Le soir

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s.n. 1914, 08 August. Le soir. Konsultiert 18 Januar 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/b56d21s864/
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Sport et Réparations judiciaires. . . . 3.0C Nécrologies, la Ifgnc • » 2.0C Réclames après les Nécrologies .... 1.5C- f Annonces : A 591 TELEPHONES 1 Administration : A 4738 { Rédaction : A 198 et A 3548» Pour la France, l'Angleterre et les Etats-Unis, les annonces sont reçues exclusivement à la ► Soolétè Européenne de Pafetfolti, 10, rue de ta Victoire, Paris, et I, Snow Hill, Londres, E.C. «*■ • »— w vioioirc, rarisf ci t, onuw nui, l,uuuics, L'ENNEMI DEMANDE UN ARMISTICE DE 24 HEURES PLUS DE 20,000 ALLEMANDS TUÉS! Liège ne se rend pas! Les Allemands réclament un armistice Deux espions sont fusillés D'après les renseignements reçus ce midi : Les Allemands ont demandé un armistice de 24 heures. Les forts tiennent toujours. Liège n'est pas occupé par les Allemands. Les envahisseurs ont essayé de l'intimidation, menaçant le gouverneur de bombarder la ville et escomptant la terreur et l'affolement des civils. Ils ont compté cette fois sans la fermeté admirable, l'énergie d'un homme comme le général Léman. Les Allemands auraient eu de 20 à 25,000 tués. * Nous pouvons ajouter, toujours de source officielle, qu'il est faux que la population civile ait tiré sur les soldats allemands. Deux espions ont été fusillés hier à la porte de Bruxelles, à Louvain. V La victoire finale est certaine L'hér&ïqm résistance Belges a mis à néant I® plan allemand Le plan allemand consistait, on le sait, à foncer en masse sur la France, atteindre Paris en quatre semaines, puis se retourner vers les Russes dont la mobilisation exige un temps très long. Dès maintenant ce plan est mis à néant. Les Français sont en Belgique; ils y seront suivis par les Anglais et la mobilisation russe s'achève dans d'excellentes conditions. La défaite finale des Allemands est donc certaine. C'est à l'héroïque résistance des Belges que les alliés devront la victoire. LES PAROLES DU ROI " Avant qu'on anéantisse notre armée, il faudra qu'on, nous marche sur le corps." Se trouvant, hier, à la tête de nos troupes, le Roi, remerciant l'armée et la population de leur accueil enthousiaste, a prononcé une allocution frénétiquement acclamée, qu'il a terminée par ces mots : « AVANT QU'ON ANÉANTISSE NOTRE ARMÉE, IL FAUDRA QU'ON NOUS MARCHE SUR LE CORPS ! » Gare aux fausses Nouvelles! Notre sort est en bonnes mains Encore une fois, n'écoutons pas les gens qui, n'ayant aucune source d'information, inventent les choses les plus folles! Soyons calmes et confiants! Le Roi dirige notre armée, il a à ses côtés les états-majors belges, français et anglais; les armées française et anglaise viennent se placer à côté de nos troupes. Un revers par-ci sera compensé bien vite par une victoire parlât. Notre cause est la bonne, elle triomphera! Soyons confiants, calmes et résolus! A la Chambre des Communes La félonie allemande. - Nobles déclarations de M. Asquith. ! — ■ A la séance de jeudi, M. Asquith demande un crédit de 100 millions de livres sterling pour les opérations navales et militaires. Il dit que | les documents diplomatiques constataient les i efforts incessants que ftt sir Edward Grey pour assurer à l'Europe une paix honorable et permanente et révèle d'ailleurs les conditions auxquelles on cherchait à acheter la neutralité anglaise. (Vifs applaudissements.) M. Asquith lit la dépêche connue de M. Goe-chen en soulignant le point relatif aux colonies françaises. Il commente aussi le caractère des assurances données par les Allemands re-h lativçment à la Belgique. La proposition de ' l'Allemagne signifiait- que derrière le dos de la France, nous aurions dû laisser les mains libres à l'Allemagne pour annexer la totalité de ses possessions extraeuropéennes. Quelle rê-► ponse aurions-nous pu faire ? Si nous avions accepté la propostion, lorsque la Belgique fit appel à nous comme,elle l'a fait, nous aurions été obligés de lui dire que nous avions