Le soir

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s.n. 1914, 07 August. Le soir. Konsultiert 22 Januar 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/kk94747n7c/
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ABONNEMENTS LE SOIR est distribué dans toute l'agglomération bruxelloise (rez-de-chaussée) contre trt 0.30 par mois. Abonnement d'étage : fr. 0.60 par raoia POUR TOUTE LA BELGIQUE : 3 mois, fr. 2.25; 6 mois, fr. 4.25; 1 an, 8 fr« On s'abonne à tous les bureaux de poste et cjx facteurs en tournée GRAND-DUCHÉ : 3 moi», fr. 4.50; 6 mois, fr. 8.50; 1 an, 16 fr. HOLLANDE ■ 6 mois, fr. 3.00, 6 mois, fr. 11.50; 1 an, 22 fr. UNION POSTALE : 3 mois, fr. 7.50; 6 mois, fr. 14.50; 1 an, 28 fr, TIRAGE : 180,OÔÔEXEMPLAIRES LE SOIR . â icap# Chaque jour de 8 à 16 pages BUREAUX : PLACE DE LOUVAI,! BRUX£LLES ''eux eàtî®as : AB a 3 h. et B à 6 h INSERTIONS AGENCE ROSSEL, 29, pl.o. de Louvain (Treurenborn) Suooun.lQ : 68, «arolié-aux-Horto» Petites annonces (1 à 3 lignes). . , .fr, ,.oo La petite ligne c 4G Faits divers (I'« partie), la ligne. . . B.00 <5n^PfSe)- 4,00'■ <3°" partie» • - '.15,00 oport et Réparations Judiciaires. . ; . 3.00 Nécrologies, la ligne Keciames après les Nécrologies .... 1.50 TÉLÉPHONES ( £SYrat*n?i4738 l Rédaction : A 196 et A 3549 - ' Pour la France, 1'Angiëterre et les Etats-Unis, e„S a"noncetî sont reçues exclusivement à la Soole.é Européenne de Publicité. 10. rue de la Victoire, Paris, et 1, Snow Hiil, Londres, E.C. L'ATTAQUE DE LIECGE DE VIVE FORCE Voir plus loin nos Dernières nouvelles Lss Français et les Anglais soirià itas cités Les troupes françaises et anglaises sont en Belgique où elles doivent être. Il est superflu d'ajouter que nous ne pouvons en dire plus. Les vaillants soldats de la République et de la Grande-Bretagne vont combattre aux côtés de nos admirables soldats, sous les ordres du roi des Belges. Soyons calmes et résolus ! Les Français en Belgique Trois divisions françaises se trouvent en ce moment en Belgique. Toutes les dispositions sont prises pour les recevoir. L'Hommage de l'opinion française à la Belgique Paris, 6 août, 6 h. 5 (matin). Les journaux sont unanimes à rendre hommage à la merveilleuse résistance de l'armée belge, résistance qui semble avoir surpris les Allemands, et qui répond pleinement en tous cas à l'attente de ceux qui connaissaient l'armée belge. Excelsior dit que la Belgique aura dans l'histoire l'impérissable honneur d'avoir fait face eux pandours assassins, aux menteurs allemands qui ont menti pour avoir un prétexte d'envahir le sol belsre. Avec un magnifique courage, le peuple belge s'est levé tout entier, justifiant sa devise : « L'union fait ia force. » Nous n'oublierons jamais son noble héroïsme et l'admirable courage de son Roi. Le Petit Parisien dit que la Belgique par sa défense intrépide, à laquelle les Allemands ne s'attendaient pas, a rendu un service énorme à la cause de la liberté européenne. Nul ne l'oubliera. Le Fifjaro dit que l'armée belge a supporté le premier choc des barbares avec une fermeté farouche, avec la suprême décision de vaincre ou de mourir. Ce sera un éternel honneur pour la Belgique que le Destin l'ait choisie pour répandre la première son sang clans la lutte que le droit et la justice vont entreprendre contre des déments furieux. Le Matin dit que les écrivains militaires allemands avaient assez souri de -l'armée belge. Ils ignoraient que depuis trois ans elle s'était reconstituée, et 4s sont étonnés aujourd'hui