L'indépendance belge

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s.n. 1916, 08 Mai. L'indépendance belge. Konsultiert 20 September 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/v40js9j96c/
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ROYAUME-UNI ; ONE PENNY CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE: 5 CENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION: BUREAU A PARIS: II 1*3 m « ftfl AI 1«»1#ï f 3 MOIS, 9 SHILLINGS. ) 1UB0R BOUSE. TUDOR ST., LONDON. E.C. II. PLACE DE LA BOURSE. l-UIMU» » «««I 13IO. ABONNEMENTS : j 6 MOIS. IV SHILLINGS. CONSERVATION PAR LE PROGRES. TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: [238-75 Ct En vente à Londres à 3 h. Je samedi 6 mal. (1 an. 32 SHILLINGS. ) LA SITUATION. Samedi, midi. dl est peu probable que le gouvernement américain considérera comme satisfaisante la ré]}onse allemande à la Note du président Wilson. Celui-ci avait, comme on sait, mis l'Allemagne en demeure "de renoncer immédiatement à pes méthodes actuelles de guerre sous-marine contre les transatlantiques et paquebots, faute de quoi les relations diplomatiques avec l'Allemagne seraient rompues." Or, pour autant que nous puissions en ^uger par le texte de la réponse que nous avons sous les yeux, l'Allemagne ne donne pas satisfaction "complète" sur pe sujet, aux Etats-Unis. Le torpillage du "Sussex" est, à peu près, avoué; mais le gouvernement allemand affirme qu'il s'agit "d'une regrettable erreur." Il offre d'ailleurs une "juste"' compensation, mais s'élève contre l'assertion, contenue dans la Note américaine, selon laquelle le cas du "Sussex" ne serait qu'un exemple, entre plusieurs, de la destruction méthodique de navires marchands de toutes catégories et de toutes nationalités, par les commandants de sous-triarins allemands. L'Allemagne se refuse à entrer dans 'des détails sur ce chapitre, le gouvernement des Etats-Unis s'abstenant de citer lies faits précis à l'appui ! Avec une désinvolture révoltante, le gouvernement impérial affirme que l'Allemagne a fait déjà "de larges concessions aux intérêts des neutres " et il ajoute que les sous-marins ont été instruits de poursuivre la guerre "conformément aux principes généraux reconnus par le code international, exception faite en ce qui concerne les paquebots ennemis qui circulent dans la zone de guerre britannique." Des "erreurs" ont pu être commises mais elles s'expliquent par les circonstances! L'Allemagne ne peut abandonner l'arme sous-marine fautes le e,omm<*ivA eruier»! «.sais fil» «s»t-"prête à faire de nouvelles concessions en vue de sauvegarder les intérêts des neutres." Cette concession consiste à abandonner l'exception sus-mentionnée et à 11e juas faire de distinction entre les eaux neutres et oelleg de la zone de guerre ! En revanche, l'Allemagne demande l'intervention des Etats-Unis auprès du gouvernement britannique "en vue de restaurer Ja liberté des mers." Si les Etats-Unis 11'obtenâient pas ce que l'Allemagne appelles "le resjsect des lois d'humanité" par "tous" les belligérants, elle se réserve une liberté de dé-pision complète ! En d'autres termes, l'Allemagne propose un marché qu'elle sait inacceptable pour le gouvernement américain qui, dans sa Note du 8 juillet dernier, a déclaré catégoriquement que l'attitude des autres belligérants ne pouvait faire l'objet d'une discussion entre les gouvernements de Washington et de Berlin. Elle entend poursuivre la guerre de piraterie et ne cherche qu'à gagner du Itemps. La semai ne qui vient de s'écouler a été mauvaise pour les Zeppelins. En Ïlus du "L. 20" qui a expiré lamenta-lement sur les côtes de Norvège, on signale un Zeppelin détruit à hauteur de ïa côte du Schleswig, et, un autre desfendu au cours