Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

257 0
close

Warum möchten Sie diesen Inhalt melden?

Bemerkungen

senden
s.n. 1918, 01 Dezember. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Konsultiert 23 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/599z02zs31/
Text zeigen

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

ABONNEMENTS jusqu'au 31 mors 1919 S Crânes centimes ' ^ le numâro Instaurare otnnia in Christo Rédaction et Administration : 4, impasse de la Fidélité, 4, Bruxelles TARIF DES ARKONCES Annoneescommerc., petite ligne £r. 0.50 ; Réclames avant les annonces, la ligne fr. 2.00, Faits divers» • . .5.00 et 4.00' Sports . . .fr. 2.00: Réparations judiciaires < > . » 3.00 Nécrologies 3.00i Les [petites annonces, paraissant simultanément dans le « ÏX1 Siècle *t st le < Journal de Bruxelles > (tarif réduit) 3 petites lignes 1 franc. CEUX BOUT IL FÂDT PARLER Histoire émouvante et dramatique des origines de la " Libre Belgique „ clandestine. VI Encore des poursuites Je ne puis terminer cette série d'articles sans dire quelques mots du procès qui s'est déroulé devant le tribunal de Charleroi les 19, 20 et 21 juin 1916 et où se trouvaient réunis non seulement de nombreux amis et distributeurs de la Libre Belgique, mais encore différentes personnalités coupables d'avoir propagé 1Ame Belge, une autre œuvre de propagande de guerre d'une belle tenue littéraire, et quelques brochures clandestines. Parmi les prêtres et religieux qui se présentaient devant la justice allemande, on remarquait, aux côtes du P. Dubar, dont le rôle a été déjà en partie indiqué, l'abbé Mussche, vicaire à St-Gilles ; les abbés Schey ven et Boone, professeurs à l'Institut St-Louis ; le R. P. Devroye, recteur du Collège St-Michel; et le R. P. Fallon, recteur de l'établissement des Jésuites de la rue des Ursulines. Au banc des prévenus se tenaient encore l'avocat René Paillot, qui devait mourir au cours de sa captivité en Allemagne, M. Antoine Dalle, conseiller communal à Molen-beek, et M. Beyer, un poissonnier de la rue de Brabant, qui comptaient tous deux parmi les plus sérieux distributeurs de la Libre Belgique. Ce procès a mis en évidence le rôle peu reluisant joué par deux des imprimeurs de la Libre Belgique • Rogiers, de la chaussée iSt-Pierre, et Dioncre, de la chaussée de Boendael. Ces deux hommes ne se sont pas contentés de charger les prévenus; iis ont donné à la justice allemande des précisions et des indications que celle-ci ne leur demandait pas, et oui étaient de nature a aggraver les charges pesant sur les personnes impliquées dans ce procès. C'est eux qui ont fourni à la police allemande la liste des personnes chez lesquelles la Libre Belgique était distribuée. Et c'est le témoignage de Rogiers, tout particulièrement, qui a permis au tribunal de se montrer sévère pour l'avocat Paillot, auteur d'une plaquette intitulée La nuit de Guillaume II. Cet imprimeur a prétendu reconnaître, dans le manuscrit de cette publication, l'écriture de Paillot, pour qui il avait travaillé un an auparavant. Comme l'auditeur allemand lui faisait remarquer la gravité de cette déclaration, puisqu'il s agissait du crime de lèse-majesté, Rogiers ajouta d'un air indifférent : — Cela m'est égal. Je maintiens ce que j'ai dit. Le R.P. Dubar fut condamné à 12 ans de travaux forcés pour avoir contribué à la diflusion de la Libre Belgique en servant d intermédiaire pour la remise de la copie. L'abbé Mussche. coupable d'avoir fondé l'Ame belge et l'abbé Scheyven d'y avoir collaboré, furent condamnés respectivement à onze ans et cinq ans. M. René Paillot fut frappé d'une peine de cinq années d'emprisonnement. M. Antoine D,i!le qui distribuait chaque semaine 2,000 numéros et M. Beyer qui en recevait plus de 5,000 furent condamnés tous les deux à neuf mois. M. Dalle, après aroir purgé sa peine, devait reparaître quelques mois plus tard devant le tribunal pour des faits analogues et être expédié pour deux ans en Allemagne. Les deux imprimeurs, Dioncre et Rogiers se sont vus infliger deux ans et demi. Mêmes pénalités pour AUaer Arthur et Allaer Louis, ainsi que pour Théodore Plancade. Six mois au