de la résistance qu'ils rencontrent. La Lanterne dit que les Belges ne sont peut-être pas de force à lutter par le nombre, mais qu'ils se sentent de taille à vaincre par le courage. Ils ont dit froidement à l'envahisseur : On ne passe pas. Cela est beau et crâne. Les Belges feront devant l'histoire figure de grand peuple. L'opinion hollandaise . L, l > Amsterdam, î5 a&<V>. -I Le Handelshlad salue le noble enthousiasme qui âmme les Wallons et les: Flamands, forcés, ' par un voisin puissant, à sortir du fourreau le glaive pour la défense de leur sang et de leurs biens. Partout s'exprime le dévouement pour ce jeune Roi. qui a donné une fière réponse aux propositions de l'Allemagne, qui outragent ûn peuple libre. t uvei'W devant eux des hommes dans le yrai sens du mot. Toute la Belgique a été spontanément élect->'i'e,/"\ ot Bruxelles a arboré le drapeau tricolore. Tous les Belges, sans différence de partis ou de langue, s'étant unis dans la même pensée et pour le piême culte, c'est-à-dire la patrie. Cette union fait du petit peuple belge un puissant adversaire <?ui se battra avec un effort surhumain, une ténacité et une persévérance indomptables pour la liberté. L'opinion anglaise " Le plus noir attentat qui ait somme les pages de l'histoire... „ Commentant l'attitude de l'Angleterre vis-à-vis de l'Allemagne, le « Times » dit: x i>ous avons reiuse ue icine uu nu eu j.o/u Gladstone déclara que notre honneur et notre conscience nous interdisaient de faire. Nous avons refusé « d'être les témoins impassibles de la perpétration du plus noir attentat qui ait jnmais souillé les pages de l'histoire et dont nous serions devenus ainsi les complices.. » Nous acceptons cette guerre qui nous est im- champions de la liberté en Europe. Nous tirons l'épée dans des circonstances analogues à celles où nous dûmes le faire contre Philippe II, contre Louis XIV et contre Napoléon. Nous la tirons pour la cause du droit et de l'honneur et aussi dans un intérêt vital pour nous-mêmes.. » La duplicité allemande. - Le Kaiser voulait la guerre Le <i Times » annonce que des documents diplomatiques importants seront distribués incessamment aux membres du Parlement britannique. Ces documents contiendraient la preuve de la duplicité du cabinet de Berlin, lequel, d'une part, durant des semaines, protestait de son amour de la paix, et, d'autre part, provoquait la guerre pour s'emparer des colonies françaises. Pour prix de sa neutralité, la Grande-Bretagne avait reçu l'assurance que la France européenne n'aurait pas été mutilée. Si la nouvelle est exacte, elle éclaire en même temps l'action de l'Allemagne contre la Belgique, détentrice du Congo. UN AVEU Le chancelier de l'Empire reconnaît que la violation ! de la neutralité belge était une atteinte au droit des gens Voici un passage significatif du discours prononcé par le chancelier de l'Empire à la séance du 4 août au Reicnstag : «Nos troupes s'étaient d'abord tenues exclusivement sur la défensive. C'est la vérité. Mais nous nous trouvons, par nécessité, en état de légitime défense. La nécessité fait loi. Nos troupes ont occupé le Luxembourg, peut-être la Belgique. «C'EST UNE ATTEINT"; AU DROIT DES GENS, maïs nous savions que la France était prête à une attaque, et une attaque des Français, sur notre flanc, vers la rive gauche du Rhin, aurait pu nous être fatale. C'est pour cette raison que nous avons été forcés de passer outre aux LEGITIMES protestations du Luxembourg et de la Belgique, avec l'intention