d'un raid sur Salonique. ï)a,ns l'un et l'autre cas c'est le feu des Navires de guerre alliés qui a eu raison (des dirigeables ennemis. Sur la côte du Schleswig ce fut une escadre britannique oomposée des croi- ] seurs légers "Galatea" et "Phseton" qui surprit un Zejspelin engagé sans doute dans quelque service de reconnaissance, et le détruisit à coups d'obus. A Salonique le Zeppelin descendu fut découvert vers trois heures du matin, survolant le port, à une altitude de près de 3,000 mètres. Les projecteurs le maintinrent constamment sous leurs rayons lumineux et au bout de quelques minutes un projectile, anglais dit-on, faisant explosion au-dessus du dirigeable, le blessa mortellement. Au milieu des acclamations des équipages de la flotte alliée, il s'effondra dans les marais qui se trouvent à l'embouchure du Vardar. Tout l'équipage a péri. La pluie, peu propice aux actions d'infanterie,. gêne une fois de plus les opérations sur le front occidental. Dans le secteur de Verdun les Allemands n'ont pas encore essayé de réparer l'échec qu'ils ont subi du côté du Mort Homme. Par contre, ils ont attaqué, en force, les positions françaises sur la Côte 304. Ils ne réussirent qu'à occuper quelques points de la première tranchée où ils sont, depuis, soumis à un feu violent d'artillerie qui englobe également la région d'Avo-court et le Bois des Caurettes. Les Allemands parlent de succès à l'ouest d'Avo-court et au sud-est de Haucourt ainsi que "d'attaques françaises sur les versants du Mort Homme repoussées." En Volhynie, nos Alliés russes ont progressé légèrement au sud-ouest de la gare d'Olyka et ont repoussé de violentes contre-attaques de l'ennemi. En Arménie ils ont chassé les Turcs d'une série de tranchées établies clans la direction d'Erzingan, et ont repoussé des attaques ennemies dans la région de Bitlis. Des nouvelles de Dublin annoncent l'exécution de quatre autres chefs rebelles. La peine de mort pronoucée ooîjtob oc.«,ei aCousé» a été commues respectivement en dix et huit ans de servitude pénale. En sa qualité de sujet britannique, sir Roger Casement, accusé de haute-trahison, comparaîtra devant un tribunal civil. Il a manifesté le désir d'être défendu par sir Edward Carson mais il est probable que celui-ci se récusera. Lo "Daily Mail" croit savoir que les nationalistes irlandais suggéreront l'avis au gouvernement de procéder, le plus tôt possible, au désarmement général de tous les Irlandais, Volontaires Nationalistes, aussi bien qu'Ulstériens. L'archevêque de Dublin, dans une lettre au "Times" met le gouvernement en garde contre le danger de faire preuve de faiblesse à l'égard des rebelles. Selon lui, de nombreux Fenians armés sont encore en liberté à Dublin, et un nouveau soulèvement ne peut être évité que par l'adoption des mesures les plus rigoureuses. Il estime que le gouvernement irlandais n'aurait 'pas le courage de punir qui que ce soit. A la place de M. Birrell il réclame un homme qui résidera dans le pays qu'il est chargé d'administrer et un secrétaire d'Etat prêt à aider de son mieux, et non pas à> paralyser la police ! En attendant, sir Matfchew Nathan, sous-secrétaire permanent du lord Lieutenant d'Irlande, a donné, lui aussi, sa démission. Le roi George, dans un télégramme au général Maxwell, félicite les troupes et la police qui ont contribué à rétablir l'ordre en Irlande. Le procès de la neutralité belge RÉPLIQUE AUX ACCUSATIONS. (Par M, Emile Waxweiler.) Mensongères accusations. On sait l'effet énorme que produisit la publication de "La Belgique Neutre et Loyale," par M. le professeur Waxweiler, le distingué directeur de l'institut de Sociologie Solvay à Bruxelles. Ses pages d'un style clair, ses démons-1 trations limpides, ses arguments accumulés