marchandé avec la puissance qui la menaçait l'obligation de tenir notre parole. M. Asquith continue : La Chambre a lu la proclamation pathétique du roi des Belges. Il n'existe pas un homme qui pourrait lire, sans avoir le cœur ému, cette proclamation. (Acclamations.) Les Belges ont combattu et sacrifient leur Aie. (Acclamations.) Quelle aurait été notre situation si nous avions accepté une proposition aussi infâme que celle qui nous a été faite ? (Vives acclamations.) Et si nous avions consenti nous aurions gagné une promesse et rien de plus que la promesse donnée par une puissance qui, au moment actuel, viole ses propres engagements. Nous nous serions couverts de déshonneur et nous aurions trahi les intérêts du pays. J'ai le droit de dire, non pas pour un parti, mais pour tout le pays, que nous avons fait tous nos efforts pour maintenir la paix, et que la guerre nous a été imposée. LA L/Ol MARTIALE Le ministre de la guerre vient de lancer la dépêche suivante aux gouverneurs militaires et civils des provinces : La Belgique est en état de guerre. — Le code pénal militaire sera appliqué dans toute sa rigueur pour faits d'espionnage. Les conseils de guerre fonctionneront en permanence. (S) Le Ministre de la guerre, DE BROQUEVILLE Les lois de la guerre Avis aux populations Le ministre de l'intérieur vient d'adresser la circulaire suivante aux gouverneurs des provinces : Bruxelles, le 5 août 1914. Monsieur le gouverneur, . 1 J'ai l'honneur dTe porter à votre ^onnais sanee que, dans l'intérêt de la défei*e nationale,-comme de l'ordre et de la sûreté publics, un arrêté royal du 5 août 1914 appelle à l'activité toutes les-gardes civiques non actives du royaume. Les milices citoyennes dont il s'agit auront à pourvoir provisoirement elles-mêmes à leur armement. D'autre part, les hommes appelés n'étant point pourvus d'uniformes, ils porteront de préférence la blouse bleue et, comme signes distinctifs : 1° au bras gauche, un brassard aux couleurs nationales; 2° à la coiffure, une cocarde aux mêmes couleurs. Le port de ces insignes est absolument ob'.i-gatoire pour que les intéressés puissent bénéficier, le cas échéant,, des lois et des droits de la guerre. Pour pouvoir jouir des mêmes avantages, il faut également que les membres des corps dont il s'agit aient à leur tête une personne responsable pour ses subordonnés; qu'ils portent les armes ouvertement et se conforment dans leurs opérations aux lois et coutumes de la guerre. Les insignes précités vous parviendront incessamment par les soins de mon département pour être répartis dans les différentes communes de votre province. Il convient de ne pas perdre de vue que d'après les lois de la guerre, les actes d'hostilité, c'est-à-dire la résistance et l'attaque par les armes contre les soldats ennemis isolés, l'intervention directe dans les combats ou les rencontres, ne sont jamais permis à ceux qui ne font pas partie ni de l'armée, ni de la garde civique, ni des corps de volontaires, obéissant à un chef et portant un signe dis-tinctif.L'oubli de ces règles importâtes non seulement exposerait les individus ou les petits groupes isolés qui poseraient ces actes d'hostilité sans avoir le caractère de belligérant à une répression sommaire, mais il pourrait servir de prétexte à des représailles atteignant toute la population.J'ai d'ailleurs déjà rappelé ces diverses prescriptions dans une circulaire d'hier aux administrations communales, et il importe d'y attirer spécialement i'attention des populations.Le ministre, Paul BERRYER. Cela doit cesser Des voyous arrêtent à Bruxelles les gens les plus honorables, les molestent et leur réclament leurs papiers d'identité. Ce sont des scènes sans cesse renouvelées. Ce scandale doit finir. M. Max a heureusement fait cesser les scènes scandaleuses de destructions d'immeubles opérées par des bandes de vauriens dans Bruxelles. Mais un autre scandale est né : la chasse à l'Allemand imaginaire, qui est vous ou moi, ou le boulanger d'en face, ois le rentier, ou l'écrivain, ou la dame, et même la jeune fille rencontrée en plein midi dans