de réparer, dès que notre but militaire sera atteint. Quand on est menacé comme nous le sommes, quand on lutte pour son existence, il ne faut penser qu'aux moyens de vaincre.» Un Émail aiMemand à Ht SERAIT-CE VRAI? Londres, 6 août. Les journaux publient une dépêche de Pari9 disant que l'Allemagne envoya un ultimatum à l'Italie déclarant que si elle n'appuie pas l'Autriche et l'Allemagne, ses alliées, la guerre sera déclarée contre elle. Si c'est vrai, c'est le cas de répéter le proverbe latin : «Quos vult perdere Jupiter dementat». Jupiter rend fous ceux qu'il veut perdre. <*" Nous nous sommes rendu à la légation d'Italie à Bruxelles, où l'on nous a, déclaré ne pouvoir ni confirmer ni déinentir cette nouvelle^ La bataille de mercredi devant Liège LesÂISemands repousses partout. - L'Siéroïsïus des troupes beiges. RÉCIT DÉTAILLÉ DE L'ATTAQUE De l'ensemble des renseignements donnés sur la nuit de mardi à mercredi et la journee de mercredi, il résulte que les Allemands font depuis deux jours une tentative ^désespérée pour emporter de vive for j la position fortifiée de Liège. La raison en est évidemment qu'ils comptaient que Liège allait les accueillir. Reçus à coups de Fusil et de canon, et voyant leur plan déjoué, ils essayent, de le réaliser quand même à coups d'hommes, en attaquant Liège d'une façon répétée. Mais ils ont trouvé à qui parler. Nos troupes ont été admirables d'héroïsme, splendideS de valeur militaire. Voici les détails de ces combats historiques d'où l'armée belge et la patrie sortent grandies à la face du monde. L'attaque de nuit du 4 au 5 août Dans la journée de lundi, les Allemands étaient donc arrivés au nord, à l'est et au sud de Liège. Ils ont entouré la position sur toute la rive droite de la Meuse, où se trouvent les forts de Barchon, au nord d'Evegnée, de Flé-ron et de Chaudfontaine à l'est, d'Embourg et de Boncelles au sud. C'est tout ce front qui a été attaqué sur différents points pendant la nuit de mardi à mercredi. La position est défendue par les forts et par des ouvrages de campagne établis dans les intervalles, ouvrages composés de tranchées dans des dispositions diverses, avec fils barbelés, fougasses, mines, etc., munies d'artillerie et défendues par des troupes mobiles de toutes armes. j Ce ipxit Jeslmt. rvalli's r.e.ii ont afta.^v pailles Aïi eman3s dont 1* plan Fst aeîTrcer des intervalles pour entourer ensuite les forts et tenter l'assaut. Ces intervalles ont été magnifiquement défendus. Les ouvrages qui s'y trouvent sont placés en arrière de la ligne des forts, de manière que l'assaillant ne peut connaître exactement leur position pour les canonner et doit s'engager entre les fort.s mêmes pour tirer sur les défenseurs. Cette heureuse disposition a été fatale à l'ennemi. Les troupes de celui-ci engagées dans la ligne des forts ont été exterminées à la fois par le feu des forts et par celui des intervalles. L'action a été vive surtout autour des forts de Barchon, d'Evegnée, Fléron et Chaudfontaine. Les dégagements opérés autour des forts assuraient un tir d'une grande efficacité. Les troupes mobiles occupaient le terrain en avant, d'abord, puis se retiraient lentement dans les intervalles, attirant l'ennemi. Ajoutons que la région d'attaque est favorable au défilé des assaillants. Le pays de Herve est coupé de ravins, de taillis et de chemins creux qui favorisent la marche de l'assaillant vers les forts. Malgré ces conditions favorables. les Allemands ont été battus. Combat dans 3a nuit A la faveur de la nuit les Allemands se sont avancés vers nos troupes. Les projecteurs des forts décelaient leur marche, tandis que la canonnade et la fusillade se faisaient entendre. Le 7° corps allemand tout entier participait à l'attaque. Le feu fut. terrible de part, et d'autre. Nos soldats restaient héroïquement au poste. Toute la i nuit, la lutte dura dans les ténèbres ou sous la lueur fulgurante des -projecteurs. Quand le jour, se leva, il éclaira des centaines de cadavres allemands. L'offensive beige.