Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1916, 29 Oktober. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Konsultiert 23 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/vd6nz81x31/
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23e ANNEE — Série Nouvelle.— N° 721 Dimanche 29 Octobre 1916 ^ RÉDACTION & ADMINISTRATION 28ter. ru d» la Boiras — LE HA7RÈ rÊLÉPHONE:n'64BELCE BUREAUX A PARIS : 33, rue Jean-Jacquea-Rousseau, 33 LONDON OFFICE! 21. PANTON STREET Leicester Square, S. W. Cireetenr : îïûm SEÏÏHAT ÏWVIWWVV» bO cent, le PS|° LE XXE SIÈCLE ABONNEMENTS Franc* 2 fr. BO par mois » ...... 7 fp. BO par trimestre Angleterre.. 2 ah. 6 d. par mois » .. 7 ah. 6 d. par trimestre Autres pays. 3 fr. — par mois » . 0 fr. — par trimestre PUBLICITÉ S'admssr à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européen se d© Publicité* 10, rue de la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. " 1 ■- »0 ti S cent, au front Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris L'éternelle Allemaane Il se trouve <eincore des geais qui voudraient qu'an ne xit aux Ahernaûûs nui e peine, meme légère. L'Allemagne' avait dessein de s emparer de la Belgique, de la Howande, d'une panie de la France, d'enlever des territoires aux Russes et de mettre 3a main sur un eanpire colonial au détriment des uns et des autres ; mais sous prétexte qu'il ne faut pas agir comme des Boches, on se gardera bien de lui prendre aucune terre, jauf peut-êire 1 Alsace-Lorraine, et encore ! mémè si ce qu'on veut lui ravir est nécessaire à la sécurité future de l'Occident. Ces mêmes gens sont moins tendres envers l'empire des Habsbourg. Selon eux il doit être dépecé impitoyablement ; l'Autriche sera réduite! à sa plus simple expression et rentrera dans les limites de l'ancien ar-«hiduché.Pourquoi cette différence ? Pourquoi cette rigueur à l'égard de l'Autriche et cette indulgence à l'égard de l'Allemagne, alors que je démembrement de l'Allemagne est autrement important pour la paix du monde que celui de l'Autriche '? Il est entendu que l'empire d'Autriche assujettit des nationalités qui ont le droit à une vie libre, tandis que l'Allemagne est unifiée, mais que nous importe, au point de vue sentimental, l'unité de l'Allemagne si cette unité se dresse et se dressera toujours comme un obstacle à une ère de paix durable pour l'Europe 1 M. Jacques Bain ville. dans son remarquable livre : « Histoire de deux peuples », nous a montré la France de la fin du xviii" siècle «'obstinant, contre la royauté, à voir dans i*Autriche, devenue inoffensive, l'ennemie héréditaire, tandis qu'elle considérait la Prusse comme le foyer des idées libérales, comme l'avant-garde même du progrès rêvé tpar les encyclopédistes. Frédéric II ayant flatté Voltaire, d'Alem-bert et quelques autres écrivains, tout ce qu'il y avait d'avancé en France plaçait ses plus grands espoirs dans le roi de Prusse, un ne voyait pas que sous le roi philosophe se dissimulait l'ambition dévorante d'une dynastie et d'un peuple qui allaient mettre la civilisation en péril et le monde à feu et è sang. Le gouvernement français, en l'occurrence ia monarchie, avait adapté sa politique extérieure aux circonstances, ce qui est le seul juoyén de servir utilement son pays. Le danger, pour là France, venant de la Prusse et non plus de l'Autriche, elle voulait s'entendre avec l'Autriche contre la Prusse. En s'adaptant à, de s conditions nouvelles .elle fee montrait manœuvrière et novatrice. Le grand public ne la suivit pas ; il resta paresseusement dans l'ornière, attaché à un passé mort ; peut-être eut-il fini par comprendre et par suivre le pouvoir si les « philosophes » avaient été capables de l'éclairer. Mais l'amour-propre et la vanité les attachaient au roi de Prusse. Protestants, grand titre auprès des advér-saires de l'Eglise, les Hohenzollerii étaient considérés par rintellectualité française comme les champions du libéralisme européen. C'est plus .qu'une grande ironie, dit M. Bain vile, c'est le scandale de notre histoire