la rue. Les bandes qui brisaient les enseignes ont .organisé ce nouveau sport. Elles vont par groupe de trois ou quatre individus à mine mauvaise à travers la ville, surveillant les cafés, entrant dans les tramways. Elles accostent les passants les plus inoffensifs, ceux qui ont « l'air » le moins allemand, leur demande leurs pa- M TmTTTTTTfMTTrrrTYVTTrVVYYYYYVYVYYYWVVYYmYYmmfYVyWHHr piers, les amènent de force auosès des agents ou de3 gardes civiques, entourés par une foule ameutée qui veut leur faire un mauvais parti, et les libèrent ensuite avec des insultes quand il est reconnu; quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, que les victimes sont de bons et loyaux citoyens belges. Une foule amusée suit ces actes inouïs, où l'on voit la police mis® au service] de voyous et les voyous maîtres ne l'honneur et de la liberté des bons citoyens, Il y a eu hier soir des scènes révoltantes. Non seulement les citoyens les plus honorables, des avocats, des médecins, un officier général retraité, vieillard vénéré, ont été arrêtés et houspillés, mais des femmes ont été victimes de ces inquisitions odieuses. Une femme écrivain des plus estimées se trouvait dans la salle d'un restaurant de la place Rogier. Un boy-scout vint la trouver, la pria de le suivre dans une pièce voisine et lui demanda ses papiers. De quel droit, je vous le demande ? Heureusement, notre consœur avait des papiers. Le boy-scout s'inclina, mais un individu enjoignit à la pauvre femme, que la foule commençait à entourer, de lo suivre au bureau de police. On lui ôta ses gants, on la porta littéralement à la rue et les horions commençaient à pleuvoir, auand le graveur Malvaux, écœuré de cette scène, fendit bravement la foule et prit la victime sous sa protection. On s'expliqua au bureau de police. L=>s agents exprimèrent leur indignation au dénonciateur. Voilà un fait. Il en est cent autres. Par cinq fois, au cours de la soirée, des bandes demandèrent à un de nos amis des preuves de son identité. On arrêta partout, dans tous les quartiers, des personnes respectables. Cela doit finir. La population ne peut être à la merci de bandes de voyous ou d'amateurs de dénonciations. Nous regrettons de voir les boy-scouts compromis dans ces excès. Que la police, et la police.seule, s'occupe éventuellement Je l'identité des passants et que l'on arrête aussi ceux qui se substituent à la justice et remplissent la ville de leurs excès. M. Max le comprendra certainement. Et que dès maintenant les honnêtes gens agissent eux-mêmes avec énergie et portent plainte contre ceux qui les dénoncent injustement et qui s'arrogent indûment des pouvoirs de police. * * * Voici, dans le même ordre d'idées, ce que raconte un de nos confrères : « Dans les remous de la foule qui circule sur le bouievard, un individu, coiffé d'une de ces casquettes brunes comme vous en voyez surgir en masse ess jours-ci, bouscule un passant et lui fait sa montre. Le passant, par bonheur, s'en aperçoit. Il veut sauter sur l'apache. Celui-ci prend la fuite en criant : « Défendez-moi ! Voilà un saie Allemand qui m'en veut ! » En une minute, l'inoffensif volé est entouré, bousculé, frappé! Il crie, il proteste ! Ses paroles se perdent sous les clameurs. On n'entend pas ce qu'il dit. Il a enfin la chance inespérée de voir intervenir un agent de police, qui l'attrape par le bras et le mène au bureau au milieu des clameurs de la foule ameutée. L'infortuné monsieur est arrivé au bureau, très mal arrangé, et l'apache court en-, eore avec la montre de sa victime. » L`ATTAQUE DE LIÈGE Voici le résumé des faits qui se sont passés à Liège dans la nuit de mercredi à jeudi et dans la journée dé jeudi., La 2"" attaque de nuit Nous avons dit que les Allemands, après leur échec de la nuit'de mardi à mercredi et leur écrasement au nord de Liège par la brigade du général Bertrand, avaient repris dans la nuit de mercredi à jeudi, l'attaque des intervalles entre les forts de Liège. Trois corps ont été employés à cette tâohe : le 7®, le 8® et le 10s. Ce dernier marchait vers rOurthe, en avant de Spa, quand il