-One partie du 7e corps détruit Ce fut alors que se plaça lu plus glorieuse partie de la journée. Les troupes allemandes pressaient particulièrement le secteur nord de la position, autour du fort de Barcihon. Des renforts belles y sont envoyés. Les troupes belges forment une brigade mixte de deux régiments, sous le commandement d'un de nos plus brillants et énergiques généraux qu'il est inutile de nommer actuellement, pas plus que ses régiments. Leur gloire sera connue bientôt. Et l'on voit soudain cette belle brigade se mettre en mouvement et commencer une offensive à fond contre les Allemands qui étaient alors en progrès. Les hommes ont juré de réussir, de rejeter l'ennemi ou de se faire hacher jusqu'au dernier. Et alors, sur les hauteurs de Wandre, les Belges marchent à l'ennemi, toutes armes réunies et liées. C'est, une offensive foudroyante. Les Allemands essayent de résister à notre feu et à notre avancée. Mais ils plient. Leurs pertes sont énormes. Bientôt c'est la débandade et la fuite de cette infanterie allemande qui trouve devant elle des cœurs de héros et d'admirables soldats. Le 76 corps a été rompu Et voici ce que voient quelques heures après les Hollandais de Maestricht, car c'est sur Maestricht que fuient, éperdus, les fantassins allemands. Lespectaciedeiadéroute Voici ce qu'on mande de Maestricht : « Cinq mille Allemands en fuite éperdue sont passés par Maestricht. » Ils étaient dans un état épouvantable, à faire pitié. » Leur arrivée a vivement ému la population.» Ils ont été réconfortés, munis de vivres et dirigés «i* 4>*-ia Chaoelle par train spécial A,; ^"lance d'Eyden, en Hollande, 1 La L r Vis®' est comk,e- » au u sur certains détails de cette dé- M m'f re Qu'il faut en retenir avant fout, c'est ï.Bru "Sion i-ausée par la déroute des Alle- l'n, b après une nuit et une matinée de com- res , r-j r .. \ Des fasts 1A sud, l'intervalle d'Embourg subissait A, ter •l,'< attaques violentes. 11 s'y trouvait ausi pr> autres des gardes Civiques. Certains ont entr Allemands à 3C0 mètres A ce moment vu i en X-11'pag-nie d'infanterie contourna le fort 11 J s im *eu nourri, à repousser les f T6n. C^ur tu?nt un colonel au moment Ail dé|. maichait a la tête de ses hommes. L'élan où . cotroupes était admirable. des l'Allé LeJnni<?teau d8 LanS*"es, miné, " ensevelissant de nom-J rMi tués allemands. B, to) < '■ artilleurs du fort d'Embourg, comme « >M* ceux de tous les forts, tiraient avec dr nt tenînf ter'-"T Les 'Jarfle, civiques N ?î ' ieul ,lr dlr|Sé R"r le château de I.an-vo- VLW ,fort' château qui était miné S5v li ftait »n?S ïri ftrent sauter au moment Pt <1 " était entoure d Allemands. Ceux-ci eurent Où irand nombre de tués. ' manœuvre des Belges . v* be-'se se produisit sur un front I j faut lemarquer que es mouvement |P"W nos troupes, un combat en «Tmp3e T' l rèrent0-rat,de,P0SltiOn- N°^™»^Ta- et i u' rerent sut le terrain et firent preuve ncnil" remarquable habileté de tactique d'u-, .es montrèrent un courage et une endu- E: a-r©r!T,rPS,0n vit ^ régiments • ran ^-r deux et trois fois de suite, suppléant dor. kÇftwa44 manœuvrière et la complexité pru' osWfl I 'nf!norlté du nombre. Nos soldats de 1 os officiers donnèrent tout ce qu'ils purent et r, mHb leur doit une ..