur. La séance, commencée à 2 heures et terminée à 7 heures, eut été d'un terne habituel, si M. Franck n'avait rappelé la question de la réforme de la loi électorale à la commune et à la province. Dans un discours de ton très mesuré, M. Franck a rappelé les déclarations faites, il y a un an par M. de Broqueville au moment de la grève pour le S. U. Il a mis le gouvernement en eîemeure de déclarer si ses amis avaient ou non «les mains libres» en ce qui concerne les lois électorales et la revision de la Constitution. C'est important un mois avant des élections législatives. M. Vandervelde a parlé dans le même sens. M. Berryer a répondu à la Normande; il n'a dit ni oui ni non. Certes, les députés cléricaux, soumis à réélection,ont les mains libres, mais cela ne veut pas dire que l'on admette la revision du régime électoral. Et M. Woeste intervient pour faire dévier le débat; on sait qu'il ne veut pas même ! réformer l'injustifiable régime électoral communal, il le dit très nettement. Et pour | empêcher les démocrates de la droite de marcher vers cette solution, il affirme que c'est le rétablissement du cartel. Quant aux démocrates de la droite, ils ont tenu un prudent et significatif silence. Jean QOSSINQ. Nouvelles de r Étranger Manœuvres de Zeppelins Les croiseurs «Zeppelins» de Cologne et plusieurs aéroplanes militaires ont exécuté mardi après-midi une série d'exercices importants. Il s'agissait d'observer dans tous les détails la forteresse de Cologne, de délimiter la position des troupes pendant un siège, d'espionner les préparatifs de sortie et de préciser les mouvements des troupes se portant d'un point à un autre. Les manœuvres de l'escadre aérienne se sont prolongées bien avant dans la nuit. A cette occasion, toute la garnison de Cologne avait pris place dans les rues. Dans les glaces arctique^ On signale un grand désastre aux pêcheries de phoques: 170 hommes de l'équipage du vapeur «New-Foundland» ont été emmenés à la dérive sur un glacier durant une furieuse tempête de neige qui souffle depuis quarante-huit heures. On a déjà retrouvé 50 morts ou mourants. Plusieurs naviref? sont à la recherche des manquants k'e^barcatîon «Belle Aventure», employée à la pêche du phoque, annonce'à 5 h. 30, jeudi, qu'elle a à bord trente marins du vapeur «New-Foundland», qui tous ont des membres gelés et sont dans un triste état. Trente marins sont manquants. Quarante sont morts. Une autre embarcation de pêche de Southern Cross et qui rapporte 20,000 phoques venant du golfe Saint-Laurent, à été aperçue pour la dernière fois mardi dans le voisinage du cap Ray. A ce moment, l'ouragan survint et on est sans nouvelle de ce navire qui avait 183 hommes à bord. On éprouve à son sujet des inquiétudes.Rencontre politique de souverains Suivant une dépêche de Las Palmas, publiée par les journaux de Madrid, on continue à affirmer que le Roi d'Espagne et le Roi d'Angleterre se rencontreraient aux Canaries et { s'entretiendraient de questions de politique in-1 ternationale. L'impératrice d'Allemagne y ferait une cure d'air et l'Empereur irait la rejoindre. Grèves charbonnières La grève s'étend parmi les bouilleurs du i Yorkshire; il y a plus de 150,000 grévistes. Le i prix du charbon a haussé de 5 shellings la tonne, et le coke de 2 slielling. Aux Etats-Unis, 50,000 mineurs des houillères bitumineuses sont en grève; ils sont en dés-i accord avec les patrons sur les termes du con trat pour l'année" prochaine. Lock-out A Saint-Péterbourg, le lockout a été decréto par les principales usines et fabrique à la suite des grèves répétées de ces temps derniers. Jusqu'à présent, il n'y a pas eu d'incidents sérieux. Plusieurs perquisitions ont été faites et des arrestations ont été opérées préventivement.Le procès de Mme Caillaux Hier, M. Caillaux s'est rendu chez M. le juge d'instruction Boucard et lui a remis une i liste de témoins dont il juge* l'audition utile ;• à la cause de sa femme. Leurs dépositions, a-t-il dit, confirmeront en tous points les explications fournies par ma femme, en ce qui concerne le mobile de son acte. M. Boucard a entendu l'après-midi M. Yvon Delbos, rédacteur en