R. P. Devroye, parce qu'il avait fait imprimer, pour les donner aux élèves du collège St-Michel, des d'plômes patriotiques. Cinq mois à l'abbé Boone pour distribution de prohibés et cinq ans au R. P. Fallon, pour distribution de la Libre. M"° iSchoepen qui insulta Rogiers, en pleine audience, M. Huyttens, voyageur des papeteries Debroux, qui fournit le papier de li Libre Belgique; M"" Bastiu, Mms Spi-nette, MM. Muller, le docteur Uuelton, Van Bastelaer, Lenaerts, M'" Foncoux, M. et M"10 Deleuïe, M"® Lebas, l'abbe Lebas, M. Debecker, qui s'occupaient de distribuer l'organe clandestin, furent condamnés à des peines de quelques mois de prison. M. Gheude obynt neul mois et M. Winterbeek, beau-frère d'Eugène Van Doren, trois mois. Quant à Van Werveke, ami de ce dernier, il fut envoyé en Allemagne comme indésirable".Une mention spéciale doit être faite pour M™1 Maindiaux et pour sa Slle âgée de quinze ans au moment du procès. Toutes deux furent superbes à l'audience et témoignèrent d'un pa riotisme ardent. La jeune fille a fait montre d'un dévouement extraordinaire. Condamnée, dans ce procès, à trois mois de prison, elle fut, dans une autre affaire, condamnée à cinq ans de prison pour passage de recrues. Elle accompagnait elle-même jusqu'à la frontière, par de petits sentiers et des chemins dont elle connaissait les détours, les jeunes geus désireux de passer le fil. Et elle en lit passer des quantités. Les avocats présents à la barre étaient M"' Bonnevie, Chaudron, Braffort. Kirschen et Parent. Après la disparition d'Eugène Van Doren On se demandera peut-être ce que devint la Libre Belgique au moment où la disparition forcée d'Eugène Van Doren semblait mettre son existence en question. Je me souviens qu'à cette époque on se montrait fort inquiet, parce que la non-publication du journal aurait constitué, aux yeux des Allemands, une preuve convaincante de la culpabilité des personnes qui étaient tombées dans leurs griffes. Il fallait, à tout prix, que le journal continuât de paraître; c'est à quoi plusieurs personnes s'employèrent utilement. M"' Massardo, qui tenait la librairie de la Galerie de la Reine, offrit spontanément de faire paraître le numéro 72, qui était, depuis quinze jours, en suspens. Mais, au moment où elle allait remettre à l'impression les manuscrits qui lui étaient parvenus, de précieux concours lui arrivèrent inopinément. M. Snoeck, directeur du Créiil Anversois, vint à Bruxelles, apportant la matière du numéro à composer. Ce fut lui qui assuma, pendant Quelque temps, la charge de soutenir l'œuvre financièrement et de réunir les collaborateurs nécessaires. Fait piquant : le juge de paix Préherbu, qui subissait à ce moment une peine de prison pour collaboration au journal de Van Doren, avait appris dans sa cellule la disparition de celui-ci, et il avait rédigé la matière — qu'il comptait bien faire parvenir à destination — du numéro suivant. C'est donc Mme Massardo avec le concours de M. Snoeck et de l'imprimeur Somers de la rue van Schoor, qui reprit la tâche abandonnée par Van Doren ; elle fit paraître la Libre Belgique concurremment avec un second groupe ayant son éditeur à lui et ayant à sa lête M. Dankelmans. Deux Libre Belgique faillirent, à ce moment, voir le jour en même temps. Mais M"e Mas-sarde et sa fille ayant été arrêtées sur ces entrefaites, les deux fils continuèrent pendant une quinzaine de jours l'œuvre de ieur mère. Ils allaient porter la copie qu'on leur remettait à M. Hees, teinturier de la rue de l'Hôpital, qui se chargeait de la transmettre à limpri-meur. Ce régime dura jusqu'au moment ou le numéro 96 fut mis à l'impression. Nous étions alors en octobre 1916. A ce moment, à la suite d'une perquisition faite par la police allemande aans son magasin, Mm" Massardo, sa fiile, ses fils, sa befle-mère, sa/ servante furent arrêtés. Le tribunal condamna Mmo Massardo à deux années d'emprisonnement, sa fille et ses deux fils à six mois de la môme peine. Plus tard, la Libre Belgique fut imprimée par M. Wittenbercq, de la rue de l'Est et par l'imprimeur Dumont, habitant lue de Bordeaux, à Saint Gilles. M. Van Campenhout fut chargé de publier exceptionnellement, dans un