que Je 'militarisme et l'absolutisme prussien salent été adules en France pendant cent cinquante années comme l'organe et l'expression de la liberté et des « idées modernes » avant d'être proposés à l'horreur et à l'exécration du monde civilisé au nom des mêmes idées... Les écrivains émancipateurs du xviii* siècle ne virent pas le péril prussien, ils ne surent'pas se dégager d'un préjugé de trois siècles, ils ne s élevèrent pas au dessus du niveau de la foule ignorante en ce qui concernait les intérêts vitaux de leur patrie. La travail de plusieurs siècles allait être gâché, une période de régression s'ouvrait pour la France et pour le monde européen. La Révolution et l'Empire préparèrent i'unité allemande. Dumouriez travailla pour le roi de Prusse et Napoléon, dont la jeunesse avait été imprégnée des idées de Rousseau continua la politique extérieur0, qu'il avait héritée de la Révolution. Son mariage avec une archiduchesse d'Autriche ne modifia pas sa manière de voir. On resta si bien dans ces dispositions d'esprit que Paris, à la nouvelle de Sadowa, illumina pour la victoire de la Prusse, « une victoire de la Révolution » écrivait-on alors, quelques années seulement avant 1870 ! Et pourtant 1870-71, les cinq milliards, l'Alsace et ia Lorraine arrachées a la France ne rompirent pas tout-à-fait l'enchantement. La légende des deux Allèmagnes subsista • l'Allemagne des poètes, des philosopnes et des musiciens, 1 Allemagne douce et familiale continua, de leurrer certains esprits ; l'Allemagne de la socialdémocratie et de l'Internationale fut le miroir aux alouettes socialistes. Et aujourd'hui encore bien des illusionnistes persistent à croire que leur rêve n'a pas péri tout entier. Il existe toujours peureux, malgré l'atroce guerre actuelle, la possibilité dune Allemagne libérale, philosophique, poétique et musicale, socialiste et internationaliste ; ils ont des yeux et ils ne voient pas, ils ont des oreilles et ils n'entendent pas. Non, l'Allemagne impériale, l'Allemagne des Hohenzoàlem ne sera plus jamais l'Allemagne de Goethe et de Schiller, l'Allemagne de Madame de Staël, l'Allemagne vue a travers les lunettes romantiques. Non, il n'y a pas deux Allemagnes, il n'y en eut jamais qu'une, celle qu'il fallut toujours maîtriser au cours des siècles, haineuse, jalouse, sournoise, féroce, exempte de scrupule et d'honneur, hypocrite et mégalomane. Pour qu'elle laisse de nouveau l'Europe tranquille .il faut nu'elle soit ramenée au temps du traité de Westphalie, c'est-à-dire mise dans l'impossibilité de nuire. Afin d'arriver à ce but, il faut lui reprendre ce qu'eïïp a volé au cours des siècles, môme si ce qu'elle a"volé a été plus ou moins assimilé pâr elle. — C'est laisser une plaie ouverte, objec-tera-t-on. — Les membres séparés voudront se rejoindre ; l'unité de l'Allemagne ne dépend point d'un traité ; elle est dans le coeur et la volonté de tout un peuple... Des mots,' des mots, car l'histoire est là pour prouver le contraire. Il est des peuples, comme le Belge, qui ont montré, à chaque : page de leur histoire, leur indéfectible amour de la liberté ; l'Allemagne jamais. Arrogante dans la force, elle est servile dans la faiblesse. Et puis, que nous importe ? L'Allemagne unie sera toujours pour l'Europe une menace plus dangereuse que les tronçons d'Allemagne plus ou moins désireux de se réunir. Maurice des OMBIAUX. PENSÉES $ ♦ 4e L AUTOBITS PS M. BRIAND A GRANDI ; CELLE DE LORD G RE Y ET SURTOUT DE M. LLOYD GEORGE S'AFFIRME. MAIS, PARMI CES HOM-MBS D'ETAT, AUCUN JUSQU'ICI N'A PRIS UNE SUPREMATIE INCONTESTÉE. LES GENERAUX, ON SEMBLE, PAR TRADITION DEMOCRATIQUE, REDOUTER QUE LEUR INFLUENCE S'ETENDE AU DELA D'ATTRIBUTIONS STRICTEMENT LIMITÉES. POURTANT, S'IL DEVENAIT VISIBLE QUE LES EFFORTS HEROÏQUES DES ARMÉES ET DES PEUPLES SONT PARALYSES FAR LE MANQUE DE DECISION PROMPTS ET DE COMMANDEMENT UNIQUE, IL VAUDRAIT LA PEINE, POUR SAUVER TOUT CE QUI EST EN JEU, DE FAIRE LE SACRIFICE PROVISOIRE DE PRINCIPES GUI VALENT POUR LA PAIX ET, PLUS ENCORE, DE RIVALITES D'AMOURS - PROPRES NATIONAUX. GOMMENT ? DANS QUELLE MESURE ? C'EST LE PROBLEME QUI S'IMPOSE.