chef du «Radical», qui a déclaré: — Je me trouvais dans le cabinet de M. Caillaux, le lundi 16 mars, jour du drame, lorsque Mme Caillaux est venue au ministère des finances chercher son mari pour déjeuner.» Comme j'étais en relations personnelles avec M. et Mme Caillaux, la femme du ministre fut introduite en ma présence; la con-j versation s'engagea; il fut question de la j campagne du «Figaro». Mme Caillaux me fit part, à mots couverts ! et avec des réticences, de la divulgation pro-i bable et imminente qu'allait faire le «Figaro». Or deux jours plus tôt, j'avais déjà rencontré Mme Caillaux qui m'entretint du même : sujet. Mais comme ce jour-là elle me parla de la publication du document Fabre, j'en con-• clus que la seconde fois, elle faisait allusion à des lettres intimes, et non plus seulement au document Fabre.» M. Du Mesnil, directeur du «Rappel», a succédé à M. Yvon Delbos dans le cabinet de M. Boucard. M. Du Mesnil a déclaré: » Dès le samedi 14 mars, j'ai eu l'occasion de dire à M. et Mme Caillaux, chez qui je me trouvais: J'ai été informé que deux de mes confrères parisiens ont eu connaisance du rapport Fabre et qu'ils se proposent de le publier «in extenso». Ce sont ces deux confrères qui m'en ont avisé, parce que mon nom était cité dans ce document. Par conséquent, dès le samedi 14 mars, Mme Caillaux savait que d'autres journaux que le «Figaro» devaient faire cette publication sensationnelle.Il me semble donc que ce n'est pas la crainte , de la publication du rapport Fabre qui a pu motiver l'émotion de Mme Caillaux le jour du drame.» J M. Boucard a ensuite reçu Mme Guévdan qui a protesté avec énergie contre la déposition faite hier par M. André Vervoort et qu elle traite de mensongère. «Jamais, dit-elle à «}ucun moment, je n'ai .offert ni communi' qué à aucun journaliste ni à aucun journal les documents dont a parlé M. Vervoort.» Un volcan se rallume En Crimée, à 50 verstes de Thèodovia un volcan, qui paraissait éteint, est de nouveau entré en activité. Tout le pays, dans un rayon de dix dia cétines, a été couvert de lave. On ne signale aucune victime. Le village de Djavtob, qui est situé dans J?s ^y1!0118 clu volcan» paraissait menacé, i II a été épargné, le fleuve de lave ayant pris j une direction opposée. t Faute de Béatrix PAR VUSTUS MILIS F0RMAN <« l'anglais par E. PIERRE LUGUE1 vous, dit elle presque sévçre-H.'1-"1 elle revint, je ne perlerais pas - H?.?,30 su'e' t'e M- Braithwaite; cela Kl Messer. Les jeunes filles sont w'iUéœvantes, Stambolof. Je lais-va"e conduire sa barque Ht,' ,tlB1 a','e- ''e Ia connais, je crois ■ffl ? mieux ainsi. H., ; leî entendu... bien entendul ré-J .m ' distraitement. viir"!' cont'nua Béatrix, que j'aime-H .'«choses s'arranger d'elles-trouve un joint, ej ferai tout '■ * "'e pour y aider, jp vous le pro- ■m®,* 'eva Pour partir et son visage ans un sourire très rare chez ^■Ionn?'a.?ame' vous av£7- un eceui K,. métal est parti de vous... H mspM5!,a!ns Ie dépose ma pauvre ;a,r- Je ne suis qu'un ma ■T™ rvtes tr*s sase- tJÎ mi*tal est parti de moi! dit- I Moviteli i me le den?anu3, Boris ■■ Je iftç le demande! XX L'APPEL D'ARABELLA Ainsi, de cette façon calme, l'hiver pas sa, le printemps vint, mais les événement qu'ils apportèrent ne doivent pas être rela tés ici uttr r)fiU3 racontons l'histoire de Bé atrix Buchanan et de ceux qui vivaipjit au tour d'elle; c'est plutôt des choses qui arri vèrent après cette période que le chroni queijr pkjit s'inquiéter... de grandes et d étranges utiOK.eb. i-.'oriniV passée à l'étran ger n'était qu'une annee d'iitisn^t Pourtant la vie doucement plaisant parmi des amis symphatiques, l'absent de drame ou de tragédie, toutes ces cii constances avaient influencé favorable ment l'esprit de gp}i;1-ci s'était dé livré des sentiments troublants qui 1 avaient tant torturée; le ressentiment, l'in qijiAnde, la hantise s'enfuirent, et, d'un âme calme, tljp nut regarder la vie, d haut; elle comprit que le p'eçt pa seulement dans la liberté, pesa ses action avec sérénité, et put à la fin choisir sa rou te avec uu nsjtriv paisible, sans crainte n angoisse. En avril, comme suite îi un projet