éternelle recoS-Lai p! ' Allemands se massent au L| ud de Liège. - Au fort de Bon-ô îlles. ïia J'°urnë,e de mercredi a été marqués T fort rt» nS n s aux Biens-Communaux j pai fort de Boncelles n'a cessé de tonner con- ! 1 es troupes allemandes, dont la présent 1 "tre signalee aux environs d'Esneux et Plaine-étadu commandant t Mor Camille de Menten de Horne [ (journée de mercredi a été marquée par un ' ir, J|< nemapt ron de lanciers, îâisait un<5 reconnaissance entre Plainevaux et Es-neux II se trouva tout à coup en présence de la cavalerie' allemande comptant 500 uhlans 01 avec des mitrailleuses. E Les lanciers, leur commandant en tête, firent ^ face ù l'ennemi. Une véritable pluie de balles « s'abatftt sur eux. n Le commandant tomba mortellement blessé. Une trentaine des nôtres furent frappés à ses L côtés. v Le reste de l'escadron décimé se replia dans n la direction de Boncelles, pour chercher du renfort. u Les uhlans ne les y suivirent pas et se reti- fî rèrent sur Esneux. o La mort au champ d,'honneur du capitaine de ti Menten a causé une vive et profonde émotion à Liège. ti Mort d'un éclaireur allemand à Boncelles j' Un acte de courage accompli par un de nos fi troupiers est à signaler. n Une patrouille d'infanterie battait le bois de c la Vecquée, dans la matinée de mercredi. e La petite troupe allait passer quand elle aperçut un cavalier allemand qui s'enfuyait. Nos fantassins se mirent à ses trousses et r perdirent sa trace. s Le sergent continua seul sa poursuite, s'écar- 1 tant assez sérieusement de sa troupe. II allait rejoindre ses camarades quand un 1' coup de feu partit, d'un amas de broussailles. 1 La balle lui érafla la joue. Il se précipita vers ' le buisson et y découvrit un uhlan qui s'effor- a çait de se dégager. Le sergent se précipita sur son agresseur et ^ lui déchargea trois coups de fusil. L'uhlan J était grièvement, atteint, mais respirait encore. î Le sergent le somma sous peine de mort de r 1 lui fournir les renseignements qu'il avait. ^ L'autre lui répondit r «je me rends, mais q j'ai toujours un cœur allemand. » q Il mourait peu âprès quand on le transporta au fort de Boncelles. p Sur la poitrine de l'Allemand, on a trouvé d un rapport donnant, une description détaillée f • des lieux et des positions autour de Boncelles. Le shrapnel libérateur r Vers 10 heures du mat;n, vers Fléron, un c incident qui mérite d'être conté se produisit. c Le ?arde-champêtre s'était transporté à bicy- cletfe vers « Mon Bureau », endroit situé à ux kilomètres et demi de Fléron. Il était en uni,orme et porteur d'un browning. Deux cents mètres avant Mon Bureau, il se trouva soudain en présence de quatre Allemands qui le couchèrent en joue. Le garde leva Je bras en l'air, puis continua sa route pous-sant^sa machine de l'autre main. Les Allemands le fouillèrent alors, puis ils I emmenèrent, jusqu'à. Ayeneux, où le brave garde-champêtre fut mis en présence d'un lieutenant de cavalerie Une centaine d'hommes entourèrent bientôt le groupe qui se trouvait au milieu du village en face de la propriété de l'avocat Delheid. ™«s ni ,' ifUt ,foui!Ié 4 nouveau, puis inter-ro ê. On lui enleva sa bicyclette et son brow- frt? s."?'