fut appelé pour apporter renfort aux deux corps qui assaillaient Liège. Ce 10® corps jouit d'une réputation particulière. C'est le corps dit de Brandebourg. Liège fut donc attaqué de nuit par l'énorme effectif de 120,000 hommes environ. La position était défendue par la 3e division d'armée renforcée de troupes mobiles de la position composées d'anciennes classes de milice et de gardes civiques. Au total 35,000 hommes environ, plus les garnisons des forts. Mais ces dernières doivent rester dans leurs ouvrages. Qu'on n'oublie pas que les douze forts de Liège forment un pourtour de 50 kilomètres environ autour de la ville. De ces douze forts, six étaient attaqués, ainsi que leurs intervalles. „ C'étaient les forts situés siir la rive droite de la Meuse : soit, du nord au sud. Barchon, Eve-gnée, Fléron, Ghaudfontaine, Embourg, Bon-celles. Il y avait sept intervalles à défendre : soit, du sud au nord, Flémalle-Boncelles, Boncelîes-Embourg, Embourg-Chaudfontaine, Chaud fontainejFléron, Fléron-Evegnée, Çve-gïîée-Barchon, Barchon-Pontisse. La première nuit, les Allemands avaient fait porter leur gros effort sur l'intervalle Fléron-Evegnée. Cet intervalle se prête particulière* ment au cheminement des troupes assaillantes. ReDoussés malgré leur situation avantageuse, les Allemands usèrent d'urne feinte. Us firent attaquer furieusement les deux intervalles du sud, Flémalle-Boncelles et Boncelles-Embourg, par le 10® corps. Ce fut une avalanche d'hommes. 11 fallut envoyer d'importants renforts aux défenseurs de ces deux intervalles et dégarnir les intervalles voisins. Alors que Jes Allemands dispo-saient d'une moyenne de 17,000 hommes par intervalle, nous n'en disposions que de quatre ou cinq mille. Ceci h titre d'indication, car on comprend que les troupes ne sont point réparties ainsi en parties égales entre les intervalles. L'assaillant concentrait dé grandes forces com tre le secteur choisi pour déboucher; la défense. elle, faisait des transports de troupes à l'intérieur, appelant une partie des troupes d'un intervalle au secours de celles d'un autre, etc. Certaines de nos unités d'infanterie ont fait, au milieu de la nuit, des marchés de 40 à 50 kilomètres, après avoir combattu et devant de nouveau combattre à l'arrivée. Les Allemands attaquèrent donc en force lei deux intervalles du sud, tout en prononçant leur offensive dans tous les autras intervalles afin d'empteher les défenseurs de dégarnir ceux-ci. Ce fut une lutte formidable. Nos troupes du sud, malgré leur faiblesse numérique, tinrent bon, résistant héroïquement Les Allemands se lançaient l'assaut et étaient massacrés par centaines. Les nôtres durent être secourus et les intervalles voisins leur envoyèrent des renforts.Les Allemands firent alors un nouvel effort dans l'intervalle Eve-gnée-Fléron. La lutte se produisit autour des villages de Retinne et de Queue-du-Bois et autour des ouvrages de défense creusés profondément et entourés de fils barbelés et de fougasses. Les défenseurs de cet intervalle furent enfin débordés, après des prodiges de valeur, et enfoncés. En même temps qu'ils attaquaient les intervalles, les Allemands se lançaient à l'assaut des forts. On les voyait, au clair de lune ou sous la lumière fulgurante des projecteurs, s'avancer par masses profondes vers les glacis, qui sont le sol en déclivité et garni de fil barbelé qui se trouve devant le fossé du fort. Les hommes des premiers rangs étaient armés de cisailles pour couper les fils. Les autres se jetaient par terre, attendant anxieusement que li brèche fût ouverte afin de pouvoir arriver i au fossé. Mai*, pendant ce temps, les coupoles à éclipse se soulevaient et les canons de 5.7 crachaient leur mitraille, tandis que l'infanterie du fort, garnissant les parapets posés sur le bétonn&ge, tirait sans discontinuer. Mais surtout c'était l'art'llerie de ca.mpagne pointée sur le glacis qui faisait le plus de ravages. Le général Léman avait fait placer nne batterie à chaque fort, avec boîtes à balles, dont le tir balayait complètement le glacis. Le commandant du fort, placé dans un