moment de crise,u î des numéros du journal qui parut sur les presses de M. Benoodt, imprimeur de la rue du Boulet. P. Delandsheere. AVIS —0— Quotidiennemmt, nous recevons la visite de plusieurs centaines de personnes désireuses de se procurer les numéros du XX" Siècle relatant les origines de la Libre Belgique clandestine. Nous regrettons de ne pouvoir leur donner satisfaction, le tirage de ces numéros étant complètement épuisé. A la demande de nombreux lecteurs, les Origines de la Libre Belgique paraîtront sous peu en brochure. Nous croyons devoir rappeler que la reproduction de nos articles signés est interdite. Toute reproduction des Origines de la Libre Belgique qui aurait Heu sans notre autorisation ferait immédiatement l'objet des poursuites et saisies légales. Jifos petites annonces paraissent i ■| dans le XX» SIECLE et le JOUR- $S I STâL DE BRUXELLES ® SLies 3 lignes : S. É Ciiaque ligne supplémentaire M -4<L» cantime3 Se serait Mage + Du Peuple du 27 novembre, à propos de la collaboration des ministres socialistes au gouvernement : « Le prolétariat belge organisé a estimé qne, daas les circonstances extraordinaires présentes, c'était^la meilleur moyen de défendre ses intérêts de classe. Ce n'est pas une mission d'apaisement eV de conciliation qui a été confiée aux ministres socialistes, c'est un po-,te de combat. » i. < Ainsi donc, malgré les ministres socialistes, la tailn de classe continue, eUe devient pins consciente. On plut môme prédire qu'elle s'accentuera ! » ' Ces déclarations qui succèdent à quelques jours d'intervalle, aux considérations pleines de sagesse que nous avons reproduites précédemment, passent, comme elles, en article de fond non signé. Doivent-elles à ce titre être considérées comme exprimant l'idée des dirigeants du parti dont le Peuple est l'organe officiel, ou sont-elles propres à quelqu'exalté? Nous voudrions admettre cette dernière interprétation mais elle n'est pas conforme., à l'usage. Il nous déplaît de nous jeter dans les polémiques âpres auxquelles l'attitude de l'organe socialiste pourrait donner lieu. Nous persistons à croire, avec le Peuple du 21, que la restauration nationale est, par dessus les antagonismes des classes, affaire de salut commun. Nous n'ignorons pas que notre parti socialiste compte des exaltés incurables pour qui ■la lutte des classes est, non seulement un dogme, mais un idéal à réaliser sans trêve, voire une profession. Nous savons aussi ce que parler veut dire et ce que signifie la lutte des classes pour ces turbulents et ces agités. Certains d'entre eux, voyant les succès du bolchévisme en Russie et en Allemagne, croient que les temps sont proches où les antagonismes sociaux pourront éclater chez nous, pour le plus grand profit de leurs doctrines. Peut-être aussi la conciliation dont les «bourgeois» font preuve en ce moment leur paraît-elle dictée autant par la faiblesse et la résignation à un inévitablo avenir, que par un désir sincère de concorde et de paix intérieure. S'il en est ainsi, ils se préparent d'aigres déboires. Le retentissant éohec de Troelstra — qui n'a réussi qu'à faire perdre aux socialistes hollandais une grande partio de l'influence exercée par eux — doit leur servir d'exemple. Pas plus que la Hollande, notre pays n'est assez profondément déséquilibré pour permettre aux furieux de demander à l'antagonisme entre citoyens la solution des problèmes qui se posent. Ayant pleine conscience de ses besoins impérieux, il veut la paix intérieure que, seuls, l'accord et la collaboration peuvent lui apporter. Si ceux qui prétendent collaborer à l'œuvre d'union voyaient dans leur mission nationale un poste de combat d'où ils pourraient mieux organiser, non l'accord, mais la lutte des classes, il se fonderait immédiatement et presqu'inconsciemment un parti qui comprendrait l'immense majorité du pays : le parti de l'ordre. Il exercerait son action comme il faudrait l'exercer, et les exaltés qui croient à la faiblesse des gens paisibles n'auraient que le temps de regretter leur erreur. Très sincèrement, nous pensons que ^s déclarations du Peuple n'auront pas l'aveu du parti socialiste ni de ses ministres. «.