* nt cnnflsfîués et en attendant qu'il rat statué sur son sort, on le m asseoir sur le s;I: dS '? rontp' s0"f 'a de quatre Prussiens. baïonnette au canon. t™V"y>S le fort d" FMron continuait à tire,. Soudain un obus éclata au milieu du si rTs h so â9te- Une Ptoie de balles s'abattit sur les hommes et une cinquantaine d'entre ■u.v furenr ,ietés par terre. les uns tués les "fe? bl(w^menû "lessés- r-e «""de était libre. «. L , allemands furent transportés I-n nir • ? H (Ians les "disons voisines en sourhnf- m33 dr°" éfait brisé dit sonnant. . « Celte blessure est l'œuvre d'nn j obus belsre dp. fabrication allemande. * Les députés Journez et Bologne creusent des tranchées Mardi, vers 5 heures du soir, on put voir les danfles ruesT fJ01?*0' ClrCUler gloile ardente et vaillante cité lié- -feu^ient"î» Sf„à i6L!tre -ils s'aiTêta,ient et haran- aatoSr dïnir v'"' tar<to pas à s'amasser : autour deux. « Vous n avez pas de fusils me* amis, disaient-ils; mais quand même vous pouvez coopérer à la défense de la ville Venez avec nous à la Populaire. Vous y trouverez des ' en avaiwi?'?0'1,68- Tous tranchées » € n°US y creuserons des T ai'î' alnSi fait> et Plusieurs centaines de f Liégeois s en furent en avant de Fléron creuser r des tranchées avec Journez et Bologne qui ma-niaient la pioche avec ardeur. Nouvelie attaque dans la nuit j de mercredi à jeudi ■ ..^LA"Ta,?ds ont recommencé cette nuit ■ , 1 attaque des intervalles. If se, pr°flult à l'est et au sud-est. n Elle est faite par le 10e corps. rt "ontre'nlSanif5 tententl.un e«ort désespéré d' tenrafle men'acànMa'vîlle ;nnent daBS Un in" , Forjeux efforts des Alllemands \ ■SiySÎâBSâJ^gïqu# tle^ nôtres Llôge, jeudi matin. Depuis hier soir 11 h. 1/2, le canon n'a cessé lé tonner autour de Liège. Aucune panique cependant durant la nuit, mais les Allemands lyant réussi à entrer dans l'enceinte du fort | le Fléron, dirigèrent le feu sur Bressoux, dont naintes maisons furent abîmées ou incehdiées. Exode général des habitants de Bressoux sur /iége y annonçant l'arrivée des Allemands en ille, d'où panique générale, vers 4 h. 1/2 du je. natin. pc Autre cause de panique : un détachement de sa Lhlans a réussi avec une audace inouïe à se aufller dans Liège, jusqu'à la rue Sainte-Foi, ù se trouve établi l'état-major et avec l'inten- çj», ion de s'emparer de celui-ci. Ils ont heureusement été surpris par nos roupes et tués Le service dé l'intendance a so ait rentrer en ville par la place Saint-Lambert ^ es innombrables têtes de bétail cantonnées à J 3ressoutf afin, d'une part, de les soustraire au eu du fort de Fléron et aux mains de l'enne-ni et, dWtre part, de ravitailler la ville au ;as où l'on devrait faire sauter les ponts pour empêcher l'intrusion de l'ennemi. Un .seul obus a éclaté à Liège. Dans tonte a ville le bruit courait que la ville s'était es •endue, que le général Léman était fait pri- di ionnier. que la garde civique était - licenciée. qi Des gens cou raient „ affolés conseillant à tout or e monde de se tapir dans les caves parce que so e bombardement avait commenté, $ue les Al- Vf emands entraient de tous côtés, etc., mais à Ie J heures la panique se dissipa, des cris de t Vive la Belgique ! » éclatèrent. ?? La garde civique envoyait des estaffettes par-ont accompagnées d'un clairon annonçant que n» [a ville n'était nullement prise et que l'on résis-;a.it vaillamment. On apprenait peu après que l'intervalle du fort de Fleron avait été vaillam- jp, nent Repris par nos troupes et les Allemands le nouveau repoussés en