et irréfutables amenèrent bien des Neutres à devoir reconnaître, malgré leurs premiers sentiments 'intimes, que Hnvasion de la Belgique a été une trahison et un crime que rien ne peut justifier. Pourtant l'Allemagne a persisté à vouloir répandre les plus mensongères accusations contre la nation belge, malgré 1 aveu échappé au chancelier du haut de la tribune du Reichstag dans une circonstance solennelle où tous les mots avaient ' Wû être pesés et discutés. Ce sont ces [>çcu«ajiqiis que M.. ^Waxweiler relève ©t. relute clans son nouveau livre qui vient de paraître : "Le Procès de la Neutralité Belge." . Dès l'invasion. L'Allemagne a commencé par mentir en se taisant dès le premier jour de l'invasion : , "On laisse ignorer au public, dit M. Waxweiler, ce qui pourrait représenter l'attitude de la Belgique sous son véritable jour. On retarde jusqu'au 8 août la communication à la presse de la Note allemande du 2 août réclamant le passage à travers le territoire. On ne fait pas (Sonnait-ré, même dans les deux livres blancs officiels, la réponse du gouvernement belge. Bien que cette réponse ait été transmise la nuit même du 2 au 3 août. Tantôt on nie simplement la vérité et l'on imprime à la suite de la Note allemande : "Cette note est restée sans réponse (auf diese Note erfolgte keine Antw<ort/- Urkunden, Depescken und Berichte der "F auîa'urter Zeitung p. 87), tantôt 011 invente de toutes pièces une contre-vérité et l'on déclare: "A cette Note, la Belgique répondit par la déclaration de guerre (Belgieu antwor-tete darauf mit der Kriegserklàrung," Die Wahrheit ùber den Kreig, brochure publiée par un groupe de personnalités p. 10). Campagne de diffamation. Campagne de diffamation. La population belge est "assoiffée de sang'' (message officiel au président des Etats-Unis) ; les civils allemands restés en Belgique sont massacrés ; les soldats allemands sont harcelés par une abominable guerre jDopulaire de irançs-tireurs; les blessés sont martyrisés. Le gouvernement belge est coupable de tous ces excès; il a conduit le pays à la guerre par sa politique aventureuse et traîtresse; il avait dès longtemps partie liée avec l'Angleterre et la France et il a livré la Belgique à ces Puissances pour les aider à réaliser leurs projets belliqusux contre l'Allemagne. Pour beaucoup de personnes, la Belgique n'a plus besoin d'être défendue; elles ont fixé leur conviction. Mais, pour d'autres dont les scrupules sont plus résistants ou dont le jugement a été surpris, le silence pourrait sembler un acquiescement.La Belgique doit, à l'issue de cette mêlée, apparaître telle que rien ne puisse entacher son renom dans l'histoire:, elle doit pouvoir, toute droite, poursuivre sa destinée. La politique patriotique des Belges. Dans les premières pages de sa nouvelle brochure M. Waxweiler expose lumineusement 1 attitude politique de la Belgique quant à sa politique extérieure qui eut constamment, pour mobile le maintien loyal de sa neutralité. L'un» leurs attaques et leurs perfides pamphlets nos envahisseurs ont tenté de démontrer que l'âme belge n'existait pas A cen-r-là. M W el't-y ces à justes observations: ".ils parlent avec dédain du sens patriotique des Belges : lequel, parmi eux, a connu l'esprit qui animait les Beiges de 1830 à 1880? ' Lequel a assisté aux grandes commémorations nationales de 1880 et de 1905 ? Lequel a éprouvé le frisson qui a couru à travers la masse sur la place Poelaert à Bruxelles le jour de la fête du LXXVe anniversaire de l'Indépendance? Lequel a lu les nombreux recueils où tous les représentants de la pensée belge, d'un accord unanime, ont rappelé avec une fierté contenue, ce qu'était devenu leur pays depuis soixante-quinze ans et pourquoi ils l'aimaient? Lequel, enfin, a