élabc ré et mûri durant l'hiver, lord Strope ache ta d'un ami un grand yacht luxueusemen c.onfùrtfjbje, pt organisa une croisière dan l'Adriatique. Mrs Buchanan, Aiianor <j:!t vor, Isabeau de Monsi'gny et son mari Stambolof et son jeune ami Braitlnvait étalent l«)<iiéB avec une (jouzaipe d'autre amis. Ils s'embarquèrent a Venise et pu: aèrent six semaines parmi les îles de 1 Quarjifrn et le long de ia merveilleuse côt dalmate de JCara,, au r>»cc!.c fji Cattaro II couchèrent sur le yacht, sauf à ïtâgùsè qi, f/M.vi-if un hôtel important et d'où les voyç geuis partlrant puui. «un hipuraqp rt.ni l'intérieur, à Sarajevo, dans l'I-ierzégovint En mai, ils débarquèrent à Naples, et après une quinzaine passée Sqrente Amalfi, la société se scinda en deux ou tre groupes qui prirent leur vol vers le no par différents chemins et à des dates d férentes. s En août, Mrs Buchanan et Miss Trev allèrent au manoir breton de lord Strof " près d'Audierne, rpais la ffji-fieptciniblr i - ramena de nouveau à Paris dâns Vapparl ment de la rue du Luxembourg. A ce m ment, avant même qu'elles se fussent coi plètement réinstallées, Béatrix reçut u: ■ lettre d'Harry Faring. Il était à Londr< j'îi.-jrtu-i], ^rrivjjiit dfi Bumiiw-Ayi'es. ' l3éatrix avait su qu'il était «h Xmériqi ' du Sud, quelque part sur l'Orénoque sup rieur, avec une société d'explorateurs, ma c'était tout. Ils n'écrivaient pas. Faring demandait, sans aucune exprs .- piqi} fie tenrlresge, plutôt céréiponieuf ment, s il pouvait venir la voir! Elle avè 3 été pendant longtemps calme et reculell: 3 distraite de trop de rêverie par des occ s pations agréables, et & l'aide dp la pq 3 hduvelleniBnt acquise, qUê était paryen ; à éloigner d'elle le souvenir d'Harry F i rine, et, les sentiments -qu'il lui inspira aussi Lien qur celui' de la tragédie qui avait chassée de sa maison. Inconsciei - ment, le nom de Faring était lié dans si t esprit aux événements qui l'avaient brisé s et pour cette raison peut-êtrç il lui gyj : été jdus facile ij'élqjguer (le lui sè§'pen'Sô( , Mais maintenant; sa' lettre courte et fc a maliste dans les mains, elle se sentit su s mergée par un flot (J'émotjop cjjij 1- .jti.j, - fia et b'épyuyaut'â, C'était sa première e i périence de cette vérité: qu'un grand amo e peut pendant un long temps, des anné s même, dormir dans le cœur d'un homme i 1 d.ùne feimije, çt à fa fin, éveille Rai:'ùt|-ç cident trivial, r0ti'<5uvei'' d'une façon fQ s idrovante toutes ses fureurs ef. toute i . vlolferice. , Agitée, troublée, la jeune femme s'e et ferma dans sa chambre pendant plus d'une is heure, puis elle commença plusieurs let- rd très... elle en écrivit six plus absurdes les if- unes que les autres, les unes lui disant de venir, les autres de rester loin, s'il l'aimait -)r Vers le soir elle les déchir^ toutea et envoya e, un doujeçtiqufl au bureau de'poste le pliis Ci proche avec un télégramme contenant ce e- seul mot: «Venez»! o- Il vint par le train de nuit qui arrive à n- Paris à cinq heures du matin; mais san-i ie attendre l'après-midi, l'heure correcte, il ?■ HéAtri^ avait répété avec soin la façon Je dont elle l'accueillerait et ce qu'elle dirait, é- car elle était encore très bouleversée, un is peu effrayée, aucunement sûre d'elle; elle se proposait un accueil très amical,,, iien s- de plus, et un grand inlérôi pour ses traie- vauij et ses voyages. Pendant ce temps la .it difficulté du premier contact serait vaincue e, et la situation s'arrangerait d'ell» u- Assise dans le jalon dont les fenê? ix tr.eft s'bifv r aient sur Tes làrd'iris,"elle "attpn-ie dait en feuilletant un îivfe rjont hUb Vie se a- rappela jamais ia litre, et, 'lorsque le doit, mastique annonçant: <• Monsieur Varang», 1'- elle essaya de se lever, ses genoux fléchi-n- rent; puis elle se mit à rire d'un rire ner->n veux, d'un rire de folle, à la prônooeisuion e, absurde du nom prottouçà j»«r. une boùchç rit fi-fcriçttisy. !9. l'iî'ing entra rapidement; Béatriv nay.-r- vint à se lever poflr. aHf-Vs* rencontré, b- Alors les phrase* si péniblement préparées à■ s'enfuirent de son ceveau et elle se surprit X- à dire: [r — Comme vous êtes changé, Harry! Oh' es comme vous êtes changé,' ni T! était. 