observatoire, attendait le moment où les assaillants se jetaient sur le glacis » et restaient couchés pour ordonner le feu. Et alors les canons de 7.5 d.e campagne, servis par des artilleurs entièrement couverts, partaient automatiquement et tiraient jusqu'à 20 coups, à la minute, chaque coup envoyant 200 balles sur les ennemis. Sur tous les glacis, l'assaillant fut décimé, déchiqueté, et les forts demeurèrent en notre entière possession. * * + Il n'en avait pas été de même de l'intervalle de Fléron-Evegnée. Les Allemands avaient percé. Ils y placèrent de l'artillerie et se mirent à tirer sur la ville. Cependant les nôtres reprirent l'offensive et parvinrent à réoccupêr l'intervalle. Mais les Allemands disposaient du nombre Us préparèrent une attaque désespérée, revinrent en force et emportèrent définitivement la position. Le chemin était ouvert vers la ville. Remettant leurs canons en batterie, ils tirèrent de nouveau sur la vire. Un obus tomba rue de Pitteurs, un autre sur le pont Maghin, un autre à Bressoux.Les 4,000 bêtes parquées sur la plaine furent dirigées vers Ans. Le bombardement continua à la fois suir le quartier d'Outre-Meuse et le centre de la ville. De leur position, les Allemands dominent l'agglomération et sont à l'abri -dé l'artillerie des forts voisins. A l'hôpital de Bavière, un projectile tomba sur le laboratoire du professeur Troisfontaines; la salle d'opérations du pr Tecquenne fut enlevée par un obus. Rue Saint-Laurent, un projectile tua les deux jeunes enfants de M. Ysaye, timbalier 4e l'orchestre du ThéAtre royal de Liège. La 3* division Devant le succès des Allemands à Fléron, le généra] Léman avait fait concentrer toute sa division sur la rive gauche de la Meuse. Tous les interva}l£§ étaient donc abandonnés, s Le général Léman chercha une position sur it la rive gauche pour combattre encore. Il réussit dans la suite k assurer à ses troupes un sommeil réparateur. Après avoir passé la Meuse, le général Léman avait fait sauter la plupart des ponts. Aupara- vant, une partie de la population d'Outre-Meuse " ir avait passé sur la rive gauche r Le calme régnait cependant dans la ville. La défense de Liège La garnison partie, la défense de la position *. de Liège incombe désormais aux forts seuls, 's Voici la note remise par l'état-major général é à ce sujet : ' ii Les troupes allemandes qui ont envahi notie S- territoire ont été arrêtées depuis deux jours e par l'héroïque défense des défenseurs de la position fortifiée de Liège. e Cette pince, qui était garnie jusqu'à prisent d'une forte garnison chargée de la couverture n de la mobilisation, sera à partir de demain, > vendredi, livrée à ses propres forces. Liège est :e une place d'arrêt, composé* de forts. dont li is constitution permet la défense isolée sans -s Vappui d'une garnison centrale. La garnison renforcée, qui a soutenu ce* e jours derniers des escarmouches nombreuses, . i ;s viendra donc rejoindre le gros de notre armée s, qui s'apprête, de conccil avec les Français et s. les Anglais, fy repousser l'envahisseur. t Arrivé® d'un parlementaire. - Les Allemands demandent la reddi-tion après un armistice. e- Sa division en sûreté, le général Léman était revenu dans la ville. II y reçut en compagnie it du gouverneur civil, une parlementaire aile-i- mand, qui vint demander la reddition de la ^ ville et des forts s> L'officier allemand exposa que le comman-e dant allemand voulait tout ou rien : ou la red-dition de la ville et des forts, ou le bombarde» u ment général et la destruction de la < ité. ' La reddition complète était pour lui une me-s» sure d'humanité. mH Le général Léman répond)* que jamais il ne ^ rendrait les forts. Quant à la ville, les habi-fants préféreraient, par patriotisme, la voir bombarder que de rendre les forts aux abord* °* desquels I*s Belges avaient versé leur sang. îr Le bourgmestre de Liège, M. Kleyer, fit en- S ce tendra des paroles d'humanité en faveur de la >n ville, L'Allemand demeura inimitable. Le bom-r- bardement commencerait à six heures. s. C'était une simple menace faite pour nous nr intimider. Le hombaidement commença à si* é- heures, mais il cessa bientôt et, dans la soi-à rée, on apprit que, loin de continuer le bom-lji bardeinent de la ville de Liège, le comman-c, dant allemand demandait un armistice d« it> vingt-qualre heures. % Pourquoi l'armistice ? Pourquoi cet armistice? Officiellement, c'e'st eh pour enterrer les morts et relever les blessés, nt ont. dit les Allemands. 