assisté à la joyeuse entrée du Roi Albert et de la reine Elisabeth dans toutes les villes belges et a compris cette fraternisation si spontanée, que le drapeau rouge pouvait s'y rencontrer franchement avec le drapeau tricolore?" Et cette nation belge n'a jamais qu'une volonté, celle de vivre libre ; telle fut toujours la directrice de la politique extérieure de la Belgique. En 1840, le roi Léopold 1er disait: "Maintenir la neutralité sincère, loyale et forte, doit être notre but constant." En 1866 Léopold II s'exprimait ainsi: "Au milieu des graves événements qui ont troublé une grande partie de l'Europe, la Belgique est demeurée calme, confiante et pénétrée des droits et des devoirs d'une neutralité qu'elle maintiendra dans l'avenir comme dans le passé, sincère, loyale et forte." Dès ses premières années, la Belgique est surveillée par l'Allemagne et par Vienne. L'Angleterre de son côté a bien confiance dans Léopold 1er, mais néanmoins l'influence française à la suite du siège d'Anvers est toujours soupçonnée. En 1848 c'est le contraire : La France reproche à la Belgique son attitude plutôt anglophile, et c'est alors que Palmers-ton fait cette déclaration qui aujourd'hui nous frappe, car elle prouve la continuité de la ligne politique britannique. Les Puissances, disait Palmerston, ont non seulement le droit , mais encore l'obligation de garantir l'indépendance de la Belgique et cette obligation implique à ses yeux le devoir général (1) d'aider par tous les moyens la partie lésée par l'agression d'une Puissance étrangère; (2) de lui conserver ou de lui faire restituer la possession territoriale ainsi sauvegardée.En 1867, nouvelle alerte suivie de la tentation de mainmise par l'Empire français sur d'importantes lignes de chemin de fer belges, tentative que sut parer l'habileté du ministre Frère-Orban. En 1870. Arrive le cataclysme de 1870, et la question de la neutralité de la Belgique se pose aussitôt : ' "Il est impossible, ditj le 2 août 187Q Se comte Russell à la Chambre des Lords, :1e n'être pas anxieux pour l'avenir 3uand on voit qu'en 1866, et à des époques encore plus rapprochées, le premier ministre de Prusse et l'ambassadeur initié aux pensées de l'empereur des Français, se sont concertés pour violer le traité de 1831, fouler aux pieds la foi publique et anéantir l'indépendance de la Re "îque. Là Belgique n'a attaqué personne. C'est un royaume prospère, en pos session d'institutions libres, et bien qu'il ait existé de temps à autre des conflits, comme pour les chemins de fer et autres objets de peu de conséquence, je n'ai jamais entendu nier que sous l'ancien roi Léopold, un très sage et intelligent monarque, comme sous le Roi actuel, la Belgique ait eu des relations amicales avec tous les autres Etats, maintenant sa propre indépendance, et ne lésant aucun autre pays. C'est donc une découverte extraordinaire que d'apprendre que l'indépendance de cet Etat a fait l'objet de négociations entre d'autres Puissances.. X ous sommes tenus de défendre la Belgique." Je ne veux pas m'arrêter davantage, écrit M. Waxweiler à ce suggestif rapprochement entre 1870 et 1914, mais il est nécessaire de noter en passant que dès le moment où l'attitude de l'Angleterre se dessina, la Belgique fut en mesure de connaître les raisons sur lesquelles elle se fondait. Disraeli avait pris soin de rappeler que l'obligation de défendre la Belgique preïiait sa source dans les intérêts les mieux établis de la politique anglaise : " Le traité de 1839, expliquait l'orateur, a été conclu dans l'intérêt générai de l'Europe, mais avec une notion très claire de l'importance de ses dispositions pour l'Angleterre. Ce fut Un principe permanent de la politique de ce pays, que l'intérêt de