dehors de l'enceinte m les forts A 8 heures du matin le canon a cessé C11 le tonner. ^ Il est probable cependant que les Allemands jL d réparent une nouvelle attaque. On s'attend l'une minute à l'autre à l'arrivée des troupes co françaises. Bruxelles, 6 août. in On demande au gouvernement, d» mettre le d1 Dublic en garde contre les bruits tendan- dl îieux.Les Allemands et surtout leurs espions ^ cherchent manifestement à alarmer la popu-ation afin de peser sur l'opinion publique et La situation de Liège Liège n'est pas investi. - Pas un de nos forts n'est atteint! - Les Prussiens tentent de tuer le général Léman ! I Un bruit a couru, ce matin, à 10 h. : Liège était pris. | Liège tient toujours. i Voici le dernier télégramme reçu à 11 h. 1/4, et dont la publication est aitorisée par le ministère de la guerre: « Il n'y a, pour le moment, pas un Allemand en armes à Liège. » Une patrouille de cavalerie prussienne qui avait réussi à passer par un iuerstice des intervalles des forts a provoqué un moment de panique parmi la pcpulation civile. I » Nos soldats les ont désarmés et faits prisonniers. ■L » Une patrouille de uhlans a réussi à s'introduire à l'état-major et, accom-gHisant un coup d'audace inouï, a voulu tuer le général Léman, Phéioicjue gou-Kneur militaire de Liège. Ils n'y ont pas réussi, u — à de l'amener à consentir au passage des trou-n pes allemandes. e La marche des Allemands i- vers les forces françaises a Les . forces allemandes qui ne participent >- P°Jnt a l'attaque de Liège marchent à travers ? £.on(lroz> sud de la Meuse, vers Namur s et Dînant. e Les forces allemandes ., , Liège, 5 août un combat très violent est engagé dans les environs de Barchon. Les forcés allemandes . continuent à se masser sur le plateau de Hervé. On signale la présence du côté de Herve de - plusieurs obusiers allemands de 21, destinés à attaquer les forts. On dit que des forces alle-I mandes formidables se tiennent de l'autre côté ; de la frontière. Une attaque a eu lieu la nuit . dernière contre le village de Ronisse. Les Allemands ont été repoussés. Le prix du pain et de la viande à Liège io^nî°"^gmlstre de Liége v'ent de fixer ainsi les prix des denrees : farjne sera cédée aux boulangers au prix de .8 francs les 100 kilogrammes ?aiD devra être vendu par les boulan-gramme P"X maxlmum de 30 centimes le kilo- ■uïft- différentes têtes de bétail seront cédées sur pied aux bouchers aux prix ci-après • r,i«MUî'iir' 12?,?ar kilogramme. Bœufs et génisses, ; 10 par kilogramme Taureaux, 1.05 par kilogramme Vaches, 1.00 par kilogramme Moutons, 1.00 par kilogramme. Porcs, fr. 110 par kilogramme. Les bouchers vendront les différentes viandes aux prix maxima ci-après : Veau fr. 3.00 par kilogramme; bœuf et génisse, 2.00 par kilogramme; taureau, 2.40 Dar kilogramme ; vache, 2.50 par kilogramme ; porc 2.00 par kilogramme. Le Roi Le Roi est rentré ce matin à Bruxelles, pour repartir bientôt à la tête de notre armée. L'état-major anglais en Belgique Le général French. commandant des aimées anglaises en Belgique, est arrivé chez nous. î f • V1Ves acc'amations de la part de la foule a son passage par nos rues. Attention I Nous devons mettre le public en ourde contre les agents provocateurs gui lancent de-faussses nouvelles. Le ministère de la guerre lui-même reçoit de fausses dépêches, sous la signature de nos officiers ! Cest la même façon d'aoir qu'en 1870. Les d'én™7eïVie™ï?Lala/mer la population afin aenerver les soldats et provoquer ce qu'ils