11$ auraient perdu vingt-es cinq mille hommes ! x- Cç charnier, ils veulent le faine disparaiUe. j.u II nous paraît aussi que leurs troupes doi-nt vent être arrivées à la limite extrême de la fa-53 tigue. Elles «ont fait une marche forcée d'Aix-ar la-Chapelle à Liège. A peine arrivées, sans repos, elles ont dû combattre pendant deux nuits et deux jours, en perdant un monde énorme. ce qui a dû exercer une influence dépri-. mante sur le soldat allemand. Son physique et son inoral sont atteints. Il demande du repos. D'autre part, l'armistice est-il favorable ou . défavorable aux Belges et à leurs alliés? L'autorité militaire seule en décidera. ils On dit que quelques troupes allemandes on£ et descendu les hauteurs et occupent les plaines o- Bressous et de Coronmeuse. r. Quelques épisodes ut Les Allemands auraient une peur bleue de 3U l'arme blanche. Et quand nos valeureux sol- •gt dâ'ts après avoir tiré, se jettent sur l'adver- js' saire, la baïonnette au canon, c'est une dé- [Tl bandade folle parmi les Prussiens. es C'est ainsi qu'un carabinier s'étant précipité j'e sur eu baïonnette en avant en captura une ^ vingtaine qui avaient mis haut les mains. A propos de la défaits du 7e corps A propos de la déroute du 7e corps au nord . de Liège, remarquons que les fuyards alle-mands soignés à Maestricht et renvoyés à Aix-'fj la-Chapelle étaient des civils. Les Hollandais nt n'ont donc pas laissé violer îa neutralité en fa-is veur des Allemands. Au cours de ces combats, Je spectacle autour rt, du fort de Boncelles était terrifiant. Sur la n- route et dans les champs avoisinants, les ca-rt. davres de soldats allemands atteints par le feu io- du fort et des soldats de ligne. Peu de blessés. ;is ® Très peu d'uniformes belges aussi dans cet Et ensemble si funèbre. £ Au fort d'Evegnée 20 Au cours de l'attaque du fort d'Evegnée, un 100 détachement d'une cinquantaine de lignards allemands ont pénétré dans une tranchée où ié, dix soldats fouillaient le sol de leurs pelles. re Us ont tiré sur nos pioupious. des soldats du lie, et en ont blessé quatre. Mais nos soldats, s etant^ ressaisis, ont lâché leurs outils, pris leurs armes, et, baïonnette au canon, ils ont refoulé l'ennemi, cinq fois supérieur en nom-bre. Les blessés, comme les vajides, ont pris part a celte action héroïque. L'endurance et la vaîl-| iance de nos soldats (De notre correspondant de Liège) ît- Laissez-moi exalter une fois de plus l'héroïs-le me, l'endurance et l'abnégation de ce 9°", de le ce 11—, dn c» 12»« et de ce 14"' de ligne qui. jn pendant cinq jours, molsré leur insuffisance la numérique, coururent d'un œcteur attaqué à e■ 1 autre, et défendirent sans «n instant de dé-■e- courngement les intervalles des forts. n. Je les ai vus, vigilants, dons les tranchée», et 'œil au guef, considérant avec une attention soutenue les taillis derrière lesquels se ca->a chaient des nuée« d'Allemands. D'eux-mêmes, !S; ils s'étaient organisés pour veiller sur la séeu-e. rilé des lignes pendant qtfe quelques camara-ds prenaient une heure de repos. Cela se pas-lx sait pendant la journée, cor pendant la nuit r. pas un soldat ne dormait. Le ravitaillement >e faisait régulièrement, mais il ne fallait pas songer, au moment des attaques qui furent répétées, à manger autre chose qu'un morceau de pain. Ils ne se plaignaient pas, mais recevaient avec reconnaissance les petites dou-le ceurs que les habitants des villages voisins, les >a femmes surtout, leur offraient : du beurre, du is café, de la bière, des fruits verts, du chocolat. !■ ■-^_Mai5 où les braves petits soldats ont moni j 28° ANNÉE _____ SAMEDI 8 AOUT 1914: ÉDITION AB . ....N° 220

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