l'Angleterre exigeait que les contrées situées le long de la côte du continent, de Dunkerque à Ostende, et jusqu'aux Iles de la Mer du Nord, fussent possédées par des Etats libres et prospères, pratiquant'jes arts de la paix, jouissant des droits de la liberté, s'adonnant aux opérations du commerce qui favorisent la civilisation générale, et que ces contrées n'appartinssent pas à une grande Puissance militaire qui, par les conditions 'djî son existence, d;oit tendre à exercer une influence prépondérante en Europe. Enfin, la Belgique obtint tant de l'Allemagne que de la France l'engagement de respecter sa neutralité—" déclaration surabondante en présence des traités en vigueur, écrivait Bismarck au ministre de Belgique le 21 juillet 1870." Alternatives de reproches. Dès 1870, cependant, l'Allemagne témoigne sa mauvaise humeur à l'égard de la presse belge et ce mécontentement -e manifeste de plus en plus jusqu'en 1875. En ce moment, revirement politique; c'est du côté de la France que partent les attaques contre la Belgique, au point qu'en 1890 le ' ' Figaro ' ' imprime : "II faut considérer désormais la Belgique non plus comme un Etat neutre, mais bien comme une province germanique ' ' ! A partir de 1887, l'Angleterre nous avait montré de la froideur. Les affaires du Congo ont singulièrement nui à la Belgique dans l'esprit de la nation anglaise, disait sir Charles Dilke, et cette campagne anticongolaise s'accentue à partir de 1895. Toutefois, les réformes apportées par le gouvernement belge apaisent les colères.C'est alors que le roi Albert déclare: " Quand la Belgique prend un engagement, personne n'a le droit de douter de sa parole." Ainsi, dit M. Waxweiler, la politique provoquée par la Belgique a été d'une rare constance, et elle peut se résumer à ce jugement élémentaire : pas d'injéoda-tion, pas d'inféodation d'aucune sorte, ni politique, ni économique, ni coloniale ; pas d'inféodation ni dans la domaine de la langue, ni dans celui de la pensée: l'intérêt national pur et simple. Ce sentiment, notre estimé collaborateur M. Maurice Kufferath le démontre, lui aussi, dans un magistral article paru dans le " Journal de Genève" du 1er mai 1916, et ce sentiment unanime des Belges devait guider notre gouvernement lorsque l'Allemagne voulut imposer bru-talem.eut sa décision de violer notre ter-'ritoire. Avant tout, nous avions la volonté de dire : " Non," et c'est la réponse catégorique qui fut donnée. L'appel du Roi à l'intervention diplomatique du gouvernement anglais n'est parti qu'après que le refus de la proposition du 2 août ait été notifié à l'Allemagtie. L'appel du gouvernement à la coopération militaire des forces anglaises, françaises et russes est parti après la violation 'du territoire alors que l'armée belge combattait déjà. Et je sais de source autorisé, dit l'auteur—j'en donne ma parole d'honneur—cju'à ce moment-là les an goisses étaient grandes dans les sphères lirigeantes de Belgique, lorsqu'on s'interrogeait sur ce qu'allait être la réponse de Londres. " Fausse accusation. La Belgique a pourtant, malgré son attitude invariable, été accusés de somiivence avec les Puissances de 1 En-Lente. Les journaux allemands ont d'abord accusé la Belgique d'avoir violé sa propre neutralité. M. le secrétaire d'Etat von Jagow expliquait que le gouvernement belge encouragé par l'Angleterre, et, en fait, militairement enchaîné par cette Puissance, a jeté son pays dans la guerre ! Le gouvernement belge fait bien une déclaration "sur l'honneur que non seulement aucune convention ne fut conclue, mais encore que jamais il n'y eut de la part d'un gouvernement quel qu'il soit ni pourparlers ni propositions au sujet de semblable convention." Et que répond le jouvnal officieux de J'Empire