~ Albert SONNARD. {« Journal de Genève », 36 octobre 1M6). A lire, en 2e page, un reinarauable article sur la bataille de l'Yser. écrit par M. le capitaine-commandant Marsily, du corps d'Etat-Major (commandant Wtlly Breton, du « Courrier de l'Armée »). tU jettml suisse gtrnsstpMU, parti fi'wu " restitatioa " k l'/Ucacc-CtrrabieàUpruct Dans la germanophile Neue Zilrcher Zei-tung du 21 octobre, un écrivain non moins glermanopMLô préconise l'idée d'une « restitution ,, à la France de la Lorraine. La Lorraine serait alors admise, de même que l'Alsace, à décider librement de son sort et à déclarer par un. référendum si elle veut revenir à la France ou rester dans l'Empire allemand. La germanophilie de Fauteur de cet article se manifeste dès les premières lignes. Passons l'éponge sur le passé, propose-t-il; ce qui est fait est fait ; laissons toute discussion sur les causes et les responsabilités de la guerre, ainsi que sur les atrocités...Evidemment. ! Cela posé, le germanophile de la Neue Zûrcher Zeitunq arrive à son affaire. Il dit: « J'ai eu récemment l'occasion d'entendre parler à Paris des possibilités de paix, par des personnages dirigeants de la politique. En ce qui concerne la restauration de va Belgique et de la Serbie, il n'v a sans doute aucune divergence i entre les belligérants. Mais l'autonomie de la Pologne qui constituerait un grand Etat tampon entre l'Est et l'Ouest, a déjà donné lieu à des discussions même entre alliés. Pour es qui est de l'Alsace-Lorraine. la France veut lutter jusqu'au dernier homme pour la reconquérir et augmenter son prestige national. Ainsi on donne un but à i la guerre. Pourtant, la France consentirait cette importante concession d'appliquer le principe des i nationalités préconisé par Napoléon III et de faire décider par l'Alsace-Lorraine elle-même a quel Etat elle désire appartenir. Ce serait donc la libération de l'Alsace-Lorraine et non pas une restitution. Cette solution ne violenterait l'orgueil ni de la France ni de l'Allemagne. Et c'est 1 dans cette solution que réside la seule possibilité de paix. Ce serait en même temps une réelle concession de la France car un plébiscite en Al-sace serait sans doute favorable à l'Allemagne, • tandis qu'en Lorraine, la préférence serait donnée à la France. » Vrai ou faux, ce Suisse retarde d'une qnjitozali'tte de jours. Il y a quinze jours, l'Allemagne aurait volontiers rendu la Lorraine pour avoir la paix. Nous croyons qu'elle serait prête, aujourd'hui, à y ajouter l'Alsace. Un peu de patience, donc : on voit venir le commencement de la fin. Le départ du général Aaer Le Major-Général Asser. de l'armée anglaise, ancien commandant de la Base du Havre, a prié le général dr> Griinne, de transmettre '-tux officiers, officiers e> soldats belges qui ont pris part h la prise d'armes du '25 courant, à l'osusion du départ de cet officijr général, t<"is «>-s remerciements et ses félicitations pour leur telle i tenue. • - • . . Le lle anniversaire de la bataille de lYser LE DRAPEAU DU 12e DE LIGNE , EST ARRIVE SAMEDI AU HAVRE Le glorieux drapeau du 12* de ligne, qui figurera dimanche à la cérémonie du Drapeau et à la revue qui suivra, est arrivé samedi matin, à 11 heures, en gare du Havre. Nos alliés, avec leur gracieuseté contu-miième, avaient tenu à lui faire honneur. Une compagnie du 137» de ligne français, comandéa par le commandant Jarre, et une compagnie de grenadiers de la garde anglaise, commandée par le lieutenant Ward, se trouvaient à côté die la musique du 12e, arivée dans la nuit, pour la recevoir. Une foute énorme était là, naturellement. Sutr le quai, le général comte de Grunne, commandant de la place belge, assisté du capitaine Brouyère, le colonel Savane et le commandant Jacquoitin, de l'armée française, et un officier supérieur anglais, le colonel Van Driessche, les commandants Couche-, Laheye, Vaadermfinnen et Dubois, le capitaine Van Damme, les lieutenants Gigot et Habran, de l'armée coloniale, et