«> , Les horreurs du régime teuton à Grembloux Du correspondant de Havas au front britannique : Voici ce que j'ai vu et ce que j'ai appris à 1 Gembloux. Là, dans l'Institut agronomique, transformé en hôpital militaire par les Aliamanig,. gisent en ce momont quelque cinq cents prisonniers français, anglais, italiens, dont un certain nombre, blessés, ont été abandonnés sans soin par l'ennemi en retraito. L'hôpital est dans un état de saleté repoussante ; les cours do l'établissement sont un vaste fumier; les salles ne valent guère mieux; la literie suffit àpeino à abriter les blessés et les malades. Nous avons trouvé pêle-mêle des amputés et des malades. Los médecins allemands passaient la visite très irrégulièrement; encore n'était-ce, le plus souvent, qu'une simple formalité.Les inilrmièros allemandes ne se montraient pas plus humaines que les médecins. Quant aux opérations chirurgicales, elles étaient faites avec une incurie dont nous avons eu mainte preuvo. Ils ont amputé un bras en laissant dépasser un moignon non recouvert do 10 centimètres. Mais le scandale de Gembloux, répété hélas! en bien d'autres lieux, a été le martyre lent, méthodique, voulu, ordonné, de prisonniers anglais, même blessés. On soigne à l'hôpital de Gembloux des blessés anglais qui ont reçu aux bras et aux mains des coups do baïonnette parce qu'ils mendiaient du pain aux passants. La consigne était de laissor les Anglais mourir de faim ; elle était observée à la lettre. On a enterré à Gembloux, depuis huiti jours, six prisonniers anglais morts de faim. Nous ne pouvons, quant à nous, douter de l'exactitude do ces'tristes faits, quand nous-avons vu sur les routes do Belgique, tant de pauvres garçons hâves, anémiés, victimes-désignéos de la tuberculoso ot de la sclérose. L@s criminels de la guerre M. le Président Benoidt a arrêté le sieur Pels dit « Gim Wyls » du Bruxellois, pauvre coquin hâve et besogneux qui avait majestueusement repris la direction du Bruxellois le jour où Marc de Salm était allé occuper des positions préparées à l'arrière, conformément au plan. D'autre part, en vertu d'un mandat du parquet, la police a arrêté vendredi matin, dans un logement de la rue de Narnur, l'activiste Raymond Claes, fonctionnaire au, département de la justice. Ces dames... Si le nombre des dames germanophiles tondues en public est resté minime, il faut en bonne partie l'attribuer aux mesures prises, dès le début, par le procureur du roi, M. Holvoet. Se basant sur les dispositions de l'arrêté-loi du 12 octobre 1918 qui permet d'interner les belges ayant entretenu des rapports avec les Allemands, il a mis sous clefs toutes les pensionnaires de l'hôpital de l'avenue Molière. Ces dames, au nombre de 160,soignaient là quelque bobo professionnel, quand, par ordre du parquet, la porte de sortie fut hermétiquement fermée. La porte d'entrée ieste ouverte et, chaque jour, de nouvelles venues vont rejoindre leurs compagnes qui ont commencé de pleuror dans la solitude et la pharmapie, l'évacuation du territoire et l'improductivité do leur tendresse, devenue sans emploi. Elles font pénitence, mais gardent leurs cheveux. On devrait pouvoir leur marqner, au fer rouge, le front, le nez, les joues, d'emblèmes perpétuant leur belle conduite : aigle impérial, casque à pique, etc... ou tout au moins les obliger de no paraître en public qu'avec un masque fait d'un billet de cinq marks. >—»>•—< Le pol des Belcjes à ^afis Le roi des Belges, Albert I9r, arrivera à Paris, le 4 ou le 5 décembre,dit le Matin. D passera deux jours dans la capitale. Sa visite, comme celle du roi d'Angleterre, aura un caractère exclusivement militaire. Elle a liou sur le désir qu'il en a lui-même exprimé et auquel le gouvernement français s'est hâté d'accéder avec la plus vive satisfaction. Les gros bénéfices La guerre nous a valu une maladie nouvelle, particulièrement déplaisante : la folie du gros bénéfleo. On crie haro sur les accapareurs. Très juste. Mais ceux qui, sans faire de l'accaparement proprement dit, ont profité de la rareté des marchandises pour réaliser dos bénéfices insensés, sont légion. Ils ont, paraît-il, pris goût au jeu et ne se pressent pas, aujourd'hui