ont réussi a provoquer en 1870 autour de Paris • la Révolution. -*~lS~IlelCieS ne S y laisser°nl pas prendre,mais Un appel du bourgmestre de Bruxelles Nous adressons un nouvel appel au calme et au sang-froid de la population. Toute atteinte portée à la propriété do sujets allemands, toute violence contre ceux-ci pourraient être le prétexte de graves représailles.Les citoyens belges qui commettraient de pareils actes se rendraient donc coupables d'un véritable crime contre la patrie. Il convient de s'abstenir de tous sévices à l'égard des sujets allemands qui seraient soupçonnés ou convaincus d'espionnage et qui devraient être arrêtés de ce chef. Il est du plus haut intérêt de laisser à l'autorité militaire seule le pouvoir d'exercer les châtiments que comportent de semblables faits. La soirée de mercredi L'appel du bourgmestre et de la presse, exhortant, la population au calme, a été entendu et, à part la chasse aux espions, les quelques incidents qui se sont produits, hier soir, ont été provoqués par de jeunes vauriens qui sont poussés uniquement par des instincts de vandalisme et de pillage. La garde civique et le public lui-même ont vigoureusement enrayé les excès de res mauvais gamins. Ceux-ci ne se sont pas attaqués, du reste, à d'autres établissements que ceux qui avaient été saccagés la veille. A ceux dont les propriétaires n'avaient, pas fait clôturer les brèches, ils ont voulu livrer un nouvel assaut, mais partout la garde civique est arrivée à temps pour mettre les pillards en fuite. Rue du Pont-Neuf, un jeune pillard avait caché sous ses vêtements un grand timbre argenté qu'il venait de voler sur le comptoir d'un café allemand. Il s'éloignait, quand le timbre tomba sur le pavé. Un garde civique, entendant ce coup de timbre inattendu, empoigna le filou et le mena au commissariat voisin. On a arrêté également rue du Pont-Neuf, un individu qui voulait mettre le feu aux débris du matériel d'un café allemand, situé au coin du boulevard du*Nord; Ce sont tes protestations de la foule indignée qui ont attiré l'attention des gardes civiques qui ont immédiatement conduit l'incendiaire au poste. Le calme à Bruxelles Le calme est revenu absolu à Bruxelles, nous déclare M. Max L'état d'esprit, du public bruxellois est parfait, nous a dit ce matin le bourgmestre de Bruxelles que nous avons vu dans son cabinet. Il a été mis fin aux excursions de la bande de sinistres galopins qui avaient parcouru Bruxelles ces derniers jours. En un clin d'œil, les deux ou trois bandes qui avaient voulu se former ont été dispersées Tous les magasins qui avaient fermé sont rouverts, et il n'est plus question de la panique que la question des vivres avait soulevée — Je le constate avec une vive satisfaction, nous a dit M. Max. Les eaux de Bruxelles L'administration communale de Bruxeiiet fait savoir que les bruits alarmants qui ont ete répandus au sujet de l'eau de la distribution sont absolument faux. Les eaux de la distribution sont régulièrement rnalysée3 au point de vi?e chimique et bactériologique. Les résultats de ces examens donnent tous les apaisements, et notre eau neut être considérée comme pure et sans danger aucun pour la consommation. Un avis au public Service du nettoyage de la voirie et de Vincinc-ration des immondices de la ville de Bruxelles. En raison du rappel sous les drapeaux d'une «rande parue du cersonnel et de la réductioi- 28e ANNÉE —. r VENDREDI" 7 S()1R ~ - --- art»

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