de très nombreux officiers français, angïais et belges, reçoivent le drapeau, que la, musique du. 12" salue d'une émouvante Brabançonne.Puis le cortège se forme, précédé de 24 clairons du 137°, et derrière le commandant du 137®, s'avançait la musique du 12°, dôrat Ses bommefs, en khaîd, casque en tê|&e, sous les ordres du lieutenant chef Maréchal, alertes, vigoureux, chevronnés deux fois pour la plupart, avaient vraiment belle allure ; puis, entre deux pelotons de gendarmes, que commandait le lieutenant Jean-gette, s'avançait, encadré pa,r deux sous-officiers, le lieutenant Haccourt, porteur du drapeau, sur lequel éclatent ces noms gros d'évocations héroïques ; DIX MU DE Y SER Les compagnies du 137e et des grenadiers de la garde fermaient la marche. Aux accents endiablés de M-Marche Lorraine et de Sambre-et-Meuse, la. musique <iu li2* conduisit îa cortège k plaee belge, rue du Havre, à Sainte-Adresse, à travers 5a double haie d'une foule énorme qui, a.u passage du glorieux symbole-de l'héroïsme des nôtres, le salua de ses vivats, tandis que les têtes se découvraient Et ce n'est pais seulement aux ye«K des Belges que nous vîmes perler des larmes d'émotion... UN TELEGRAMME DE M. BRIAND E s'en est fallu de peu que M. Briand, 1'éminjent président du Conseil français, vînt lui-même à la cérémonie qui aura "lieu dimanche après-midi au Havre. M. de Broqueville vient de recevoir de liai le télégramme suivant : « Le mifiislrj, de France a d'à, comme \e Ven ai prié,' vous faire savoir que le ministre de la Marine viendra, dimanche représenter le gouvernement français aux fêtes de la Bataille de f.Yscr. » Heureux de cette occasion de témoigner la sympathie que ressentent tous les Français pour la noble Belgique et de manifester publiquement notre fraternité d'armes. » 3 aurais été heureux, pour ma pari, de venir personnellement exprimer ce sentiment au nom du gouvernement ; mais en ration de devoirs multiples et des occupations absorbantes de ma fonction, je n'ai pu, à mon vif regret, y songer à aucun moment.» Je vous prie de croire, mon cher Président,-à mes sentiments amicaux et dévoués » (S.) Briand. » Leur Emprunt COMMENT LES BOCHES ESSAYENT D'ATTIRER LES SOUSCRIPTIONS HOLLANDAISES Dans la plupart des communes du Lim-bourg hollandais limitrophes de la frontière allemande des circulaires ont été répandues qui portaient dans un encadrement tricolore fioffiandais le texte suivant : « Hollandais, Camarades, Mineurs, Voisina, » La patrie nous appelle, nous Allemands, à participer à l'emprunt, de guerre. Vous, qui avez brisé voîre paix avec nous, qui avez montré ne craindre aucun danger, vous devez nous aider dans,notre tâche difficile. » Vous avez encore de l'or en votre possession. Votre pays a gagné des milliards au milieu de nos terribles1 tortures de cette guerre. » Voilà pourquoi vous devez nous assister et nous donner l'or allemand que vous possédez.» Aidez nos frères à lutter victorieusement dans les sanglants combats. Contribuez avec nous à anéantir les ennemis qui vous menacent aussi et qui veulent diminuer votre pouvoir.' » Apportez-nous donc votre or. Nous et 'e bon Dieu nous vous en serons bien reconnaissants (sic H. » Dimanche, le 1er octobre, à partir d'une heure, on recevra les.souscriptions dans les locaux ci-après (suivent les noms et adresses de divers hôtels et cafés). » Pendant les mois d'octobre et de novembre, il y aura pour les pauvres et les ouvriers des communes (hollandaises N. D. L R.l de Rnr-hnlf, et de SimneJveld des distributions gratuites de quatre doubles wagons' de charbons fins qui arriveront à Simpel-veld. » Ces circulaires avaient été imprimées en Allemagne nar une firme Cari Friedericn établie à Riehterlch. LES ALLEMANDS ntrt le iltiit belge ILS AURAIENT ARRÊTÉ L'ÊVEQUE DE LIÈGE ? Nous avons signalé le redoublement d'attaques auxquelles les journaux allemands se sont livrés contre le clergé belge, pendant ces dernières semaines, et nous nous sommes demandé ce qu'elles pouvaient préparer. Faut-il voir une réponse certaine dans la