que les matières premières baissent fortement do prix, de réduire leurs tarifs. On continue, fort paisiblement, à vous demander fr. 1.25Y)u fr. 2.50 — admirez, par parenthèse, ce magnifique écart — pour un café plus ou moins frelaté, tout comme aux beaux jours où l'on avait l'excuse des forts prix exigés par les détenteurs des stocks. Dans les restaurants, un beefsteack continue de coûter fr. 6.50 ou fr. 7.50. Le reste, à l'avenant. Les commerçants qui demeurent fidèles aux pratiques tolérées avec impatience déjà sous l'occupation, commettent une grande sottise. Ils empéctient l'opinion publique do garder pour eux quoique ménagement pour le jour ci, l'Etat ayant besoin d'argent, il s'agira de créer des impôts. Il n'y a que les intérêts respectables qui seront respectés. *** Il est encore un fait sur lequel nous croyons devoir retenir l'attention publique, et aussi celui du parquet. Il nous revient que, dans les campagnes surtout, il se constitue do véritables coalitions de producteurs, dans la pensée de combattre l'abaissement des prix qui serait la suite de la concurrence. Ces coalitions sont aisées, en ce moment où nous subissons encore des barrières artificielles résultant des difficultés de pommunication. Cps-'coalitions constituent un délit sur lequel nous nous permettons d'attirer l'attention du parquet. I nos Lecteurs et lie Nous avons dit un mot, l'autre jour, de l'état de dévastation dans ièquol tes hoches ont laissé notre immeuble et nos diverses installations. Ce que nous n'avons pas dit, c'est qu'au nombre des documents brûlés ou volés par les Allemands, se trouvait un document précieux entre tous : la Siste de nos abonnés à Bruxelles et en province Nos lecteurs et amis nous ont déjà, parle passé, donné tant de preuves de leur attachement, que nous n'hésitons pas à leur demander un nouveau service : qu'ils nous fassent connaître, le pîus vite possible, leur adresse exacte actuelle. Dès que la poste aura repris sont service et que nous aurons pu réorganiser le service à domicile — ceci sera chose faite dans quelques jours — nous leur feront a nouveau parvenir notre journal. Vu la hausse formidable des matières premières, du papier notamment, nous ne pouvons fixer encore le prix de l'abonnement; celui-ci subira nécessairement une majoration et cette majoration sera commune a tous les journaux. Comme nos anciens abonnés n'ont pas été servis pendant les quatre derniers mois de 1914, nous déduirons du prix dis nouvel abonnement la somme de trois francs. Les Nouvelles Au minlstèra de la guerre M. Franck, qui gérait intérimairement le portefeuille de la guerre, a remis vendredi après-midi ses pouvoirs à M. Masson et lui a présenté le général Constant et les officiers du département de la guerre. La visite de M. Hoover MM. Jaspar, ministre des Affaires économiques, et Wauters, ministre de l'Alimentation, Brand Whitlock, ministre des Etats-Unis, Gibson, secrétaire de la légation américaine et Rolland, représentant de la Commission for Relief, et Franqui, président du Comité National, assistaient également, vendredi, à la conférence que MM. Delacroix et Paul Hymans ont eue avec M. Hoover, dictateur américain des vivres. M Hoover reviendra à Bruxelles dans quinze jours. L'Administration communale de Bruxelles organise en son honneur une grande réception qui sera suivie d'un banquet.MM. Anseele et Jaspar vont entreprendre incessamment un voyage dans les régions industrielles ot agricoles du pays, pour se rendre compte des dégâts. Les félicitations du parlement suédois Stockholm, 25 novembre. — La deuxième chambre du Riksdag a envoyé à la Chambre des députés belges un télégramme de félicitations disant : « Les représentants du peuple belge étant maintenant libres de reprendre leur capitale, la deuxième chambre du Riksdag suédois joint ses félicitations à celles envoyées à votre peuple par le monde entier. » Nous voyons dans votre indépendance reconquise la victoire du droit qui est de la plus grande importance internationale, et nous souhaitons à votre peuple, si durement éprouvé de pouvoir reconstruire bientôt votre pays par un travail pacifique sous la protection de l'ordre