allemand, la " Norddeutsche Allgemeine Zeitung": "Cette déclaration sur l'honneur est vraiment trop naïve pour que n'importe qui puisse y ajouter foi en présence des preuves écrasantes fournies par les documents.' Oh ! elles étaient écrasantes, ces preuves ! C'était le rapport des conversations entre l'attaché militaire anglais Barn-hàrdiston et nos généraux belges Ducar-rné et Juiigbluth. M. Waxweiler passe en revue ces preuves: il montre ce mot de conversation traduit par convention : il montre que dans l'édition allemande a été supprimée la phrase justificative: " L'entrée des Anglais ne se ferait qu'après la violation de notre neutralité par l'Allemagne " ; il cite la réponse du chef d'état-major belge: "Au point de vue militaire cette action ne pourra être favorable, mais cette question d'intervention relève également du pouvoir politique, et dès lors je suis tenu d'en entretenir le ministre de la guerre " ; il montre avec quel esprit d'irûpwilïHté étaient réglés les. voyait d'études de l'état-major belge avec un programme; en 1906 vers l'Allemagne; 1907 vers la France ; 1908 vers l'Angleterre; 1909 vers l'Allemagne; 1910 vers la France. La démonstration de la vérité vis-à-vis de l'écœurante campagne de mauvaise foi allemande, est d'une netteté admirable.Loin de négocier et de lier partie avec l'Angleterre le gouvernement belge avait fait part au gouvernement anglais, en 1912, "des appréhensions que l'on avait en Belgique de voir l'Angleterre violer la première la neutralité belge." Et sir Edward Grey, pour dissiper toutes interprétations fâcheuses, écrit le 7 avril 1913 : "Je suis certain que le gouvernement anglais actuel ne sera jamais le premier à violer la neutralité de la Belgique et je ne crois pas qu'aucun gouvernement anglais le ferait ni que jamais l'opinion politique dans ce pays l'approuverait Etre les premiers à violer la neutralité et à envoyer des troupes en Belgique, ce serait donner à l'Allemagne par exemple une justification pour envoyer 'des troupes en Belgique. Ce que nous désirons dans le cas de la Belgique aussi bien que dans le cas de tous les autres pays neutres, c'est que leur neutralité soit respectée : aussi longtemps qu'elle ne serait pas violée par une autre Puissance, nous n'enverrions certainement pas nous-mêmes des troupes sur leur territoire." Voilà qui est net et n'a pas été écrit pour les besoins de la cause puisque cette déclaration date de 1913. Et en dehors des actions diplomatiques M. Waxweiler cite encore ce fait caractéristique qui date de la veille même de la remise de l'ultimatum allemand (2 août 1914). Le traité de commerce entre la Belgique et l'Allemagne devait arriver à échéance le 31 décembre 1917 : or le département des affaires Etrangères qui à îe commerce extérieur dans ses attributions, avait, dans les derniers jours de juillet 1914, préparé une circulaire pour les chambres de commerce et les associations industrielles et commerciales, les invitant à mettre à l'étude les questions qui pourraient se présenter à cette occasion. Cette circulaire était conçue dans un esprit tout à fait favorable au maintien des relations conventionnelles avec l'Allemagne. Elle fut expédiée dans le même moment où les troupes allemandes franchissaient la frontière... Le fait est surtout caractéristique, si on le rapproche de cet autre que la Belgique était sans traité de commerce avec la France et avec l'Angleterre. Riposte à Norden. M. Waxweiler a crutqu'il fallait aussi réduire à néant la théorie développée par le fameux Norden, à savoir que la Belgique pouvait livrer passage aux Allemands sans violer sa neutralité, qu'elle ( YS>VL '.suite page 2—2s .colonne.) No. 107 g7ème

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