dépêche que vient de publier le Daily Mail et annonçant que Mgr Rutten, évêque de Liège, * uraii été arrêté par les autorités allemandes pour propagande patriotique • Ii conviendra, naturellement, d'attendre confirmation de cette nouvelle qui provoquerait dans le monde catholique une profonde émotion. Le vénéré évêque de Liège a, dès les premiers jours de l'invasion, tenu tête avec un courage admirable aux oppresseurs de «on peuple et n'a cessé, depuis, de le défendre contre les exactions allemandes. Les Boches, qui avaient pris comme otage 1e courageux vieillard dès Iteur entrée à Uége, lui ont-ils fait expier son patriotisme en l'emprisonnant de nouveau ? Nous serons, sans doute, bentôt fixés à ce sujet. Un numéro de l'Echo belge qui nous par-viêrit à Fins tant annonce précisément qu'un vicaire d'Angleur vient d'être arrêté à l'autel, tandis qu'il célébrait sa messe. Son crime, on l'ignore ou plutôt on sait trop cp'iSl s'est borné à remplir son devoir pa-trotique comme ses confrères du clergé belge, tous également traqués pour le même forfait. Notre correspondant romain nous écrit précisément que les nouvelles attaques allemandes contre le cardinal Mercier ont produit à Rome une impression pémbîle et qu'on attend avec grand intérêt des nouvelles' sûres de Belgique. Une dépêche d'Amsterdam donne ces premiers renseignements ; « Le « Tvd », en annonçant la publication de la nouvelle lettre pastorale du cardinal Mercier, intitulée « La VoLx divine ». affirme que ce message ne tend à aucun but de caractère politique et que .sente, la malveillance pourrait y découvrir des allusions séditieuses. Le cardinal Mercier constate simplement, u elfet, que les épreuves de la Belgique et du monde durent encore; il convie les fidèles à priej? pour la libération des Arméniens, des Polonais et des pays qui compatissent aux douleurs de la Belgique. » Il n'en faut pas -pîus pour encourir les foudres boches... tiiiieïsilé liis-St é DE GAÎND SILHOUETTES PROFESSORALES L' « Echo Belge » trace ce portrait de l'un d'eux : M. Félix Cornélius Maes : « A chaque jour sa tête de pipe I écrit joyeusement notre confrère. Cette fois, c'est de l'avocat Félix Cornélius Maes que nous parlerons. Ce jeune éliacin, frais émoulu de l'Université de Louvain. est inconnu au barreau d'Anvers. Mais il est mieux connu des Belges résidant à Til-bourg, qui se souviennent, parfaitement de sa naïveté qui frisait la stupidité intégrale. Ce Félix Maes n'est pas qu'un sot. C'est aussi un cœur de lièvre et l'exemple suivant dépeindra l'homme et son courage : Maes se trouvait à Tilbourg lorsqu'il fut question du rappel des hommes de 25 à 35 ans. Il n'en fallut pas plus pour que le vaillant signataire du manifeste des 10-i apothicaires rentrât aussitôt en Belgique occupée, sous le prétexte d'affaires urgentes à régler I Ce trait e® dira plus long qu'un article. Nous ajouterons que Félix Maes s'était installé à Anvers au comencement de la guerre avec son père, sa mère et sa sœur il venait en droite ligne de Louvain où il avait, à peine achevé ses études. Famille riche qui se vanta de pos séder en Belgique trois cents maisons, ce qui n'a pas empêché l'avocaillon de profiter en Hollande d'une large hospitalité. A oéux qui applaudissent au geste des « 104 », nous dirons que Félix Maes est né le 9 février 1883, qu'il est célibataire et qu'étant rentré au pays lorsqu'il fut question de l'appel des Belges jusqu'à 35 ans fc'étaitia limite fixée, à l'époque) il a commis un acte que nous nous dispensons de qualifier. » Un second croquis de notre confrère 1' « Echo » est consacré à un M. De Groof, également professeur de l'Université von Bissing : « Qu'est-ce que de Groof ? Un ingénieur civil qui passa ses examens à l'Université de Gand. Oh I difficilement, car, avant son dernier examen, ce vaillant patriote se fit « retoquer » deux fois de suite. L'essentiel pour de Groof était d'avoir obtenu son diplôme. Il ne tarda pas i en tirer profit, la ville d'Anvers ayant précisément besoin d'un flamingant comme conducteur de travaux. Elle