international, de la justice qui se développe de plus en plus. » (S.) Lindquist, président. Service du pain. Afin d'éviter l'encombrement des bureaux, il est recommandé aux personnes qui désirent obtenir de la farine au lieu de pain, et vice-versa, de se présenter le matin de S à 10 heures, rue Van Orley, 14. Le sort de la femme La société belge pour l'amélioration du sort de la femme n'a pas perdu son temps pendant les hostilités. Ayant constaté que le nombre de jeunes filles de la petite bourgeoisie, occupant des positions dans le commerce et l'industrie, ne parviennent que très difficilement à vivro du prix de leur travail, elle a décidé de créer des homos familiaux où les intéressées pourront trouver un logis présentant toutes les garanties de confort et de moralité désirables. Elle vient de constituer un comité spécial, chargé de réunir les fonds nécessaires pour la création d'une première maison qui portera le nom d'« Edith Cavell ». Lo foyer no revêtira pas la forme d'un établissement de charité. Los personnes admises payeront une pension déterminée et deviendront ainsi coopérât rices do l'œuvre. On peut souscrire, dès à présent, en qualité de membre, en s'adressant, soit au siège social, rue du Borger, 12 ; soit on envoyant son adhésion à la présidente, Mme Grand-jean, rue Thiéfry, 27, à Schaerbeek. Les membres effectifs" payent une cotisation uni-quo de 100 francs on un versement annuel de 10 francs. Les membres protecteurs, une cotisation unique de 200 francs ou un verse-mont annuel de 50 francs. Les membres donateurs un versement unique de 500 francs ou un versement annuel de 100 francs. Les membres fondateurs un versement unique de 1000 francs ou un versement annuel de 200 francs. Il existe aussi une catégorie do membres particinants,au versement annuel de2francs. Dimanche, la société donnera à 4 1/2 h , à la salle Elisabeth, rue Mercelis, une fête patriotique. Les militaires de' passage à Bruxelles sont fraternellement et gracieusement invités à ce concert, dont tous les numéros seront imprégnés d'un ardent caractère patriotique. Avis aux Luxembourgeois Les luxembourgeois feront un pélérinage à la place des Martyrs, dimanche le 8 décembre à 10 heures du matin, pour honorer la mémoire glorieuse de leurs chers compatriotes, tombés comme soldats belges au champ d'honneur,ainsi que de leurs ancêtres m'orts en 1830 pour l'indépendance et la liberté de leur mère-patrie, la Belgique. Réunion à 9 1/2 h. à la placo Rouppe. — La piiMG&gsse fis Lïïxomîîourg i\M L'Agence Reuler apprend par un personnage important du Luxembourg qui vient d'arriver en Angleterre que vu l'opinion publique, la grande duchesse a décidé de ne plus prendre part au gouvernement avant qu'une décision populaire sur l'avenir de l'Etat ne soit intervenue. La dernière victime de la gaerre sons-marine Bergen, 26 novembre. — L'équipage du vapeur - Enner Christiania «' a débarqué. Ce fut la dernière victime de la guerre sous-marine. Ce bateau fut torpillé lo 11 novembre, au soir, après la signature de l'armistice. Il faisait son premier voyage. L'équipage du sous-marin prétendit avoir torpillé et coulé, le même jour, un transport britannique allant à Arkhangel. A propos de la réouverture dej l'école de jeunes filles de ty rne dn Marais. L'école normale et l'école des régentes de la rue du Marais, vient de rouvrir ses portes, fermées par ordre des Allemands, depuis le mois de février 1915. Quelles sont les circonstances qui avaient) motivé cette fermeture? Cest ce que nous allons tâcher d'exposer ici. Au mois de janvier 1915, les Allemands,) désireux de s'assurer les faveurs de quelques douzaines de flamingants, s'avisèrent; de ranger Bruxelles au nombre des villes, flamandes et d'en faire la capitale de la Flandre. Ils s'en prirent, notamment, à l'enseignement et au début de février, ils nommèrent! à l'école des régentes de la rue du Marais,; trois flamingants sur le germanophilisme; desquels ils pouvaient compter : Mm,J Zari-dervorst, et M. De Decker, chargés de don-i ner des cours.