'ra afjei, à'ftiaigri d'une façon c- alat'xûan'iè et' paraissait épuisé et' malade, u- Ses joues s'étaient creusées, ses yeux gar ia devient iea traces d'une longue souffrance; ils semblaient plus enfoncés et brûlaient n d'un feu sombre. Il était bruni; mais, sous ce hâle, une pâleur maladive remplaçait les couleurs d'un sang riche, — Seulement un® peu de fièvre dit-il d'une voix failguee et dolente qui s'accordait awa son visage altéré. J'ai passé un mauvais moment il y a une couple de mois à la fin de l'expédition heureusement. Le voyage de retour m'a remis presque d'aplomb. Je geyai aussi solide que jamais dan» quelques semaines... Vous paraissez étonnamment bien! ajouta-t-il avec aisance. Je ne VOUS ai jamais vu si bonne mine. Mrs Buchanan retomba dans son fauteuil et commença à disposer sur la ta.hle à thé placée près d'elle les objets qui eussent pu être brisés, car ulle agissait machinalement, ifg yeux brouillés. — Ohl moi, dit-elle du même totl de po,lk tesse conventionnelle, jg me porte bien: je suis même engraissee, n'est-ce pas?,,, Je de-\jeng matrone, c'est tout à fait ridicule.. J ai éu ici tant de paix, de calme, de farni entp... tout n fait comme une bête au pâtu-f-age, dlrals-je, si cela n'était trop injurieux pour mes amis... Saviez-vous qu'Alia-nor Trevor fût ici avec moi?... s+aaiuolof vient souvent, ainsi que quelques autres qui nous or^t alunees sous leurs aile§, .Dut, oui, dit-il, en'regardai êlitr» ses mains croisées les dçssfoi# âei> tapis, reste-rez-vous à, une autre année? — ©fil Je ne sais pas... je le suppose. II n'y a réellement rien qui me rappelle en Amérique; j'y ai si peu d'amis! Tante Ara-bella!... elle qui compte. Chère yiaille tante Arabella!... elle wut à fait régulièrement ynp par- quinzaine et me ra PPfitH iqus les potins,,. Je serais heureuse dp. la voit', bifn entendu, mais en dehors d'elle personne ne me manque .. et..., dit elie, et. il n'y a rien de nouveau, — Oui, je sais! Les mains frémi-.i,vude la jeune fem-| me, sans cesse, en mouvement, filant tom-ber (lt* 1$ ta®ë à thà viï\0 passoire d'argent qui roula sur le tapis; Béatrix et Faring se penchèrent au même moment pour la ram-masser et leurs mains se touchèrent. Ce fut comme un courant électrique mettant deux fils en contact. Béatrix se prit à trembler et, pendant une seconde, n'eut même pas la force de se redresser. — Harry, Harry, Harry! dit-elle dans un murmure. Faring poussa un soupir convulsif, pres--pâfe Un Sail®'ot' et d®"™1 effroyablement Que serait-il advenu de leur soudaine émotion, nul ne le sait, car à ce moment Alianor entra dans le salon et quelques mi-nutes plus tard Stambolof fut annoncé. ta corrélation d'événements frap-panfs dans la vie de certains individus est trop fréquente et trop ouvertement reconnue pour soulever d'étonnement. En raison de quelle loi mystérieuse de tels événements viennent-ils à non» groupés? Nuls ne le peut dire, mais le fait existe et personne ne-songerait a le nier. C'est seulement lorsqu'il nous apparaît dans les romans ou dans les drames que nous hochons une tête dédaigneuse et que nous émettons des aplio-rtsines pompeux sur l'imagination féconde des romanciers, sur «l'absurde mélodrame» et sur «les choses qui n'arrivent i jamais^ de cette façon». Les vieux proverbes: «Un malheur ne vient jamais seul [es mf',nHuties marchent en trouoes», îl8 sont pourtsuit pas folies ou phrases creuses-ce sont les préceptes de cette loi mystérieuse, mais réelle, qui. ordonna, semble-t-il la visite d Harrv Faring a Paris et ses effets sur Mrs Buchanan, oublieuse en une, neuve de toute sa longue année de répres sion et de paix; c'est elle encore qui nrovo-qua la venue d'un message lointain, lectuel infiniment plus que la vue de l'hoimnè qu elle aimait, détacha la jeune femm? de son nouveau milieu et lu laissa, treinhiante face à face aveo ie destin. (A continuer ) '

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le nouveau précurseur: journal du soir gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1902 bis 1914.

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