s'adressa donc au brillant sujet, frais émoulu de l'Université gantoise. Le brave Royers, alors ingénieur de la ville, engagea de Groof, pour le malheur des services dont ii avait la responsabilité, car, do bêtise en bêtise, l'ingénieur civUo-flamingant descendit tous les degnés de l'échelle jusqu'à être relégué au poste le plus infime. On aurait bien voulu le flanquer a la porte, mais, d'après la loi, c'était une impossibilité absolue. Il fallut garder ce mauvais serviteur et, pour l'employer auand même à un travail utile, on lui confia le département des alignements I II v a de longues années, de Groof avait été nommé" professeur à l'école industrielle d'Anvers. Faut-il rappeler qu'il était flamingant ? On lui confia l'une des classes supérieures. -\u bout de quelques mois, il était descendu d'échc-lon en échelon pour finir par professer dans une classe de débutants I Le brave directeur Boon rooy écuma de colère plus d'une fois et il v eu! des scènes épiques entre lui et de Groof, dont la bêtise allait croissant. C'est à un tel coco que von Bissing vient de faire appel ! » Une autre célébrité embauchée par von Bissing est un nommé Lambrichts. L'Athénée royal d'Lxelles a été souillé de la présence de l'indésirable troupeau il y a une dizaine de jours. Il a écouté l'un de ses mauvais , bergers, le nommé Lambrichts président du j « Katholieke Vlaamsche Bond for Brûssel und umgêbungen ». Qui est-ce M. Lambrichts? Qu'est, i ce qu'il faisait- avant la guerre ? Voici : Lam-1 iriehte est un professeur particulier, fixé à Bru-1 «elles'. îl a passé toute sa jeunesse en Alle-nugne.Rencontrant un ami, au début de la guerre, il 3'exclama joyeux : — Ils remporteront sûrement la victoire ! — Qui ça, fit l'ami ? — Mais les Allemands, — naturellement, répondit Lambrichts Voilà le patriotisme des oromoteurs du mouvement en faveur de la bochisation de l'Université de Gand. Une seconde réunion eût lieu dans le préa/u de l'Athénée de Bruxelles. M. Van Roy, appelé couramment « Patate Van Roy » y a sévi. Nous avons dit que son plus beau titre de gloire est d'avoir, lors de l'Exposition de Gand. sifflé des artistes de l'Opéra de Paris parce qu ils ne chantaient pas en flamand et d'avoir ete ramassé, ivre-mort, de tous les coins de la yilie lorsqu'il présidait le « 't Zal wel gaan ». Patate Van Roy a démontré, clair commp eau d=> source, que la flaaaandisation, sous von Bissing, était une oeuvre loyale et légale et qu'elle était, a la fois, valable et intangible, (je Drofesseui- de ormt a une singulière conception de ce qu'est 1» Droit. Pour finir, le nommé Lambrichts — dans un moment d'envolée pathétique — s'est êcri-1. en désignant les patriotes belges qui louent Frédé-rioq et Pirenne : ." Que ces hypocrites jettent enfin le masque et vienifent nous répondre, eux qui voudraient l'anéantissement df la famille germanique dans notre pays. » Ce discours fut couvert d'applaudissements aux cris de « A bas la Belgique ». La îtt de lllleiap ET LES resBonrcee ie son meut La tâche de l'Allemagne — yait M. HfWy Bidon, dans le Journal des Débats, — s'est, considérablement accrue, d'abord par- extension du front, qui allait jusqu'au Pripet en^mai 1916 et epi s'étend maintenant jus-quà Orgova., en Roumanie, soit environ 800 kilomètres de plus ; ensuite par affaiblissement de ses alliés, l'Autriche ayant perdu 600,000 hommtes en six semaines ; enfin par remforoeniient énergique de l'action et des moyens de l'adiversaire, reconstitution de l'armée russe, entrée en scène des nouvelles armées anglaises. Pour y suffire, l'Allemagne a mis à la iouraaise, cette année, deux de ses jeunes classes : la classe 16 qui est apparue en grind nombre dans les premiers " mois l'année, et qui forme jusqu'à 50 % des unités ; la classe 17, qui a été envoyée au feu après une préparation ' de trois à quatre DDQ'âs, et à qui on fait des prisonniers depuis le milieu, de l'été. Il est naturellement très difficile de dire la proportion variabïe d'éléments de la classe 17 que contiennent les diverses unités. Mate