-de flamand et M. Buyck, chargés du cours de mathématiques. Ces cours devaient avoir lieu, au méprisj du règlement organique, on langue flamand» uniquement. Les élèves le savaient. Elles! connaissaient les compromissions honteuses1 par lesquelles les trois professeurs flamini gants en cause avaient dû passer pour pou-« voir leur imposer leur présence. Un vent de révolte souffla. On était des Belges... Oa| avait des frères, des pères au front. Se laisserait-on dicter la loi par trois traîtres?! Non, n'est-ce pas ? Le 10 février, Mme Zondervorst devait; donner son premier cours. Quand elle entra en classe, toutes les élèves étaient à leuri banc et lisaient. Aucune d'elles ne se levaj M"1' Zondervorst monta £n chaire. On. espérait qu'elle se serait assise et, dans cet espoir, un des pieds de sa chaise avait, nous a-t-il été dit, été scié aux trois quarts, M""- Zondervorst eut-elle vent de cette ma-, lice? Toujours est-il que, demeurant debout,1 elle dit : — Een stoel als het u belieft. (Une chaise s. v. p.). Personne ne bougea. — Een stoel ! On ne leva pas les yeux. — Voor de derde maal, een stoel! (Pour! la troisième fois, une chaise!) Ah bien oui ! M"10 Zondervorst passait par toutes les' couleurs d<> l'arc-en-ciel. Elle réfléchit uni instant, puis s'écria — en français : — Mesdemoiselles, j'ai demandé une chaise... Ce fut magique ! Toutes les élèves se levèrent et, en moins d'un instant, quatre d'entre, elles se trouvaient réuniss au pied de la. chaire : — Vous désirez une chaise, Madame? Que ne le disiez-vous. Voilà! Voilà! Puis elles regagnèrent leur place et reprirent leur lecture; on eut entendu voler une mouche. Mm* Zondervorst tenta de faire l'appel i — Juffrouw A? Pas de réponse. — Jufftouw B? Silence complet. Cet appel, jusqu'à la fin, ne fut qu'un, simple monologue. Les élèves, subitement, avaient été frappées de surdité. Mms Zondervorst n'y tint plus; elle éclata : — Vous no me connaissez pas ! Vous n'aurez pas raison de ma volonté ! Je suis nna Flamande de 1302... — Ça se voit, lança, une voix insolente,' — Les Wallons, poursuivit Mmo Zonder-Torst, qui, dans sa fureur, ne s'apercevait pas qu'elle s'exprimait en français, les Wallons sont des êtres veules et lâches. Je les ferai ramper. — On vous brisera avant. Mme Zondervorst, hors d'elle-même, s'en; alla, laissant les petites patriotes révoltées maîtresses incontestées du champ de bataille.] , # J Pendant ce temps, une scène analogue sai déroulait dans le local où M. Buyck devait! donner son cours do mathématiques. Ici les élèves l'attendaient, les coudes sur les pupitres, le menton dans les mains et, quand il; fut entré, demeurèrent à le regarder fixé* ment. Il tenta l'appel. Son succès fut aussi négatif que celui de' la Zondervorst, mais M. Buyck eut moins de patience : — Je proteste, dit-il — en français —J contre l'indignité de votre conduite; j'ai été légalement nommé professeur en cet établis* sement parle gouvernement... — ... boche! Le vocable retentit comme un soufflet.' M. Buyck pâlit sous l'outrage et se sauvaj Ici encore les élèves demeurèrent -victo-! ieuses et célébrèrent leur triomphe en chantant la Brabançonne et la Marseillaise.j Deux jours après, M"» Monod, directrice,' refusant tout contact avec les stipendiés da la Kullur flamingants-boche donnait sa démission et l'école était licenciée. Elle ne deJ vait point tarder d'ailleurs à reprendre sou'1 activité dans d'autres locaux. C. T. ( —* Les Etats=Unis maintiennent tout lear programme navali M. Daniel, ministre de la Marine aux Etats-Unis, a déclaré qu'il ne fera aucuua réduction sur les prévisions budgétaires da six cent millions pour le programme da construction en trois ans de 156 navires; soit : dix super-dreadnoughts, six croiseurs et 140 navires de guerre et navires auxiliaires. Les réductions principales qui seront faites dans son département sont de 313 millions sur les prévisions du bureau d'artilie-rie et de 275 millions sur la solde de la marine. DIMANCHE f" DECEMBRE T9T8 L'UNION DAMS L'ACTION VINGT-QUATRIEME ANNtE . i " .... — —i

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique gehört zu der Kategorie Katholieke pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1895 bis 1940.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Zufügen an Sammlung

Ort

Zeiträume