enfin, le 18 octobre, à, Sailly-Sailiisel; les Français faisaient 95 prisonniers au 12« régiment bavarois et 100 au 22e régiment. Sur ces 195 hommes, il y avait 17 recrues de la classe 17, soit 9 pour cent. De plus, des éléments médiocres et âgés ont été incorporés dans l'armée aHemande. Nafaireliemenf, il ne faut pas généraliser. Dans Fensembl'e, l'armée allemande se-bat extrêmement biien. Rien n'irrite plus les soffldats dans les tranchées (e.t les protestations des journaux du front en font foi) qu'une certaine dépréciation — trop '.curante dans tes caricatures et dans les articles' — de l'adversaire contre lequel ils luttent. Mais enfin tes con-espondhnts a/ngSàis, qui sont à Tordinaire dignes de foi, constatent eux-mêmes une grande inégalité chez cet adversaire, en particulier dans tes corps qui sont revenus deux fois sur la Somme. Et ces corps commencent à être nombreux r c'est ainsi qu'on signale récemment le XIX* corps, déjà engagé pendant l'été dans 1e secteur au sud de l'Ancre, et ramené au combat après u.n repos très court. De plus, dans un des derniers combats, un régiment de la 15* division a franchement lâché pied et ouvert un trou de 600 mètres dans la ligne allemande. ECHOS =- s © Un conseil des ministres a eu lieu vendredi matin, à Sainte-Adresse sous la présidence de M. de Broqueville. Le lieutenant-général Wielemans, chef d'état-major, v assistait. ffi 08 Nos boys.seouts. Une association de boys-scouts belges rient de se former au Havre sous la direction du scout-ma.ster bruxellois Van Ler-berghe.Les affiliés sont déjà une vingtaine qui «e préparent avec ardeur au métier de soldat.M. de Broqueville a accordé son haut patronage à nos jeunes boys-scouts ; il leur a remis samedi un drapeau. © SB Mariage. Nous apprenons le prochain mariage de Mllq Elisabeth de La, Bonninière de Beau-mont avec 1e comte Stanislas d'Herbemont, sous-lieutenant au 9e régiment de chasseurs à cheval. — Le lieutenant. d'Herbemont, décoré de la croix de guerre, a été blessé à deux reprises différentes, à Neuville-Saint-Vaast et au Labyrinthe, comme officier de liaison au 236° d'infanterie. — Mlle de Beau-mont est fille du comte de Beaumont, officier d'état-major à la 165e brigade territoriale d'infanterie, et de la comtesse, née de Trédern et petite fille du comte de Beau-mont et de la comtesse, née de Castries. — Le lieutenant d'Herbemont est le fils aîné du comte d'Herbemont et de la comtesse d'Herbemont, née Allard, et petit-fils de feu le oornte d'Herbemont, capitaine-commandant au 9e cuirassiers et de la comtesse née de Pauilly. Les Flamands contre l'Université von Bissing et ses complices Encore un contingent d'excellentes lettres dru front touchant l'Université von Bissing. Celle-ci est signée par un médecin militaire, Flama-mi et flamingant, patnote avant tout, et persuadé, comme le XXe Siècle, qw3 l'indulgence du Pouvoir pour les traîtres serait également funeste à la Pairie et à la cause flamande. Monsieur le Rédacteur en Chef, Bien des choses ont été dites et publiées au sujet de l'ouverture de l'Université allemande de Gand, au sujet du pacte conclu entre von Bissing et une poignée de complices, conscients ou non. L'ouverture d'une Université flamande à Gand est une question d'ordre national que résoudront, en pays libéré et indépendant, les pouvoirs compétents, représentants de la volonté nationale beige ; 1e rapport du 8 octobre 1916, adressé au roi par MM. les mmistres Poudet et Beyens rend tout autî-e commentaire superflu, intempestif et irritant, la situation étant définitivement éta-bMo.Flamand, ayant séjourné dans la ville de Gand pendant tes cinq premiers mois de l'occupation ennemie, je connais fort bieu l'état d'esprit de la population et la mentalité des coslaborateurs de von Bissing ou des parrains de la nouvelle Université. J'en connais personnellement la moitié ; d'aucuns sont pangermanistes, d'autres des chauvins inséparables de toute cause politique, sociale ou linguistique, la plupart enfin, sont des ambitieux en mal d'une chaire ou d'un© bonne réclame. Je précise : Les ambitieux, tout le monde les connaît, avant la guerre déjà: (par exempte, les trois Van Roy, de Gand, le Dr Dcwissy, de Cour-trai, le Ûr Couvreur, d'Anvers, etc., etc.). Quant à la poignée' remuante des pangermanistes (tels que les docteurs Speleers, Stocké, Vanderspurt, de Gand, et d'autres encore), je puis vous assurer que leur bo-chophil.ie est chose bien raisonnée; j'en connais qui n'ont jamais eu un mot de bi&rne-pour les atrocités allemandes qui tes excusaient ou tes niaient ; qui, de parti pris et en toute ignorance dfes choses, accusatent les Alliés d'avoir abandonné la Belgique • j'en connais personnellement un (1 avocat Vander Mensbrugge, de Gand), qui a empêché l'enrôlement de ses fils, prétendant que la Belgique faisait une guerre injuste. Inutile d'ajouter que tes rédacteurs du journal boche « De Vlaamsche Post », devaient figurer au tableau d'honneur, tels l'avocat Eg-gen, Minnaeri, professeur de l'Athénée dé Gand. Voilà 1e conseil d'administration efa de patronage de l'établissement nouveau. L argument tiré du retard dans tes études supérieures pour les jeunes gens beiges, est tout\simplement odieux. Il restait à ces jeunes impatients un meilleur moyen légal pour commencer l'enseignement universitaire : rejoindre l'armée belge et chasser an plus vite l'envahisseur. Il n'en est pas mat sur l'Yser, plus âgés qu'eux, mariés, pères de famille, qui ont passé la frontière et qui, depuis deux ans, sauvegardent lïnviolabi-tité du territoire, se battent et se font tuèr pour eux et pour leurs nouveaux maître» d'école. Les actes de ces derniers ont dressé entre eux-et les flamands beiges un mur, une cloison indestructible ; traîtres à leur pays, traîtres à leur race,- à la cause flamande. Flamand convaincu, conscient des droits imprescriptibles de 1a. langue flamande, ?1 m'apparalt hors de conteste quo l'attitude des Flamands durant cette guerre, leur vaillance sur tes champs de batak'ite, te grand nombre de leurs morts et de leurs combattants, leur ont valu la reconnaissance et 'la réalisation de leurs aspirations légitimes. Notre oause est trop belle, trop juste, pour que nous ayons à chercher des excuses à des personnes inexcusables. L'exemple, 1e bon exemple ne leur fit pas défaut-La fière attitude et la condamnation d'Alfions Sevens, flamand du meilleur aloi, frappé pour sa courageuse protestation contre la publication du « Vlaamsch deutsche Post » a Gand, la déportation du vieux lutteur flamand Paul Frédéricq, tout cela ne pouvait échapper à un homme de bonne foi et de bon patriotisme. C'est notre devoir à nous, Flamands, de répudier ceux des nôtres qui ont pactisé avec l'ennemi • nous n'avons, nous n'au. rons plus rien de commun avec les coupa-bles.Parmi eux il en est qui croient à la victoire de l'ennemi ; d'autres, par faux raisonnement, ou par calcul ont, jugé définitive celte situation provisoire ; d'autres enfin, te plus grand nombre, — et cette mentalité esi malheureusement trop répandue sur les deux rives de l'Yser, — ont escompté qu'après la victoire la joie du retour provoquera une amnistie générale et fera oublier toutes les coupables négligences, les abus de pouvoir, les infâmies. Dans les moments difficiles seule une au. torité juste, mais inflexible, évite les défections, prévient les défaillances et ne permet pas d'escompter le pardon pour des crimes contre l'unité nationale et 1e salut de la pairie. En présence de l'agression criminelle dont notre pays fut l'objet, en présence des inexcusables atrocités qui ensanglantèrent tout te pays, il n'v a pour tout Belge, pour tout homme de devoir et d'honneur, qu'un seul but, qu'une seule devise : Libérer d'abord le territoire et Vive la Belgique ! UN FLAMAND. Passeur, te 19 octobre 1916. 7' " ' ' "A A NOS ABONNÉS Nous rappelons que les abonnements partent du 1er et du 16 de ohaque mois. Faute de recevoir en temps utile le mon. tant de l'abonnement, nous serons au ra gret de dovoir suspendre le service du jour* «al.

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